Sunny Monday 2017 #4

Soyons clairs, pour le rendez-vous ensoleillé de Bernie qui en janvier est en blanc, pas de problème, j’ai la bonne couleur. Partout. C’est à dire qu’on s’est levé enveloppé dans un brouillard épais et qu’il est toujours là. On n’y voit pas à trois centimètres, je me suis même demandé si j’avais oublié de mettre mes lunettes en sortant, tellement c’est flou tout ça. Au moins, je ne suis pas la seule qui ne voit pas ses pieds…enfin bon, j’ai le blanc (parce qu’en plus il a gelé et ça ne fond pas), mais pas le moindre rayon de soleil. J’ai tenté d’hiberner, mais WizzBoy n’est pas d’accord. Je ne comprends pas pourquoi.  Sérieusement, vu l’état déplorable du pays politiquement et économiquement, ils pourraient au moins faire un effort sur la météo. C’est très mal organisé. Encore un coup de Zaza première et sa bande de brexiters. Surtout que c’est idiot, elle a prévu d’aller se rouler aux pieds de Trump pour réclamer des miettes au mépris de sa dignité toute logique, si ça continue comme ça, elle n’aura pas moyen de décoller…ou alors, comme elle est obsédée par le bon vieux temps de l’empire colonial britannique, elle préfère les moyens de transport d’époque? Elle va nous traverser l’Atlantique en bateau. Quelqu’un aurait les coordonnés d’un iceberg? C’est pour un remake historique. Enfin bon tout ça, c’est une excellente excuse pour aller faire un tour dans les archives, déjà ça me réchauffera moralement.Et voilà, le soleil du bassin d’Arcachon, un bateau blanc et un air de vacances. Parfait pour égayer un lundi déprimant. 

Bonne semaine à tous! 

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My own ABC #54

Les Q ont été un challenge, on va vite passer aux R. Quoique je ne suis pas sûre que ce soit plus simple…vivement W!

R comme…

Rugby: pas le sport, la ville, mais c’est lié. Rugby est dans le Warwickshire, à l’est de Coventry. Franchement, pour y être passée cet été, je suis formelle c’est la petite ville anglaise banale, comme il y en a plein. Comme beaucoup, elle a son école, sa grammar school qui date des Tudor. Rien de particulier. Sauf qu’un beau matin de 1823, un des élèves, un certain Webb Ellis qui voulait faire le malin décide soudainement de prendre son ballon à la main en pleine partie de foot. Et paf, le rugby est né. Bon si ça se trouve, Webb Ellis était juste bourré, ou maladroit, style L’Ado (qui joue au rugby aussi) et il a confondu le ballon avec son verre. Enfin bref, à cause de son étourderie, les anglais prétendent qu’ils sont les inventeurs du rugby, ils lui ont même donné son nom. Alors que tout le monde sait bien que ça vient du jeu de soule de mon sud-ouest natal. Mais bon, je ne ferais aucune remarque, je ne suis pas aussi chauvine que ces voleurs d’habitants de Rugby!  


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Robin Hood: le petit Robin des bois n’était pas un artiste paysager, contrairement à ce que pourrait faire croire son nom. En fait, personne ne sait vraiment si il a bien existé. C’est embêtant. Apparement un certain Robert Hod ou Hobbehood faisait bien son malin à l’époque (entre 1190 et 1240, on ne va pas chipoter) aux alentours de York, et il a bien été condamné par la justice royale, faut pas rigoler non plus. On a ce pauvre prince puis roi Jean (John pour les locaux) qui se décarcasse à faire tourner la boutique pendant que son grand frère Richard part faire le touriste aux croisades, et il faudrait laisser le premier plouc venu mettre la pagaille au prétexte fallacieux qu’il deviendra une légende deux ou trois siècles après. Un peu de sérieux quand même! Robert Hod fait une première apparation au tribunal local simplement parce qu’il n’a pas payé son loyer. Franchement, c’est décevant. Il faut dire aussi que la situation prête à confusion: d’après la légende, Robin viendrait de Loxley, dans le Nottinghamshire, alors que ce bled est dans le yorkshire. Où voulez-vous que Robin paie aussi? Et pour en rajouter une couche, le shérif du yorkshire était vraiment connu sous le nom de sherif de Nottingham pour la simple raison que c’était son poste précédent. C’est très clair tout ça, après on se demande pourquoi des romanciers de tous poils (c’est une image, Robin des bois n’était pas non plus un renard) ont pris sur eux de réécrire l’histoire!

