Poor single Harry

Boris est un grand comique certes, mais il n’y a pas que lui qui fait rire en Angleterre. On a aussi Harry. Il est encore une fois à la une de toute la presse en ce moment, puisque revoilà ses invictus-Games-que-c’est-lui-qui-les-a-fait-tout-seul. Je rappelle pour ceux qui n’étaient pas là il y a deux ans, ou qui se contrefichent de l’actualite débridée de Harry, qu’il est à la fois un militaire enthousiaste (il a comparé descendre des avions ennemis à ses jeux à la playstation) et un royal dévoué, c’est à dire qu’il se doit de soutenir des tas de projets caritatifs. Bref, comme il faut bien l’occuper, Harry a été désigné inventeur, responsable et grand chef suprême des Invictus Games. Il s’agit d’une compétition sportive d’une trentaine d’épreuves ouverte aux soldats blessés au front (pas à la tête, à la guerre…). Harry prétend qu’il s’est inspiré d’une idée américaine, les warriors Games, mais qu’il l’a largement améliorée. C’est lui qui l’a fait. Tout seul. Si. Cette fois-ci, les jeux ont lieu aux États Unis, à Orlando et Harry (avec Michelle Obama, sa nouvelle best Friend for ever) est à fond. Il enchaîne les interviews télé, fait des discours d’inauguration, ne loupe aucune épreuve et se fait prendre en photo avec tout le monde. C’est festif (je ne dis pas ça parce qu’il commence à être coiffé comme son père. De toute façon, capillairement parlant, il est devant son chauve frère)  

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La presse s’extasie sur le dévouement admirable de Harry et en profite pour meubler avec n’importe quoi revenir sur les dernières confidences du prince. Figurez-vous que le pauvre garçon n’arrive pas à se trouver une girlfriend  et qu’il se désespère parce qu’il rêve de faire des gosses. Cela dit, vus ses antécédents à sa place je me méfierai. Si ça se trouve, il a déjà fait des tripotées de gamins, c’est juste qu’il était trop bourré pour se souvenir des mères n’est pas au courant.  Alors donc, le malheureux petit Harry ne se vautre pas joyeusement dans la débauche et la luxure, pas du tout, il déprime comme un hanneton neurasthénique et cherche activement, très activement même une copine. En vrai, c’est le pauvre type timide, rangé, discret, délicat, intelligent et sobre qui n’ose pas aborder une fille, ça se voit de suite. C’est totalement crédible.  Je ne vois pas pourquoi ça me donne autant envie de rire. Il n’y a pas à dire les scénaristes conseillers communication de Buckingham sont des artistes! 

Ce n’est pas que Harry, le déprimé du célibat forcé se traîne des casseroles monstres, à ce niveau, c’est carrément  le vaisselier entier. Parce que les aventures de Harry, auxquelles on n’échappe pas, les médias l’adorant (il fait toujours rire, ça fait vendre),  c’est mieux que celles de Martine! On a eu droit à Harry totalement bourré, Harry tout nu, Harry tombant par hasard dans un décolleté, Harry ivre mort, Harry nazi, Harry toxico, Harry au bordel…ça fait rêver. De temps en temps, on lui colle une girlfriend officielle plus ou moins présentable, mais manque de chance à chaque fois, ça fait ressortir des photos prises en même temps de Harry avec des tas d’autres pauvres filles. C’est surement par conscience professionnelle, il fait des tests poussés pour trouver celle qui sera le plus qualifiée pour devenir sa femme, et donc intégrer la famille Windsor. Alors qu’en fait, il est tout timide et pas du tout un sale type arrogant, je le rappelle. C’est beau un tel devouement à la cause des Royals. Cela dit, si Harry n’arrive pas à se caser, c’est peut être justement que la vie de Royals, ça n’ a pas l’air folichon. Regardez Kate Middleton. Pondre des gosses, la fermer, surtout ne jamais émettre une idée ou avoir de la personnalité  (en même temps, si elle a eu le job, c’est peut être qu’elle était faite pour…) et toujours sourire béatement (avec un a) en faisant coucou et en inaugurant des pots de fleur à trifouilly-the-geese (les oies en VO). C’est sûr que ça donne envie. 

Apparement une des filles de George W Bush, qui est journaliste et l’interviewait, a eu pitié de Harry. Elle lui a demandé si il voulait épouser sa soeur. Et bien on peut critiquer Harry, se moquer de son style de vie légèrement débridé, émettre des doutes sur son niveau intellectuel, ou juste s’esclaffer en lisant ses « confidences » , mais il faut reconnaître qu’il est poli en public. Il a pris le numéro de Barbara Bush Junior. 


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Boris top 10: the best of 

Comme l’inénarrable Boris Johnson, après deux mandats tonitruants ne s’est pas représenté à la mairie de Londres et que le nouveau maire, Shadiq Khan a l’air très sympathique mais quand même beaucoup moins hilarant,  je me suis dit qu’il fallait célèbrer dignement le départ de Boris! Je vous rassure, il n’est pas parti loin des médias, il est député maintenant, même membre du cabinet (le gouvernement), et il complote avec sa discrétion habituelle pour piquer la place du premier ministre. J’avais fait deux top 10 et plusieurs billets de ses gaffes, c’est dire si il y a matière avec Boris, voici un best of des meilleurs moments. 


