London calling part two

Je me suis un peu remise de nos aventures londoniennes, enfin surtout du retour. Cela dit, la journée elle-même n’a pas été une réussite flagrante non plus…deux enfants sur quatre ont apprécié, c’est mitigé, mais ça aurait pu être pire (L’Ado était aussi à Londres mais avec ses potes, à la recherche d’un appart). Les photos ont été prises pas PrincesseDiva qui est aussi douée que sa mère, mais en est très contente. Elle a insisté pour que j’en case le plus possible. On a choisi ensemble, sur la bonne centaine qu’elle a faites. On a éliminé les trop floues, les mal trop cadrées, les selfies de son pouce et les photos sans aucun intérêt. En tout cas, elle est ravie de participer au blog de maman. Ça lui donne des idées, elle me fera d’autres photos. Ah…bon, ben c’est gentil… Enfin bref, après la pizzeria à la City, on a pris le métro pour Oxford Circus, c’est là que les ennuis ont commencé.


Piccadilly Circus

WizzBoy avait adoré le train, mais il a décidé être terrorisé par le tube, le métro londonien. Et bien sûr à midi pétante, il y avait un monde pas possible. Un pur bonheur, quand on doit voyager debout, en essayant de ne pas perdre l’équilibre, avec un gamin de 15 tonnes dans les bras qui se débat en hurlant de trouille, tout en essayant de maintenir une gamine à couettes et de ne pas perdre de vue une pré teen qui se désolidarise de cette espèce de mère aux bouclettes dressées sur la tête, et un GeekAdo qui méprise les gens. Youpidoo, ça commence fort. On a ensuite fendu la foule pour tenter de remonter Régent Street. C’est pas possible, ne me cachez rien, c’est désert en France en ce moment non? Il n’y a plus personne? Tout le monde a décidé de profiter de la chute de la livre sterling et est à Londres ? Entre les groupes scolaires de petits crétins boutonneux collégiens ignares innocents aux réflexions d’une imbécilité sans borne naïves (Ben oui, ducon, en Angleterre on parle anglais), les familles entières qui éprouvent le besoin de se balader dans la foule avec des sacs à dos de 3 mètres de large (non mais sérieusement pas besoin d’amener vos meubles en vacances, le buffet de mamie Georgette s’en fiche, de visiter Londres) et les clubs du sixième âge, c’était une invasion de français à faire passer celle de Guillaume en 1066 pour une promenade digestive.  Ça a surpris WizzBoy qui a cru qu’on avait encore changer de pays.

Buckingham

The Mall

Qui dit régent Street avec des enfants dit Hamley’s, the magasin de jouets de Londres. À peine un pied dedans, et WizzBoy a décidé de renclencher la sirène.  Il a eu peur de la foule. Et là, à ma grande surprise PrincesseChipie a décidé de jouer aussi. Il faut savoir que c’est une enfant qui d’habitude est toujours contente et de bonne humeur. Elle s’enthousiasme d’un rien. La preuve, elle était tellement excitée à l’idée d’aller à Londres qu’elle n’a pratiquement pas dormi la veille, et elle était prête à partir à 5 heures du mat. Bref, elle était crevée. Elle a donc décidé de prendre la suite une fois que WizzBoy s’est calmé (il a fini par saisir l’intérêt d’être dans un magasin de jouets et une boite de playmobil de gardes royaux). PrincesseChipie a pleuré parce qu’il y avait du monde, parce que ce n’était pas ce petit poney qu’elle voulait mais un autre, parce qu’elle avait faim (après s’être enfilée une pizza entière), parce qu’elle peut crier plus fort que la sono…pendant ce temps,  GeekAdo bavait au sous sol devant les jouets Star Wars, et PrincesseDiva était en transe, collée aux vitrines Harry Potter. J’ai traîné tout le monde dehors, je suis ressorti de là avec un budget diminué d’autant que ma migraine avait augmenté.  PrincesseChipie chouinait toujours. 

Régent Street
Vu qu’il était hors de question de retenter le métro avec WizzBoy,  on est allé de picadilly circus à St James park à pied. Ça fait une trotte, mais le gamin a adoré (je l’ai soudoyé avec une glace à la fraise). PrincesseChipie venait juste d’arrêter sa crise quand elle est rentrée dans un vélo, attaché à une barrière. Elle en a lâché sa glace et a repris ses glapissements. Sur tout le trajet. Elle avait chaud, froid, faim, soif, mal aux pieds, au nez…rhaaa. Du coup on a fait une pause dans l’herbe à St James park. WizzBoy, absolument pas fatigué lui, s’est mis à poursuivre partout des canards affolés. PrincesseChipie pleurait parce qu’elle n’aimait pas le park. Bon. On est reparti voir le mall, la caserne des horse guards et tout ça. Pendant que WizzBoy sympathisait avec un pigeon, que Geekado et PrincesseDiva s’extasiaient, PrincesseChipie pleurait. C’est nuuuuul. C’est là qu’on fait l’anniversaire de Lizzie, tu l’as vu à la télé. Aaah…Mais, elle est où alors la reine? Elle est même pas là! Ouiiiin, je veux voir la reine…charmante enfant. On a donc poussé jusqu’à Buckingham. Ça a calmé PrincesseChipie deux secondes mais elle est rentrée dans un lampadaire en essayant de voir si Lizzie faisait coucou à la fenêtre. Et c’est reparti pour une séance de pleurs. Youpidoo. 