Non seulement Robinou n’a jamais volé les riches pour donner aux pauvres (sauf à lui même) mais il se contrefichait du prince Jean et du roi Richard. Si ça se trouve, il ne savait même pas qui c’était. Il faut comprendre, les moyens de communications n’étaient pas très développés, il n’y avait même pas la télé! Pas facile en 1190 de suivre l’actualité des célébrités et autres têtes couronnées quand on vivait en province. On s’éloigne de plus en plus de la légende pour se retrouver avec un bouseux ayant des fins de mois difficiles, c’est lamentable…Par contre un certain Fulk Fitzwarrin de Whittington était vraiment pote avec John jusqu’à ce qu’ils se disputent comme des chiffonniers en jouant aux échecs. John boude et quand le père de Fulk meurt, il donne son fief à quelqu’un d’autre dont le nom m’échappe mais ce n’est pas important. Fulk est vexé, et hop, lui se révolte bien contre John avec une bande de groupies quelconques et se cache dans les bois. C’était un vrai poète, qui s’amusait régulièrement à décapiter ses ennemis, pour les taquiner. Heureusement, John et Fulk se réconcilient en 1203 et il récupère ses terres. Mais bon, Fulk des Bois, ça sonne mal.


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Red Dwarf: c’est une série de la fin des eighties, qui est revenue à la mode dans les nineties et aujourd’hui, puisqu’il y a deux nouvelles saisons. C’est une parodie des séries de science fiction, avec volontairement des decors, des costumes et des effets spéciaux en carton pâte. Les dialogues aussi d’ailleurs. Honnêtement, c’est une très bonne idée, mais c’est inégal. Il y a des épisodes hilarantes et d’autres moins. 

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RAC: ou Royal Automobil Club. C’est connu aujourd’hui par tous les conducteurs anglais parce que le RAC permet de contracter une assurance dépannage et c’est bien utile quand on se plante et qu’on met de l’essence dans un diesel. C’est un exemple totalement au hasard bien sûr. Au départ, c’est un club d’enthousiastes automobiles fondé en 1897 à Londres pour protester contre les limitations de vitesse scandaleuses entrées en vigueur un an plus tôt. Figurez-vous qu’on n’a plus de droit de dépasser les 14 miles/heure (22,5 km/h)….je ne savais même pas que c’était possible de foncer aussi vite à l’époque, ou alors en descente et avec le vent derrière.  En 1905, le RAC organise sa première course automobille le tourist trophy. C’est sûr qu’à la vitesse ébouriffante de 14 miles à l’heure, on a le temps d’admirer le paysage…les membres du RAC se portent aussi volontaires pendant la première guerre mondiale pour acheminer du matériel militaire et faire ambulance dans leurs propres véhicules. C’est gentil à eux. Depuis ces heures de gloires franchement, le RAC n’a plus aucun intérêt. C’est une bête association d’agités du volant, qui s’étiole dans l’ombre du AA, l’Automobil Association, mais qui a gardé son côté clubs de gentlemen. Le siège du RAC possède même ses propres bains turcs… ils ont l’air très contents, mais je ne vois pas le rapport avec les moteurs diesels. 

Source 
Rout Cakes: ce sont des biscuits littéraires, puisqu’on en trouve chez Jane Austen et même chez Flaubert (dans Emma et dans Bouchard et Pécuchet, respectivement)… oui bon, c’est juste que les rout cakes font leur prétentieux, alors que ça veut simplement dire qu’ils  étaient à la mode au dix neuvième siècle, et qu’ils ont pratiquement disparus maintenant. C’est bien simple, il faut se plonger dans les livres d’histoire pour trouver une recette, et encore, tous ne sont pas  d’accord entre eux. Selon les sources, les rout cakes sont des sortes de cookies ou de muffins aplatis, avec des raisins secs ou des zestes d’orange et parfois un glaçage…c’est assez confus. Évidement, comme je suis à la fois curieuse, gourmande et fan de Jane  Austen, je me suis empressée d’essayer. Je vous mets une recette d’époque ici , si ça vous tente. Honnêtement, c’est bon, mais décevant. Je m’attendais à quelque chose de plus original. Du coup, je ne comprends pas pourquoi les rout cakes sont tombés en désuète malgré leur célébrité littéraire.


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Finalement, j’ai des tas d’idées avec R , on continue la semaine prochaine! 

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Project 52 season 3 #3

Je n’ai pas oublié le projet de Ma’, qui a choisi matin cette semaine, mais les photos restent bêtement coincées dans l’ordinateur et refusent de venir sur l’iPad. C’est un problème. J’ai fini pas perdre patience (mais quand même, j’essaie depuis ce matin, c’est un bel effort, vu ma légère tendance à m’irriter rapidement) et donc je suis obligée de remettre une photo d’Irlande. En même temps, c’est une très jolie photo (Marichéri est très fort) et en plein dans le thème. 


Je vous remets donc le soleil qui se lève dans la brume irlandaise…comme quoi il ne pleut pas tout le temps. C’est depuis notre cottage pendant nos vacances/pèlerinage de cet été. Rien que d’y penser, l’Irlande me manque à nouveau. C’est fou comme ce pays nous a marqué, et pas seulement parce qu’on s’y est marié et que trois de nos enfants y sont nés. Je ne pense pas que si on quittait un jour l’Angleterre, on en garde une nostalgie aussi forte que celle qu’on a pour l’Irlande. C’est un rapport différent, plus réfléchi. On a choisi l’Angleterre parce que ça faisait du sens à un moment de notre vie, alors que l’Irlande nous est tombée dessus et on a plongé. L’Irlande a un côté magique, la preuve en image. Voilà. 