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10-Boris est un orateur né, qui n’hésite pas à joindre le geste à la parole pour appuyer son propos. Cela dit, son style ne plait pas à tous: « Mon éloquence a été critiquée par une vraie autorité sur la question, Arnold Schwarzenegger. Et là, tu vois, c’est dur, d’avoir ses compétences rhétoriques décriées par un Autrichien monosyllabique ».

9- Connaissant la réputation de Boris, le maire de Rio s’est publiquement inquiété avant la passation du drapeau olympique lors de la cérémonie de clôture des JO de Londres. Il craignait une déclaration intempestive du maire de Londres. Le service communication de Boris a répondu officiellement qu’ils ne pouvaient pas garantir qu’il n’en ferait rien.

8-En pleine campagne pour la mairie de Londres pour son premier mandat: « je soutiens David Cameron par pur intérêt personnel et cynisme  »

7-Alors dans l’opposition, il a comparé le style gouvernemental de Tony Blair à du cannibalisme de papous. Il s’est ensuite excusé auprès de la Papouasie-Nouvelle Guinée et a proposé d’aller rendre visite aux papous lors de sa « tournée mondiale d’excuses ».

6-Boris, qui est lui même un grand sportif trouve que les Londoniens ont tout à fait le droit de faire de la natation dans la Tamise si ça les amusent: « si les gens veulent nager dans la Tamise, si ils veulent risquer leur vie, ils doivent pouvoir le faire avec toute la liberté et l’exaltation de nos ancêtres peinturlurés.  »


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5-Boris n’était pas maire d’une grande ville comme Londres pour rien (enfin bon, on se comprend…), c’est un citadin dans l’âme:  » les gens veulent habiter dans les villes parce qu’il y a plus de filles dans les bars, c’est un choix de reproduction. Mais c’est surtout les gens talentueux qui veulent vivre dans des grandes villes, pour devenir célèbre. C’est pas en restant dans un p*tain de village paumé que tu vas être connu!  »

4-Boris n’est pas qu’un homme public, c’est aussi un père de famille responsable (officiellement, il a 4 enfants, officieusement beaucoup plus, mais ce n’est pas facile à compter. Comme l’a fait remarquer un comique, tous les nourrissons ont plus ou moins la même tête que Boris) :  » je ne crois pas qu’il soit nécessairement plus dangeureux de téléphoner au volant que toutes les autres choses qu’on fait en conduisant: se curer le nez, lire le journal, regarder une carte, taper ses gosses…  »

3- Pour faire la promotion des Boris Bike, l’équivalent londonien du velib´, il a expliqué qu’en 1904, 20 % des trajets dans la capitale se faisaient en vélo, et qu’il voulait revenir à une statistique  similaire:  » et si on ne peut pas décider de remonter le temps jusqu’à 1904, quel est l’intérêt d’être conservateur?  »
2-Lors de la cérémonie de clôture des JO de  Beijing , lorsqu’il a pris possession du drapeau, il a surpris toute la Chine en expliquant que le ping-pong avait en fait été inventé au 19 siècle par les anglais, sur leurs tables de salle à manger, et que son vrai nom était le wiff waff. Personne ne sait toujours quelle mouche l’a piqué.
1- Et comme Boris est amusant même quand il ne parle pas, une petite image pour finir. Pendant les JO de Londres, il y avait plein d’attractions périphériques pour les spectateurs, dont des sauts en tyrolienne. Boris a voulu la tester pour fêter la première médaille d’or de Team GB. Il est resté coincé en l’air plusieurs minutes en réclamant à cor et à cri qu’on lui donne une échelle pour descendre.


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Sunny Monday #17

C’est enfin le printemps! Il fait beau et chaud (si, si, 25 degrés, c’est pratiquement caniculaire ici, les enfants ces petits anglais, n’en peuvent plus) le jardin est tout fleuri, j’ai l’embarras du choix pour le défi ensoleillé de Bernie. Après les pruniers et le cerisier, c’est au tour du pommier de s’éclater, et il fait l’effort d’être dans le thème du mois, il est tout couvert de fleurs roses. C’est charmant.


Bonne semaine à tous!


(Message perso pour Bernie: les traductions sont en cours de relecture!)

