Sunny Monday #16

Nouveau mois, nouvelle couleur, Bernie a choisi le rose pour son défi ensoleillé. Évidemment, comme c’est férié chez nous aujourd’hui , il fait un temps pourri alors qu’on nous annonce un soleil radieux pour le reste de la semaine. Cela dit, pour une fois qu’on a un week-end prolongé en mai et pas les Français, on est très content. D’habitude , on se fait avoir! 


Pour fêter ça, je vous amène à la plage…le soleil est un peu absent, mais il y a bien du rose sur les beach huts, les petites cabanes de plage typiques de mon coin d’Angleterre. Ce sont les victoiriens qui ont eu l’idée de décorer les front de mer de ces cabines en bois pour se protéger du soleil et, soyons honnête de la pluie aussi quand ils allaient se tremper les orteils dans la mer du nord. Les premières étaient montées sur roulettes et permettait de se baigner discrètement. Si. On les faisait avancer jusque dans l’eau pour se tremper en restant à l’intérieur. La version immobile est très vite devenue à la mode, on en trouvait même en France.

Les beach huts sont toujours très populaires. Certaines sont ultramodernes avec électricité et eau courante. L’été, il y a un monde fou autours des beach huts, bien plus que sur la plage en contrebas de la promenade. Les barbecues enfument les enfants qui jouent au ballon et les mamies emmitouflées qui regardent la mer depuis leur transat. C’est très festif. Selon les plages, les beach huts peuvent aussi être très chic  (Lizzie elle-même en avait une, toujours dans ma région de l’East Anglia, mais elle a pris feu en 2003. La cabane, pas la reine). Sur la photo c’est à Mersea, une île charmante dans notre borought council de Colchester. Les authentiques beach huts victoriennes valent en moyenne  £35 000, le record est de £75 000. Ça fait coquet pour une cabane en bois, mais c’est vrai qu’elles  sont charmantes. 

Bonne semaine à tous!

Publié dans tag, Tourisme | Tagué , , | 23 commentaires

My Own ABC #18

E comme…

Essex: évidement,  je commence par mon comté! J’en ai déjà parlé des tas de fois. L’Essex s’étend au nord-est de Londres. Au sud, c’est la banlieue londonienne pourrie  pas très reluisante, au nord c’est paumé la campagne. Le nom vient de East Saxon et d’ailleurs, l’écusson du comté qu’on voit sur le panneau, reprend trois épées saxonnes en souvenir du roi  Erkenwyne évidemment. J’aime beaucoup mon comté, malgré sa réputation…enfin, j’aime beaucoup  le nord de mon comté, je suis la première à reconnaître qu’effectivement dans le sud, ça craint et les habitants méritent tout à fait leur réputation de poufiasses et cretins congénitaux. Mais par contre, les Londoniens ne sont rien que des jaloux quand ils traitent les nord-esséxiens de ploucs. D’accord, c’est un chouïa  rural, mais c’est très joli et grâce à la ligne directe pour la City, envahi par divers banquiers et ex Londoniens en mal d’espace vert! 


Source 

Edward, prince of Wales, plus connu sous le nom de prince noir: attention, des Edwards, il y en a des tripotées dans l’histoire anglaise, je peux tenir tout le mois. On commence par le prince noir, le fils de Edward III et père de Richard II…oui, mais il n’a pas été roi lui. Ça crée un précédent fâcheux pour un certain Charlie, qui lui aussi est prince de Galles. Mais le petit Eddie était également prince d’Aquitaine, et a passé une grande partie de sa vie en France, à trucider allègrement tout ce qui bougeait, de préférence des français mais pas que, ne soyons pas sectaires. Ce petit rebelle est né à Woodstock, en 1330 et est principalement connu pour avoir flanqué une pâtée monumentale aux français à Crecy. Les historiens anglais sont partagés. Certains le tiennent pour un preux chevalier admirable, un général fin tacticien, d’autres pour un dangeureux psychopathe assoifé de sang. Il faut quand même reconnaître qu’il a vivement encouragé les arts. Si Eddie n’avait pas eu l’idée de faire le siège de Calais, Rodin aurait été bien embêté pour touver un sujet de sculpture original. Edward meurt bêtement à 45 ans tout près du but, juste quelques mois avant son père. C’est une première pour un prince de Galles, et c’est pas malin. 


Source 

Eccles cake: c’est une sorte de sablé avec du beurre farci à la groseille. C’est très bon. Comme son nom l’indique, c’est une spécialité de Eccles, près de Manchester. Les premiers Eccles cakes auraient été créés par James Birch, en 1793. Depuis, on en trouve ailleurs, je vous mets la recette de BBC Goodfood ici si ça vous tente, c’est très facile à faire.


