Pour une fois, ce n’est pas la phrase en elle même qui m’a interpellée, mais le contexte. Maricheri télétravaille à la maison une majorité du temps mais il se rend une fois par semaine à Londres. Il ne travaille pas au fin fond d’un marais, mais dans un building marbré, plein de mauvais goût dorures et moderne au beau milieu de la City. Il ne va pas à la cave (déjà, je ne sais pas si il y en a une), mais au xième étage, assez haut pour avoir une vue plongeante (qui me donne le vertige rien qu’en visio) sur Exchange Square. Il ne travaille pas dans un restaurant (allusion subtile au film Ratatouille) mais une institution financière qui brasse peut être des milliards, mais qui n’a pas compris l’utilité des chats. Donc ce matin, alors que Marichéri m’appelait pour me dire qu’il était bien arrivé, il a tourné son téléphone pour me montrer et a remarqué:
Voilà. C’est banal et il en a donc déjà croisé, qui se baladent tranquillement dans les bureaux. A ce stade, les ressources humaines vont bientôt leur donner un badge, ça sera plus simple pour circuler tranquillement… décidément, rien ne va plus, à Londres.
Je continue les balades dublinoises encore un peu, toujours avec des monuments qu’on n’avait jamais visités quand on vivait en Irlande. On a bien fait de revenir en touristes!
Cette semaine, on part visiter la deuxième cathédrale de Dublin, Christ Church, fondée au onzième siècle même si ça ne se voit plus vraiment. Au cours des siècles, chacun y est allé de sa rénovation, transformation, restauration: ça a commencé dès le douzième, quand le petit Richard Strongbow ( dont on peut admirer le gisant) ne se contente pas d’envahir le pays au nom des Anglo normands, il fait aussi agrandir Christ Church et ça s’est terminé au dix neuvième avec les colons anglicans. Bref, Chris church, c’est un bâtiment en évolution permanente.
La crypte par contre n’a pas beaucoup évoluée depuis Strongbow. C’est la plus grande d’Irlande et elle accueille un petit musée. On peut y voir exposer le trésor de la cathédrale, ou ce qui l’en reste mais je ne vais pas relancer les guerres entre anglais et irlandais. Il y a aussi un détail que j’ai trouvé très gore mais qui a amusé Maricheri: un chat et un rat momifié. Beurk. Les deux bestioles se poursuivaient et se sont reprises coincées dans les orgues. On ne les a retrouvée que des années plus tard, quand on a nettoyé tous les tuyaux. Franchement, je trouve ça répugnant, mais vu le monde sui s’est disait devant, c’est clairement une attraction.
Bref, Christchurch nous a beaucoup plu, mais on était aussi très content de retrouver un grand soleil et un ciel bleu en sortant de la crypte!
Cette semaine passée, il a fait un temps bizarre, entre pluie battante et grand soleil. On a pu admirer des arcs en ciel tous les jours, et j’ai même pensé à faire une photo depuis le porche.
Cette semaine, GeekAdo était en vacances chez Papi et Mamie, et il est passé par Bordeaux. On lui avait demandé de ramener un petit souvenir…
Cette semaine encore, Maricheri a reçu de nouveaux équipements pour son studio bureau, et Marcel était aussi content que lui puisqu’il a pu tester l’emballage, comme à chaque fois. Le chat est formel, il préfère quand Maricheri commande une nouvelle guitare, c’est plus confortable.
Alors là, Ma’ m’a vraiment posé une colle avec ce thème. Après avoir cherché en vain une idée, je me suis rabattue sur les archives photos de Maricheri. Où je n’ai rien trouvé non plus. Finalement, j’ai choisi une photo prise sur le bassin d’Arcachon, il y a plusieurs années. Les ostréiculteurs vendent leur production directement dans des petites cabanes sur le port, quand ils en ont envie. En tout cas, ils font comme ils veulent. D’ailleurs, si vous y tenez, vous pouvez aller voir dans la cabale à côté, mais franchement, vous aussi, faites ce qui vous plait!
Le vendredi c’est états d’esprit, imaginés par ma copine Zenopia
Fatigue: ça se maintient
Condition physique: C’est la saison des layers, des couches de vêtements, style cardigans et autres vestes à mettre, enlever, remettre.
