Thursday Thunder: creationism nausea

Événement majeur dans le paysage audiovisuel anglais, on connaît enfin le nom du nouveau présentateur de l’émission matinale de la BBC,  le captivant et pas du tout lénifiant « BBC breakfast ». Déjà, rien qu’au titre, on sent de suite que c’est l’émission didactique qui sait instruire son public: le repas que vous prenez le matin, ça s’appelle le breakfast. Et pour les plus étourdis, on rappelle qu’on est bien sur la BBC. C’est ça aussi le service public, ce courage de se dévouer pour son audience …enfin bref, ce monsieur, que je ne connais absolument pas et à qui je n’ai aucune raison d’en vouloir personnellement est  creationniste. Et donc, on apprend grâce à sa nomination que plus d’unbritannique sur 6 le serait aussi. 17% de la population. Au pays de Darwin. Je suis atterrée.

  
Je ne critique pas les croyances religieuses de qui que ce soit (mes enfants sont dans une école primaire de Church of England et un collège catho, je suis mal placée pour faire des remarques). Mais je rappelle que les creationnistes ne croient que ce qu’ils ont lu littéralement dans la bible. Vous allez me dire, ça prouve qu’ils savent lire, c’est déjà ça… Ne nous emballons  pas, c’est  peut-être leur gourou pasteur qui leur a fait la lecture. Ces gens assurent, sans rire que Adam est bien le premier homme, apparu comme ça, pouf et qu’il ne descend pas du singe (mais du pommier probablement..). Et après ça, Dieu, avec un certain sens du spectacle quand même,  décide soudainement de lui enlever une côte et hop, il la transforme en Ève. Quand on pense que David Copperfield  nous bassine depuis des années avec ses tours de magie  miteux, alors que franchement c’est du pipi de chat à côté… Voilà, l’évolution, la science tout ça, c’est des rigolades bien sûr. Non mais WTF? Déjà, pour reprendre la blague de Dara O’Briain, si vous croyez que Dieu vous a créé vous personnellement à son image, regardez-vous dans une glace!

Un britannique sur 6 croit que  la terre et tous ses habitants ont été créés ad nihilo il y a 10000 ans, pas plus.  Ben oui, et donc tous les squelettes de dinosaures  qui datent de dizaines de millions d’années, c’est quoi? Des farces et attrapes? D’ailleurs, figurez-vous que les dinosaures étaient très bêtes eux, pas comme les creationnistes , ils n’ont pas voulu monter dans l’arche de Noë probablement par peur du mal de mer. Ou alors ils étaient trop grands et ne rentraient pas, Noë a dû construire un chouïa petit…en tout cas, c’est pas malin, parce que maintenant, il n’y en a plus des dinosaures comme ceux  qui gambadaient joyeusement sur terre au milieu des hommes il y a 10000 ans. Rhaaa…comment quelqu’un possédant un cerveau peut sortir ce genre de choses? Ou alors, c’est ça, le problème….

  
Source 

D’après un sondage, 48% des britanniques croient en la théorie de l’évolution (parce que c’est sûr, c’est uniquement un question de feeling personnel, comme 2+2…on sent que ça fait 4, mais pourquoi pas 5 ou 7,83 ou D?) sans intervention divine. 22% sont tout aussi d’accord avec l’évolution, la théorie du Big bang, et tout ça, mais pensent que ce n’est pas le fruit du hasard mais d’un plan logique et divin. Et donc, il nous reste les sans opinions, et les creationnistes, ces grands humoristes. Encore une fois, je respecte tout à fait leur foi, mais être croyant n’oblige pas à raconter toutes les aneries qui leur passent par la tête n’empêche absolument pas d’avoir un chouïa de jugeote…Ça ne sert à rien de s’énerver et d’argumenter sur le terrain scientifique avec des gens bornés comme ça. Alors je voudrais juste rappeller à ce nouveau présentateur de la BBC et ses petits copains ce qu’a dit un chrétien autrement plus au courant qu’eux (ça devrait les impressionner) le Docteur Williams, archevêque de Canterbury. Il a déclaré  » le creationisme ne doit pas être enseigné à l’école. Absolument pas, non et non! Ce n’est pas  synonyme de discuter de la  signification de la création » . Non mais. 

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Ten on Ten: February 2016

Je ne suis pas en retard! Hiiiii! Je suis joie…je parle bien-sûr du rendez-vous de Marie à Waterford. Tous les 10 du mois (et toc, pile le bon jour, je savais qu’un jour j’y arriverai…youpidoo) des bloggers se retrouvent pour poster 10 photos de leur quotidien sur un thème donné. Elle a choisi rouge cette fois, ce qui m’inspire beaucoup. Du rouge, il y en a partout chez moi (ma couleur préférée étant vraiment  le bleu).

1-Rien que la cafetière est rouge! Pour bien rester dans le thème, j’ai même pris un mug rouge ce matin. Je suis à fond. 

  
2-Il y a aussi du rouge sur la table…et nos chaises sont rouges Bordeaux. Au depart elles étaient marronasses mais ça m’a contrarié. J’ai donc tout repeint, y compris l’herbe puisque j’ai fait ça dans le jardin. 