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My Own ABC #19

E comme…

Edward the confessor: je vous avais prévenu, des Edwards, on en trouve des pelletées dans l’histoire anglaise. Promis, la semaine prochaine, je ferais un effort, pas d’Edward! Mais en attendant revenons au Confesseur ou Eadweard en Saxon, puisqu’il a été roi d’Angleterre 1042 à 1066…non, ce n’est pas lui qui a joué à se planter une lance dans l’œil pour ne pas voir le triomphe de Guillaume, c’est son successeur, Harold qui n’a donc règné que quelques mois. Alors donc Eddie nait en 1003, ce qui déjà est pénible, il aurait pu faire un effort pour aider les écoliers anglais et arriver trois ans plus tôt. C’est le fils de Aelthered qui devait être comique et de Emma de Normandie, qui n’avait aucun sens de l’humour, c’est banal comme nom. On pourrait dire que c’est pratiquement le cousin de Guillaume, tiens… D’ailleurs il a été élevé en Normandie, sa maman se lassant rapidement des raids vikings à répétition, et rentrant chez sa mère avec ses gosses sous le bras. Vu que c’est la pagaille générale en Angleterre et que tout le monde se bat comme des chiffonniers, les normands décident de jouer aussi et d’aider Edward à conquérir le trône. Ça rate lamentablement dans un premier temps, mais il finit par y arriver tout seul. Il essaie bien de faire son roi énergique et qui commande, mais vous savez ce que c’est, les mauvaises habitudes sont dures à perdre et les barons anglais continuent à s’étriper joyeusement pour conquérir le pouvoir en ignorant somptueusement ce pauvre Edward. Du coup, vexé, il se réfugie dans la religion. C’est toujours mieux que de sombrer dans la débauche ou l’alcoolisme. Il meurt juste à temps pour laisser la place à Harold et à Guillaume. Ses aventures ne s’arrêtent pas là, il sera canonisé en 1166 et deviendra même patron d’Angleterre avant de se faire piquer la place par St George en 1350. Il est quand même remarquable parce qu’il est toujours fêté par les catholiques comme les protestants, ce qui n’est pas courant pour un saint. 


J’ai même trouvé une photo d’epoque, on peut voir l’original à Bayeux ou ici.

Eton: je parle bien sûr de l’école qui se trouve donc à Eton, dans la banlieue londonienne, près de Windsor. C’est une secondary School, les élèves ont entre 13 et 18 ans et leurs parents sont entre millionnaires et milliardaires. Ou Royals. Eton Collège a été créé en 1440 par Henry VI, il faut bien s’occuper, pour éduquer les garçons et uniquement les garçons nobles mais sans le sou, les pauvres. Ça a bien changé. Depuis, Eton s’est spécialisé dans l’art de rançonner des snobs  la production de célébrités diverses, des cargaisons de premiers ministres (dont l’actuel), des acteurs oscarisés, des maires de Londres, des chercheurs de renoms, des écrivains  et journalistes et quelques héritiers à couronne. Eton perpétue des traditions débiles désuètes et qui prêteraient à rire si ses anciens élèves n’étaient pas aussi bien placés. Par exemple, les collégiens y portent encore le haut de forme et la queue de pie. C’est choupinou. 


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Elephant:ça n’a rien à voir avec l’Angleterre, c’est même dans mon abécédaire pour une raison très personnelle mais je fais ce que je veux! La première fois que je suis allée au zoo avec mon papi (à Pessac, je précise pour les Bordelais dans l’assistance), j’ai adoré. Parce que j’ai vu un éléphant qui faisait caca. Voilà. 40 ans après, je m’en souviens encore très bien, c’est dire comme ça m’a marqué. 

Eastenders: on reste dans la merde, on enchaine avec un chef d’œuvre de la télé britannique. Eastenders est un soap aussi débile populaire que Coronation Street (j’en ai parlé dans les C) mais un peu moins vieux, le premier épisode date de 1985. Ça se passe dans l’east end, la banlieue est de Londres, à la limite de l’Essex et ça se voit. C’est d’une imbécilité extraodinaire mais ça captive les foules. 

English muffin: les muffins anglais n’ont rien à voir avec les muffins tout courts. Je vous mets la recette  de BBC goodfood ici, j’y ai pris la photo. Ce sont des sortes de petits pains ronds, qu’on coupe en deux et qu’on fait griller. C’est très bon au petit dej, on s’en sert pour faire les eggs Benedict que j’adore depuis nos vacances à Bath, mais on peut aussi juste les tartiner de confiture de Tiptree ou de marmelade. Je recommande vivement les english muffins…J’ai faim maintenant, c’est pas malin. Bon, je continue la semaine prochaine! 

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Project 52II #18

Cette semaine, Ma’ a choisi animaux. Ça me parle! J’étais partie pour ressortir une photo de vache, ou à défaut de canard, mais les deux chattes de la maison m’ont bien fait comprendre qu’elles voulaient participer ce matin. Toddler 5 éprouvant le besoin de faire du trampoline à l’aube ou presque, on était dehors assez tôt. Il faisait déjà 18 degrés et grand soleil…on doit être monté à 22 en ce moment, c’est très agréable. Mais je m’égare. Chaussette gambadait joyeusement, je suis allée chercher mon téléphone. Désolée pour la qualité des photos, c’est pris à la volée et je n’ai pas de mode sport sur mon iPhone! Enfin bref, en direct de notre jardin voici les aventures matinales de Chaussette et Capucine.

  
 Chaussette a réussi à attraper un oiseau, et vu comme elle frétille, plus que ce malheureux  volatile qui pourtant se débat, on sent qu’elle est très contente d’elle.  
  C’est carrément l’extase. Moins pour l’oiseau. 
Et là, paf, un bruit dans la haie. Chaussette en lâche l’oiseau (je rassure les âmes sensibles, il s’en est sorti un peu assommé mais indemne et il a fini par s’envoler).   
 C’est sûr, il se passe des choses forcement captivantes dans cette haie. Chaussette se doit d’aller examiner ça de plus près. Cette bête est curieuse.  

