What not to say to an expat top 10

C’est pratiquement les vacances, plus que 4 jours d’école et j’ai une migraine carabinée…bref, je ressors encore une vieillerie, en amélioré quand même, un de mes tous premiers top 10. Promis, la semaine prochaine, il y aura du nouveau. Tous les français de l’étranger connaissent la transhumance estivale et obligatoire vers notre pays d’origine, et avec elle les questions et remarques pas toujours aimables auxquelles on n’échappe jamais. On sent que certains sont profondément contrariés qu’on ait choisi de vivre non seulement ailleurs, mais en plus chez les anglais, qui sont tous perfides mais avec des chapeaux melons, c’est bien connu. Bien sûr, on est de grands traîtres à la patrie, et on est parti uniquement pour narguer personnellement ceux qui nous le reproche. Ça m’étonnerait qu’ils me lisent, mais au cas où, voici un top 10 des questions à ne pas me poser. Et comme je suis d’humeur primesautière, à l’approche des vacances, j’ai répondu par avance, ça leur fera gagner du temps à eux aussi. (Attention, c’est à eux que je m’adresse dans les réponses, pas à vous tous gentils lecteurs…)


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10-vous êtes partis pour ne pas payer d’impôts? Vous êtes des évadés fiscaux ?

Vous allez rire, il y a une vague organisation rigolote ici, qui s’appelle Her Majesty Customs and Revenue, aussi connue sous le gentil sobriquet de Inland Revenue. Et bien, figurez-vous que c’est carrément l’équivalent des impôts français, si! C’est fou non? Mais c’est intéressant comme théorie, on va en parler à notre banquier, ça va beaucoup l’amuser. Je rappelle que les impôts, ce n’est pas comme le camembert fermier ou la saucisse de Toulouse, ce n’est pas une spécialité typiquement française. On en paie aussi ailleurs! Je sais, c’est un scoop énorme. D’ailleurs, comme la majorité des français de l’étranger, je n’ai pas de trésor enfoui ou d’héritage pharaonique (ou alors mes parents me cachent des choses !). Maricheri n’est pas milliardaire (à moins que ce soit un complot, et qu’il soit de mèche avec mes parents…). On n’a pas quitté la France sur les conseils d’un expert en patrimoine, vu que comme tout patrimoine, on avait une guitare classique et un recueil illustré des fleurs du mal. Ça fait peu.

9- Vous n’avez pas honte d’avoir fui la France en pleine crise?

Ah ben, ne possédant pas de don pour la voyance (probablement parce qu’on trouve que c’est un ramassis d’âneries), on n’avait pas prévu quand on est parti, il y a 21 ans, que ce serait la crise maintenant. Mais vus vos grands talents de visionnaires , vous devriez aller proposer vos services au gouvernement, à l’Europe, au FMI, et même à l’ONU. Vous allez sûrement leur trouver des solutions à tous leurs problèmes. Sinon, effectivement on n’a pas honte. Du tout.

8-Mes pauvres, vous ne devez pas manger souvent correctement?

Et mes kilos en trop, c’est quoi? De la décoration ou de l’isolation thermale pour tenir chaud en hiver? Ou les scones, les cookies, les muffins…

7-Ça doit être dur pour ces pauvres petits, d’être loin de leur pays? (Là, j’imagine qu’on parle des enfants, dont deux m’ont déjà lâchement dépassé en taille, les ingrats)

Justement, on rentre bientôt dans leur pays, dans trois semaines, à la fin des vacances. La France, c’est l’étranger pour eux, ils n’y sont même pas nés. Nos enfants grandissent naturellement avec deux cultures, ces petits riens qui nous surprennent agréablement sont la norme pour eux. Pas besoin de leur apprendre ce que veut dire la tolérance, le respect des autres cultures et religions.

6- La France doit vous manquer horriblement?

De moins en moins, surtout quand on nous pose des questions idiotes! On est parti pour le plaisir. C’est de la haute trahison, je ne vois que ça. Sous prétexte de s’ouvrir aux autres, par une curiosité forcément perverse, puisqu’il est clair qu’en dehors de la France, il ne peut pas y avoir de vie civilisée, on n’a pas hésité à aller voir ces autres de plus près. Devant de telles ignominies, je ne sais plus quoi dire. Sauf que même si cette dernière année n’a pas été folichonne, les 20 premières m’ont beaucoup apporté et je ne regrette pas d’avoir céder à cette curiosité. 

5- Mais vous rentrez quand finalement? A la retraite?

Où ça ? En France? Ben…on vient juste pour les vacances. Pourquoi, quand vous avez fait votre trekking en Mongolie, c’était pour trouver la yourte de vos rêves et vous y installer à vie? Rentrer en France, ce serait une nouvelle expatriation maintenant. Le pays qu’on a quitté il y a 21 ans, sans aucune expérience pratique de la vie d’adulte n’a plus rien à voir avec la France d’aujourd’hui tout comme on ne ressemble plus aux post étudiants qu’on était. Déjà, on n’est plus 2 mais 7! 

4- Vous allez nous rembourser vos études?

C’est très gentil d’avoir participé personnellement à payer mes études, ça me touche beaucoup et ça du faire plaisir à mes parents. Surtout que j’ai fait une école de commerce privée. Alors bien sur, mes pauvres parents qui paient toujours des impôts auraient dû me mettre dans une école privée dès la maternelle pour éviter que je ruine la France. Je suis d’accord pour rembourser, à condition qu’on rembourse mes parents d’abord puisque leurs impôts actuels servent à financer l’éducation de gamins qu’ils ne connaissent même pas si ça se trouve. 