 

 3-D’autant plus que le mur du fond est rouge aussi. Celui avec la cheminée (hiiii), il fallait bien que les chaises soient assorties…dit comme ça, ça fait légèrement monomaniaque , mais en  vrai, ça  rend très bien. On a aussi fait un mur rouge victorien dans le salon. On a découvert en faisant des travaux cet été que c’était la couleur d’origine. Les salles à manger étaient souvent rouges, les victoriens pensaient que c’était une couleur qui donne de l’appétit. A en juger par la tête que PrincesseDiva tire tous les jours devant ses légumes, ce n’est garanti. 
  
4-Reprenons. On ne passe pas notre vie à manger non plus, on va à l’école. Coup de chance, la cravate de l’uniforme est grise et rouge! (JK Rowling n’a rien inventé, avec ses cravates rayées dans Harry Potter. GeekAdo, au college, en a une bleue et jaune). Pour la peine, vous avez même droit au menton de PrincesseDiva. 

  
5-Et à mes pieds, puisque mes bottine sont vaguement rouges aussi. Oui, j’ai des talons pour marcher jusqu’à l’école, comme une SuperMum de base. Mais c’est à cause de la boue, pour dépasser quand même un peu des flaques . (Ce n’est pas exactement que je sois petite mais bon…)

  
6-Sur le chemin de lécole, je n’ai pas hésité à me couvrir de ridicule et à prendre en photo une boite aux lettres devant le regard médusé des autres mamans (il y a une route et une seule pour aller à l’école, c’est un village). C’est beau, ce dévouement. 

  
7-Pour  ne pas faire de jaloux, en rentrant de l’école, il a fallu que je photographie aussi les  pieds de Toddler 5, qui lui a des chaussures jaunes. Je suis pour lutter contre la grisaille hivernale par tous les moyens, y compris vestimentaires. Mais je suis  toujours dans le thème, puisque les carreaux du porche sont rouges et noirs, c’est typique des maisons anglaises victoriennes (porche qui n’est pas balayé, il pleut et fait un vent terrible. Je ne dis pas ça parce que ma maman et la maman de Marichéri me lisent, je suis une grande fille).

 

8- Retour dans la cuisine, avec mon  pot à lait. C’est en prévision, pour quand j’aurais une vache évidemment.

 9-Toddler 5 peut vaquer tranquillement à ses  occupations, pas de preschool aujourd’hui…

  

10- et je m’occupe aussi…j’ai une tête (oui, bon, vous n’avez vu que mes pieds, ça ne va pas le faire. Je reprends) j’ai l’air d’avoir des pieds à aller briquer mon porche juste en rentrant de l’école au lieu de prendre un café ? (La phrase est logique, si, si…ça fait du sens. Vaguement). C’est  un cadeau d’une copine qui me connaît très bien! Et il y a du rouge (« ma maison était rangée la semaine dernière, désolée, vous l’avez manqué »). C’est valable en continu, bizarrement.  C’est probablement dû à une faille dans l’espace temps, je ne vois que ça . Ahaha.

  
  

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Date night

L’Ado ayant des problèmes de trésorerie (ses parents sont d’ignobles fascistes qui refusent de payer toutes ses sorties), il a décidé de se lancer dans le baby sitting. Comme c’est important d’encourager ses enfants, on a proposé, par pur dévouement de l’entraîner en lui faisant garder ses frères et soeurs jeudi dernier. On a donc réservé  une table dans un restaurant. Pour nous deux, juste nous deux, aaaaah. Ça fait plus de deux ans que ça n’était pas arrivé! Attention, ça ne rigole pas, on va se faire une vraie date night, entre adultes comme des grands. Youpidoo.

Du coup j’ai préparé la chose dignement, en convoquant L’Ado dans le salon pour qu’il commence à garder Toddler 5 avant même l’arrivée de Marichéri (je suis une mère ignoble, et L’ado est un martyr, c’est bien connu). Dans un moment d’égarement dû à la joie, j’ai même décidé de mettre une jupe, de remettre du Rimmel et comme le fait de me retrouver seule dans ma salle de bains pendant plus de trois minutes d’affilée (pas de gamin miaulant ni de chat chiounant ou l’inverse), me montait au cerveau, je me suis épilée. Si. Après tout, c’est bien une date night, non? Enfin, bon, toute à mon bonheur, je  me suis labourée les mollets avec le rasoir de Marichéri. C’est pas grave, j’ai beau pissé le sang, avec des collants opaques, ça ne se verra pas. Au pire, je pourrais toujours m’en servir pour faire un garrot. J’enfilais mes échasses, avec talons de 20 centimètres, histoire que Marichéri n’est pas l’air de se promener avec un nain de jardin au bras, quand il est arrivé, aussi béât que moi. Il a même pris un train en avance, c’est dire. 