C’est bien la queue de Chaussette qui dépasse. Elle est en pleine enquête…

Tout ça pendant que Capucine, blasée et avec son air aimable habituel  regarde la petite jeune qui s’agite bêtement en plein soleil en plus. 

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Friday Feelings #59

Cette fois, je suis en retard volontairement. C’est à dire que j’ai passé la matinée plongée dans le résultat des élections locales qui ont eu lieu hier. Comme je peux voter pour ça, ça m’intéresse! Le système est assez différent ici, et le dépouillement n’est pas facile  (on compte le premier et le deuxième choix). Les résultats tombent ce matin au compte-goutte. On ne sait pas encore qui va remplacer l’ebouriffé maire de Londres, Boris Johnson qui rêve lui de prendre la place de Cameron (c’est pas gagné). Vue la logique britannique pétaradante du système, le parti arrivé en tête dans mon coin fait grise mine alors que celui qui finit péniblement troisième et a perdu le plus de voix par rapport à la dernière fois, crie victoire. Il ne faut pas chercher…de toute façon aucun n’avait de politique anti colza, j’ai bien regardé. Les gallois et les écossais votaient aussi, bref on s’amuse bien ce matin. Mais c’est pas tout ça. C’est parti pour les états d’esprit du vendredi de Fédora et Postman.

10h27

Fatigue: ça se maintient…

Humeur: réjouie, il fait beau, j’ai même les doigts de pied à l’air!

Estomac:se remet doucement des excès de canard landais

Condition Physique: molassonne

Esprit: ça manque de café tout ça, je reviens! 

Boulot: rhaaaaaa……

Culture: c’est important, quand on est expatrié de transmettre sa culture et ses racines à ses enfants. Gastronomiquement parlant. Après le repas landais du week end dernier, demain, je fais un gâteau basque à la confiture de cerises noires. Je me dévoue pour l’éducation de mes enfants. 

Message perso: it was so nice to hear from you!

Avis perso: alors donc, je compte monter un groupe Facebook de lutte contre la prolifération extrêmement dangereuse et incontrôlée du colza. Voilà. Le colza, arme de destruction massive et sournoise. 

Loulous: L’Ado bûche toujours. Il est toujours de mauvaise humeur. Sa consommation de pizza explose. GeekAdo est scandalisé, en grand sportif il a représenté son collège dans une compétition de ….maths! Des équipes de 5 geeks asociaux petits génies s’affrontent en répondant à des questions rigolotes, et bien, les autres collèges n’ont pas hésité à venir avec des remplaçants et les faire rentrer sur le terrain dans le jeu selon les questions (certains faisant uniquement géométrie ou arithmétique par exemple). Son petit collège n’a pas ce luxe, que fait l’UEFA? C’est bien joli de s’occuper du fair play financier en foot, mais le fair play geekesque en maths alors? Bref, ils ont fini deuxièmes et c’est du vol. PrincesseDiva se prépare activement pour ses exams aussi. Ça commence lundi. Elle est à fond, elle arrive à baver d’ennui en restant le nez en l’air devant son cahier pendant une demi-heure à force de faire semblant de réviser…après les verbes irréguliers en espagnol avec L’Ado, il faut donc que je me tape  la grammaire anglaise niveau primaire aussi. Ça commence légèrement à me lasser, tous ces examens. PrincesseChipie trouve ça très drôle. Et pas de soucis elle, elle révisera toute seule dans trois ans parce que bon elle ne va pas laisser cet abruti de Thomas être plus fort qu’elle. Thomas est un gros nul et il sent pas bon des pieds, non mais. Bref, je crois qu’elle n’aime pas trop Thomas. Toddler 5 est en pleine expérience scientifique dans le jardin: il essaie de disséquer  un escargot avec sa petite pelle bleue de plage. Beuh. 

Amitié: ça fait plaisir de reprendre contact! 

Love: il me soutient à fond dans ma campagne anti colza! 

Courses: arrivées hier. Il y a de la confiture de cerises noires.

Envie de: glander…mais il faut que je fasse réviser les gamins tout le week end. Alors qu’il fait beau. En même temps, c’est sympa, ça me rappelle quand je bûchais pour les miens, d’examens. Et si je veux passer les SATs ou le A level d’espagnol un jour, ça sera de la rigolade. 

Sortie: Ben non, à cause des exams et du colza…

Pic: alors, hum…il ne fait pas beau en Angleterre? Ahahah. 

  

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Thursday Thunder: a blogger is not a free advertising board!

Ce qui est sympa quand on a un blog, c’est qu’on peut échanger avec des tas de gens qui viennent de partout. Il y a les sympathiques, les drôles, les émouvants, les intrigants, ceux qui sont tout ça à la fois, ceux qui deviennent des amis…C’est merveilleux, le petit onglet « me contacter », là tout en haut m’a permis de recevoir des messages adorables. Et puis d’autres qui le sont moins. D’autres qui sont même un chouïa intéressés et ne me prennent pas du tout pour une conne (oui, je suis en colère). Parce que ce qui est pénible, qu’on en a un blog c’est qu’on reçoit aussi beaucoup de messages de gens qui considèrent qu’on est des plateformes publicitaires gratuites. C’est sûr, non seulement je vais parler d’eux plutôt que de ce dont j’ai envie parce que je ne tiens pas un blog pour me faire plaisir mais pour servir des boîtes que je ne connais même pas, et  en plus je leur dirais merci tellement je suis touchée qu’ils aient pensé à moi pour leur pub. Are you fucking kidding me? 


