Thursday Thunder: the right side of the sofa

Attention grosse polémique à la une de presque toute la presse britannique, parce que  bon, c’est du lourd. Vous allez voir, c’est beaucoup plus important que le nouveau budget, le prochain référendum sur l’Europe ou les élections américaines. Un peu de sérieux. Bref, quelqu’un dont le nom m’échappe et que j’ai la flemme d’aller chercher a remarqué que dans les merveilleux show matinaux pas du tout lénifiants de la télé britannique  comme dans les News, quand il y a deux présentateurs, dont une femme, elle est toujours à assise à droite pour le téléspectateur. Le presentateur lui, est donc toujours à gauche. Non seulement c’est une reproduction fidèle des places qu’occupent un couple devant un prêtre lors d’un mariage, mais c’est surtout affreusement sexiste, si. 

  
 
J’en suis toute retournée tiens. Je pensais bétement que le sexisme, ça se voyait plus dans les différences de salaire entre hommes et femmes, ce genre de choses. Bref, j’ai failli pouffer bêtement  et conseiller aux offensées professionnelles de s’investir dans des combats un chouïa plus critique pour la condition des femmes. Parce que franchement, ça fait avancer l’égalité homme femme de se préoccuper du plan de table des émissions la BBC?  C’est quand même d’une importance limitée comme ça au premier abord…et bien non! Parce que la BBC a refusé la demande d’une présentatrice d’être assise à gauche, et y a placé un petit nouveau inexpérimenté (ceux sur la photo, qui vient de ), pourquoi? Ça a l’air totalement anecdotique, mais ça se répète dans toutes les émissions ou presque et sur toutes les chaînes.  Sur Channel 4 c’est pareil, sauf que quand le  présentateur n’est pas en studio (il peut faire un interview  à l’extérieur par exemple) et bien paf, sa collègue change de place au lieu de rester dans son fauteuil habituel, et s’installe à gauche (toujours du point de vue du téléspectateur). Pourquoi? 

  
Apparement, la place de gauche est importante dans un duo parce que le téléspectateur occidental est habitué à regarder d’abord à gauche (dans le sens de lecture). Il associe inconsciemment cette place à une forme de pouvoir ou d’autorité. Il semblerait qu’en cas d’indécision, on vote plus facilement pour le candidat dont le nom est à gauche sur un bulletin (ici, on a tous les noms sur le même papier et on doit cocher). Les profs s’adresseraient naturellement en priorité à la gauche de leur classe, d’ailleurs les élèves placés là réussiraient mieux. Il existe aussi une convention au théâtre qui veut que le héros soit à gauche sur scène, du point de vue des spectateurs. Bref, cette fameuse place à gauche sur l’écran, c’est plus important qu’il n’y parait. C’est la place du chef. Et donc, pour la BBC, c’est forcément la place de l’homme. Même si il n’y connaît rien alors sa collègue présente ce programme depuis des années et est reconnue pour son professionnalisme exemplaire (encore ceux de la photo). Même si elle proteste. Finalement pour un truc qui me paraissait totalement dénué d’intérêt au depart, et complètement monté en épingle, ça commence à me contrarier. Beaucoup. 

Certes, ce n’est pas d’une importance primordiale. Il y a plus grave. On est bien d’accord. Mais pourquoi une femme ne pourrait pas occuper la place importante dans un programme télé? Pourquoi doit-elle céder devant un freluquet qui débarque? Ça renvoie quelle image à toutes celles qui regardent? La femme ne peut pas être en charge, être chef , il faut obligatoirement lui coller un type à côté, à gauche donc, pour commander?  La BBC a rétorqué que tout ça, c’était du grand n’importe quoi, il n’y a pas de sexisme. Ce serait juste dû au hasard (je rappelle que c’est dans toutes les émissions de la BBC comme ça, c’est beau un hasard aussi répétitif quand même). Dans ce cas là, chers chefs de la  BBC, ce serait une idée d’échanger les places sur ce fichu canapé, juste pour voir ce que ça fait puisqu’il paraît qu’elles n’ont pas autant d’importance que ça. Oh,  tant que vous y êtes, très chers messieurs de la BBC, si vous pouviez aussi m’expliquer pourquoi vous nous gratifier de présentateurs masculins de plus de 90 ans, alors que les journalistes qualifiées et reconnues disparaissent de vos émissions dès qu’elles ont la cinquantaine?  Non, parce que je veux bien vous croire quand vous dites que vous n’êtes sexistes du tout, mais je suis curieuse…

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The expat experience

Ce matin, j’ai reçu un e-mail de ma banque (ils n’ont que ça à faire…) m’invitant à participer à un grand sondage sur les expats. Apparement, 20000 ont répondu l’année dernière. C’est possible, mais ce n’est pas une raison pour que j’en fasse autant. Cela dit, comme je suis curieuse, je suis allée voir sans poster mes réponses, juste pour le fun (j’ai des idées bizarres parfois, je reconnais). Les gens qui ont pondu le questionnaire sont sûrement des grands spécialistes de l’expatriation, mais je ne rentre pas dans les cases (Marichéri non plus, mais il a l’habitude, avec ses 6m08).

