On est toujours en plein outre mer pour le défi de Bernie. On parle de la couleur bien sûr, mais j’ai décidé d’une interprétation maritime, pour coller doublement au thème. Après l’Atlantique, la Manche, et le Pacifique, voilà la Méditerranée, à Cartagena, en Espagne. La couleur y est…
Cette semaine, j’ai beaucoup hésité avant de trouver une photo pour le thème proposé par Ma. J’aurais bien voulu trouver autre chose que des marches d’escalier mais il n’y avait rien dans nos archives… J’ai décidé de me rabattre sur des marches connues, mais je ne savais pas lesquelles. Finalement, c’est Marichéri qui a choisi, probablement pour me narguer, parce que si lui les a montées, ces marches du Lincoln Mémorial, moi pas! J’attends toujours qu’il m’amène à Washington avec lui et en ce moment, c’est pas gagné. Ces marches sont aussi très symboliques et d’actualité, c’est peut-être plutôt pour ça qu’il a opté pour cette photo…
Youpidoo!!!! Dernière journée d’école à la maison, je suis joie! Bon, c’est toujours chargé aujourd’hui et c’est aussi pour ça que je suis encore en retard pour les états d’esprit (initiés par ma copine Zenopia), mais ça se termine. Par contre, il faudra que je trouve une autre excuse la semaine proche….
Fatigue: ahaha, même pas peur de me relever à l’aube pour amener les enfants à l’école.
Humeur: freedoooom!
Condition physique: je m’entraîne à sauter pour essayer d’attraper des cerises.
Esprit: libéré!
Boulot: bon là par contre, plus aucune excuse pour procrastiner….
Culture: alors donc, on finit l’école à la maison en fanfare. Aujourd’hui, c’est étude de texte de l’appel du 18 juin, géométrie euclidienne, Shakespeare et l’anatomie des escargots. Qui sont rigolos.
Avis perso: je n’ai pas du tout apprécié la communication du collège sur la reprise. Libre au directeur d’avoir les opinions syndicales qu’il veut, mais un, les parents d’élèves n’ont par forcément les mêmes et n’ont à les subir et de deux, je ne crois pas que c’était vraiment le support pour les exprimer. Surtout que ça fait complètement tâche à côté des communications très sobres et professionnelles du lycée et du primaire (alors que c’est le même groupe scolaire)…sérieusement, quand on confie ses gamins à quelqu’un, ça rassure moyennement de le voir tenir un discours hystérique, quelque soit la légitimité ou non de ses opinions. Surtout qu’il pouvait faire passer exactement les mêmes idées mais calmement, ça aurait été plus efficace. Alors que là, on se demande ce qu’il a bu et/ou fumé quelle mouche l’a piqué.
Message perso: on remet ça à septembre!
Loulous: On n’a jamais autant vu L’Ado depuis qu’il est rentré, que cette semaine. Il sort de son antre, il vit pratiquement dans le salon, avec nous. Enfin, avec la télé, et donc le foot, mais ça fait quand même plaisir de le croiser en dehors des repas. GeekAdo fait râler MangaGirl: les cours ne reprennent pas au lycée! Il est hilare, elle est en rage. PrincesseChipie par contre est en transe, on aurait cru que c’était noël quand l’email du collège est arrivé, tellement elle était heureuse. Elle a besoin de l’adoration des profs en live, elle a besoin d’être notée, d’être validée, et de revoir ses copines aussi un peu…WizzBoy est tout content aussi, alors que ce n’était pas gagné au départ. Finalement, il a hâte de revoir la maîtresse et les copains, il est même déçu de ne repartir à l’école que pour une semaine et demi (c’est privé, ils s’arrêtent le 30 juin, c’était déjà prévu depuis septembre).
Divers: je ne veux mettre la pression sur personne, ce n’est pas mon style, mais il devrait faire beau et chaud la semaine prochaine…
Amitié: il va falloir attendre encore pour se voir, mais on y croit.
Love: il va pouvoir faire le school run tous les jours…ça tombe bien, il y a une pâtisserie à côté de l’école. Il sera bien obligé d’aller chercher du goûter pour soutenir les efforts scolaires de ses enfants, non?
Penser à : refaire les cartes de bus scolaires…alors qu’il n’y en a pas en ce moment.
