Friday Feelings #383

Le vendredi c’est états d’esprit, imaginés par ma copine Zenopia

Fatigue: je savais bien que ça ne pouvait pas durer, toute cette énergie…

Condition physique: matinale par obligation

Humeur : mitigée, c’est l’effet rentrée des classes. Certes, c’est calme quand Wizzboy est à l’école, mais le réveil sonne affreusement tôt quand même.

Esprit: alternatif

Estomac: continue sa cure de canard gras

Avis perso: la rentrée des classes, c’est très pénible pour les parents. Déjà, parce que ça fait remonter des angoisses qui viennent de l’enfance (je détestais la rentrée des classes, je commençais à déprimer dès le premier août, par anticipation) et puis parce que maintenant, on est adultes, on ne peut plus y échapper: c’est à nous de recouvrir les livres. Rhaa.

Message perso: que le sombre psychopathe qui a inventé les kits de couvertures de livre dits « faciles », se dénonce, que je lui fasse part de mon opinion!

Loulous: bon, j’hésite à supprimer L’Ado/Adulte de cette rubrique, mais il risque de mal le prendre si je le mets en divers ici aussi. GeekAdo, en étudiant débordé, profite encore des vacances et nargue les trois plus jeunes. Mangagirl est parti au lycée tout à l’heure, avec la joie de vivre d’un condamné aux travaux forcés pendant que Princessechipie sautait partout, d’excitation. Wizzboy a râlé hier matin, parce que c’est trop injuste de commencer un jour avant ses sœurs, mais finalement, c’était trop cool. La nouvelle maîtresse est trop cool. B. est dans sa classe, et c’est trop cool. Même les nouveaux pichets à la cantine sont trop cool. Bref, il semblerait que sa rentrée se soit bien passée et j’espère qu’on travaille le vocabulaire en CM1, ça peut servir.

Divers: L’Ado/Adulte donc.

Amitié: tu es rentrée? Libre pour Skype?

Love: il a investi dans une mini cafetière de voyage, c’est tout mignon mais je ne crois pas que ce soit l’esthétique de la chose qui l’ait convaincu. C’est plus parce qu’il n’en peut plus du café anglais. Même une fois par semaine, c’est trop.

Penser à: commander des kits de bricolage pour Noël. Ben oui, déjà. C’est mon côté anglais.

Envie de: momifier l’inventeur des films plastiques avec sa création, ça lui apprendra. Parce que là, j’ai encore 4 livres à recouvrir, et je n’en peux plus.

Pic: les poules vont bien, elles ne sont pas trop stressées par la rentrée, elles.

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Saint Patrick’s Cathedral, Dublin

Encore un haut lieu touristique de Dublin dans lequel nous n’étions jamais rentré quand on vivrait en Irlande. On l’a donc visité cet été, toujours accompagné d’un soleil magnifique et surprenant.

Saint Patrick est la plus grande cathédrale de toute l’Irlande, et date de 1191, même si il ne reste plus grand chose des origines. Elle est bien sûr dédiée au petit Patrick, saint patron de la Guinness l’Irlande. Je rappelle qu’avant l’arrivée de Paddy, l’Irlande vivait dans le pêché, les chefs de clans s’éclatant joyeusement à coup de guerres tribales incessantes, entre Cumhall et Goll mac Morna, entre les kings of Tara et les princes de l’Ulster. Pendant ce temps, en Angleterre, Patrick, probablement boutonneux, car adolescent ne demandait rien à personne. Et bien, le pauvre s’est carrément fait enlever, comme ça, hop, et a été emmené de force en Irlande. Il y a passé 6 ans en esclavage, mais c’était un petit malin. La preuve, il réussit à s’évader et regagne l’Angleterre. D’où on peut en conclure qu’il était également sportif, car qu’il ait nagé ou ramé, il faut le faire! Mais Patrick n’était pas rancunier non plus, et il est revenu un beau matin de 432 (à peu près), avec l’idée saugrenue de convertir tous ces charmants irlandais au christianisme. Il s’est servi des moyens du bord pour évangéliser, c’est à dire qu’il a hardiment expliqué la Sainte Trinité à l’aide d’un trèfle. Ça méritait bien une jolie cathédrale.