3-Vous avez déjà parlé à la reine?

Bien sûr, on va prendre le thé à Buckingham tous les mardis, Lizzie, c’est une copine!

2-Mais vous parlez anglais alors, quand vous êtes en Angleterre?

On a bien essayé le russe, mais les gens comprennent beaucoup moins. En s’expatriant, on apprend vraiment une autre langue, et on a des enfants bilingues. Pas bilingue comme on l’entend sur un CV français, c’est à dire qui savent dire juste trois mots en anglais. Ça a fait hurler de rire L’Ado quand il a passé un entretien en anglais pour son job d’été. Il est revenu époustouflé par mon accent qui finalement est remarquable pour une française. Nos enfants bilingues parlent aussi bien une langue que l’autre sans aucun accent. Et même si l’expat garde son accent franchouilard à couper au couteau (je ne parle pas de moi, puisque L’Ado a arrêté de se moquer), il maîtrise assez sa langue d’adoption pour frôler une subtile schizophrènie et le délice de ne pas penser exactement de la même manière dans ses deux langues. C’est surprenant, très curieux intellectuellement et c’est une joie. 

1-Mais pourquoi vous n’aimez pas la France?

Mais pourquoi on ne peut pas aimer la France depuis l’Angleterre? Il n’ y a absolument pas besoin d’être sur place pour aimer la France. D’ailleurs, c’est évident, chaque année on se demande quel est l’endroit que l’on déteste le plus au monde , et hop, on y part en vacances! Et on rentre chargé comme des mulets de victuailles typiquement françaises, parce qu’on aime pas ça…

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Project 52 season 3 #28

Cette semaine Ma’ a choisi ‘fruit’ et Marichéri à fait une jolie photo tout exprès…seul petit problème, ça a bien l’air d’être un fruit mais on ne sait pas lequel. Si vous avez des idées, n’hésitez pas à les partager en commentaire. 


On aime beaucoup notre jardin pour toutes choses comestibles qu’on y trouve. On a un pommier, un cerisier, deux pruniers, des mûriers, un cognassier…et des espèces de petits fruits non indentifiés. Les arbres fruitiers, notamment le pommier, ont l’air d’être là depuis un bon moment. On sait qu’il y a eu une ferme importante dans le coin, c’était même peut-être notre maison, mais on n’en est pas sûr. Les victoriens n’avaient pas besoin de demander de permis de construire! Notre maison était louée à un fermier en 1914, mais on ne sait pas si c’était le bâtiment principal ou pas. Par contre, on est certain qu’en 1930, le propriétaire de la ferme a donné cette maison à sa fille aînée, et qu’il en a construit 3 autres identiques en enfilade pour ses autres filles. Les maisons ne se ressemblent plus vraiment aujourd’hui, chaque génération y a rajouté sa petite touche. Ce père attentionné a aussi divisé des jardins, évidement. Et donc, c’est marqué sur l’acte de propriété, on est obligé de garder et d’entretenir nos haies avec des mûriers entre les jardins. Ça ne nous pose aucune problème, au contraire, déjà j’aime beaucoup les mûres et c’est la seul  chose qui empêche le voisin de carrément s’installer chez nous pour mieux nous espionner.  

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Friday Feelings #120

Je n’ai toujours aucune idée d’intro pour les états d’esprit du vendredi de Zenopia et Postman. De tout façon, tout le monde connaît maintenant et sait bien que j’ai une heure de décalage par rapport à la France et à la Belgique, donc je ne suis pas en  retard, voilà.  

Fatigue: rhaaa, je suis épuisée, je n’arrive pas à me remettre du sports day d’hier…et non, je n’ai pas participé à la mummies race.

Humeur: asociale. Les festivités à l’école, c’est l’enfer. D’ailleurs ça recommence demain avec la kermesse. Où est mon bazooka? 

Condition physique: flagada.

Estomac: les prunes se font attendre. Ce n’est pas un message codé. 

Boulot: j’ai un problème de clavier je crois…ça m’énerve. Et il faut que j’arrête de laisser l’iPad à portée de WizzBoy aussi. 

Culture: ça ne s’arrange pas non plus de ce côté là.  C’est fou comme je respire la joie de vivre en ce moment, c’est un vrai petit  rayon de soleil de bonne humeur, ce billet. D’ailleurs il menace de pleuvoir. Encore. 

Penser à: arrêter de regarder les News, vraiment. Zaza a une imagination débordante pour provoquer des insomnies chez les sales migrants européens…je pose ça là, ça se passe de commentaire.

 

The3million 

Message perso: tu m’appelles quand tu veux, courage! 

Avis perso: j’ai raté l’éducation de mes enfants. Si au lieu de les encourager à bien travailler à l’école, je les avais poussés à faire du sport, ils seraient tous britanniques maintenant (il me reste WizzBoy cela dit, tous les espoirs sont permis). Regardez Johanna Konta, cette sympathique migrante européenne, née de parents hongrois en Australie et installée ici depuis juste quelques années, et bien on lui a donné un passeport sans problème. Comme quoi, c’est n’importe quoi de dire que le home office, le ministère de l’intérieur oblige les européens à remplir des quintaux de paperasses et payer des sommes démentielles pour avoir peut-être droit après des mois de stress, à un bout de papier qui permet de tout recommencer du début pour demander cette fois la naturalisation. Il  suffit juste de ramasser une raquette de tennis et paf, on a un joli passeport britannique qui tombe du ciel. 