Course: évènement dans tout le village hier, j’ai oublié mes fraises au marché. Le temps que je m’en rende compte et que je reparte les chercher, j’avais déjà reçu deux appels pour m’avertir. J’ai interrompu les préparatifs d’une expédition groupée qui se montait sur la place pour venir m’amener mes fraises quand j’ai déboulé pour venir les récupérer, accueillie à grands cris par la foule soulagée (les jours de marché, c’est animé, il y avait au moins 5 ou 6 personnes sur la place, en même temps, carrément. Une vraie cohue digne d’une mégalopole). J’ai une vie trépidante. A l’image de tout le village visiblement…
Sortie: j’intrigue pour traîner Marichéri chez le brocanteur qui vient de réouvrir. J’ai des idées déco, d’ailleurs j’ai ressorti la ponceuse…
Envie de: cerises accessibles sans échafaudage. C’est frustrant quand même, les oiseaux nous narguent à s’empiffrer de nos cerises sans qu’on puisse les atteindre.
…Ou des gros beaufs, aussi connue sous le nom de fête des pères (je précise que je n’ai rien contre les bûcherons- même si j’ai un côté Idéfix, je n’aime pas qu’on coupe les arbres- c’est pour l’image). Il n’y a pas de raison que je ne pique pas une colère contre le sexisme de la fête des pères comme je l’ai fait avec la fête des mères, c’est la même chose. Les gens du marketing ont dû avoir une enfance très difficile pour en vouloir autant à leurs parents. Ou ils sont juste paresseux, sexistes et incompétents. C’est une possibilité…
Recherche Google un peu plus longue que pour la fête des mères, mais à peine
Alors donc, pendant que les mamans sont des boniches débiles juste bonnes à faire le ménage, à bouffer et la lessive, les papas des publicités sont des espèces de néandertaliens bas du front, avec un demi neurone en état de marche qui leur sert juste à ne pas confondre leur tronçonneuse termo nucléaire avec leur canne à pêche avec wifi intégré. Ou un truc comme ça. Parce que bien sûr, les papas sont tous alcooliques (vu les hectolitres de bières qu’ils ont l’air d’ingurgiter selon les pubs), illettrés (vous avez déjà vu une pub de fête des pères pour un bouquin?), obsédés du bricolage, voire obsédés tout court d’ailleurs, sportifs de canapé, et infoutus de faire quoique ce soit d’un tantinet culturel. Je ne parle même pas de passer l’aspirateur ou de s’intéresser non pas au bien-être, mais au moins à la survie de leurs gosses, faut pas rigoler. Homer Simpson, à côté de ces caricatures de pauvres géniteurs dégénérés, c’est un poète, propre sur lui en plus. Non mais c’est quoi ces clichés immondes? C’est tout aussi dégradant que les pubs de fête des mères!
Sérieusement, qu’est-ce qui a pu provoquer cette haine pour leurs semblables chez les publicitaires? Ils cherchent à se venger de quoi, exactement? A un moment il faudrait peut-être consulter, ce n’est pas normal de détester ses parents comme ça. C’est aussi complètement contre productif d’insulter sa cible, vous croyez vraiment que ça donne envie, votre scie sauteuse, si on doit absolument être un macho lobotomisé pour s’en servir? Sans compter que peut-être, éventuellement, on peut imaginer qu’il existe un homme, quelque part, qui a des gamins et qui pourtant ne rêve pas de recevoir une scie sauteuse pour la fête des pères (ou pour n’importe quelle autre occasion) et qui préférera un trombone à coulisse, une encyclopédie, ou un bouquet de fleurs. Je dis ça comme ça. Je ne parle même pas des familles monoparentales et homoparentales, dont les commerciaux n’ont visiblement jamais entendu parler…il n’y a à pas à dire la famille et le couple selon les publicitaires, ça fait rêver. Ou pas.
Ça commence à me fatiguer, ces fêtes des mères, des pères, et surtout du sexisme étalé à toutes les sauces….tiens, juste pour faire exploser le cerveau des publicitaires, la dernière fois que Marichéri et moi avons commandé une bière et un jus d’orange en terrasse, le serveur s’est trompé aussi: le grand barbu de 6m08, là, ne boit jamais d’alcool et encore moins de bière. Et toc (je déteste la bière, mais je fais une exception pour la corona en souvenir du Mexique). Marichéri méprise les barbecues et n’a aucun intérêt pour les pneus. Par contre, il est incollable sur les mérites de la centrale vapeur. Vu que c’est lui qui l’utilise. Mais si on lui en offre une, il la balancera à la gueule de l’inconscient qui a osé. Pareil pour une tronçonneuse d’ailleurs. Non mais.
