Childfree holiday! 

Je crois que j’ai déjà mentionné une ou deux fois que Marichéri et moi  sommes en vacances, sans les enfants? Je ne voudrais pas me répéter… Bon d’accord, je radote! Il y a plusieurs années, encombrés, submergés, déjà parents de plusieurs gamins, on a décidé de prendre une fois par an des vacances de grands, juste tout les deux. Seulement voilà, pour cause de déménagement qui ne se faisait pas, on n’est pas parti pendant plus de deux ans. On n’en pouvait plus! 

  
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Alors donc, en parents ignobles, on laisse les enfants à la maison, non pas livrés à eux même mais sous la surveillance extrêmement bienveillante de Papi et Mamie, qui sont ravis de profiter de leurs petits enfants anglais, qu’ils ne voient pas tant que ça. Bien-sûr, Toddler 5 les connaît bien, il les a vu à Noel, et il leur fait coucou toutes les semaines grâce à Skype. C’est un petit malin, il a très bien compris que Papi et Mamie vivent dans l’ordinateur. Ils sont très forts, ils en sortent juste pour venir jouer avec lui. On peut faire pareil avec Mickey? En plus, c’est sympa, ils amènent plein de cadeaux, dont certains sont même comestibles: des cornichons, des fromages français, des cartes à jouer…et ils s’extasient devant tout ce que fait Todlder 5, y compris les bêtises. C’est parfait, le gamin adore. Les filles ont compris le truc depuis longtemps, en 24 heures, elles avaient déjà entubé mamie accepté, juste pour faire plaisir à mamie, une sortie dans leur magasin préféré. A tout hasard. C’est juste pour promener mamie, qui s’ennuie sinon. Ben voyons. Pareil, elles se dévouent pour jouer avec elle. C’est sûr que mamie adore les Barbies alors…les deux grands sont cools, tu vois, au dessus de ce genre de choses. Et sinon, papi et mamie ils ont pensé  au saucisson aussi? Bref, les enfants ne sont pas malheureux du tout, ils savent très bien qu’ils vont être chouchoutés pendant plusieurs jours. Ils nous ont pratiquement flanqué dehors, c’est bon là, Papa et Maman,bye bye, et n’oubliez pas de nous ramener des cadeaux . Petits ingrats. 

  

(Ça n’a rien à voir, mais comme on est à Bath, hop, une petite photo! )

Parce qu’on a eu beau attendre nos vacances avec impatience, être tout excités à l’idée d’être juste tous les deux, on culpabilise quand même comme des furets anxiogènes. On sait qu’ils s’éclatent mais bon…c’est ça le pouvoir magique des enfants, même quand on n’est pas avec eux,  ils nous gâchent la vie se rappellent à nous. On parle beaucoup d’eux. C’est la même chose à chaque fois. A Rome, on ne pouvait pas faire trois pas sans se dire que GeekAdo, passionné d’histoire aurait beaucoup apprécier. Ici, à Bath,  on sait que les filles  adoreraient les reconstitutions des costumes de Jane  Austen. On imagine L’Ado devant le buffet du petit déjeuner. On rigole bien en se disant que les ruines ressemblent à notre salon après une colère de Toddler 5…mais on  est aussi heureux, très heureux de se retrouver tous les deux, on arrive à parler d’autres choses que des enfants, sans être interrompu, c’est merveilleux! On n’a pas peur d’être réveillé par un gamin hurleur (ou un chat ), on fait ce qu’on veut comme on veut, y compris rien, ou juste lire tranquillement …bref, Freeeeeeeedom! 

On sait qu’on va retrouver des gamins heureux, et on sera ravis parce qu’ils nous manquent évidement. Mais on sera enfin re-po-sé. Papi et mamie seront aux anges d’avoir pu profiter de moments privilégiés avec eux. Bref, tout le monde est content. Je recommande  vivement les vacances de parents childfree, sans enfant. Le seul petit problème, que je ne m’explique pas, avec ce genre de vacances, c’est qu’il nous n’arrive souvent d’avoir un gamin de plus quelques mois après. On se demande pourquoi. 

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Jane Austen Reloaded

Je ne sais pas si j’ai évoqué le fait que Marichéri et moi sommes des parents ignobles certes, mais heureux, qui n’hésitent à partir en vacances tous seuls, sans enfants. A Bath donc, la ville de Jane Austen. Je me suis dis que c’était l’occasion de replacer ma biographie très personnelle de cette auteur désopilante, elle, contrairement aux bluettes hollywoodiennes indigestes qui massacrent régulièrement son œuvre. Parce que figurez-vous que je trouve l’œuvre de Jane Austen hilarante. Elle a un humour débordant, un sarcasme juste ce qu’il faut d’acide, une ironie délicieuse et un second degré délirant. Je comprends que ça puisse surprendre ceux qui ne connaissent que les horreurs cinématographiques qui s’en inspirent très vaguement. Je me suis même inquiétée, comme je l’ai lu en version originale, c’est à dire en anglais du début du 19 eme, je me suis demandée pendant un moment si j’avais bien compris. Peut-être que les merveilleux romans de Jane Austen n’étaient en fait que d’infâmes histoires gnangnan à l’eau de rose et pas du tout drôles? Je me suis renseignée, il y a plein de travaux universitaires qui confirment l’humour de Jane Austen et parlent de son ironie mordante, ouf!
Sérieusement, vous avez lu Pride and Préjudice? Les héros s’en prennent pour leur grade tout le long du livre, ils sont idiots, bornés, prétentieux, snobs, plein de préjugés, c’est un festival! Je préfère d’ailleurs ses deux romans les moins défigurés par le cinéma, Mansfield Park, où les héros rivalisent en imbécilité et sont couverts de ridicule du début à la fin (et le mariage final est expédié en quelques lignes paresseuses, pour être poli, parce qu’il faut bien se plier aux conventions de l’époque. On était comme ça en Angleterre dans les années 1810, très peu porté sur l’union libre et tout ce genre de choses) et Northanger abbey, petit bijoux de la littérature parodique (et oui, Jane Austen s’est hardiment moquée du courant littéraire gothique qui faisait fureur). Un de ses biographes Jenkins, compare même l’humour de Jane à celui des Monty Python!