  
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On commence facile, quel est le pays que je considère comme celui de mes origines? Euh, la France, mais ce n’est pas un avis personnel, c’est marqué sur mon passeport…en même temps je comprends que la question fasse débat. Mes enfants  répondraient quoi? L’Ado est né en Irlande, de parents français et a grandi et vit en Angleterre…quel pays considère-t-il comme celui de ses origines? Je ne sais pas si il a une idée arrêtée sur la question. Demain, il fêtera la St Patrick avec passion, mais il a un drapeau français dans sa chambre…On continue. Je sens que ce questionnaire va me captiver. On peut dire qu’on a déménagé  pour le boulot, plus ou moins… ça passe. Par contre il y a ensuite toute une série de questions sur le monde du travail en Angleterre comparé à la France. Je ne sais pas. J’ai bossé en tout et pour tout 4 mois en France. Marichéri à peine un peu plus. On n’a aucune idée: l’équilibre entre boulot/ vie familiale est-il mieux ici ou en France? On sortait de l’université, on avait une vie agitée certes pas exactement familiale! On ne peut pas faire de comparaison sur la sécurité de l’emploi, l’éthique au travail, les perspectives de carrière, la retraite et tout ce qu’il y a dans ce fichu questionnaire entre la France et l’Angleterre…la seule chose que ça m’apprend pour l’instant, c’est que je ne connais rien de rien sur le monde du travail dans « le pays que je considère comme celui de mes origines » . A peine un tiers du questionnaire et j’ai l’impression d’être une imposture. Si ça continue je sens qu’on va me demander de recommencer du début, Ahaha, vous êtes sûre que vous êtes française? 

Comme c’est une banque qui réalise ce sondage, forcément ils s’intéressent à l’argent. C’est plus leur domaine que les bébés phoques ou la peinture sur soie. Est-ce que je sais si on (enfin, Marichéri) gagnerait plus en France qu’ici? Déjà, son job n’existe pas exactement en France alors…Et non,  on n’a pas acheté notre maison en Angleterre pour faire un investissement intéressant à l’étranger mais pour se loger (c’est quand même mieux  que le camping, ou vivre dans une grotte, non? ). Est-il plus facile de gèrer son argent en Angleterre? Euh….D’épargner ? Ahaha, vous avez déjà vu un étudiant épargner vous? Avec quoi? Est-ce qu’il n’est pas  trop difficile de jongler avec deux monnaies? Pardon? Depuis quand il y a deux monnaies en Angleterre? On peut payer avec autre chose que des livres sterling? On ne me dit rien! Je sais bien que mon banquier (le vrai, en chair et en os et en crétinerie) a du mal à y croire, mais on n’a pas de compte en France. On n’y possède absolument rien non plus. Mes parents doivent avoir quelques uns de mes vieux cahiers d’école au grenier, mais pas plus…et ceux de Marichéri nous ont donné les siens, c’était d’ailleurs très drôle. Cela dit, ça ne s’arrange pas ce questionnaire. Ce n’est vraiment pas fait pour moi. Ou alors je suis une mauvaise Expat, j’ai loupé des épisodes? 

Tout s’explique quand on arrive dans la dernière partie, les questions sur la vie familiale. Quel effet a eu  l’expatriation sur nos enfants? Strictement aucun, ils ne sont pas expatriés, eux  Ils sont nés ici ou en Irlande. Les irlandais du groupe étaient petits en arrivant en Angleterre, ils n’ont pas eu l’impression de changer de pays. C’est  la même langue, le système scolaire est plus ou moins le même, il y a les mêmes dessins animés sur les mêmes chaînes de télé, et les copains supportent les mêmes équipes de foot.  A 7 ans, ça suffit pour s’y retrouver. L’Ado étant le seul en âge de se rendre compte de ce qui se passait a été rassuré de suite: il y avait les mêmes supermarchés et le même bacon qu’en Irlande, pas comme celui bizarre qu’il avait goûté pendant les vacances, en France. A partir de là, j’ai arrêté de lire les questions, ça me contrarie. Sauf la dernière, depuis quand êtes-vous expatrié? C’est très détaillé, il y a plein d’options, 6 mois,  un an, 18 mois…la dernière c’est 5 ans et plus. Ah. Effectivement, ça fait plus de 5 ans. Ça fait même 20 ans, ce qui est un chouïa différent.

En fait, en passant de question en question, je me suis rendue compte que je ne suis pas, ou plus une expatriée. Je n’arrête pas de dire que je suis une immigrée, pas une expat  au sens français du terme, parce qu’on est installé ici. Mais aujourd’hui, à cause d’un questionnaire idiot,  j’ai pris conscience que même en anglais dont la définition d’expat est pourtant beaucoup plus large, ça ne colle pas non plus. Je suis un peu perdue là, je suis quoi alors? Une immigrée d’origine française? Une européenne avec trois pays? Une Franco britannique? Une émigrée partie de France? C’est énervant ce besoin de mettre les gens dans des cases. 