J’ai décidé, dans l’espoir de détendre l’atmosphère à ma petite échelle en cette période bizarre, de massacrer l’histoire de l’Angleterre, sans aucune compétence ni prétention autre que celle de faire rire un peu. Je vais d’ailleurs arrêter bientôt, non pas que j’ai épuisé le sujet, mais on est tout deconfiné ou presque. En attendant, résumé de l’épisode précédent: des tas de George, plus ou moins anglophone, plus ou moins sains d’esprit, plus ou moins débauchés, se succèdent à la tête de l’angleterre sans servir à rien d’autre qu’amuser la galerie. Pendant ce temps, les anglais vaquent à leurs occupations, et ils sont débordés.
Pendant le règne des Georges, on s’amuse donc comme des petits fous, surtout en Écosse et en Irlande. Les écossais tentent de remettre un Stuart, James III sur le trône dès 1708. À part donner le nom de Jacobites, qui est très amusant, cette première tentative ne produit rien. Mais les écossais persistent et c’est pas malin puisqu’ils sont battus à plate couture à la bataille de Perth en 1715. Même les anglais commencent à en avoir marre de leurs bagarres incessantes, c’est dire si ils sont pénibles à ne pas vouloir se tenir tranquilles, ces écossais, voilà que même les anglais ne veulent plus jouer avec eux. Westminster promeut une loi destinée à désarmer les écossais, parce que c’est sûr, ça va les convaincre d’arrêter de se révolter. Ça marche tellement que paf, en 1719, les écossais se rebellent à nouveau. Cette fois, les anglais répliquent à coup de maçonneries, ça change, et commencent à construire des postes militaires de partout, ça va bien comme ça, pourquoi ils ne se laissent pas envahir tranquillement, ces écossais ? Le fils de James, le petit Bonnie Prince Charles prend la suite de son papa en 1745, avec l’aide des français qui ne vont quand même pas louper une occasion de taquiner leurs amis anglais. C’est parti pour une série de batailles sanglantes des deux côtés de la frontière, dans la joie et la bonne humeur et les représailles. Les anglais étant connus pour leur fair play, ils n’hésitent pas à mettre l’Écosse à genoux après la défaite des jacobites. La population n’en peut plus et accepte enfin sans trop renâcler l’act of union qui dissout l’Écosse dans le Royaume-Uni. Mais avec la paix, la prospérité arrive. Toute une nouvelle classe intellectuelle écossaise naît et elle va renforcer l’idée de nation écossaise et d’indépendantisme telle qu’elle existe aujourd’hui, avec Hume, Walter Scott, et des scientifiques comme James Watt ou William Cullen. Bref, en s’assurant la paix au dix-huitième, les anglais ont aidé à poser les bases des revendications écossaises de maintenant. Ça leur apprendra, tiens…
En tout cas, les petites péripéties des anglais en Écosse montrent bien que c’est le parlement anglais, Westminster qui décide et pas le roi. Les George successifs sont déjà plus ou moins décoratifs, comme Lizzie, pas plus. Les députés de la majorité parlementaire gouvernent, eux. L’homme fort de la période n’est pas un george, mais un Robert. Robert Walpole, député du Norfolk élu en 1701, est à la fois ministre des finances et leader de la chambre quand George II, qui se rend bien compte que c’est Rob le vrai chef, lui donne le 10 Downing Street en 1727. Walpole refuse mais en fait la résidence officielle du chef du gouvernement, c’est à dire lui. Sauf que comme ce n’est pas à lui personnellement, il peut toujours le faire entretenir par l’état. C’est un petit malin, ce Rob. Le titre de premier ministre n’existe pas encore mais c’est bien Walpole qui commande. Après Walpole, les Pitts père et fils deviennent successivement premier ministre, leur parti à tous les 3, les whigs reste au pouvoir jusqu’en 1806.