  
Bref, j’ai décidé de réhabiliter cette grande comique, hop! Vue sa vie trépidante, il lui a effectivement fallu une sacrée dose d’humour pour ne pas de suicider directement, par neurasthénie. La petite Jane est née en 1775 et a grandit avec une tripotée de frères et une sœur, il faut bien s’occuper. Son papa était recteur (un peu comme vicaire), ce qui ne prête déjà pas à rire. Jane a presque étudié à Oxford (pas à l’université, dans une pension pour filles, faut pas rigoler non plus), mais elle attrape bêtement le typhus, ce qui est très gênant quand même. Du coup, elle rentre fissa chez papa et maman, d’où elle ne sortira pratiquement plus. Sûrement pour s’en débarrasser son père lui laisse heureusement lire tout ce qui lui tombe sous la main et l’encourage à écrire, pendant qu’elle fait ça, elle le laisse tranquille.

Jane commence à pondre des poèmes et des petits trucs comme ça, vivement soutenue par ses frères. Elle tombe sottement amoureuse d’un étudiant irlandais sans le sou, ce qui ne se fait pas du tout dans son milieu. Le pauvre garçon est évacué rapidement et Jane suit ses parents et sa sœur à Bath. Elle s’ennuie ferme et écrit ses premiers romans. Elle fait preuve d’un féminisme pétaradant en acceptant puis refusant la demande en mariage d’un riche garçon, Bigg-Wither. Contrairement à ses héroïnes fantoches, Jane n’a pas besoin de se marier pour exister! D’ailleurs, elle se dispute très bien toute seule avec son éditeur, qui pourrait quand même se bouger un peu et publier ses livres. C’est pas qu’il se fait tard, mais on est déjà arrivé en 1809 et Jane attend toujours . En plus, depuis la mort de son père, elle vit pratiquement sans le sou, avec sa mère et sa sœur et dépend entièrement de ses frères, c’est gênant. On sent que ça ne devait pas rigoler tous les jours.

Finalement, Sense and sensibility parait en 1811. Les autres romans suivent, et même le Regent devient fan d’Austen. Il était temps, puisqu’elle meurt en 1817 après de long mois d’agonie. C’est bien ce que je disais, heureusement qu’elle a pu s’amuser dans ses livres…

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Sunny Monday #9

Pour bien commencer la semaine (je ne sais pas si je vous ai dit qu’on est en vacances…je ne voudrais pas radoter, hiiii), Bernie propose de poster une photo ensoleillée et colorée. J’avoue que le saumon (la couleur, pas le poisson) qu’il a choisi pour le mois de mars me pose des problèmes…mais j’ai trouvé!

  
Dans le bureau, on a une affiche des fêtes de la Madeleine, à Mont de Marsan…le fond est bien saumon, non? Ce n’est pas une affiche pour la corrida, mais pour la beuverie. Soyons clair, les fêtes de mon sud-ouest natal sont très sympathiques (toute ma jeunesse…), celles de Mont de Marsan encore plus (non, je ne suis pas chauvine, du tout), mais c’est quand même légèrement alcoolisé. Cela dit, cette affiche qui me rappelle plein de souvenirs est un vrai rayon de soleil dans notre grisaille anglaise….enfin, ça l’était jusqu’à ce que L’Ado décide d’aller voir sur place à quoi ressemble ces fameuses fêtes. Cet été, il va les faire, avec un copain. Et là ça ne me fait plus rire. Non, parce que évidemment, j’étais très sage et raisonnable à son âge pendant les fêtes, mais c’est quand même quelque chose de particulier….mon bébéééée! 

Bonne semaine à tous, 

  

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My Own ABC #

Nouveau mois, nouvelle lettre, ça progresse doucement. On attaque les C (et les vacances, ça n’a rien à voir, mais je suis joie!)