Loulous: aucune nouvelle de L’Ado depuis le weekend denier. Sale bête. GeekAdo est scandalisé de devoir aller à l’école le 14 juillet, en tant que français, il estime qu’il devrait être dispensé. Il a déjà tenté le coup pour la Saint Patrick, puisqu’il est aussi irlandais, mais ça n’a pas convaincu le collège. PrincesseDiva trouve que GeekAdo a complétement raison. Ça fait deux fois en une semaine qu’ils sont du même avis. Si ça continue comme ça, ils vont finir par s’entendre. Ça les inquiètent eux-mêmes. PrincesseChipie était très contente de son sports day, en plus sa house a gagné. C’est comme dans Harry Potter, sauf qu’il n’y a pas de noms rigolos, c’est juste avec des couleurs. Elle est chez les rouges (il y a aussi vert, jaune et bleu). C’est un progrès par rapport à l’ancienne école. Les houses y avaient bien des noms, ceux des rues avoisinantes. Mes 4 enfants qui y sont allés ont tous été dans la même house: Trafalgar. C’est sympa pour des français. WizzBoy n’a plus que deux jours de preschool avant les vacances, il est indigné. Pourquoi il ne peut pas aller à la Big school pour finir la semaine avec sa sœur? On lui a expliqué que quand sa preschool serait finie, il irait à la Big school et maintenant, ça change, voilà qu’on lui dit qu’il va en vacances…C’est quoi cette arnaque? 

Divers: absolument, d’ailleurs j’ai froid. En juillet. Brrrr…

Amitié: c’est pas la grande forme…tenez-bon! 

Love: il a des idées géniales. Mais secrètes pour l’instant. Chut!  

Course: je pensais bêtement que j’en aurais moins sans L’Ado. C’était compté sans GeekAdo qui mangeait déjà pour 10. Il a pris sur lui de doubler la quantité de nourriture qu’il engloutit, probablement pour compenser. 

Envie de: faire bouffer sa tronçonneuse au voisin qui prépare du petit bois pour l’hiver depuis deux jours. Comme il pleut, il s’est mis sous son espèce d’auvent-observatoire juste collé contre la haie d’où il nous épie habituellement. Il part en vacances demain, je songe à mettre le feu à sa tonnelle bâchée, accidentellement bien sûr. C’est pas moi, c’est la foudre…

Pic: on finit avec la birthday girl poilue du jour, Capucine cette petite francophile, a 9 ans aujourd’hui! 

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Sports days fever

La semaine dernière, j’ai eu la joie et le bonheur de me traîner au sports day de WizzBoy, à la preschool. Et aujourd’hui c’était celui de l’école primaire. On ne m’arrête plus. Le principe du sports day , comme son nom l’indique est d’obliger les malheureux  parents d’élèves à admirer pendant des heures (c’est loooooong…) les exploits plus ou moins sportifs de leurs gamins. C’est une plaie. Cela dit, je dois être une des rares à trouver ça insupportable, beaucoup de parents adorent et s’investissent bien plus que leurs gosses dans le sports day. Un papa a débarqué tout à l’heure avec une grande banderole pour encourager sa fille. C’est le genre de truc que je ferai pour les punir (demandez à L’Ado…), mais il avait l’air sincère et n’a pas compris pourquoi sa gamine de 11 ans était furieuse.  

Ça ne saute pas aux yeux, mais il faisait 15, j’ai vérifié sur mon téléphone. Les anglais sont naturellement imperméables et isolés du froid. Pas moi.

En preschool, on a eu droit à des courses de vitesse, j’en ris encore. Déjà, il a fallu expliquer aux petits le but du jeu. Après, il y a ceux qui sont partis en sens inverse, ceux qui se sont assis au beau milieu de la piste, ceux qui pleuraient, et celui qui a refusé de s’arrêter après la ligne d’arrivée. On a enchaîné avec la course en sac, juste pour les plus grands en taille, les petits ne dépassant pas du sac. Ils ont tous fini en rampant façon ver de terre coincé momifié en pleine danse de saint Guy, sauf celui qui a gagné après avoir sauté énergiquement mais qui a refusé de sortir du sac. Il s’est mis à hurler quand les animatrices ont essayé de récupérer le sac.  Parce que donc, il avait tellement sautè qu’il en avait perdu son short au fond du sac et qu’il ne voulait pas se monter en slip devant ses potes. Ça n’a pas dérangé un des gamins qui a décidé de faire la course à cloche pied fesses à l’air, avec sa mère qui lui courrait après avec un slip, et une puéricultrice qui courrait après  la mère pour la faire dégager de la piste. On a continué avec la course avec une cuillère et un œuf dedans. Une gamine a refusé de participer. On ne lui fait pas, elle voit bien que c’est une balle en mousse, pas un œuf. C’est quoi cette arnaque? Un autre n’a pas voulu rendre la cuillère après la course. On lui a donné, c’est à lui, voilà. Non mais. Je vous passe la course d’obstacle, les pipis accidentels ou pas au milieu de la piste, les lancers de balle, les pleurs, la remise des prix (tout le monde en a eu), les fuyards qu’il faut récupérer entre les tombes (Le sports day de la preschool se déroule sur le champs au bout du cimetière, ou la partie pas encore utilisée du cimetière, ça dépend comment on voit les choses). Ce fut laborieux, mais relativement bref. Et comme WizzBoy a adoré, il était ravi d’aller voir le sports day de sa sœur aujourd’hui. Moi beaucoup moins.    

