Sunny Monday #8

Toujours pas le moindre rayon de soleil pour le rendez-vous de Bernie, alors qu’il a fait beau tout le week-end! Ça devient rageant…Et pas la moindre trace de parme, de mauve ou de violet…Je n’avais aucune idée, puis j’ai repensé à la photo de samedi, pour le projet 52. Je précise que les rayures sur ma robe sont bien violettes! Voici donc les petites mains de Toddler 5, il avait une semaine exactement. Un vrai petit rayon de soleil (bruyant) à lui tout seul.

  
 
Bonne semaine à tous!

  

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My Own ABC #9

Dernière semaine de B, il faut que je case tout ce que je peux! 

B comme…

Barney le purple dinosaur…rhaaa, ce monstre bêlant et niais a gâché au moins deux ans de ma vie. Si. L’Ado était un fan inconditionnel de Barney. Il le regardait en boucle et avait une collection impressionnante de cassettes vidéo (L’Ado est vieux, il date du siècle dernier) qui ont d’ailleurs mystérieusement disparu quand il a commencé l’école et que son frère a été en âge de s’intéresser à la télé.  Ce dinosaure (je parle de Barney, pas de L’Ado) est  une plaie, dans un monde tellement politiquement correct que ça donne des nausées (il y avait toujours autant de filles que de garçons, un black, un latino et un handicapé). Tout le monde est gentil, compétement  décérébré et pas forcément très futé. Marichéri et moi frissonnons encore de peur quand on entend le générique, qu’on connaît toujours par coeur (L’Ado aussi, et il a beau faire son cool, ça l’émeut).  Mais je dois reconnaître que Barney a fait beaucoup pour mon intégration dans monde des mamans anglophones, j’ai appris du vocabulaire bébé qui n’était pas dans mes cours à lécole, et tout un tas de nursery rythmes, de comptines qui sont la base ici. Cela dit je maintiens, Barney est une abomination bramante pour trépanés du cerveau, alors que pour rester dans les dinosaures, Caismir lui, est très sympathique, évidemment. 

Ne me remerciez pas, ça me fait plaisir de partager… Il parait que les américains se sont servis du générique de Barney pour torturer des prisonniers à Guantanamo. Je savais que Barney était un pervers en fait. 

Blackadder , on reste dans le monde télévisuel, mais intelligent cette fois. Avant de faire n’importe quoi, des navets à vomir, Mr Bean, Rowan Atkinson était connu pour la série des Balckadder. Les mêmes personnages (y compris Hugh Laurie  quand il était à mourir de rire) reviennent au cours des siècles. C’ est très drôle et très, très bien fait, on a droit au moyen âge, à la période élisabéthaine, à la régence et la meilleure série de toutes, la première guerre mondiale, avec Blackadder goes forth. C’est de l’humour british grinçant parfait, mais c’est aussi remarquablement bien construit, historiquement parlant, tant et si bien que GeekAdo en a vu des épisodes en cours d’histoire. Et la toute dernière scène est particulièrement émouvant, c’est devenu une des scènes les plus culte de la télévision british. Tous les personnages sortent des tranchées et chargent. C’est très sombre, on les voit s’élancer, et il y a juste un plan sur un champs de coquelicots. Rowan Atkinson a expliqué qu’ils était tous en larmes.

  
Source « une guerre n’a pas été menée aussi mal depuis que Olaf le poilu,  grand chef de tous les vikings  a accidentellement commandé 80000 casques de combat  avec la pointe à l’intérieur.  »

Bordélique: oui, bon je crois que ça se passe de commentaire,  au vu de mon abécédaire…mais c’est pas grave, je vais en faire quand même! J’ai soutenu pendant des années à ma pauvre maman que ma chambre d’ado  nétait pas dans un bazar monstre, mais que c’était du bordel organisé (je maintiens d’ailleurs). Qu’elle se rassure, elle est vengée par L’Ado qui m’a largement dépassé en matière de bordel, il faut dire qu’il a une hérédité chargée du côté son père aussi. Du coup, on se demande d’où peut bien venir le sens de l’ordre maniaque et l’organisation maladive militaire  de GeekAdo. PrincesseDiva a l’air de vouloir reprendre le flambeau, et elle marche allégrement sur les traces (de pizzas) de L’Ado. Comme Marichéri et moi faisons semblant d’être adultes et responsables, on se force et on ne se laisse pas aller à notre bordelisation naturelle. C’est épuisant et contre nature, du coup je me rattrape ici. 

Bakewell tart: une sorte de tarte à la framboise ou aux cerises et aux amendes. C’est très, très bon et bien sûr, L’Ado étant  allergique, je n’en fais jamais. Alors que c’est vraiment excellent. Les anglais sont très forts en gâteaux quand ils arrêtent de tout miser sur la présentation et se concentrent sur le goût. Les bakewell tarts sont indispensables à tout afetnoon tea qui se respecte. Si vous cliquez sur le lien en dessous de la photo, ça vous donnera même la recette de BBC good food. Je dis ça comme ça, sans vouloir insister lourdement, mais c’est délicieux. 

