Goodbye Britain

Les déménageurs ont refermé le camion. On a claqué une dernière fois la porte de cette maison qui devait être notre for ever home, notre foyer pour la vie. On l’avait choisie après de longues recherches, on l’a agrandie, redécorée entièrement. On l’adorait, c’était la première fois de notre vie de nomades qu’on se sentait chez nous, posés, sans l’envie d’aller voir ailleurs. En fait, on se sentait chez nous en Angleterre toute entière, plus que n’importe où. Et puis le brexit est arrivé.

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Je l’ai déjà dit, le brexit n’a pas été un vote contre l’Europe, mais contre les européens, ça a ouvert les vannes à une xénophobie de tous les instants qu’on a pris comme une gifle. Les amis de 10 ans qui nous tournent le dos, les discours haineux des populistes du gouvernement, les vexations administratives, les insultes d’inconnus dans la rue, et l’usure systématique de nos droits, notre déshumanisation par une première ministre qui nous traite de bargaining chip, de monnaie d’échange et non plus d’êtres humains. Ça fait très mal. L’avenir de nos enfants qui s’assombrit, parce que leurs parents ont eu l’audace de naître ailleurs, les portes qui se ferment, le racisme qui flambe, l’ostracisme, la politique d’apartheid insidieuse du gouvernement, le pays qui s’enfonce, les nerfs qui craquent, l’angoisse qui s’installe jusqu’aux crises de panique à l’idée de simplement passer la porte de chez soi. Et rien. Pas une main qui se tend, pas une seule personne qui se lève pour dire que ça ne peut pas durer comme ça. Enfin si, nous, les européens qui nous battons encore pour défendre nos droit certes, mais aussi une certaine idée de l’Angleterre. Une idée qui jour après jour, discrimination après discrimination disparaît, dans l’indifférence totale de la population.

Mon Angleterre était belle, drôle, accueillante, ouverte, cosmopolite, tolérante, réfléchie, pragmatique, juste, généreuse, polie, irrévérencieuse, excentrique…je lui faisais totalement confiance. Pas un seul instant je n’aurais imaginé qu’elle sombrerait aussi bas et aussi vite. Mon pays merveilleux s’est transformé en bouge infâme où celui qui crie le plus fort l’emporte, un pays où règnent les bullies, les harceleurs xenophobes. Le bon sens a disparu au profit des pires idéologies, la haine a remplacé l’accueil, la lâcheté a pris la place de l’ironie. Mon Angleterre rêvée n’a peut être finalement jamais existé. Pas plus que ces amitiés qui se sont évaporées du jour au lendemain. Pas plus que cet esprit anglais que je trouvais si libre et qui n’était qu’une illusion. Le décor est tombé et ce n’est pas beau à voir. Le racisme, l’obscurantisme, le colonialisme moisi, la lâcheté, un mépris total pour l’autre, l’inculture, un sentiment de supériorité sur la terre entière, la bêtise crasse…et pourtant, ça fait encore mal. Pas facile de faire le deuil de mes illusions anglaises perdues. Alors on part, pour nos enfants, leur avenir, pour fuir brexitland, parce qu’il n’y a plus rien pour nous dans ce pays qui nous pousse dehors.

Les déménageurs seront demain devant notre nouvelle maison en France. Avant de partir de notre ancien foyer anglais, ils n’ont pas pu retenir une dernière réflexion désagréable, une blague plus que limite sur les français. Ils en ont fait beaucoup hier en pensant qu’on ne les entendait pas, ou peut être qu’on ne les comprenait pas, même si on leur parle en anglais…vu le niveau d’intelligence de ces gens, c’est possible. Je deviens aussi méchante qu’eux, il est temps de partir. Merci chers connards avec vos réflexions de m’aider à ne pas pleurer. Merci de me rappeler pourquoi on s’en va. Sans hésiter.

Goodbye Brexitland.

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Déménagement en vue…

Encore un titre en français…je ne sais pas si je vais réussir à m’y faire. On est en Angleterre pour deux jours, au milieu des cartons. Comme on aime bien s’amuser, on a décidé d’étaler notre déménagement sur 10 jours et de multiplier les allées et venues sous la Manche, qu’est-ce qu’on rit. Maintenant qu’on a les clés de la maison du petit requin (j’ai expliqué le nom hier) dans le Pas de Calais, il faut vider notre maison anglaise.

