Friday Feelings #203

J’ai essayé, mais vraiment, c’est impossible de commencer les états d’esprit de Zenopia et Postman plus tôt pendant les vacances scolaires.

Fatigue: c’est toujours comme ça: avant les vacances scolaires, je suis fatiguée d’être réveillée par mon téléphone à 6h et de transporter mon troupeau de gamins toute la journée, j’attends qu’elles arrivent avec impatience. Et pendant les vacances scolaires, je suis fatiguée d’être réveillée délicatement d’un tonitruant « mamaaaan, c’est le maaaatin!  » à 6h et d’amuser mon troupeau de gamins toute la journée, j’attends qu’elles finissent avec impatience. Bref, je ne suis pas patiente. Je me fatigue toute seule.

Humeur: brumeuse

Condition physique: embrumée. Je suis impatiente, mais logique. Parfois.

Estomac: le café, c’est la vie.

Esprit: pschiiiiit!

Boulot: rien de particulier, par contre, les travaux reprennent bientôt dans la maison du petit requin. Youpidoo.

Culture: Je continue à me renseigner sur l’histoire locale. Certes, le siècle dernier a surtout été marqué par les guerres et la mine, mais pas que. J’ai appris avec ravissement que dans les années 30, la société colombophile du village a été verbalisée par la maréchaussée parce que ses volatiles avaient déréglé l’horloge du beffroi de la ville voisine et que ça a été un événement tonitruant. J’adore.

Avis perso: 5 semaines. Il reste 5 semaines pour trouver une solution pour le brexit. Je sais, ça n’a pas l’air d’un avis, mais c’est parce que je veux rester polie.

Message perso: vive Skype!

Loulous: L’Ado a déjà couvert les essentiels culturels à Madrid, les incontournables, les indispensables…bref, il est allé voir le stade du réal Madrid et celui de l’Atletico. Et tu as été au Prado? Euh, non, mais j’irais, hein…Bon. GeekAdo bûche. Il a des annales. Il stresse. Il partage son stress. Ça va être long d’ici le bac de français…KnigthyDiva hésite entre MangaDiva ou simplement MangaGirl pour son nouveau pseudo, c’est sobre mais descriptif. PrincesseChipie s’est éclatée avec sa copine d’Angleterre, elles ont même fait un sleepover (soirée pyjama?) et elles ont donc joué à truth or dare (la vérité ou un gage). PrincesseChipie a hurlé à la fenêtre, en pleine nuit : I love unicorns! C’est là qu’on est content de ne pas avoir de voisin direct. Par contre, ça a réveillé le coq un peu plus loin…Wizzboy était très content de revoir sa Tata (c’est un surnom), et il a pleuré quand nos invitées sont reparties. Je dis ça négligemment, sans insister lourdement pour qu’elles reviennent très vite…

Amitié: c’était absolument génial de vous voir! On vous attend pour les prochaines vacances ( c’est toujours subtil, pas insistant du tout, non? )

Love: il songe à monter un trafic de paupiettes trans Manche avec la complicité du boucher.

Penser à : donner son bain à Penny, qui n’est pas fichue de se laver toute seule. Penny est un chat, je précise pour ceux qui ne savent pas.

Divers: en 1937, la population a manifesté contre je cite  » les bruits insolites » qui venait de la centrale électrique que la compagnie des mines avait installée dans le village en 1911. Ça m’intrigue. Qu’est-ce qu’il a bien pu se passer soudainement dans cette centrale en 1937? Surtout que c’était insolite!

Courses: Wizzboy a acheté tout seul (avec moi à côté) ses cartes de foot. Il était très content, il a donné un de ses sous à la buraliste et bien, elle lui en a rendu un autre! C’est fou quand même.

Envie de: printemps!

Sorties: c’est captivant, on doit choisir du carrelage, on a vraiment une vie trépidante.