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The princess of Sealand

J’adore l’excentricité anglaise et les doux illuminés. J’ai donc été toute triste d’apprendre dans la presse le décès de la Princesse de Sealand alors que je n’en avais jamais entendu parlé avant. Franchement j’ai cliqué sur l’article par pur chauvinisme, parce que c’était dans les News de mon comté, l’Essex et qu’il ne s’y passe pas grand chose. Je me demandais ce que les merveilleux esséxiens avaient encore inventé. Je n’ai pas été déçue, au contraire. C’est quoi ce Sealand? Ça n’ a rien à voir avec un parc aquatique ou des choses comme ça.  Ce n’est pas une association de pêcheurs à la ligne en terre sèche. Ou de collectionneurs d’aquariums (aquarii?) en plastique. Pas du tout, Sealand est carrément une principauté indépendante. A peu de choses près. Joan Bates, alias la princesse de Sealand nous a quitté le 10 mars dernier. C’est son mari, Roy qui a eu l’idée lumineuse de s’approprier et de transformer hardiment en principauté une plateforme militaire paumée et à l’abandon en Mer du Nord, à 11 miles des côtes anglaises. On a connu plus glamour, comme royaume, mais il fallait y penser.

  

On ne rigole pas. Sealand a un site web (ici, j’y ai pris les photos, mais il y en a plein d’autres toutes aussi captivantes les unes que les autres), un drapeau officiel, un hymne, une monnaie, un passeport et même une équipe de foot, composée des gentils originaux qui ont demandé le passeport donc, alors qu’il n’est pas franchement officiel. Disons que ça risque de provoquer de l’urticaire au douanier moyen, si vous lui présentez un passeport sealandais. On peut même devenir lord ou lady de Sealand pour la modique somme de £29,99. C’est génial. Moi qui ne sais jamais quoi offrir à Noël! En plus il y a un joli diplôme encadré, c’est somptueux. Par contre, pour être duc ou duchesse, c’est plus cher, c’est carrément  £199…cela dit, c’est une affaire quand on pense à combien les parents de Kate ont dû payer pour pouvoir l’envoyer dans la même université et surtout la même résidence que William. C’est bien simple, la pauvre fille n’avait plus un centime pour s’habiller et a été obligée de se balader en sous vêtements sous le nez de William (c’est véridique, il y a des photos qui traînent sur le net…mais bon, je ne suis pas sûre que ce soit exactement lié à un problème pécuniaire). 

  
Je vous mets une photo de la principauté, c’est coquet non? La famille Bates ne plaisante pas et affirme que sa plateforme est un état indépendant, pas juste un tas de ferraille rouillée datant de 1942 avec un fort militaire (Rought Tower) extrêment désaffecté au milieu. Roy Bates, un esséxien y débarque au début des années 60, pas pour en faire une principauté, mais pour y installer une radio pirate (comme les radios libres en France) , Radio Essex. Je suis un peu déçue du nom, c’est banal. Enfin bref, ça contrarie un tantinet les autorités. Du coup pour échapper à un procès, Roy déménage avec sa petite famille sur la plateforme. Pendant ce temps, (c’est captivant), la Marine britannique fait ce qu’elle a à faire, c’est à dire détruire toutes les autres plateformes de ce type constuites pendant la guerre. Les marines narguent Roy et n’arrêtent pas de faire exploser des trucs dans son voisinage en lui assurant que la prochaine fois, ça tombera sur sa plateforme. Roy décide alors de proclamer l’indépendance de Sealand, qui n’est pas dans les eaux territoriales britanniques (ni d’aucun autre pays d’ailleurs) mais  juste à côté.  Il en fait une principauté le 2 septembre 1967, pour l’anniversaire de sa femme et donc lui offre le titre de princesse de Sealand. Il n’hésite pas à dire que c’est extraordinairement romantique, mais bon, ça ne lui a rien coûté non plus, et ça n’a aucune valeur en dehors de sa plateforme…même pas fichu d’offrir un bouquet de fleurs à sa femme…pfff. Le 25 novembre 1968, Roy se retrouve au tribunal de Chelsmford (c’est la capitale de l’Essex) où un juge confirme que Sealand étant dans les eaux internationales, il peut y faire ce qu’il veut sans que l’état britannique ne puisse y changer quoique ce soit. 

  

  

Mais forcément, une principauté aussi fastueuse attire les convoitises. Si. En 1978, Sealand est carrément attaquée par des pirates et autres mercenaires allemands, à coup de jet ski. Je n’invente rien. Honnêtement, même dans mes délires les plus fous, je n’aurais pas osé imaginer ça. J’adore. Je suis à deux doigts de demander un passeport sealandais…je reprends. Alexander Achenbach, se prétendant premier ministre de Sealand tente un coup d’état audacieux en profitant que la famille Bates soit sortie, il faut les comprendre, c’est quand même petit et pas follement guilleret, leur royaume. Manque de chance, il reste le fils. C’est pas grave, Achenbach et ses mercenaires le prennent  en otage, les traitres. Mais n’écoutant que son courage, le petit Michael (c’est le fils) parvient à s’échapper…en même temps comme il ne risque pas d’aller loin, il récupère une arme qui trainait bêtement (c’est bordélique aussi un mercenaire, ils n’avaient qu’à ranger leurs jouets). Et hop, Michael capture le méchant. C’est encore mieux que James Bond. Achenbach est accusé de haute trahison et il doit payer une amende de £230 000 (sterling, pas sealandais).