Je m’énerve, mais je devrais me méfier, parce que les sous-communiquants qui m’anoncent avec joie qu’ils ont sélectionné mon blog pour faire parler d’eux sans que ça leur coûte un centime (et que je devrais leur être reconnaissante de me contacter, dans leur grande générosité), ces as de la pub donc ont visiblement des pouvoirs magiques. Je ne vois que ça. Ils n’hésitent pas à m’écrire que mon blog est formidable et exactement ce qu’ils cherchent,  alors qu’ils n’ont visiblement aucune idée de ce que je peux bien y raconter. C’est très fort. Mais ça va plus loin, puisqu’ils sont aussi en mesure d’affirmer que leur produit est parfait pour mes lecteurs, qu’ils connaissent donc très bien, eux. Ça inspire confiance de suite, il faut vraiement être ignoblement cynique pour croire que c’est un mailing de base envoyé à la blogosphère entière. Cela dit, j’ai reçu aussi des messages follement personnalisés, avec carrément mon vrai prénom au début, c’est dire comme la boite et moi sommes faites pour une collaboration fructueuse qui augmentera très légèrement leur visibilité et dénaturera complètement mon petit blog. Manque de chance pour eux, ça m’a contrarié. Je sais bien que vue ma nullité geekesque, ça ne doit pas être très compliqué de trouver mon nom, mais déjà si je prends la peine d’utiliser un pseudo, c’est que j’y tiens. Et surtout au lieu de perdre  5 minutes pour chercher mon nom, ils aurait pu lire effectivement mon blog, ça aurait évité qu’ils se plantent de cible.

Il y a aussi ceux qui s’attendent à ce que je fasse leur job pour eux, gratuitement encore. J’ai été contacté par une agence de relocation qui voulait que j’aide un de leur client à s’installer ici. Bien-sûr, et donc ils facturent combien un boulot qu’ils ne font même pas?  Ah oui, mais c’était tout bénéfice pour moi aussi, puisque j’y aurais gagné en visibilité, ils auraient mis mon lien sur leur site quelque part en petit dans un coin, WTF? C’est dur à comprendre que moi,  je n’ai rien à vendre donc leur fameuse visibilité ne m’intéresse pas? Dans le style collaboration pétaradante, il y a aussi les champions du marketing, qui m’envoient carrément le texte qu’ils veulent que je publie, pour vendre leurs poireaux ergonomiques, leurs couches à vapeur, leurs assurances lunaires ou je ne sais quoi. C’est évident, j’ai un blog mais ce n’est pas pour m’en servir moi-même, c’est portes ouvertes pour tout ceux qui ont envie d’y faire leur pub parce que bon, ils sont bien gentils de s’intéresser à moi, et c’est super pour ma visibilité et mes stats et tout ça. On sent les pros du buzz. Je ne veux  pas me mêler de ce qui ne me regarde pas, mais je me souviens quand j’ai démarré sur hellocoton (une plate forme pour bloggers) d’un pantalon soi disant indestructible qui a tout à coup inondé ma page, toutes les blogueuses sortant leur article sponsorisé en même temps à la demande expresse de la marque. Ça a été radical, je n’ai plus jamais rien acheté de cette marque. 

Il y a des blogueuses géniales qui font des tests produits et en parlent très bien (elles ne font pas non  plus de la pub gratuite pour tout et n’importe  quoi, elles choisissent, testent vraiement et méritent une rémunération, c’est pas juste pour faire plaisir aux  apprentis du marketing!). Si au lieu de me bombarder d’e-mail de relance, les petits comiques qui sortent à peine de leur école commerce/communication/ bullshit vérifiaient (ça leur prendra 30 secondes), ils verraient que  ce n’est pas mon cas. J’ai mis des liens de gens que je trouve sympa dans ma blogroll (je ne l’ai pas actualisée depuis trente ans d’ailleurs) et ça s’arrête là! Avoir un blog (y compris un blog de tests de produits ) ne veut pas dire qu’on est prêt à faire du racolage pour un échantillon gratuit d’enclume gonflable, qu’on vendrait son âme pour avoir son lien sur le site d’une boite de surveillance de la pousse des carottes par temps frais, ou qu’on adore être pris pour une truffe. Je ne veux choquer personne, surtout pas le petit Jean-Marcellin qui sort tout content de son BTS de commerce et insiste pour me contacter, mais on peut tenir un blog juste pour le plaisir d’écrire.

 

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A levels

Grâce à mes enfants qui mettent mes nerfs à épreuve testent pour vous les joies du système scolaire britannique, je suis incollable sur tous les examens qui parsèment gaiement la vie des élèves anglais. Après les tests de primaire, je vais pouvoir vous parler des A levels, L’Ado étant plongé dedans jusqu’au cou dans la joie, la bonne humeur et l’abus de pizzas nocturnes, au prétexte que les révisions s’éternisent tard le soir, ben voyons.