Pic: ça arrive, ça arrive…

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Thursday Thunder: NON

Juste après le brexit et l’explosion des attaques racistes et xénophobes en Grande Bretagne, juste après l’élection de Trump et l’étalage au grand jour des groupes neo nazis, les RS, (en tout cas, les forums et sites que je suis) se sont interrogés: d’un côté, on cherchait à comprendre, à trouver des causes économiques ou sociologiques à ce déferlement de haine et de violence, et d’un autre, certains ont dit stop. On arrête d’être gentil, on arrête de trouver des excuses. Non, quelques soient les malheurs, les souffrances ou la détresse réelle des gens qui se sont fait embrigader là-dedans, leurs actes ne sont pas acceptables, c’est tout. Les défenseurs de cette tendance expliquaient que les liberals (au sens Anglo-saxon, qui n’a strictement rien à voir avec le sens français, c’est même plutôt son contraire) ont perdu la bataille parce qu’ils vivent encore dans un monde de bisounours où on peut discuter calmement de tout avec tous, alors que ces gens ( les brexiters, les pro trump, l’alt-right) s’en foutent allègrement. Notre façon de réagir est anachronique dans un monde où les fake news et la haine règnent. Le temps des discussions ad nauseam et des grandes thèses philosophico-sociologiques sur ces pauvres petits racistes, xénophobes, homophobes, antisémites (ne rayez pas la mention inutile, il n’y en a pas), est passé. Finies les excuses. Il faut juste dire non. Sans fioriture, sans explication, sans « mais… ». Non.

Je ne sais pas si ce débat est arrivé en France, mais il revient régulièrement dans les cercles anti trump et anti brexit. Il ne s’agit pas de nier que ces gens sont manipulés, qu’on leur ment, qu’on les endoctrine, qu’ils sont le jouet plus ou moins consentant des pires populistes. Il ne s’agit pas non plus de nier leurs problèmes, leurs difficultés, leur misère sociale…mais à la limite, confronté à leurs actes, on s’en fout. Ce n’est pas le propos. Un acte raciste est raciste quelque soit celui qui le perpétue. C’est tout. Il faut arrêter de dire ah ben oui, bouh c’est méchant de faire un salut nazi, mais le pauvre petit qui a fait ça, il est au chômage et puis il a eu des problèmes à l’école et il ne se rend pas compte et il faut le comprendre…Non. Juste non. Déjà, c’est effroyablement méprisant pour les gens qui comme lui, ont des difficultés dans la vie, ça n’empêche pas d’avoir un cerveau, d’être tolérant, d’être ouvert. Face à de tels actes, il faut dire non sans concession. On dit non aux actes, pas aux personnes. Mais on ne cherche plus d’excuse. Pas de compromis. Parce que ça devient vite de la compromission. Il faut arrêter d’être tolérant avec les intolérants. Il faut se lever et dire non.

Le débat a fait rage entre liberals (toujours au sens anglo-saxons, je ne sais pas exactement comment traduire) et il continue. Je me suis posée beaucoup de questions. Est-ce qu’il ne faut pas continuer à écouter, dialoguer, tenter d’expliquer? Mais dialoguer avec qui, ils ne nous écoutent pas. Est-ce qu’on ne devient pas aussi fermé que ceux qu’on combat? Est-ce que ça changera quelque chose? Il ne s’agit pas de ne pas éduquer, au contraire, mais de ne jamais être complaisant. Devant le déferlement immonde de haine qui s’affiche fièrement, devant l’antisémitisme assumé, devant le populisme, le fascisme, la montée des horreurs qu’on croyait passées, j’ai fait mon choix. Devant l’urgence à réagir, je me contrefous de savoir comment ou pourquoi. Je dis non. Juste non.

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Si on était en année bissextile…

Je sais ce n’est pas le cas, mais comme j’ai de la visite d’angleterre (et j’en suis très, très contente!), je ressors un billet sur les leap year proposals, les demandes en mariage des années bissextiles. Si. Tous les 4 ans, comme le rapportent certains journaux français en parlant des coutumes anglaises teeeellement fun, c’est le jour où traditionnellement les femmes pouvaient faire des demandes en mariage. Oui. En Irlande donc. Ce n’est absolument pas une coutume anglaise. Je ne citerai pas l’article, pour ne pas leur faire honte, mais bon ça se vérifie quand même facilement ce genre de choses. Chers apprentis journalistes n’oubliez pas, Google est votre ami.