  
Source 

Bath: je ne veux pas radoter complétement, mais on va aller en vacances à Bath! Juste Marichéri et moi , youpidoo. Dans 8 jours (oui, on compte) . Ce n’est pas que le cadre de bon nombre de scènes des romans de Jane Austen, c’est bien sûr une ville datant de l’époque romaine avec des thermes remarquables et toujours en état de marche. Mais bon, je crois  que je vais vous en reparler encore une ou deux fois, je ne voudrais pas vous lassez. Hiiii, on va à Bath! 

  
Source 

La semaine prochaine , on attaques les C. J’ai déjà quelques idées…

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Project 52 II #8

Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais j’évite soigneusement de montrer ma tête comme celles des enfants ou de Marichéri d’ailleurs. Il n’y a que les chattes qui ont eu droit à leur portait ici. Parfois, je laisse échapper un bout d’oreille de L’Ado,  ou un menton d’une des filles, mais pas plus…et là paf, pour le projet 52 de Ma’, je n’hésite pas pour la première fois à étaler ma tête réjouie!  Le thème de cette semaine est hier. L’année dernière, on avait mis une très jolie photo en noir et blanc, cette année on hésitait…une ruine (le premier qui dit que montrer ma tête, ça revient à ça, je mords) ? une carriole? Un ancien pot à moutarde (toujours aucun rapport avec ma tête)? Une main de nourrisson (je ne sais absolument pas lequel  des 5 d’ailleurs)?… Et puis, mes filles se roulaient par de terre de rire en regardant de vieilles photos envoyées par mon père, surtout celles datant des années 80. Je ne vois pas ce qu’il y a de drôle, j’avais un sens inée de la mode, et c’était hier. Alors voilà…

  
Bon d’accord, j’ai grandi un peu ( pas tant que ça, c’est un problème) …et là, c’est les années 70, il n’y a rien à redire niveau vestimentaire, j’ai un très joli bonnet. C’était peut-être avant-hier, pas hier, mais je me souviens très bien de la poupée. J’ai dû la garder plusieurs  années. Je sais bien que je n’ai pas brisé mon anonymat (hors de question de montrer à quoi je ressemble maintenant!), j’avoue que je ne me reconnais pas non plus. Il n’y a pas que les filles qui sont restées la bouche ouverte, c’est toi ça maman? Toddler 5 est formel, maman est Big pas petit, ça, c’est une copine de la preschool. Il y avait d’autres photos, avec ma maman (là c’est toi maman! Non c’est mamie), avec ma soeur…(oh, c’est moi et PrincesseChipie. Non, c’est maman et tatie). Je me suis pris un bon coup de vieux mais c’était agréable aussi, de voir ces photos d’hier, de voir la continuité familiale avec mes filles plongées le nez dedans avec ravissement. C’était  hier, et la vie continue. 

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Friday Feelings #49

Je sais, je sais, je suis encore plus en retard que d’habitude pour les états d’esprit du vendredi de Fédora (vous êtes allés voir son nouveau site, Zenopia?) et Postman, mais comme toujours j’ai une très bonne excuse. Si. Après le serrurier d’il y a quelques semaines, Toddler 5 a pu jouer avec le plombier ce matin. Cet enfant est débordé, mais ravi.  Et comme le plombier est aussi un copain, marié à une française et aussi bavard que moi, ça a pris du temps. Au moins, il n’a pas eu peur de Toddler 5 et n’a pas été surpris du tout  de devoir repêcher un ballon dans les toilettes (toddler 5 a voulu jouer au basket).

13h18

Fatigue: nerveuse. C’est quand les vacances déjà?

Humeur: pareil…

Estomac: le café, c’est la vie.

Condition physique: oubliable

Esprit: Ahaha, cette fois, j’y ai pensé! 

Boulot: bon, le sujet qui fâche. J’ai donc commencé mardi. Dans la joie. Je savais qu’il n’y avait aucune routine, aucune organisation dans cette preschool, mais j’espérais quand même que ça ne se passerait pas trop mal. C’est raté. Non seulement je me suis retrouvée avec Toddler 5 sur les bras, littéralement, tout le temps, mais surtout les enfants ont l’habitude de rentrer et sortir, de passer d’une activité à l’autre comme ils veulent…Alors que je suis sensée faire cours par petits groupes et pour une demi heure à chaque groupe. J’ai un programme, une routine d’apprentissage. Ma demi heure de cours est construite autour d’un objectif pédagogique spécifique, de séquences d’échanges, assis par terre sagement, de temps de mouvements (oui, bon, on fait une ronde en sautant partout…je rappelle que les enfants ont 3 ans). Il y a une histoire avec du vocabulaire, enfin bref,  on ne peut pas prendre ça en plein milieu, puis repartir, puis revenir trois fois mais juste pour la ronde parce que c’est rigolo…Je suis très, très frustrée, je ne vois pas ce que je fais là…enfin si, je fais de l’animation pas de l’enseignement. Du coup, je vais réfléchir très sérieusement  pour la suite…

Culture: c’est le désert…

Avis perso: je n’ai rien contre les garderies, mais ce n’est pas mon job. Je suis payée pour leur apprendre le français.

Message perso: merci pour lundi, tu passes quand tu veux la semaine prochaine. 