Buckingham

On a enchaîné avec Westminster Abbey et Palace. PrincesseDiva était déçue, elle voulait voir Big Ben. À ton avis, c’est quoi la grande tour là devant toi?  Ah, oui…elle était très contente, je suis une maman formidable d’ailleurs quand elle sera première ministre, elle organisera une visite privée de Westminster juste pour moi. C’est gentil. WizzBoy essayait d’attraper un corbeau, GeekAdo s’est lancé en franglais dans l’histoire du site depuis la préhistoire pour expliquer à sa sœur ébahie. Ça a eu l’air de captivé un groupe de touristes français du douzième âge à côté: enfin un anglais qui fait l’effort de parler français! Il est français. Mais le petit (4m02, le petit) parle anglais? Il est anglais aussi (il a bien deux passeports, français et irlandais mais je n’avais pas envie de raconter notre vie). Aaah. Ça les a épaté, ils ne nous lâchaient plus. Heureusement, PrincesseChipie continuait à pleurer et ses cris ont eu raisons de leurs sonotones, ça a fini par les faire fuir. 

Westminster abbey

J’ai décidé d’arrêter la visite, tant pis pour la London Tower…de toute façon vu les cris de PrincesseChipie, on ne nous aurait pas  laisser approcher. Ça aurait fait peur aux corbeaux qui auraient deserté et la monarchie aurait pu s’écouler, entraînant tout le pays dans sa chute…ce qui est redondant, puisque le brexit le fait déjà. On a donc repris en métro (toujours avec mon gamin hurlant au cou). PrincesseChipie pleurait parce qu’elle ne voulait pas repartir…bêtement, je me suis dit qu’on serait bientôt à la maison. Ahaha. C’est fini, plus de sortie londonienne en famille, je refuse. Et donc L’Ado vient de me rappeller qu’on doit y aller le 23, pour voter. Youpidoo.  

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London’s calling part one

Quand je disais que je n’allais peut être pas publier tous les jours, c’était en fonction de mes envies, pas de celles de National Fails…pardon National Rails qui gère de façon très personnelle le réseau ferré (les compagnies qui l’exploitent sont privées, mais pas National rails.). Bref, dans un élan de stupidité sans nom, j’ai eu l’idée totalement débile d’amener les enfants à Londres  aujourd’hui. C’est les vacances, profitons-en. Après tout Marichéri fait ça tous les jours, L’Ado un jour sur deux, ça ne doit pas être compliqué. Ahaha. 


PrincesseDiva a fait des photos.

Je vous raconterai notre balade londonienne demain. On est parti ce matin à pied pour notre gare de campagne, youpidoo, tout va bien. WizzBoy était surexcité d’aller enfin dans le train pour London the big city comme papa. PrincesseChipie était ravie et attendait de partir depuis 5 heures du mat. Même GeekAdo et PrincesseDiva étaient contents, malgré l’allergie aux gens de l’un et les tendances pré ado drama queen de l’autre. La dernière fois, WizzBoy avait eu peur du train, mais là il a adoré. Il était aux anges de voir son Papa au bout du quai à l’arrivée. Tout va bien c’est génial, on sort à Londres. Moins d’une heure après le départ, on y est. On a commencé par exchange square et la statue de Botero devant le boulot de Marichéri. WizzBoy a été très impressionné de voir que son Papa travaille dans un biiiiiig building comme ça, avec même le nom marqué en vrai or dessus d’après PrincesseChipie. C’est ça, les banques de la City aussi, toujours besoin d’épater la galerie. WizzBoy a particulièrement apprécié le popotame. Pardon? Le popotame! Cet enfant est insensible à l’art, le Botero représente évidemment une femme potelée et allongée, pas un hippopotame. Enfin bon, on a dit au revoir à Marichéri qui soit disant avait une réunion, et on est allé manger dans une pizzeria avant d’attaquer notre programme. Joie dans l’assistance, London c’est fun. Bon, la visite ne s’est pas forcément bien passée ensuite, mais j’ai dit que j’en parlerai demain. 

Une fois les réjouissances finies, on a donc voulu repartir chez nous, ça se fait. On était dans le bon train à l’heure. Il est bien parti, courage dans moins d’une heure on est à la maison. Et là, paf.  il s’arrête à Romford. Pour ceux qui ont la chance de ne pas connaître, c’est une banlieue pourrie de Londres. Et c’est très loin de chez nous. Le conducteur nous a aimablement informé qu’il y avait un problème plus loin et qu’il n’avait strictement aucune idée de quand on pourrait repartir. Les filles ont éclaté en sanglots directement, pendant que WizzBoy faisait tututuuuut pour encourager le train à repartir. Au bout d’une demi heure, le conducteur nous a conseillé d’aller nous dégourdir les jambes sur le quai parce qu’on est coincé pour un bout de temps, mes pauvres gens. Les autres voyageurs sont sortis.  J’ai commencé à ressembler ma marmaille et nos achats pour faire pareil, mais ça m’a pris du temps. C’est une  bonne chose puisque le train est reparti sans prévenir à ce moment là. On était toujours dedans et on a pu admirer l’air ébahis des autres sur le quai, surtout ceux qui avaient laissé des affaires dans le wagon.  

Mais c’était une ruse. On n’a pas eu le temps de se réjouir d’être reparti que le train s’est arrêté, definitivement cette fois à la gare suivante, toujours dans la banlieue pourrie de Londres et loin de chez nous. Et là, on ne rigole plus, les employés de National rails faisaient descendre tous les passagers de tous les trains, (j’en ai compté 5). Tout le monde sort de la gare, il y a un problème plus loin, vous allez prendre des bus de remplacement. Ça a été une joie de sortir de là dans une cohue épouvantable, avec un petit bonhomme terrorisé qui se faisait piétiner par de sombres connards même pas capables de voir qu’il y avait des enfants, deux gamines en larmes, fatiguées et stressées, et un grand Geekado pas rassuré mais qui essayait autant que possible de m’aider. J’ai joué des coudes et la française, on est sorti. Pas de bus de remplacement pour aller dans notre coin paumé bien sûr. Je n’avais aucune idée de comment on allait rentrer chez nous, je ne savais même pas où on était exactement, et j’avais 4 enfants qui me regardaient, moitié en pleurant d’épuisement, moitié plein d’espoir: maman va trouver une solution, c’est normal c’est une maman. Bon. J’ai donc pris d’assaut le seul taxi 6 places qui passait, en poussant mes gamins dedans et en répondant en français aux insultes qui pleuvaient dans la file d’attente pour les taxis. Désolée, mais non, je ne peux pas me couper en deux pour accompagner mes enfants dans deux taxis différents. On est 5 et on est la seule famille, c’est donc nous qui avons droit au taxi famille. Heureusement, le chauffeur a pris ma défense de façon extrêmement énergique, à la surprise du pauvre type qui était déjà dedans et qui n’a pas eu le choix, il a dû partager avec nous. Voilà que les chauffeurs de taxi pakistanais et les mères de famille françaises se liguent contre les honnêtes gens qui préfèrent marcher sur un enfant plutôt que de perdre trois centimètres dans une file d’attente. 