Alors donc, en Irlande (vraiment pas en Angleterre), la petite Brigid s’ennuie. Brigid qui est bien sûr de Kildare, à l’ouest de Dublin, un coin connu pour ses haras maintenant et l’élevage de chevaux, plutôt que celui de saintes qui périclite depuis Brigid, il faut bien le dire. Ce n’est toujours pas en Angleterre. Il  n’y avait pas beaucoup de distractions au 5eme siècle, et Brigid ne sait pas quoi faire. Et voila-t-il  pas qu’un certain Patrick, saint de son petit nom, débarque et hop, fait son intéressant à convertir tambour battant tout le pays au christianisme (c’est une image, je ne pense pas qu’il ait eu un bodhrán, un de ces tambours irlandais charmants, surtout quand ils sont silencieux). Ça met de l’animation et Brigid n’hésite pas aller voir Patrick (bon dit comme ça, et avec les tambours, ça fait carrément groupie qui va à un concert…je m’égare). Pour une raison obscure, Bridgid ne trouve rien à lui dire. Alors qu’ il y avait des choses à demander à ce bon Patrick pourtant. Comment il fait pour faire fuir les serpents (ça m’intéresse vivement)? Est-ce qu’il était dopé pour traverser comme ça la mer d’Irlande, deux fois de suite en plus parce que bon, c’est sportif? C’est quoi ce fétichisme du trèfle? Et cette passion pour la randonnée? 

Rien de tout ça, Brigid râle juste parce que c’est pénible quand même, de devoir attendre que les garçons se décident à faire leur demande en mariage, ils sont empotés, ça prend trente ans et on n’a pas que ça à faire, surtout vue l’espérance de vie au 5 eme siècle. En plus, il faut aller tresser des aiguilles de pins pour convertir les gens et passer à la postérité, pas rester bétement plantée à attendre que ces messieurs se lancent.  Du coup Patrick qui est très serviable, décréte qu’exceptionnellement tous les 4 ans, le 29 février, les femmes peuvent à leur tour faire des demandes en mariage. Et voilà. En Irlande donc. Des mauvaises langues prétendent que Brigid en aurait profité aussitôt, la petite coquine pour demander à Patrick de l’épouser. Je ne veux pas briser le romantisme, mais elle s’est pris un refus cinglant… En même temps, c’est une bonne chose, parce que selon les historiens, Brigid avait 9 ans à la mort de Patrick. 

 

 Source …pourtant, ils étaient mimi tous les deux, non? 

Comme il était quand même très sympathique, ce Patrick (je rappelle qu’il n’a pas hésité à donner son nom à une beuverie planétaire, tous les 17 mars), il décide aussi que les goujats qui refusent la demande en  mariage auront un gage et là dessus, il roule une pelle à Bridgid, pour la peine. Ou lui fait une petite bise sur la joue, les témoignages d’epoque sont confus. Après ça, des moines irlandais amènent cette charmante coutume avec eux (c’est pas lourd, niveau supplément de bandage, une coutume, ça passe) quand ils vont établir des succursales monastères en Écosse. Toujours rien à voir avec l’Angeterre. En 1288, les écossais précisent même dans une loi que le type bien embêté, qui n’est pas intéressé et refuse (ça peut arriver…) doit payer une robe et des gants à la demoiselle. C’est toujours ça de pris.  Si ça se trouve, il y a de petites malignes qui profitaient du 29 février pour refaire entierement leur garde-robes à peu de frais, à coup de demandes en mariage à tout ce qui bougeait pendant 24 heures. La légende, encore elle veut que cette charmante loi écossaise est été promulguée par la reine Margaret, célibataire et un peu aigrie. Ahaha. Margaret avait 5 ans en 1288. C’est plutôt une bonne chose, qu’elle ait été célibataire, non? La légende a vraiment l’esprit mal tourné. 

Enfin bref, des tas de gens en profitent en Irlande, mais aussi en Grande-Bretagne pour monter des opérations publicitaires au goût douteux tous les 4 ans, des sites de rencontres aux radios locales. C’est la joie,  youpidoo. Parce que c’est sûr, une femme n’est pas fichue de demander son copain en mariage toute seule, comme une grande et n’importe quel jour. Et le type rêve forcement que la chose est lieu en public et se retrouve sur  YouTube. Avec son air ahuri en gros plan et le logo de Télé Plouc. Finalement, on est bien content de ne pas être en année bissextile.

