Apprendre moyennement l’histoire anglaise en s’amusant, épisode 25

J’ai décidé, dans l’espoir de détendre l’atmosphère à ma petite échelle en cette période bizarre, de massacrer l’histoire de l’Angleterre, sans aucune compétence ni prétention autre que celle de faire rire un peu. Résumé de l’épisode précédent: le dix septième siècle a été légèrement animé en Angleterre, épidémie, incendie, guerre civile et révolution…on va pouvoir passer au dix huitième, après ce petit entraînement.

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Avec un esprit d’anticipation extraordinaire, les anglais ont flanqué par hasard un hollandais orange sur le trône, ils vont pouvoir arrêter de se taper dessus entre eux et aller voir un peu ailleurs. Voilà que maintenant, ils vont voir faire de plus belle la guerre sur le continent et contre les français jusqu’en Amérique, qu’est-ce qu’on s’amuse. En plus, ça barde en Irlande et en Écosse aussi. Figurez-vous que les irlandais comme les écossais apprécient moyennement la tutelle de Londres, sans compter qu’eux sont catholiques et les anglais protestants et que tous pensent que c’est une raison valable pour s’entretuer. Remarquez, c’est bien la seule chose sur laquelle ils sont d’accord…bref, le dix-huitième siècle commence de manière pétaradante en Angleterre.


Guillaume d’orange meurt sans héritier en 1702 et comme on ne peut pas laisser le trône vide, ça ferait désordre, on y colle Anne, la fille de James II qu’on avait fichu dehors (au profit de ce même Guillaume) parce qu’il était catholique. Je ne veux pas critiquer mais franchement, c’est un bazar pas possible, ces successions royales. On s’y perd. Surtout que le parlement anglais s’empresse de pondre des lois pour empêcher le reste de la famille Stuart, c’est à dire celle de Anne d’accéder au trône, toujours parce qu’ils sont catholiques, eux. Ça vexe profondément les écossais, qui déjà n’ont pas du tout apprécier que Westminster leur imposent sa loi, et ils décident eux aussi de jouer en décrétant que puisque c’est comme ça, ils se choisiront un roi tout seuls, nananereuh. Westminster réplique en coupant les vivres jusqu’à ce que les écossais cèdent et signent l’Act of Union en 1707, qui lient les deux pays en un seul royaume. La dessus, Anne meurt et il faut trouver quelqu’un pour reprendre la boutique.


On va chercher un certain George, le premier roi George à régner en Grande Bretagne, qui était méchamment allemand bref, c’était un sale migrant européen venu profiter lâchement des allocs…Le pire, c’est qu’il n’y avait aucune raison logique de donner la couronne britannique à un allemand à la mort de Anne. Il n’était qu’un vague cousin, prince de Hanovre et duc de Brunswick-Lüneburg et se souciait des anglais comme de sa première choucroute. Il était cinquantième dans l’ordre de succession! Mais dans un soucis nationaliste, pour faire enrager les écossais et avec une intolérance religieuse pétaradante, les ancêtres des ukipiens connards du début avaient donc voté pour empêcher qu’un catholique dévienne roi. Résultat, ces sombres crétins pour préserver leur identité nationale se sont dotés tout seuls d’un roi allemand dont ils n’avaient probablement jamais entendu parlé avant! D’ailleurs, il semblerait que George lui-même ne parlait pas un traitre mot d’anglais. Comme quoi, les nationalistes anglais n’ont pas attendu pour se tirer une balle dans le pied, c’est une grande tradition locale.

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Apprendre moyennement l’histoire anglaise en s’amusant, épisode 24

J’ai décidé, dans l’espoir de détendre l’atmosphère à ma petite échelle en cette période bizarre, de massacrer l’histoire de l’Angleterre, sans aucune compétence ni prétention autre que celle de faire rire un peu. Résumé de l’épisode précédent: après Cromwell, les anglais décident de s’amuser, la fête bat son plein à Londres qui se tape une poussée de bubons avant de cramer en 1666. Qu’est ce qu’on rit. Et pour en rajouter dans l’amusement, voilà qu’à la surprise générale, la couronne tombe par hasard sur la tête d’un catholique et que ça ne fait pas rire les parlementaires, du haut de leur grande ouverture d’esprit.