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Friday Feelings #96

Je n’ai strictement aucune idée pour une intro sympa pour les  états d’esprit du vendredi de Zenopia et Postman. C’est désespérant…on va commencer directement, ça sera plus simple. 

Fatigue: alternative 

Humeur: fatiguée de stresser en continu.

Condition physique: forcément , vu les rubriques au dessus, c’est une catastrophe, je ressemble à une amibe avachie avec une perruque de caniche auditionnant pour un tribute band des Jackson five.

Estomac: alors là par contre, c’est la joie. On a profité d’un rapide passage en France pour dévaliser le premier supermarché venu. Les fous qui ont mis 8 bocaux géants de cornichons (parce qu’il n’y en avait pas 9 en rayon), 7, 250 kg de fromage divers, et 18 paquets de madeleines pur beurre dans leur caddie, c’est nous. 

Esprit: en ébullition. J’ai des idées fumeuses, c’est bien connu. Pschiiit. 

Boulot: là aussi, j’ai des idées. Je n’ai pas dit de bonnes idées, mais c’est un début. 

Culture: Ben oui, le fromage, les madeleines et tout ça, c’est culturel… on a aussi ramené 9 saucissons et des quenelles. On se  dévoue pour faire découvrir aux enfants leurs racines françaises, c’est purement éducatif. 

Penser à: ah non, au contraire, je préférerais ne penser à rien. Je suis en surchauffe, ça se bouscule dans tous les sens dans mon petit cerveau fatigué et inquiet. 

Avis perso: c’est fou comme ça disparaît vite, les madeleines pur beurre…à mon avis, il y a un problème astro-gastronomique dans mes placards, style trou noir glouton. Je ne vois que ça. 

Message perso: merci pour ton message! 

Loulous: L’Ado qui continue sa campagne pour aller vivre seul à Londres a perdu son portefeuille, avec tous ses papiers, sa carte bancaire et son abonnement pour le train. Dans sa chambre. Il en a raté les cours hier matin. Il était occupé à retourner sa collection de France football cachée sous son lit avec des chaussettes fossilisées et des croutes de pizza revenues à l’état sauvage. Il a renversé son matelas, démonté son armoire (ce qui lui a permis de retrouver sa célèbre espadrille verte), déroulé des kilomètres de câbles en tout genre…tout ça en poussant des râles d’ hippopotame constipé et en sortant toutes les 5 minutes pour me demander si vraiment je n’avais pas pris son portefeuille. Bien sûr, j’adore faire des blagues comme ça…au bout d’une heure et demi, j’en ai eu marre de son bordel sonore  j’ai eu pitié.  Je suis allée aider. Il hurlait comme un dément. J’ai calmement ramassé le portefeuille qui trônait en évidence au pied du lit et j’ai fichu mon gamin dehors. Dépêche toi pour ne pas rater les cours de l’après midi. Sinon, c’est sûr tu es prêt à vivre tout seul pas de problème. Ça ne risque pas d’arriver à GeekAdo tout ça. D’ailleurs en apprenant la mésaventure de son frère, il a décidé de ranger sa chambre. C’est vrai, c’était fouilli, le tapis de souris n’était même pas parallèle avec le clavier et il y avait un livre qui n’était pas sur la bonne étagère. Cet enfant est spooky. PrincesseDiva en a marre que Penelope lui dorme sur la tête une nuit sur deux (quand la bestiole ne trouve pas d’autre victime…tout le monde ruse et ferme sa porte très vite en allant se coucher pour éviter la chatte). Ça dérange sa nouvelle coiffure. PrincesseChipie attend toujours le retour de son instit, parce que le  remplaçant, il est marrant mais bon…heureusement qu’elle est là, au moins lui, il apprend des trucs. WizzBoy a adoré le big train pour mettre la voiture dedans. Par contre, on lui avait dit qu’on passait sous la mer mais il n’a vu aucun canard dans le tunnel. Il est déçu. 

Divers: en plus le frigo est de mèche avec les placards. Il n’y a plus de rillettes non plus. J’hésite entre appeler un physicien ou un exorciste, si ça se trouve la cuisine est hantée. Par contre je ne vais pas me peser, je ne pense pas ça aide.

Amitié: de nouvelles remplacent certaines, et j’y gagne. 

Love: il est très cartésien, très logique. Mais ça l’inquiète aussi, ce trou noir fantomatique qui passe du placard au frigo comme ça, subrepticement pour nous affamer…c’est bien simple, les cornichons s’évaporent tout seuls. 