Déjà, ça dure plusieurs heures et on est coincé sur des minuscules chaises en plastique spéciales scolioses qui attendent depuis la veille. Soit elles contiennent une mare à cause de la pluie, soit elles sont restées au soleil et on se brûle au quinzième degrés en s’asseyant. Dans un cas comme dans l’autre au bout de 30 minutes, on est irrémédiablement coincé dessus à vie. En plus cette année, on se gèle. C’est charmant, on a les parents d’un côté, les enfants de l’autre et on essaie de rester éveillé. Forcément, tout le monde ne passe pas en même temps. En trois heures PrincesseChipie a participé en tout et pour tout 5 minutes et encore, c’est parce qu’elle est lente. J’ai déjà du mal à m’intéresser quand ma fille est sur la piste, alors franchement si il n’y avait pas eu WizzBoy pour m’occuper, je me serai endormi…heureusement, il a pris sur lui de courir partout comme un dératé avec deux ou trois potes, ils ont fini bien plus crevés que les participants. On a terminé les réjouissances avec les inévitables course des parents. Comme d’habitude, je n’ai pas fait la mummies race. Ce n’est pas que je ne veux pas, mais comment voulez-vous que je laisse WizzBoy sans surveillance pendant quelques minutes, hum? Ahaha. La daddies race a encore été le clou du spectacle, avec des pauvres types qui n’ont pas de vie papas ultra motivés, dont celui avec la pancarte du début. Ils font semblant d’être là par hasard, mais sont venus habillés en Hussain Bolt grabataire sous hélium, avec les chaussures fluo et le t-shirt Nike tendu sur leurs abus de bières. Ils s’échauffent discrètement et font des étirements en essayant d’avoir l’air naturel.  Comme à chaque fois il y a une chute spectaculaire au milieu de la course, des réclamations, des claquages…c’est pitoyable sportif. 

Après toutes ces émotions forcément, il faut reprendre des forces. Alors que je suis au bord de la crise de nerfs, on attaque l’incendie de saucisses, le cramage de burgers, le barbecue. Rhaaa. Une éternité après, moitié congelée, moitié au bord de l’intoxication alimentaire, moitié comateuse mais encore plus asociale, j’ai pu rentrer à la maison, en traînant deux gamins pas du tout fatigués, eux,  et bourrés de sucre. Je hais les sports Day. 

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Gibraltar

Les tabloïds sont en emoi, deux fois plus de Royals à photographier pour trois jours, c’est la fête. Le roi et la reine d’Espagne (j’adore la précision des commentateurs, non, non, le roi se pointe en visite officielle accompagné de son chien…) sont venus faire la bise à Lizzie et Philou. Après tout, ils sont vaguement cousins. Ça se fait souvent d’aller voir la famille lointaine et grabataire pendant les vacances. On a sorti les carrosses qui brillent. La presse est en surchauffe et elle est secoué de polémiques essentielles. Qui porte le plus horrible beau chapeau?  Kate, la chevelue du duo William-and-Kate ou Letizia (c’est la reine d’Espagne. Je ne vais pas m’embêter à lui trouver un petit nom alors que je ne vais jamais reparler d’elle). À moins que ce soit Zaza, qui est évidement de la partie et nous a sorti  pour l’occasion une espèce de meringue bleutée. Mais attention, elle a prévenu, si Felipe (Même chose pour pour sa femme, pas de surnom. Déjà, je suis sympa d’avoir retenu leurs vrais noms, faut pas pousser non plus) murmure le début du commencement du soupçon d’une phrase sur Gibraltar, Zaza claque la porte de la visite officielle sensée apaiser les relations un chouïa tendues entre les deux pays. Elle est comme ça Zaza, c’est une diplomate née. 


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Elle y tient à son rocher, Zaza. C’est vrai que Gibraltar, ce tout petit bout de Royaume-uni tout en bas de l’Espagne n’a aucun intérêt économique, plus aucune importance militaire, et c’est tellement construit partout que c’est particulièrement laid. En plus, c’est tout petit, avec 30 000 habitants entassés tant bien que mal sur 6,8 km2. Faut pas être agoraphobe. Ce serait dommage de ne s’y accrocher désespérément y compris au prix d’une crise diplomatique majeure avec un allié européen en ces temps tellement faciles de brexit. C’est évident. Ou pas. Déjà, qu’est-ce qu’il fichent à Gibraltar, les anglais? Ils ne vont pas (n’allaient pas? On va leur demander un visa?) en Espagne uniquement pour attraper des coups de soleil sur la Costa del sol, en buvant de la bière. Non, parfois, ils s’installent et pour longtemps. Les anglais et les hollandais ont sournoisement profité d’une des nombreuses geures de succession en Espagne pour s’emparer du rocher en 1704. Pendant que les locaux sont occupés à se battre entre eux, paf, on leur pique un bout de territoire, l’air de rien. Après diverses péripéties sanglantes, l’Angleterre obtient la concession perpétuelle de Gibraltar en 1713, par le traité d’Ultrech. On aurait pu signer encore plus loin de l’endroit concerné, mais on n’avait pas que ça à faire (et c’est quand même logique, puisque les Habsbourg régnaient autant sur l’Espagne que sur les Pays-Bas). Depuis cette conquête valeureuse, Gibraltar ne sert à rien d’autre qu’à empoisonner les relations entre les deux pays. L’Espagne veut récupérer absolument le rocher, et les britanniques refusent farouchement.  