Bref, on est rentré chez nous au bout de trois heures trente et pour la somme modique de £55 (et encore le sympathique chauffeur de taxi nous a  fait un prix parce que quand même, c’est pas normal ces gens qui ne veulent pas aider une femme  avec des enfants. C’est surement vaguement machiste de sa part, mais pour une fois ça ne me dérange pas ). Je pensais d’abord vous raconter notre journée. Vu nos problèmes de transport, je me suis dit qu’il n’y aurait pas de billet aujourd’hui. Mais finalement j’avais besoin de passer mes nerfs. En attendant le retour de Marichéri et L’Ado, toujours coincés à Londres. 

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Fashionable Easter parenting fun

Ce qui est sympa dans la presse britannique, c’est qu’on y trouve tout et n’importe quoi, même dans la presse réputée sérieuse surtout en ce moment (je ne mets pas de lien, il faut être abonné)…il faut dire aussi que ça devient de plus en plus difficile de faire croire au bon peuple que le brexit se passe bien. Alors pour continuer dignement leur travail de propagandedésinformationabêtissement amusement général, les journaux en sont à parler de sujets dit de société presque exclusivement, ça meuble et ça ne vexe pas Zaza. J’ai donc appris avec joie ce matin qu’il faut que je fasse des activités de Pâques avec mes enfants. Ça, c’est une News! 


Source 

Mais attention, on en parle pas de n’importe quelle activité de Pâques, faite n’importe comment. Il s’agit d’être tendance, sinon ce n’est même pas la peine. Déjà, pour être un parent moderne, on ne fait pas des activités avec ses enfants parce qu’on aime passer du temps avec eux (quelle idée rétrograde et conservatrice, pour ne pas dite complètement démodée!). Pas du tout. La seule raison valable pour laquelle le parent moderne côtoie ses enfants de près, c’est parce que c’est cool et qu’il va pouvoir partager les photos de leurs activités de Pâques sur les réseaux sociaux. Ben oui, sinon comment il peut espèrer épater la galerie avec ses compétences parentales pétaradantes? Surtout qu’il faut qu’il fasse attention qu’on ne le confonde pas avec le parent has been qui fait des lapins en papier mâché avec ses gosses pour le plaisir d’être avec eux, pour leur apprendre quelque chose ou juste parce qu’il a une passion dévorante pour le papier mâché (je ne juge pas). Non, le parent britannique moderne passe du temps avec ses enfants uniquement parce que c’est tendance et que ça fait bien comme de boire du prosecco et de porter des jeans 7/8 (c’est dans l’article suivant). Et juste pour ça. Je sens que ça va me contrarier. 

Alors déjà, je ne veux choquer personne, mais il m’arrive de passer du temps avec mes enfants sans autre raison valable que le fait de les aimer, et sans chercher à leur faire faire une activité de Pâques photogénique. Visiblement je suis totalement dépassée, comme maman. Pire, et je n’en ai même pas honte, il m’arrive aussi de ne pas passer de temps avec mes enfants, et on s’en porte tous très bien.  Par exemple en ce moment, je tape joyeusement sur mon clavier, dans le salon, pendant qu’eux jouent dehors à tester l’élasticité du trampoline avec le chat. Ils n’ont aucune envie que je les force à venir faire une activité de Pâques avec moi ou que je les traîne pour une balade éducative en forêt. Déjà il n’y a pas de forêt dans le coin…à la limite, on a un champs en face de la maison, mais je ne sais pas si c’est assez éducatif. Non parce que selon l’article ça ne rigole pas, il n’y a que trois activités de Pâques acceptables pour un parent tendance: la confection festive d’une décoration de Pâques de préférence ethnique (un lapin avec un poncho maya par exemple), la balade éducative en forêt et faire des cupcakes. C’est tout. J’ai l’air maligne et totalement démodée à décorer des sacs en papier pour la récolte des œufs de Pâques avec PrincesseChipie et WizzBoy (on y a collé des lapins, mais sans poncho, ça compte?). A l’extrême limite, le parent britannique moderne peut façonner avec son gosse et ironie un Easter bonnet, un bonnet de Pâque traditionnel, dans une sorte d’exploration (éducative) de ses valeurs ancestrales ma bonne dame, mais second degrés. À trois ans, le second degré c’est essentiel pour flanquer une jonquille en mousse sur un chapeau de paille sans brouter la colle.  

Quel est le sombre crétin qui a pondu cet article? Ah ben tiens, une spécialiste des tendances parentales qui n’a pas d’enfant elle-même, mais elle a lu des livres. Alors donc, chère amie, loin de moi l’idée de critiquer, mais un enfant s’en fiche que son poussin de Pâques en coton tige soit démodé. Ce qu’il veut c’est passer du temps avec ses parents, mettre des paillettes partout, s’amuser et aussi qu’on lui fiche la paix de temps en temps. Et le parent qui éprouve le besoin de se renseigner sur les tendances à suivre avant de jouer avec son enfant pour être mode, il aurait mieux fait de se renseigner sur la contraception avant. Parce que je ne suis peut être pas tendance, avec mes sacs en papier, mais je suis formelle ce parent là n’a rien compris. 