Message perso2 j’y ai pensé, et puis je suis partie sur le mug et de là, j’ai continué! Mais je garde ça pour noël. 

Loulous: L’Ado a réussi à s’arracher la moitié de la joue en se rasant…on comprend pourquoi il ne le fait qu’une fois tous les 6 mois, c’est répugnant, il fait zombie ou tranche de  veau pas cuite…surtout que du coup, il n’a rasé qu’un côté. GeekAdo a découvert le handball en sport, c’est un succès, le prof l’a mis gardien. Vu sa taille, même sans bouger (faut pas rigoler non plus) il arrive à arrêter des balles. Il est surpris lui-même. PrincesseDiva est stressée. C’est sérieux Serieusement. Parce qu’elle, elle révise. Seriously, quoi. L’Ado en hurle de rire, moi moins, si elle est comme ça en primaire, qu’est ce que ça va donner à l’adolescence? PrincesseChipie a enfin trouvé son costume pour la semaine prochaine et le book world day. Il suffit juste que je la peigne en bleue. Pardon? Oui, comme la Schtroumpfette. Toddler 5 s’éclate à la preschool. Avec moi. Sur moi. C’est bien simple, il reste scotché à moi même à la maison maintenant. C’est une catastrophe. 

Amitié: bien-sûr!

Love: il a posé  du parquet, il pose du parquet, il posera du parquet…Il en a marre du parquet! Et il compte les jours avant les vacances, comme moi. Par contre, il vient juste de découvrir qu’il y a un musée Jane Austen à Bath. Et un circuit Jane Austen, et qu’on peut visiter  la maison de Jane Austen…il commence à s’inquiéter. Je vous ai dit qu’on allait à Bath? 

Divers: je ne vois pas du tout ce qui peut faire croire que je voulais aller à Bath juste parce que je suis fan de Jane Austen, du tout. C’est uniquement pour voir les bains romains, c’est logique, ça s’appelle BATH quand même!  

Courses : bien arrivées 

Sortie: on se noie dans le parquet, alors…

Envie de: relire Jane Austen , d’un coup, je ne sais pas pourquoi. Et je rappelle  que Jane Austen est très drôle. Ses romans sont d’une ironie délicieuse qui n’a strictement rien à voir avec les navets infâmes bouillis à l’eau de rose (beuh, un instant, je me sens mal)  qui passent des adaptations de son œuvre. 

Pic: forcément…

  
13h49

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Thursday Thunder: parenting inequality 

Il y a de tas de sujets qui me contrarient. Demandez à Marichéri, il vous le dira, je m’énerve très facilement, pour plein de raisons. Voire sans raison…A ma décharge, ça ne dure jamais! J’ai l’attention d’un moucheron hyperactif, je passe très vite à autre chose.  J’ai donc pas mal de sujets en réserve, et pas que sur l’expatriation ou la maternité, pour mes coups de colère du jeudi, mais je continue à recevoir des suggestions! Merci, je suis très flattée…finalement, mon mauvais caractère doit être supportable, puisqu’on m’encourage maintenant! 

  
J’ai donc découvert ici, grâce à un message sur FB, un billet formidable d’une maman qui résume très bien ma pensée et que je ne peux que vous recommander (désolée, c’est en anglais). Elle parle du « default parent », non pas le parent mal fichu ou pas très futé, mais celui qui assume tout par défaut. Celui que l’école appelle quand l’enfant est malade, celui qui doit savoir tout sur tout concernant l’enfant …bref la mère. Comme le dit l’auteur, son mari est un papa formidable et elle ne cherche pas à relancer une quelconque guerre des sexes. On est bien d’accord, Marichéri aussi est un papa merveilleux. Mais bon, c’est sûr qu’il ne sait pas comment s’appellent les institutrices de ses enfants, ou à quoi ressemble la School nurse. Il ne connait pas leurs emplois du temps, ne suit pas les rendez-vous chez le médecin, ne sait pas où sont les chaussettes de sport,  ne se tape pas les spectacles scolaires et tout ça. Mais pas parce qu’il est le papa, parce qu’on s’est assis un jour pour prendre une décision quand L’Ado avait juste quelques semaines,  après avoir découvert avec stupeur que ça allait nous coûter un bras de le faire garder. Ça allait exactement nous coûter le salaire de l’un ou de l’autre. La logique économique de la chose étant limitée (surtout qu’on ne risquait pas d’avoir un deuxième enfant à ce prix là!),  on a donc décidé ensemble qu’un de nous resterait à la maison. On n’a jamais  dit que ce serait moi parce que je suis la maman. Les crèches qu’on avait visitées nous avaient fait peur aussi…On a vraiment considéré le problème le plus rationnellement possible. Marichéri avait des possibilités très sérieuses de promotion, immédiates. Pas moi. J’avais bien  une jolie offre d’emploi, bien mieux payée mais loin. Très loin. Avec des horaires decallés. Pas pratique du tout…bref, sur le moment, on a pensé que ça faisait du sens. Donc, pour en revenir au début, je suis devenue la « default Parent » (pas besoin de rester à la maison pour ça d’ailleurs) mais parce qu’on l’a décidé. Ça aurait pu être Marichéri.