Avant les problèmes conjugaux et pécuniaires de Henry VIII, Saint Patrick’s cathedral accueille tranquillement les locaux comme les anglais colonisateurs, tout va bien (à peu près). Et puis, Henry décide de réformer tout ça, et la cathédrale devient protestante et n’est même plus cathédrale. Elle tombe presque en ruine jusqu’à l’arrivée de réfugiés huguenots français qui certes entament des réparations, mais n’y restaurent évidemment pas le catholicisme, religion des colonisés irlandais.

Après plusieurs rénovations, par les anglais, puis par la toute jeune république d’Irlande, Saint Patrick’s accueille aujourd’hui aussi bien les monuments aux morts anglais et protestants que les statues catholiques. Ce n’est plus la cathédrale de Dublin, mais carrément celle de tout le pays, et ça fait plaisir de voir que tous y cohabitent en paix.

Pour ceux qui voudraient visiter Saint Patrick’s, je conseille encore une fois de prendre les billets à l’avance et de venir à l’ouverture. On peut soit prendre un guide, soit faire une visite libre, avec audio guide et/ou livret. Et bien sûr, c’est encore mieux quand il fait beau!

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La phrase du mercredi #35

On a repris nos expéditions dans les magasins de bricolage…on avait fait une pause dans la rénovation de la maison du petit requin, par lassitude, mais c’est reparti! Il n’y a plus de grands travaux à l’intérieur, juste du petit bricolage qu’on fait nous-même (en tout cas, on essaie!). Bref, on s’est retrouvé ce week-end ne dans les allées d’une grande surface spécialisée, ça nous a permis de capter une bribe de conversation qui m’a vivement intriguée. C’était au rayon peinture:

C’est à dire? Je serais bien restée à côté, négligemment, pour en savoir plus l’air de rien, mais Maricheri était déjà parti devant les poignées de portes et voulait un avis. Du coup, je ne sais toujours pas ce que c’est, de la peinture blanche moins blanche…du beige? Du rose pale? Du gris? En même temps, avec les yeux de myope endurcie, je n’arrive pas à voir les différences entre toutes les nuances de blanc aux noms fumeux affichés par les fabricants de peinture. Si ça se trouve, blanc moins blanc, c’est juste une teinte connue.

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Back to school et rentrée scolaire

C’est de saison, on prépare la rentrée scolaire. C’est officiellement notre quatrième rentrée en France, après des années de back to school à l’anglaise (c’est à peu près identique en Irlande). On mesure donc toutes les petites différences qu’il y a des deux côtés de la Manche, même pour quelque chose d’aussi simple que la rentrée des classes.


-le jour de la rentrée:

Ce n’est pas le même pour tout le monde. Évidemment, les écoles anglaises peuvent choisir comme en France de faire rentrer uniquement les plus jeunes le premier jour, notamment au collège. Mais c’est surtout que les vacances scolaires sont fixées pour toutes les écoles, sauf 4 jours libres, les non pupil days qu’elles peuvent repartir dans l’année comme bon leur semblent. Du coup, ça peut décaler la rentrée de presque une semaine selon les établissements.

-la liste de fournitures:

C’est une vraie plaie en France, en plus de coûter un bras. Je ne reviens pas sur les listes de fournitures, la dernière fois que j’en ai parlé, j’ai été copieusement insultée par des enseignants qui m’ont affirmé, sans rire, qu’on ne peut absolument pas travailler correctement si les élèves n’ont qu’un cahier normal et un crayon tout bête. Alors qu’en Angleterre, c’est simple. Il n’y en a pas. De liste de fournitures je veux dire. L’école fournit tout, des gommes aux cahiers. Tout reste à l’école, sauf le cahier de devoirs et le livre de lecture, les cartables ne sont pas surchargés. Il n’y pas de jaloux, pas de course aux accessoires de marques (la trousse reine des neiges à vomir des paillettes reste à la maison). Les enfants ont tous le même crayon banal pris au pot commun au centre de leur table.