Pendant ce temps, la société géorgienne poursuit sur sa lancée du siècle précédent. Il y a une tripotée de scientifiques, de philosophes et d’auteurs anglais, de Jonathan Swift à Jane Austen en passant par Pope, qui ne feront rien qu’à embeter les écoliers anglais deux siècles plus tard. On voit aussi la naissance de la satyre et de l’humour britannique tel qu’on le connaît aujourd’hui. Ça doit être pour ça que j’ai une certaine faiblesse pour cette période…Les journaux fleurissent, à commencer par le vénérable Times, qui ne donnait pas encore dans la propagande, c’est l’essor des clubs de gentlemen, du cricket, de tout ce qui représente l’Angleterre dans l’imaginaire si peu imaginatif populaire. Les explorateurs anglais parcourent le monde et commencent à voler tout ce qu’ils trouvent remplir les musées. Les anglais étendent leur empire, commercent avec le monde entier à travers notamment la East India Company, et s’en mettent plein les poches au détriment des populations locales. La banque d’Angleterre émet les premiers billet de 10 livres en 1759, la bourse flambe, grâce entre autre au commerce des esclaves…ça ne choque absolument personne au départ. C’est le début du Rule Britannia qui donne des vapeurs nostalgiques aux brexiters aujourd’hui. L’Inde et le Canada deviennent des colonies.
Bon par contre, les français se vengent d’avoir perdu leurs territoires américains en allant aider Washington et ses petits copain à flanquer les anglais dehors. Ça ne les amuse pas du tout. La guerre d’indépendance américaine démarre en 1776 après la déclaration du 4 juillet de Washington. Les anglais se vexent, qu’est-ce que que ces ploucs qui refusent de nous verser des taxes prohibitives et de faire ce qu’on leur dit en la fermant ? Ils vivent très mal de perdre l’Amérique. D’ailleurs, ils continuent encore jusqu’en 1814 à essayer sporadiquement de recolonised les États Unis, en pure perte.
La vie en Angleterre continue, les riches, la grande bourgeoisie enrichie par le commerce et la révolution industrielle naissante et les nobles s’amusent bien à Bath et dans les autres villes thermales. Les gens commencent à quitter leur campagne pour aller s’entasser dans les villes en pleine expansion et industrialisation, dans des conditions de vie catastrophiques. Germinal à côté, c’est des vacances au spa. Ça ne loupe pas, pour tenir le coup et se distraire un peu, le bon peuple profite du seul loisir à disposition : l’alcool en général et le gin en particulier. Les esprits s’échauffent Des révoltes ouvrières éclatent, réprimées aussitôt. L’état ne rigole pas avec l’ordre public et on peut être condamné à mort pour plus de 200 infractions, dont voler un mouton, ou n’importe quoi valant plus de 5 shillings. Les criminels qui échappent aux forces de l’ordre comme Jack Shepard ou James McLaine deviennent des célébrités populaires. La classe dirigeante qui s’amuse bien entre elle finit pas s’inquiéter des soubresauts du peuple et de ce qu’elle voit comme un manque de moralité. Résultat, paf on se tape un revival du puritanisme pur et dur façon Cromwell. Enfin bref la vie suit son cours, tranquille ou presque.. et voilà-t-il pas que les copains de longue date des anglais, ceux sur qui ils ont toujours compté depuis des siècles pour jouer à se chamailler, piquent une crise et font une révolution. Et attention, pas la petite révolution tranquille à l’anglaise, une vrai de vraie avec guillotinés et tout ça. Les anglais ne s’y attendaient pas. Quelle mouche a bien pu piquer les français ? Il ne s’agirait pas que ce soit contagieux, leurs petites affaires…
J’ai décidé, dans l’espoir de détendre l’atmosphère à ma petite échelle en cette période bizarre, de massacrer l’histoire de l’Angleterre, sans aucune compétence ni prétention autre que celle de faire rire un peu. Je vais d’ailleurs arrêter bientôt, non pas que j’ai épuisé le sujet, mais on est tout deconfiné ou presque. En attendant, résumé de l’épisode précédent: on attaque le dix huitième, et ça va être busy…je ne parle pas que de la vie sentimentale des George qui se succèdent par inadvertance sur le trône (c’est une image).
Son fils, originalement nommé George et tout aussi allemand lui succède en 1727. Non seulement c’est le dernier roi britannique a être né à l’étranger (j’en ris encore, sans compter que jusqu’à 4 ans, il ne parle pas un mot d’anglais alors qu’il maitrise parfaitement le français) mais c’est le premier à soutenir de manière tout à fait originale, l’opposition au parlement. L’opposition à son propre gouvernement donc, c’est dire si il avait tout compris et si dès le début du dix-huitième siècle, les monarques britanniques ne servaient à rien à part le côté décoratif pendant que le parlement bossait, lui. A part ça, George II n’a aucun intérêt. On enchaine avec, vous allez rire, George III en 1760 et là, il va y avoir du sport. Le petit George a 22 ans quand il succède à son grand père. Il est très fier d’être né en Angleterre à la difference de ses prédécesseurs. Il est bien brave, bien gentil, bien protestant, bien fidèle à sa femme la reine Charlotte, pas contrariant du tout avec le parlement…c’est d’un ennui mortel. Et puis, lui-même se lasse d’être aussi lisse et terne, il décide de devenir fou et ça met de suite une autre ambiance.
