Irish holidays #1

Bon, les vacances sont finies…heureusement qu’il fait un temps radieux et que Marichéri n’a pas encore repris le boulot, sinon ce serait un chouïa déprimant. En attendant de pouvoir vous montrer la tonne de photos prises par Marichéri (il trie…ça vient!), je vais faire un petit retour en arrière sur notre voyage en Irlande, histoire de ne pas trop regretter. Parce que partir en vacances avec 5 enfants d’âge et de centres d’intérêts variés c’est quand même du sport. 

On a commencé par traverser toute l’Angleterre et ça se confirme, Birmingham n’a pas l’air fun du tout. Je ne veux pas donner dans les clichés, mais vraiment c’est très peu riant, vu depuis l’autoroute. Surtout que c’est à peu près à cet endroit du parcours que toute la troupe s’est réveillée. On avait rusé en partant pratiquement en pleine nuit, L’Ado ne s’est rendu compte de rien, il est passé de son lit à sa place à l’arrière de la voiture sans se réveiller (c’est une 7 places, il y a trois rangées… Ça fait limite transport de bétail). PrincesseChipie sautait partout comme un ressort en pleine électrocution, elle nous avait prévenu, elle était trop excitée pour se rendormir. Elle a tenu 3 minutes. Les autres se sont contentés de grognements divers. On a entassé les gamins et les bagages (y compris le pique nique sur mes genoux) façon Tetris  et hop, c’est parti, dans la joie, la bonne humeur et les ronflements de L’Ado. Bref, ça a été jusqu’à Birmingham donc, qui en plus d’étre franchement moche n’était qu’à mi parcours, ce qui a déchaîné des réclamations dans la voiture: C’est encore loin l’Irlande? Je veux faire pipi. J’ai faim. On arrive quand? Je vais faire pipi. Y’a des chips? Non mais sérieux, coin , y’en a encore pour longtemps? J’ai fait pipi! Heureusement, on a ensuite traversé le pays de Galles avec ses panneaux rigolos et incompréhensibles en gallois, ça a fait diversion…c’est encore loin l’Irlande? On t’a déjà repondu il y a pas dix secondes, là, ça suffit maman! Je ne fais pas ma sale gosse (enfin, pas plus que d’habitude) mais à ce stade, j’avais des chips dans les oreilles, et un sandwich aux rillettes en jambière. C’est lassant. 

Arrivé au ferry, on a tout de suite compris que ça ne rigole plus, on est en état d’alerte sécuritaire et tout ça. On ne laisse plus les gens circuler comme ça sans vérifier, bande de dangereux migrants européens. Bref, on n’a pas croisé un seul douanier, on aurait pu embarquer une Kalachnikov, des marshmallows de contrebande (dans mes bouclettes, avec le saucisson) ou une colonie de vacances de petits immigrés, c’était pareil. Je vous rassure, ça a été la même chose au retour. Bon, à Dublin en débarquant, on a bien aperçu des douaniers. De loin. Ils étaient trop occupés à ne rien faire pour ne serait-ce que jeter un œil sur les voitures qui passaient. Je ne m’étendrai pas sur le voyage en ferry, parce que beuh. C’est fou comme ça bouge, la mer d’Irlande quand même. Des vagues d’au moins 15 mètres. Dans mon estomac. Enfin bon, on était tous ravis d’arriver à Dublin. Marichéri et moi avons reconnu de suite, il pleuvait à verse, il y avait des embouteillages monstres pour passer le péage parce que le seul employé présent n’avait pas compris qu’il fallait appuyer sur le bouton pour que la barrière se lève et les panneaux indiquaient n’importe quoi. On s’est regardé, heureux et complètement paumé sur la nouvelle autoroute, c’est bien notre Irlande! 