Et c’est là que je voulais en venir, et vous allez voir, ça va m’énerver! Quand Toddler 5 était à l’hôpital et que Marichéri passait la nuit avec lui  c’était un super héros (je le pense aussi, mais ce n’est pas le propos. Ni la raison d’ailleurs), les infirmières étaient béates  d’admiration devant un tel dévouement. Quand j’étais là, c’était juste la moindre des choses. Ben quoi, je suis la maman, c’est normal. Quand il amène un des enfants chez l’opticien, il est presque applaudi par la réceptionniste. C’est phénoménal de s’occuper aussi bien de ses enfants quand même! Quand c’est moi, ben quoi? C’est la moindre des choses. Vous en voulez encore? La seule et unique fois où Marichéri a été à une réunion parents teachers, il a eu un café (imbuvable, et toc!), tellement l’institutrice était impressionnée par une aussi grande conscience paternelle. Je peux crèver la bouche ouverte à attendre des heures dans le couloir, je n’aurais pas droit à un verre d’eau, parce que quand c’est moi, c’est la moindre des choses de venir aux réunions, je suis la mère, c’est normal de suivre la scolarité de mes enfants. Les rares papas au foyer qui viennent chercher leurs enfants à l’école au milieu d’une marée de mamans sont regardés comme des êtres mythiques. Ils restent à la maison pour les enfants, c’est tout simplement beau. Les mamans au foyer ?…ben oui, et alors? C’est la moindre des choses! Je pourrais continuer comme ça pendant longtemps… Ça m’exaspère, d’autant plus que ce sont des femmes, des mamans qui font ce genre de réflexions. Non mais, ça va pas? Vous avez bu quoi? Vous ne voulez pas vous flageller aussi, tant qu’on y est? Non, ce n’est pas extraordinaire qu’un parent s’occupe de son enfant. Non, ce n’est pas non plus la moindre des choses qu’un parent le fasse. Tout de suite, quand on remplace papa et maman  par parent, l’imbécilité illogique de ces jugements sexistes ressort bien, non? 

Pourquoi est-ce que certaines femmes tiennent absolument à se tirer une balle dans le pied et en entrainant avec elles toutes les autres qui n’en demandaient pas tant? Après tout, si ça les amuse de se dévaloriser systématiquement, c’est leur problème, elles ne sont pas obligées de généraliser  non plus. La société (je deteste employer ce terme passe-partout, mais je n’ai pas trouvé mieux…) cantonne déjà les mamans dans le rôle du default parent, si on en rajoute nous-même une couche, on n’est pas prêtes de faire avancer les choses!  Cela dit, j’ai comme un doute devant ces adeptes de la parentalité à deux vitesses. Parce que je trouve ça aussi très méprisant pour les papas…ils sont tout à fait capables de s’occuper  leurs gamins aussi, ils n’attendent pas d’être applaudis. 

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School system

Je parle beaucoup des mésaventures de Toddler  5 à la preschool en ce moment, du coup j’ai reçu des questions (merci! J’adore les questions, ça me donne une bonne excuse pour être encore plus bavarde que d’habitude.) sur le système scolaire britannique. J’en parle souvent, grâce à mes enfants qui testent à fond, mais par cycle scolaire, pas en donnant une vue d’ensemble… La route scolaire est longue avant de pouvoir se débarrasser caser son gamin à l’université (ce qui ne concerne de toute façon qu’un tiers d’entre eux, même si beaucoup d’adultes y vont après avoir commencé à bosser.)

  
Alors donc, l’école commence à 4 ans révolus. Il n’y a pas d’école maternelle. Avant 4 ans, c’est la jungle, entre les preschools, les play groups, les nurseries…il n’y a strictement aucune obligation à y inscrire son gamin, et surtout c’est payant (on a quand même doit à 15 heures gratuites  par semaine à partir du troisième anniversaire). Par contre dès que  votre enfant approche de ses 4 ans, vous recevez un courrier du county council pour choisir une place en primaire. J’ai déjà expliqué les differents types d’écoles ici, publiques, religieuses, privées…il y a le choix! 

Attention, le primaire commence à 4 ans révolus et ça marche par années scolaires, pas par années calendaires, ce qui fait que certains expats qui arrivent en plein milieu  la scolarité de leur enfant s’y perdent un peu. Un gosse qui est déjà au collège en France peut se retrouver en primaire ici. Cela dit, il n’y a pas de redoublement. Le primaire  est divisé en deux étapes: les key stages. Key stage 1 comprend reception, year 1 et vous  allez rire, year 2. Les petits anglais apprennent  à lire et écrire à 4 ans, et ils s’en portent très  bien. A la fin de year 2, les élèves passent leurs  premiers examens, les SATs (Statuary Assessment Tests). On ne martyrise pas de pauvres petits de 6 ans à coup de contrôles intenses, les premiers SATs sont indolores! Dans la grande majorité des cas, les élèves ne se rendent même pas compte qu’ils passent des examens. Si les instits ont oublié d’être idiots, ils intégrent les tests des SATs aux exercices et programme de la classe, et hop, ni vu ni connu! Les premières SATs ne servent pas à noter les élèves, mais à évaluer l’école et le travail des instits plus tard. 