Source

Étourdie: il parait que je suis légèrement étourdie, c’est possible je ne me souviens pas. Heureusement que j’ai aussi une très bonne mémoire,  qui me permet généralement de me souvenir de ce que j’oublie juste quand c’est trop tard ou  de me rendre compte pendant que je parle de la bêtise immonde que je suis en train de sortir. Comme expliquer à une maman à l’école que je suis bien contente de ne plus vivre dans notre ancien quartier en même temps que je me souviens  qu’elle vient d’y emménager. 

Episodes: c’est une suggestion de Marichéri, qui aime bien cette série. C’est l’histoire de deux scénaristes british et mariés qui montent une série aux États Unis avec Matt LeBlanc (celui de friends) qui joue son propre rôle…enfin une version légèrement exagérée, pour ne pas dire carrément outrée, pas franchement sympathique mais très drôle. Comparé à Friends, ça decoiffe! 


Source 

Publié dans Famille royale, société, Tourisme | Tagué , , , | 14 commentaires

Project 52 II #17

Cette semaine, Ma’ propose patrimoine. Je crois qu’on l’avait déjà eu l’année dernière, ou quelque chose de similaire. En toute logique, on avait parlé de nos enfants. Si.  Il fallait trouver autre chose. C’est le moment de recaser l’Essex. Comme je ne suis pas chauvine bien sûr, mais j’aime défendre mon coin méconnu d’Angleterre. L’Essex pâtit de sa proximité avec Londres, le sud du comté est même la banlieue londonienne et a donc une réputation (méritée) de…euh, banlieue pas sympathique du tout peuplée de ploucs oranges pétants en toute saison et limités intellectuellement. C’est dommage, le nord du comté est charmant, bucolique et beaucoup plus calme, très calme. Colchester est quand même la plus ancienne ville du pays, la capital de l’Angleterre romaine. Du patrimoine, on en a partout, il suffit de se baisser pour tomber sur un bout de poterie ou un éclat de mosaïque, de lever le nez pour se prendre une poutre médiévale à tous les coins de rue, de crapahuter dans la campagne pour admirer des églises normandes ou des majors Tudor. Bref, on a l’embarras du choix.


Alors pour une fois, c’est une de mes photos, qui mélange notre patrimoine local et familial (j’ai dit que c’était une interprétation dûe à notre logique très personnelle? ) . PrincesseChipie, PrincesseDiva et GeekAdo (je passe mon temps à lui rachèter des pantalons à sa taille. Mais ils deviennent trop petits en une semaine) prennent d’assaut gaillardement le musée, ancienne forteresse normande construite sur les ruines de temple de Claudius. On voit très clairement la délimitation entre la partie romaine, au niveau de la rambarde de la passerelle à peu près, et la partie  normande. On voit aussi très bien que les normands ne se sont pas gênés pour recycler les briques romaines! Le petit comique sur le côté n’est pas L’Ado, mais un intrus que je ne connais pas et qui vient bétement gâché ma photo. L’Ado ne nous accompagne plus depuis longtemps dans les sorties familiales. GeekAdo, qui se pique d’archéologie, vient quand c’est historique ou qu’il espère qu’il y aura un goûter à la fin de la ballade. Et le géant qui court devant avec une poussette de taille normale mais qui lui arrive au genoux, c’est Marichéri. Voilà. 

Publié dans tag, Tourisme | Tagué , , , , , | 18 commentaires

Friday feelings #58

Non, je n’ai pas oublié les états d’esprit du vendredi de Fédora et Postman, mais je suis débordée. Par Toddler5  qui fait caprice sur caprice depuis le réveil… pour aller à la preschool. Quand je pense qu’il hurlait pour ne pas y aller il y a encore quelques semaines. Me go School, me go School, me go School! Non pas aujourd’hui. Me go schooooooooool, please. C’est fermé, Closed tu ne peux pas y aller. C’est la stricte vérité , il n’y a pas de preschool le vendredi, mais ça n’a pas l’air de convaincre mon gamin. Me goooooooo School. Meeeee School. Schooooool. Pleeeeease. Youpidoo. 

10h 33

Fatigue: je suis enrhubée, ça crève. Snif. 

Humeur: plutôt bonne…allons bon, ce n’est pas normal. Si ça se trouve je suis fiévreuse, limite en pleins délires.

Estomac: content aussi par anticipation, repas anglo-landais demain

Condition physique: La pluie glaçante de ces deniers jours a fait beaucoup pour mes allergies, mais du coup je suis donc enrhubée (parce que je parle comme un canard avec le nez bouché) 

Esprit: hésitant 

Boulot: pareil

Culture: je suis affalée sur le canapé avec Toddler 5 et on regarde Paw patrol, ça compte? Des chiots mutants qui parlent, conduisent des espèces de brouettes motorisées et ne grandissent jamais au milieu d’une poignée d’humains débiles, c’est très culturel. Une idée ce serait d’envoyer Fireman Sam en guest star dans Paw patrol. Avec Norman mordant un des chiots. Ou alors les Paw patrol dans Peppa pig, des chiens au milieu de jambons parlant, ça peut le faire aussi. Fireman Sam qui adopte Mickey en le mettant dans une cage à hamster, mais Norman y met le feu et les Paw patrol l’éteignent en faisant pipi dessus pendant que Peppa pig est sauvée de la noyade dans une soupière de ketchup par fireman sam. Je vais écrire aux  producteurs télé, je sens un filon à exploiter là.