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Sunny Monday #14

Je reprends le rendez-vous de Bernie, en vert pour le mois d’avril. J’aurais pu encore mettre une photo d’Irlande, mais Penelope (sans accent, elle est anglaise)  m’a gentiment donné une idée. C’est donc une photo prise à l’instant dans le jardin. Après une semaine de soleil resplendissant et de températures extraordinaires, on a retrouvé notre météo typiquement anglaise et notre ciel grisâtre. Mais il y a du vert! 

Penelope grandit, elle a 9 mois et donc le droit d’aller jouer dehors. Ça la captive, après des débuts difficiles puisqu’elle avait peur de marcher dans l’herbe. Il n’y a pas à dire, on sait choisir nos chats…Enfin, après deux semaines à hésiter sur le bord de la terrasse, elle s’est lancée et depuis elle adore. Elle chasse le moucheron et la feuille morte avec fougue. Elle participe au partie de foot des enfants, elle aide en courant après la tondeuse, elle va inspecter toutes les fleurs et essaie de les brouter, elle saute sur le trampoline, elle s’accroche à la balançoire, bref elle s’éclate dehors. Mais son jeu préféré, c’est de grimper aux arbres, probablement pour narguer Capucine qui n’a jamais réussi à s’elever à plus de 5 centimètres du sol sur un tronc (quand je vous dis qu’on a un don pour tomber sur des chats intelligents et débrouillards. Ou pas). Aucun problème pour Penny, qui s’élance allègrement sur le cerisier, ou dans les pruniers, hop! Même pas peur. Par contre, elle ne sait pas descendre. 

Voilà comment je me suis retrouvée debout sur une chaise de jardin, la tête dans le pommier à essayer de récupérer cette fichue bestiole qui pleurait sur une branche. Je rappelle que j’ai le vertige sur un tabouret. Youpidoo. Bien sûr, avec tout la logique féline qui la characterise, comme Penny veut descendre mais n’y arrive pas, elle continue à grimper toujours plus haut, en chouinant. J’ai du appeler GeekAdo, ça aide d’avoir un gamin qui fait 4m02. On a récupéré Penelope toute contente, et j’en ai profité pour faire une photo.  

Bonne semaine à tous! 

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My own ABC #64

Je reprends mon abécédaire britannique bordélique aléatoire. Ça se termine d’ailleurs…j’hésite pour après: je refais des top 10 ou autre chose? Si vous avez des idées, je prends! En attendant, on en est à W, et c’est de la rigolade en anglais. Je sens même que je peux tenir deux ou trois semaines, au moins (par contre x, ça va être comique…). 

W comme…

Wessex: je ne parle pas de Edward, le plus jeune fils de Lizzie et Philou, celui qu’on oublie tout le temps et qui est duc de Wessex, mais de l’ancien royaume des Saxons de l’ouest qui comme son nom l’indique était bien à l’ouest mais pas complètement non plus, un peu au milieu. On aurait pu dire almost Messex…enfin bref, le royaume de Wessex a été fondé en 519 (à peu près) par Cédric premier, qui franchement ne fait aucun effort pour un saxon, c’est quoi ce nom banal? Heureusement, Cenwalh arrive, avec un nom bien pimpant lui, et il convertit gentiment à coups de glaive dans la tête tout son petit monde au christianisme. Du coup sur sa lancée, il s’en prend aussi aux royaumes voisins, dont l’Essex (C’est chez moi). Ce sont les saxons de l’est, à droite sur la carte…on aurait pu dire les rissex (pour right, droite en anglais…je sens que je m’éparpille). Ses successeurs (vous voulez des noms? J’en ai! Allez hop, dans le désordre: Bretwalda, Aelthelfred, Caedwalla, Aethelflaed) grignotent peu à peu et avec des succès intermittents tout le sud de l’Angleterre (le Sussex, ça existe vraiment) et remontent même jusque vers le royaume de Mercia (tout ça est sur la carte). Et puis paf, en 830 les rapports de force basculent et c’est tout à coup le royaume de Mercia justement qui devient le plus fort. Le Wessex végète. Il se fait même envahir non plus par des saxons d’à côté , venus en voisin (neighbour en Anglais….des nessex donc)  mais des touristes danois qui étaient en croisière sur la Tamise. Les Wessex se vexent (j’essaie de le placer depuis le début) et leur roi Edward reprend en 918 toutes les conquêtes perdues. Son fils Aelthelstan finit même par s’emparer de tout le pays en 927 et devient le premier roi d’Angleterre. 


Source

William: soyons clairs, des William, il y en a des pelletées dans l’histoire anglaise. Je ne parlerai plus du premier, que j’ai mis à G puisqu’il s’appelait en fait Guillaume (le conquérant). C’est juste que les locaux avaient un problème de prononciation, peut-être à force de se pendre des volées de flèches et autres objets confondants sur la gueule de la part des normands. Non, on va parler de Willie, du célèbre duo comique à capillarité variable William-and-Kate. C’est le fils de Charles et Diana, celui qui sera peut-être roi un jour si le pays n’a pas éclaté d’ici là, ou si sa famille de sales migrants n’est pas déportée en Allemagne ou en Grèce. Enfin bref, Willie est né en 1982, il s’appelle officiellement William Arthur Philip Louis (ça fait Wapl), et il ne sert à rien maintenant qu’il s’est reproduit. On le sort beaucoup, toujours flanqué de son petit frère Harry, qui assure la partie comique du spectacle et sa femme Kate, qui assure la partie chevelue. Willie est infichu d’aligner trois mots si ça n’a pas été écrit par ses nounous, il se traîne une sérieuse réputation de glandeur fini, et n’a même pas l’art d’amuser la galerie comme son grand père…c’est terne tout ça. 