La scolarité en primaire continue avec le  key stage 2 pour 4 ans et à la fin, attention les revoilà, on repasse des SATs. Alors là par contre, ça ne rigole plus. Les gamins passent year 6, soit la dernière année de primaire à stresser comme des hannetons. PrincesseDiva qui va y avoir droit en mai se la joue pratiquement étudiante en doctorat. Serieusement quoi elle, elle bûche, tu peux  pas comprendre, sérieusement, c’est carrément le stress. Sérieux. Bref, une vraie tête à claques tout ça pour une poignée d’évaluations en maths et en anglais, L’Ado trouve sa réaction légèrement agaçante. Mais il faut dire aussi que les instits mettent la pression sur ces pauvres gosses. Parce que les résultats de ces SATs vont être comparés avec ceux passés 4 ans avant, et on va voir si l’école a fait progresser les élèves correctement ou pas. Et oui, les SATs servent plus à juger la compétences des écoles que les enfants! Mais les résultats aux SATs ont quand même une importance pour  la suite de la scolarité. 

A 11 ans révolus on rentre donc en secondary School. Là aussi, il y a plusieurs options, collège public, grammar School ou high School (entrée sur concourt, mais gratuite), collège confessionnel, privé…le county council  vous demande d’en choisir 5 un an avant, par ordre de préférence. On saura en avril où va aller PrincesseDiva l’année prochaine….Les trois premiers années de collège (key stage 3, c’est original) les élèves suivent tous le même programme. Ils sont repartis de façon extrêmement simple. Si. Vous avez déjà fait du calcul matriciel? Pas de problème, vous allez tout comprendre… Alors, un exemple totalement au hasard, GeekAdo est dans une classe qu’on appellera E parce que c’est son nom. Il a une trentaine de camarades, mais il ne les voit que pour quelques matières et l’étude. Par contre, il passera tout le collège chez les  E, c’est sa form ou house. Il participe donc à des événements scolaires avec les E plus jeunes et plus âgés que lui (c’est comme dans Harry Potter). Il est aussi en year 9 , donc sa classe s’appelle 9E. Il y a 6 classes de year 9 et GeekAdo suit les cours importants avec les autres élèves de sa  year qui sont du même niveau que lui, matière par matière peu importe leur house (en français langue vivante, il est dans un groupe pétaradant de un… Avec l’assistante pour lui tout seul).  C’est là que les SATs repointent le bout de leur nez : dès la première année de collège (year 7), les élèves sont repartis en maths et en anglais selon leurs résultats aux examens passés en primaire. Alors qu’un enseignant de primaire préférera s’immoler par le feu plutôt que de vous dire où se situe votre enfant dans la classe, au collège, on vous donne ses notes  en détails  mais aussi le classement sur l’année. Toujours un exemple totalement au hasard, on peut être  178 eme sur 180 en sport (GeekAdo se rattrape ailleurs. Enfin pas en technologie. Ni en art.) 

A la fin du key stage 3,  il reste encore deux années de collège , qui ne rigolent pas du tout, on arrive dans le sérieux, comme dirait PrincesseDiva. Il faut déjà choisir ses options, c’est l’occasion d’abandonner des matières (toujours un exemple totalement aléatoire, technologie et art…c’est dommage, on est obligé de garder sport) et d’en choisir d’autres: histoire ou géographie, une deuxième langue vivante…etc. Pendant deux ans, on bûche à fond pour les terribles, terrifiants, éprouvants , apocalyptiques  GCSE  (General certificate of secondary education). Les GCSE se passent deux ans avant le bac en France, mais c’est un peu la même chose, il y a toutes les matières  (en sachant qu’on planche sur plusieurs épreuves par matière). Par contre, on ne fait pas de moyenne, on compte les matières  individuellement . Les notes vont de A* à F, mais en dessous de C, c’est déjà handicapant pour la suite. 

La scolarité étant obligatoire jusqu’à 18 ans, les élèves ont ensuite le choix et se répartissent  à peu près équitablement entre l’apprentissage, le lycée technique, ou l’ académique. C’est  là qu’on retrouve les grammar Schools, les lycées privés et les publics, ou 6th form. L’ado testant le 6th form, je connais. On y rentre sur dossier, après interview et en fonction des notes aux GSCE. On y étudie généralement trois matières  (L’Ado qui fait son malin est dans un  advanced program. Il en fait 5. Mais c’est juste pour faire son intéressant). Les matières étudiées ont tendance  à être celles où  on a eu les meilleurs  notes en GSCE, mais il faut quand même faire attention à  bien choisir et à ne pas prendre n’importe quoi mais à réfléchir à ce qu’on veut faire à l’université. Le  gamin qui se retrouve avec musique,  geographie et araméen aura du mal à monter un dossier pour aller en fac de médecine par exemple. 