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Le sytème d’achat immobilier est totalement différent des deux côté. Ici, il y a un solicitor, un avocat pour les vendeurs et un pour les acheteurs, chacun peut se rétracter jusqu’à l’échange des contrats (un contrat par solicitor). Par contre, après l’échange, c’est pratiquement impossible, sauf à verser 10% du prix de la maison à la partie lésée. Soyons clair, nos acheteurs sont extrêmement antipathiques, brexiters et fiers de l’être, mais aussi très près de leurs sous. Ils ont essayé de rogner sur tout. Bref, maintenant qu’on a échangé les contrats, et qu’ils ont dû versé une caution de 10% ça m’étonnerait qu’ils changent d’avis avant la completion date, la date de transfert de propriété. Il arrive souvent que exchange et completion se fassent le même jour, c’est à dire que jusqu’à la dernière minute, avec les cartons chargés dans le camion de déménagement, la vente peut capoter. Cette fois, on n’a strictement aucune confiance, donc on a exigé un exchange anticipé. Le jour de la completion, nous serons en France. Il n’y a rien à faire, on a déjà signé tous les papiers depuis longtemps. Les solicitors se débrouillent entre eux, et c’est l’agent immobilier qui remet les clés aux nouveaux propriétaires lorsque le transfert bancaire a été confirmé par les solicitors. Ça permet de bien stresser pendant quelques heures, téléphone collé à l’oreille en attendant que le solicitor confirme que tout est réglé.

On a donc découvert hier comment ça se passe en France. La terre entière avait beau me répéter que plus rien ne pouvait arrivé depuis qu’on avait signé le compromis, je n’étais pas convaincue. En même temps je n’avais pas tout à fait tort. On est arrivé à l’heure chez le notaire, un monsieur extrêmement sympathique, un peu désabusé par la nature humaine, mais très drôle. L’humour noir, ça nous parle et ça nous a mis en confiance. L’agent immobilière (l’agente?…rhaa, je ne vais jamais arriver à communiquer en France, heureusement que je ne stresse pas) était là aussi et s’est révèle très agréable aussi vu qu’elle n’avait plus à faire la commerciale. Bref, on était tous potes et content d’être là, quand on a vu débarquer la fille des vendeurs. Mais pas eux. Moment de flottement, le notaire se lance, et donc chère madame, où sont vos parents? Ils ne peuvent pas se déplacer, je vais signer pour eux et puis c’est tout. Le moment de flottement s’est transformé en vent de panique, c’était carrément un cyclone de mon côté. Le notaire a été remarquable: la chère madame ne va pas nous embêter longtemps et aller fissa chercher ses parents ou ça va barder et qu’est-ce que c’est que ces manières de faire perdre du temps aux gens parce qu’on ne veut pas comprendre, hum, chère madame? On a cru que la pauvre mamie (que la fille est donc allée chercher) n’allait jamais réussir à parapher les dizaines de pages du contrat de ses doigts tout tordus et tremblotants mais ornés de bagues. Elle s’était pomponnée pour aller chez le notaire, contrairement à la fille. C’était touchant. Elle a fini par une signature à la calligraphie admirable qui fait honte à mes gribouillis. La fille (qui doit approcher des soixante dix ans est qui d’après l’agent immobilière attend l’héritage avec impatience) est reparti en grommelant toujours. On a récupéré les clés, échangé encore quelques plaisanteries sur la vanité du monde avec le notaire, et voilà.

Retour en brexitland et avec les déménageurs qui ont débarqué à l’aube. Ils ont commencé les cartons avec une logique qui m’échappe prenant une bricole par ci par là, en mélangeant mes petites culottes et les playmobils de Wizzboy, les livres de GeekAdo et les assiettes à dessert, les cadres de KnightyDiva et les coussins des chattes…ça va être un pur bonheur de défaire tout ça en France. En plus, dans chaque pièce ils laissent traîner une plante, un jouet, un tableau…l’un d’eux est franchement désagréable, vu ses réflexions on pourrait penser que ça le mettrait de bonne humeur de voir partir des étrangers. Ils reviennent demain, je sens qu’on va encore bien s’amuser. Jour un de notre déménagement à rallonge et l’humeur est mitigée. On y croit, ça va le faire.

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La maison du petit requin

Un titre en français, pour un billet tapé en France sur la route de Calais, avant de reprendre le tunnel vers l’Angleterre. Parce que ça y est depuis ce matin, on a une maison en France. On a signé chez le notaire. On a les clés. Je n’en ai pas trop parlé avant parce que jusqu’à la dernière seconde j’étais fermement persuadée que quelque chose allait rater. Ce n’est pas juste que je suis un chouïa pessimiste et stressée naturellement, mais parce que je suis habituée au système anglais où effectivement un achat immobilier peut s’écrouler à la dernière seconde.