On s’est retrouvé dans la voiture, avec un sourire hilare, on est que tous les deux,  sans enfant..freedom! On n’en pouvait  plus, rien que le silence dans cette voiture, c’était que du bonheur …mais bon, il y avait  5 gamins et deux chats qui nous regardaient avec des yeux ronds par la fenêtre du salon, sans compter le harceleur voisin qui devait suivre ça, on s’est dit qu’on pouvait peut être démarrer et aller jusqu’au restaurant, au lieu de rester bétement dans l’allée. On a fait fort, c’est à 5 minutes de chez nous, mais c’est charmant, dans une ancien grange rénovée. J’ai pris la photo sur TripAdvisor, parce que de nuit, ça rend beaucoup plus sombre. De toute façon, j’étais trop occupée à essayer de négocier les mares de boue sur le parking  avec mes grands talons, à la seule lueur  éclatante du mégot de Marichéri pour faire des photos. D’ailleurs, la gadoue, ça fait emplâtre, c’est bien pour les saignements intempestifs des mollets, non? On a réussi à rentrer dans le restaurant par la porte principale ce qui est victoire. Parce qu’on a déjà déboulé dans la salle à manger d’un palace à Rome par l’entrée  de service, on s’était perdu. A Paris, dans une brasserie très chic et réputée (ma soeur a des relations dans le milieu hôtelier, elle y bosse même. Elle a bien raison, je l’encourage vivement), après avoir tourné pendant 20 minutes dans les couloirs de l’hôtel attenant, on est  arrivé par hasard et par les toilettes. Bref cette fois , la soirée commencait bien. Surtout que je m’attendais à une salle déserte, un jeudi soir d’hiver dans un bled paumé. Et bien pas du tout, c’était plein,  The Barn à Great Tey  est très connue. 

  
C’était très bien, on avait une table intime dans un petit recoin…ce qui est  sympa avec ce genre de construction ancienne, c’est que c’est très haut de plafond, mais au milieu. Par contre, sur les côtés, on se rend compte que faire nain de jardin peut aussi avoir des avantages. Bref, après avoir tourné autour de la table 5 fois, déplacé les chaise, déménagé le tout et échangé nos places, Marichéri a réussi à s’assoir sans se fracasser le crâne. Ça aurait été embêtant qu’il finisse avec une commotion cérébrale pendant que je me vidais de mon sang, par les mollets. Ça aurait sûrement cassé l’ambiance de notre date night. Alors que là, on était toujours réjoui.  Pour fêter ça, on a même pris du champagne, enfin moi, Marichéri a pris un jus d’orange…voilà . Ça fait plus de deux ans (presque trois! Je suis une vieille blogueuse, ça y est)  que je vous raconte mes petites histoires, je peux vous l’avouer maintenant. Marichéri et moi, on se partage les vices: il fume , je bois. Ahah…c’est une de ses blagues favorites (avec celle du pigeon, que je n’ai toujours pas comprise), qui ne me fait pas du tout passer pour une  alcoolique de base. De toute façon, le « French  tchampaïgn » étant tout juste honnête, j’étais bien obligée de tester le vin, pour faire passer le goût . 

  
La soirée s’est déroulée sans incident, à part quand nos voisin de table ont incendié leurs menus. Toutes les trentes secondes, on échangeait des sourires hilares: on est tout seul! Au milieu d’une marée de gens dinant aussi, mais peu importe. Sans donner dans la grande cuisine, the Barn est très sympathique, avec des produits locaux donc pour la plus grande joie de Marichéri qui est  allergique, il y a beaucoup de poissons. Je ne vais pas vous raconter le menu, encore  un peu et je vais finir par me prendre  pour une critique gastronomique, je me tape sur les nerfs moi-même. De toute façon, je n’ai pas osé prendre mon assiette en photo. C’est là que je vois que je suis peut-être une vieille  blogueuse, mais pas une pro. Mais j’ai vu des gens deux tables plus loin le faire.  Ça m’a ravi. Du coup, j’ai fait une photo du plafond, c’est un début.  En tout cas, c’était très bon. On a fait durer le plaisir, on n’avait pas envie de rentrer trop tôt, pour ne pas  priver L’Ado d’une heure de baby sitting rémunéré en plus bien sûr.  Marichéri qui est courageux a testé les savonnettes  fromages locaux pendant que je me dévouais pour faire un sort aux brownies avec une glace au gingembre (Surprenant, mais très sympathique) …en fait, si on ne s’était pas à moitié  endormi dans les bougies, on serait  bien resté encore un peu, surtout que je commençais à cicatriser. 

Quand on est arrivé à la maison, L’Ado faisait la gueule, et nous a pris des sommes démentielles. Toddler 5 (qui avait refusé de se coucher sans nous) ayant appris par son frère que Papa et Maman étaient partis faire miam miam, a été très déçu de voir qu’on ne lui en avait pas ramené, et il l’a fait savoir. Le lendemain, PrincesseChipie et GeekAdo nous ont fait la morale, ça ne va pas non de rentrer aussi tard, à nos âges,  on se croit où? PrincesseDiva trouve ça nul, les date nights de parents, yuk….ben nous, ça nous a plu. On a même décidé de recommencer au moins une fois par mois. Juste pour améliorer les finances de L’Ado évidemment. 