Le lycée dure deux ans. Il y a des examens en première année, les AS (Advanced Subsidary). Sur le même  modèle que les GCSE, on passe plusieurs épreuves par  matière et elles sont comptées individuellement. Il s’agit quand même de ne pas se planté pour pouvoir continuer l’année d’après et parce que les AS comptent pour une partie de la note finale. En dernière année, on passe les A levels, et ça ne rigole pas non plus. Du tout. D’où la réaction un chouïa agacée de L’Ado  qui est  en pleines révisions devant les crises de sa soeur avec ses SATs. Parce que les places offertes (on se comprend, ça coûte un rein, par année en plus) par les universités après l’envoi de dossiers de 35000 pages à peu près et d’interviews sont  conditionnées  par  les notes à venir aux  A levels.  Bref, L’Ado,  vas bûcher  un peu, au lieu de lire par dessus mon épaule!

Voilà. On n’arrête pas de se stresser,  pour les places d’écoles, pour tous les examens…le système scolaire britannique est épuisant. Pour les parents bien-sûr.

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Hot cross buns 

J’ai parlé dimanche de ces petites brioches qu’on fait traditionnellement pour Pâques en Angleterre. Je suis un peu en avance en vous donnant la recette maintenant, mais il faut bien s’entraîner. Et Carrie est interessée…comme c’est son anniversaire, je partage! J’ai traduis comme j’ai pu, c’est à dire péniblement  la recette du Women Institute cette association centenaire, pilier de la vie sociale des villages anglais. La photo vient aussi du même livre: The Women Instiute Teatime Collection. A défaut d’être un gage de qualité (quoique,  elles ne s’amusent pas à servir n’importe quoi dans leur tea parties et ventes de charité), c’est un certificat d’authenticité. Avec le Women Institue, on ne plaisante pas. Pas de nouvelle cuisine et autre modernités dangereuses, du british traditionnel pur et dur! 

  
Pour 24 buns, il vous faut:

-900 gr de farine à pain

-110 gr de farine

-une pincée de sel

-1 ou 2 cuillères à café de mixed spices …je ne sais pas si ça se vend aussi en France. C’est  un mélange d’épices: cannelle, noix de muscade, quatre-épices. A défaut de mixed spices, on peut les parfumer uniquement à la cannelle. 

-4 cuillères à café (ou à thé!) de levure rapide

-110 gr de sucre en poudre plus 2 cuillèrées pour le glaçage 

-110 gr de beurre coupé en petits dés

-110 gr de raisins secs

-425 ml moitié d’eau, moitié de lait tiéde. 

Vous mélangez la farine à pain, le sel, les épices, le sucre et la levure. Vous rajoutez les dés de beurre et vous remuez bien, ça doit avoir l’aspect d’une chapelure…je suis sûre qu’il doit y avoir un terme technique en français aussi, mais je ne le connais pas. C’est là que je me rends compte que je n’ai jamais vraiment cuisiné en France, je manque de vocabulaire.  Reprenons. Vous rajoutez vos raisins sec, puis le mélange d’eau et de lait et vous pétrissez pendant 10 minutes …je suis restée bétement  coincée devant knead pendant plusieurs secondes. Je sais qu’il y a un mot en français pour dire ça. Ça va me revenir, ne paniquons pas. Je ne vais quand même pas regarder dans Google translate! …on reste calme. Je peux le faire. Ou pas.

-L’Ado, en français, un boulanger, ça fait quoi avec sa farine?

– Ben, du pain!

C’est malin. Je m’en fiche j’ai trouvé! Ahaha. Je reprends. Quand la pâte est bien élastique, couvrez-la d’un torchon et laissez-la doubler de volume dans son coin (soit une heure et demi ), puis petrissez-la à nouveau 2 à 3 minutes (et paf, je l’ai replacé! knead, c’est bien sûr pétrir en français, tout le monde sait ça.)
Vous divisez ensuite votre pâte (celle que vous avez bien pétrie… Je ne m’en lasse pas. Quel joli mot!)  en 24 boules, et vous les placez sur du papier cuisson en pensant à les espacer, elles vont gonfler! Vous les recouvrez encore pendant une demi heure, ça laisse le temps de préchauffez le four à 220. Vous pouvez aussi en profiter pour mélanger la farine avec de l’eau tiéde pour faire une sorte de pâte qui vous permet de tracer des croix sur les buns (c’est facultatif, ça n’apporte rien au goût). C’est plus facile à faire avec une poche à douille (bizarrement, impossible de me souvenir de pétrir, mais  je traduis piping bag sans réfléchir…faut pas chercher, j’ai le cerveau qui se fait des noeuds). 

Vous enfournez  et laissez cuire 15 minutes. Pendant ce temps, préparez le glaçage en mélangeant les 2 cuillèrées de sucre avec de l’eau. Faites les  bouillir pour obtenir une sorte de sirop  et glacez les buns à la sortie du four.

Et voila, joyeux anniversaire Carrie

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Dragon Loyalty Award, episode Two. 