C comme…

Colchester forcément.  Ma ville anglaise, que je défends avec fougue. On est à moins d’une heure de Londres, mais plongé dans un autre monde.  Le borough council de Colchester est très étendu, il va même jusqu’à dans le comté à côté, et comprend la ville bien sûr, mais aussi une vingtaine de villages (dont le notre) et une  île. Les Londoniens, qui ne sont que des jaloux, nous traitent de ploucs alors que je rappelle que Colchester est la première ville anglaise (historiquement), et était la capitale quand ces prétentieux vivaient encore dans un tas de boue. Non mais. On a des ruines romaines, des quartiers saxons, la mer, une campagne parsemée de manoirs Tudor et de villages charmants, des huîtres et des confitures mondialement connues (au moins. En tout cas en Angleterre)… Et bon, on a aussi des essex girls qui donnent au mot poufiasse un nouvel éclairage. Orange fluo, l’éclairage, comme leur tête. C’est bien simple vous prenez un umpa lumpa (ceux de Charlie and the chocolate factory), vous lui flanquez une perruque bonde peroxydée explosée au butagaz et vous avez un look esséxien.

  

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Colérique
: certains prétendent que j’aurais légèrement mauvais caractère. Je proteste énergiquement. Je ne pique pas des colères, j’exprime des opinions, après si les gens ne comprennent pas, je suis bien obligée d’insister, pour leur expliquer. Je me dévoue en fait. Voilà. 

Camilla: la femme de Charles. Elle a été copieusement détestée pendant des années, mais les gens commencent à l’apprécier, elle fait le job impeccablement (beaucoup mieux que Kate) et elle a un certain sens de l’humour (première rencontre avec Charlie: « mon arrière grand-mère était la maîtresse de votre arrière arrière grand-père, qu’est-ce que vous dites de ça? »). J’aime bien Camilla. Elle a eu un vrai job avant d’être Royal, elle a un certain je m’en foutisme vis à vis de l’opinion publique, un caractère trempé, parce qu’elle s’est quand même pris sans broncher des tas d’insultes pendant des années, et c’est une féministe engagée. Bref, Camilla n’est pas une potiche, elle. En plus, elle porte très bien le tambour sur la tête. 

  

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Cnut
ou Canute, on reste dans les Royals, mais qui datent un peu…Canute, fils de Sweyn évidemment, était roi d’Angleterre vers 1016. Attention, je suis repartie avec les noms saxons à coucher dehors. Ça m’amuse beaucoup. Canute a flanqué dehors son rival Ethelred. On ne peut pas dire que Canute ait eu une réputation de grand pacifiste ni de poète primesautier, mais il faut quand même lui reconnaître un sens remarquable du recyclage. Si. La preuve, il a épousé la veuve d’Ethelred, Emma (qui a un nom extrêmement décevant). Quand on a une reine encore en état de marche sous la main, pourquoi la jeter, autant s’en reservir. Canute était aussi très entreprenant, il a réussi à devenir roi de Norvège et du Danemark, tant qu’on y est pourquoi se gêner. Ses deux fils (allez hop, je vous mets les noms, je sais que ça vous intéresse),  Harold Harefood et Hartacnud (j’aime bien. Ça, c’est un nom Saxon qui claque!) étaient des crétins. En tout cas, ils ont bétement lapidé l’héritage paternel, c’est pas malin. Quand on pense  que Canute s’est décarcassé à massacrer des tas de gens pour avoir un joli royaume, et voilà le résultat! Pfff les jeunes, franchement…

Coronation street: un monument télévisuel british. Un soap qui pollue les écrans enchante les téléspectateurs depuis 1960 quand même. Je  critique, mais honnêtement je n’ai jamais regardé. Ce n’est pas du tout mon truc. Mais les acteurs qui y jouent depuis des décennies sont des célébrités ici, le set est un incontournable (même Charlie y est allé) et les histoires sont debiles à vomir des neurones variées. 

  
 

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Project 52 II #9

Aujourd’hui, Ma’ nous propose de faire un gros plan. Marichéri qui a eu une semaine très chargée au boulot, avant de pouvoir partir en vancaces (hiiiii) n’a pas vraiment eu le temps de se pencher sur la question. Du coup, je suis allée fait un tour toute seule comme une grande dans ses archives. C’est là que j’ai eu un doute, gros plan ou détail, c’est quoi la différence? Alors je me suis peut être plantée en choisissant, mais tant pis, j’aime beaucoup cette photo!

  
On vous amène dans le cloître de l’église collégiale de Saint Emilion, avec un gros plan (j’insiste) sur les superbes fresques encore présentes. J’ai fait découvrir Saint Emilion à Marichéri, et depuis on y est retourné plusieurs fois. C’est là que je passais toutes mes vacances avec mes cousins, chez mes grands-parents. Dès que j’ai été assez grande pour vadrouiller toute seule (et parce que je m’ennuyais ferme) , je partais  tous les après-midi l’été, donc sous un cagnat pas possible sur les petites routes bordées de hauts murs entre les vignes. J’ai arpenté des centaines de fois toutes les ruelles de Saint Emilion. Ce n’est pas bien grand, je connais encore chaque pavé, chaque pierre. Même si je trouve que ça a bien changé depuis mon enfance, et pas en bien. C’est de plus en plus touristique. Je sais où  acheter vrais macarons, pas ceux pour touristes justement  ( les vrais macarons de Saint Emilion, c’est une tuerie). J’ai pataugé dans le petit lavoir en pleine canicule (beaucoup plus sympa que le grand lavoir). Plus grande, j’ai eu doit à goûter l’infâme mousseux servi au cloître des Cordeliers, à ne pas confondre avec celui de la photo. 