Londres s’appuie sur un référendum de 2002 où les habitants de Gibraltar ont voté à 98,97% pour rester britanniques. Seulement  depuis le brexit, Gibraltar n’est plus d’accord. Les Gibraltariens (Gibraltarais? Gibraltaristes? Machins?) veulent rester dans l’Europe à 96% et refusent catégoriquement d’en partir. Ce qui signifie que seulement 800 électeurs ont voté leave. Les autorités locales pensent à une blague, ou une erreur d’analphabètes. En tout cas, ils sont formels, ils ne veulent pas entendre parler du brexit. Les Gibraltarols (ça sonne bien aussi, non?) se sont même renseignés pour essayer de créer un nouveau pays assez hétéroclite mais indépendant, une sorte de Royaume-Uni sans l’Angleterre, en s’associant avec l’Écosse et l’Irlande du nord. Pour l’instant, cette piste est au point mort (mais on fait confiance à la first minister écossaise Nicolas Sturgeon, pour embêter Zaza avec si ça l’amuse). Par contre Madrid, par pure gentillesse est tout à fait prête à aider ces braves gens à rester européens, en redevenant espagnols par exemple. Il faut dire aussi que nos chers brexiters dans leur incompétence crasse et leur nationalisme moisi ont oublié un détail concernant Gibraltar (en même temps, ils ont aussi omis de prévoir comment remplacer les médecins européens qui s’en vont, comment assurer la production d’électricité, et tout un tas d’autres petites choses sans importance comme ça). Bruxelles vient de rappeler qu’en quittant l’union, la Grande Bretagne rend caduque une clause qui existe depuis l’adhésion de l’Espagne en 1986, c’est dire si c’est nouveau (Ça a quand même été une surprise pour le gouvernement. C’est pas possible, personne ne sait lire là dedans!) et qui empêchait jusqu’à maintenant Madrid de réclamer le rocher. Un petit brexit plus tard, et hop, plus rien ne s’oppose à ce que l’Espagne fasse valoir ses droits sur Gibraltar. Ça a déplu à Londres. Un connard sénile et nationaliste s’est répandu en bavant sa haine et son gâteau de riz sur toutes les chaînes et en réclamant que Zaza envoie l’armée britannique reprendre Gibraltar. Ce facho lamentable n’est pas un simple débris nazillon mais un membre éminent du parti au pouvoir qu’il a même dirigé. Ses propos étaient tellement hallucinants, anachroniques et répugnants de xénophobie que j’ai cru à une parodie au départ. Mais non. D’ailleurs, il a été applaudi et relayé par les tabloïds. On va faire la guerre à l’Espagne, youpidoo! Bon, il semblerait que quand on attaque un pays de l’OTAN, les autres répondent aussi…mais c’est pas grave, taïaut! Devant l’agitation, Zaza se devait de réagir. Ça n’a pas manqué. Un connard raciste qu’il faut vite ranger dans sa maison de retraite pour dictateurs ratés, réclame qu’elle déclenche la troisième guerre mondiale? Elle l’a remis à sa place. Non pas en condamnant fermement ses propos délirants mais en promettant de tout faire garder Gibraltar. Ah.

C’est donc dans ce contexte très apaisé que Lizzie et Philou (qui est un peu grec, comme le roi d’espagne d’ailleurs) reçoivent à goûter Felipe et Letizia (ah, ben mince, je les ai replacés finalement…Pepe et Leti?). Avec Zaza au milieu pour mettre l’ambiance. Le dîner officiel à Buckingham risque d’être festif, quelque soit le chapeau de Kate. 

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It’s sooo unfair 

Ce qui est sympa avec les réseaux sociaux c’est qu’on peut partager des petites tranches de vie avec des proches ou moins proches, juste en postant une photo, un petit statut, comme ça, en passant. En ce moment par exemple, la quasi totalité de mes amis facebook français prennent sur eux d’informer des tas de gens, dont moi, de leurs activités. Avec des photos de leurs orteils trempant dans des piscines ensoleillées…c’est gentil à eux de partager. Ahaha. Non je ne suis pas aigrie (enfin, pas tant que ça…je suis crédible, là?) mais bon, non seulement on a encore école ici mais en plus il fait un temps pourri. Mais ça va, je prends très, très bien toutes ces photos de vacances avec une météo radieuses. Si.  


L’été anglais…

Je me répète, mais ça ne passe pas, l’école finit le 20 juillet ici alors qu’on a commencé tout début septembre, comme tout le monde. PrincesseChipie, qui pourtant adore l’école en est à compter les heures de cours restantes tellement elle est crevée. On a eu pire, on a été jusqu’au 22 juillet une fois, les enfants n’en pouvaient plus et moi non plus. C’était à la lointaine époque (il y a 2 ans, pré-déménagement) où j’étais encore prof de français en primaire. Je suis formelle, un 22 juillet après 10 mois d’école, les petits anglais se fichent totalement des subtilités de la grammaire française, et moi aussi. Madame, when is la vacances? Généralement, c’est le moment où je faisais une leçon pour expliquer les différences de la vie scolaire de chaque côté de la Manche…les petits français sont déjà en vacances…oooh. Mais ils ont des journées plus longues. Ah. Par contre, ils n’ont pas d’uniforme…ooooh.  Ils ont deux semaines de vacances à l’automne et en février, pas juste une….oooooh. Mais ils ont plus de devoirs. Ah. Ils n’ont pas autant d’examens….oooh. Généralement, mes élèves anglais trouvaient que ce devait être mieux en France, malgré les journées plus longues juste à cause ou grâce aux vacances d’été. C’est bien ce que je dis depuis le début, ce calendrier scolaire anglais (c’est différent en Écosse) qui n’en finit pas, c’est trop injuste! 