J’avais répondu à ce tag il y a quelques semaines, et je n’avais pas hésité une seconde à tagguer Bernie à la fin…manque de chance, il avait déjà été designé pour ce même tag par un autre blogger. Il y a répondu en même temps que moi et donc, ça n’a pas loupé…Bernie m’a tagguée aussi. C’est du tag croisé! (Je compatis avec les non bloggers qui lisent ça et doivent se demander à quoi on joue, ce n’est pas très clair). Je ne vais me démonter pour si peu, c’est reparti pour un tour de Dragon Loyalty, bien que je ne vois toujours pas ce que le dragon vient faire dans cette historie. J’ai pris  la très belle illustration chez Bernie, qui tient blog de photos entre autres, pour ceux qui ne le connaissent pas encore alors que je participe à ses rendez-vous du lundi, malgré ma nullité absolue en photo. 

  

La forme est un peu différente de la dernière fois, il faut maintenant que je dise 7 choses sur moi…ça ne va pas être facile, je ne suis pas si intéressante que ça , je n’ai plus aucun  secret captivant à livrer…

1- j’étais tellement passionnée par l’anglais à l’école que j’ai passé espagnol et …latin au bac. Si on m’avait dit que je vivrais en anglais et que j’aurais dû mal à écrire en français sans rajouter quelques anglicismes  machinalement au détour d’une phrase, ça m’aurait fait hurler de rire. 

2-je fais 31 centimètres et demi de moins que Marichéri en vrai (il ne mesure pas vraiment 6m08, mais c’est la perspective, ça déforme). Du coup, je porte très souvent des talons, de hauts talons. Après tout je viens des Landes, le pays des échasses. C’est culturel. Pas juste parce que j’ai l’air d’un nain de jardin à côté de Marichéri (lui dit la Schtroumpfette, mais c’est  parce qu’il est gentil. Pas parce que je suis bleue. Je ne suis pas bleue du tout, c’est le fond de l’air qui est toujours frais en Angleterre). 

3- je ne sais ni siffler ni cligner de l’œil, ni claquer des doigts mais je tape du pied par terre quand j’éternue. Marichéri  trouve la combinaison de tout ça absolument hilarante…ça y est, j’ai atteint les bas fonds, je ne sais vraiment plus quoi dire, ça me surprend moi-même. 

4-On va essayer d’élever un peu le débat, sans faire prétentieux non plus…j’adore traîner dans les musées, le nez en l’air, sans suivre de parcours précis. J’ai aussi étudié le dessin et la peinture pendant des années, et donc, avec toute la logique qui me caractérise,  mon plus grand moment d’émotion artistique (jusqu’à présent, soyons d’optimistes…) c’est quand je me suis retrouvée au détour d’un escalier nez à ailes avec une sculpture. 

  
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5- je réussis plutôt pas mal le mole de pollo, le poulet en sauce mexicain. Je ne le fais pas au chocolat, pare que je reconnais que ça peut surprendre (en tout cas, quand j’en ai mangé sur place, ça m’a surpris ), mais aux pistaches grillées. Voilà, c’était mon ingrédient secret (tout le monde ne pense pas à les faire griller avant de les réduire en poudre, ça fait toute la difference), il va falloir que je trouve autre chose maintenant…

6-j’ai appris à danser les sevillanes en Andalousie. C’est dommage que j’ai la souplesse d’une enclume arthritique, la grâce naturelle d’un éléphant de mer et le sens du rythme d’une palourde assoupie, parce un Marichéri les joue très bien, on aurait pu monter un numéro pour animer les fêtes de famille et autres banquets. Enfin, si  on allait dans ce genre de fête aussi…

7-ça va, vous tenez le coup? Vous êtes encore là? Je suis très touchée, merci…c’est décidé , la prochaine, je vous parle de Marichéri, parce que là, vraiment, depuis bientôt trois ans que je réponds à ce genre de tag,  je n’ai plus rien à dire sur moi. Ça le fait, je m’en tire comme ça…tiens, c’est une idée, je sens que je vais tenter une interview exclusive de monsieur Pondepin, après tout, c’est entierement de sa faute si je suis dans cette galère grâce à lui que j’ai un blog! Et donc en 7, j’ai un sens inné des fuseaux horaires, parce que « hier à la même heure il était deux heures de moins ». C’est de moi. Si. Marichéri comprendra.  
Il faut ensuite désigner 6 victimes:

Zenopia (je ne sais pas si tu veux faire des tags, comme  c’est un blog pro. En plus tu l’as déjà fait…Mais ça me donne l’occasion de remettre ton lien! )

Marie de Waterford, parce que je participe aussi à son rendez vous photographique mensuel…et que j’adore me replonger en Irlande grâce elle.

 –a dada et au dodo, une maman pleine d énergie! 

Celine, ma tricoteuse et couturière préférée.

Dhélicat bien sûr, puisqu’on parle photo! 

– et Franck, de Couloir ou Hublot, que je ne connais absolument pas mais qui vient parfois faire un tour ici (je n’ai quand même pas mis un lien par hasard! Je me renseigne.) Si ça se trouve, il déteste les tags…mais il fait des photos magnifiques, allez voir! 

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Sunny Monday #7

Il pleut encore et toujours, pas facile de trouver le moindre rayon de soleil pour le défi de Bernie…comment bien commencer la semaine, de bonne humeur alors?.. Avec un petit fairy cake décoré par mes filles, ça devrait le faire! 