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Enfin bref, on a acheté une maison en France, voilà on est prêt à quitter brexitland. J’ai encore du mal à y croire. Cette maison est à nous, dans le pays dont nous avons le passeport, et pas à une banque en plus. Personne ne pourra nous mettre dehors. C’est dire comme ces 18 derniers mois ont été épuisants nerveusement pour que j’en sois à tenir ce genre de raisonnement. Il faut dire aussi que depuis le premier janvier en Brexitland, le ministère de l’intérieur oblige les banques à vérifier les comptes des étrangers, officiellement pour débusquer les immigrés clandestins (c’est sûr, ils doivent avoir des comptes en banque garnis, vu qu’ils n’ont généralement même pas de quoi bouffer). On gèle directement leurs avoirs sans sommation, à charge pour eux de faire appel auprès du home office et de prouver qu’il y a eu erreur. Tout ça sans avoir accès à un seul centime pour payer un avocat bien sûr. Comme d’après le ministère lui-même il devrait y avoir 10% d’erreur, soit 10% de gens se retrouvant à la rue sans pouvoir utiliser leur propre argent, ça met en confiance. Et c’est tous les mois. Bref, ça m’a rendu légèrement parano, et doublé ma joie de posséder vraiment une maison ailleurs.

Enfin une maison…d’après l’agent immobilier, c’est plutôt un projet plein de potentiel. Soit dans le langage courant, une ruine. J’exagère, il y a des murs et un toit. Et ils tiennent. Les fenêtres flambant neuves font un peu bizarre au milieu. Il y a même le chauffage et l’eau courante. Bon par contre, niveau électricité, c’est d’époque. Ce n’est pas dangereux, les diagnostics sont formels, mais laborieux. Enfin, ça éclaire…ce n’est pas qu’il fasse tout redécorer, il faut tout restaurer. La cuisine est un bonheur…Je préfère encore manger trois fois par jour au Macdo plutôt que d’essayer de mettre un orteil là dedans, c’est dire, et ne me faites pas parler de la salle de bains, je vais pleurer. Vous allez me dire, qu’est-ce qui nous a pris, d’acheter un tel taudis? Ben justement, ce n’est pas un taudis. L’agent immobilier a raison (ça me surprend moi même d’écrire ça), il y a un potentiel énorme. Une fois qu’on aura arraché les 25 000 couches de papiers peints (y compris au plafond), fait passer un électricien, refait la cuisine et la salle de bains, ça sera très sympathique. Ça l’est déjà d’ailleurs à sa façon vieillotte et poussièreuse. C’est attachant. On a acheté à un couple charmant bien plus fragile et vermoulu que la maison. Ils y vivaient depuis leur mariage, il y a 70 ans. Rien que ça, ça m’a enthousiasmé.

Il y a eu une histoire, une âme dans cette maison. Visiblement, un précédent propriétaire, médecin, maire du village (on ne se refait pas, on a encore choisi un bled paumé) et original patenté avait fait construire un bassin dans le jardin pour son petit requin domestique. Si. D’où le titre, et les cris de joie de Marichéri et moi quand on a appris la chose. Le bassin est toujours là, il a servi de piscine aux enfants qui se sont succédés dans la maison par la suite. Il paraît même que le propriétaire du petit requin a enterré son trésor dans le jardin pendant la deuxième guerre mondiale devant l’avancée des troupes allemandes avant de prendre la fuite. Le trésor n’a jamais été retrouvé et attendrait toujours sagement dans le jardin, ou peut être la cave… deuxième salve de cris de joie. Il y a un grenier, avec une ancienne cuve pour l’eau de pluie, un dédale de salles mystérieuses à la cave, des cheminées de partout, des moulures aux plafonds, l’ancien bureau du médecin original qui se prenait pour un méchant de James Bond par anticipation, des carreaux de ciment d’origine, et un boulot monstre pour remettre tout ça en état mais bon…on a adoré.

Alors voilà on ne fuit pas bêtement brexitland, on a un projet, des choses à faire, à prévoir, à attendre, de nouvelles envies (au hasard, une cuisine…). Notre départ imminent n’est plus un échec, un renoncement, c’est le début d’une nouvelle aventure. Parce que je sens que la maison du petit requin n’a pas fini de nous occuper!

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Sunny Monday #2

On reste en blanc pour le challenge de Bernie. Blanc comme les mouettes qu’on croise à Douvres, avant d’embarquer pour Calais. Bon, j’ai triché, celle-ci vient de Bath, et j’ai préparé mon billet à l’avance. Je n’ai pas trop le temps de taper en attendant la navette, entre les enfants qui ont faim, veulent faire pipi ou en ont marre d’attendre et le fait que je suis en apnée des qu’on passe la douane…je suis claustrophobe, le tunnel m’angoisse. Et cette semaine, on ne va pas arrêter de passer sous la Manche. Dans la joie et les nausées, beuh. Je vous raconterai…(nos aventures, pas mes vapeurs dans le tunnel).

Bonne semaine à tous!