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Blogger recognition award

Ça doit être la saison, ou le vent (c’est un chouïa lassant, toutes ces tempêtes. Ce n’est pas en leur donnant des noms charmants, comme Imogen, que ça va aider), mais il pleut des tags en ce moment. Cette fois, il vient de Fédora, je soupçonne une vengeance…mais c’est une copine, et j’aime bien les tags au fond (tout au fond). Et ça me donne l’occasion de vous encourager à aller voir le nouveau blog de Fédora, qui s’appelle Zenopia et parle de feng shui et de rangement. Je ne dis pas ça parce que c’est une copine, mais pour qu’une grande bordélique assumée comme moi soit convaincue, c’est bien la preuve que Fédo a du talent.

Bon, c’est parti pour le tag, en 4 points:

-Il faut d’abord remercier Fédora:  Merci Fédora! 

-Raconter brièvement l’histoire de son blog: comment ça, brièvement? Je l’ai déjà dit et répété, c’est entièrement la faute de Marichéri. Lassé de m’entendre déblatérer en continu mes légers bavardages primesautiers et bon enfant, il m’a ouvert un blog, m’a fabriqué une très jolie bannière et m’a planté devant. Comme deux semaines après, j’admirais toujours béatement la chose sans avoir osé y écrire quoique ce soit (imaginez,  si quelqu’un se perd sur Google et arrive par hasard chez moi? Et voit ce que j’ai écrit? Rhaaa), il m’a encouragé : « je ne vais pas l’effacer, si tu ne t’en sers pas, je vais y mettre n’importe quoi ». J’avais de grandes idées au depart, ça devait être sérieux et uniquement sur l’expatriation en Angleterre. Je n’allais jamais  parler de moi (ni de mon envie d’avoir une vache)…Ahaha. J’en ris encore. C’est donc un joyeux bazar et ça me va très bien comme ça. 

-Donner un ou deux conseils pour les nouveaux bloggers: je voudrais bien mais aucune idée!…je ne vais pas m’en tirer comme ça…On va dire ne pas se forcer, écrire ce qui leur plait…ah si, je sais! Toujours répondre aux commentaires (ou au moins mettre une petite étoile sous wordpress, comme un accusé reception, pour dire merci d’être venu). C’est dommage quand on va lire quelqu’un, qu’on laisse un commentaire même bref, de ne pas avoir d’interaction avec cette personne, les blogs sont fait pour échanger.

-Sélectionner 6 autres blogs, Ahaha, il y a longtemps que je ne m’étais pas fait d’ennemis! 

Carrie (désolée…), Crevette de marsLadySo  (c’est purement de la vengeance…),TaraB , Maman est occupée et Margarida.

Ça n’a rien à voir avec le sujet, mais il y a vraiment très longtemps que je n’avais pas mis de photo de vaches, ça manquait. 

  

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Sunny  Monday #5

Pas facile, en pleine tempête Imogen de trouver du soleil, encore moins un soleil parme  pour participer au défi que propose Bernie pour égayer nos lundis. J’ai quand même aperçu une petite touche de couleur au milieu des feuilles mortes en allant à l’école, arqueboutée sur la poussette pour avancer malgré le vent. 

  
Une petite fleur qui a non seulement fait l’effort de pousser en cette saison, mais qui résiste courageusement aux bourrasques en se balançant (d’où le flou de la photo bien sûr). Et elle est plus ou moins dans le ton! 

Bonne semaine à tous, 

  

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My Own ABC #6

Grand moment pour mon abécédaire aléatoire, je commence les B…il m’en faut peu pour me réjouir, surtout un dimanche pluvieux et ronchon. 

B comme…

Bretagne: nos premières vacances! On était tout jeunes et minces…On a pris la voiture de Marichéri et la mauvaise route. On s’est retrouvé   à Chartres au lieu de Rennes, mais très contents quand même. On a fini par arriver à destination, par hasard, malgré une signalétique originale: dans un bled breton aussi paumé que nous, on est resté perplexe dans un croisement en T, avec un panneau interdit de tourner à gauche et un interdit de tourner à droite …euh, ils nous obligent  à foncer dans la maison en face, c’est ça?…on a longtemps cru que c’était une spécialité bretonne, comme le beurre salé, jusqu’à ce qu’on trouve la même signalétique au fin fond du Connemara. Ça doit être celte…enfin bref, on a passé une semaine délirante, à gaspiller nos économies inexistantes dans toutes les crêperies. On s’est perdu à Lorient, après avoir déposé nos valises à l’hôtel, impossible de le retrouver. A propos d’hôtel, on a atterri dans un établissement plus que louche, sur les conseils du guide du routard, qui louait les chambres et leurs occupantes à la demi heure. J’ai trouvé ça hilarant, Marichéri était un chouïa crispé. On a failli balancer à la mer toute une colonie de touristes du 6 éme âge (au moins) à Belle île…on s’est bien amusé. On a fini en Normandie, alors qu’on voulait rentrer à Paris, mais j’en reparlerai dans les D. Si. En tout cas, on en a gardé une grande sympathie pour la  Bretagne.