C’est déjà pénible tout ça, mais en plus, on se tape une météo estivale typiquement britannique: pour un jour de prétendue canicule (j’en ris encore, dès qu’il fait 25, les anglais fondent), on en a 4 de déluge torrentiel avec des températures tellement étouffantes que j’ai ressorti un pull aujourd’hui. Cela dit, j’étais la seule maman emmitoufflée sous trois épaisseurs à l’école, les autres étaient toujours en short et en tongs, en partageant dans 20 centimètres d’eau glacée. C’est marqué sur le calendrier, c’est l’été, peu importe si il gèle, on s’habille estival. Je comprends pourquoi ils en sont à sortir en sous vêtements quand on dépasse les 20 degrés. Forcément, vu qu’ils se baladent en t shirt par mois 15… enfin, là c’est pas radieux, comme météo estivale.  C’est bien simple, le ciel est tellement noir de nuages, on a allumé la lumière en rentrant de l’école. À 15h30. Un 11 juillet. Je songe à rallumer le chauffage. Au moins le temps de sécher. Parce que donc, il tombe des trombes d’eau, accompagnées d’un vent à defoncer même les parapluies en béton armé. C’est festif. Ou pas. 

Bref, je ne suis pas jalouse du tout mais là… si on pouvait avoir autre chose qu’un temps pourri, ça serait sympa. J’arrêterai même (momentanément, faut pas pousser non plus) de râler parce que les vacances n’arrivent pas assez vite. C’est vrai ça, quand est-ce que je pourrais me plaindre que les enfants s’ennuient et vivement qu’ils reprennent l’école et on a trop chaud? Moi, sale fosse? Pas du tout. En attendant je vais mettre une doudoune, j’ai froid. 

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Sunny Monday #27 

On continue en rouge pour le rendez vous de Bernie…si, si, il y a du rouge sur la photo: l’écusson portant les armes de la ville de Colchester sur le panneau. C’est sensé représenter une croix en bois en hommage à Sainte Helena, la patronne du coin qui aurait donc découvert comme ça en passant, la vraie Croix égarée au fin fond de l’Angleterre après être venue toute seule à pied sur ses petites jambes (on parle toujours de La Croix) depuis la Palestine. C’est sportif, une Croix. Sinon, pour rester dans le thème, le fond rouge représente évidement le sang du Christ et il y a même les clous et les épines. C’est très frais. C’est là que je suis bien contente de m’être renseignée sur les armes de ma ville… J’habite un village du borough council de Colchester, un peu comme la communauté de communes. La plus vieille ville d’Angleterre, c’est chez moi!


Colchester est la deuxième ville de l’Essex County, qui a donné au monde reconnaissant les escarpins vernis blancs, le vajazzle, David Beckham, les auto bronzants oranges pétants, Russell Brant, et j’en passe (j’ai vérifié, il y a même une entrée Wikipedia pour Essex girl, avec des blagues d’un goût très sûr). Et donc, au milieu de son comté peuplé de ploucs racistes et oranges respirant l’élégance et la sophistication, Colchester s’enorgueillit d’être la plus vieille ville d’Angleterre. C’est marqué sur le panneau. C’était la capitale quand Londres n’était encore qu’un tas de boue. D’ailleurs, pour ceux qui ont lu Astérix chez les bretons, le match de rugby à la fin de l’album voit s’affronter Camulodonum (nom latin de Colchester) et Lundinum (Londres). Les Romains se sont installés ici en débarquant en 43 (c’est la date, par leur pointure de sandale). C’est la seule arrivée massive de migrants européens qu’il y ait jamais eu dans le coin, et visiblement les locaux son très fiers de s’être fait envahir comme ça, alors je ne comprends pas pourquoi ils sont aussi cons, xénophobes, peu accueillants aujourd’hui. Même l’empereur Claude est venu à Colchester. Ça n’a l’air de rien, mais depuis, on n’a pas fait mieux en matière de visite d’état.

Cela dit, les habitants du coin à l’époque se sont bêtement vexés des taquineries des soldats romains, qui les ont un tout petit peu trucidé et poussé dans un coin (pour les survivants) pour pouvoir construire leur capitale britannique. Les légionnaires romains étaient comme ça, très joueurs. Les Icenis, la tribu locale, emmenés par leur reine Boudicca ont pris la mouche. Ils ont profité d’une absence de la garnison , partie en promenade champêtre rasé des villages plus à l’ouest, pour joyeusement massacré tous les habitants de la Colchester romaine, brûlant et détruisant tout sur leur passage. Les Icenis étaient aussi très joueurs. Qu’est-ce qu’on s’amusait à cette époque!Du coup, les romains, vexés, se sont installés à Londres. Et se sont un tantinet vengés quand ils ont réussi à attraper Boudicca. Cela dit, dans sa précipitation à tout faire cramer, Boudicca a oublié quelques petits choses, et il reste de nombreux vestiges romains à Colchester, et même le seul cirque (toujours romain. Je préfère préciser) jamais trouvé sur toute l’île. Bref, les habitants sont très  fiers de leur passé prestigieux au point de l’afficher à l’entrée de la ville. Il faut dire aussi que depuis presque 2000 ans, il ne se passe plus rien à Colchester. 