Course: il va falloir songer à organiser un nouveau voyage en France du coup…

Sortie: Ben non, il gèle! Et j’ai ramené aussi des haricots et des saucisses de Toulouse. C’est pour finir le confit. Non parce que, c’est bien gentil les cornichons, mais ce qui est important c’est de transmettre la culture de mon sud ouest natal à mes enfants. Leçon trois, le vrai cassoulet. 

Envie de: cassoulet 

Pic: sinon, j’ai aussi trouvé une vache française pour ma collection…ça va, il n’y pas que la nourriture dans la vie quand même. Bandes de petits gourmands. Mais bon, les expats comprendront…

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Thursday Thunder: the password war

Le collège de Geekado et PrincesseDiva a mis en place un système génial pour payer tout ce qu’on veut, enfin tout ce que le collège veut. Et ils en veulent, entre la location des casiers ou les cours de chant en passant par la cantine. C’est moderne, ces chers petits ont une carte qu’ils présentent à la caisse du self et sur laquelle les parents ont mis de l’argent. Ce système révolutionnaire et pétaradant existait déjà du temps de L’Ado, c’est dire si je maîtrise la chose. C’est d’une simplicité enfantine. Ou pas. On gère son compte en ligne (ce qui permet même de savoir au grain de riz près ce que nos gamins ont mangé le midi). Uniquement en ligne. Et bien, cette extraordinaire avancée technologique, vendue aux parents comme un merveilleux outil anti racket (puisque les enfants n’ont pas un centime sur eux) m’a légèrement tapé sur les nerfs, depuis deux jours.


Source 
Alors soyons clairs, des mots de passe, j’en ai des pelletées, comme tout le monde. Enfin, non puisque c’est toujours plus ou moins le même. Il paraît que c’est une erreur et que ça peut permettre à n’importe qui de commander du café pour moi ou d’avoir accès aux bulletins scolaires des enfants. Déjà, je ne vois pas ce qu’un hacker ferait avec les notes de mes gamins, ni pourquoi il me paierait des dosettes Nespresso (parce qu’il y a bien mon adresse et mes préférences cafesques mais pas ma carte). Mais surtout ça me permet à moi aussi d’y avoir accès, ce qui est quand même l’intérêt au départ. Parce qu’il est hors de question que je me souvienne de 3 millions et demi de mots de passe différents. J’ai déjà du mal à me rappeler les dates de naissance de tous les enfants, faut pas trop m’en demander non plus. Enfin bon hier matin, Geekado m’informe qu’il engloutit des tonnes de nourritures à la cantine n’a plus de crédit sur sa carte de cantine. Pas de soucis, je vais remettre de l’argent.  Je fais ça depuis 7 ans, aucun problème. Tiens, ça ne marche pas. Ah oui, c’est vrai pour le plaisir d’ennuyer les gens de sombres raisons de sécurité, la dernière fois il a fallu que je change mon mot de passe. Ahah. Non, c’est pas celui là non plus. Ni cet autre. Je suis très calme. Rhaaa, l’infâme machin m’a bloqué! Et mon fils qui meurt de faim pendant ce temps….on reprend. Je clique partout comme une dératée, ça va bien finir par faire quelque chose…à la limite, ça va mettre le feu à l’iPad, ça me défoulera. 

À force de tapoter nerveusement partout sur l’écran comme une pieuvre dansant la gigue irlandaise, je tombe enfin sur un mode d’emploi.  C’est très simple, c’est expliqué en tout petit et en serbo croate. Pour réactiver mon compte (et pour nourrir mon gamin, qui est probablement au bord de l’évanouissement à cause de la faim), il faut que je rentre mon adresse email et ça m’enverra les instructions à suivre. L’adresse email qui m’a servi à m’inscrire, il y a 7 ans et qui est donc désactivée depuis. En fait, j’aurais juste dû donner l’iPad en sandwich à GeekAdo pour son repas de midi, ça aurait été plus rapide. On ne va pas céder à cette légère contrariété. On respire et on téléphone poliment au collège pour leur signaler gentiment que leur système est débile et qu’ils ont intérêt à me débloquer tout ça avant que je perde patience et leur fasse bouffer mon iPad, par les oreilles, parce que j’ai un gamin qui crève de faim à cause d’eux, espèces de bourreaux d’enfants et que je vais les dénoncer aux autorités pour maltraitance d’élèves et torture de parents innocents. Amicalement bien sûr. Je n’ai même pas insulté la petasse ignorante charmante secrétaire qui m’a dit de rentrer mon adresse email d’origine et d’attendre les instructions…ça va, je sais lire et tu vas écouter ce que je dis, espèce d’éponge décérébrée, je n’ai plus accès à cette adresse, tu peux y envoyer ce que tu veux, ta liste de course, le numéro de ton ex (celui qui louchait mais qui avait droit d’utiliser la camionnette de son patron, le poissonnier) ou les instructions pour accéder au système de paiement pour la cantine, je ne les verrais pas. 