 Je ne peux plus, c’est merveilleux tout ça. Il y a même une adresse à Leighton-on-sea toujours dans l’Essex, pour contacter la principauté. La boutique en ligne regorge de cadeaux plus somptueux les uns que les autres, dont l’autobiographie du prince Roy et celle de son fils.  Les aventures du nouveau prince (j’imagine qu’il récupère le titre fantoche de sa maman)  vont bientôt être adaptées au cinéma. Tout ça à cause d’un bout de ferraille grand comme deux terrains de tennis. Ça fait rêver. 

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Ten on Ten: March 2016

Je suis un peu en retard pour le Ten on Ten de ma copine Marie à Waterford…mais le 10, quand j’étais sensée poster 10 photos de mon quotidien, j’étais en vacances! Ce qui n’a rien à voir malheureusement avec mon quotidien… En plus, ce mois-ci, le thème est leitmotiv. Il faut un objet récurrent dans les 10 photos. Évidemment, j’ai de suite pensé à une des vaches de ma collection, il fallait bien que je sois rentrée pour participer.

1- La vache choisie au hasard (vraiment, c’est la première qui m’est tombée sous la main, avant mon café du matin, je ne fonctionne pas) m’aide pour allumer mon cerveau commencer la journée…dans le joli mug ramené de Bath, Marichéri a le modèle « his lordship », en toute modestie aussi. Ça nous amuse beaucoup. 

  
2- On commence la journée par les uniformes. C’est quand vous voulez les filles! Et non, je ne peux pas aider pour les noeuds de cravate, je ne sais toujours pas faire. Il fallait se bouger un peu, et demander à  GeekAdo avant qu’il parte prendre son bus. Tant pis, PrincesseDiva va devoir se farcir la journée avec une cravate artistique, mais sans la vache, j’en ai encore besoin.  En plus, PrincesseDiva n’a pas arrêté de bouger, sous prétexte que la cravate était coincée dans une de ses couettes et du coup, c’est tout flou. C’est pas malin. 

  
3-Et c’est parti pour le School run, il faut déposer les filles à l’école. Il fait beau, mais pas chaud…chapeaux, bonnets et écharpes dans l’entrée…avec la vache qui essaie de se glisser dans mon sac…Ahaha, je me suis deja ridiculisée de nombreuses fois à prendre des photos de tout et n’importe quoi sous les yeux ahuris des autres mamans, hors de question que je débarque à l’école avec une vache, même petite  sous le bras! De toute façon je n’ai pas besoin d’un sac, les clés tiennent dans ma poche. Et toc. 

  
4- En rentrant, je suis sortie dans le jardin pour trouver des fleurs saumon pour le défi de Bernie…d’ailleurs, c’est raté. Je ne suis pas sûre que mes explications de poisson à perruque souffrant de coup de soleil l’aient convaincu.

  
  
5-Après ces émotions artistiques, il faut jouer dans la joie avec Toddler 5: five, four, three, two, one…hat off! ( pour les non anglophones, c’est en principe  « blast off », décollage mais Toddler 5 ne sait pas le dire. Hat off, c’est chapeau, bravo) 

  
6-C’est pas tout ça, mais il y a des occupations qui fâchent aussi en ce moment…même avec une vache trijambiste au milieu! 

  7-Et on repart chercher les filles. Il n’y a pas à dire, mon quotidien, c’est captivant. Et mes enfants ont tous des péniches à la place des pieds. Ou alors c’est moi qui suis vraiment modèle nain de jardin. 

  
7- C’est l’heure du goûter! La vache s’éclate dans les miettes de cookies (triple pépites de chocolat, on ne va pas se laisser abattre) 

  
8- Un petit tour dans le bureau, faut bien bosser un peu. Je rassure Marichéri, c’est le  flash qui a fait bzzzzzzz, je n’ai pas abîmé son écran. 

  9- la vache est épuisée après toutes ses aventures palpitantes, elle reprend sa place dans la bibliothèque du salon.

  

10-Et c’est forcément maintenant que je me dis que j’aurais dû en choisir une autre! J’en ai encore beaucoup, mais elles sont réparties dans toute la maison, je n’ai pas rassemblé un troupeau dans un coin. Au bout de trois pièces,  j’en ai eu marre de courir partout en cherchant des vaches, ça ira comme ça. C’est celles de l’entrée, du salon et de la salle à manger. Quand je dis que je n’en ai pas assez! 