On a passé la première nuit à Swords, au nord de Dublin. C’est là qu’il y a l’aéroport et qu’on a habité pendant 3 ans, quand on est arrivé en 1996 et où Marichéri travaillait (bon, je me sens vieille d’un coup…en même temps ça me change des odeurs de pâtés. La prochaine fois,  je ne veux rien savoir, même si il n’y a plus de place dans le coffre, je refuse de faire garde-manger ambulant). En 10 ans, depuis notre départ,  ça a beaucoup changé : il y a un nouveau centre commercial, une nouvelle rocade….et exactement la même main street, avec les mêmes magasins miteux, les mêmes pubs, les mêmes restos. Ça fait plaisir à voir. En fait, rien n’a bougé, y compris notre ancienne maison qu’on est religieusement allé voir. On a même pris une photo. On a d’ailleurs répété l’opération  devant nos deux autres maisons irlandaises par la suite. A mon avis, la Gardá, la police locale a dû recevoir des appels affolés: il y a une bande d’anglais circulant dans une voiture émettant des vapeurs suspectes de rillettes qui  prend des photos de maisons innocentes dans tous les lotissements perdus du pays. C’est inquiétant. On ne rigole pas, il paraît que les accords de paix nord irlandais vont être remis en question à cause du Brexit, si ça se trouve avec nos photos souvenirs on a fait capoter par avance toutes les négociations. Enfin bon, on a revu tout ça avec émotion, ou indifférente totale, ça dépend des âges. L’Ado était au bord des larmes, moi aussi. Les 4 plus jeunes par contre, n’ont pas franchement apprécié.


Pour nous faire pardonner, on les a amené à Eddy Rocket, un diner fifties qui a de très bons milkshakes. C’est une chaîne mais c’est sympa. On a en profité pour plonger la serveuse dans des abîmes de perplexités, ça c’est d’ailleurs reproduit systématiquement par la suite. On parle français entre nous, mais nos enfants s’expriment en anglais comme de vrais britishs, avec un accent très anglais aussi mais pas forcément populaire en Irlande. Et nous, on a toujours notre accent franchouillard en anglais, mais on sait prononcer les noms locaux en gaélique, et on connait toutes les expressions idiomatiques typiquement irlandaises. C’est quoi cette famille de détraqués linguistiques?  (J’espère que personne n’a fait le lien avec les dangeureux déséquilibrés britanniques parfumés à la charcuterie qui font des photos partout dans les lotissements…). Les irlandais adorent discuter, on s’est donc expliqué. Nos petites aventures les ont passionné. Le lendemain on a profité du soleil radieux pour aller à Howth, une presqu’île sublime d’où on a une vue sur la baie de Dublin à tomber par terre. J’ai impressionné Marichéri en expliquant qu’il  fallait se garer sur le parking paumé au sommet, juste après le couvent et couper par le chemin entre le ruisseau et les maisons par là pour aller au phare, au lieu de suivre bétement les panneaux touristiques. J’avais raison. Je ne fais pas ma maligne, mais pour quelqu’un n’a strictement aucun sens de l’orientation et qui s’est déjà perdue dans une ligne droite, j’ai de la mémoire ! Bref, c’était extraordinairement beau et PrincesseDiva et GeekAdo qui n’ont pourtant aucun souvenir irlandais se sont sentis pousser des élans nationalistes, quand même notre pays, c’est joli! 


On est aussi passé ramasser des coquillages sur la plage de Malahide, on a revu la maison où il y avait une vache domestique dans le jardin (et qui a démarré mon obsession, il y a 20 ans), on a retrouvé le petit chemin où je m’étais faite  coursée par deux cygnes déplumés et rhumatisants agressée par une bande de cygnes mutants et psychopathes, probablement assoiffés de sang, sous les rires hystériques de Marichéri…la nostalgie fonctionnait à plein régime, mais ça n’a pas amusé notre troupe.  On a donc repris la route, pas longtemps pour aller nous perdre au fin fond du milieu de nulle part, près de Fordstown , dans le county Meath, pour notre cottage sans internet. Les  enfants faisaient clairement la tronche. Et bien, c’était charmant. Je vous montre demain, Marichéri avance dans son tri de photos. 