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Diana memorials Top 10

Soyons honnêtes, je n’avais aucune idée de top 10, on vit au milieu des cartons, ça ne m’inspire pas. Et puis je suis tombée sur un article phénoménal sur la BBC (brexit bullshiters and Company) à propos d’une statue commémorative de Diana. Je me suis dit qu’il fallait que j’en parle. J’en pleure de rire. Vous allez me dire que ça ne se fait pas de rire des morts, justement, je ne me moque pas de Diana (ça peut se faire aussi, mais ce n’est pas le sujet), mais de ceux qui ont pondu ces chefs d’œuvre.

10- On commence logiquement par le mémorial officiel à Kensington. Non, ce n’est pas juste un caniveau qui déborde, c’est un hommage à Diana. Enfin bon, si quelqu’un voit le rapport, merci de m’expliquer…

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9- quand il s’agit des Royals, on ne peut évidemment pas échapper à l’assiette, et encore je n’ai pas mis la pire. Sérieusement, pourquoi? Quel dangereux psychopathe a envie de manger ses baked beans sur la tête peinte d’une morte? Au sourire niais en plus. C’est un truc à couper l’appétit.

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8- Dans le même style, on a la pièce de monnaie…en même temps, ça ne fait que 5 livres. En gros, la tête de Diana morte, ça paie à peine un café et un muffin.

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7- C’est très frais tout ça, allez hop on enchaine avec l’indispensable figurine presse papier. Je n’aurais qu’une chose à dire: pourquoi? Qui a eu l’idée de ce truc infâme? Et surtout, est-ce que la personne en question est suivie? Par un psy je veux dire.

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6-Au moins, c’était ressemblant, alors que cette statue chinoise…le sculpteur est un génie: non seulement il a foiré les proportions ( ou alors je n’ai pas compris la métaphore des mains pelleteuses de chantier), mais il a réussi à faire en sorte que sa statue de Diana n’est pas la moindre ressemblance avec son modèle. Rien, même pas le bout du nez, la paupière gauche ou le mollet droit. A ce stade de non ressemblance, c’est une prouesse artistique. Quant au deuxième personnage, on ne sait pas qui sait, mais si on en juge par la statue de Diana, ça peut très bien être Harry, Lizzie, le pape ou un épagneul breton.

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5-On revient en Angleterre avec cette statue de Diana tout aussi ressemblante mais placée devant des pompes funèbres. C’est très frais.

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4-On arrive dans le sentimental, avec le mémorial construit dans la propriété familiale des Spencer par le frère de Diana lui même (enfin, il a payé des ouvriers, je ne pense pas qu’il soit maçon ). Donc, voilà, c’est un faux temple grec. Je suis sûre qu’il doit y avoir une explication logique, c’est juste qu’elle m’échappe. Encore un peu et on avait droit au puit en pneu et aux nains de jardin…

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3- Cela dit, c’est de bon goût comparé à la suite, c’est à dire le mémorial Dodi et Diana à Harrods. Ce n’est pas une blague. Ce truc cauchemardesque existe vraiment. Il y en a tellement je ne sais pas par où commencer. Les bas reliefs, les photos, la mini pyramide, le marbre, les dorures, les candélabres…c’est juste grandiose. La chose a été commissionnée par le père de Dodi, ancien propriétaire de Harrods et visiblement ce n’était pas installé dans les toilettes.

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2-Dans un autre style mais tout aussi artistique, on a la stèle commémorative érigée à Chesterfield pour les 20 ans de la mort de Diana. L’œuvre a été fabriquée en coquilles d’œuf. Vraiment. Qu’est-ce que vous voulez que je rajoute à ça?

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1- on finit avec la statue de Dodi et Diana toujours à Harrods, qui a inspiré ce top 10. C’est remarquable. Visiblement ils dansent tout en lâchant un oiseau. Voilà. Autrement dit des sosies ratés de Dodi et Diana, voire de simples passants, complètement bourrés se sont lancé dans une sorte de Macarena épileptique en sortant du bain et en terrorisant une pintade (je parle de l’oiseau) et quelqu’un a eu l’idée d’en faire une œuvre d’art commémorative. Il fallait y penser. Malheureusement la chose va donc être démontée. On se demande pourquoi. Ça doit être la pintade qui a protesté, elle ne supportait plus d’être associée à tout ce kitsch.

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Project 52 #2

Cette semaine, Ma’ nous propose église…je n’ai pas eu le temps de faire une photo de notre église de campagne, que je vous ai déjà mis sous toutes les coutures de toute façon. Alors, je suis allée voir dans les archives et j’ai demandé à Maricheri. On a des quintaux de photos d’églises, mais on a eu envie de vous ramener en Irlande.

Je vous avais déjà montré le monastère de Clonmacnoise en plein milieu de l’Irlande, dans le county Offaly, près d’Athlone. Soyons clair, c’est absolument paumé. Clonmacnoise est un monastère  qui date du cinquième siècle et qui a été fondé par Saint Ciaran (ça se prononce Kieranne) of Rathcroghan. Ça ne saute pas aux yeux sur la photo, mais cette petite église en ruine était en fait la cathédrale. Je le redis, Cloncmaoise est sublime et je ne peux que le conseiller à ceux qui voudraient visiter l’Irlande.