  

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Sunny Monday #10

Il y a enfin du soleil aujourd’hui, pour ma participation au rendez-vous de Bernie! Par contre, j’ai eu du mal à  trouver du saumon, pas le poisson, la couleur…cela dit, il y a des saumons très foncés. Si…Il peut arriver qu’il fasse beau en Écosse aussi, le saumon n’est pas habitué. Toute à sa joie, il essaie de bronzer et paf, c’est le coup de soleil garanti. Du coup, il se retrouve de la même couleur que mes fleurs, non? C’est un saumon, non seulement brûle au troisième degré, mais à perruque, tiré par les cheveux…je crois que les vacances m’ont monté au cerveau…

 
Bonne semaine à tous!  
  

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My Own ABC #11

C comme…

Clotted cream: c’est une crème épaisse, très épaisse même traditionnellement faite dans le Devon et les Cornouailles, mais on en trouve partout.  C’est bien simple, si vous arrivez à mettre la cuillère dedans et qu’elle ne tient pas toute seule, c’est raté. Et si vous arrivez à sortir la cuillère du pot sans vous démonter une épaule, c’est encore raté. Bref, la clotted cream n’est pas particulièrement légère. D’ailleurs pour faire de l’authentique clotted cream, c’est tout bête, vous prenez de la crème normale, et vous la faites chauffer pour évaporer le plus de liquide possible. Les mauvaises langues prétendent qu’on peut faire de maçonnerie avec, mais c’est quand même mieux de mettre sa clotted cream sur des fraises ou des scones.

 
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Chats
: on est une famille à chat. On partage notre maison avec Capucine the-grumpiest-cat-in-the-universe (trademark…) et Chaussette qui péte quand elle est contente. Et quand elle a peur. Ou qu’elle est contrariée. Bref, pour exprimer ses émotions, olfactivement. C’est un problème. Marichéri a grandi avec Pupuce et Vanille, j’avais Arthure (c’était une fille). En 20 ans, on a vu passer Cacahuète, le chat pas fini qui se prenait pour un chien. Les gamins du quartier  venaient sonner à notre porte en demandant si Cacahuète pouvait venir jouer dehors avec eux. Il courrait après les voitures aussi…un cas. On a eu Gaston le chasseur, qui nous ramenait des lapins, Myrtille la timide, Zoé la teigneuse…on n’imagine pas vivre sans chat. D’ailleurs alors que les enfants n’en avaient que pour les cadeaux quand on est rentré de Bath les chattes, elles se sont précipitées sur nous en ronronnant, et elles ne nous lâchent plus. 

  
Coupling : j’ai déjà parlé de cette série british du début des années 2000. C’est un friends pour adultes. Je recommande vivement, c’est hilarant. Vous voulez savoir comment draguer dans un pub? En prétendant être unijambiste. Ou comment changer de nom? En s’inventant une soeur jumelle maléfique…c’est assez délirant, et plein de one liners, de répliques très drôles:  » vous êtes tellement belle, il faudrait vous empailler. »

  
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Chippendale: je veux évidemment parler d’un style d’ameublement, typiquement hideux, chargé anglais. Les fauteuils, commodes, tables et autres créations de Thomas Chippendale s’étalent dans les intérieurs chics british  depuis la deuxième moitié du 18ieme siecle. Les authentiques meubles Chippendale  valent une fortune aujourd’hui (en gros avec un rein, vous avez un pied de chaise, pas plus), mais Thomas était un petit malin.  Il a eu la bonne idée de publier ses croquis et instructions pour faire des meubles selon son style. Dès  1770, il y avait déjà des copies. Aujourd’hui aussi, y compris une période faux Chippendale en vrai Formica dans les années soixante dix de toute beauté…honnêtement, même les vrais, c’est assez rococo. Il faut aimer. Cela dit, si il n’avait pas eu la manie de tout vernir à mort en acajou sombre et rougeâtre (manie qui est restée à la mode depuis. C’est spécial), ça pourrait parfois me plaire. 

  
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Commonwealth: forcément! Le Commonwealth regroupe 53 pays dont la Barbade, le Bostwana, Kirobati, le Lesotho, Nauru, Saint kitt and Nevis et Tuvalu. Vous avez 4 heures pour les placer sur la carte (les 53 bien sur!). On se demande dans quelle mesure certains n’ont pas été rajoutés par plaisir, juste pour rallonger le défilé des pays aux JO.  A part offrir aux Royals de jolies destinations de vacances voyages officiels, à quoi sert le Commonwealth aujourd’hui?…ben franchement, plus à grand chose. Il y a bien les jeux du Commonwealth, c’est une manifestation sportive, qui permet encore une fois d’occuper quelques Royals. On peut toujours les caser dans la tribune pour faire coucou. Il y a aussi un business council pour favoriser les échanges commerciaux, mais c’est plus pour être poli qu’autre chose…c’est très décevant tout ça. 

On continue les C la semaine prochaine. 