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Chinese Portrait

Oui, je sais, j’ai dis que j’allais vous assommer avec les histoires irlandaises et paf, je mets un portait chinois…aucune logique! Les vacances ne m’ont pas arrangé. Mais déjà, j’attends que Marichéri trie le bon million de photos qu’il a prises, et puis j’avais été à moitié tagguée par ma copine Lady So avant les vacances. Elle a fait semblant de ne ne pas me tagguer pour mieux le faire. Si. D’ailleurs , elle vit en Irlande, finalement ça fait du sens tout ça. Il s’agit donc de faire son portait chinois, enfin de répondre à des questions sur le modèle de ‘si j’étais…’. C’est parti, hop!

Si j’étais un animal

Sans aucune hésitation, un chat! Plus précisément un chat chez moi, parce que j’ai bien observé  les deux poilues de la maison (les félins, les chattes quoi…parce qu’au masculin, ça peut faire penser à L’Ado et à sa coiffure assez spéciale). Une vie de chat, ça a l’air très sympathique. Elles ne s’arrêtent de dormir que pour manger. En plus, elles ont un certain sens de l’équilibre et une grâce naturelle dont je ne peux qu’être jalouse. 


Si j’étais un moment de la journée:

Aucune idée…vraiment je ne vois pas. J’allais dire le soir, avant de se coucher parce que ça me plait bien mais ça ne me ressemble pas du tout . C’est le seul moment de la journée qui est calme. On va dire tout le reste du temps alors…

Si j’étais une saison:

Non mais qu’est-ce qui m’a pris de répondre à ce tag? Beuh…je ne sais pas… l’été, parce que j’aime bien, et puis mes coups de colère peuvent ressembler à des orages d’été, ça pête mais c’est vite oublié.

Si j’étais un plat:

Bon, ça suffit, je vais demander autour de moi, je suis sûre qu’ils s’ennuient tous depuis qu’on est rentré…alors donc, du mole de pollo, du poulet mexicain au chocolat parce que c’est bizarre, ça ne devrait pas fonctionner et pourtant c’est bon (en plus j’aime ça et je le réussis plutôt bien).

Si j’étais un pays:

La Sibérie saharienne? Le Groenland tropical? Ce n’est pas de la mauvaise volonté, je suis en pleine panne d’inspiration! Je ne vais quand même pas mettre l’Irlande, c’est trop facile, et ça manque de soleil. Mais j’avoue que l’humour des irlandais me correspond très bien. Leur passion pour tout ce qui est folkorico-traditonnel en général et le pipeau aiguë en particulier beaucoup moins. 

Si j’étais une chanson: 

C’est décidé, je vais mettre des trucs que j’aime, au lieu d’essayer de trouver quelque chose qui me ressemble…ahaha. Last Christmas, et toc! 

Si j’étais une couleur:

Ça ne va pas le faire. Si je dis une couleur que j’aime, c’est évidement bleu. Mais ça ne me ressemble absolument pas. Je suis obligée de mettre orange pétant ou un truc comme ça…

Si j’étais un roman:

Le rouge et le noir, d’ailleurs, ça finit mal. 

Si j’étais un personnage de fiction:

Elliott le dragon. Ne me demandez pas pourquoi c’est venu tout seul. La coiffure peut être…ou le regard niais intelligent.


Source 

Si j’étais un film:

The man who stares at goats.  C’est drôle, gentillet pas toujours subtil ni très intelligent et ça n’est pas  méchant tout en étant parfois complètement délirant. 

Si j’étais une arme

L’érosion. Non pas que je sois patiente, au contraire mais je suis têtue, je ne lâche rien quand je veux vraiment. Et puis ça n’a l’air de rien l’érosion, c’est très peu violent en apparence, mais c’est efficace! 

Si j’étais un lieu:

Un geyser. Pchiiiit. 


Source 

Si j’étais un élément:

Le vent, c’est logique après l’érosion.