Même si il ne sert à rien, un roi fou, ça fait désordre, on confie donc la régence à son fils futur George IV de 1811 à 1820 (période connue de façon tout à fait originale sous le nom de Regency, mais avec une majuscule qui a donné son nom à des styles architecturaux, mobiliers, picturaux, et même vestimentaires tout à la fois, c’est dire si on s’est éclaté). Les avis sont partagés, certains voient en George un patron des arts, un gentleman élégant et primesautier qui a fait beaucoup pour le développement de diverses industries (les tripots, les maisons closes…) d’autres pensent que c’était un débauché hystérique, paresseux et irresponsable. George commence fort en épousant en cachette une catholique, deux fois divorcée et même pas noble, Maria Fitzherbert en 1785 (un peu comme si William avait épousé une grande prêtresse druidique, boutonneuse et à l’haleine fétide en secret…). Pas de chance, le mariage est illégal. C’est ballot. Comme ça fait désordre, George se décide, par pure bonté d’âme, à se débarrasser de Maria (qu’il trompe avec tout ce qui bouge) en 1787. Vraiment, c’est pour faire plaisir. Mais bon, si le parlement veut le remercier pour son dévouement admirable, il a deux ou trois petites dettes qui traînent. Ce n’est pas qu’il mène une vie de débauche onéreuse, mais vous savez ce que c’est, ma bonne dame, de nos jours avec £10 000, on n’a plus rien. D’ailleurs, sa petite masure, Carlton House tombe en ruine, il faudrait aussi la retaper. Bref, le parlement lui verse les modestes sommes de £161 000 et £60 000 soit en monnaie actuelle, presque £25 000 000. Voila. Il savait vivre quand même, George. 25 millions de dettes à lui tout seul, comme ça, à 25 ans…quand on pense qu’on nous ennuie avec les prêts étudiants!
George continue à profiter de la vie tenir son rang. Il a des tripotées de maîtresses (des actrices, les épouses de ses copains, n’importe qui passant à proximité, franchement ce n’est pas un prince sectaire), les scandales se multiplient. En 1795, en grand sportif, il bat son précédent record de dettes et atteint la somme vertigineuse de 65 millions de nos livres actuelles. Le parlement paie encore mais l’oblige à épouser une princesse protestante de bonne famille, Caroline de Brunswick. Il ne change pas d’hygiène de vie pour autant. Ça tombe bien, probablement par soucis d’intégration et pour s’adapter aux coutumes locales, Caroline fait pareil et enchaîne les scandales à coup d’amants et de dettes de jeux…elle finit même par faire ses valises et repartir. Franchement, pourquoi les tabloids nous ont ennuyé avec Charles et Diana, c’était de la rigolade!
Pendant la régence, George se charge des affaires publiques principalement en n’y mettant pas son nez et en laissant le parlement se débrouiller tout seul. Il faut avoir des priorités dans la vie, il est déjà occupé à faire la fête, il ne peut pas être partout. Pour Napoléon, les impôts et toutes ces sortes de choses ennuyeuses, voyez avec le premier ministre, on ne va pas le payer à rien faire celui là, il faut bien qu’il serve à quelque chose. George continuera à appliquer cette méthode de gouvernement remarquable une fois roi. Caroline essaie aussi de revenir faire sa reine, mais il ne veut rien savoir et l’envoie promener.
Il meurt en 1830 obèse, alcoolique avec la goutte, couvert de maîtresses, de dettes et d’ulcères et probablement avec des pellicules et le cheveux gras, mais heureux et en ayant donner son nom à un style d’ameublement, une mode vestimentaire bizarre (c’est moi, ou ça fait chemise de nuit?) et une bonne centaine de pubs….je ne sais pas vous, mais je trouve que Harry serait tout à fait compétent pour reprendre le job!