Humeur: je ne comprends pas ces gens, (au hasard, une de mes filles) qui se réjouissent de la pluie, des températures qui baissent, du soir qui tombe, bref de l’arrivée imminente de l’automne. Je ne les critique pas, chacun ses choix saisonniers, c’est juste que vraiment, je ne vois pas.
Esprit: hésitant
Boulot: on souffle un peu et on prépare la prochaine expo!
Avis perso: c’est remarquable, ces « journalistes » français qui reprennent sans sourciller (et j’espère sans les avoir réellement compris) les discours dégoulinants de racisme des commentateurs royaux anglais. Je ne suis pas spécialiste, mais si vraiment cette pauvre Lizzie a eu une fin prématurée (à 96 ans donc) à cause du stress, les problèmes juridiques et pedophiles de son fils Andrew y sont sûrement plus pour quelque chose que la dernière sortie de Meghan Markle.
Message perso: ça manque de resto tout ça, non?
Loulous: L’Ado/Adulte ne change pas niveau sens de l’organisation, donc je le garde encore un peu dans cette rubrique. GeekAdo est parti s’empiffrer dans le sud ouest, le traître. Mangagirl prend le train pour rentrer, elle est tombée sur un contrôle l’autre jour: elle s’est inquiétée, un policier l’a arrêtée. C’était juste pour lui dire que son sac était ouvert et qu’elle risquait de perdre ses affaires, et il lui a laissé caresser le chien qui était très gentil, et le chien était content, et si on prenait un chien? Ah. Princessechipie a déboulé hier soir dans le salon, inquiète: ça veut dire quoi « être en deuil »? C’est une maladie? C’est pour l’école? Explications faites, elle s’est rassurée, elle a même ri. Ses camarades sont bizarres: depuis l’annonce de la mort de la reine, elle reçoit plein de message pour savoir si elle est en deuil. Ils sont comiques ces français quand même, c’est pas parce qu’on est anglaise qu’on connaît personnellement la reine, hein, c’est triste pour les Royals, mais c’est pas quelqu’un de sa famille! Wizzboy reprend le judo demain, il est tout excité. Moi aussi, si ça pouvait le calmer un peu…
Divers: il va donc falloir changer les timbres, les pièces de monnaie, les boîtes aux lettres, les passeports en UK.
Amitié: va visiter Lille!
Love: râle après l’eurostar…ils vont se décider à réouvrir la gare de Calais?
Penser à: regarder si un certain restaurant a changé sa carte.
Envie de: trouver le pot of gold au pied de l’arc en ciel
Pic: C’est raté pour cette fois, mais j’ai au moins fait une photo
On continue les visites dublinoises. On ne va pas parler courrier, contrairement à ce que le titre pourrait faire croire, mais histoire: la General Post Office, ou GPO pour les intimes, c’ est la poste centrale de Dublin. Le bâtiment géorgien trône au milieu de O’Connell street, mais aussi dans l’imaginaire national irlandais. La GPO occupe une place exceptionnelle dans l’histoire du pays.
Lorsqu’on est arrivé en Irlande, en 1996 (ouch!), la GPO est la première chose que nos collègues nous ont amenés voir. J’ai d’ailleurs tenu à y acheter des timbres, pour le souvenir. Le bâtiment d’origine date de 1814, mais il a été reconstruit après 1916. En effet, la GPO a presque entièrement était détruite lors du Easter Rising, de la rébellion de Pâques 1916 qui l’a faite rentrée dans l’histoire. La GPO fonctionne toujours comme bureau de poste, mais les sous-sols ont été aménagés en musée et c’est très bien fait. C’est sobre et factuel, j’allais dire neutre et c’est un compliment. Déjà, le Easter rinsing n’est plus présenté comme un événement mythologique isolé, comme on nous l’avait raconté en 1996, mais il est replacé dans le contexte historique, politique et social européen de 1916, qui était un chouïa agité en pleine première guerre mondiale. Et surtout, on montre des faits historiques vérifiés, étayés, et sans parti pris. Ça change de la représentation légendaire et déformée qui primait encore quand on est arrivé en Irlande. C’est beaucoup plus intéressant, et le musée est très bien conçu.