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Witches and Co

Il y a très longtemps que je n’ai pas parlé des druides, jedis ou autres gentils illuminés que je trouve extrêmement sympathiques même si je ne partage pas du tout leur douce folie. Je précise encore une fois que je connaissais une grande prêtresse druidique en Angleterre, et qu’elle me trouvait très gentille. On ne sait jamais, je préfère être prudente, un malentendu est vite arrivé. On écrit un petit billet innocent sur Stonehenge et paf, on se retrouve maudit sur des générations. Par email en plus, c’est dire si les druides sont modernes. Je le répète, je les trouve très sympathiques. J’adore vraiment les originaux. D’ailleurs, il faudrait que je me renseigne, il doit bien y avoir des druides en France aussi…enfin bref, j’ai été ravie de tomber sur un article (c’est ici et en anglais) sur la découverte d’une centaine de marques de sorcière dans le Nottinghamshire. Ahah, comment ai-je pu passer à côté des sorcières? Je sens que ça va m’intéresser aussi.

La photo vient de l’article

Déjà, elles sont prévenantes, elles n’ont pas bêtement gribouillé sur les murs mais elles ont empêché les méchants esprits de remonter du monde souterrain, ou quelque chose comme ça, mais ça n’a rien à voir avec des taupes. En tout cas, c’est gentil de la part des sorcières. On apprend que les sorcières faisaient tout un tas de marques commeçz au dessus des portes et des fenêtres des églises et des habitations, pour faire barrage à ces fichus mauvais esprits qui sans ça, n’auraient même pas hésité à venir se taper l’incruste, espèces de petits squatters. Bon là, c’est sur les parois d’une grotte, mais visiblement, ça marche aussi. L’article ne précise pas la date de ces marques ,mais on parle de la vie difficile dans le coin il y a deux cent ans. En tout cas, ça m’a donné l’envie d’en savoir plus. J’ai encore plongé dans les entrailles d’internet au péril de ma vie (au moins) pour me renseigner un peu plus sur les sorcières anglaises (ce n’est pas une allusion à Zaza, la magicienne maudite du brexit).

Attention, on ne parle pas de toutes ces malheureuses qui ont été pourchassées , brûlées ou pendues au nom de la charité chrétienne à partir de 1563 en Angleterre (qui les a laissé tranquilles plus longtemps que sur le continent, où on avait déjà commencé à massacrer de pauvres illuminées innocentes dès 1484), mais des sorcières pratiquantes, assumées, et fières de l’être. Alors, d’après la très officielle Pagan Fédération, au départ, avant le VII en Angleterre, les sorcières sont des espèces de guérisseuses…franchement, elles ont l’air d’être des sortes druides feminines. C’est quoi ce sexisme? D’après le daily mail, qui n’est pas forcément un modèle de fiabilité, il y aurait aujourd’hui 53 172 sorcières (et sorciers, on a fait des progrès depuis le temps) en Grande Bretagne. Alors déjà, je suis béate d’admiration devant autant de précision, mais c’est quand même décevant, il y a beaucoup plus de Jedis (près de 400 000 lors du dernier recensement de la population en Angleterre et Pays de Galle). La force est plus répandue que la sorcellerie. Attention, si des sorcières me lisent, je n’ai jamais dit qu’elles étaient des mauviettes par rapport aux fans des sabres à néons incorporés, jamais. Elles sont juste plus confidentielles. Alors d’après ce que j’ai vu, la source mire moderne se réclame de traditions ancestrales, à base de pots pourris, de clair de lune, de cercles magiques et de forces telluriques…sérieusement, je suis un peu déçue, ça ressemble beaucoup aux druides tout ça.

Bon après, un des liens en bas de l’article renvoie à un groupe de sorcières russes qui forment un « cercle de pouvoir » (c’est entre guillemets dans le titre, je n’y suis pour rien) en soutien à Poutine…ça m’a refroidi. Finalement, je crois que je préfère les druides.