Quatre appels et trois heures plus tard, le collège a accepté de créditer la carte de Geekado pour qu’il puisse quand même manger et promis de régler le problème dans l’après midi, ne vous inquiétez pas, on vous rappelle. Effectivement, ils ont donc crédité le compte de PrincesseDiva, qui n’avait rien demandé et n’ont plus donné signe de vie de la journée. Ça m’a encore pris des heures ce matin, entre les coups de téléphones et les mises à jours sur l’iPad. Parce qu’évidemment on ne peut pas payer au téléphone, ni par cash ni chèque ni haricots magiques. Ça ne serait pas assez sécurisé. On parle de la cantine d’un petit collège, par des réserves de Fort Knox, là! En plus, ça ne sert qu’à payer, on ne peut pas retirer d’argent et il n’y a aucun détail du moyen de paiement qu’il faut rentrer à chaque fois. La seule chose que peut faire un hacker, c’est payer pour moi ou savoir que PrincesseDiva n’a pas repris des tomates. Qu’est-ce que ça a besoin d’être sécurisé comme ça? Sérieusement tout ça, ce n’est pas la faute de la technologie, mais de frustés qui se vengent en mettant des mesures de sécurité totalement disproportionnées juste parce que quand ils avaient 6 ans leur grand frère ne voulait pas les laisser rentrer dans sa chambre sans mot de passe. 

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George V

Il y avait longtemps que je n’avais pas massacré l’histoire anglaise, et justement, je suis d’humeur extrêmement massacrante en ce moment. Zaza première, le phare délabré de la puissance brexiteuse s’est exprimée hier, et franchement, malgré le joli costume de clown qu’elle  portait pour l’occasion (si, si allez voir sur google. Visiblement, ça a été cousu par son petit neveu. Avec les oreilles) , elle a encore plombé l’ambiance. Bref, je préfère me réfugier dans les méandres de l’histoire locale plutôt que de me pencher sur l’actualité, ou je pourrais facilement devenir grossière. Quoique ça n’empêche pas…


Source C’est là qu’on voit que le style vestimentaire des Royals a très peu évolué, surtout au niveau des meringues chapeaux . 

Alors donc, je n’ai pas choisi par hasard le papi de Lizzie, mais parce que c’est pratiquement l’anniversaire de sa mort (je ne sais pas quand vous allez lire ce billet. Ni si quelqu’un va le lire d’ailleurs, j’ai remarqué que mes délires historiens  plaisent peu). C’est donc totalement à propos, et pas du tout pour faire des sous-entendus brexiteurs, ce n’est pas du tout mon genre. Le petit George nait à Londres, en 1865 alors que sa mamie Victoria est occupé à faire la reine malgré un léger accent allemand due à ses origines. Je dis ça comme ça. En plus, mémé Victoria s’appelle en fait Alexandrina de Saxe-Cobourg und Gotha. George est le rejeton du fils aîné de Victoria, le Prince Albert, qui deviendra roi sous le nom de Edward VII…non mais sérieusement, c’est quoi cette famille de migrants qui passent leur temps à changer d’identité? C’est suspect. Ils cachent quoi? Espèces de petits resquilleurs profitant lâchement des allocs (je rappelle qu’ils sont logés aux frais du contribuable britannique dans leur petite masure de Buckingham Palace). Mais je m’égare. Le petit George n’a strictement aucune raison de devenir roi, puisqu’il a un grand frère, qui s’appelle Albert Victor d’Avondale, ça fait un peu savonnette, non? Bref, George, c’est le Harry du moment. D’ailleurs on s’en débarrasse aussi en le casant dans l’armée, comme on a fait avec Harry et on n’en parle plus. 

Et puis paf, son frère meurt en 1892 et voilà George bombardé prince de Galles en 1901. Entre temps on lui fait épouser la fiancée de son frère, on ne va pas sottement gâcher une jolie dot parce que le prince héritier est de mauvaise qualité et ne tient pas la distance. George est marié à une certaine Victoria Mary of Teck, de la famille des Würtemberg. Je ne ferais aucun commentaire. Sinon, cette migrante se trouve aussi être la cousine de George (non pas la cousine germaine, mais au deuxième degrés). C’est marrant comme après des générations d’héritiers débiles à la santé fragile, il n’était encore venu à l’idée de personne, chez les Royals, qu’il fallait peut être arrêter de se reproduire entre soi. Enfin bref, Victoria Mary devient donc la princesse May. Encore un pseudo donc. Mais je ne dirais rien, même pas sur Zaza, dont c’est le nom de famille. On commence à s’y perdre de toute façon dans tous ces changements d’identité. George devient roi en 1910, et prend le numéro 5 pendant que sa femme devient Queen Mary…non mais ça suffit là! Décidez-vous une bonne fois pour toute, ça devient maladif cette histoire d’identités multiples. 