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Westminster : Touristiquement parlant le palais de Westminster est un must, c’est un des plus beaux monuments historiques de Londres. Vous voyez Big Ben?  Le long machin à côté, c’est Westminster! Le palais a été construit en 1099, par le fils de Guillaume le conquérant, lui aussi Guillaume, bref, grâce aux français, ahaha. Un incendie a ravagé une grande partie du bâtiment d’origine en 1834, seul le great hall, la grande salle principale a survécu, le reste a été reconstruit. Mais Westminster n’est pas qu’un monument historique, il s’y passe aussi des tas de choses de nos jours, puisque c’est là que siège le parlement, il faut bien le caser quelque part. On y trouve la chambre des lords, House of Lords, et la chambre des députés House of Communs ( dans le sens commun des mortels, opposés aux lords, c’est charmant). D’après la brochure officielle, les Lords passent leur temps à débattre doctement sur des propositions de lois. D’après ce qu’on peut voir à la télé, ils passent leurs temps à dormir dans les travées. Les Lords sont nommés par la reine, sur recommandation du premier ministre. Leurs titres ne sont généralement plus transmissibles à leur descendants ( imaginez, si David Beckham est anobli, au moins ça ne lui survivra pas, on n’aura pas Lord Brooklyn, Lord Roméo ou Lord Passoire ou je ne sais quoi pour décider de la constitutionnalité d’une loi dans 50 ans. Ça rassure). Les députés de la House of communs eux, sont élus dans une circonscription, un peu comme en France (une constituency). Il y a trois partis principaux, chacun avec ses couleurs, à l’image des équipes de foot, les xénophobes colonialistes conservateurs en bleu, ou tories pour les intimes, les collabos anachroniques labour en rouge et les europhiles losers libéraux démocrates en jaune. Westminster se targue d’être le plus vieux parlement du monde en exercice, puisqu’il existe depuis 1215 mais dernièrement, il s’est surtout distingué par son extrême lâcheté et son empressement à abdiquer devant Zaza première, la grande pintade du brexit.   


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Welsh rabbit: ça se mange et contrairement à ce qu’on pourrait croire, ce n’est pas du lapin gallois. C’est un toast recouvert de sauce au fromage et à la moutarde, je ne vois pas le rapport avec les rabbits, faut pas chercher à comprendre…la chose est connue depuis le dix-huitième et les historiens comme les cuisiniers sont formels, c’est certes gallois, mais il n’y a jamais eu de lapin dedans. Je vous mets le lien pour la recette sous la photo, mais ce n’est pas transcendant. 


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Wham!: bon j’ai hésité évidement, c’est beaucoup moins drôle depuis la mort de George Michael…mais quand même. Le petit George ( de son vrai nom Georgious Panayiotou, encore un sale migrant européen) et son pote Andrew Ridgeley ont créé Wham! en 1981 et symbolisaient à eux tous seuls le bon goût musical, vestimentaire et capillaire des eighties. Je ne m’en lasse pas, au grand désespoir de L’Ado et GeekAdo, ça me met de bonne humeur à chaque fois, j’en pleure de rire. Ces enfants n’ont aucun humour. Wham! ce n’est pas que laasst christmaaas, mais aussi de grands moments kitschissimes comme le fluorescent hôtel Tropicana ou le grandiose wake me before you go-go. Rien que les titres déjà, on sent la qualité musicale de la chose. Avec les images, c’est encore mieux. Un concentré de eighties, j’en ris encore. 

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Project 52 season 3 #14 

On continue le projet de Ma’ avec le thème de cette semaine, détail. Puisque je suis partie dans les archives et le sud ouest (voir le billet et la photo précédents), je continue. Je vous épargne les expressions locales cette fois! 


Le détail, c’est bien sûr le pot pour récolter la résine de pin. Ça s’appelle du gemmage (promis j’arrête!). La résine servait à faire des bougies, de l’essence de térébenthine, des adhésifs…J’en ai ramené jusqu’ici et j’en suis très contente. Des pots je veux dire, pas de la résine. Quand j’étais petite, j’adorais me coller les doigts avec la résine, renifler son odeur si spéciale, faire des expériences rigolotes et m’en flanquer partout, dans les cheveux, sur les vêtements… bizarrement, ma mère n’a jamais apprécié mon esprit d’initiative résineux. De toute façon, quant on va jouer dans les pins, même sans pot, on finit toujours par avoir de la résine partout! 

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Project 52 season 3 #13

Comment j’ai manqué le projet de Ma’ la semaine dernière, je rattrape mon retard. Le thème était jaune. J’aurais pu faire avec les jonquilles dans le jardin, mais j’ai préféré remonter dans les archives.


C’est une pinasse, ces bateaux à fond plat du bassin d’Arcachon, parfaits pour aller inspecter les parcs à huîtres. Il me fallait absolument une photo de mon sud-ouest natal pour illustrer ce thème, parce que ça fait 20 ans que Marichéri se moque de ma façon de prononcer « jaune » avec l’accent. Pareil avec rose d’ailleurs. Ce n’est quand même pas ma faute (même prononciation aussi) si il parle n’importe comment en mettant des ôôô partout, en disant pain au chocolat au lieu de chocolatine, sac plastique au lieu de poche et des choses comme ça! Sans compter qu’il se marre à chaque fois que je lui dis de ne pas marcher dans le bourrier, ou de ne la laisser traîner ses gueilles. C’est clair pourtant?  La preuve que je prononce jaune correctement, L’Ado né à Dublin et élevé en Angleterre dit comme moi, donc c’est bien la prononciation naturelle, non?  Comment ça, je l’influence? 

Bon je vous retrouve de suite avec le thème de cette semaine, adishatz! 

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Friday Feelings #106

Je reprends le cours des États d’esprit de Zenopia et Postman…même Marichéri a râlé la semaine dernière parce qu’il n’avait rien à lire en prenant son café à midi! Alors que bon, il est pourtant au courant de mes élucubrations et autres sautes d’humeur. Très au courant. 