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James succède donc à son frère Charles avec le numéro 2 aussi, en 1685. James II ou VII n’est pas numéroté de la même façon en Angleterre et en Écosse, alors que pourtant c’est le même fuseau horaire. Il n’a pas que cette particularité qui le rend intéressant: c’est aussi le dernier monarque catholique du royaume-uni, il était coiffé comme un caniche électrocuté et il est mort en France. Bref, avec James numéro deux, sept, neuf ou pi (c’est vous qui voyez), on ne s’ennuie pas. Il est né en 1633 et c’est le fils de Charles I et de Henriette de France, ça le poursuivra toute sa vie, le parlement anglais lui reprochant aussi sa francophilie pétaradante. Enfin bon, avant de devenir roi, il est duc de York, comme le jambon et passe son enfance à s’éclater littéralement pendant la guerre civile, youpidoo, qu’est-ce qu’on s’amuse. Non seulement le petit James est catholique, ce qui fait mauvais genre en Angleterre, mais il décide d’un coup d’un seul d’imposer la liberté de culte, c’est outrageusement moderne et tolérant pour l’époque. Ça ne plaît pas.
Et paf, on va se taper une nouvelle révolution, ça devient lassant quand même. En plus, on sent bien que les anglais eux-même en ont marre, ils l’ont appelé la glorious révolution, histoire de se motiver un peu, mais ça ne trompe personne.

En 1688, les anglais poussent donc dehors le petit James II, pourtant roi légitime, dans un élan anti catholique primaire. Ils donnent le trône à un duo, la cousine de James, Mary et son mari William d’Orange sous condition qu’ils acceptent la Bill of Rights flambant neuve ( c’est une image) et votée en 1689, c’est à dire l’établissement officiel d’une monarchie constitutionnelle. William est évidement le mari de Mary, pas celui de James. Qui était aussi son cousin. Je veux dire que William est aussi le cousin de Mary, comme James, mais pas son cousin à lui…c’est très clair. Non mais c’est quoi cette famille? On se croirait dans une telenovelas mexicaine! Enfin bon, Mary et William sont farouchement protestants et pas comiques du tout, limite puritains et tout ça (en même temps la consanguinité n’a jamais engendré de grands humoristes) et ils ont beau être de sales migrants européens, pour ne pas dire presque des hollandais, à la différence de James qui est issu d’un élevage du coin d’une lignée plus locale (quoique, c’est tous des cousins, ces petits pervers congénitaux), ça enchante les anglais.

Les irlandais qu’on a rattaché à Londres sans leur demander leur avis, parce qu’on ne va pas se gêner non plus, préfèrent James, en partant du principe qu’un colonisateur qui a la même religion qu’eux ne va pas essayer de les convertir de force. Ça fait toujours un prétexte de moins pour se faire taper dessus. Ça se tient comme raisonnement…James se fait battre en Angleterre, du coup il fuit en Irlande où il est accueilli à bras ouverts. Ça défrise William et Mary et paf, tout ce petit monde vient se disputer le trône anglais dans un champ paumé en Irlande. James recrute des catholiques irlandais, William des protestants de l’Ulster (il y a 4 provinces dans toute l’île, ça ne date pas de la partition), et voilà comment ces sombres cretins ont fait en sorte que leur querelle familiale continue à ensanglanter l’Irlande jusqu’au Good Friday Agreement en 1998. C’est vrai ça, pourquoi ne pas exporter ses boucheries jusque dans les colonies, chez les ploucs qui doivent s’ennuyer tous seuls sans le moindre massacre, la plus petite tuerie pour s’amuser un peu? …On en rit encore à Drogheda alors que cette charmante sauterie date de 1690. Bon après, vous savez ce que c’est dans ce genre de fêtes populaires, il peut toujours y avoir des dégâts collatéraux…Le site n’est qu’un champ en pente et boueux, mais il est classé et attire toujours plein de touristes, y compris des illuminés qui prennent sur eux de se tirer dessus à l’arquebuse pour recréer une charmante ambiance d’époque. Et donc, pour célébrer cette boucherie infâme des cretins modernes unionistes défilent habillés en orange tous les ans et viennent faire leurs malins à la frontière entre l’Irlande du nord et la République en réclamant le droit d’aller mettre leur bazar jusqu’à Drogheda. C’est scandaleux, on ne peut plus s’étriper comme au bon vieux temps ! Heureusement que Johnson, dans sa grande sagesse brexiteuse a réussi à raviver les inimités et a compliqué suffisamment la situation pour que ça s’embrase à nouveau bien vite tout ça. Bref, ça risque encore d’être la pagaille en Irlande, toujours à cause des anglais et de querelles politiciennes purement anglaises…