L’église collégiale est un des premiers bâtiments que les touristes croisent, puisqu’on se gare en contrebas, le long des remparts. De l’autre côté,  il y a un joli musée de la  préhistoire, et si on rentre dans la ville,  l’office de tourisme qui permet d’accéder au cloître. La première fois que je me souviens d’y avoir mis les pieds (c’est sûrement arrivé avant) j’avais 8 ou 9 ans. Mon papi m’y avait amené, juste moi et m’a fait une de ses merveilleuses leçons d’histoire. Il était instituteur à la retraite, passionné par l’histoire et il faut bien le dire, un chouïa chauvin fier de son coin de France. Il avait un talent fou de conteur et cet été là, il m’a raconté l’histoire, église par église, pierre par pierre comme aucun manuel scolaire, aucun prof n’a jamais été capable de le faire. Saint Emilion, c’est mon enfance, celle de ma maman, et plein de souvenirs…et la réalisation que je n’ai pas le don de mon papi, parce que mes enfants n’ont pas eu l’air plus émus que ça quand je les ai amenés, toute retournée, dans le cloître de l’église collégiale. Mais GeekAdo est passionné d’histoire, il veut même être archéologue, tout n’est pas perdu…ça aurait fait plaisir à mon papi! 

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Friday feelings #50

C’est parti pour les états d’esprit du vendredi de Fédora (vous savez, ma copine qui a lancé un nouveau site génial Zenopia?) et Postman…je sens bien qu’il faudrait que je case une sorte d’intro, là pour expliquer encore une fois pourquoi je suis un peu en retard (en même temps, c’est toujours le matin, Ahaha merci le décalage horaire) mais je n’ai rien. Aucune idée. Ça promet pour la suite, ça va faire des étincelles tiens…

10h02

Fatigue: c’est bien simple, mon correcteur d’orthographe, qui est surmené, avait mis directement « fatiguée » 

Humeur: douteuse. Mais c’est bientôt les vacances (hiiiii) 

Estomac: vive le café!

Condition physique: gélatineuse.

Esprit: c’est le désert…le vide total. Ça fait peur. Bouh!

Boulot: bon, on ne va pas être désagréable, restons polies…et puis maman au foyer à 100% et pour un temps indéterminé, c’est sûrement très bien aussi. Il faut que je prenne une décision rapidement, je deteste entre dans le flou (c’est une image, je ne parle pas de ma myopie)

Culture: pour une raison que je ne m’explique pas, j’ai relu Northanger Abbey, de Jane Austen (oui, ça se passe en partie à Bath. Où on va en vacances. Mais je ne vois pas le rapport). C’est une parodie des romans gothiques à la mode à l’époque. L’héroïne, Catherine est une pauvre fille pas très futée qui confond une liste de courses avec une déclaration de meurtre et un panier de linge sale avec un cadavre…je résume un peu là. Enfin bref, c’est très drôle. 

Message perso: ne te décourage pas, tu commences juste, ça va se mettre en place.

Avis perso: le train, c’est très bien aussi. Je ne critique pas le train du tout. (Bon d’accord, c’est un peu un deuxième message perso. Je vous avais prévenu, je n’enclenche pas ce matin. Allez, ça suffit, je vais me faire un café , on ne peut pas continuer comme ça. Je reviens). 

Loulous: L’Ado est un martyr. Voilà. Et je suis une tortionnaire sanguinaire et sans coeur. Un tyran de la pire espèce. Cet enfant est un saint de supporter presque sans broncher toutes les horreurs sadiques que j’invente juste pour le faire souffrir atrocement…bref, je lui ai demandé de ranger sa chambre avant l’arrivée de ses grands parents. Pas de souci du côté de GeekAdo, sa chambre est impeccable. Trop. Ça fait peur. C’est normal de ranger ses bouquins pas ordre alphabétique? D’aligner ses figurines stars wars par ordre de taille? De plier ses chaussettes impeccablement en triangle? (Ça me perturbe, cette histoire de triangle…pourquoi des triangles? Ça a une signification cachée, il envoie un message ?). PrincesseDiva est joie, elle est ravie d’avoir été acceptée au collège catho, il y a une salle de spectacle avec une vrai scène, ça lui ouvre des perspectives, j’en frémis d’avance. PrincesseChipie a eu un succès phénoménal en Schtroumpfette pour la journée de la lecture à l’école. Elle était la seule à être bleue pétant, avec une queue. On se demande pourquoi. Toddler 5 commence à s’habituer très doucement à la preschool….on entrevoit un progrès léger. Très léger. On y croit, un peu. Du coup, il est encore plus collant à la maison. 

Amitié: merci les filles!

Love: il compte les heures avant les vacances. Hiiiiii. 

Courses: c’est fait. J’ai vu large. Parce que bon, je ne culpabilise pas du tout de laisser les enfants s’éclater avec papy et mamie quelques jours, mais juste au cas où,  je leur ai rempli frigos et placards à fond, ils ont de quoi tenir 3 mois. 
Sortie: hiiiii. Hiiiiiiiiiiii. Hi. J’ai du vocabulaire, non? Hiii. 