Un tas au hasard sur son bureau… Avec l’ordinateur dessous. 

Récapitulons: en primaire, les élèves passent des tests rigolos, connus sous le nom de SATs. En fin de collège, qui dure 5 ans, il y a les terrifiants GCSE (General Certificate of Secondary Education) qui  ressemblent un peu au bac puisque les gamins passent toutes les matières, même si c’est vers 15/16 ans.  Selon les résultats aux GSCE, un petit tiers des élèves partent ensuite au 6th form, l’équivalent du lycée d’enseignement général, pendant deux ans. Ils y étudient uniquement 3 matières, mais à fond. Les originaux qui veulent faire leur malin, style L’Ado peuvent eventuellement avoir 5 matières mais c’est uniquement pour justifier une surconsommation de pizza (en vrai, évidemment je suis très fière de lui. Mais il ne faut pas lui dire, ça lui donnerait des idées, et le contenu de mon frigo n’y survivrait pas). Au bout de la première année de lycée, ils passent les AS (Advanced subsidiaries) qui permettent de continuer l’année suivante mais qui comptent aussi en partie dans la note finale. Si on s’est planté, on a le droit de les repasser en deuxième semaine année. 

On arrive donc gaillardement (ou mollement toujours dans le cas de L’Ado, avachi professionnel) en dernière année de lycée, et hop, c’est là que se pointent les choses sérieuses et les A Levels. Comme tous les boutonneux ne vont pas à l’université ici (déjà, ça coûte d’un rein. Par an. C’est dissuasif),  les A Levels sont très importants. C’est un vrai diplôme qui compte beaucoup. Je vous passe les abréviations et autres petits noms amusants pondus par les fonctionaire de l’éducation qui ont autant l’esprit débile d’imagination ici qu’en France. Les lycéens passent toute une série d’épreuves par matière, ça ne plaisante pas. L’Ado par exemple a 32 examens répartis sur un mois et demi. Il a-do-re. Moi aussi. Il est d’un humeur de chien hargneux ayant des problèmes gastriques (peut être dûs à une overdose de pizza….je dis ça comme ça). Il y a un joyeux mélange, sans aucune logique apparente d’écrits et d’oraux, de tests brefs d’une heure et de rédactions de 4 heures. Il faut déjà être doué en maths et visualisation dans l’espace pour s’y trouver dans son calendrier d’examens. Heureusement, il fait plutôt littéraire d’où la photo (littérature anglaise et langues, espagnol, italien et français un peu aussi), mais il a gardé les maths, ça peut toujours servir. C’est une bonne chose puisque ça lui a permis de voir au premier coup d’œil qu’il avait deux épreuves en même temps. J’ai aimablement fait part de la chose au lycée qui a corrigé ça avant que je leur démonte leurs bâtiments briquette par briquette, en toute sérénité sans m’énerver du tout.

On ne fait pas de moyenne générale, les matières sont considérées individuellement. Les notes sont très simples, quand on connaît: de A* (soit 90%), A ( 80%), B (70%) et ainsi de suite jusqu’à F (ça tombe bien puisque c’est aussi l’initiale de Failed, raté ce qui est le cas quand on a  F). En pratique toutes les notes au dessous de 50% (de D) sont mauvaises. Déjà que D, c’est pas brillant et que C est à la limite…parce que ces notes sont essentielles pour l’entrée à l’université. En septembre dernier, L’Ado a dû envoyer un dossier de candidature de trois tonnes, avec résultats scolaires depuis l’âge de quatre  ans, activités sportives, prise de sang et analyses d’urine (bon d’accord, j’exagère un peu. Mais juste un peu) à 5 universités de son choix. Ébahies par les talents épistolaires de L’Ado, 4 lui ont proposé une place. Mais attention, à part une université toute pourrie pas très regardante qui était prête à l’accueillir quelques soient ses résultats aux A levels, les autres ont posé des conditions de notes minimales à avoir selon les matières. A partir de là, L’Ado a dû accepter deux de ces propositions, et tant pis pour celles qu’il a refusées, il ne peut plus y aller après. Il s’agit donc de ne pas se planter en faisant ce choix final. Généralement, on met en premier l’université qu’on veut vraiment et en deuxième une fac moins cotée qui demande des notes moins élevées, pour assurer. C’est ce qu’a fait L’Ado, en sachant que son premier choix demande simplement qu’il est minimum A dans toutes les matières, en toute simplicité. 