On est toujours en bleu outremer pour le rendez-vous de Bernie et je vous y amène vraiment cette fois. Outre mer, je veux dire, en tout cas outre océan, et même outre Atlantique. Non, on ne va pas aux États Unis, mais au Mexique, et l’océan sur la photo (floue, mais elle date de mes années d’étudiante, il y a …. un certain nombre d’années!) n’est pas l’Atlantique, mais le Pacifique. C’est à Acapulco et au petit matin, avant que les hordes de touristes arrivent. Je garde un assez mauvais souvenir d’Acapulco, ça n’a aucun intérêt, mais ça impressionne Wizzboy quand je lui montre, photo à l’appui, que j’ai vu le Pacifique. Et puis, on est bien dans le thème, non?
J’aurais pu simplement mettre une photo de notre jardin (et de nos fouilles), mais quand j’ai vu le thème choisi cette semaine par Ma’, j’ai de suite pensé à Villandry, qu’on a visité l’été dernier. Niveau jardin, je crois qu’on fait difficilement mieux…si ça vous intéresse, j’en ai déjà parlé ici.
Ca devient de pire en pire niveau retard pour les états d’esprit (initiés par ma copine Zenopia), mais on est toujours englué dans l’école à la maison (les enfants ne sont pas soudainement devenus prioritaires en une semaine. C’est dommage…). Ce matin, c’était les énergies fossiles, le médecin malgré lui, l’existentialisme et, je cite Wizzboy, les cacas de dinosaures. Youpidoo.
Fatigue: pas plus que ça…sauf donc une lassitude de plus en plus envahissante. Non parce que là, j’en suis à me demander si Dali aurait peint une crotte de dinosaure enflammée pour faire tourner une turbine pour actionner un stéthoscope géant. Clairement, je fatigue…
Humeur: voir au dessus…beuh.
Condition physique: humide. Rhaaa, c’est quand l’été?
Esprit: ou alors, Moliere aurait-il pu écrire une pièce existentialiste sur un puit pétrole qui a des problèmes intestinaux? Non?
Estomac: surveille attentivement l’évolution du potager des enfants. On a déjà récolté plusieurs salades, c’est la première fois que Wizzboy en mange avec enthousiasme!
Boulot: ça procrastine toujours mais il y a un progrès.
Culture: je cherche désespérément des idées de sorties culturelles…c’est pas gagné. Je n’arrive qu’à trouver des visites guidées, impossible à faire avec Wizzboy qui pete un plomb en 5 minutes si il ne peut pas gambader librement, et surtout, surtout, limitées en nombres. C’est pour combien de personnes? Sept. Ah désolé, il va falloir faire deux groupes, une famille à la fois. Ben justement, on est une famille à la fois! Pfff…
Avis perso: bon ça suffit comme ça, qui est responsable de la météo ici? J’ai des choses à lui dire. Non mais.
Message perso: à la petasse charmante dame qui a failli tourné de l’œil et n’a pas du tout cherché à cacher sa très grande désapprobation, au contraire, en croisant mon parapluie vaches et moi au marché, et je dis ça du fond du cœur: fuck off.
Loulous: L’Ado s’est religieusement planté devant la télé hier soir, on a été surpris de le voir sortir comme ça de son antre: la liga, le foot espagnol a repris. GeekAdo barre avec joie les matières au fur et à mesure que les cours vidéo s’arrêtent: plus de philo, plus de SVT, plus de sport, bientôt plus d’espagnol. Du coup, ça libère des horaires pour les maths et la physique. Quel boute en train. MangaGirl, qui je le rappelle a pris toutes les options artistiques possibles, a dû écrire une chanson sur le confinement. Qui rime donc avec ligament. Voilà. C’est dire son niveau d’inspiration, d’ailleurs pour l’année prochaine, elle ne garde que arts plastiques. PrincesseChipie est désespérée, son conseil de classe a eu lieu, le prof principal a tenu à m’appeler pour me dire qu’il n’y a vraiment aucune raison qu’elle retourne en cours avant les vacances, même si une place se libère. Elle est très déçue. A mon avis, les profs n’en peuvent plus, elle les épuise même à distance. D’ailleurs ce matin, elle était la seule en zoom avec sa prof de math. Et elle a râlé quand la pauvre femme a proposé de finir plus tôt. Wizzboy est très déçu, finalement le foot n’a pas encore repris, à cause de la météo. Par contre, si il veut se mettre au water-polo ou aux bains de boue…
Amitié: on croise toujours les doigts pour août.