Envie: voir au dessus.

Pic: j’ai acheté des chaussures rouges de grande pour les vacances. Mais apparement  il va pleuvoir,  peut-être même neiger. C’est pas malin, je fais quoi maintenant? J’attends dimanche pour voir si je reçois des docs rose fushia pour la fête des mères? (c’est ce dimanche ici) 

  
10h52

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Thursday Thunder: working period

Une colère du jeudi un peu spéciale, j’ai beaucoup hésité avant d’en parler et encore plus avant de publier, ça peut être mal compris…Attention, ça va saigner, littéralement. Une entreprise à Bristol a décidé d’une nouvelle politique des ressources humaines pétaradante, concernant les règles. Je veux dire celles des femmes tous les mois, si. Parce que c’est évident, c’est à l’entreprise de se mêler de ce genre de chose. Alors donc, la directrice explique gentiment (article en anglais ici) que pour promouvoir un environnement sain et joyeux, tout en améliorant la productivité,  les femmes seront invitées à ne pas venir travailler quand elle ont leurs règles,  pendant leur « période hivernale » . Il parait que de toute façon, elles sont beaucoup moins efficaces à ce moment là, alors que leur créativité explose juste après les règles, pendant la « période printanière ». Rien que ce vocabulaire de Bisounours post soixantehuitard me tape sur les nerfs. C’est quoi cette histoire de saison? 

  
Toujours d’après cette directrice attentionnée, il faut aller au delà des règles (comme Buzz Lightyear, to infinity and beyond), parce que c’est quelque chose de naturel. On est bien d’accord, alors pourquoi en parler en utilisant un charabia débile? Je cite toujours:  Pendant la période hivernale, la femme doit se recentrer sur elle-même, rester au chaud et nourrir son corps et son esprit…non mais, ça va pas mieux?  Il faut arrêter de fumer ses tampons, c’est plein de produits toxiques ces trucs-là. Rassurez-vous, pour les cyniques obtuses comme moi, il y aura une conférence d’une psychologue pour apprendre comment améliorer son bien-être spirituel pendant les règles. WTF? Déjà en temps normal, je  ne supporte pas qu’on me parle comme ça et qu’on se mêle de mes affaires, alors si ça tombe pendant mes règles, je risque carrément de mordre.  Les femmes seront encouragées à célèbrer leurs règles sur leur lieu de travail et à en parler avec leurs collègues. Youpidoo….et après on fait un feu de camps à côté de la machine à café et on tresse des fromages de chèvre avec les orteils ? J’avais déjà du mal à dire bonjour poliment à certaines collègues un chouïa crispantes, il ne me serait pas venu à l’idée de leur parler de mes règles! 

Attention, les règles douleureuses, je connais. Avant d’avoir des enfants, il m’arrivait même d’en tomber dans les pommes tellement je les célébrais (dont une fois en terrasse d’un restaurant, je me suis affalée avec grâce directement sur la table d’un couple de touristes americains, qui ont failli en faire une attaque). Je manquais effectivement le lycée pratiquement une fois par mois. Mais je me soigne et j’ai appris à gérer.  Comme le disent beaucoup de femmes dans les commentaires de l’article,  on prend sur soi, merci et on n’a surtout pas besoin que notre employeur s’en mêle. Je suis tout à fait d’accord pour faciliter la vie de celles qui ont vraiment un problème. Il est scandaleux qu’elles ne puissent pas prendre un jour maladie si besoin. Mais justement, elles le peuvent déjà, comme tout le monde. Et je trouve ça insultant pour elles de toutes nous mettre dans le même panier. Comme si les douleurs atroces de certaines étaient comparables à la légère gêne des autres. C’est ridicule, à lire l’article on a l’impression qu’être une femme et donc avoir ses règles, c’est une maladie ou un handicap et qu’on ne peut pas avoir une vie professionnelle normale à cause de ça. 

Le pire, c’est qu’au-delà du vocabulaire mystico-délirant, les intentions de cette dame sont sûrement très bonnes et motivées par une certaine forme de féminisme. Mais je trouve que c’est totalement perverti. Amenager le temps de travail pour celles qui en ont vraiment besoin c’est bien,  mais là , nous réduire à de pauvres petites choses fragiles que la société doit protéger au moins une fois par mois, je ne suis pas sûre  que ça  fasse  avancer le droit des femmes dans le bon sens. Encore un peu, et elle va nous dire qu’on est impure pendant les règles! Sérieusement, j’ai l’air d’une petite chose fragile? Non mais. 