British: Ben oui…sont britishs les anglais bien sûr, mais aussi les écossais et les gallois. Pas les irlandais du nord, qui font partie du Royaume Uni, mais pas de la Grande Bretagne. Le nom vient des Britons, c’est à dire le peuple celte divisé en une multitude de tribus qui passaient leur temps à se massacrer entre elles gentiment avant l’arrivée des romains. Il y avait des Britons aussi en Bretagne française, et en Galice espagnole. Les irlandais devaient bouder dans leur coin, avec leur petits copains Pictes du nord de l’Écosse. À mon avis, ça doit expliquer la présence du Celtic Football Club à Glasgow, ce grand club  irlando-pictes survivance de la préhistoire quand qu’ils ne voulaient pas jouer avec les petits Britons, je ne vois que ça. Je crois que je m’égare un peu là…sinon, les Britons parlaient le britonic, mais ce n’est pas alcoolisé. 

  
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Boudicca: puisqu’on parle des Britons et de la conquête romaine,  je recase Boudicca, grande célébrité locale qui donne toujours de sa personne pour promouvoir l’industrie du tourisme à Colchester, presque 2000 ans après son heure de gloire…Boudicca était de la reine de Icenis, la tribu du coin que les romains ont un chouïa massacré civilisé pour construire leur capitale britannique.  Ça a légèrement contrarié cette charmante pacifiste qui a fait cramé tout Colchester en 60 ou 61, habitants compris (après que les romains aient amicalement tué son mari, une bonne partie de ses sujets et violé ses filles. On comprend son énervement!). Selon les témoins de l’époque, Boudicca était très grande, rousse, avait une voix de charretier et un caractère de cochon une autorité naturelle, mais bon, les témoins en question étant tous romains, si ça se trouve, elle était en vrai charmante et primesautière.  Pour une raison obscure Boudicca est considérée à la fois comme la première patriote britannique, alors qu’elle devait se moquer éperdument des autres tribus locales, et une féministe pétaradante. 

  
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Bébé: j’en ai souvent…mais là, c’est fini, (freedom!!!!). Alors donc, pour les gens qui ne connaissent pas, un bébé est un petit être adorable, dont le volume sonore est inversement proportionnel à la taille des orteils, ou équivalent au poids de la couche après explosion remplissage. La première fois que j’ai appris que j’allais avoir un bébé, le test de grosses était défectueux, c’était la seule explication possible, puisque c’était évidemment les huîtres qui ne passaient pas. Depuis 3 semaines. Ou 5.  J’ai donc calmement  demandé  Marichéri d’aller en acheter un autre pendant que je reprenais mes esprits. L’autre affichant le même résultat, j’ai pu tranquillement paniqué pendant 9 mois. 

Beans on toast: une spécialité culinaire british, mais là je ne comprend pas… C’est fascinant, vous déversez des fayots noyés dans une sauce tomate sucrée sur une tranche de pain de mie,  voila. Les anglais adorent. Ça me dépasse…
 
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On continu les B la semaine prochaine, j’ai encore des tas d’idées farfelues originales. 

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Project 52 II #5

Cette semaine, Ma’ nous propose « légumes »… on a hésité…le bac à légumes du frigo? un gros plan de poireau? Un arrangement artistique avec des carottes râpées? La tête dégoûtée de PrincesseDiva quand on l’oblige à manger des légumes (on est des parents tortionnaires, c’est bien connu)?…franchement, rien ne nous inspirait. Comme d’habitude, Marichéri s’est plongé dans ses archives, juste pour trouver une idée cette fois. Mais il est tombé sur une photo qui colle très bien au thème (si. Je vais expliquer tout ça, mais j’entretiens le suspens. Ahaha), et qu’il ne peut pas refaire aujourd’hui, la météo n’étant pas du tout coopérative. 

 

Il s’agit du walled garden de Kentwell Hall, un des nombreux manoirs Tudors qui parsèment la campagne vers chez nous (et partout ailleurs dans le pays, les Tudors ont fait beaucoup pour l’industrie du bâtiment au 16 siècle et celle du tourisme aujourd’hui). Et je maintiens, c’est en plein dans le thème. Les châteaux et monastères en Angleterre avaient tous un walled garden. Ils était installés dans la partie la plus ensoleillée des propriétés et entourés de hauts murs de briquettes pour garder la chaleur et protéger du vent. On y faisait pousser les plantes médicinales et donc les légumes. Les briquettes emmagasinent la chaleur au moindre rayon de soleil et maintiennent naturellement une température un peu plus élevée dans le walled garden qu’à l’extérieur. On pouvait même y faire pousser des pêches et du raisin, c’est dire l’efficacité de la chose! Certains walled gardens ont un mur creux,  et laissent passer la chaleur des feux qu’on allumait exprès à l’extérieur du jardin. Au 18eme, on commence même a y installé une forme de chauffage central, avec tout un réseau de tuyaux cachés dans les murs pour faire circuler de l’eau chaude. 