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Friday Feelings #146

Je suis en retard cette fois, c’est sûr pour les états d’esprit du vendredi de Zenopia et Postman…à mon avis, ça va se reproduire dans les prochaines semaines. Ce n’est pas qu’un déménagement international soit difficile à organiser et prenne tout mon temps, mais un peu quand même.

Fatigue: physique et ça change agréablement comparé à la fatigue nerveuse de ces derniers mois. Même si je suis évidemment toujours stressée, faut pas rigoler non plus.

Humeur: toujours hésitante

Condition physique: pareil

Estomac: alors là, c’est la fête! On s’empiffre dès qu’on sort du tunnel à Calais

Esprit: fumeux

Boulot: cartons-Tri-cartons-tri-cartons…

Culture: pfff…pas le temps!

Message perso: merci d’être là!

Loulous:L’Ado a dit au revoir à notre maison…sans regret, il préférait celle d’avant visiblement. Il a consenti à trier vaguement son bordel mais ça lui a fendu le cœur de jeter les vieux tickets de métro, un France Football antédiluvien, (Littéralement, puisqu’ il était au bas une pile sur laquelle Capucine s’est laissée aller), le cadavre de son cactus, et une collection de règles en plastique casées. GeekAdo est en transe, son prof principal lui a fait une lettre dithyrambique pour qu’on la transmette à sa nouvelle école en France quand il commencera. C’est bien simple, le collège va s’écrouler le jour où GeekAdo part. C’était tellement flatteur que GeekAdo a fini par avoir un doute: le prof a voulu faire une blague ou alors il est tellement content de se débarrasser de moi qu’il écrit n’importe quoi pour être sûr que je vais bien partir? KnightyDiva est dégoûtée, le collège ne fera pas une assembly spéciale pour son départ. Mais elle a eu aussi une lettre élogieuse à défaut d’être tout à fait réaliste. C’est dramatique, en fait c’est tout le système scolaire britannique qui va s’effondrer avec le départ de mes enfants. Sinon la prof là, elle est alcoolique? Gloussements de KnigthyDiva. PrincesseChipie est déçue, il n’y a pas de netball en France. Tu pourras faire du basket. Mais-euh, mamaaaan, c’est pas pareil parce que c’est différent. C’est pas faux. Mais ça ressemble quand même beaucoup. Non, mais elle a une meilleure idée, au lieu de se mettre au basket, elle va apprendre le netball à tous les français. Vous êtes prévenus. Wizzboy est très loin de tout ça. Il a bien compris qu’il allait pouvoir choisir tout seul la décoration de sa future chambre (j’ai été faible), on en est à un medley de fireman Sam et de dinosaure, avec des murs rouges, oranges et bleus, ça va être radieux.

Amitié: ce n’est qu’un au revoir…on ne sera pas loin et placé stratégiquement. Les copines expats françaises, vous n’avez aucune excuse, vous êtes pratiquement obligées de passer devant notre future maison à chaque fois que vous irez en France. Et les copines sur le continent, on arrive!

Divers: je fais ma maligne, mais bon… »çavaaller-çavaaller-çavaaller »…

Amour: lui, ça va déjà. Il gère tout avec un calme olympien alors qu’il est tout excité: Bientôt plus de problème d’approvisionnement en cornichon!

Penser à: arrêtez de dire hello quand j’appelle en France. En même temps, comme c’est toujours plus ou moins les mêmes gens que je dois joindre, ils me reconnaissent de suite: ah, c’est la dame anglaise. Ahaha.

Courses: c’est sûr, c’est la course en ce moment.

Envie de: calme…

Sortie: on n’arrête pas, on rentre dans le tunnel, on sort du tunnel et hop , on repart dans le tunnel…je rappelle que je suis légèrement claustrophobe. Tout va bien.

Pic: Capucine, alias the grumpiest cat in the universe joue aux playmobils avec les enfants….elle devient sénile, je ne vois que ça

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Thursday thunder: Ready to leave?

Hier, on a passé la journée en France, sous une tonne de paperasses, encore une fois. En fait, on est allé de très nombreuses fois en France ces derniers mois, pour préparer notre départ, enfin notre arrivée. Les enfants sont excités, heureux de partir à l’aventure, de découvrir vraiment un pays qu’ils ne connaissent qu’a travers les vacances. Ils sont impatients. GeekAdo se renseigne à fond sur le système scolaire français, il voit tout ça comme une extraordinaire opportunité. Il sait aussi que ça lui ouvre la porte à toutes les universités européennes grâce à Erasmus, porte qui risque bien de se fermer bientôt sur les étudiants britanniques. Wizzboy est le seul qui ne soit pas impatient, il ne comprend pas vraiment ce qui se passe et est un peu inquiet. Mais on lui a promis une plus grande chambre et qu’il pourra la décorer avec des stickers de fireman Sam partout. Il est ravi. Maricheri est tout content aussi. La seule qui ne trépigne pas d’impatience, c’est moi. Le problème, c’est que je n’arrive toujours pas à voir notre déménagement comme une arrivée, je suis coincée mentalement sur le départ.