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Sunny Monday #7

J’aurais aimé continuer à vous montrer des volatiles légèrement envahissants pour le défi de Bernie, mais Marichéri n’en a pas croisé dernièrement et nos vrais animaux de compagnie vont finir par se vexer. Du coup, je me suis rabattue sur Penny qui squatte toujours dans son carton (alors qu’elle a un magnifique panier douillet à côté). Penny, alias Penope, pour ne pas dire Penelope (en anglais, sans accent. Ça se prononce Pen-hèlopy) est toujours aussi active… Elle nous a rejoint à 4 semaines, elle ne savait ni se nourrir ni se laver et on ne peut pas dire qu’elle ait progressé. C’était la dernière toute rabougrie d’une portée de chats de race que sa propriétaire ne pouvait pas vendre comme les autres vu son état. Elle était vraiment toute minuscule et mal fichue, on a bien senti qu’on était sa seule chance de s’en sortir. Elle n’est pas spécialement futée. Elle est même carrément stupide, Capucine n’en peut plus. C’est le seul chat qu’on ait jamais eu qui se prenne pour un coussin, en tout cas qui en a l’activité physique et cérébrale. Capucine est affligée par autant de passivité. Les enfants sont un peu déçus aussi: Penny ne joue pas. Elle reste juste posée, sans réaction quand Capucine, du haut de son grand âge, galope après une balle ou une petite voiture de Wizzboy. Penny n’est pas non plus très câline…elle se laisse faire si on la prend, toujours sans réaction, mais c’est tout. Elle ne sait pas miauler, les rares fois où elle s’exprime, elle klaxonne. C’est clairement un modèle défectueux, mais elle est décorative et gentille, à sa façon toute ramollie…ça fait une bonne moyenne avec Capucine!

Bonne semaine à tous!

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La phrase de la semaine #22

Je me doutais bien que j’allais ramener des citations remarquables de notre escapade parisienne. Ça ne loupe jamais, il suffit que je prenne le métro pour tomber sur des illuminés qui annoncent joyeusement la fin du monde ou ce genre de chose. Ça devient banal…du coup, je préfère cette remarque d’un chauffeur de taxi, alors qu’il s’engageait allègrement dans un sens interdit raccourci:

C’était d’autant plus inattendu, qu’on était en train d’échanger poliment sur la météo. Je n’aborde jamais d’autres sujets avec les chauffeurs de taxi, j’ai autant envie de leur raconter ma vie que de connaître leurs opinions sur la politique, les femmes, les étrangers ou le foot, c’est à dire que je préfère me jeter par la portière ouverte à pleine vitesse plutôt que de parler d’autre chose que de la pluviométrie. Et bien, voilà que notre conversation trépidante sur les températures de saison a pris un tournant aussi soudain et inattendu que celui de la voiture. C’est pas un sens interdit? Z’inquietez pas, c’est un raccourci. Ah. Et il a continué à contre sens pendant 50 mètres et sur les jeunes qui sont des dangers publics au volant. On a rejoint la circulation normale pendant que je me cramponnais au siège et que j’essayais désespérément de ramener la conversation sur la météo. Heureusement, on est arrivé juste après. Effectivement, on est allé beaucoup plus vite en coupant par le sens interdit. Je me demande si un jeune chauffeur de taxi y aurait pensé?

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Projet 52 : s’assoir

Le thème choisi par Ma’ tombe très bien, vu qu’on rentre de Paris…je sens qu’il faut que je m’explique. J’aime beaucoup les jardins de Paris en général et les Tuileries en particulier. Mon parisien de Marichéri aussi, et il adore pendre en photo les chaises qu’on y trouve. Il fait des effets, en couleurs ou en noir et blanc, varie les angles, alterne entre une photo d’une chaise esseulée et un troupeau de sièges tout en pagaille. On est donc en plein dans le thème. Par contre, quand on se balade à Paris, on se s’assoit que très rarement sur ces chaises, ça gâcherait la photo!

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Friday Feelings #202

Forcément en pleines vacances scolaires, avec des gamins partout, je ne risquais pas de commencer les états d’esprit de Zenopia et Postman en avance!

Fatigue: je récupère de notre escapade parisienne, qui fut légèrement fatigante, nerveusement, grâce à Wizzboy et sa Tour Eiffel.

Humeur: paresseuse…

Condition physique: pareille.

Esprit: nébuleux pour ne pas dire vide.

Estomac: bien rempli lui, vive le café!