Bon à part ça, après deux ou trois batailles sauvages en Écosse aussi, (il n’y a pas de raison que les écossais ne profitent pas eux aussi, des querelles anglaises), ça se tasse, William d’Orange est déclaré vainqueur aux points en 1692, James s’enfuit en France et meurt à Saint Germain en Laye en 1701. Je ne veux pas dire, mais pour un type même pas fichu de savoir son numéro, il faisait preuve d’une certaine ouverture d’esprit qui n’est pas toujours évidente encore aujourdhui. Voilà, c’est la fin de la révolution pas si glorieuse que ça. Ça tombe bien, les anglais n’ont pas que ça à faire, après s’être battu entre eux, avoir massacré les irlandais et les écossais, ils vont pouvoir donner toute la mesure de leur volonté pacificatrice en passant le siècle suivant à faire la guerre contre la France aux 4 coins du monde. Non parce que c’est bien gentil de s’étriper entre voisins mais si on peut en profiter aussi pour coloniser toute la terre, on ne va pas se gêner non plus.

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Sunny Monday #24

On reste dans l’outre-mer pour le défi de Bernie en juin…outre mer dans le pas de Calais, c’est de l’autre côté de la Manche! Après le pays basque, voilà donc les falaises de Douvres et l’eau pratiquement bleu outre-mer de la Manche depuis le ferry.

Prenez bien soin de vous!

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Projet 52: simplement local

J’avoue que je n’avais aucune idée pour le thème choisi par Ma’ cette semaine, jusqu’à ce que je passe en anglais…il faut dire que j’ai été aidée par la vue de L’Ado qui prend sur lui de tester les produits locaux, principalement sous forme liquide. Et alcoolisée. Bref, il boit de la bière, comme on fait dans les pubs en Angleterre. Vous savez, quand on va boire un pinte au pub le plus proche, au coin de la rue, sur la place du village, bref, au local, puisque c’est comme ça qu’on le désigne. Going to your local, c’est aller dans votre pub habituel et proche. Et paf, j’ai mon idée, allons vite chercher dans les archives! Sauf qu’on n’a pas pour habitude de prendre des pubs en photo…ah si, il y a celui où on amenait déjeuner nos visiteurs de France, pour le cachet, puisque c’est le plus vieux pub de Colchester, je n’irais pas jusqu’à dire que c’était notre local, on n’y allait pas si souvent que ça, mais c’est ce qui s’en approche le plus.

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Friday Feelings #270

Ça ne s’arrange pas, je suis de plus en plus en retard pour les états d’esprit (initiés par ma copine Zenopia)…l’école à la maison continue pour nous, pas de place pour les enfants non prioritaires. Ce matin, on a eu Maupassant, toujours aussi désopilant, les logarithmes népériens, beaucoup plus amusants (c’est dire combien je suis fan de Maupassant), le prétérit en anglais, qui a fait pouffer de rire PrincesseChipie quand elle a corrigé l’énoncé, et une poésie admirable, un chef d’œuvre de la littérature à faire passer Maupassant pour du pipi de chat, un vrai texte engagé et intitulé « bonne fête maman ». Youpidoo.

Fatigue: c’est psychologique, il pleut, on a perdu 10 degrés et Marcel hiberne sur mes genoux…j’ai envie de faire pareil.

Humeur: douchée par la pluie. Beuh. En plus, c’est très mauvais pour les cerises, toute cette eau.