Si j’étais un végétal:

Un cactus, mais à fleurs

Source

Si j’étais un fruit:

Un ananas, c’est particulèrement ridicule, et mal coiffé. 

Si j’étais un bruit:

Un rire. 

Si j’étais un vêtement:

Si je regarde dans ma penderie, une marinière. Je les collectionne bien que ce soit involontaire. J’en ai de toutes les couleurs, dont le orange pétant de tout à l’heure. 

Si j’étais une citation:

C’est encore loin Grand Schtroumpf? Non, parce qu’il est long quand même ce tag…

Si j’étais un péché capital:

La gourmandise! Ça se passe de commentaire. 

Si j’étais un métier:

Négociateur pour l’ONU…non, je rigole! 

Si j’étais une phobie:

En vrai, j’ai peur des araignées, des insectes en général (mais pas des fourmis, qui manquent d’imagination ni des coccinelles qui ont l’air déguisé pour le carnaval, c’est festif. Les autres insectes sont fourbes à ramper et voleter partout comme des fous, c’est évident.), des ascenseurs, des tunnels et du vide. Et un peu de la foule mais pas tout le temps. Sinon ça va, je vais bien! 

Si j’étais un défaut :

La paresse, ou plutôt non, la procrastination. 

Si j’étais une qualité:

La paresse aussi. 

Si j’étais une partie du corps:

Mes yeux de myope. Ils sont défectueux, mais  ils m’ont aussi valu un très joli compliment de la part de Marichéri.

Si j’étais un phénomène naturel:

Une explosion volcanique, mais petite 

Je ne taggue personne mais si il y a des volontaires, n’hésitez pas! 

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Sunny Monday #34

On est rentré hier soir, le retour d’Irlande a été éprouvant et pas uniquement parce qu’on était si triste de quitter ce pays qui nous a manqué pendant 10 ans. Je vais en parler beaucoup ces prochains jours je crois…Et je vais pouvoir aussi vous montrer les photos de Marichéri, qui s’est déchaîné, dès qu’il les aura triées! Il n’avait pas son super appareil quand on a quitté l’Irlande pour déménager en Angleterre, il a donc tenu à refaire toutes ses photos, plus des nouvelles aussi…non parce que la photo mignonne à Newbridge où je tiens GeekAdo tout bébé dans les bras, ça n’a pas été possible. A la limite, on aurait pu faire l’inverse, avec cet espèce de grand dadais de 4m02 (à peu près) me portant. C’est traitre les gamins, ça vieillit grandit en un clin d’œil! Tout ça pour dire que pour le rendez-vous ensoleillé de Bernie, vous allez devoir vous contenter d’une de mes photos.

  

Je vous amène à Clonmacnoise, dans le county Laois, en plein milieu de nulle part l’Irlande. Il y a du soleil, le bleu du col, et du vert bien sûr, et donc les ruines d’un monastère dont je vous reparlerai…je sens que je vais être encore plus  pénible avec nos photos d’Irlande qu’avec les résultats de L’Ado! 
Bonne semaine à tous!

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My Own ABC 34

Les i ont été un challenge, assez bref d’ailleurs, je n’étais pas franchement inspirée. On passe aux  J. J’ai cru que ça aller été difficile aussi, jusqu’à ce que je me souvienne du nombre det John, de Jane ou de Jim, voire de James que je vais pouvoir caser. Pas de soucis, ça va le faire! 