George, qui n’a strictement aucun pouvoir, réussit le tour de force de ressembler dans son règne la première guerre mondiale, les troubles pour l’indépendance de l’Irlande, la révolution russe (il est cousin avec le tsar), la montée du fascisme, le début de la fin de l’empire, des bouleversements politiques et sociaux en Angleterre (le vote des femmes, la montée des syndicats…)…et bien pendant ce temps, George fait de la philatélie. C’est dire toute l’utilité des Royals déjà à l’époque. Bon, il prend quand même une décision, en 1917. Celle de…changer de nom! C’est George qui abandonne le patronyme Saxe-Coburg Und Gotha, qui faisait un peu trop allemand, pour ne pas dire ennemi. Il décide de s’appeler Windsor pour la simple raison que c’est le nom de sa résidence préférée. Ça aurait aussi bien pu être George Delnadamph ou George Craigowan, qui est mimi. Dans la foulée, il change aussi le nom de ses cousins et autres neuveux, les Battenberg devenant par exemple les  Mountbatten, toute la famille s’anglicise d’un coup… Enfin non, pas de toute la famille, puisqu’une bonne partie se bat du côté des allemands, c’est normal, c’est chez eux. 

À part ça, George s’inquiète pour sa succession. Il a des doutes sur les aspirations un chouïa  nazi de son fils Edward et il est désespéré que son deuxième fils Albert (alias George VI) et sa petite fille Lilibeth ne puissent pas reprendre la boutique familiale…  George meurt en 1936, c’est la parfaite illustration de l’inutilité totale des Royals qui ne servent qu’à glorifier  le nationalisme d’agités à petits drapeaux, ceux-là même qui lui auraient dit de rentrer chez lui, sale migrant, si il n’avait pas eu une couronne sur la tête. Bref, c’est juste une histoire de faux noms et de couvre chef tout ça…et George serait fier de sa petite fille, Lilibeth, connue aussi sous le nom de Lizzie qui est sa digne héritière. 

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Teenager translation top 10

Il y a quelques temps, j’avais compilé un lexique pour comprendre le langage ado. Ce qui est surprenant, c’est que L’Ado a beau vieillir, il le parle toujours. On a aussi la version féminine maintenant, puisque PrincesseDiva fait preuve d’une précocité légèrement crispante pour son entrée dans l’âge bête l’adolescence. Et bien, c’est pareil. Ce n’est pas facile de communiquer avec un ado. Évidemment, on n’est pas obligé de le faire non plus, franchement qui a envie de parler avec un espèce de mollusque aux cheveux gras qui se traîne dans la maison en poussant des grognements d’ours constipé et se nourrit essentiellement de pizza, à toutes heures de la nuit (pas du jour, l’ado est une espèce nocturne. Le jour, il dort). Mais bon, il y a des fois (pour l’envoyer à l’école, pour savoir ce qu’est devenu mon portefeuille, parce qu’il s’est endormi la tête dans le congélateur et c’est très mauvais pour mes provisions…), on n’a pas le choix, il faut se résigner et tenter une approche. C’est une plaie, l’ado ne parle pas la même langue que des gens normaux, sans acné et aux cheveux propres. D’ailleurs, j’ai aussi un modèle d’ado propre sur lui, bizarrement on comprend à peu près ce qu’il dit celui-là. Au rythme où ça va, Geekado sortira même de l’adolescence avant L’Ado.


  Source  

10-grgnmmmrrreuh: mot bateau à la base du vocabulaire de l’ado. Ça veut dire au choix, « il n’y a plus de pizza? « , « Je peux t’emprunter 20 livres que tu ne reverras jamais pour le bus? » ou encore « Non, je ne veux pas baby-sitter WizzBoy Bon d’accord, ok pour 20 livres » ou même  » t’as pas vu mon espadrille verte gauche, j’ai encore perdu mes chaussures, il me reste qu’une converse noire droite? »…c’est concis parfois comme langue. Depuis peu, j’ai appris que ça voulait aussi dire  » où est mon jean noir? non pas celui là, celui avec des trous, t’es trop nulle tu comprends rien à la mode ».

9-Gnnnarh fâââim : « je n’ai rien mangé depuis une heure, y a plus de pizza, tu m’affames volontairement, bourreau d’enfant! » D’où on voit que l’ado sait rester proche ses ancêtres préhistoriques…je devrais prévenir les archéologues, arrêtez de fouiller bêtement partout pour chercher trois bouts de fossiles, votre chaînon manquant je l’ai trouvé! 

8-Les profs sont des gros nuls tarés : « je me suis planté à mon interro de math. Je peux te piquer 50 livres pour aller en ville avec des potes, il faut que je me remette émotionnellement, je suis victime d’une injustice de la part du prof, et je vais être traumatisé à vie sinon? » ou en version Geekado:  » j’ai comme un doute sur l’intelligence des profs, c’est moi qui dois corriger leurs équations ». Ou version PrincesseDiva  » je me suis plantée à mon interro de math. La prof n’a aucun sens artistique, et je vais mourir si elle continue à s’habiller n’importe comment, on dirait toi, ça m’empêche de me concentrer » 

7-Mais ça va, coin, c’est carrément faciste là : « s’il te plait »…finalement, la langue ado n’est pas toujours concise.