Message perso: on t’envoie ça ce week end sans faute 

Avis perso: vous avez vu, j’ai réussi à ne pas parler du colza cette semaine? Il est toujours là, le traitre. On pourrait envoyer  Paw patrol faire pipi dans le colza, fireman Sam y ferait un barbecue avec Peppa pig, et Mickey se perdrait en se faisant courser dans le champs par le chat dans Paw patrol dont le nom  m’échappe. Du coup, le fermier serait obligé de couper le colza, juste pour récupérer tous ces charmants héros de dessins animés, pour éviter une manif de gamins préscolaires en manque devant son champs qui ne manquerait pas de dégénérer. A cet âge là, on devient vite aggresif, et il y aurait surement des mouvements incontrôlés en marge de la manif officielle avec des casseurs en couches qui arracheraient le colza  avec les dents. Ça se confirme, je dois effectivement être un peu fiévreuse. 

Loulous: L’Ado bûche. GeekAdo bûche. PrincesseDiva fait semblant de bûcher. PrincesseChipie s’en fiche. Toddler 5 aussi. 
  

Amitié: demain soir, dans la joie, la bonne humeur et la graisse de canard.  Coin. 

Love: il est enrhubé aussi.  Beuh.

Courses: on les attend!

Envie de: printemps et soleil!

Sortie: si la pluie s’arrête, ce week and à la ferme…c’est la faute de Ma’ qui ne fait rien qu’à me narguer ses photos de veaux tout mignons. 

Pic: après le prunier, c’est au tour du cerisier de faire sa star…il y a encore d’autres trucs comestibles dans notre jardin et je ne m’en lasse toujours pas. Comme on a déménagé en juillet, on n’avais pas encore vu tous les arbres en fleurs, j’aime beaucoup. Je peux tenir plusieurs semaines comme ça! 


11h17 (parce que les courses sont arrivées entre « sortie » et « pic »)

Publié dans tag, vie de famille | Tagué , , , | 22 commentaires

Thursday Thunder: I’m not talking about you

J’ai hésité à étaler cette colère, c’est un tout petit peu politique et je n’aime pas parler de ça. Mais je suis contrariée, et c’est bien pour me défouler que j’ai décidé de faire des thursday Thunders, alors on y va! Avec le référendum sur le Brexit, les langues se délient, les supporters du UKIP, ce merveilleux parti de fascistes immondes et alcoolisés Bisounours patriotes se montrent. Au départ, ils étaient inoffensifs,  juste souverainistes, mais la nature ayant horreur du vide, ils ont récupéré les agités de l’extrême droite et du BNP, British National Party qui s’évapore complètement (c’est bien fait)  depuis quelques années. Du coup, le UKIP est passé à un langage un chouïa plus débileagressif, direct. Le type qui atterrit devant chez moi en faisant du porte à porte avec ses dépliants UKIP  peut difficilement cacher ses opinions après quand on se rencontre dans la cours de l’école. Alors donc, cher décérébré raciste monsieur,  qu’est-ce que vous avez contre moi, pourquoi voulez-vous me renvoyer en France? Ah mais non, pas du tout, quand on parle des étrangers, on ne parle pas de vous ! Ah. 


Je passe sur l’imbécileté profonde de leurs arguments pro Brexit. « C’est pour arrêter les clandestins syriens européens »…Euh, révisez votre geographie, ça pourrait servir! « C’est contre la monnaie unique »… Et depuis quand la livre sterling n’est plus utilisée en Grande Bretagne exactement? « C’est contre les accords Schenghen » sûrement , mais votre pays n’en fait pas parti. « C’est pour retrouver notre indépendance économique et contre la mondialisation » bien sûr, et donc, l’industrie britannique produit quoi?  Rien. Par contre votre économie dépend légèrement (pour ne pas dire exclusivement, mais je suis mauvaise langue) de la City et de la mondialisation des marchés financiers. Mais bon, je dis ça comme ça. N’oublions pas l’argument massue, que j’adore aussi: « le Brexit, c’est pour pouvoir renvoyer les étrangers illégaux chez eux sans que la cour européenne des droits de l’homme nous l’interdise » . Manque de chance, vous pouvez toujours sortir de l’UE, cette cour européenne là  n’a strictement rien à voir avec Bruxelles, et continuera à se mêler de vos expulsions. Bref, on sent de suite qu’on a à faire avec des intellectuels qui maîtrisent leur sujet. C’est amusant 5 minutes de les contredire,  pour leur faire exploser le cerveau, mais on s’en lasse vite, surtout que ces débiles bornés braves gens insistent pour expliquer à mes copines françaises et moi qu’ils ne sont pas racistes  mais contre l’immigration et les étrangers qui ne font rien qu’à venir voler le pain de la bouche de l’honnête  chômeur anglais qui refuse de bosser. Ce sont aussi les étrangers sans scrupule qui mettent le NHS (le système de santé)  à genoux, c’est évident. 