Condition physique: trempée. Marichéri et moi avons eu la bonne idée d’aller chez le boucher tous les deux, à pied, ça nous fera une petite balade dans le village, youpidoo, c’est quand même chouette de pouvoir laisser les grands garder les petits, même pour quelques minutes, même pour faire des courses…ahaha. On avait oublié le gros nuage noir qui nous attendait sournoisement à la sortie de la boucherie.

Esprit: atterré, mais ça n’a rien à voir avec la météo. Il faut vraiment que j’arrête les réseaux sociaux…

Estomac: très inquiet pour les cerises

Culture: sérieusement, Maupassant, on est d’accord, il est pas follement amusant? Comme quoi, j’ai beau avoir un penchant pour les classiques chiants (c’est Marichéri qui le dit), j’ai quand même mes limites…

Boulot: pffff…je procrastine beaucoup…

Avis perso: les décérébrés racistes qui osent balancer « all lives matter » en ce moment, qui font semblant de ne pas comprendre en quoi c’est au mieux maladroit au pire une insulte volontaire, just shut the f*ck up.

Message perso: bonne fête aux mamans que je connais et à qui personne ne songera à offrir un aspirateur ou un fer à repasser dimanche. Bon courage aux autres…

Loulous: ça y est, c’est confirmé, L’Ado fera son stage d’été (rémunéré, des clopinettes certes, mais c’est déjà ça) en télétravail. Il est à la fois dégoûté de rester à la maison et soulagé que le stage ne soit pas annulé. GeekAdo attend de voir ce que le lycée va organiser pour les terminales: ils ont promis de faire quelque chose pour leur permettre de se revoir au moins une fois et de célébrer la fin de leur scolarité. C’est vrai que comme il dit en franglais, c’est assez anticlimactic. Alors que je me souviens, quand j’ai fêté le bac…je m’éloigne du sujet. MangaGirl compte les jours avant les vacances, elle n’en peut plus d’avoir ses parents sur le dos en continu qui surveillent ses devoirs. Tiens, ça me fait penser, et si on achetait des cahiers de vacances? C’est bizarre, elle n’a pas l’air enthousiasmé…PrincesseChipie fait tout pour convaincre ses profs de la laisser revenir, même si il n’y a pas assez de place. Elle finira par les avoir à l’usure, je le sens…Wizzboy est en extase: il reprend le foot la semaine prochaine! Comme il pleut des cordes, il a donc décidé de s’entrainer dans sa chambre, avec Marcel qui fait le gardien et tout ce qu’il trouve qui roule vaguement…le parquet dans sa chambre, finalement, c’était une erreur. Une erreur retentisssante.

Divers: quand je serais grande, je ferais chat, ça a l’air bien, comme boulot…

Amitié: tu es libre pour Skyper la semaine prochaine?

Love: il a investi dans un nouveau bureau (le meuble), pour fêter la prolongation du télétravail. Il milite pour la pérennité de la chose d’ailleurs. Avec tout mon soutien.

Penser à : regarder les prévisions météo. Ça ne peut pas durer comme ça quand même!

Sortie: il pleut. Beaucoup.

Envie de: soleil et chaleur!

Pic: sinon, WizzBoy étudie encore les dinosaures. Il fallait illustrer le thème. Ça m’a beaucoup plus inspiré que Maupassant, je sais pas si ça se voit…

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Thursday thunder: la fête des bonniches…

…Aussi connue sous le nom de fête des mères. Je n’avais pas piqué de colère depuis le confinement, ça ne me paraissait pas approprié, et puis j’ai bondi ce matin en attendant une pub à la radio. Une pub pour un robot pâtissier à offrir évidemment pour la fête des mères, parce que ces pauvres mamans ont bien besoin d’aide depuis qu’elles cuisinent en continu pour nourrir leur petit mari et leurs gosses en plein confinement. Aaargggh!!!!