J comme… 

John lackland: connu par les français sous le nom de Jean Sans terre. John n’est pas intéressant que parce qu’il joue un méchant dans l’histoire de Robin de Bois, qui je le rapelle n’a jamais existé. John est né en 1166, c’est le plus jeune fils de Henry II et Alienor d’Aquitaine, bref c’est pratiquement un français. Il doit son surnom au fait que ses parents n’avaient plus de terre à lui donner après avoir distribué des tas de titres à ses aînés, ce qui est un résumé. Ça n’empêche que les autres petits Plantagenet étaient vraisemblablement de mauvaise qualité, puisque c’est John qui se retrouve à devoir faire tourner la boutique pendant que son grand frère Richard fait le malin aux croisades. Le pauvre John doit racler les fonds de tiroirs pour payer la rançon de cet abruti de Richard qui a réussi le tour de force de se paumer en Méditerranée sur le chemin du retour et à se faire capturer par l’Empereur. Bref John se tape une réputation de méchant assoiffé d’or juste parce que son frère n’avait pas le sens de l’orientation. C’est scandaleux.  Il finit par devenir roi en 1199, et on se dit que ça y est, sa chance tourne. Ben, non. Déjà, il est très peu doué militairement et passe son temps à se prendre des pâtées contre les français. Il perd une partie des terres françaises de ses parents. C’est ballot. Et puis voila-t-il pas que les barons anglais se révoltent aussi et obligent ce malheureux John a signé la Magna Carta qui limite les pouvoirs royaux et crée un embryon de parlement. John meurt en 1216. Les avis sont partagés: les cinéastes en mal d’imagination et Disney le tiennent au mieux pour un être ignoble et avare, au pire pour un loser total,  les historiens penchent pour un roi qui a su gérer correctement le pays et le moderniser. 


Source de suite, on sent le type guilleret. 

Journey: c’est un faux ami, qui ne veut donc pas du tout dire journée, mais voyage. J’aime bien ce terme, ça fait voyage au long cours, aventures, explorations, voire même voyage interieur tout ça…mais bon, c’est aussi utilisé pour désigner le commute à Londres. C’est marqué sur le site de national rail quand on veut acheter un billet à l’avance. De suite, c’est beaucoup moins poétique. 


Source 

Joy division: c’est musical et une suggestion de Marichéri. L’Ado connait aussi. Il semblerait que ce soit la base. C’est une bande de joyeux lurons sortie des banlieues pourries de Manchester (on va me dire que c’est un pléonasme…). Ils étaient béats d’admiration devant les Sex Pistols et ça leur a donné l’idée de créer le mouvement post punk, si. D’un coup, j’ai l’air d’avoir une culture musicale pétaradante, mais pas du tout, c’est Marichéri qui me l’a dit. Il a aussi proposé de me faire écouter. Je suis débordée.  Ça m’aurait fait plaisir vraiment, mais ça ne va pas être possible (en vrai, il m’a déjà fait écouter, plusieurs fois depuis des années). Pour illustrer parfaitement le nom du groupe, son leader et chanteur, Ian Curtis s’est suicidé en 1980 à 23 ans après avoir pondu le désopilant ‘love will tear us apart’. Qu’est-ce qu’on s’amuse. 


Source 

Journaliste: L’Ado veut devenir journaliste,  et même journaliste sportif. Vus ses résultats aux A levels, on y croit! (Promis, j’arrête avec ça!)

Jelly: Je deteste profondement la jelly, c’est fade, flasque et bizarrement fluo. Mes enfants, comme beaucoup d’anglais adorent. On peut la faire soi-même, ou acheter des sachets qu’on dilue dans de l’eau  et qui donnent des trucs infâmes aux couleurs radioactives festives. En gros, vous faites bouillir de l’eau, rajouter une demi tonne de gélifiant, du jus de pomme et des petits bout de fruits. Voilà. Ce n’est pas que ce soit mauvais, c’est que ça n’a aucun goût et une consistance de placenta pré maché qui n’est pas forcément appétissante.


Source 

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Project 52 II #33

On est toujours  paumé en Irlande, dans la joie et l’abus de Guinness pour L’Ado et de Tayto pour les autres (c’est une marque de chips qu’on ne trouve qu’en Irlande et qui n’a aucun intérêt à part cette particularité géographique), mais je continue le projet de Ma’! Cette semaine, le thème est architecture.