Fatigue: vacances scolaires + brexit….ahaha, on s’éclate. 

Humeur: désespérée devant l’ambiance générale. Marichéri a raison, les gens sont cons (pas nous, vous, ou ceux qu’on connaît, mais « les gens »…) 

Condition physique: aie! J’ai mal partout…j’ai tondu hier. C’est pas possible en fait ce jardin, il fait 15000 hectares, au moins!  En plus, il faut que j’y retourne aujourd’hui, je n’ ai fait que la moitié à cause du voisin qui s’est affalé dans la haie (de mûriers bien piquants) pour me donner des conseils et me raconter ses problèmes de santé mal placés. En détails. Très en détails… et très mal placés…beuh…j’ai dû opérer une retraite à l’intérieur, j’avais des hauts le cœur. Et ce matin, je ne peux plus bouger les bras. 

Chocolat Estomac: se prépare pour Pâques. 

Esprit: tétanisé. 

Boulot: essayer de ne pas paniquer. Ce n’est pas une réussite. 

Penser à: rien. C’est bien de ne penser à rien, ça détend. Je suis sûre que je peux le faire…

Culture: alors là par contre,  j’arrive très bien à rien! 

Message perso: j’essaie de t’appeler cet après midi. 

Avis perso: non mais serieusement si il continue, je vais lui raconter mes césariennes, ça va le calmer! Déjà qu’on a passé l’hiver à suivre ses problèmes de dentiste et c’était répugnant, là il a dépassé les bornes. C’est pas possible, on a un seul voisin, et on ne peut pas avoir la paix. En plus, il a voté brexit, mais il nous adore, on est pote. Ah. Alors qu’il s’est disputé avec son autre voisin,  de l’autre côté qui est bien anglais mais qui refuse de lui adresser la parole… si vous voulez j’ai des détails sur la vie du voisin du voisin aussi, ce n’est pas parce qu’il ne peut plus lui parler qu’il a arrêté de l’espionner s’intéresser à lui. Comme dirait Cécile de Zenopia, les voisins, c’est pas des gens comme nous. 

Loulous: L’Ado est bien rentré. Il attend fébrilement pour savoir si il a eu son job d’été ou pas. Il en est tellement stressé qu’il dort depuis 48 heures. Geekado est ravi, les vacances scolaires c’est génial pas besoin de voir des gens. D’ailleurs, il m’a lâchement abandonnée toute seule dans le jardin (je l’ai promu assistant jardinier, c’est pour son bien, plus tard il me remerciera et tout ça) dès qu’il a aperçu la tête du voisin dans les mûriers. PrincesseDiva a vécu l’enfer, pendant une éternité de 48 heures. Ça a été horrible, épouvantable, atroce. Coupée du monde, abandonnée de tous, sans vie sociale, obligée de parler à sa famille…le cauchemard absolu. Bref, elle a perdu son téléphone. Depuis, elle en a un nouveau. Manque de chance, elle a été tellement aimable qu’elle est punie de téléphone, c’est ballot. Et je suis un bourreau d’enfant, évidemment. PrincesseChipie est débordée à ne rien faire et profiter de la vie. D’accord, ses copines (sauf les françaises) ne viennent plus, mais elle ne se laisse pas abattre pour si peu et rebondit partout dans la maison et le jardin dans un nuage de paillettes, couettes au vent, youpidoo. Ça fait plaisir à voir. WizzBoy est ravi d’avoir tout son monde à disposition et il mène les grands à la baguette. C’est lui le boss. Il a même réussi à tirer L’Ado du lit pour le forcer à jouer au foot dans le jardin à moitié tondu. Il faut qu’il en profite, il est le seul qui fait peur au voisin. Dès que le harceleur voisin entend WizzBoy, il quitte son poste d’observation dans les mûriers et se renferme chez lui.  

Divers: en fait, le problème, c’est les muriers. Ça ne pique pas assez. On devrait mettre une haie de plantes carnivores…ou un drapeau mexicain dans le jardin. Vu les sympathies politiques du voisin, ça lui donnera peut être envie de construire un mur? 

Amitié: merci! 

Love: il me prépare une nouvelle bannière, ça va être très bien. Ça a juste pris un peu de retard parce que j’ai voulu aidé…

Course: faites, sauf pour le chocolat. 

Envie de: partir loin, n’importe où dans un endroit sans brexit, sans raciste et sans voisin… peut être Mars? 

Sortie: il faut aller chercher du chocolat. Sinon je refuse toujours de côtoyer « les gens » . 

Pic: la jungle, attaquée au coupe-coupe…et j’y ai passé une heure…non mais c’est parce on ne voit pas le bout sur le côté aussi…hum…

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Thursday thunder: Brexit diary #1 

Alors voilà, c’est officiel, le Brexit a commencé depuis mercredi dernier. Après 9 mois de boulot intense, et surtout des années à expliquer qu’en quittant l’union Européenne on atteindra le nirvâna, notre gouvernement de brexiters était fin prêt…à rien. Non mais sérieusement, qu’est ce qu’ils fichent depuis juin? C’est l’improvisation totale et le sauve qui peut général. Il faut dire aussi qu’ils ont promis que l’argent allait pousser sur les arbres, que les hôpitaux allaient être construit en or massif, que tout le monde aurait une licorne ailée pour se déplacer, que les chauves auraient une chevelure luxuriante, que les entreprises du monde entier se bousculeraient pour ouvrir des filiales ici mais qu’il n’y aurait pas besoin d’y bosser, que l’argent et la bière couleraient à flots et bien sûr que tous ces sales migrants européens qui ne font rien qu’à narguer les honnêtes racistes en faisant tourner le pays à leur place seraient déportés. Et tout ça arrivera tout seul, comme ça, hop par magie, il suffit d’enclencher l’article 50 pour quitter l’Union européenne et c’est automatique. Ahah…Ben manque de chance pour nos nazis notre gouvernement de bisounours enragés, ça a raté. Peut-être que Zaza a oublié de dire abracadabra? 