Les walled garden reprennent le tracé des cloîtres. Ils avaient un point d’eau au centre,  un bassin ou une fontaine , comme sur la photo, et des massifs géométriques séparés par des haies de buis. Aujourd’hui, dans les propriétés gérées par l’English Heritage, des armées de jardiniers recréent  des plantations de légumes et plantes médecinales dans les walled gardens (en vente à la boutique, forcément). Les manoirs privés comme Kentwell, ont souvent un jardin d’agrément à la place, certains cultivent  des fleurs tropicales, et d’autres laissent la végétation du walled garden se débrouiller toute seule. Bref, les Tudors n’allaient pas se laisser faire par un climat bêtement contrariant, ils ont trouvé le moyen de faire pousser à peu près ce qu’ils voulaient. Et ils mangeaient  des légumes, eux! En tout cas, ils en cultivaient…

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Friday Feelings #46

Je commence les états d’esprit du vendredi de Fédora et Postman comme d’habitude: je suis en retard! Et j’ai encore une excellente excuse, c’est tout expliqué dedans! Hop.

10h39

Fatigue: aaaaah….je me suis peniblement traînée jusqu’au canapé, telle une limace rhumatisante en rentrant de l’école et je suis avachie avec l’air éveillé d’une palourde, l’œil vif d’un ruminant en pleine mastication réflexion philosophique…bref, je suis épuisée. 

Humeur: satisfaite.

Condition physique: j’en ris encore

Estomac: plutôt content aussi.

Boulot: alors là par contre, c’est contrariant. Toddler 5 a fait sa rentrée à la preschool mardi, ça a été un désastre. Évidemment, il a pleuré, c’est normal, mais la directrice m’a appelé au bout de 20 minutes pour que je viennes le chercher. Non seulement, en tant que maman, ça ne me plait pas du tout,  un enfant a besoin d’être rassuré et voir que les adultes ne gèrent pas la situation n’aide pas, mais je me demande aussi de plus en plus comment je vais faire pour travailler dans ces conditions. En tant que prof de français, j’aurais des sous groupes, je ne gérerai pas l’accueil des enfants le matin , mais je n’ai pas du tout la même philosophie que la directrice….je commence le 23 février (cette fois, c’est sûr) on verra, mais je ne suis pas optimiste. 

Culture: euh…

Message perso: ne te laisse pas faire par des incompétents. Désolée, je ne sais pas le dire en allemand. Probablement parce que je ne parle pas un traitre mot d’allemand. Je peux te le traduire en espagnol, si tu veux? 

Avis perso: avoir rénové une grange du 16 ieme pour en faire un restaurant sympathique et à la mode, et en plus à cinq minutes de chez nous, c’est une excellente idée. 

Loulous: L’Ado n’a pas cours ce matin, il me tourne autour comme une mite saoule en râlant, pour une sombre  histoire  de casque Apple qui fait bzzzzzzz. Comme si j’y pouvais quelque chose, si son casque se prend pour une abeille, ce n’est pas mon problème, je ne suis ni technicienne Apple, ni apicultrice…en plus, il nous a rançonné hier pour faire du babysitting, à ce prix là, c’est du vol. GeekAdo s’est mis au vélo d’appartement (comme ça, il peut rester connecté à son iPad sans risquer de se prendre un arbre), c’est à mourir de rire , il a la grâce d’une girafe faisait du tricycle. PrincesseDiva était très inquiète, elle a cru que L’Ado non seulement les gardait hier soir, mais aussi faisait le repas. Elle n’avait pas confiance, elle a bien vu ce qu’il met sur ses pizzas (crevettes-moutarde-ananas ou chorizo-banane-confiture de fraise). Elle s’est rassurée, j’avais tout prévu. PrincesseChipie nous a grondé ce matin, on est rentré tard, qu’est-ce c’est que ces manières! On n’a pas intérêt à recommencer. Non mais. Toddler 5 ne veut pas retourner à la preschool. La directrice partage son avis puisqu’elle m’a téléphoné jeudi, juste avant qu’on y aille pour me dire que finalement ce serait mieux qu’il ne vienne que mardi prochain, et juste pour une heure. Je reste calme. 

Amitié: cet après midi. Il y aura des chocolats. 

Love: il est aussi content que moi de sa soirée.

Sortie: on est donc allé au restaurant! Juste Marichéri et moi, ça fait plus de deux ans que ce n’était pas arrivé. Alors bien-sûr , ce matin, je suis épuisée et en retard . Quand je pense qu’il y a… euh…20 ans…non, c’est pas ça. Attendez, je recompte…Ah ben si. 22 ans même. Ça y est je suis grognon. Enfin bref, il y a quelques années, je pouvais aller en cours sans avoir dormi, une douche , un café, et hop, je petais la forme, et là, je suis une vraie larve. Mais une larve ravie. On était tellement content qu’on a décidé de faire une sortie comme ça une fois par mois. 