-l’aménagement de la classe:

Puisqu’on parle de tables, les écoliers anglais sont par groupe de niveaux par matière. Ils n’ont pas une place fixe (on peut très bien être doué en math et nul en lecture). Il y a donc 4 ou 5 grande tables, rondes ou carrées, et les enfants sont installés par groupe de 5 ou 6. C’est un peu la disposition qu’il y a en maternelle en France, mais en Angleterre, c’est même chez les plus grands du primaire. Au collège, on retrouve une disposition de classe plus « classique » mais les enfants ne sont pas toujours avec les mêmes camarades. Ils font certaines activités avec leur classe et le reste par groupe de niveaux mélangeant plusieurs classes (anglais, maths, sciences…).

-la cantine:

Pas de papiers d’inscription à remplir en Angleterre, surtout que souvent il n’y a pas de cantine du tout. Si il y a, il suffit de signaler au secrétariat en début de semaine quand les enfants y mangeront. On peut payer à la journée ou à l’avance, comme on veut. Sinon, les petits anglais amènent une lunch box, par contre on a une liste détaillée des choses interdites, à cause d’allergies et parce que les écoles encouragent le « Healthy food ». En gros, les paquets de chips et les boissons sucrées ne sont pas franchement recommandés. Il y a des mamans mythomanes, dangereuses, psychopathes, parfaites qui se lèvent à 4 heures du mat pour remplir les lunch boxes de merveilleuses petites choses faites main, bio et équilibrées… Et il y a les autres, ravies d’être tombées dans une école qui a bien une cantine et qui ont donné un chèque avec soulagement en début de trimestre. C’était très mal vu des SuperMums mais j’assumais complètement! Comme la pause déjeuner ne dure qu’une heure et qu’il y a des clubs, il est très rare que les écoliers anglais rentrent manger chez eux.

-la tenue de rentrée:

C’est un sujet qui a fait fureur en France. En Angleterre , pas du tout: la tenue de rentrée est strictement la même que celle des autres jours d’école: c’est l’uniforme. Par contre, ce n’est gratuit non plus, entre les pulls, les blazers, les robes Vichy, les chaussettes à écusson, les cravates, les polos de sports et j’en passe, ça coûte un rein, mais on ne se prend pas la tête le matin pour savoir comment les habiller. Pareil pour les chaussures d’ailleurs, c’est mocassins noirs et puis c’est tout. Mes enfants soutiennent que l’uniforme, c’est fasciste, et que c’est bien mieux depuis qu’on est en France.


-les horaires

De 9 heures à 3 heures du lundi au vendredi, c’est simple en Angleterre. Par contre, à trois heures, l’école ferme, pas de garderie. Mais il peut y avoir des clubs d’activités extra-scolaire qui n’ont pas forcément à voir avec l’école mais utilisent les locaux. Ce ne sont pas des garderies de substitution. Je dis ça calmement, sans penser à mal, pour les parents qui voulaient me coller leurs sales gosses adorables chérubins en club de français parce que ça les arrangeait de venir les récupèrer une demi-heure plus tard. Ahaha.

-les devoirs:

En primaire, les écoliers anglais ramènent un livre de lecture et un cahier de liaison pour noter les pages lues tous les jours. Une fois par semaine, ils ont une activité en maths et une en anglais, à rendre la semaine suivante. C’est tout. Par contre, il y a aussi de temps en temps les projets débiles créatifs , style château fort normand en rouleaux de sopalin avec pont-levis mobile ou volcan en papier mâché qui crache des paillettes pour venir vous gâcher tout un weekend, mais sinon, on n’est pas débordé pas les devoirs en primaire. D’où le choc quand les gamins passent au collège, où ça ne rigole plus. Sur ce point, mes enfants sont formels, ça ne va pas du tout en France, c’est quoi cette tonne de devoirs par jour?