La GPO est donc au cœur de O Connell street, du nom d’un précurseur de l’idée d’indépendance. Ça tombe bien puisque le fameux Easter Rising dont je parle depuis le début est bien l’acte fondateur qui conduira finalement à l’indépendance de l’Irlande en 1921. Le 24 avril 1916, le lundi de Pâques, 1200 hommes (et quelques femmes) des Irish Volunteers et de la Citizen Army lance une insurrection contre le pouvoir colonial anglais. Les chefs se retranchent dans la GPO: au départ c’était pour couper les communications avec Londres, mais ça devient vite leur quartier général, puis finalement le dernier point de résistance face à la répression anglaise. Franchement, toute cette agitation laisse la population dublinoise de marbre, sauf que justement, la répression anglaise est féroce et totalement hors de proportion et que les victimes civiles qui n’avaient rien à voir avec tout ça, dont des enfants, s’accumulent. Ça fait désordre. Le sort des chefs rebelles, qui seront tous exécutés, finit de faire basculer l’opinion publique mais fait aussi scandale à l’étranger, notamment en Amérique. Du coup, cette révolution avortée permet au mouvement d’indépendance de prendre son essor. Les volontaires affluent, les américains d’origine irlandaise envoient argent et armes, la population soutient le mouvement…les chefs de l’Easter rinsing Éamonn Ceannt, Thomas James Clarke, James Connolly, Seán MacDiarmada, Thomas MacDonagh, Patrick Pearse et Joseph Mary Plunkett ne l’ont pas vu, mais ils ont bien permis l’indépendance de l’Irlande.
La visite est très instructive, pas bondée de touristes et toute la rue est sympathique. Si on se promène à Dublin en s’intéressant à l’histoire du pays, on est obligé de passer par la GPO.
Il y a des tas d’activités dans notre campagne, certaines auxquelles je participe même directement. J’en ai parlé lundi, il y a eu un marché du terroir et de l’artisanat dans notre village ce week-end, et ça fait trois ans qu’on le préparait (il a été reporté plusieurs fois à cause du Covid). Bref, ça fait un bout de temps que mes enfants en entendent parler. Mais il semblerait que Princessechipie avait mal compris, puisqu’elle a demandé:
Elle a été agréablement surprise de ne pas se retrouver dans un salon du meuble en général et des commodes en particulier. Elle a fini par avouer qu’elle ne comprenait pas, depuis trois ans donc, comment j’avais bien pu me retrouver dans l’organisation d’une vente de tiroirs pour le village, ça n’a rien à voir avec les expositions historiques et culturelles que je suis sensée monter d’habitude. C’est sûr…mais ça ne lui a jamais paru bizarre, cette idée de « marché du tiroir »? Ben non, elle s´est dit que c’était sûrement une coutume française. Ah. Il y a des fois comme ça, où elle est restée très anglaise…
La semaine dernière, je parlais des différences pour préparer la rentrée d’un côté et de l’autre de la Manche. Comme je suis engluée dans du quetchua jusqu’au cou (je corrige avant qu’il le rende le mémoire de L’Ado, sur la literature indigéniste sud américaine, avec donc de vrais morceaux de quetchua dedans, c’est un pur bonheur), je ressors mes explications sur la principale différence: les uniformes.
Dans le primaire, c’est relativement simple. En tout cas, ça l’était avec les garçons, avec les filles, c’est toute une histoire. Pas par leurs fautes, mais parce qu’il y a plus de choix. Pour les garçons c’est polo blanc à écusson ou chemise, pull à logo brodé, pantalon ou bermuda en flanelle grise. C’est tout. Alors que pour les filles, on s’éclate : il y a la robe vichy d’été, la robe chasuble grise d’hiver, la jupe ou la jupe culotte grise, le polo blanc à écusson ou la chemisette, et le pull ou la veste avec le logo. Dans les écoles privées, les petits ont déjà une cravate, une casquette pour les garçons et un chapeau à ruban pour les filles, style canotier de Fred Astaire, mais avec un nœud derrière. C’est très chou. Il y a aussi le polo de sport brodé de l’écusson de l’école, le sac de sport et le cartable de l’école. Je refusais d’acheter le coupe vent, par expérience, parce que aucun des gamins ne s’en sert. Il faut aussi les mocassins noirs réglementaires (qu’il neige, ou qu’il fasse 35, c’est pareil, soit les élèves se gèlent les orteils, soit toute la classe empeste avec trente gamins qui puent des pieds), les chaussettes blanches montantes ou les collants de la même couleur que le pull…Les grands de year 6, soit CM2, peuvent aussi avoir une cravate, toujours aux couleurs de l’école.