Divers: en même temps, on est heureux d’aller au supermarché juste tous les deux aussi , alors forcément…mais le Resto  était très sympa, même si leur French champagne (avec l’accent: tchaimpagn) était moyen.

Courses: elles arrivent. 

Envie de: dormir

Pic: voilà, voilà… La photo est flou, mais c’est l’éclairage à la bougie, c’est traitre. La preuve, nos voisins de table ont flanqué  le feu à leur menu. Le pire, c’est qu’ils ne s’en sont pas rendus compte, alors qu’il y a fait un véritable brasier dans la corbeille à pain,  derrière la carafe (c’était un couple de personnes âgées, très âgées…), il a fallu que Marichéri leur disent que leur nappe allait s’embraser aussi . On a quand même été très surpris quand  on a vu des flammes monter comme ça de la table à côté… D’habitude, ce genre de chose, c’est à moi que ça arrive. 

  

11h04

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Thursday Thunder: motherhood challenge

Autant la semaine dernière, j’avoue que j’ai eu du mal à m’énerver, autant je suis remontée aujourd’hui! Je ne veux pas parler des difficultés de la maternité, des accouchements gores, des joies des nuits blanches, des maladies infantiles ni mêmes des crises d’ados….non, le motherhood challenge est apparement une nouvelle mode qui inonde les réseaux sociaux, notamment Facebook, en tout cas d’après la BBC (c’est ici). Déjà, ce doit être anglo-saxon, je ne l’ai pas encore vu passer sur les réseaux francophones, mais j’ai confiance, la bêtise mode n’a pas de frontière. Alors donc, le motherhood challenge reprend le modèle du oh combien intelligent ice bucket challenge, quand il fallait se verser un sceau d’eau glacée sur la tête et nominer (ça se dit?) des victimes gens après pour le faire. Au moins c’était pour une bonne cause…le motherhood challenge lui,  ne sert à rien d’autre qu’à mettre en valeur des mères, forcément parfaites. Ben voyons. 

  
Donc vous postez une photo de vous, où l’on voit bien que vous êtes la mère dévouée, formidable, qui jongle allègrement avec les purées maison aux légumes bio et les cours de mandarin de l’aîné. Vous avez évidement une maison impeccable et des enfants tout propres ou l’inverse. Vous êtes toujours bien coiffée et souriante, et vous nominez des copines, parce qu’elles aussi vivent dans une pub d’électroménagers des années 50 sont des mères parfaites et voilà . C’est sensé améliorer l’estime de soi des mamans, lutter contre la dépression post natale , et sauver des bébés pandas. Ah. Évidement, un paquet de Mamans ont déjà tourné la chose en ridicule. Une comique a aussitôt lancé un contre challenge, le non motherhood, pour les femmes sans enfant, parce qu’elle en a marre de ces mamans qui se prennent pour des saintes, en mieux et méprisent celles qui n’ont pas enfanté.  Je la rassure, on peut avoir pondu et ne pas se complaire dans la perfection maternelle pour autant. On peut même trouver ça exaspérant…ces Ayatollah de la maternité parfaite me donnent envie de mordre. Je ne vais pas me faire des copines, mais il n’y a rien de plus banal que d’avoir un gamin. Pas au niveau personnel bien-sûr, mais en général, sinon, si c’était aussi extraordinaire, il y a longtemps que  l’espèce humaine n’existerait plus! Devenir mère ne fait pas de vous un être divin.  C’est d’ailleurs ce qui me gêne un peu (beaucoup) dans une certaine blogosphère parentale ( il y a aussi des filles géniales et très sympas, d’où le « certaine »!) , qui fait que je ne m’y sens pas bien du tout, ce culte de la maternité forcément parfaite, toute puissante et épanouissante.

 Pour reprendre l’article, il y a une sorte de fétichisme de la maman, et ça m’horripile. Être maman, c’est aussi ne pas avoir mis les pieds chez le coiffeur depuis trois ans, ne pas savoir si aujourd’hui le deuxième à judo à 4 heures ou si c’est la troisième qui a piscine à deux heures. C’est être crevée, courir partout,  avoir une maison en bordel permanent, et se moquer éperdument du jugement de SuperMums qui n’ont visiblement que ça à faire.  C’est faire son possible, faire du mieux qu’on peut pour ses enfants et puis c’est tout. Pas pour épater la galerie sur facebook ou ailleurs. On n’est pas des super-héros, et on n’a pas envie de l’être! Les SuperMums qui s’autocongratulent de leur perfection maternelle et sacrificielle feraient mieux de se détendre un peu, ça reposerait leurs gamins. 

Et surtout ce qui m’énerve au plus au point, c’est justement de se définir comme maman…ok, j’ai 5 enfants, et le NHS, les copines de mes filles, la factrice, tout un tas de gens se croient permis de m’appeler « Mum »… Ben non! J’ai une identité. Une personnalité. J’existais avant de faire des enfants , et je compte toujours, pas que en tant que maman. Je suis colérique, gourmande, curieuse, coincée, stressante. J’ai des opinions, des choses à dire, et pas juste parce que j’ai des enfants. Les mamans sont des gens  comme les autres, pas une catégorie à part qu’il faut poser sur un piédestal ou au contraire vilipender  simplement parce qu’elles ont fait des gosses et s’en occupent du mieux qu’elles peuvent. Évidement, pour reprendre la journaliste du Times, Libby Purves (je vous conseille son livre « how  not to be a perfect mother ») je suis prête à mourir pour mes enfants. Mais ce n’est pas la peine de le faire tous les jours non plus. La maternité, c’est naturel (et joyeux), pas une compétition ou un chemin vers le martyre.  