Je vous amène donc à Mellifont Abbey, dans le county Louth au nord de Dublin, tout près de Drogheda où est née PrincesseDiva ce qui n’a rien à voir avec le sujet, mais elle tient à la précision. Mellifont a été fondée en 1142 par Saint Malachy. Non seulement c’est  absolument charmant, mais l’abbaye présente une curiosité architecturale dont les locaux sont particulèrement fiers, la tour octogonale qui abritait le lavabo (ça se dit en anglais, juste pour ça), c’est à dire l’arrivée d’eau dans le cloître. 

Je n’ai qu’un accès épisodique à internet, je mets donc du temps à pouvoir valider les commentaires et encore plus à répondre, mais je le ferai!

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Friday Feelings #74

Pour ces états d’esprit du vendredi de Zenopia et Postman, on est toujours en Irlande et en vacances…je préviens de suite, ça risque d’être bref, surtout qu’on n’a pas de connexion et que je tape avec deux doigts sur mon téléphone en attendant fébrilement qu’on passe dans un endroit civilisé où il y a internet. C’est pas gagné. 

Fatigue: youpidoo!

Humeur: pareil. Les vacances, c’est la vie. 

Estomac: rhaaaa, il va falloir reprendre le ferry…Je ne veux pas rentrer dans les détails, mais j’ai tout simplement failli sauter à la mer à l’aller…sans aucun sens de l’exagération ni de dramatisation bien sur. 

Condition physique: on n’arrête pas de crapahuter partout, et on fait à peu près 15 fois le même chemin puisqu’il  faut courir après WizzBoy. 

Esprit: nostalgique mais joyeusement. 

Boulot: WizzBoy s’est découvert une vocation de chien de berger…il s’entraîne  avec des poules, c’est juste qu’il n’a pas compris qu’il fallait rassembler le troupeau. Il le disperse. Beaucoup. C’est du boulot. 

Culture: on est à fond! 

Message perso: I hope he got his first choice too.

Avis perso:Bon visiblement quand j’essaie de ne pas trop faire la mère fière de son fils, c’est trop subtil, alors attention, je vais me lâcher! 

Loulous:L’Ado est officiellement un génie, qui a eu 3 A* et deux A pour ses A levels et qui va intégrer l’université de son choix qui se vante d’être la troisième meilleure d’Europe et la 7eme du monde sur sa brochure. Bref, la Guinness a coulé à flots hier soir! Les autres ont la pression (sans jeux de mot!) geekado et princesse chipie ont juré de faire mieux.princessediva s’en fiche, wizzboy aussi,

Amitié:e-mail des qu’on rentre!

Love: heu-reux!

Courses: on va revenir chargés comme des fous d’irisheries!

Envie de:rester en vacances

Pic: c’est local


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A levels: today is THE day

Même en vacances au fin fond de l’Irlande, L’Ado ne peut pas être tranquille…il est même un chouïa stressé. On ne peut pas dire que je sois beaucoup plus calme. Et Marichéri essaie de le cacher, mais il est tendu aussi. Aujourdhui, on ne va pas visiter un monastère, s’extasier sur des falaises ou tenter de subtilement embarquer un mouton irlandais dans nos bagages. Non aujourdhui, on va essayer de trouver un endroit avec un wifi pétaradant. L’Ado va sortir son téléphone et son mot de passe. Avec ses deux parents au bord de l’étouffement…

L’Ado est vert. Il tremble trop pour taper correctement, il s’énerve. Il transpire, il est au bord de la crise d’asthme. Je ne suis pas mieux (alors que pourtant, je ne suis pas asthmatique comme lui). On va savoir. Soit mon bébé est un génie qui va aller à l’université de son choix, soit il est un bon élève et c’est pas si mal d’aller à l’université de l’Essex  à côté de chez nous, soit il est irrécupérable et autant le noyer directement (option proposée, en toute sérénité par Marichéri). Les résultats des A levels tombent aujourdhui. Soit on va joyeusement fêter ça dans le premier pub venu et l’abus de Guinness (pour L’Ado, on lui a promis en cas de résultats pétaradants) soit…ben, on ne sait pas trop. 