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Royal collection top 10

C’est plus fort que moi, je ne peux pas m’empêcher de faire des tops 10! Et là, c’est du lourd…Elizabeth, la reine va fêter ses 90 ans le 21 avril, le royaume est en émoi. Il y a même une petite sauterie d’organiser exceptionnellement ce jour là (j’en reparlerai évidemment), alors qu’elle fête d’habitude son anniversaire en juin, pour de sombre histoire de météo. J’ai appris dans la presse et avec ravissement que la boutique officielle de la monarchie propose des souvenirs exprès pour l’occasion. Si. Comme Mickey ou le premier club de foot venu, Lizzie a sa boutique officielle. Je n’ai pas pu m’empêcher d’aller voir ça, c’est somptueux. Carrément. J’ai même eu du mal à ne choisir que 10 euh…souvenirs, tellement j’étais subjuguée, et franchement, le classement a été difficile à établir, ils sont tous plus magnifiques les uns que les autres. En plus ça coûte un bras. Si ça vous intéresse, vous pouvez les acheter en ligne ici. Après tout, c’est vous qui voyez, chacun ses vices goûts. Toutes les photos viennent d’ailleurs du site. Je précise aussi à l’intention des petits comiques que le premier qui m’offre une de ces monstruosités pour faire une blague, je la lui fait bouffer. Je dis ça comme ça, en toute amabilité bien sûr. 

10- On commence par un indispensable, le pot pour ranger son thé. C’est là que je suis contente de ne pas aimer le thé. Enfin bon, vous savez ce que c’est, avec le thé, si on n’a pas les bons accessoires, on en fiche partout. Alors que là, pour la modique somme £225, vous avez un magnique tea cady qui commémore le couronnement de Lizzie. Si. C’est admirable.

  
9- En Angleterre, il arrive parfois qu’il pleuve. Principalement à 3 heures à la sortie de l’école, ou alors il grêle. Non je ne suis pas grognon, je suis trempée et frigorifiée. Mais c’est ma faute, c’est parce que je ne suis pas équipée correctement.  Alors qu’avec ce sublime parapluie, non seulement j’aurais été protégée des intempéries,  mais en plus j’aurais pu proclamer mon attachement à Lizzie, et mon souhait qu’elle règne le plus longtemps possible. Je me demande si Charles a un parapluie comme ça…

  
8- On continue avec un grand classique, l’assiette commémorative. A £89 pièce, c’est cadeau. Pourquoi ne pas prendre toute la collection? Il y a les tasses à café assorties et même les boîtes à pilule. C’est sûr que pour acheter ça, il faut être sous une influence médicamenteuse, voire chimique. Ça me laisse sans voix, tiens. 

  
7-Si vous ne voulez pas vous encombrer avec la vaisselle souvenir, pas de problème, hop, voilà le foulard décoré d’assiettes. C’est sublime. Il fallait y penser. Ou pas. A mon humble avis le type qui a pondu ça venait juste de croquer l’intégralité de sa boite à pilules commémorative. Peut-être la boite elle-même aussi. 

  

6- Pour les bricoleurs, on trouve le coussin à broder soi-même. C’est quand même plus fun que le même modèle mais déjà fini. Cette œuvre d’art est vendue avec le fil, mais je trouve ça restrictif. Pourquoi ne pas laisser libre court à son talent créatif et changer les couleurs ou rajouter du vert fluo ou du orange pétant? 

  

5- On repart nager dans la  joie et le thé, avec le bonnet à théière. Forcément, ce genre de chose est toujours d’un goût très sûr, mais là, on atteint des sommets. En plus, sur l’arrière, il y a « God save the Queen » brodé en bleu. Elle est comme ça Lizzie, un vrai petit isolant pour thé à elle toute seule. 

  

4- Puisqu’on est en plein afternoon tea, j’enchaîne avec le présentoir à gâteaux. Rien que son prix m’a laissée béate d’admiration. Ça coûte £395. Voilà. Je ne sais pas quels genres de gâteaux on doit mettre dessus par contre. Un instant, je me sens vaseuse, je reviens…

  

3- On va sortir de la vaisselle, là, parce que je n’en peux plus.  Voici donc un diadème. Évidemment. Je pourrais faire des blagues et me moquer des pauvres filles qui achètent ce truc infâme.  Mais ce serait méchant. Heureux les simples d’esprit et toute cette sorte de choses…en plus, c’est discret, ça va avec tout.  

  
2- Dans les bijoux, on a aussi la broche. En même temps, personne ne vous oblige à l’acheter. 

  

1-On termine par une dernière pièce de la  resplendissante collection de vaisselle commémorative. Je ne m’en lasse pas.  Non, ce n’est pas bétement un mug, c’est une choppe pour la bière (c’est marqué dessus, beer tankard). J’adore ce charmant rappel, subtil et touchant des origines un chouïa allemande de Lizzie. 

   

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Secondary school places

Grand jour aujourd’hui pour les enfants en dernière année de primaire et leurs parents soit un demi-million de familles d’après la BBC. Beaucoup de gens donc, y compris PrincesseDiva, mais pas moi…je me suis fait des noeuds, je croyais que ça tomberait encore pour mon anniversaire, comme pour L’Ado. Ou GeekAdo…je ne sais plus.  Enfin bref, PrincesseDiva m’a informé élégamment de ma nullité absolue ce matin, et comme un demi-millions de parents anglais,  je me suis jeté sur ma boite mail à midi. Le message de onlineadmission était là. J’ai cliqué nerveusement, pourvu qu’ils ne l’envoient pas dans un collège à l’autre bout du comté, ou plus près mais complètement miteux. Rhaaaa. Bref, aujourd’hui les futurs collégiens anglais ont appris dans quel établissement ils vont à la rentrée prochaine. 