Love: il est toujours aussi fan du télétravail. Par contre, sa réputation assez stricte en a pris un coup depuis que Marcel fait des apparitions surprises sur l’écran, en pleine vidéoconférence. Ce chat veut aider et voilà, il se fait éjecter du bureau…
Penser à : fermer la porte du bureau.
Sortie: voir culture. On songe à des balades dans des lieux ouverts, mais on en revient au problème de la météo.
Courses: Wizzboy est très content d’avoir repris ses tournées des commerces locaux. Il est revenu de nos courses avec quatre pains au lait, deux chorizos, un saucisson et un ananas en plus. C’est bien simple, il va bientôt me falloir un sac pour les courses et un sac pour les cadeaux qu’on lui fait. Je suis un peu gênée mais il ne voit pas le problème: c’est parce que je fais mon sourire mignon, les gens croivent que je suis mignon. Ahaha. A mon avis, les sommes démentielles que je dépense pour nourrir toute la troupe aident aussi, mais bon…
Je râle souvent après les RS et les tripotées de trolls divers qu’on y croise. Mais il n’y a pas que ça. Les RS peuvent parfois conduire à des rencontres IRL. Depuis je blogue, j’ai pu comme ça découvrir « en vrai » des personnes que je lis ou qui me lisent, et certaines sont devenues des amies (coucou Zenopia/Cécile!). Bref, à force de poster des photos de nos travaux et trouvailles dans le jardin, j’ai été contactée par quelqu’un qui me suit depuis des années, et qui m’a aimablement proposé de venir détectorer chez nous (je précise que ce billet est écrit avec son accord bien sûr). Ça veut dire passer un détecteur de métaux, et hop, ça commence bien, j’ai appris un nouveau mot (« détectoriste », qui lui, existe vraiment), j’étais déjà enchantée.
Wizzboy était ravi. Il nous a saoulé pendant trois jours. Il y a un monsieur qui va venir inspecter le jardin. C’est un monsieur qui nous connaît mais qui nous connaît pas en vrai! Tout de suite, ça sent le mystère, le gamin trépignait d’impatience. Résultat, sous prétexte que c’était l’heure de son dessin animé préféré du moment, et qu’il se gelait dehors (bon là, j’avoue, c’est quoi cette météo ?!?…), il s’est rapidement désintéressé et il est rentré. Par contre, les filles et GeekAdo sont venus voir, mais timidement: c’est quelqu’un qui lit les petites histoires de maman….il a entendu parler de nous….bref, ils n’étaient pas rassurés, mais ça n’a pas empêché GeeKado d’attaquer énergiquement à la pelle la moindre motte de terre qui bippait. Bon soyons clair, la récolte n’a pas été extraordinaire, c’est le moins qu’on puisse dire. Mais même Marichéri s’est pris au jeu, on a tous trouvé ça captivant, en plus d’avoir rencontré quelqu’un de sympa. Et on garde précieusement les trouvailles de notre nouvel ami détectoriste.
Wizzboy qui est ressorti au bout d’un moment, armé d’un gâteau parce que bon, ça a quand même l’air intéressant, si même papa est sorti de son bureau, a résumé la chose le lendemain en zoom, avec sa maîtresse: « il y a un vrai chasseur de trésor qui est très gentil et qui est venu chez nous, ça s’appelle un detectoriste. Il avait une sorte de truc comme un aspirateur mais c’est pas ça, avec un petit écran et ça fait tut tut quand on le promène dans le jardin et c’est pour trouver des trucs de métal qui sont enterrés dessous. On a trouvé un anneau, des trucs qu’on sait pas ce que c’est, des trucs que papa a dit que c’était des bouts de trucs qui on brûlait dans les bombes pendant la guerre, avec un nom bizarre comme sneuphchzeuh ou un truc comme ça, et des autres trucs, mais pas de trésor. Mais c’était fun! ». Exactement, c’était fun (sinon, le prochain qui dit truc, je le mords). On n’a pas tous les jours la chance de voir un détectoriste en action, surtout quand il prend le temps de nous expliquer.
Bref, on est très content, même si on n’a absolument pas percé le mystère de tous les murs dans le jardin. Au contraire, puisqu’on en a trouvé un nouveau…du coup notre nouvel ami revient, accompagné d’un spécialiste la semaine prochaine. Comme quoi, les RS ont parfois du bon.