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Je l’ai déjà dit, mais c’est la première fois que je pars de quelque part. J’ai changé plusieurs fois de pays, j’ai même fait des études pour ça. J’ai toujours eu envie d’aller voir ailleurs, jamais celle de quitter où j’étais parce que ça ne me convenait pas. J’adore l’Irlande et pourtant on a décidé d’aller en Angleterre. Pour découvrir l’Angleterre, pas parce que l’Irlande ne nous plaisait pas. Cette fois, je pars pour partir, à la limite peu importe la destination du moment qu’on ne reste pas en brexitland. C’est un chouïa moins motivant que nos autres déménagements. Je veux juste partir. Je ne décolère pas de ces 18 derniers mois, devant ce pays que j’avais choisi et que j’aimais devient, devant l’apathie générale, devant la montée des pires xénophobies, devant l’abdication du soi disant plus vieux parlement du monde face à un gouvernement incapable aux tendances antidémocratiques et c’est un euphémisme. Le brexit me bouffe la vie, joue sur ma santé, grignote les nuits. J’étais déjà une news addict, mais maintenant, je passe mes journées à décortiquer la presse. L’Ado se moque, me traite de keyboard warrior parce que je reste des heures et des heures sur les RS à faire ce que je peux, pas grand chose, mais participer à mon petit niveau. Parce que tout ce que je vous raconte depuis des mois me dégoûte, me révolte, me donne des nausées et qu’on ne peut pas rester sans rien faire.

Je voudrais retrouver la vie d’avant mon Angleterre d’avant, celle où je me sentais si bien. Mais même si le brexit était annulé demain, le charme est rompu. Je n’ai plus confiance. Je n’ai plus envie de vivre ici. Évidemment, si ce n’était que ça, on resterait, on ne s’amuse pas à perturber comme ça la vie de nos enfants pour le plaisir. Je ne vais pas vous embêter avec les détails techniques, chaque cas est particulier, mais nos enfants, même ceux nés ici ne rentrent pas exactement dans les nouvelles cases du home office, le ministère de l’intérieur qui décide du sort des européens. Alors on préfère prendre les devants. Mais bon, malgré les circonstances, c’est quand même une nouvelle aventure qui commence pour notre famille. Les enfants et Marichéri sont à fond. Pas moi. Ça m’énerve, je suis coincée mentalement sur le départ, je n’arrive pas à me projeter vers la suite. D’habitude quand on déménage (4 pays et 15 logements différents en 22 ans de vie adulte), je suis une vraie sale gosse qui trépigne d’impatience, je fais des tas de plans pas forcément réalistes pour la suite, j’attends avec gourmandise notre nouvelle vie, tout ça. Là, je suis bêtement soulagée de quitter brexitland, un peu inquiète pour la suite, mais sans m’y projeter du tout. Voilà. Ça ne va pas du tout, c’est mou tout ça. Je me contrarie moi même de ce manque d’enthousiasme. Je me sens toute terne. Beuh. Un déménagement, surtout en changeant de pays, ça doit être excitant, plein de possibles, ça doit me faire rêver. Ça m’a toujours fait rêver…alors le côté  » je suis soulagée », « c’est la moins mauvaise solution », franchement, c’est moyennement inspirant! Je ne me reconnais plus…

Mais bon, si j’ai perdu (momentanément j’espère) mes capacités d’enthousiasme dignes habituellement d’une sale gamine de 4 ans hystérique et bourrée de sucre juste avant Noël, j’ai encore ma mauvaise foi. Tout ça, c’est la faute des brexiters! Na. En 18 mois, ils m’ont tellement fatiguée, stressée, minée, terrifiée, écoeurée, épuisée…ils m’ont gâché la vie et ils me gâchent notre départ. Ça m’énerve…cela dit, je sens quand même que je commence à reprendre un peu d’énergie, non?

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Camulododum tour

Je continue dans les souvenirs avec la suite du billet d’hier et la visite guidée de Colchester. C’était il y a plus de 3 ans, WizzBoy était tout bébé.