  
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En septembre dernier, on a reçu un courrier nous informant qu’on avait une enfant en dernière année de primaire. C’est gentil de me le rappeler, j’en ai tellement des gamins, je ne sais plus où je les range. Comme PrincesseDiva ne va pas dans une école privée, il faut passer par le county council  pour choisir son collège. Enfin, quand je dis choisir, c’est la version optimiste. On donne une liste de 5 établissements (ça dépend des comtés, ça va de 4 à 6) , par ordre de préférence, et on croise les doigts. Selon les statistiques officielles, près de 15% des élèves n’ont pas été acceptés dans l’école qu’ils avaient mis en premier. Il y a de grosses differences régionales, dans certains quartiers de Londres, on atteint les 25 %. Et il ne faut pas oublier  les 4% de malheureux gamins qui ne sont acceptés dans aucun des collèges sur leur liste, et que leur county case importe où , là où il reste de la place. Donc une école qui n’a été demandée par personne. Ce qui est suspect quand même. C’est d’ailleurs pour éviter ce genre de situation que les counties  recommandent de bien  mettre autant de collèges  que possible sur sa liste de choix. En toute logique, j’en ai donc indiqué 3 au lieu de 5. Sur le moment, j’étais confiante, mais avant d’ouvrir l’email ce matin, beaucoup moins. 

Je ne reviens pas sur les différentes types de collèges, privés, publics, sur concours (les grammar School), de toute façon, tous les parents se prennent la tête en septembre pour choisir. Pour les écoles primaires, il y a un système un peu comme la carte scolaire en France , en gros (très gros) on va à la plus proche de chez soi. Pas pour les collèges, ce serait trop simple. Chaque école primaire est feeder school d’un collège, c’est à dire fournisseur d’élèves et c’est dans celui là que vous avez de grandes chances de retrouver votre gamin. C’est d’ailleurs pour ça que la majorité des familles en font leur premier choix, pourquoi se compliquer la vie en demandant un truc bizarre, Ahaha. On a demandé un truc bizarre, un collège  confessionnel (catholique, c’est une minorité ici. Une minorité essentiellement irlandaise d’ailleurs ) . Et dont ne dépend absolument pas notre  école primaire.

Le collège dont dépendait notre ancienne école primaire ne nous plaisait pas du tout, non pas parce qu’il avait une sale tête, mais  parce qu’on avait épluché le rapport d’inspection de l’Ofsted. Tout est en ligne et les établissements sont aussi classés selon leurs résultats aux examens. C’est comme ça qu’on a découvert le collège catho, qui est excellent à tel point qu’il suscite des conversions subites à l’approche de la dernière année de primaire. Ça vaut d’ailleurs la peine de lire le rapport d’inspection en détails, pas de se contenter des notes globales. Notre collège a perdu des points parce qu’il n’y a pas assez de diversité religieuse. C’est pas faux. Pour un établissement catholique. Bref, ça a été notre premier choix pour L’Ado, pour GeekAdo et donc maintenant pour PrincesseDiva. Le fait d’y avoir déjà un frère aide beaucoup, mais ça ne suffit pas. 

Les collèges confessionnels ont leurs propres règles d’admission et on y rentre en remplissant un dossier complémentaire, contresigné dans notre cas  par le prêtre de la paroisse catholique (déjà il a fallu mettre la main dessus. Il n’y en a pas tant que ça ici). Plus on est catholique zèlé, plus on a de chance d’avoir une place, d’où l’assiduité remarquable des nouveaux convertis trois mois avant l’envoi des dossiers, bizarrement, ils ne mettent plus les pieds à l’église après. Pour L’ado, on s’inquiétait, il était assez bas dans les critères d’admission, bien que prioritaire en sa qualité de baptisé. Mais il y avait mêmes des élèves du comté à côté qui demandaient ce collège! Pour GeekAdo, j’etais moins stressée  plus  confiante, en ayant un frère dans le collège, il gagnait encore des points et surtout le comté a changé les règles du transport scolaire. Les bus scolaires étaient gratuits pour les écoles confessionnelles, maintenant, c’est juste pour le collège le plus proche en ligne droite (c’est sûr, on y va en volant) du domicile, d’un coup ça a libéré des places. 

Quand on n’obtient pas l’école voulue, on peut se retrouver sur liste d’attente ou faire appel, devant une commission indépendante. Vous avez quand même intérêt à trouver une très bonne raison pour ça, parce que si le county vous a attribué une place, même dans votre dernier choix, il a rempli ses obligations. C’est d’ailleurs pour ça que je n’ai mis que trois collèges sur la liste de PrincesseDiva, pour ne pas envoyer ma gamine dans une école pourrie (parce que honnêtement, les deuxième et troisième ne me plaisaient déjà pas, alors…) et me couper toute possibilité d’appel.

Enfin bref, GeekAdo va  avoir la joie d’être rejoint par sa soeur en septembre, youpidoo. Elle a déjà prévenue qu’elle fera semblant de ne pas le connaître  et lui est en train de dresser un code de bonne conduite pour leurs trajets en bus en commun. Ça promet. 