Trente secondes de recherche sur Google, je n’ai pas su laquelle choisir…

Déjà, les femmes célibataires ou sans enfant (du tout ou à domicile), ont fait comment, elles se sont laissées mourir de faim par inadvertance: n’ayant pas à remplir le rôle pas du tout réducteur de mère nourricière, elles n’ont pas pensé à cuisiner pour elles-mêmes? C’est ballot alors. Et les hommes? Ils ont dépéri, perdus, en errant lamentablement dans leur cuisine sans savoir quoi faire? Ou alors ils sont allé chasser le mammouth laineux à main nue sur les parking de supermarché, et ils l’ont déchiqueté tout cru, en mordant dedans? Non mais c’est quoi ce délire? Alors je ne dis pas, depuis une certaine paella finie par le chien du voisin qui s’est dévoué (cette bête était admirable), je préfère effectivement que Marichéri ne cuisine pas. Mais c’est plus une question d’instinct de survie que de clichés sexistes…je sens que je m’éloigne du sujet…

Je précise que je n’ai rien contre la fête des mères en soi (quoique…mais c’est un autre débat), je pousse tous les ans des cris d’admiration béate devant des œuvres paillettées de mes enfants, je suis émue quand L’Ado me jette dessus un paquet de bonbons en grommelant « ouais meuh, bonne fête, tu vois, non mais coin » et je fais toujours un cadeau à ma maman. Des places de spectacle (Bon, cette année, c’est raté), un tableau, un livre sur le féminisme, ce genre de chose… jamais une serpillère ou un fer à repasser. C’est pas possible les sombres connards (et connasses, ne soyons pas sexistes, nous) qui pondent les promos fête des mères dans les grandes surfaces sont tous orphelins ou quoi? Ils ont un compte à régler avec leur mère? Elle les a inscrit au judo ou au foot quand ils étaient petits alors qu’ils voulaient aller au club « machisme et consumérisme » et ils leur en veulent à vie? Elle les obligeait à finir leurs endives bouillies? (Bon là, d’accord c’est carrément de la maltraitance). Sérieusement, c’est quoi leur problème à ces gens pour qu’ils confondent fête des mères et faites la lessive?

C’est merveilleux, on apprend donc à nos gamins le plus tôt possible que leur maman n’est bonne qu’à faire à bouffer, à passer la serpillère et repasser. Que ce n’est évidement pas leur papa qui peut faire tout ça. Les pubs de fête des pères sont d’ailleurs aussi débiles et sexistes, avec leurs perceuses et autres tondeuses (tiens, si je croise un publicitaire il faudra que je lui explique, chez nous le fer à repasser sert à Maricheri et c’est moi qui utilise la ponceuse. Ni l’un ni l’autre n’étaient des cadeaux). Mais revenons à la fête des bonniches mères. C’est merveilleux, rien n’a évolué depuis les années 50, les publicitaires sont toujours persuadés que la place d’une femme est dans la cuisine. Non seulement c’est d’un sexisme arriéré puant, mais ça donne quelle image des relations parents-enfants? On aime nos parents non pas pour ce qu’ils sont mais pour ce qu’ils font matériellement pour nous, c’est ça? Parce que ces pubs s’adressent aussi à nous, adultes qui devrions donc offrir une friteuse à 50% à nos mamans plutôt que de nous intéresser à leurs goûts et leurs passions et essayer de leur faire vraiment plaisir ( bon évidemment, si votre maman est passionnée par les frites, ça passe). On se contrefiche de ce qu’une maman apporte comme amour, éducation, souvenirs et j’en passe à son gosse, du moment qu’elle remplace gratuitement la femme (ou l’homme) de ménage, c’est ça? Je vais mordre.

Je précise aussi à toute fin utile que le premier ou la première qui songerait un jour à m’offrir un mixeur ou un aspirateur se le prendra dans la gueule. Avec tout mon amour maternel bien sûr.

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Apprendre moyennement l’histoire anglaise en s’amusant, épisode 23

J’ai décidé, dans l’espoir de détendre l’atmosphère à ma petite échelle en cette période bizarre, de massacrer l’histoire de l’Angleterre, sans aucune compétence ni prétention autre que celle de faire rire un peu. Résumé de l’épisode précédent: les anglais se sont tellement éclatés sous Cromwell, qu’ils décident à sa mort de réouvrir les pubs et les restaurants…attendez, je crois que je confonds avec l’actualité…on va parler restauration certes c’est plus royal que gastronomique.