 

Source 

Déjà, Zaza a fait très fort. Figurez-vous que contrairement à ce qu’elle (et tout le pays avec elle) croit fermement depuis 9 mois, il ne suffit pas qu’elle claque des doigts pour que l’Europe éblouie par tant de dextérité lui donne ce qu’elle veut. Au contraire. Elle pensait qu’ils blaguaient quand ils lui parlaient de négocations…bon c’est pas grave, le gouvernement est justement en train de recruter des diplomates. Ok, ils n’ont aucune expérience. Ni formation. Et il en manque encore la moitié, mais ça va le faire. D’ailleurs pour être sûre qu’ils seront bien accueillis à Bruxelles, Zaza a de suite mis l’ambiance dans sa lettre de rupture en faisait un chantage ignoble, ça ne peut que mettre les européens de bonne humeur pour négocier : si vous ne me donnez pas la vaisselle de mamie Georgette et la collection de CD de ABBA, je ne paie plus l’assurance de ma voiture. Ça va forcément marcher, non? (Bon en vrai elle a menacé de ne plus coopérer à la lutte anti terroristes, mais c’est le même principe). 

N’empêche que ça leur a fait un coup à ces pauvre brexiters, d’apprendre comme ça soudainement que ce que leur répète inlassablement l’Union Européenne depuis 9 mois, c’était pas des blagues. Ils ne s’y attendait pas du tout. Enfin franchement comment ils pouvaient deviner que quand Bruxelles, Berlin, Paris et les autres leur rabâchent qu’il va falloir respecter les règles, c’était vrai? Que non, ils ne peuvent pas négocier un nouveau cadre pour les échanges commerciaux avant d’avoir réglé leur facture. Que non, on ne peut pas avoir la libre circulation des biens et des capitaux sans celle des personnes. C’est fou, ils n’avaient pas pensé que les européens étaient sérieux…Évidemment, c’est marqué noir sur blanc dans les statuts de l’union que la Grande Bretagne a ratifiés, mais ils ne pouvaient pas savoir! De toute façon depuis quand un ministre en charge d’un dossier  doit en connaître le premier mot? Depuis quand un government ne peut pas conduire son pays à l’abattoir si il a envie? Depuis quand il faut écouter ses partenaires dans une négociation?  Depuis quant c’est pas celui qui dit qu’y est?  

Mais attention, je ne les traite pas d’incompétents. Pas du tout, enfin pas que…il a fallu trois jours pour que ces sombres fascistes rassis dans leur colonialisme pourri veulent déclarer la guerre à l’Europe, plus précisément à l’Espagne. Un connard sénile et nationaliste s’est répandu en bavant sa haine et son gâteau de riz sur toutes les chaînes, en réclamant que Zaza envoie l’armée britannique reprendre Gibraltar parce que Bruxelles s’est bornée à rappeler qu’en quittant l’union, la Grande Bretagne rend caduque une clause qui existe depuis l’adhésion de l’Espagne en 1986, c’est dire si c’est nouveau (Ça a quand même été une surprise pour le gouvernement. C’est pas possible, personne ne sait lire là dedans!). Ce facho lamentable n’est pas un simple débris nazillon mais un membre éminent du parti au pouvoir qu’il a même dirigé. Ses propos étaient tellement hallucinants, anachroniques et répugnants de xénophobie que j’ai cru à une parodie au départ. Mais non. D’ailleurs, il a été applaudi et relayé par les tabloïds. On va faire la guerre à l’Espagne, youpidoo! Bon, il semblerait que quand on attaque un pays de l’OTAN, les autres répondent aussi…mais c’est pas grave, taïaut! Devant l’agitation, Zaza se devait de réagir. Ça n’a pas manqué. Un connard raciste qu’il faut vite ranger dans sa maison de retraite pour dictateurs ratés, réclame qu’elle déclenche la troisième guerre mondiale? Elle l’a remis à sa place. Non pas en condamnant fermement ses propos délirants mais en promettant de tout faire garder Gibraltar. Ah.

Et pendant ce temps, la situation économique empire. L’exode financier a commencé à la City. Jamais les prix dans les supermarchés n’ont augmenté aussi vite (nouveau record aujourdui même, on ne les arrête plus). L’argent manque partout, dans les hôpitaux, les écoles, les transports…l’agence Européenne du médicament fait ses valises, c’est le rêve , on  pourra bientôt se soigner uniquement à coup de tasses de thé, c’est ça le vrai  esprit britannique. Bon, ça risque de faire un peu juste pour certaines pathologies… Je ne parle même pas de l’énergie…après tout l’électricité, c’est surfait. Les victoriens ne l’avaient pas…ah, si? Non, mais pas au début? Et les attaques racistes se multiplient. Des meurtres aux insultes. Des coups aux vexations presque imperceptibles. Des déportations en catimini aux discriminations à l’emploi, au logement…évidemment, le gouvernement réagit. En refusant de condamner même à demi mot ces horreurs. En refusant encore une fois de garantir les droits des européens. Mais en proposant toujours de nouvelles mesures parfois aussitôt enterrées devant la fermeté de Bruxelles,  pour nous transformer en citoyens de seconde zone.

Pour une première semaine, c’est pas mal non? Welcome to brexitland. 