-la première rentrée:

Il n’y a pas d’école maternelle en Angleterre (même si il y a des nurseries, un peu comme les crèches), mais l’école primaire commence à 4 ans révolus (c’est à dire qu’on rentre si on a 4 ans au 31 août). Du coup, les années scolaires ne correspondent pas exactement à la France, puisqu’on ne compte pas en années calendaires. Un enfant né en septembre sera le plus vieux de sa classe. Les petits anglais apprennent donc à lire et écrire dès 4 ans (et ils ne sont pas traumatisés!).

Il y a plein d’autres petits détails différents comme ça, on ne lève pas le doigt en Angleterre , mais la main. Les élèves ne se mettent pas en rang deux par deux, mais l’un derrière l’autre (l’art british du queuing commence tôt!) . Quand on parle scolarité, je demandais toujours à mes élèves anglais quel système ils préfèrent. Tous les ans, c’était: l’anglais pour les devoirs et les horaires, le français pour l’absence d’uniforme et les longues vacances d’été. Comme j’interviens pour l’anglais à l’école primaire de Wizzboy, je demande maintenant aux petits français: c’est la même réponse!

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Ma semaine en images #19

Cette semaine passée, on a été content de retrouver Gladys et Millicent après les vacances. Elles avaient beaucoup de choses à raconter, visiblement GeekAdo n’a pas beaucoup discuté avec elles.

On a aussi eu droit à des câlins très insistants de notre pot de colle favori, c’est à dire de Marcel, qui ne nous lâche plus. Alors que Penny et Capucine ne se sont même pas rendues compte de notre absence, c’est vexant.

Et on a fait des goûters anglais, pour narguer L’Ado, alias le néo-adulte qui n’est pas venu, soit disant parce qu’il bosse. En famille aimante, on lui a bien sûr envoyer des photos.

Bonne semaine à tous!

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Projet 52: en pleine nature

Forcément, vu le thème choisi par Ma cette semaine, je suis obligée de mettre une photo des Landes. C’est le department entier qui est en peine nature! Les Landes sont le deuxième department en terme de superficie, juste derrière la Gironde, mais le 59 ième en nombre d’habitants. Clairement, on n’est pas serré, sauf si on compte les canards, mais je m’égare. Bref, dans les Landes, on est vite en pleine nature et on y trouve plein de choses, dans cette nature, dont des sortes de mini chapelles, perdues au milieu de nulle part.

Il s’agit de fontaines dites miraculeuses, qui parsèment la forêt landaise. Celle ci date donc de 1845 et est dédiée à Saint Guirons. L’eau verte et saumâtre au fond soignerait les rhumatismes…ça ne fait pas envie, mais c’est toujours une agréable surprise de tomber sur ces fontaines au détour d’un chemin en pleine nature.

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Friday feelings #382

Le vendredi c’est états d’esprit imaginés par ma copine Zenopia.

Fatigue: pas du tout! Ça ne va pas durer, je le sens…

Condition physique: détendue, mais c’est suspect.

Humeur: pourquoi mon correcteur a voulu écrire hululer à la place de humeur? C’est un message codé? Il cherche à communiquer?

Esprit: en plein délire…c’est la faute du hululer au dessus. Là j’en suis à imaginer des petites chouettes qui travaillent derrière mon clavier pour prendre des lettres et voler partout sous l’écran. Je vais très bien.

Culture: Il n’y a que moi qui m’interroge en regardant des documentaires de voyages? Sérieusement, il y a des fois, les coutumes locales, c’est inventé sur le moment juste pour faire une blague aux télés étrangères, non? Et est ce qu’il existe des pays avec des folklores dédiés aux chouettes? Ça ne va pas du tout finalement, je vais prendre un café et je reviens, calmement.