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Project 52 II #10

Aujourd’hui, Ma’ propose de regarder par la fenêtre…on aurait pu encore montrer les champs ou l’église en face de chez nous. La vue est très sympathique, d’ailleurs GeekAdo, à peine arrivé dans la maison, alors qu’on nageait dans les cartons avait déjà installé son bureau dans la bow window, face à la campagne. Mais on l’a déjà fait. On a bien une l’idée de faire une photo par la fenêtre de notre hôtel à Bath… Mais bon, ça fait 5 jours que je mets des photos de Bath, ça va finir par être lassant. Surout qu’on est rentré hier, il faut revenir à la routine quotioidenne. On a été remarquablement accueilli par nos enfants qui se sont jetés sur les cadeaux. Petits ingrats. Bref je tourne en rond pour essayer de ne pas avouer qu’on n’a aucune idée ce matin, on n’est pas encore complètement remis de nos émotions bathiennes. Alors hop, une autre destination anglaise incontournable et que je recommande aussi vivement…par la fenêtre à Cambridge!

  
Déjà Cambridge est dans l’East Anglia, la même région que l’Essex. C’est tout près de chez nous. C’est magnifique bien sûr, et L’Ado aurait pu y aller étudier l’année prochaine, je me serais dévoué pour aller le voir souvent, pour ne pas qu’il s’ennuie. Mais même dans une ville bourrée d’universitaires remarquables, ça aide de mettre l’adresse sur un courrier pour qu’il arrive bien. Je n’en dirais pas plus, je pourrais être grossière…Enfin bon, Cambridge est absolument sublime. Les premiers étudiants ont débarqué à Cambridge en 1206, après s’être fait jetter dehors par les habitants d’Oxford pour avoir fichu la pagaille. On est beaucoup moins sectaire, dans l’East Anglia, ils ont été accueillis à bras ouverts, et les collèges, c’est à dire les facultés ont commencé à pousser comme des champignons.  

C’est pratique à visiter, la plupart des collèges sont en enfilade, les uns après les autres. Tous ont de grands portails, qui donnent sur une immense cour, qu’on peut voir par la fenêtre, puis toute une suite de bâtiments qui s’étirent jusqu’au canal. Au bout de trois ou quatre, on en a plein les pieds, on se dit que ça va bien comme ça. Ils se ressemblent tous de toutes façons, ces collèges. On va s’arrêter là, on va juste jeter un œil sans s’arrêter en passant devant l’entrée du suivant…oh, c’est encore plus joli! Bon, on y va, mais c’est vraiment le dernier….jusqu’au prochain donc. Le King’s collège sur la photo a été fondé en 1441 par Henry VI, juste après Eton. Il faut bien s’occuper quand on est roi, en attendant le déclenchement de la guerre des roses, qui a un peu perturbé les travaux. Heureusement, c’est fini maintenant, ça se visite et c’est magnifique. 

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Friday Feelings #51

Je triche un peu pour les états d’esprit du vendredi de Fédora et du Postman, j’ai commencé jeudi soir, pendant une sortie cigarette de Marichéri…et j’ai continué pendant une autre. Attention, je nage dans la béatitude, je sens que ça va être joyeux, ça risque de surprendre!

Jeudi 18h31

Fatigue: totalement inexistante…bon, j’ai un peu mal au pied, je dis ça pour trouver un truc négatif, si je suis trop enthousiaste, ça va vous faire un choc, par manque d’habitude. Mais c’est vrai que Bath, ça monte et descend tout le temps. 

Humeur: je suis joie! Et j’ai hâte de retrouver les enfants.

Estomac: très content aussi, surtout que je n’ai pas retenté l’expérience de l’eau thermale ferrugineuse. Qui est vraiment très mauvaise. 

Condition physique: éthérale…non pas que j’ai maigri (ça ne risque pas, on n’a arrêté d’aller au restaurant) mais je flotte tellement je suis contente et reposée. 

Esprit: pareil! 

Boulot: je refuse d’en parler, rien ne viendra gâcher ma bonne humeur.

Culture: alors là, c’est la joie aussi, Bath est très culturelle. Entre Jane Austen,  les romains, les musées … Et les eggs Benedict. Je m’égare.

Message perso: je doute que la charmante dame qui m’a arrêté dans la rue pour me complimenter sur les chaussures me lisent, mais merci encore! Ça m’a réjoui. 

Avis perso: je passe la parole à Marichéri qui prétend que les gens qui venaient se soigner à Bath en buvant l’eau bizarre étaient effectivement de grands malades. Et qu’avaler ça ne devait pas arranger les choses, au contre. 

Loulous: ahahah, pour une fois je ne sais pas quoi dire, alors que d’habitude c’est la rubrique la plus longue, de loin! On leur ramène des montagnes de cadeaux, dont certains comestibles. On leur a téléphoné tous les jours, visiblement ils se sont éclatés! 

Amitié: je réponds ce week end

Love: il est très content aussi. On est content. Youpidoo.

Course: il faut vraiment qu’on rente, il va y avoir un sémi marathon à Bath ce week end.