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L’épisode Ollie Cromwell a bien dégouté les anglais de toute tentative de révolution, et ils sont ravis de donner le trône au fils de Charles qu’ils ont décapité juste quelques années plus tôt, c’est pas malin. Le 8 mai 1660, Charles II est proclamé roi et il débarque à Londres le 28 mai, dans l’allégresse générale. On peut comprendre qu’il se méfie et ait attendu quelques jours, il ne faudrait pas que le bon peuple change encore une fois d’avis, on n’est jamais trop prudent. Charles II est connu pour avoir été un vrai petit comique, sautant sur tout ce qui bouge, collectionnant les maîtresses et les scandales, il faut bien s’occuper. En même temps, après les années Cromwell pas folichonnes, c’est la fête dans tout le pays. Finies la morale puritaine et ses restrictions, on va s’amuser.

Charles redonne le droit aux gens de manger des mince pies, ces pâtisseries traditionnelles de Noël interdites par ce rabat joie de Cromwell (bon cela dit, c’est à base de viande hachée et de fruits secs, si ça se trouve Ollie était juste gastronome…). On rétablit aussi les fêtes et les anglais peuvent à nouveau danser… bref, c’est l’allégresse générale, avec Charles II, on s’éclate, en tout cas en Angleterre. Les écossais et les irlandais boudent bêtement, sous prétexte qu’on les affame, jamais contents ceux là. C’est vrai aussi qu’on profite un peu de la bonne humeur générale pour aller leur taper dessus et les soumettre définitivement, mais c’est sûrement plus pour les faire participer à la bonne humeur générale, non ? Ils ne font aucune efforts aussi ! Tenez, regardez en Irlande : les anglais prennent sur eux d’y délocaliser gentiment leurs batailles, histoire de garantir les défilés d’orangistes décérébrés le tourisme trans frontalier pour des siècles, et vous croyez que les irlandais sont reconnaissants ? Pas du tout !

Bon cela dit, Charles reprend la boutique certes, mais les habitudes familiales aussi et comme papa avant lui, il s’assoit un chouïa sur les droits du parlement. Il a aussi la manie de déclarer la guerre aux hollandais tous les 4 matins sans demander l’avis de personne et sans budgéter correctement pour de sombrer histoires de négoce maritime et de colonisation. On avait une définition très particulière de la guerre commerciale au dix septième siècle. Sans compter que ça fait des frais, toutes ces batailles. Alors forcément, comme les parlementaires sont mesquins, ils refusent de financer les petites escapades martiales de Charles qui en plus n’arrive même pas à les battre, ces hollandais récalcitrants. La dessus, voilà-t-il pas que son frère et héritier, le petit James décide de faire son intéressant et de se convertir au catholicisme. Les députés prennent peur, ciel un infidèle, et veulent l’empêcher d’accéder au trône. Ça énerve Charles qui défend son petit frère et paf, il dissout le parlement…ça sent légèrement le remake du règne de Charles I tout ça, sauf qu’il n’y a pas de grincheux à la Cromwell en vue et que Charles II est très populaire.

Les arts et les lettres fleurissent, mais ça n’a rien à voir avec une poussée d’acné. La science aussi, youpidoo, tout va bien en Angleterre. Pendant que Charles II collectionne les maîtresses et les guerres, les anglais continuent à s’amuser. J’irais même jusqu’à dire qu’il y a une chaude ambiance surtout à Londres, vers 1666. Après qu’une épidémie de peste frappe la ville, voilà qu’entre le 2 et le 6 septembre 1666, Londres brûle, littéralement. En même temps, la chaleur assèche les boutons ( de peste donc…je vais vomir). Le great fire of London ravage la ville pendant 4 jours. Il aurait commencé dans la bakery, une sorte de boulangerie pâtisserie d’un certain Thomas Faryner dans la bien nommée Pudding Lane. La majorité des bâtiments londoniens à l’époque sont en bois et le feu gagne vite. La légende veut qu’il n’y ait eu aucune victime…la légende est bien gentille, mais elle est aussi légèrement de mauvaise foi. Cela dit, les victimes n’ont effectivement pas succombé directement dans l’incendie. Non, elles ont été lynchées par la population, parce qu’une rumeur s’est répandue encore plus vite que les flammes accusant les étrangers en général d’être les incendiaires. Après, savoir exactement combien sont morts…on n’allait pas compter quand même, c’était des étrangers ! D’ailleurs ça ne vaut toujours pas la peine d’en parler, même aujourd’hui, the great fire of London et son absence de victimes (on se comprend, de victimes qui comptent, anglaises quoi) est passé à la postérité comme un grand moment de résilience nationale et patriotique, sortez les trompettes et dégagez les étrangers. C’est curieux, mais j’ai comme des nausées d’un coup…on va vite passé à la suite, comme Charles II qui a profité de la catastrophe pour ordonner la reconstruction d’une Londres pimpante, élégante bien plus avenante qu’avant, telle qu’on la connaît aujourd’hui. Cet incendie, c’est carrément une aubaine pour Charles qui peut façonner sa capitale comme il veut et continuer à s’amuser.