Boulot: aaah, les réunions municipales et apéritives…ça va vite me lasser, une fois passé l’intérêt ethnologique. On n’avance pas vite, j’ai du mal à perdre mon temps comme ça. Mais j’ai trouvé la parade: merci, juste un verre d’eau pour moi, je suis au régime. Et hop. Du coup, non seulement j’échappe à l’alcoolisation générale, mais j’ai aussi droit à des compliments: mais vous n’en avez pas besoin voyons! (En vrai, si, j’en ai besoin, mais pas du tout l’envie).

Culture: la Tour Eiffel, c’est culturel? Sinon pour satisfaire la passion actuelle de Wizzboy pour les chevaliers, on l’a aussi amené voir le château de Vincennes. Pour ceux qui ne connaissent pas, c’est un château fort, avec toute la panoplie: donjon, douves, pont-levis…le gamin a réclamé à voir les latrines. Passé l’émerveillement dû au fait qu’il est fort ce petit à connaître un tel vocabulaire à son âge, c’est vite devenu lassant. En désespoir de cause, on l’a amené voir les toilettes, il a été très déçu.

Avis perso: c’est très surfait quand même, la Tour Eiffel…

Message perso: à mardi!

Loulous: L’Ado reçoit des potes à Madrid. Bref, il s’y sent déjà très bien. C’est vraiment un calvaire, la vie en Erasmus…GeekAdo a découvert les vins italiens, il prétend que c’est culturel, mais ça ne trompe personne. KnightyDiva a réussi à être patraque la moitié du temps, nous gâchant une partie du séjour, tout ça pour peter la forme depuis qu’on est rentré! PrincesseChipie a fait des cartes de saint Valentin pour toute la famille, mais pas les chattes parce que « elles vont juste faire pipi dessus ». C’est pas faux. Wizzboy a dû mal à se calmer après ses aventures. Il m’épuise.

amitié: ça fait plaisir de trouver des cartes des copines en rentrant chez soi, merci Ma’ et Dhelicat!

Love: il n’arrête pas de se moquer de mes aventures dans le village, mais je suis sûre qui veut participer en fait. D’ailleurs, je l’ai proposé comme volontaire pour accorder un piano municipal et tremblotant et monter des panneaux d’exposition, ça lui fera plaisir. Non?

Penser à : aller inspecter ce piano oublié et poussiéreux de plus près.

Divers: on en a appris un peu plus sur la maison du petit requin, mais pas beaucoup: il se trouve que non seulement la rue a changé de nom, mais que la numérotation et les références cadastrales n’arrêtent pas d’être modifiés aussi. Ça n’aide pas.

Courses: je ne veux rien savoir, je ne vais plus chez le boucher pendant les vacances sans un porteur pour m’aider! C’est pas possible, leur poulet, c’est une autruche?

Envie de: calme et sérénité. J’en ris encore.

Sortie: bof…

Pic: en attendant le printemps

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To my EU friends in the UK

Pas de colère du jeudi. Pour la Saint Valentin, je voulais envoyer un message d’amitié à tous mes amis européens en Grande-Bretagne, ceux que je connais depuis des années, ceux que j’ai rencontrés après le brexit (j’allais écrire en luttant contre le brexit, ces rencontres sont bien la seule chose positive de ce fiasco), ceux que je ne connais que virtuellement, ceux dont je vois passer les messages jour après jour, ceux qui partent, ceux qui restent, ceux qui ont des familles mixtes, ceux qui se sentent profondément, intrinsèquement européens mais qui sont nés britanniques, à tous, je voulais juste vous dire à quel point je pense à vous, à quel point j’ai mal pour vous, à quel point je partage votre colère et vos angoisses. Je voulais vous dire que ceux qui sont déjà partis comme moi sont toujours avec vous, on ne vous oublie pas, on ne peut pas oublier brexit britain.

J’imagine bien que ça sonne très mélodramatique vu d’ici. Mais les européens en UK vivent dans l’incertitude absolue et le hostile environment mis en place par Zaza elle même depuis juin 2016. C’est épuisant nerveusement. A 6 semaines de la date butoir du 29 mars, ils ne savent toujours pas ce qu’ils deviendront. Ils ne savent pas si ils pourront rester, à quelles conditions, si ils pourront voyager, se faire soigner, travailler, si leurs familles britanniques pourront éventuellement les rejoindre en Europe en cas de départ. Rajoutez les attaques xenophobes, physiques ou verbales, la rhétorique stigmatisante du gouvernement, le matraquage médiatique anti européens en continu…c’est invivable pour beaucoup. Quand on apprend en commission parlementaire que certains enfants d’européens n’auront peut être pas le droit de rester (c’est ici pour ceux qui pensent que j’exagère), quand l’application pour déposer sa demande de settle status (permis de résidence) bugue, accepte ou rejette les dossiers sans aucune logique apparente, quand le home office entretient savamment des informations contradictoires, et quand on trouve en magasins des kits de survie apocalyptiques pour ne pas crever en cas de no deal, ça porte sur le moral.