-Parce qu’un anglais ne tombe jamais malade? 

-Si, mais il cotise.

– Ben, nous aussi…

-Oui,  mais on ne parle pas de vous voyons, on parle des étrangers, des immigrés quoi! 

Pardon? WTF? Depuis quand je ne suis plus une immigrée?  Non, parce que je veux bien reconnaître qu’en vrai, j’ai plus de 4 ans et demi, mais je ne suis pas si vieille que ça. Les ukipiens ont certes des lacunes en culture générale, mais il y a longtemps que ma ville natale, Bordeaux, ne fait plus partie du royaume britannique. La guerre de cent ans, ça leur dit quelque chose? Le pire, c’est que je pense qu’ils sont vraiment sincères quand ils ne comprennent pas pourquoi je me sens agressée par leurs logorrhées verbales. Ils ne sont pas racistes enfin, et ils ne parlent pas de moi, arrivée il y a 10 ans et de nationalité française, quand ils invectivent les étrangers. Non, ils parlent des immigrés clandestins, des européens de l’est, et un peu aussi du proprio du restau indien, de nationalité britannique depuis au moins trois générations lui, mais on se comprend. Effectivement, je comprends très bien. Les « étrangers » c’est le mal, sauf si ils sont blancs, occidentaux et chrétiens,  mais à part ça, non, vous n’êtes pas raciste. Un instant, je vais vomir. 

Ce que je ne comprends pas c’est que cette peur de l’autre, ce racisme hypocrite, cette bêtise abyssale sont justement universels. C’est assez paradoxal, non? La prochaine fois qu’un ukipien vient sonner chez moi, au lieu d’essayer de le convaincre que même si je suis blanche, occidentale et chrétienne, je suis bien une immigrée, je lui en parlerai. Pour quelqu’un qui n’aime pas les étrangers, ça fait quel effet de partager sa connerie avec autant de gens dans le monde? 

Publié dans Les colères | Tagué , , , | 24 commentaires

The Standart Assessment Tests

PrincesseDiva n’en peut plus, on ne se rend pas compte, la vie est injuste. Surtout la sienne. Parce qu’elle doit passer ses SATs, Standart assessement tests, du 9 au 13 mai prochain. Ça fait hurler de rire L’Ado, qui lui est en plein dans les A levels pour pouvoir rentrer à l’université. Il n’a rien compris, si L’ado se moque, c’est parce qu’il est un vieux con dépassé, limite facho. La tête du gamin quand sa soeur lui a sorti son insulte favorite, celle qu’il a pratiquement fait breveter! Soudain, il a pris un coup de vieux pas possible. J’ai bien ri. Mais revenons aux SATs. J’en ai déjà parlé, les élèves passent ces tests en fin de KS1 (key stage one) après 3 ans de primaire, puis en fin de KS2, c’est à dire en dernière année avant l’entrée au collège. C’est stupide, il restera encore plus de deux mois d’école après les SATs et les élèves ne ficheront strictement rien. En attendant, ça révise sec. Même PrincesseDiva. C’est à dire qu’elle s’assoit devant ses cahiers, puis elle va donner à manger au chat, qui n’avait rien demandé pour une fois. Puis elle va voir si Toddler  5 veut jouer dans sa chambre alors que d’habitude elle l’empêche d’y mettre un orteil. Puis, elle se dévoue pour aller aider PrincesseChipie à deméler les cheveux d’une Barbie, coincée dans la crinière d’un Little poney. Puis, elle va demander des conseils de révision à GeekAdo, qui la renvoit aimablement (mais-euh, degâââge!)  à L’Ado qui est donc un vieux nul fasciste. Forcément après tout ça, elle a faim et repart vers la  cuisine chercher un cookie. Bon c’est pas tout ça,  mais ça fait bien une demi heure qu’elle révise, qu’est-ce qu’il y a  à la télé?…C’est pas gagné.