6-Ouais, non mais coin mais ça va là, beuh: « non »…évidement il faut faire bien attention pour ne pas le confondre avec le précédent. Ou le suivant.

5-Non, mais ok, coin, mais tu vois, meuh : « Oui »

 
4- pffff, ça va? : « Je te pique 20 livres pour le ciné. »… Si, si, c’est très précis. Et le ticket de cinéma est à 6 livres avec sa réduction jeune d’ailleurs. Je dis ça comme ça. En version féminine par contre ça veut dire  » bon en fait je n’arrive pas à me faire ma super coiffure toute seule, et quand j’ai dit que j’allais mourir si tu touchais un seul de mes cheveux , c’était une blague. Tu peux m’aider?  »

3-Bonjour: « bon, alors, en fait j’ai perdu ton portefeuille au ciné et j’ai besoin d’urgence de 500 livres pour rembourser le pote d’un pote que je connais pas mais qui sort de prison, ça veut dire qu’il est cool maintenant, et tout ça, parce que j’ai accidentellement cliqué pour acheter 100 billets de concert des screaming psychopaths au lieu d’un. C’est cool. »

2- Coool: « Ahaha, c’est génial maman tu es formidable » . Attention soit l’ado est extrêment fiévreux, soit il a voulu tester le cidre maison qu’un pote fabrique en cachette dans sa chambre à partir de produit vaisselle (pour les bulles). Dans un cas comme dans l’autre, il vaut mieux l’amener aux urgences de suite. 

1-Tu as raison maman, je me suis trompé. Je m’excuse….ah ben là, franchement, je ne vois pas du tout ce que ça peut vouloir dire. Un instant, je vais me trouver mal, c’est l’émotion. 

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Sunny Monday 2017 #3

On nous avait annoncé des monceaux de neige, parfait pour le rendez vous blanc et ensolleilé de Bernie…ahah. Pas un flocon. En meme temps, ça m’arrange, je déteste la neige. C’est froid, glissant et mouillé. Mais bon, comme on a eu un Week end chargé, Français et sans photo,  je suis obligée de plonger dans les archives. Plouf. 


Je vous amène à Marks Hall, l’arboretum près de chez nous qui accueille aussi des tripotées de volatiles, principalement de canards sympathiques mais aussi de cygnes. Soyons clair, je me méfie encore plus des cygnes que de la neige depuis que je me suis faite coursée par une meute de cygnes rhumatisants enragés sous les éclats de rire de Marichéri. Je maintiens que ces bestiaux sont hargneux. Mais je reconnais que de très loin ou en photo, ils présentent bien. C’est surement pour ça  qu’ils sont tous propriété de Lizzie, qui parmi sa tripotée de titres officiels en a un bilingue pour l’occasion: « seigneur of the swans ». Je ne rigole pas, la reine possède officiellement tous les cygnes du pays (elle peut se les garder..), en plus des baleines échouées et des esturgeons. C’est pratique, si un jour l’Angleterre devient une république, elle pourra se lancer dans l’élevage ou ouvrir une poissonnerie. J’imagine très bien Lizzie en poissonnière, mais je sens que je m’égare. On en était aux cygnes qui font leurs crâneurs parce qu’ils appartiennent à la reine.  Du coup depuis le 12 ème siècle, tous les ans des officiers royaux barbotent sur la Tamise pour faire une sorte de recensement des cygnes. Je n’ai pas les chiffres, je ne sais pas si certains se déclarent jedis, comme chez les humains. Cette tradition débile charmante s’appelle le swan upping, ce qui manque quand même de dignité. On comprend pourquoi les cygnes ont toujours l’air de bouder. Ils protestent contre le Swan upping, c’est évident. Pauvres bêtes! 

Bonne semaine à tous! 

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My own ABC #53

Ça se termine doucement, cet alphabet britannique aléatoire…on arrive dans les lettres qui risquent d’être un challenge. Ce qui m’amuse beaucoup. C’est donc parti pour Q…comme je suis sympa, je vais vous épargner toute les queens… enfin presque! 

Q comme…

Quant Mary: c’est une designer anglo galloise née en 1934 et connue pour avoir inventé la mini jupe. C’est à dire que selon leurs convictions vestimentaires et coincées du genoux, les gallois et les anglais revendiquent ou pas Mary Quant comme une des leurs. En plus, c’est totalement injuste cette histoire de mini jupe, puisque Mary Quant est aussi responsable d’une autre invention remarquable qui a révolutionné le monde (n’ayons pas peur des mots) à savoir le mascara waterproof. C’est dire tout l’importance de Mary Quant. Bon,  c’est aussi elle qui a l’idée des collant de toutes couleurs et à motifs, ce sont je lui suis très reconnaissante (par exemple, en ce moment même et pour le plus grande honte de PrincesseDiva, je porte des collants violets à torsade dont je suis très contente. Ma fille est atterrée). Et puis, ça n’a l’air de rien, mais la mini jupe, le mini short, les collants marrants et tout ça, ce n’est pas juste la quintessence purement modesque des swinging sixties. Non. Ça a été une véritable revolution féministe visiblement. Alors, merci Mary!