Sortie: Ben là, on va rentrer…

Envie de: revoir les enfants. Mais aussi réserver nos prochaines vacances à deux. 

Pic: la photo est floue, mais je venais de goûter, c’est la fameuse eau des thermes. La couleur est suspecte, non?

  
Vendredi 8h02

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Thursday Thunder: are you French? 

Je dois bien avouer que je ne suis pas du tout énervée aujourd’hui, c’est l’effet vacances sans enfant. Je suis reposée, primesautière, ravie, bref toute joyeuse. C’est inhabituel chez moi. Du coup, je me suis dit que j’allais bien retrouver un coup de colère quelconque dans les archives du blog. Ahaha. Il y en a beaucoup. Et comme on a eu la surprise de croiser un éboueur français ce matin (et très gentil en plus, lui) ici, au fin fond du Somerset, je vais reparler des relations colorées qu’on entrentient entre expats. Parce que forcement, on trouve de tout. Je ne parle pas des touristes, ni des hordes d’ados dégénérés qui ne font rien qu’à tout critiquer avec des rires de dindes asthmatiques au lieu d’admirer les thermes romains, petits cons béotiens. La prochaine fois, ils feront attention à ne pas bramer leurs traits humours acneiques comme des veaux, parce que j’ai peut être l’air d’une anglaise, mais je sais encore répondre en français : ta gueule, le Schtroumpf décérébré. Mais je m’égare. 

  

Il y a beaucoup de français à Londres, entre 300 et 400 milles selon l’ambassade, deux fois plus selon les statistiques britanniques, mais dans les petites villes, on est forcément moins nombreux. Et on ne peut pas s’empêcher de se retourner dès qu’on entend parler français dans la rue, au supermarché, chez le dentiste… Vous croyez distinguer un mot de français dans votre dos, et vous êtes prise d’une envie irrésistible d’accoster de parfaits inconnus et de lancer un retentissant «bonjour, are you French too? » C’est un classique dans la vie des expats, on ne peut pas y échapper.

Ça marche dans l’autre sens aussi, vous ne savez jamais quand quelqu’un vous tapotera sur l’épaule, avec un grand sourire, parce qu’il ou elle a reconnu un compatriote. Vous étiez tranquillement en train de jurer comme un charretier en français, mais avec un sourire poli en pensant que personne ne comprenait, à la caisse parce que cette imbécile devant n’est pas fichue de compter sa monnaie et que vous êtes déjà en retard….Vous consoliez votre fille, dans la cour de recréation, toujours avec un sourire poli à la ronde, en lui expliquant en français, que la petite peste qui l’a poussée, sans que sa mère ne réagisse, trop occupée à se recoiffer la choucroute, n’est qu’une sale gosse…..Vous encouragiez gentiment votre petit dernier à mettre un bazar monstrueux dans la salle d’attente du docteur, pour passer plus vite, (ça fait deux heures que vous attendez pour un renouvellement d’ordonnance automatique), tout en assurant en anglais, autour de vous, que vraiment , vous ne comprenez pas ce qui lui arrive aujourd’hui ( I am so sorry, vas-y renverse les legos, Oh, dear! )…et hop, « bonjouuuuur! Are you french too? »
Une fois établie que nous sommes French too, ( et après avoir ramassé les legos) s’ensuit un échange passionné. Il faut traiter obligatoirement les questions suivantes:
-vous êtes là depuis longtemps?

-vous venez d’où? (J’ai fait d’énormes progrès en géographie française depuis que je suis expat)

-vous pensez rentrer en France un jour?

-on peut se tutoyer?

On se retrouve rapidement à raconter sa vie par le menu à des parfaits inconnnus, sous prétexte qu’on vient de France. Et on devient très rapidement proches, bien plus que si nous étions restés en France. D’où ma mauvaise humeur du jour…parce que malheureusement, venir du même pays n’est pas forcément un gage d’amitié ou de sincérité… Cela dit, grâce à ce merveilleux « Bonjour, you are French too? » , j’ai aussi rencontré des gens formidables et qui sont de vrais amis (coucou M. et Tata F ! ). Mais il y en a d’autres que j’évite maintenant comme la peste bubonique. C’est d’ailleurs réciproque, et ce ne me vexe absolument pas plus. C’est extrêmement gênant, car les anglais s’imaginent qu’entre français, on doit forcément s’entendre, et donc ne peuvent pas s’empêcher de nous présenter des gens qu’on connaît très bien et qu’on ignore non pas par timidité, mais parce qu’on les trouve aussi sympathiques qu’un oursin hargneux et porteur de la rage. Je ne veux pas généraliser (ça se serait…est-ce que j’ai déjà fait preuve de mauvaise foi? Oui, bon ce n’est pas le propos…) mais ce sont les expats qui ne sont pas intégrés du tout, parcequ’ils ne le veulent pas, ceux qui critiquent toujours l’Angleterre et ne sont jamais contents parce que tout est tellement mieux  en France y compris la marmelade, les chapeaux melons et les scones avec qui j’ai du mal. Mais retrouvez-y en France, ça ira mieux pour tout le monde! Cela dit, je suis sûre qu’en vacances en France justement,  ils se plaignent parce que tout est moins bien qu’en Angleterre…Bref, des ronchons professionnels. Ce n’est pas parce qu’on partage le même passeport qu’on a des choses à ce dire. 