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British foodistas top 10

Vendredi, j’ai bravé le commute et les Pokémons géants dans le train (j’insiste, mais ça surprend) pour aller à Londres, en laissant Marichéri se dépatouiller des gamins, à qui je n’ai visiblement pas manqué. Petits ingrats. J’ai pu rencontrer des tas de gens extrêmement sympathiques (coucou les gens!) et venant de toute l’Europe, mais en majorité de France. Forcément la conversation a rapidement tourné autour des essentiels, c’est à dire la bouffe. Je rappelle que toute l’Angleterre est secouée par une polémique à faire passer les interrogations sur le chapeau anti brexit de Lizzie pour du pipi de chat: peut-on mettre de la crème dans la carbonara ou pas? On est au bord de l’incident diplomatique avec l’Italie. Franchement, Zaza n’a pas besoin de ça en ce moment. Si ça continue on va même lui retirer le petit strapontin qu’on lui laisse par pure bonté d’âme, là bas au fond à côté des toilettes dans les réunions internationales, et voilà qu’en plus, elle se noie dans un plat de pâtes… enfin bref, certains me lisant (coucou certains!), on m’a suggèré de parler de bouffe sur le blog. C’est une excellente idée, d’ailleurs je l’avais déjà fait en poussant même le dévouement  jusqu’à prendre des photos dans mon supermarché.  Je réitère donc la chose, en actualisant un peu. 

10- On commence petit, par les chips au vinaigre. Ce n’est pas follement exotique, mais c’est une de mes photos. Il n’y a pas de raison que je me sois ridiculisée en public pour rien, autant vous en faire profiter. Si par hasard vous avez la chance de ne jamais avoir goûté ces chips, persévérez, c’est très mauvais. Mes enfants adorent. 


9-Puisqu’on est dans le salé, il y a juste à côté le rayon « pickles » et chutneys (je ne veux pas crâner, mais c’est encore une de mes  photos). On y trouve des cornichons certes, mais aussi des oignons, chou-fleur, concombres, courgettes, betteraves…c’est fou le nombre de pauvres petits fruits et légumes innocents que les anglais mettent en conserve sauvagement, avec du vinaigre. Et du sucre aussi. Alors que ces pauvres végétaux n’ont fait de mal à personne…


8-Les préparations, un peu comme les flocons déshydratés de pomme de terre (vous avez vu avec quelle dextérité stylistique j’ai evité de dire: comme la purée mousseline? ) pour faire des Yorkshire puddings, qui servent à mettre la sauce des sunday roasts. Les Yorkshire puddings sont remarquables par leur fadeur à faire passer les endives bouillies pour un plat hautement épicé. C’est fade. Très. J’ai mentionné que c’était fade? (Je sais, la photo est ratée, mais il commençait à y avoir un attroupement, j’ai voulu me dépêcher). Et c’est fade. 


7-La marmite, c’est très british, mais j’en ai déjà parlé du coup je ne le mets qu’en septième. C’est une espèce de pâte à tartiner ou sauce (vous consommez la chose comme bon vous semble, je ne juge pas) à base de levure et tout un tas d’autres ingrédients appétissants que je ne détaillerai pas pour préserver mon amitié avec Cécile de Zenopia. Vous avez même le prix, et après on dit que je cadre mal mes photos…

6- Je sens qu’on est prêt à attaquer les plats… Voici donc les steak and kidney pies (tourtes en conserve). Ne me remerciez pas, ça me fait plaisir de partager. 


5- Tout le monde a entendu parler de la célèbre sauce à la menthe, voire même de la Brown sauce. Mais les anglais ne s’arrêtent là…Vous connaissez le ketchup? C’est banal. Les anglais ont beaucoup mieux: le mushroom ketchup. Ça se passe de commentaire, quoique L’Ado insiste pour que je précise que ça a un goût de chaussettes bouillies (il n’est peut-être pas très qualifié pour juger, il n’aime pas les champignons. Ni les chaussettes bouillies).


4- Toujours dans le même thème, je vous présente la pâte à tartiner au bœuf. Ça change du Nutella. Un instant, je vais m’aerer un peu, ça ne peut me faire que du bien. 


3-Attention, on rentre dans du lourd…j’espère que vous avez l’estomac bien accroché. Pour ceux qui font un régime, la prochaine fois que vous êtes tentés de manger quelque chose, relisez ce billet, et ça passera…alors, on en est donc au 3: les jellied eels, des anguilles gélifiées. C’est typiquement londonien, je ne sais pas pourquoi, mais d’un coup, je comprends mieux pourquoi Boris Johnson a été élu maire de Londres…


2- mais il y a mieux…Vous êtes toujours là, ça va? Vous tenez le choc? Alors on continue avec le Stargazy pie, des pommes de terre, des œufs et des sardines la tête en l’air et apparentes qui vous regardent d’un œil globuleux avec l’air de vous demander pourquoi vous allez vomir les manger. Ce chef d’œuvre culinaire vient des Cornouailles, mais je ne sais pas si c’est pour ça que Camilla, la femme de Charlie, est duchesse de Cornouaille.


1-On termine notre petit tour d’un supermarché anglais par le rayon fromage. Alors donc, les anglais se moquent parfois des fromages français au fumet légèrement développé (là, j’ai réussi à éviter « fromages-qui-puent »…je sens que je casse mes effets, avec mes parenthèses)…ok, d’accord…Parce que des fromage verts, c’est mieux? L’espèce de truc marbré en haut, c’est un sage derby (c’est le nom complet de la chose, je ne sais pas si il fait des bêtises ou pas, je ne le connais pas personnellement ), parfumé à la sauge et aux épinards. A côté vous avez le green Thunder cheese, une sorte de cheddar aux herbes et à l’ail. En dessous, on trouve, si on y tient vraiment du yarg cornish cheese et du Green ewes. Voilà. Je vous laisse, c’est bientôt l’heure du goûter, je vais m’empiffrer d’un verre d’eau, ça me fera du bien. 