PrincesseDiva part du principe que les SATs ne la concernent pas puisqu’elle a changé d’école cette année. En effet, les résultats des SATs servent d’abord à évaluer les écoles et la progression des élèves entre les premières et les deuxièmes séries d’examens. Si les gosses n’ont fait aucun progrès en 4 ans, c’est mauvais pour l’école et les enseignants, pas pour les élèves. Donc, PrincesseDiva s’en moque. C’est un tort. Les résultats des SATs en fin de primaire permettront aussi de repartir les élèves par groupe de niveaux au collège. Oui, mais elle de toute façon, elle sera dans la classe des bilingues alors on s’en fiche. Encore raté. Effectivement, le collège où vont mes enfants a eu l’idée géniale de réserver une classe pour les enfants parlant l’anglais certes mais aussi autre chose, ça leur permet d’avoir des cours de langues adaptés. Grâce à ce système, L’Ado a pu passer les examens de français en avance et faire une deuxième et une troisième langue. C’est comme ça aussi qu’il a rencontré son meilleur pote et batteur dans son groupe, qui est hongrois. GeekAdo a des copains belges et espagnols (et totalement geeks, mais c’est un autre sujet), c’est très international. Il n’empêche qu’on ne fait pas anglais et math avec sa classe, mais son groupe de niveau interclasses. Bref, il faut bien que PrncesseDiva bûche. Dans la joie. 

À part ça, ça consiste en quoi, les SATs de fin de primaire? Il y a un test de lecture, avec des questions de compréhension, deux rédactions une courte et une plus longue, des tests de grammaire, de ponctuation et de l’orthographe. Les élèves planchent aussi sur trois épreuves de maths: résolution de problème, arithmétique et calcul mental. L’Ado et GeekAdo avaient eu droit à des tests en sciences, mais ils ont été supprimés. Chaque épreuve dure 35 à 40 minutes. Les notes sont assez bizarres quand on a pas l’habitude, ça va de 3A, 3B, 3C, 4A et ainsi de suite jusqu’à 5C. En fait, il s’agit de niveaux de compétence qui correspondent à un âge d’apprentissage. En fin de primaire, à 11 ans les élèves doivent être au niveau 4. Ceux qui sont à 3 sont en retard pour leur âge. A 5 ils sont en avance. Il y a aussi des fous qui râlent parce qu’ils ne peuvent pas avoir le niveau 6 en primaire, tout simplement parce que les examinateurs n’ont pas prévu de test pour.  Mais PrincesseDiva est formelle, GeekAdo est un grand malade. C’est possible, retourne réviser. Oui, je sais la vie est injuste. Et ce n’est qu’un début. 

Parce que pendant que sa soeur se répand en hurlements de banshee pour ne rien faire, GeekAdo, puisqu’on parlait de lui arrive sans bruit en fin de KS3, après les trois premières années de collège qui en compte 5. Et donc, vous allez rire, il a droit à des SATs lui aussi. Il ne joue pas au martyr, contrairement à certaines mais ça ne rigole pas. Il va passer des SATs en anglais, maths, science, histoire, géographie, français, technologie, informatique, art, sport, science sociale et religions (ici, l’enseignement des religions et de la tolérance est obligatoire). Là encore, il s’agit de voir si les profs ont fait leur boulot correctement et l’ont fait progresser depuis son entrée au collège. Les niveaux  vont de 5 à 8. Un gamin qui est rentré avec un 3 et finit avec un 5  vaut mieux pour les profs qu’un autre qui est passé de 5 à 6. Bon, il y a des originaux qui veulent savoir pourquoi on ne peut pas être testé pour le niveau 9 dans certaines matières (au hasard math ou science) et au niveau 2, voire même au niveau -4 dans d’autres, comme art ou sport. C’est un exemple. Je ne vise personne… Cela dit, GeekAdo n’est pas particulièrement stressé, enfin pas plus que d’habitude (il n’en dort plus, la routine quoi). Il sait très bien que les choses sérieuses commencent l’année prochaine, en KS4. Parce que là, il n’y a pas de SATs à la fin, mais les GSCE. Qui comptent bien plus pour lui et le reste de sa scolarité. Selon les résultats aux GSCE, on va en apprentissage, en lycée technique ou lycée général. Ça détermine les matières que l’on peut y étudier, et donc les dossiers pour les universités tout simplement. 

C’est bien ce que disait PrincesseDiva, les SATs, c’est pas si important que ça. De toute façon, elle veut être actrice ou peut-être chanteuse, en tout cas star avant de finir première ministre. Comme ça, elle supprimera les SATs, et toc. C’est possible, en attendant l’Oscar et le 10 Downing Street, vas plutôt bûcher. Les politiques et les acteurs ont dû réussir leurs SATs, ils sortent presque tous d’oxbridge ! 