Mais tout ça, c’est de la rigolade comparé au secondaire. Les parents reçoivent à l’avance un joli courrier, avec une liste détaillée. L’Ado a prétendu pendant des années que l’uniforme, c’était fasciste…Ben, il exagère, mais c’est vrai que ça n’est pas folichon:
-Le blazer à écusson: doit être porter tout le temps, même en pleine canicule. Même quand on s’est pris la pluie et qu’il est trempé. Enfin bref le blazer, il faut carrément le greffer sur votre gosse.
-Le pantalon noir sans poche ou fermeture éclair apparente, à la taille et jusqu’aux chevilles mais pas plus long, pas trop serré, et droit, avec modèle taille extra haute pour les filles, limite sous les bras. Parce qu’un pantalon non-réglementaire, de suite, c’est l’anarchie, l’échec scolaire, la débauche et l’abus de sucrerie garantis. C’est évident, je ne vois même pas pourquoi on discute.
-La jupe noire, aux genoux, sans fente, ni plissé. Il est bien sûr interdit de la remonter sous les bras pour en faire une mini jupe. Ou de la porter en taille basse, tel un suppôt de Satan (ou alors je n’ai pas suivi, mais ça a l’air d’être grave en tout cas). La rotule est l’ennemi de la mention aux examens, c’est bien connu. Et oui, il y a bien une surveillante à l’entrée de l’école qui vérifie la longueur des jupes.
-La chemise blanche à manches longues pour tout le monde, été comme hiver sans fioriture ni pli intempestif, le pli anarchiste, c’est la mort de l’ordre et de la réussite scolaire. Le pli, sournoisement tapi dans les pans des chemises des collégiens innocents (mais boutonneux) est prêt à bondir sur leurs résultats scolaires tel un serial killer. Si. Et puisqu’on parle bouton, la chemise doit être fermée jusqu’au cou et rentrée dans le pantalon ou la jupe. Pas la peine d’avoir une chemise règlementaire si c’est pour se laisser aller à la faire pendouiller bêtement…je me demande comment L’Ado et ses inventions vestimentaires ont réussi à survivre là dedans?
-Le pull, noir et col en v…avec le reste de l’uniforme, on sent de suite que ça va être guilleret. C’est bien simple, la rentrée des classes des sixièmes (ça s’appelle year 7), on dirait une convention de croque-morts bonsaï. Ou une manifestation de Schtroumpfs cramés.
-Attention, une touche de couleur, comme ça, au milieu de tout ce noir (est-ce bien raisonnable?), avec la cravate, pour filles et garçons, bien nouée jusqu’au cou et bien droite. L’Ado a toujours eu un problème avec ça. Par pure étourderie, il l’attachait n’importe comment et sur l’oreille. GeekAdo ne plaisantait pas, et dès qu’il a appris à faire les nœuds de cravate, il était impeccable. Les débuts ont été difficiles, quand j’essayais de l’aider. Pour quelqu’un d’aussi strict, il a parfois une imagination débridée, je n’ai jamais essayé de l’étrangler avec, ni de lui arracher les oreilles, c’est lui qui se débattait sottement.
-Les chaussettes avec le nom de l’école brodé derrière, parce que l’écusson sur le blazer, sur le pull et sur la cravate, ça ne suffit pas. A cet âge, on est distrait, ils pourraient oublier dans quelle école ils vont, alors que là, pas de soucis, c’est marqué dessus. Évidemment, les chaussettes doivent remonter aux genoux, interdit de les rouler à la cheville, et être blanches pour les filles et noires pour les garçons. A cet âge, on est distrait, ils pourraient avoir du mal à distinguer les filles des garçons…ah, ben non en fait. Ils commencent même à s’intéresser à ces différences de très près. Trop près.