Source 

Je récapitule pour ce qui n’ont pas suivi depuis le début. En fin de lycée, on passe les terrifiants A levels. Comme tous les boutonneux ne vont pas à l’université ici (déjà, ça coûte d’un rein. Par an. C’est dissuasif), les A Levels sont très importants. C’est un vrai diplôme qui compte beaucoup. Les lycéens passent toute une série d’épreuves par matière. Il y a un joyeux mélange, sans aucune logique apparente d’écrits et d’oraux, de tests brefs d’une heure et de rédactions de 4 heures. On ne fait pas de moyenne générale, les matières sont considérées individuellement. Les notes sont très simples, quand on connaît: de A* (soit 90%), A ( 80%), B (70%) et ainsi de suite jusqu’à F (ça tombe bien puisque c’est aussi l’initiale de Failed, raté ce qui est le cas quand on a F). En pratique toutes les notes au dessous de 50% (de D) sont mauvaises. Déjà que D, c’est pas brillant et que C est à la limite…parce que ces notes sont essentielles pour l’entrée à l’université. En septembre dernier, L’Ado a dû envoyer un dossier de candidature de trois tonnes, avec résultats scolaires depuis l’âge de quatre ans, activités sportives, prise de sang et analyses d’urine (bon d’accord, j’exagère un peu. Mais juste un peu) à 5 universités de son choix. Ébahies par les talents épistolaires de L’Ado, 4 lui ont proposé une place. Mais attention, à part une université toute pourrie pas très regardante qui était prête à l’accueillir quelques soient ses résultats aux A levels, les autres ont posé des conditions de notes minimales à avoir selon les matières. A partir de là, L’Ado a dû accepter deux de ces propositions, et tant pis pour celles qu’il a refusées, il ne peut plus y aller après. Il s’agit donc de ne pas se planter en faisant ce choix final. Généralement, on met en premier l’université qu’on veut vraiment et en deuxième une fac moins cotée qui demande des notes moins élevées, pour assurer. C’est ce qu’a fait L’Ado, en sachant que son premier choix demande simplement qu’il est minimum A dans toutes les matières, en toute simplicité. 

Alors donc, après avoir fait une sorte de danse de la pluie dans le champ derrière au milieu des vaches ahuries en agitant désespérément son téléphone en l’air, L’Ado a eu le verdict. 
Comme expliqué au début, je n’ai qu’un accès épisodique à internet, je ne peux pas valider et répondre à vos commentaires aussi rapidement que d’habitude

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Blue list

On peut être en vacances et ne pas oublier de participer au défi liste de Zenopia. Je vous remets ses explications, ce sera plus simple. Voila ce que dit Zenopia (ça a un petit côté ainsi parlait Zarathoustra, non? ): « notre perception des couleurs varie en fonction de l’individu, de l’époque, du lieu, de l’imprégnation culturelle… Pour ce défi listes un peu particulier, je vais vous demander de choisir une couleur, de fermer les yeux et de laisser votre imagination créer des mots et des sensations que vous associez à cette couleur. Vous pouvez bien évidemment choisir la couleur que vous souhaitez mais, si vous êtes à cours d’inspiration, je vous propose de faire l’exercice à partir du bleu, thème développé durant tout ce mois d’août par Bernie pour son rendez-vous hebdomadaire, Lundi Soleil. » Ça tombe bien, j’aurais de toute façon  choisi bleu, qui est la couleur préférée.  

  
Alors bleu: sérénité-calme- enfance-été-fromage-bateau-bassin-jeux-rires-eau-oubli-vent.
Je n’ai qu’un accès épisodique à internet, je mets donc du temps à pouvoir valider les commentaires et encore plus à répondre, mais je le ferai! 