Boulot: voilà, ça va beaucoup mieux, on va pouvoir reprendre.

Avis perso: se coucher avec les poules, c’est surfait comme expression. Gladys et Millicent protestent énergiquement quand on veut les rentrer.

Message perso: bonne rentrée à mes copines profs

Loulous: c’est officiel L’ado est L’Adulte. Il bosse, il est en coloc à Paris, ça y est, il vit sa vie et ne rentre en week-end end qu’en fonction des menus. Du coup, il n’a plus de colonne dans le calendrier familial affiché dans la cuisine, eh bien, il l’a mal pris. GeekAdo se prépare à partir en vacances dans les Landes, il est débordé. Mangagirl s’accroche fermement à la dernière semaine avant la rentrée, pas du tout motivée. Princessechipie au contraire attend de reprendre avec impatience. Wizzboy est entre les deux, il a préparé son cartable avec excitation parce que c’est rigolo toutes ces nouvelles fournitures, mais il n’a pas spécialement envie de rentrer à l’école.

Divers: pour ceux qui parle anglais, je conseille vivement cette vidéo, pour comprendre la politique et les médias britanniques. Emily Maitlis est une journaliste, anciennement de la BBC, connue, reconnue et extrêmement sérieuse.

Amitié: bon retour de vacances

Love: il a repris jeudi, avec autant d’enthousiasme que Mangagirl.

Envie de: Finalement, j’aurais dû rester dans mes délires avec les petites chouettes, tiens.

Penser à: commander des confits

Pic: à défaut de chouette, j’ai un Marcel qui tire la langue, et ça m’amuse beaucoup.

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Throwback Thursday thunder : heureux les Simples d’esprit…

Contrairement à ce que le titre pourrait laisser penser, je ne vais pas me lancer dans un prêche, je ne suis pas en pleine crise mystique. Juste en pleine crise de nerfs. Et ce titre n’est pas non plus méprisant, c’est tout à fait sincère. Je suis même envieuse de la sérénité dont font preuve certaines personnes, qui ignorent totalement ce qui peut bien se passer plus loin que le bout de leur nez. Ils sont heureux, sûrs d’avoir toujours raison, sûrs de leur bon droit, ils ne s’en font pas pour l’avenir et de toute façon, c’est la faute des autres si ils ont un problème. Bref, ils sont heu-reux. Et moi à côté, avec mes velléités intellos ratées, je suis juste stressée. Clairement, je loupe quelque chose.

Marichéri qui est un grand philosophe, m’a fait remarquer qu’on est bien plus heureux en ne sachant rien qu’en se prenant la tête en continu à traquer la moindre bride d’information, la plus petite analyse, la plus microscopique des études. Mieux encore, en ignorant superbement la politique internationale, l’histoire (parce que bon, ce sont bien des parallèles historiques qui démultiplient mon angoisse), l’économie, et même les droits des autres, on ne s’en fait jamais pour les conséquences. On est très content avec deux ou trois buzzwords qui s’adaptent à tout, on ne s’inquiète pas. C’est merveilleux. En tout cas, ça a l’air beaucoup plus confortable que de se laisser ronger en permanence par le doute et une terreur plus ou moins intense de l’avenir.

Regardez Trump, il ne se pose jamais de question, il ne doute de rien, mais il n’est clairement pas dépressif, lui. C’est beau, cette assurance chez les gens comme lui, ce mépris pour la réalité dès qu’elle ne colle pas à leurs désirs, ces convictions venues d’on ne sait où mais tellement profondes… Bref, comme dit Marichéri, les gens sont cons certes, mais plus ils sont cons, plus ils sont heureux. Ça doit être tellement reposant d’être aveugle et sourd à tout ce qui pourrait déranger ses certitudes, de ne jamais se poser de question, d’être aussi sûr de soi, de ses croyances, de ne jamais chercher à comprendre, de ne pas s’inquiéter de ne pas comprendre. J’insiste parce que je me rends bien compte que ça ne saute pas aux yeux, mais j’envie la sérénité des gens comme ça, tout à fait sérieusement, il n’y a aucune ironie de ma part.