-Les chaussures d’uniforme, style chaussure de ville noire, sans talon, sans boucle fantaisie. Surtout pas sport. D’ailleurs pour le sport, elles doivent être blanches certes mais sans motif ni marque, c’est super facile à trouver.
-Le manteau ou blouson : pour les rebelles qui ne veulent pas mettre celui de l’école (avec l’écusson, ce ne sont plus des gamins, ce sont des panneaux publicitaires), épais d’un demi-millimètre, qui fait éponge dès qu’il bruine et sac de congélation en hiver (c’est malin, alors que l’uniforme est noir! Du coup votre gamin est bleu de froid, ça fait désordre)., on a droit à un manteau civil, à condition qu’il soit noir ou bleu marine, sans capuche ni inscription.
-La tenue de sport complète toujours à écusson, short, t-shirt, chaussettes et survêtement, plus polo supplémentaire pour ceux qui représentent le collège dans un sport quelconque (j’ai dû acheter à peu près 3500 polos de rugby pour l’Ado, entre ceux qu’il perdait, ceux qu’il mettait malencontreusement à la poubelle, avant même de les avoir portés, et ceux qui étaient sacrifiés directement sur le terrain, les manches arrachées servant à nouer les chaussures aux semelles défoncées pendant la mêlée…une fortune!).
-Les piercing sont interdits, sauf aux oreilles et un par oreille, en bas du lobe (et encore, je vous passe les détails, c’est très précis), mais les boucles d’oreilles sont interdites, de même que les tatouages. Aucun bijou n’est autorisé sauf une montre, qui doit être sobre. Alors là, pour un règlement écrit par des profs, on se demande si ils ont déjà rencontré un collégien de leur vie…la notion de sobre chez un ado est assez spéciale.
-La coiffure: pas de dessin rasé dans la tête ou les sourcils, pour les garçon pas plus court que « number 4 » ….L’Ado faisait son rebelle avec de longues mèches grasses, mais on ne lui a jamais rien dit (au collège, je veux dire parce qu’à la maison…ce n’est quand même pas de ma faute si il ressemblait à un caniche sous acide? Ah si, on me dit que ça lui vient de sa mère…). Pour les filles, les cheveux longs (aux épaules) doivent être attachés sobrement. Les cheveux teints sont interdits pour tous.
-Et bien sûr, pas de maquillage, de parfum, ou de vernis à ongle. Je me moque, mais il y a de gros avantages à l’uniforme. On ne se prend pas la tête le matin pour habiller les enfants, c’est déjà une bonne chose. L’école ne se transforme pas en défilé de mode, pas de jalousie sur les marques ou les accessoires. Par contre, les enfants ne sont pas idiots, même chez les petits en primaire, on voit très bien la différence entre ceux qui ont des uniformes flambant neufs et ceux qui ont des uniformes d’occasion ou qui viennent du grand frère. Et au collège, ils cherchent par tous les moyens à personnaliser leur tenue. Même GeekAdo mettait deux chaussettes différentes (ce n’était pas le même noir). Un vrai rebelle
Ça n’est pas très original, comme toutes les familles avec des enfants scolarisés, notre semaine a été marquée par la rentrée. Les jolis tags de la ville devant les écoles n’ont pas fait rire Wizzboy, moyennement motivé.
Heureusement, il est ressorti très content de sa nouvelle instit et de ses camarades de classe. Et il a ramené une tonne de livres à couvrir. Rhaaa.
Ce week-end enfin, j’ai constaté qu’on n’organise pas que des expositions culturelles sur la commune: il y a aussi un marché de l’artisanat. En vrai, ça fait trois ans qu’on le prépare, à coup de report covidesque et autres contrariétés…et il y avait bien une partie expo aussi. C’est tout à fait par hasard que je me suis retrouvée préposée au café, pas du tout parce qu’on a commencé à 7h30 et que je n’étais pas très réveillée.
J’ai failli suivre l’exemple de Ma’ et mettre un gisant (en effet, ça m’a plu!), mais Maricheri a été très inspiré. Marcel et lui, par pur dévouement, ont donc décidé que c’était l’heure de la sieste, et ils se sont pris en photo. Voilà. Maricheri est très content de lui, et je pense que Marcel aussi.