Chaque jour, je vois passer les messages de tous ces européens qui se révoltent ou qui se résignent, qui hurlent leur colère ou leur peur, et ça me fend le cœur. La seule chose dont ils sont coupables, c’est d’avoir déménagé. C’est tout. Ils sont européens, ils sont partis s’installer dans un autre coin de l’Europe que celui où ils sont nés, comme on va dans la ville voisine, et aujourd’hui, la folie xenophobe des brexiters le leur fait payer. Alors aujourd’hui , je voulais juste leur dire que comme 150 000 européens, j’ai fui brexitland, mais comme ces 150 000 européens, je pense à eux. Take care of yourselves, be strong and proud of who you are, you are not alone.

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Sweet valentine again

Pendant que Wizzboy était occupé à snober la Tour Eiffel, je lui courrais après…enfin bref, je suis épuisée. Je vous ressors à peu près un vieux billet sur la Saint Valentin en Angleterre et vue par mes enfants. Il paraît que c’est d’actualité. Les anglais râlent parfois parce que leur pays s’américanise, et ça les contrarie. A force de regarder les séries US, les jeunes (cette espèce bizarre et mal définie…par exemple, je me trouve très jeune, mais L’Ado ne partage pas mon avis. Il croit que c’est lui le jeune, alors que je trouve que c’est un bébé, ingrat certes, mais tout petit), je reprends: certaines personnes d’un âge indéterminé remplacent des tournures british par des phrases américaines. Certaines traditions venant de l’autre côté de l’Atlantique s’insinuent peu à peu en Angleterre. Je n’ai aucune opinion sur la question, mais pour la Saint Valentin, j’ai pu observer un phénomène que je croyais réservé aux écoliers américains.

Tous les ans, les gamines (visiblement, ça n’a pas encore gagné les garçons) distribuaient à tous leurs petits camarades des friandises et cartes « home made » de St Valentin (de la page de cahier déchirée, vaguement gribouillée, à la superbe carte avec paillettes, ruban et tout). PrincesseChipie est revenue une fois avec un butin impressionnant, dont un cupcake rose, des chocolats en forme de coeur (pas la peine de s’emballer, du Cadbury, c’est une insulte au vrai chocolat), une carte coeur rose saumon en 3D et plusieurs mots « happy Valentine ». Elle était ravie, surtout du cupcake. De son côté, elle réalisait toujours des œuvres pour ses copines, toute la famille, et même les chattes.

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Je trouve ça très mignon ( sans compter que je suis bien contente qu’on me souhaite une happy « valintimes » Day, c’est une première!). Les petites écolières étaient toutes excitées de s’échanger leurs cartes. Une « Valentine » à l’école quand on a 5 ou 6 ans, ce n’est pas une grande déclaration d’amour mais un petit geste amical. Alors bien sûr, certaines mamans râlaient, encore un américanisme…mais les gamines étaient toujours ravies. Par contre, chez les grand de KS2 (les 7-11 ans), rien. Même désert saint-valentesque au collège.

Cette année, PrincesseChipie poursuit la tradition, elle est engluée dans les paillettes jusqu’au cou pour faire des cartes maison. Elle est très déçue, elle a bien compris qu’en France, elle risque de passer pour une dangereuse illuminée si elle en distribue à toutes ses copines à la rentrée. Mais elle est tenace, elle a entrepris, avant les vacances d’expliquer le principe des valentines pour tous en classe. Ça serait une idée pour le cours d’anglais, non? Qu’en pense la directrice? Bref, si un jour dans le Nord Pas de Calais, on est obligé de distribuer des cartes de saint Valentin à toutes ses connaissances, c’est qu’elle aura gagné. Attention, elle en est capable.

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