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Queen’s counsel: c’est là que je suis bien contente que Lizzie soit toujours en service, sinon ça ne rentrait pas dans les Q. Enfin bref, on voit parfois le titre de QC, ou queen’s counsel à la suite du nom d’un vénérable monsieur (et parfois d’une dame) qui porte une perruque de caniche hippy et une grande robe style rideau de corbillard. Il ne s’agit pas d’une secte d’anciens hippies adorateurs des baldaquins à pompons ni de fans de Harry Potter avec une moumoute de chèvre électrifiée sur la tête, mais d’imminents juristes qui ne rigolent pas. Au gros, recevoir leur petit diplôme de QC, c’est comme avoir un bon point à l’école, ça veut dire qu’ils sont les meilleurs. Du coup, ils ont le droit de mettre une toge en soie. Voilà. Pour leur tapis de bain seventies sur la tête, je ne sais pas en quoi c’est fait. 


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Queen’s English: après j’arrête avec queen…mais bon, je ne fais pas exprès ça existe vraiment (c’est pas malin, du coup je ne vais pas pouvoir recaser Queen. Le groupe. Pas Lizzie, qui est moins musicale). Ça désigne l’anglais parfait, très posh prononciation comprise. Bref, une langue que je matrise très peu avec mon accent franchouillard. Quoique, niveau grammaire, conjugaison et même champ lexical un tantinet évolué (c’est à dire souvent venant du Français), je parle mieux le queen’s English que mes voisins essexiens dont les raccourcis grammaticaux n’ont d’égal que la pauvreté du vocabulaire. Et toc. 


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Queuing: art typiquement British. Je ne rigole pas, on parle vraiment de l’art de faire la queue ici. Parce que faire la queue sagement en rang d’oignon c’est un art. Voilà. On ne se met pas bêtement en tas, en poussant des coudes de tous les côtés pour gagner une demi seconde. Non, on se met à la file, et on attend poliment son tour, pour le bus, le théâtre, la poste, voire pour passer le temps. Dans une catastrophe (un incendie dans un aéroport, un tremblement de terre…), on repère de suite les anglais: ils font la queue devant le panneau explicatif des procédures d’évacuations, attendant sagement leur tour pour le lire, pendant que les autres se ruent vers les sorties n’importe comment. Ce n’est pas parce que c’est la fin du monde qu’il ne faut pas faire la queue, un peu de tenues. Je dois dire que j’apprécie beaucoup. 


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QI: émission culte de la  BBC, présentée jusqu’à cette année par le non moins culte Stephen Fry. C’est l’abréviation de Quite interesting et ça se présente comme un jeu de culture générale, où il est plus important d’être drôle intelligemment que de répondre correctement. Je vous mets un lien (une des invités est bien Emma Thomson)

La semaine, on passe à R. Au moins que je continue avec tout ce qui a rapport à Lizzie…

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Project 52 season 3 #2

Cette semaine, Ma’ a choisi boisson chaude. C’est une très bonne idée, je vais me faire un café et je reviens. Je ne pouvais quand même pas vous mettre une photo de mon mug (bien qu’il soit très jolie, avec une vache dessus). Alors encore une fois, c’est parti pour les archives, d’autant plus que grâce à la magie de la technologie, en ce moment même, je en suis pas là. Devant mon iPad je veux dire. Avec tout notre esprit d’à propos, on a attendu qu’il y ait une alerte météo pas possible,pour partir en week-end.end en pleine alerte météo. Enfin bref, c’est un billet programmé. Je risque d’être un peu lente à répondre aux commentaires aussi…Je me suis un peu éloignée des archives et de la boisson chaude, attendez, ça va me revenir. 


C’est à Bath où Marichéri et moi avons passé des vacances très sympathiques, juste tous les deux en début d’année derrière. D’ailleurs il y avait une tempête épouvantable. C’est un don. Enfin bon, voilà les bains romains et leur eau très chaude qui sort tcommeca de terre, la petite coquine.  Non seulement les romains barbotaient dedans, mais ils la buvaient. Cette tradition charmante a  perduré. On peut même voir les fenêtres de la pump room où la bonne société londonienne venaient boire son eau chaude au temps de la régence. On peut toujours le faire, il y a une fontaine pour ça à la sortie des bains romains. Comme je suis curieuse, je n’ai pas hésité un instant à en prendre un plein gobelet pou goûter. Et j’en ai pas hésité un instant à le reposer très vite, pouah! C’est chaud certes mais pas que…Rien que d’y penser, je sens que je redeviens aimantée. 

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