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Leap year proposal

Ça n’aura échappé à personne, on est le 29 février, c’est une leap year, une année bissextile. Et donc comme le rapportent certains journaux français qui n’ont pas tout compris, c’est le jour où traditionnellement les femmes  pouvaient faire des demandes en mariage. Oui. En Irlande donc. Ce n’est absolument pas une coutume anglaise. Je ne citerai pas l’article, pour ne pas leur faire honte, mais bon  ça se vérifie quand même facilement ce genre de choses. Chers apprentis journalistes n’oubliez pas, Google est votre ami.

Alors donc, en Irlande (vraiment pas en Angleterre), la petite Brigid s’ennuie. Brigid qui est bien sûr de Kildare, à l’ouest de Dublin, un coin connu pour ses haras maintenant et l’élevage de chevaux , plutôt que celui de  saintes qui périclite depuis Brigid, il faut bien le dire. Ce n’est toujours pas en Angleterre. Il  n’y avait pas beaucoup de distractions au 5eme siècle, et Brigid ne sait pas quoi faire. Et voila-y-il  pas qu’un certain Patrick, saint de son petit nom, débarque et hop, fait son intéressant à convertir tambour battant tout le pays au christianisme (c’est une image, je ne pense pas qu’il ait eu un bodhrán, un de ces tambours irlandais charmants, surtout quand ils sont silencieux). Ça met de l’animation et Brigid n’hésite pas aller voir Patrick (bon dit comme ça, et avec les tambours, ça fait carrément groupie qui va à un concert…je m’égare). Pour une raison obscure, Bridgid ne trouve rien à lui dire. Alors qu’ il y avait des choses à demander à ce bon Patrick pourtant. Comment il fait pour faire fuir les serpents (ça m’intéresse vivement)? Est-ce qu’il était dopé pour traverser comme ça la mer d’Irlande, deux fois de suite en plus , parce que bon, c’est sportif? C’est quoi ce fétichisme du trèfle? Et cette passion pour la randonnée? 

Rien de tout ça, Brigid râle juste parce que c’est pénible quand même, de devoir attendre que les garçons se decident à faire leur demande en mariage, ils sont empotés, ça prend trente ans et on n’a pas que ça à faire, surtout vue l’espérance de vie au 5 eme siècle. En plus, il faut aller tresser des aiguilles de pins pour convertir les gens et passer à la postérité, pas rester bétement plantée à attendre que ces messieurs se lancent.  Du coup Patrick qui est très serviable, décréte qu’exceptionnellement tous les 4 ans, le 29 février, les femmes peuvent à leur tour faire des demandes en mariage. Et voilà. En Irlande donc. Des mauvaises langues prétendent que Brigid en aurait profité aussitôt, la petite coquine pour demander à Patrick de l’épouser. Je ne veux pas briser le romantisme, mais elle s’est pris un refus cinglant… En même temps, c’est une bonne chose, parce que selon les historiens, Brigid avait 9 ans à la mort de Patrick. 

  
 Source …pourtant, ils étaient mimi tous les deux, non? 

Comme il était quand même très sympathique, ce Patrick (je rappelle qu’il n’a pas hésité à donner son nom à une beuverie planétaire, tous les 17 mars), il décide aussi que les goujats qui refusent la demande en  mariage auront un gage et là dessus, il roule une pelle à Bridgid, pour la peine. Ou lui fait une petite bise  sur la joue,  les témoignages d’epoque sont confus. Après ça, des moines irlandais amènent  cette charmante coutume avec eux (c’est pas lourd, niveau supplément de bandage, une coutume, ça passe) quand ils vont établir des succursales monastères en Écosse. Toujours rien à voir avec l’Angeterre. En 1288, les écossais précisent même dans une loi que le type bien embêté, qui n’est pas intéressé et refuse (ça peut arriver…) doit payer une robe et des gants à la demoiselle. C’est toujours ça de pris.  Si ça se trouve, il y a de petites malignes qui profitaient du 29 février pour refaire entierement leur garde-robes à peu de frais, à coup de demandes en mariage à tout ce qui bougeait pendant 24 heures. La légende, encore elle veut que cette charmante loi écossaise est été promulguée par la reine Margaret, célibataire et un peu aigrie. Ahaha. Margaret avait 5 ans en 1288. C’est plutôt une bonne chose, qu’elle est été célibataire, non? La légende a vraiment l’esprit mal tourné. 

Enfin bref, des tas de gens en profitent aujourd’hui pour monter des opérations publicitaires au goût douteux, des sites de rencontres aux radios locales même ici, en Angleterre. C’est la joie,  youpidoo. Parce que c’est sûr, une femme n’est pas fichue de demander son copain en mariage  toute seule, comme une grande et n’importe quel jour. Et le type rêve forcement que la chose est lieu en public et se retrouve sur  YouTube. Avec son air ahuri en gros plan et le logo de Télé Plouc. Personnellement, j’étais profondément contre le mariage, Marichéri aussi d’ailleurs. Et puis on s’est rencontrés, et dans un élan de romantisme remarquable, il a sorti un papier et un crayon (j’aurais dû me méfier, c’est rare quand un geek écrit à mains nues, sans clavier), alors donc, pour notre mariage, on s’organise comment? Technique imparable, ça a marché. 

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