On rencontre des gens qui ont l’air sympathique, on ne se méfie pas, et voilà comment on se retrouve à arpenter les rues de la ville entière derrière le centurion à jupette de mon dernier billet. KnightyDiva ayant malencontreusement informé la grande prêtresse druidique qu’elle étudiait les romains à l’école, la druidesse a absolument tenu à nous organiser une visite privée. Mais privée en public, devant les gens en train de faire leur course, de se promener, ou juste de se rouler par terre de rire à nous voir passer, le centurion en tête, suivi de 4 gamines ravies au début, une maman (quitte à me couvrir de ridicule, j’amène les copines avec moi), une poussette avec un bébé dedans et une autre maman, ( moi derrière ma poussette donc). Et après, les gens disent qu’il ne se passe jamais rien à Colchester et que ça manque d’animation!

On a commencé cette visite romaine, en toute logique par le château normand. Il est construit par dessus le temple romain, on en aperçoit quelques pierres, cris de joie des gamines, oh, c’est très vieux! Le centurion, le plumeau flamboyant sur son casque étincelant était très fier de nous montrer ça, comme si il avait effectivement participé à la construction.

On voit la délimitation entre la partie romaine et la partie normande, même sur la photo. Manque de chance, le château qui est aussi un musée, est en travaux, on n’a pas pu aller admirer les souterrains du temple. Parce que ça se visite. C’est d’ailleurs là que s’étaient réfugiés les femmes et les enfants pendant l’assaut de Bouddica contre la ville. Elle les a donc directement fait cramer dedans. Et bien, avec un sens pédagogique admirable, le musée propose des visites aux enfants des écoles, avec un son et lumière criant de vérité pour leur faire revivre cet événement désopilant. Mais qu’à cela ne tienne, notre centurion s’est proposé de nous faire un récit détaillé du massacre. On a eu du mal à lui faire comprendre que ce n’était peut être pas indiqué pour des enfants de 5 à 8 ans. Il a cédé, mais on voyait bien à son plumeau rabattu, que c’était à contre cœur.

On est heureusement resté à l’air libre. Il faisait beau, Wizzboy ébloui par tous ces vestiges dormait profondément dans sa poussette, les filles courraient après les écureuils, mais il a fallut suivre notre centurion jusqu’à l’autre bout du parc, pour admirer la muraille romaine. Alors, bien sur, c’est toujours vieux (nouveaux cris de joie des filles, mais moins prononcés quand même). Mais comme a fait remarqué PrincesseChipie: Ben quoi, c’est un mur. Exactement. Et Camulodonum étant une ville fortifiée, le mur faisait tout le tour. Après le parc, on a donc commencé à parcourir toute la ville pour admirer le mur romain, qui n’en finit pas. Il est partout, ce mur! Il y a des pans entiers qui se dressent fièrement, d’autres qui se devinent dans les murs des maisons médiévales, d’autres qui entourent des espaces verts…Alors qu’il n’a servi strictement à rien contre Bouddica et ses Icenis. Bref, il a fallut calmer le centurion, c’est bon, on l’a bien vu, son mur, passons à autre chose avant que les enfants (et moi) hurlent. On commençait sérieusement à avoir mal aux pieds…le centurion avait le plumeau carrément tombant, comme une vulgaire chaussette, sur le côté.

Vexé, il nous a peine montré le théâtre. Il faut dire que si les trois plus grandes ont feint un intérêt poli, PrincesseChipie avec toute sa délicatesse, a juste dit: Ben quoi, c’est un trou. Elle n’a pas forcément tord, mais le centurion l’a très mal pris. Je sens que ma fille n’est pas prête à faire carrière dans la légion romaine, ce qui est quand même un soulagement.

C’est comme le temple sous le château, le plus beau vestige du théâtre sert de fondation à une église. J’ai voulu ruser et ne prendre que la partie basse romaine en photo, résultat, on ne voit que la barrière en bois. Mais ça a eu l’air de faire plaisir au centurion, que je prenne des photos (alors que sans vouloir cafter, ma copine était plus occupée à distribuer des gâteaux aux filles pour les faire tenir tranquilles, qu’à s’émerveiller). L’ambiance s’est réchauffée un peu, le centurion a réajusté son casque, et c’est le plumeau bien droit qu’il nous a gratifié d’ explications détaillées sur le théâtre. Jusqu’à ce que KnightyDiva fasse remarquer que c’était écrit sur le panneau. Mes filles ne sont pas

sortables.

Du coup, on a fini la visite au pas de charge. Le centurion nous a expliqué qu’on ne peut pas voir le cirque, car les vestiges sont en plein milieu de la caserne. Et j’ai été finalement très fières de mes filles, puisque c’est leurs copines, et pas elles, qui ont déclaré à ce pauvre centurion au bord de la crise de nerf que c’était dommage de ne pas aller voir les clowns. Le pire, c’est qu’il n’a pas compris de suite ce qu’elles voulaient dire. Les pauvres enfants n’en pouvaient plus de toute cette marche, Wizzboy s’était réveillé et réclamait à manger, ma copine et moi en avions aussi marre de traîner tout notre petit monde…mais ça c’est bien fini, on a pu sauter à pieds joints sur une authentique mosaïque! C’était très drôle, elle est protégée par une plaque de verre et ça rebondit. Et je suis sûre que le centurion était de mauvaise foi quand il a dit que je ne pouvais pas faire de photo.