Mais tout à une fin, y compris notre ami Charlie, qui meurt en 1685. Son frère James lui succède, avec le numéro 2 aussi, c’est pratique. Vous vous souvenez, James, celui qui s’est converti au catholicisme ? Le parlement avait peur que ça pose problème ? Ben, le parlement n’avait pas tort.

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Apprendre moyennement l’histoire anglaise en s’amusant, épisode 22

J’ai décidé, dans l’espoir de détendre l’atmosphère à ma petite échelle en cette période bizarre, de massacrer l’histoire de l’Angleterre, sans aucune compétence ni prétention autre que celle de faire rire un peu. Résumé de l’épisode précédent: avec un sens de l’anticipation et une logique pétaradante qui seront reprises des siècles plus tard par les brexiters, les députés anglais se débarrassent du roi Charles I parce qu’ils le trouvent trop autoritaire pour le remplacer par un dictateur hystérique qui s’arroge aussitôt les pleins pouvoirs. Ça s’appelle se couvrir de ridicule, comme les abrutis qui voteront pour le brexit parce qu’ils ne veulent pas je cite « que des bureaucrates non élus »les gouvernent et qui aujourd’hui se retrouvent avec Cummings, un bureaucrate non élu qui dirige le pays en « conseillant » sa marionnette Johnson. Bref, avant Cummings, les anglais ont donné le pouvoir par étourderie aussi à Cromwell, et je n’ai absolument aucune honte à faire ce genre de comparaison, au contraire. Vous avez vu la tête du conseiller spécial et celle du lord protector? C’est le même air bienveillant et amical…enfin bref, là, on va parler de Cromwell.

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Je ne veux pas insister lourdement, mais Cromwell a quand même réussi à prendre le pouvoir absolu en profitant d’une révolte contre…le pouvoir absolu ! Déjà, c’était un visionnaire puisqu’on voit bien sur tous ses portraits qu’il avait un mullet, la coiffure favorite des footballeurs des années 80. En plein 17 eme siècle, il faut le faire! Sinon, il faut bien le dire, il était moyennement guilleret.
Je tiens à préciser de suite pour les admirateurs éventuels du petit Ollie (pour les intimes, parce Oliver Cromwell Lord protector of England, ça fait quand même trop protocolaire, on est entre nous) que je ne suis pas fan du personnage. J’ai vécu à Drogheda en Irlande, juste en face du site de la riante bataille de la Boyne où les fans à retardement de Cromwell ont massacré des centaines de personnes. J’ai ensuite habité à Colchester, à côté du site de la joyeuse bataille de Boxted citée précédemment, où Cromwell lui-même a fait massacré des centaines de personnes. Bref, comme ça, a priori, j’aurais tendance à dire qu’il était plutôt verser dans le massacre (de centaines de personnes) que la confection de fairy cake, la broderie ou le bilboquet.