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Project 52 season 3 #27

Cette semaine, Ma’ a choisi lecture…du coup, c’est logique on vous amène à Bath, et plus précisément au centre Jane Austen. 


Bath, c’est donc la ville de Jane Austen, cette auteur désopilante et que j’adore contrairement aux bluettes hollywoodiennes indigestes qui massacrent régulièrement son œuvre. Parce que figurez-vous que je trouve l’œuvre de Jane Austen hilarante. Elle a un humour débordant, un sarcasme juste ce qu’il faut d’acide, une ironie délicieuse et un second degré délirant. Je comprends que ça puisse surprendre ceux qui ne connaissent que les horreurs cinématographiques qui s’en inspirent très vaguement. Je me suis même inquiétée, comme je l’ai lu en version originale, c’est à dire en anglais du début du 19 eme, je me suis demandée pendant un moment si j’avais bien compris. Peut-être que les merveilleux romans de Jane Austen n’étaient en fait que d’infâmes histoires gnangnan à l’eau de rose et pas du tout drôles? Je me suis renseignée, il y a plein de travaux universitaires qui confirment l’humour de Jane Austen et parlent de son ironie mordante, ouf!

Sérieusement, vous avez lu Pride and Préjudice? Les héros s’en prennent pour leur grade tout le long du livre, ils sont idiots, bornés, prétentieux, snobs, plein de préjugés, c’est un festival! Je préfère d’ailleurs ses deux romans les moins défigurés par le cinéma, Mansfield Park, où les héros rivalisent en imbécilité et sont couverts de ridicule du début à la fin (et le mariage final est expédié en quelques lignes paresseuses, pour être poli, parce qu’il faut bien se plier aux conventions de l’époque. On était comme ça en Angleterre dans les années 1810, très peu porté sur l’union libre et tout ce genre de choses) et Northanger abbey, petit bijoux de la littérature parodique  (Jane Austen s’est hardiment moquée du courant littéraire gothique qui faisait fureur à l’époque). Un de ses biographes Jenkins, compare même l’humour de Jane à celui des Monty Python! Quand je vous dis qu’elle est drôle.

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Friday Feelings #119

Grande première, je tape les États d’esprit du vendredi de Zenopia et Postman dans le train pour Londres. Il n’y a pas de raison que seul Marichéri aille y faire son malin, aujourd’hui on inverse les rôles.

Fatigue: alors maintenant, les ouvriers ont décidé toujours de nuit, de déblayer le fossé du champs en face. Pourquoi? Sérieusement, pourquoi de nuit? Ils ont peur que le fossé se rebouche tout seul en journée?  

Humeur: affalée

Condition physique: spongieuse…enfin non pas vraiment, mais j’ai l’énergie d’une éponge de mer échouée. 

Estomac: on a reçu du chocolat…

Boulot: il faut tondre…c’est du boulot.

Culture: je suis sûre que si j’efface carrément la rubrique, personne ne remarquera,  non? 

Penser à: regarder un truc culturel quand même…

Message perso: j’espère que le retour n’est pas trop difficile. 

Avis perso: Le calendrier scolaire, c’est n’importe quoi! Pourquoi obliger ces pauvres parents au bord de la crise de nerfs enfants épuisés à se lever à l’aube pour continuer à aller à l’école jusqu’à fin juillet si c’est juste pour leur faire faire des activités sportives en public?

Loulous: L’Ado a donné signe de vie, tout va bien. Il a réussi à ne pas se faire virer. GeekAdo continue à assumer le rôle d’ainé de substitution , pour la plus grande frustration de PrincesseDiva, qui n’est pas du tout d’accord avec ses méthodes de management. Ça chauffe. Ils se sont quand même réconciliés hier, ils avaient sports day (eux aussi, mais c’est sans les parents au collège, youpi!). Ils détestent l’éducation physique avec une même fougue, l’un parce qu’il a la souplesse d’une enclume et deteste les activités de groupe (Marichéri est très fier), l’autre parce que ça la décoiffe et de tout façon, c’est nul. Comme ils sont dans la même house, ils étaient ensembles (ça marche comme dans Harry Potter). Ils ont perdu, certes, mais ça les à conforter tous les deux dans leur idée que le sport, c’est pour les autres. Ils sont revenus pratiquement en se tenant la main, tellement ils étaient d’accord. Ça les a surpris eux mêmes. PrincesseChipie a décidé d’apprendre le russe pour communiquer avec sa nouvelle camarade d’école. Qui parle anglais… oui, mais ça l’air fun. Da. WizzBoy a lui aussi eu droit à un sport Day, dont il est revenu avec une médaille, comme tous ses potes, ça lui a beaucoup plu. Moi un peu moins, mais je vous raconterai. 

Divers: le commute pour Londres, c’est très surfait, tout le monde tire la gueule, sauf le type là bas déguisé en Pokémon. Marichéri va encore dire qu’il n’a jamais croisé de Pokémon géant dans le train en 11 ans de commute et que ça n’arrive qu’à moi, mais je suis sûre que c’est parce qu’il ne fait pas attention. 

Amitié: elle a raison PrincesseChipie, c’est fun le russe. Mais c’est dur. C’est fou comme ça s’oublie avec une facilité inversement proportionnelle à la difficulté de l’apprendre. 

Love: il fait le school run aujourd’hui, je suis sûre que ça va lui plaire. Si, si…

Course: faites.

Envie de: je ne sais pas si j’ai évoqué récemment une certaine envie de vacances? 

Pic: je me promène aujourd’hui …

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