Publié dans conseils pratiques, société, Uncategorized | Tagué , , , , | 30 commentaires

Shakespeare 

Il n’y a pas que Lizzie qui met le pays en émoi avec son anniversaire, Shakespeare aussi. On est débordé en ce moment! On a commémoré les 400 ans de la mort de Shakespeare le 23 avril, mais aussi son anniversaire, puisqu’il a eu la bonne idée de naître le même jour, enfin pas la même année bien sûr. Il y a eu des tas de célébrations de partout, dont des représentations dans sa ville natale, Stratford upon Avon, avec toute une tripotée de comédiens britanniques talentueux et même Charlie en personne, qui est monté sur scène pour déclamer « to be or not to be ». Je ne sais pas si c’est une allusion subtile à sa maman qui s’accroche au job, elle…


Source

Enfin bref c’est l’occasion de massacrer la vie d’un personnage historique, d’un génie de la littérature mondiale même, ça faisait longtemps. Ça me manquait. Le petit William est né le 23 avril 1564 enfin peut-être, c’est pas clair. En tout cas il a été baptisé le 26. Après, les détails…si ça se trouve, avec les changements de calendriers il est né en mai. A part ça, l’enfance de Shakespeare ne presente strictement aucun intérêt, ça commence mal. Par contre, on sait qu’il se marie en urgence à 18 ans avec Anne Hathaway qui elle a 26 ans et est méchamment enceinte. Petit coquin. Pour rester dans les histoires de famille, ils ont donc une fille Suzanna en 1583 , puis des jumeaux, Hamnet et Judith (si, si, Hamnet, avec un N pas un L) en 1585 mais Hamnet-avec-un-n meurt à  11 ans sans qu’on sache pourquoi. Les filles de Shakespeare ne sont pas comiques non plus. Il y en a bien une qui se marie avec un type pas net, qui finit condamné par l’eglise pour adultère, mais c’est tout. En plus, elles ne sont pas fichues de pondre des enfants résistants, et paf c’est déjà la fin de la lignée. Ben heureusement que Shakespeare a écrit deux ou trois petits trucs pour meubler un peu, parce que là franchement, on s’ennuie…


Source C’est moi ou Shakespeare et Charlie ont le même coiffeur?  

Shakespeare commence à écrire en 1589, il s’etablit à Londres, laissant femme et enfants à Stratford. On a absolument aucune idée de ce qu’il a bien pu faire avant. Il n’y a pas à dire, la vie de Shakespeare, c’est fun et captivant, j’en ris encore. Ça explique peut-être pourquoi il s’est déchaîné par écrit. On connaît 37 de ses pièces mais il y en a surement d’autres égarés dans la nature. Il a aussi écrit  des poèmes et des sonnets, pour s’occuper. Non parce qu’il n’y a pas que lui qui a une vie tristounette, c’était à la mode à son époque. La preuve, les théâtres ferment entre 1592 et 1594 à cause de la peste. Qu’est ce qu’on s’amuse. Pour passer le temps, il invente à peu près 3000 nouveaux mots et des tas d’expressions toujours utilisées en anglais aujourd’hui. Quand je pense qu’on crie au scandale en France devant le moindre néologisme! Enfin bon, à part ça, Shakespeare est plutôt comédien et directeur de troupe. Il a monté sa propre compagnie qui joue au depart à Shoreditch, en banlieu, pour ne pas dire chez les ploucs. Mais bon, vous savez ce que c’est, dans les coins paumés, il y a toujours des gens qui essaient d’en profiter, et Shakespeare se dispute avec son proprio. Du coup, il investit dans ses propres bâtiments, parce que ça va bien comme ça, et monte le théâtre du Globe, où se produit sa troupe, les King’s men sous le patronage du roi James. Ça a un petit côté boys band je trouve…enfin bref, Shakespeare fait fortune et il décide de prendre sa retraite à Stratford en 1613. Il meurt trois ans plus tard, probablement dans la joie et la bonne humeur, on n’en sait rien. On pourrait croire qu’il croule sous les droits d’auteurs, ou qu’il s’est fait sponsorisé en avance par  Hollywood qui massacre régulièrement son œuvre, mais pas du tout. Il a investi son argent dans l’immobilier, tout bétement. Je ne veux pas critiquer, mais pour un génie littéraire, finir loueur de baraques, ça manque de panache. Surtout que Shakespeare n’a jamais éprouvé le besoin de faire publier ses pièces, il se contentait de les faire jouer. Ce sont ses potes qui les éditeront après sa mort pour gâcher la vie de générations d’écoliers anglais qu’elles ne se perdent pas. C’est ballot, une pièce de théâtre, aucun sens de la postérité. 