Heureusement, L’Ado est un petit malin qui a déjà eu brillamment le A levels de Français avec un peu d’avance (en même temps, c’est la moindre  des choses pour un bilingue) et qui a passé l’été dernier à glander pondre un mémoire fascinant sur l’influence de l’anglais dans le vocabulaire français moderne, si. Ça lui fait déjà deux A de gagner. Avec les petites étoiles à côté pour faire joli. Il lui suffit de deux B, dans n’importe quelles des matières restantes pour pouvoir intégrer au moins la deuxième université qu’il a choisie, tout en espérant l’éviter puisqu’elle est à côté de chez nous. Bref, il bûche et ingurgite des cargaisons de  pizza, ses A partout, il les veut! Si par hasard on n’arrive pas à obtenir les notes minimales pour rentrer y compris dans son deuxième choix, on doit attendre fin août pour se voir eventuellement offrir une des places restées vacantes dans des universités beaucoup moins cotées dont personne n’a voulu au départ. Ce qui serait une catastrophe monumentale mauvais.  Et si vraiment on s’est tellement planté aux A levels qu’on ne trouve de place nulle part, il ne reste plus qu’à apprendre à dire   » vous voulez  des frites avec ça? »

Bref, tout va bien, on est serein. Ou pas. L’Ado bosse à fond, il m’a même embauchée pour lui faire travailler l’espagnol et la littérature. Il aura les résultats mi-août… On sera en vacances en Irlande. Ça promet. Soit L’Ado noie son bonheur dans la Guiness, soit on le noie lui, de désespoir. Ahaha. Je sens que je vais aider L’Ado avec ses pizzas, ça me calmera.

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Goat man

Puisque je parlais des animaux de la ferme hier, c’est le moment d’évoquer cet anglais totalement fou légèrement excentrique, qui se prend pour une chèvre. Si. J’ai appris son existence avec joie grâce à un article du Times (ici), écrit par un journaliste qui n’arrive pas du tout à garder son sérieux. On sent que le type hurle de rire à chaque coin de phrase, ça fait plaisir à lire. J’en ai profité pour y prendre aussi la photo de Thomas Thwaites, la chèvre donc. Ou le bouc, je ne sais pas, ce n’est pas précisé. Le journaliste n’a pas poussé la conscience professionnelle jusqu’à poser la question. C’est tout à fait le genre d’illuminés que j’adore en tout cas. 

Alors donc le petit Thomas, avant de devenir chèvre, était un humain médiocre, pour ne pas dire au bord de la crise de nerfs. Pas de perspective de carrière, des problèmes de fin de mois difficiles, il avait bien une copine mais il vivait toujours avec son papa, à trente ans passé. Bref, un humain terne et sans avenir, et là d’un coup, il a eu l’illumination en voyant un chien jouer, pourquoi ne pas devenir un animal? Les animaux n’ont pas de problème de boulot eux, et gambadent gaiement dans la nature sans se poser de question. C’est sûr. C’est tellement génial comme idée, on se demande pourquoi personne d’autre n’a essayé. Ce qui est admirable, c’est que ce brave Thomas a réussi à se faire subventionner par le  welcome trust arts awards program, dont je n’avais jamais entendu parler avant, mais on sent de suite l’organisation sérieuse et utile à la société à qui on ne vend pas n’importe quoi. Évidement, le trust en question a accepté de financer l’opération dans le cadre de la recherche  trans-espèce. Un instant, j’ai le hoquet à force de pouffer de rire dans mon coin, mais je suis cynique et bétement terre-à-terre. Non parce que c’est évident, certains sont en fait des animaux nés par erreur avec un corps d’humain et il faut être ignoblement cruel pour ne pas les aider à exprimer leur vraie nature, ou quelque chose comme ça. D’ailleurs, il y a des précédents puisqu’une américaine est persuadée d’être un chat et vit comme telle. Je m’en lasse pas. En même temps, le fait que les futurs ex humains en question choisissent l’animal qui les inspire le plus diminue légèrement le côté  » on est né comme ça ». Mais je dis ça comme ça. 

Au depart, Thomas a voulu être un éléphant, mais ce fut un échec. Déjà, pour se faire accepter par une troupe d’éléphants, il lui fallait une espèce de carapace gigantesque, c’était cher et peu pratique. Et puis surtout, il s’est avéré que les éléphants sont en fait dépressifs et très peu guillerets, alors même que le but de l’opération, je le rappelle était de vivre dans la joie et la nature. Ça commençait mal pour le malheureux Thomas. Mais il ne s’est pas découragé. C’est beau cette folie mono maniaque, entêtement maladif, esprit scientifique. Grâce à un shaman danois (c’est marrant, j’ignorais que le Danemark était spécialisé dans la production de shamans, je ne sors pas assez ),  il a compris son erreur. Thomas n’est peut être plus humain, mais il reste anglais, et oui. Donc, il faut choisir un animal anglais, c’est d’une logique implacable. Comme il n’y a quasiment pas d’éléphants ici, mais beaucoup de chèvres, Thomas est donc passé d’humain à éléphant à chèvre, hop, comme ça! Cela dit, ça pose quand même des questions, non pas sur la santé mentale du petit Thomas, parce que là, je crois qu’on a atteint le fond depuis un moment, pourquoi pas un mouton? Ou un canard? (Pas une vache, moi vivante, on ne se moquera pas des vaches sur ce blog. Non mais).  Il y en a aussi pas mal dans la campagne anglaise… 