Je termine donc sur une photo de la brochure officielle…je ne sais pas pourquoi, mais je sens que la grande prêtresse druidique ne va plus nous organiser des visites privées. C’est dommage, le trimestre prochain, KnightyDiva fait le moyen âge, et on a un tout un quartier médiéval à Colchester!

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Camulodonum

Il y a 11 ans et demi, on débarquait à Colchester, sans savoir du tout où on mettait les pieds. On a déménagé ensuite dans un des villages de la communauté de communes, du borough council de Colchester. On est toujours pour très peu de temps encore, des colchesteriens. J’ai envie de me souvenir que j’ai apprécié cette ville, malgré sa réputation pas toujours flatteuse. C’est paumé, un peu plouc, pas très fun…mais ça a été chez nous. Du coup je vous ressors l’histoire de Colchester.

C’est une merveilleuse cité du non moins merveilleux Essex County, qui a donné au monde reconnaissant les escarpins vernis blancs, David Beckham, les auto bronzants oranges pétants, Russell Brant, et j’en passe ( j’ai vérifié, il y a même une entrée Wikipedia pour Essex girl, avec des blagues d’un goût très sur). Et donc, au milieu de son comté respirant l’élégance et la sophistication, Colchester s’enorgueillit d’être la plus vieille ville d’Angleterre. C’était la capitale quand Londres n’était encore qu’un tas de boue (dixit un de nos anciens maires…vous avez vu comme j’ai réussi à recaser du latin, comme ça, négligemment?). D’ailleurs, pour ceux qui ont lu Astérix chez les bretons, le match de rugby à la fin de l’album voit s’affronter Camulodonum (nom latin de Colchester) et Lunidinum (Londres). Les Romains se sont donc installés ici en débarquant en 43 (c’est la date, par leur pointure de sandale). Même l’empereur Claude est venu y faire un tour. Ça n’a l’air de rien, mais depuis, on n’a pas fait mieux en matière de visite d’état à Colchester.

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Malheureusement, les habitants du coin étaient beaucoup plus agités à l’époque que maintenant. Ils se sont bêtement vexés des taquineries des soldats romains, qui les ont un tout petit peu trucidé et poussé dans un coin (pour les survivants) pour pouvoir construire leur capitale britannique. Les légionnaires romains étaient comme ça, très joueurs. Les Icenis, la tribu locale, emmenés par leur reine Boudicca ont pris la mouche. Ils ont profité d’une absence de la garnison , partie en promenade champêtre rasé des villages plus à l’ouest, pour joyeusement massacré tous les habitants de la Colchester romaine, brûlant et détruisant tout sur leur passage. Les Icenis étaient aussi très joueurs. Qu’est-ce qu’on s’amusait à cette époque!

Du coup, les romains, vexés, se sont installés à Londres. Et se sont un tantinet vengés quand ils ont réussi à attraper Boudicca. Mais c’est quand même grâce à elle et à tout ça que les prix de l’immobilier sont plus abordables ici! Si Colchester était restée la capitale…et bien on habiterait probablement à Londres. Cela dit, dans sa précipitation à tout faire cramer, Boudicca a oublié quelques petits choses, et il reste de nombreux vestiges romains à Colchester, et même le seul cirque jamais trouvé sur toute l’île.

Fière de ce passé prestigieux, la ville, qui a également une forteresse normande construite sur les salles du temple romain organise des visites guidée dans les rues, pour permettre aux touristes ébahis comme aux habitants de ne pas louper la moindre petite brique romaine, le plus petit éclat de mosaïque encore la. Et c’est un centurion qui mène la visite. En jupette et casque à plume.

Si ça vous intéresse, le visitor center organise des visites en été. Sinon, pour ceux qui ont des relations avec l’historic society, on peut s’arranger pour avoir droit à son petit tour privé, youpi. Pour la plus grande joie de mes filles, j’ai des relations. Je vous ai déjà parlé de la grande prêtresse druidique? D’ailleurs, quand on sait que les druides ont été de farouches opposants à l’invasion romaine, on peut se poser des questions sur le sérieux de l’historic society, si une grande prêtresse druidique y côtoie aussi facilement un centurion…mais bon, on a eu la joie incommensurable de se ridiculiser dans les rues à suivre un agité en jupette pendant deux heures. J’étais partie pour vous raconter ça, mais mes explications qui ne devaient être qu’une introduction sont décidément trop longues. Rendez vous demain pour la visite guidée, attention, j’ai pris des photos!

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