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Irish nostalgia

On est en vacances en Irlande, ou plutôt on est en pèlerinage en Irlande. Au départ, c’était à la demande de L’Ado, on a été surpris et puis ça nous a enthousiasmé. On a quitté l’Irlande il y a plus de 10 ans, apres y avoir passé 10 ans. Nos premières années d’adultes. On s’est marié à Dublin, on y est devenu parents. On est profondément attaché à ce pays. D’habitude, on deteste partir en vacances dans un endroit qu’on connaît déjà (je ne parle pas des vacances pour voir la famille bien-sûr). Mais cette fois, on a fait tout un programme pour revoir tout ce qui nous a marqué pendant ces 10 années et pour les montrer à nos enfants. Les trois premiers ont un passeport irlandais, c’est leur pays aussi. Pour expliquer notre état d’esprit, je vous remets le texte que j’avais écrit  pour un challenge bilingue l’année dernière, uniquement en version française. 


Ardgillan Castle, un de mes endroits préférés, et oui, on y est retourné! 

J’adore observer une nouvelle ville depuis l’avion, avant d’atterrir….sauf qu’on ne pouvait rien voir cette fois. On ne peut pas dire qu’il pleuvait des cordes, c’était pire, une corderie entière qui tombait du ciel. Pas de panique, c’est juste un jour pourri, après tout, on est en octobre. Il fera sûrement meilleur demain, non? Le terminal a l’air tout petit et vieillot…restons positif, ça ne veut pas dire que j’ai atterri au milieu de nulle part, dans un endroit coincé dans les années cinquante, c’est juste cosy. Parfait! Je ne peux pas me perdre. Où est la station de taxis? Est-ce qu’ils ont une station de taxis? Est-ce qu’ils ont des taxis? Tout va bien, je suis juste un peu ronchon à cause de la pluie. Tout va très bien.

Il faisait déjà nuit noire à 3 h 30 de l’après midi…pas de soucis, c’est juste un très mauvais jour, au niveau météo je veux dire, rien de plus. Si ça se trouve, c’est peut-être les pires conditions météo jamais enregistrées depuis qu’on a commencé à les noter…j’espère que le taxi peut se transformer en embarcation quelconque, on ne va jamais arriver jusqu’à B&B dans toute cette eau. Ah si…on est arrivé. A trois minutes de l’aéroport donc. C’est tout à fait normal, une capitale de cette taille, c’est pratique, tout est à portée de main, et non pas terriblement petit. Bien sûr, tout a l’air déprimant, mais c’est juste à cause du déluge, ça sera beaucoup plus pimpant sous le soleil. Demain. Probablement. Je n’arrive pas à croire que tout est tellement gris, humide, triste…je croyais que ça devait être vert! Rien qu’un peu de soleil ne peut arranger, non?
Non. Il a plu sans s’arrêter pendant 9 mois. L’été…il n’y a pas eu d’été, juste quelques petits rayons de soleil timide entre des averses à répétition. Mais ce n’était pas morose, ce n’était pas gris, ce n’était pas triste, ni petit ni déprimant, c’était splendide. C’était vert et doré et rouge, une explosion de couleurs et de joie (et je ne fais pas uniquement allusion à ma coiffure à cause de l’humidité). Il n’y a que dans une pinte que l’on trouve du noir et blanc. Ouvrez grands les yeux. Ne focalisez pas sur l’infinité de nuages, sur la mer terne, regardez plus bas, le château, les roses, les gens…appréciez la délicatesse de la vue. C’est extraordinairement beau. C’est l’Irlande et j’adore ce pays.
Je n’ai qu’un accès épisodique à internet, je mets donc du temps à pouvoir valider les commentaires et encore plus à répondre, mais je le ferai!

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Sunny Monday #33

Pour le rendez-vous de Bernie depuis l’Irlande, c’est bien du bleu que je vous propose mais un soleil voilé. On fait ce qu’on peut!


Bonne semaine à tous!

Je n’ai qu’un accès épisodique à internet, je mets donc du temps à pouvoir valider les commentaires et encore plus à répondre, mais je le ferai!

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