  
Certes la photo est extrêmement floue, même par mes standards pourtant limités, mais elles bougeaient beaucoup aussi. Et on est en plein dans la couleur parme, choisie ce mois-ci par Bernie. Il y a même du glaçage jaune soleil. 

Bonne semaine à tous, 

  

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My Own ABC #8

On continue mon abécédaire aléatoire.

B comme…

Buns: plus précisément les hot cross bruns qu’on mange à Pâques. Ce sont des petites brioches aux raisins secs et à la cannelle, qu’on fait traditionnellement pour Good Friday, le vendredi de Pâques, mais on en trouve déjà dans tous les supermarchés. On se demande pourquoi d’ailleurs,  c’est très facile à faire et bien meilleur home-made. Pour rester traditionnel, attention à ne pas oublier de les décorer d’une croix, soit faite au sucre, soit simplement tracée au couteau avant la cuisson.  Il paraît qu’il ne faut pas bétement s’empiffrer en mangeant tout, mais garder un hot cross bun pour le suspendre dans la  cuisine. Il protège contre les incendies, mais juste pendant un an, on doit le remplacer l’année suivante. Si ça peut me garantir 12 mois sans Fireman Sam, je suis prête à tenter l’expérience.

  
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Bavarde: les avis sont partagés, certains trouvent que je suis bavarde comme une pie bourrée, moi pas. Ce qui est paradoxal pour une grande timide et coincée comme moi… Cela dit, PrincesseChipie a hérité de la chose, et j’avoue que ça donne envie de se taper la tête contre les murs, peut être un tantinet lassant. Elle ne se tait jamais et répète en boucle la même phrase jusqu’à ce qu’elle obtienne une réaction, c’est épuisant…alors que  je ne fais qu’exprimer une centaine d’idées en même temps, mais pas plus, et comme je meurs d’impatience de connaître le point  de vue de mon interlocuteur,  je répète quand je n’ai pas de retour,  puisqu’il n’a pas compris la première fois (sinon, j’aurais eu ma réponse, c’est logique ). Ce n’est pas du tout énervant. C’est pour aider. 

Black
Books….aaaaaah, j’adore! C’est une série de Channel 4. J’en ai déjà parlé. Il y a  trois personnages, Bernard, le libraire, son souffre douleur employé  et leur voisine. Black Books  élève  la misanthropie, l’humour noir (et l’alcoolisme…) à une forme d’art…Et encore,  Dylan Moran , qui joue Bernard Black et est un des auteurs, est bien pire en spectacle. 

  

Béatrice
: la cousine de William et Harry, petite fille de Lizzie. C’est la fille d’Andrew. En plus d’être une icône de la mode, Béatrice est principalement connue pour ne rien faire. Je ne pouvais pas résister, je remets une photo de son pretzel. La notoriété de ce chapeau est d’ailleurs totalement injuste, elle en a des tas d’autres qui sont tout aussi laids. Cette pauvre fille a  toujours l’air fagoter comme une pomme de terre, c’est un don. Comme elle est très généreuse, elle dépense sans compter l’argent du contribuable, sans qu’on sache à quoi elle sert, sauf à égayer les photos officielles par ses tenues improbables. Attention, elle est quand même 7eme dans l’ordre de succession, mais la bonne nouvelle pour sa vie privée, c’est que depuis la naissance de ses petits cousins Geroge et Charlotte (les rejetons de William-and-Kate), elle n’a plus besoin de la permission de Lizzie pour se marier  (c’est réservé aux 6 premiers dans l’ordre de succession donc… Encore quelques gamins royaux et Harry pourra se lâcher, ça risque d’être comique)…il ne reste plus qu’à la caser, ça fera des économies.

  
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Battle of the boyne: c’est en Irlande qu’a eu lieu une des batailles les plus célèbres de la guerre entre catholiques et protestants anglais. C’est vrai ça, pourquoi ne pas exporter ses boucheries jusque dans les colonies, chez les ploucs qui doivent s’ennuyer tous seuls sans le moindre massacre, la plus petite tuerie pour s’amuser un peu? …On en rit encore à Drogheda alors que cette charmante sauterie date de 1690. En même temps, pour une  fois que les anglais venaient  en Irlande pour se trucider entre eux sans se soucier des locaux, il ne faut pas trop se plaindre. Bon après, vous savez ce que c’est dans ce genre de fêtes populaires, il peut toujours y avoir des dégâts collatéraux…On a habité juste en face du site. C’est un champ en pente et boueux, mais il est classé et attire plein de touristes, y compris des illuminés qui prennent sur eux de se tirer dessus à l’arquebuse pour recréer une charmante ambiance d’époque. En bas de la pente, vous  avez la rivière Boyne, et sur le champs en face, on a construit des maisons, dont celle où on habitait, voilà c’est facinant. Et donc, pour célèbrer cette boucherie infâme des cretins modernes unionistes défilent habillés en orange tous les ans et viennent faire leurs malins à la frontière entre l’Irlande du nord et la République en réclamant le droit d’aller mettre leur bazar jusqu’à Drogheda. C’est scandaleux, on ne peut plus s’étriper tranquillement, comme au bon vieux temps. 

  
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La semaine prochaine, on termine les B. Je suis sûre que je peux faire encore plus bordélique éclectique. 

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