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A job seeker in Paris

Comme vous avez l’air intéressé par les aventures de L’Ado et sa recherche de job d’été, et qu’il se fiche éperdument de ce que je peux bien raconter sur mon truc, quoi là meuh, ton blog quoi, je ne vois pas pourquoi je me gênerais. De toute façon, il faut que j’explique, si il y a des parisiens qui me lisent. Si vous avez eu la peur de votre vie hier, en vous faisant interpeller dans la rue par un énergumène mi lama laineux, mi Gaston Lagaffe, mi caniche géant halluciné, armé d’un téléphone portable, c’était L’Ado. Il ne mord pas. Il est même très gentil (c’est moi qui l’ai fait) juste pas très débrouillard (je disais donc, c’est moi qui l’ai fait…) 


Source 

L’Ado a réussi à convaincre une boite qui cherche des étudiants bilingues pour son call centre cet été qu’il était phénomèmal puisqu’il parle 4 langues couramment, et qu’il fallait absolument l’inviter à Paris pour passer une interview  (on se comprend, ça nous a coûté £45 de train). C’est très bien, quel génie cet enfant polyglotte. Il est donc parti lundi matin, a bien pris le train pour Londres comme tous les jours. Il ne s’est pas perdu dans le métro londonien, qu’il prend aussi d’habitude. Il a rejoint St Pancras, il a passé la douane en souriant (vous voulez quel passeport, j’ai Français ou Irlandais? ). Il est monté dans le bon Eurostar. Il est bien descendu à Paris. C’est admirable. Là, il a retrouvé ma sœur, qui l’hébergeait. Impeccable. Cet enfant grandit, il devient responsable, c’est magnifique. Bon seul petit problème, son téléphone portable ne marchait pas. Son père a passé 1h30 avec ces incapables nos grands copains de British Télécom pour régler ça (c’est Marichéri qui le dit, ça doit être vrai. Ce n’est pas mon sens de l’exagération qui frappe encore). Et voilà, hop c’est arrangé, on peut même communiquer avec L’Ado. Le lendemain matin, il est parti comme un grand pour passer son interview. Il devait rejoindre sa tante pour déjeuner avant de rentrer en Angleterre. Tout va bien, ahaha.

Donc ma sœur, qui est naturellement très calme elle, m’a appelé affolée: elle a perdu L’Ado. Impossible de remettre la main dessus. Il n’est pas à la station de métro où ils avaient rendez-vous et ne répond pas au téléphone. Bon. J’appelle aussi, en pure perte. Je préviens Marichéri qui informe gentiment BT qu’il est prêt à aller personellement ventiler leur call centre en Inde si ils ont encore bloqué les appels internationaux sur le téléphone de son fils. Visiblement, ils n’y sont pour rien. Tout va bien.  On est trois, des deux côtés de la Manche à essayer fébrilement de joindre L’Ado. Où est ce fichu gamin? Ce n’est pas du tout son genre de louper un repas offert. Nouveau coup de téléphone de ma sœur, elle a des nouvelles! Ouf, alors tu l’as retrouvé? Non. Comment ça, non? Au lieu d’attendre sagement au rendez-vous, il a eu l’idée saugrenue d’arpenter les rues et d’interpeller tous les passants en leur demandant si il pouvait emprunter leur téléphone pour appeler sa tante…j’imagine très bien la surprise des gens devant cet illuminé…il a fini par trouver une âme compatissante qui a téléphoné à ma sœur pour lui dire que L’Ado n’était pas au rendez vous (on avait remarqué) parce que son portable ne marchait pas et qu’on lui avait dit d’aller à Châtelet pour trouver du wifi. De là, il comptait se rendre directement à la Gare du Nord.  La logique de la démarche m’a laissée pantoise. Pourquoi ne pas attendre ma sœur au rendez-vous? Pourquoi ne pas aller à la gare du nord directement ? Pourquoi?  Arrivé à Châtelet, il m’a appelé. Pour me dire que son téléphone ne marchait pas.  Euh…tu m’appelle avec quoi là? Aaaah, ouais…Du coup, il a fait encore plus subtil pour son père. Il a envoyé un texte à Marichéri. Pour lui dire qu’il n’avait pas de réseau…Voilà. 

 Avec tout ça, j’ai presque failli oublier de lui demander comment s’était passée l’interview. Ben, y’a un type, quoi tu vois, il voulait tester mon anglais, c’était marrant, meuh. Il est devenu tout blanc quand je lui ai répondu, quoi, j’ai ri. Coin. Non mais c’était pas sa faute aussi. Ils sont cons dans cette boite, meuh,  de demander à un mec qui sait à peine dire bonjour en anglais de tester les gens,  tu vois…et ton accent en anglais, il est super en fait maman. Coin. Pour une française je veux dire, quoi. Bon après, ils m’ont fichu la paix pour l’espagnol et l’italien. C’est juste que le type, meuh il comprenait pas que je parle français sans accent. Un peu limité le mec, mais sympa  quoi…bon. Donc ça c’est bien passé? Non mais ouais, super quoi. On a fait une simulation au téléphone, j’ai été super. Style c’est le mec qui appelle parce qu’il a un problème et qu’il faut aller l’aider et je réponds, tu vois? Je vois, j’ai travaillé dans un call centre aussi. Ouais mais non, j’ai juste oublié de demander son adresse. Ah. Non mais c’est cool, quoi, ils m’ont pas dit qu’ils me prenaient pas, meuh, ils me rappellent. Ok… tu vas quand même continuer à chercher, juste au cas où. Surtout que tu n’es pas franchement doué avec un téléphone (cela dit, si par hasard celui qui lui a fait passer l’interview me lit, L’Ado est génial et il faut le prendre, l’avenir de votre boite en dépend évidement). 

Il doit rentrer d’un instant à l’autre, il est resté dormir chez un pote à Londres. Il nous a téléphoné  pour nous prévenir. Ça marchait. On va essayer d’arrêter de se moquer. Par contre, son père et moi avons passé la soirée d’hier à pleurer de rire, j’ai même failli m’étouffer. On l’imaginait errant dans les rues de Paris, échevelé, tenant son téléphone en l’air à bout de bras et  accostant tous les passants… on n’en pouvait plus. Il est très bien cet enfant, c’est ce que je disais au début. Il prend sur lui de distraire ses parents qui ne rigolent pas tous les jours en ce moment. Et si par miracle il a le job, je vous préviens. Au moins pour  que les parisiens se mettent à l’abris.

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