Ollie est né en 1599 dans le Cambridgeshire, et est allé à l’université de Cambridge, d’où on peut en conclure qu’il n’a pas dû faire beaucoup de soirées étudiantes, vu qu’il habitait encore chez papa et maman. Espèce de petit Tanguy. C’est peut-être pour ça qu’il était aussi revêche par la suite? On ne fait pas sa crise d’adolescence à 15 ans, et après, on pique une crise à 30 ans et on massacre des milliers de personnes (ben oui, à force de massacrer des centaines d’un coup, ça s’additionne, et ça finit par faire beaucoup). C’est pas malin. Ou alors, c’est l’inverse, il a trop fait la fête et abusé de substances rigolotes, parce que voilà-t-il pas quand 1630, il se tape une grande crise mystique et décide qu’il est envoyé par Dieu pour faire des tas de trucs sympas (au hasard massacrer des milliers de personnes).


Cromwell, qui était député (déjà à l’époque, il suffisait de dire qu’on avait des relations pour se faire élire, du style, coucou, je suis l’envoyé de Dieu, arrêtez de vous amuser bêtement et votez pour moi) a profité de la guerre civile pour massacrer…bon d’accord, je me répète. Les malheureux supporters de Cromwell ont du être contents: ils ont réussi à se débarrasser d’un roi aspirant au tyrannisme tout ça pour se retrouver avec un despote qui riait uniquement quand il se coinçait la barbiche dans son pupitre à l’église ou quand il arrivait à battre son record de tués en une seule journée. Non seulement Ollie s’attribut les pleins pouvoirs mais il décide d’un grand virage puritain (et massacre tous ceux qui ne sont pas d’accord avec lui. Non, ce n’est pas moi qui me répète , c’est Cromwell qui fait toujours la même chose. Pour quelqu’un qui affirme que Dieu lui a parlé en direct avec son portable, Ollie n’a aucune imagination). Il a même refusé de devenir roi, non pas pour être sympa, mais par ce que ça aurait restreint ses pouvoirs face au parlement. Cela dit, il faut lui reconnaître le mérite d’avoir établi la liberté de culte, catholiques et juifs lui en sont reconnaissants. Au moins, si ils se faisaient massacrés, ils avaient la consolation d’être sûrs que c’était pour leur opposition politique éventuelle à Cromwell, pas pour leur religion. C’est toujours un réconfort, quand on se fait découper en morceau, de savoir que ce n’est pas pour de bêtes raisons d’intolérance religieuse, non?


En même temps, vu comme on s’éclate en Angleterre pendant le règle de terreur de Cromwell, on peut comprendre que certains préfèrent carrément se faire massacrer. Emporté par sa gaité naturelle, Cromwell interdit les fêtes de noël et d’halloween, mais aussi le théâtre, le sport sous toutes ses formes, la musique y compris les hymnes religieux…les anglais n’ont plus le droit de se maquiller, ni de manger chaud le dimanche, mais je ne pense pas que ce soit lié. Le type qui maquille son poulet rôti chaud avant de le manger en chantant et en courant (pour le côté sportif) le jour de noël, clairement, ce n’est pas un fou mais un opposant politique. Je ne vois que ça. Quand à celui qui embrasse une citrouille pour Halloween sur une scène, c’est un dangereux terroriste, puisqu’on n’a plus le droit non plus aux embarrassades en public ni bien sûr de jurer et que toute forme d’amusement quelqu’elle soit est interdite. Qu’est- ce qu’on rit.

Cromwell est mort en 1658. Son fils a été nommé pour le remplacer, mais lui préférait sûrement la broderie ou le bilboquet. Ça l’a rapidement ennuyé, et il est vite parti à la retraite en France, en laissant la monarchie reprendre son cours en 1660. Les anglais ont tellement rigolé sous le règne de Ollie, que son cadavre a été déterré et pendu…

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Sunny Monday #23

Nouveau mois, nouveau thème pour le défi de Bernie. En juin, on passe à l’outre-mer…j’ai choisi la couleur plutôt que la géographie, mais j’ai aussi du soleil et la mer! Je vous amène à Getxo, au pays basque avec un avant goût de vacances.

Prenez bien soin de vous!

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Projet 52: la vie en rose

Pour le thème choisi cette semaine par Ma’, je vous amène dans un petit village du Périgord, superbement décoré pour les fêtes. J’adore cette ambiance qui me rappelle mon enfance. Et puis, c’est quand même plus joli que de bêtes décorations en plastique…

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