Source 

Honnêtement, c’est pas folichon tout ça…heureusement, Shakespeare déchaîne les passions de gens beaucoup plus farfelus que lui, et là on rigole enfin. Certains pensent qu’il était en fait juste un acteur, qui n’a jamais rien écrit de sa vie. Toute son œuvre serait celle de Edward de Vere, Earl of Oxford. Ça a été totalement démonté par toutes les recherches scientifiques qui se sont penchées sur le sujet, ne serait-ce que pour un léger détail de chronologie, mais c’est pas grave. Les tenants de la théorie du complot y croient. Il y a mieux, attention, on arrive dans du lourd: le Shakespeare qu’on connaît était juste acteur, et se serait lâchement attribué l’œuvre d’un auteur de génie inconnu mais homonyme. C’est à dire qu’au lieu de célèbrer Shakespeare le faussaire, il faudrait s’extasier sur le vrai auteur, Shakespeare aussi mais pas le même. Je ne sais pas si vous me suivez…Shakespeare est un arnaqueur, alors que c’est Shakespeare le vrai Shakespeare. C’est très clair. C’est curieux, je commence  à avoir mal à la tête. Dans un autre genre on a droit aussi à Shakespeare le toxico, le gay ou encore le catho (les deux derniers étant rigoureusement interdits par la loi à l’époque).

Bref, 400  ans après sa mort, Shakespeare est toujours à la mode et empoisonne la scolarité des anglais. L’Ado a étudié Shakespeare, sa vie et son œuvre tous les automnes religieusement depuis 10 ans. Ça ne risquerait pas d’arriver en France, je me souviens, je n’en ai jamais entendu parler à l’école. On faisait Molière, sa vie et son œuvre. Tous les ans. 

Publié dans Les leçons d'histoire(s) | Tagué , , , | 30 commentaires

Boaty McBoatface

Je suis très gamine (j’ai récemment eu 4 ans et demi, comme tous les ans en avril. On ne rigole pas avec les traditions), je m’amuse d’un rien. Du coup, je suis depuis des semaines les aventures de Boaty McBoatface. C’est un bateau d’exploration scientifique, enfin, ça devrait l’être mais ce n’est pas gagné. Je sens que mes explications ne sont pas franchement limpides…


Source

Alors donc le très sérieux Natural Environment Research Council (NERC) a eu l’idée lumineuse de lancer un vote en ligne pour trouver le nom de son nouveau bateau d’exploration antarctique qui sera mis à l’eau d’ici 2019. Vous voyez sur la photo, où il y a marqué « name of vessel »? C’est pour aller là.  L’opération était sensée médiatiser le council et intéresser le public à la recherche scientifique. Et bien, c’est un succès phénoménal, bien plus qu’espéré, c’est même tout le problème. Les participants pouvaient soit proposer un nouveau nom soit voter pour ceux qui avaient déjà été mis en ligne par d’autres. Suite à un engouement sans précédent (parce que les courants maritimes polaires, d’habitude, ça ne captive pas les foules) sur les médias sociaux, il y a eu une grande campagne pour faire gagner le très inspiré  » Boaty McBoaty ». Des tas de petits comiques (dont moi, j’avoue) se sont rués sur le site du Natural Environment Research Council. La tension était à son comble avant l’annonce du résultat, mais ça y est, ça vient de tomber. Boaty McBoaty a largement gagné, avec 124 000 votes!  On pourrait dire qu’il y a 124 000 anglais à l’humour débile petits plaisantins, mais pas du tout, c’est encore pire puisqu’on trouve en quatrième position le nom ravissant de « It’s bloody cold here »  que j’aime beaucoup aussi (j’ai hésité entre les deux). 

Seulement, le ministre en charge de la recherche scientifique n’a pas envie de rire. Dans un communiqué absolument pas drôle, il a remercié les participants pour leur imagination mais il a dit préférer un nom qui « capture l’esprit des efforts scientifiques ». C’est petit de sa part. Alors que des tas de gens ont pris la peine de s’intéresser, qu’on en parle dans les journaux depuis des semaines, que ça fait la joie des humoristes, rejeter comme ça le vote populaire…pfff, je suis déçue. Le premier nom à avoir un vague rapport avec la fonction du bateau est arrivé troisième. Évidemment, le baptiser Henry Worsley, en hommage à un explorateur des pôles qui est décédé en janvier, ça peut faire du sens. Mais c’est un déni de démocratie, n’ayons pas peur des mots, et surtout une absence flagrante de sens de l’humour. La décision est suspendue. Je vous tiendrais au courant (puisqu’on parle d’un bateau). 

Publié dans société | Tagué , , , , | 25 commentaires

Sunny Monday #15

Dernier lundi vert du défi ensoleillé proposé par Bernie pour bien commencer la semaine. La météo ne m’aide pas du tout, il pleut. Mais un petit tour dans les archives photos de Marichéri,  et j’ai trouvé du soleil anglais sur une mer de vert!

Bonne semaine à tous!