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Bubbles of Bath

J’espère que je ne vous ennuie pas avec nos vacances à Bath, c’est une ville magnifique. Je ferai un special tourisme, peut-être même deux, tellement je suis enthousiasmée mais avec les photos de Marichéri, une fois rentrée. Là vous allez devoir vous contenter des miennes. Et sinon, avec la chance qu’on a, c’est la tempête. Youpidoo.

-j’ai cassé mon beau parapluie vache. Il a définitivement rendu l’âme sur le Pulteney bridge…Au moins, il a bien choisi son endroit pour m’abondonner sous des trombes d’eau, le traitre. Surtout que deux minutes avant, il s’était lâchement  refermé sur ma tête. Heureusement vue l’humidité ambiante, je me balade avec un buisson de ressorts chevelus sur le sommet du crâne, ça a amorti le choc. Mais du coup, n’y voyant rien, j’ai foncé dans Marichéri, qui en a lâché sa cigarette. Pas de souci, elle est tombée dans une flaque (en même temps, la ville entière est une flaque, avec ce qu’il tombe). J’ai voulu rouvrir le parapluie, en embrochant directement une oreille de Marichéri, et c’est là il y a eu une rafale de vent fatale. Et voila, le parapluie vache est retouné, plié, foutu et abondonné dans une poubelle. 

  
-dans les hôtels, je fais ma grande, je prends des bains. Comme à la maison je ne peux pas rester sous la douche  plus d’une demi seconde sans être interrompue, là, j’en profite. Toute à ma joie, j’ai voulu crâner. J’ai pris un magasine pour lire dans mon bain…Ce fut une erreur. Je vous passe les détails, mais j’ai failli me noyer, après m’être à moitié assommée pour récupérer le magasine avant qu’il prenne l’eau, tout en jonglant avec la serviette et les sels de bains. Avec les orteils. Du coup, seul le parapluie (Celui de Marichéri, qui tient toujours) se sert maintenant de la baignoire. Je me contente de la grande douche à l’italienne. Où j’ai failli perdre un œil en me cognant quand le jet d’eau m’a attaqué en se déclenchant tout seul et par surprise. J’ai aussi voulu tester la Roman body Lotion. Les romains se parfumaient donc avec des herbes de Provence, du thym, dès choses comme ça. C’est bien simple, j’ai l’impression d’être un poulet prêt pour le four…en plus, ça donne faim

-par contre, dans la série je suis une grande fille, j’ai commandé des eggs Benedict au petit dej, juste parce que j’aime bien le nom. C’était très bon. Je recommande, demain,  je n’hésite pas, et je tente carrement les eggs royal! 

-j’ai pris un café dans la Pump Room. J’étais tellement excitée d’être là que j’ai failli commander un thé, pous faire plus authentique. Mais faut pas pousser non plus. Je parle bien sur de la Pump Room, celle de Jane Austen. Hiiii. J’étais toute émue, Marichéri beaucoup moins, il  boudait jusqu’à ce que le pianiste arrive. Alors donc, le café est un peu cher mais l’acoustique est très bien.

  
-j’ai goûté l’eau dans les thermes romains. Attention, on a le droit, c’est même encouragé. Je ne me suis pas jetée bétement dans la piscine romaine. Il y a des gens qui surveillent.  Enfin bref à la fin de la visite, juste avant de rentrer dans la Pump Room (hiiiii), il y a une fontaine avec des gobelets en plastique. Marichéri dans sa grande sagesse a préféré s’abstenir, sous prétexte que l’eau fumait, avait une odeur bizarre et dans les canalisations romaines avait un couleur orange fluo suspecte, la piscine étant elle-même d’un vert nucléaire surprenant. Marichéri a eu raison. Beuh. Je me sens vaseuse depuis, c’est atroce, le goût ne passe pas. Par contre, je crois que je suis aimantée maintenant…peut-être que j’attire le métal? 

  
-comme on en va pas se laisser abattre par une tempête mesquine qui ne fait rien qu’ à vouloir gâcher nos vacances, on continue à arpenter la ville sous un seul parapluie, qui est très grand. Le problème c’est que Marichéri aussi est très grand (6m08). Alors soit il tient le parapluie et je cours derrière comme une dératée, sous les trombes d’eau, donc trempée. Soit c’est moi qui me cramponne au parapluie, et je manque de crever un œil à Marichéri, qui se plie  en deux à côté et est trempé aussi. En plus, j’ai failli m’envoler comme Marie Poppins, mais avec une afro. On a trouvé la solution, on tient le parapluie tous les deux, du coup le bras droit de Marichéri et mon bras gauche sont au sec, mais juste eux. 

Bref, on s’éclate. 

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