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The happiest place in The UK 

La BBC, dans sa grande sagesse nous apprend où vivent les gens les plus heureux de Grande Bretagne. Je suis allée voir l’article, ça commence fort, puisqu’ils mélangent allègrement des comtés entiers et des quartiers de Londres. On sent de suite que c’est de l’étude scientifique qui ne rigole pas. D’ailleurs, pour chaque critère, on a droit aux 5 premiers, aux 5 derniers et puis ça va bien comme ça. On ne sait pas ce qu’il y a entre les deux, probablement des indécis qui ne sont pas fichus de savoir si ils sont heureux ou pas, rien que pour embêter les sondeurs, ni comment les échantillons ont été fait. C’est donc tout ce qu’il y a de plus sérieux. J’en ris encore. 

  

La carte illustre l’article de la BBC, ici

Alors donc, c’est dans le Sussex que les gens sont les plus heureux et à Wolverhampton, près de Birmingham qu’ils sont les plus malheureux. Ou pas, puisqu’on a demandé aux gens de quantifier leur bonheur de 0 à 10. O, c’est la poisse totale, la dépréssion, probablement une pénurie de bière thé, des restrictions de chips oignon-vinaigre et une invasion de pellicules alors qu’avec 10 c’est le nirvâna, on nage dans la joie, le pimm’s et les fraises à la crème (ben oui, on parle de l’Angleterre…). Et donc, c’est dans le Sussex que plus de sondés ont cochés 9 et 10, et à Wolverhampton qu’il y en a eu le moins. Alors je ne veux  pas faire ma maligne et la ramener par plaisir juste pour  critiquer les scientifiques de la BBC, mais si par exemple, 35% des gens ont coché 9 et 65% 0 dans le Sussex, alors que seuls 22% ont coché 9 mais 78% ont coché 8 à Wolverhampton, et bien en moyenne,  on est plus heureux à Wolverhampton que le Sussex qui ferait mieux d’arrêter de crâner, et la BBC s’est bien plantée. Et toc. J’ai très mal expliqué, mais c’est logique. Voilà. Je dis ça comme ça. Elle est sympa cette étude tiens, ça fait plaisir de payer une redevance télé pour que la BBC s’amuse à médire sans raison, qu’est-ce qu’ils ont contre Wolverhampton?  

Bon, ne désespérons pas, on va voir la suite de l’article. Ah ben tiens, c’est à Wolverhampton que les gens sont le moins anxieux aussi. C’est bien ce que je disais, c’est n’importe quoi cette étude, ou alors, Wolverhampton est peuplée de gens bizarres qui se complaisent dans leur  malheur. Moins il sont contents, plus ça les rassure. On dirait moi. On apprend aussi que c’est dans les Cornouailles que les gens sont plus satisfaits de la vie en général. Ce qui apparement ne les rend pas heureux pour si peu. Alors là, grande question, on a sondé les habitants en semaine, ou ceux qui y vivent le week-end? Vous voyez, certains Londoniens bourrés de fric, qui ont une petite masure pittoresque, restaurée, avec vue sur la mer et 25 chambres, un petit pied à terre de rien  du tout dans les Cornouialles ? Parce qu’à leur place, je serais satisfaite aussi. D’ailleurs, ils ne sont pas uniquement satisfaits, ils sont aussi très contents d’eux-même. Tu m’étonnes. Alors qu’ à Harrow, au nord ouest de Londres, les habitants n’ont aucune estime de soi. C’est bien simple,  ils se considèrent visiblement comme des nuls finis, mais bizarrement, ça ne les empêche pas d’être contents…bon, je vais  arrêter là,  je sens monter un début de migraine à force d’essayer de démêler tous ces sondages débiles inutiles. Les anglais n’ont pas besoin des enquêtes de la BBC pour savoir si ils sont heureux ou pas! 

Évidemment, le cadre de vie doit jouer un rôle dans le bonheur des gens, mais je ne voyais pas ça à l’échelle d’un comté.  C’est plus facile se sentir réjoui devant un coucher de soleil splendide sur la mer que face à une usine de balayettes désaffectée. Mais je ne vois pas pourquoi j’aurais le même degré de contentement que mon voisin, juste parce qu’on habite le même village, voire le même comté. Surtout que si notre harceleur voisin allait espionner vivre un peu plus loin, on en serait très content.  Je vais lui proposer de déménager à Wolverhampton, avec ses talents d’observation, il percera sûrement le mystère et pourra expliquer à la BBC pourquoi les gens y sont aussi malheureux. 

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