Et là, alors que je suis en apnée, morte de trouille en imaginant tous les scénarios possibles et imaginables d’un avenir plus ou moins proche, je me dis qu’ils ont bien de la chance, ces soit disant simples d’esprit. L’intelligence (suffisamment pour ce rendre compte qu’on n’en a pas tant que ça, je veux dire) et la connaissance (assez pour savoir qu’on ne connaît rien), c’est clairement surfait.

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La phrase du mercredi #34

La rentrée approche, pour la plus grande tristesse de Wizzboy, qui n’est pas du tout motivé par l’idée de repartir à l’école. De toute façon, puisqu’il était le premier de la classe l’année dernière, il devrait être dispensé cette année, non? Ahah, ça ne marche pas comme ça, mais c’est bien tenté. Enfin bon, Wizzboy, pourquoi tu ne veux pas retourner à l’école? Tu vas retrouver tes copains, apprendre de nouvelles choses, t’éclater à la récré…peut être, mais il maintient que ce n’est pas juste puisque :

J’aurais dû répondre que c’est bien parce qu’il y croit qu’il a besoin d’aller à l’école, puisqu’il a clairement quelques lacunes en sciences. Sauf que je suis totalement d’accord avec lui…allez viens Wizzboy, on va jouer encore un peu avant la rentrée.

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Dublin Castle

Nous n’avions jamais visité le château de Dublin pendant les 10 ans où nous avons vécu en Irlande, mais on connaissait son importance dans l’histoire du pays. On était donc décidé à y aller cette fois, et on ne regrette pas puisque la visite nous a beaucoup plu, surtout avec un ciel bleu magnifique surprenant.

Ça ne saute pas aux yeux, vu qu’il ne reste qu’une toute petite partie médiévale, mais le château de Dublin date des invasions vikings, il a été construit à l’origine en 1204. Au cours des siècles et de leur occupation de l’Irlande, les anglais l’ont agrandi, remodelé, reconstruit, transformé, et ça donne une architecture éclectique et colorée, qu’on admire encore mieux depuis l’arrière, dans le parc entre le memorial de la Garda (la police) et le Chester Beatty muséum.

Le château tel qu’on le voit aujourd’hui dans sa partie centrale, avec sa cour pavée, date du dix-huitième siècle. On a eu la chance de se retrouver à côté d’un groupe de touristes espagnols et de leur guide, on a bien tout suivi les explications architecturales, mais soyons clairs, ce n’est pas ça le plus important. Non, ce qui fait que Dublin castle a une place aussi importante dans l’histoire de l’Irlande, c’est qu’il était le siège du pouvoir anglais et la résidence du vice-roi.

Les appartements et salles de réception géorgiennes sont magnifiques bien sûr, mais cette profusion de dorures est assez dérangeante quand on sait que les irlandais mourraient de faim dehors, à cause de famines orchestrées sciemment par les anglais. La lutte pour l’indépendance est partout présente à Dublin Castle, des anciens postes de garde anglais aux pièces où ont été emprisonnés les rebelles. C’est finalement en 1922 que Dublin Castle devient irlandais. Depuis, tous les présidents prononcent leur discours d’inauguration dans la grande salle qui symbolisait autrefois le pouvoir colonisateur et où trône maintenant un drapeau irlandais. Les portraits de tous ces présidents sont affichés dans une longue galerie (on a apprécié la note très sobre et factuelle sur De Valera, dont le mythe a clairement été remis en question depuis ces dernières décennies et c’est une bonne chose).

Et bien sûr, on a admiré un des orignaux de la déclaration d’indépendance dont un fax simile est affiché dans notre entrée…je crois bien que, pour être aussi émus par cette visite, on est effectivement bien devenu un peu irlandais, et pas seulement parce qu’on en a pondu trois!

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