Tout à son délire sa joie d’avoir enfin trouvé le bon animal, Thomas a voulu utiliser des drogues pour modifier les parties de son cerveau qui croyaient sottement  qu’il était humain et le différencaient lâchement d’une chèvre. Malheureusement, comme tous les grands visionnaires, il s’est heurté au scepticisme hilare de la communauté scientifique, qui lui a claqué la porte au nez  dans un grand éclat de rire. C’est petit. Il en fallait plus pour décourager une chèvre du tempérament de Thomas. Il a donc  ensuite essayé de modifier, toujours chimiquement son estomac, pour pouvoir brouter tranquillement. C’est bien ce que je pensais, il y a une histoire d’herbes rigolotes dans tout ça… Cette fois, les gens à qui il s’est adressés ont pris peur et ont alerté le Trust qui finance la chose, dans sa grande générosité. Parce que ça devenait légèrement dangeureux pour la santé de Thomas. Forcément, le trust a réagi, il se devait d’intervenir: pourquoi Thomas essaie de devenir chèvre alors qu’on lui a donné de l’argent pour être éléphant, hein? C’est quoi cette arnaque?  Je vous rassure, Thomas la chèvre et le trust sont parvenus à un accord, pour le plus grand bénéfice de la recherche trans-espèce.  Thomas qui fait preuve de qualité de négociations remarquable pour une chèvre de base, s’est juste engagé à ne pas mettre sa santé en danger. Il peut donc brouter et mâchouiller l’herbe autant qu’il veut, mais il doit ensuite la recracher et la mettre à macérer dans une sorte d’estomac externe avant de pouvoir l’ingurgiter à nouveau. C’est très frais, ça donne envie. Il pense d’ailleurs exploiter le filon et lancer le régime chèvre, avec bouillie pré mâchée. Avant l’été, c’est parfait pour celles qui veulent perdre un peu. Thomas s’est aussi fait fabriquer de fausses pattes de chèvre, pour gambader joyeusement dans les pâturages. C’est la joie.

Manque de chance, alors qu’il espérait pourvoir faire la transhumance à travers les Alpes, il s’est rendu  compte que ce n’était pas évident de se déplacer comme ça. Pourtant, quand on voit la photo, ça a l’air marrant…Il a mis aussi un certain temps à se faire accepter par le reste du troupeau, qui a été surpris de voir cet énergumène avec son casque à vélo (comme le dit le journaliste en s’esclaffant par écrit, malgré tout ses efforts, Thomas n’a pas encore réussi à se faire pousser des cornes). Le type détaille sa petite folie, avec enthousiasme, pendant que le journaliste en pleure de rire. Il finit par lui demander si il compte faire des adeptes et monter un troupeau  d’ex humains devenus chèvres.  Mais le journaliste est un cynique qui n’a rien compris. C’est possible, mais il a bien ri, et moi aussi! 

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Marsh Farm

Comme on a droit à un jour férié pour le premier lundi de mai (très orignalement baptisé May bank holiday…quoique, on en aura un autre à la fin du mois, mais ça sera le June Bank holiday, il fallait y penser.), on en a profité pour aller à la ferme. C’est mon côté Marie-Antoinette-avec-la-tête, j’adore aller me balader dans les fermes éducatives, pour faire plaisir aux enfants bien sûr.

  

Pour changer un peu, on a été dans le sud du comté, près de Londres donc, à Woodham Ferrers, pour visiter Marsh Farm. On peut acheter des sachets de croquettes bizarres à l’entrée pour nourrir les animaux. J’en ai pris beaucoup plusieurs quelques uns, toujours pour montrer aux enfants par pur dévouement maternel. Les animaux doivent avoir l’habitude, ils se ruent littéralement sur les visiteurs, Toddler 5 a eu un peu peur.


  

   

La chèvre en gros plan a même mangé le sac en papier des croquettes! Pour la peine, vous avez droit à ma main droite aussi, je me suis méfiée en nourrissant la chèvre suivante. 

 On va ensuite voir les étables, là c’est l’extase! On commence par les moutons, il y a plein de petits agneaux rigolos qui frétillent de longues queues (c’est comme ça que j’ai appris qu’on coupe la queue de ses pauvres bêtes d’ailleurs) et de futurs mamans rondes comme des boules, et affalées d’épuisement. J’ai compati.


  
On enchaine avec les bovins, un superbe taureau écossais (des highlands exactement) avec des cornes qui ont vivement impressionné PrincesseChipie, une malheureuse vache au bord de l’explosion maternelle et des tas de petits veaux tous plus mignons les uns que les autres. Je ne vois pas pourquoi on n’a pas pu en adopter un, vraiment. Je suis brimée dans cette famille. 



A défaut, j’aurais bien ramené un petit cochon aussi, mais Marichéri n’a pas voulu. Alors qu’il était pratiquement prêt à embarqué le cheval. Pratiquement. 
  

  
En ressortant, on tombe sur deux très grandes aires jeux sans intérêt sur lesquels nos enfants se sont jetés comme des fous. C’est pas comme si ils avaient déjà balançoire, tobbogan et trampoline dans leur jardin. Il y a également des tables pour pique-niquer, des salles d’animation diverses, du tracteur gonflable aux clowns en passant par Peppa pig, qu’on a soigneusement évitées. Même de l’extérieur,  on entendait les vrombissements surexcités de troupeaux de gamins hystériques…on a préféré admirer les animaux avant de repartir.  Non parce que je ne veux pas insister lourdement mais à part les chattes, un faisan très sympathique qui vient faire coucou tous les matins et un lapin occasionnel, c’est le désert dans notre jardin, côté animal. 

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