 

Publié dans tag | Tagué , , | 18 commentaires

My Own ABC #17 

D comme…

Douvres ou Dover en Anglais: la première fois qu’on est venu en Angleterre par ferry depuis la France, j’ai adoré. Enfin la vue, puisque j’ai le mal de mer même dans une baignoire. Il n’y a pas à dire, les falaises de Douvres sont sublimes. Quand on se retrouve au milieu de la Manche, avec d’un côté  un paysage magnifiques et de l’autre, le port de calais, qui est beaucoup moins pimpant, le choix est vite fait! Il n’y a pas que les falaises à admirer à Douvres, on peut aussi visiter le château qui domine la ville et surveille la France. Il n’y a que 34 kilomètres entre les deux côtés, et vu que les anglais et les français ont joyeusement joué à se disputer pendant des siècles, le château servait bien! C’est plus calme aujourd’hui (je ne parle pas de la mer du nord, beuh…), on est pote, et Calais et Douvres sont même jumelées. 


Source 

Drake, Francis de son petit nom: puisque on est en plein dans le maritime, parlons d’un corsaire. Enfin, je dis corsaire par défaut. Les anglais considèrent Drake comme un capitaine de vaisseau héroïque, les espagnols comme un dangeureux pirate, limite cas social psychopathe. Les français sont sans opinion, et pas concernés du tout. Drake a vécu au 16 éme siècle (de 1540 à 1596 exactement) à une période où l’ennemi local était espagnol, pour une fois. Il faut bien varier les plaisirs. Drake est quand même remarquable pour avoir conduit le deuxième tour du monde complet après l’expédition commandée par Magellan. Mais lui, il a réussi à revenir entier à son point de départ au lieu de mourir bétement au milieu comme Magellan, qui a laissé ses petits copains finir le boulot sans lui, le flemmard. Du coup, Drake a même été anobli par Lizzie Première. Ça lui a  permis de s’attaquer à  l’invincible Armada qui portait très mal son nom. Bon, il semblerait effectivement qu’il en ait profité pour se remplir les poches en s’attaquant un petit peu à tout ce qui bougeait, sur mer ou aux alentours, et en trucidant allègrement tous ceux qui passaient à sa portée, mais c’était sûrement par taquinerie. Tout ça pour finir sottement maire de Plymouth et mourir de dysenterie en 1596 en plein siège maritime. 

Derby: au départ, c’est juste une petite ville anglaise, dans (vous allez rire) le derbyshire, riant comté au nord du pays où il n’y a pas grand chose à voir.  Il y a plusieurs équipes sportives dans le fameux Derby Football club….mais ça n’explique pas pourquoi le nom d’une ville anglaise toute banale est devenue aussi populaire auprès des journalistes sportifs en mal d’émotion forte, pour désigner une rivalité quelconque entre deux équipes plus ou moins voisines ( en foot on parle du derby mancunien entre Manchester City et Manchester United par exemple. Les deux étant nulles d’ailleurs, c’est L’Ado, fervent supporter d’Arsenal qui me l’a dit). En fait, ça vient bétement d’une course de chevaux, organisée par le douzième Earl of Derby en 1780. La chose remportant un succès fou, il a récidivé les années suivantes, mais le nom n’était pas vendeur: the Twelveth Earl of Derby race, c’est long. Alors que « the Derby  » de suite, c’est plus pimpant. Et voilà pourquoi on parle de derby dans tous les sports maintenant. 


Source 

Dinosaure: Toddler 5 a une collection de dinosaures en partie héritée de GeekAdo, mais il y a rajouté des acquisitions personnelles aussi. Je rappelle que les dinosaures sont des prédateurs redoutables, qui n’hésitent pas à se cacher sournoisement  dans la douche pour attaquer les orteils de leurs proies pas bien réveillés et qui n’ont pas leurs lunettes.   Un dinosaure en plastique peut être très dangeureux. En tout cas, c’est pointu, aie. Bref, il y en a dans toute la maison. Cela dit, j’aime jouer aux dinosaures aussi…un rien m’amuse. 



Dad’s army
: c’est une série de la BBC qui date de 1968 et a duré une dizaine d’années. Personnellement,  je préfère me planter moi même un T-Rex Playmobil dans l’oreille plutôt que de regarder un seul épisode, mais c’est toujours très populaire. Ça se passe pendant la deuxième guerre mondiale et ça raconte les aventures ébouriffantes d’un groupe de home guards, ces volontaires non mobilisables à cause de leur âge  ou de déficiences physiques et qui se préparaient à défendre le pays en cas d’invasion allemande. Ça se veut comique. On va dire que ça a mal vieilli, ou que c’est une question de références culturelles que je n’ai pas. C’est un peu comme les gendarme à St Tropez, de l’humour débile facile qui a fini par devenir culte, on ne sait pas pourquoi. Tout le monde a entendu parler de Dad’s army, sans l’avoir forcément vu et ça fait partir du vocabulaire courant pour désigner une équipe de bras cassés. Il y a même eu un film récemment qui a été éreinté par la critique et a fait un flop.


La semaine prochaine, j’attaque les E, parce que ça va bien comme ça, j’en ai marre des D. Voila. 

Publié dans Les leçons d'histoire(s), société, vie de famille | Tagué , , , , , , | 14 commentaires