Mardi tourisme: Exeter Cathedral

Comme il y a longtemps qu’on n’est pas allé faire un petit tour en Angleterre, je vous amène à Exeter, charmante ville médiévale en plein milieu du Devon, au sud ouest du pays (c’est juste au dessus des Cornouailles). Je vous propose de revoir sa magnifique cathédrale gothique, qui m’avait enthousiasmée.


Le bâtiment d’origine de la cathédrale Saint Peter date de 1050, mais ça devait être étroit ou bas de plafond, puisque l’évêque Leofric (oui, tous les prétextes sont bons pour recaser un nom saxon) préférait prêcher dehors, devant le portail (je n’ose pas parler de parvis, si ça se trouve c’était juste un champs avec des vaches). C’est bucolique. La cathédrale a été remaniée une première fois par les normands et puis presque totalement reconstruite au début du quinzième siècle. C’est un des plus beaux exemples de l’architecture gothique anglaise. Du coup, je me suis dit que ce serait dommage de ne pas vous en faire profiter un peu plus.
 


La cathédrale d’Exeter est particulièrement fière d’abriter une horloge astronomique. Elle date de 1484. Le plus grand cercle indique les heures de la journée complète, soit deux fois 12 heures en chiffre romain. Le cercle intérieur donne les jours selon les phases de la lune. Le deuxième cadrant au dessus a été rajouté en 1759 et indique les minutes. 


La cathédrale a aussi la chance d’avoir pu conserver au fil des rénovations son Minstrels’ gallery, ou balcon des musiciens. Elle date de 1360 et c’est une des seules à avoir survécue au saccage des églises et monastères par Henry VIII qui voulait régler d’un coup ses problèmes financiers et conjugaux en montant sa propre religion. Espèce de petit gourou pervers. 


St Peter Cathedral possède également toute une série de petites chapelles sublimes, dont Our lady chapel qui abritait la bibliothèque et Saint Paul Chapel. Les manuscrits sont aujourd’hui à la British library de Londres, sauf l’Exeter book ou codex exoniensis, un recueil de poèmes saxons du dixième siècle, qui aurait appartenu à Leofric lui-même et qui est un des 4 manuscrits anglo-saxons encore en existence.   

La cathédrale d’Exeter est aussi connue pour la voûte de sa nef, la plus longue voûte gothique continue au monde avec ses 96 mètres (c’est à dire qu’il peut y avoir des nefs plus longues, mais la voûte n’est pas en une seule partie comme à Exeter) et de ses vitraux. Il y a aussi de superbes gisants (clin d’œil à ma copine Ma’, une des rares personnes que je connaisse qui partage ma passion pour les gisants: non ce n’est pas morbide, c’est très beau, un gisant!).


Enfin bref, la cathédrale d’Exter est magnifique et je vous conseille d’aller la voir si vous passez par le sud ouest de l’Angleterre. 

On finit en musique, puisque Marichéri (qui est le photographe attitré de nos vacances) a une passion pour les orgues et rêve d’avoir un bureau assez grand pour en avoir à la maison.

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Sunny Monday #6

Pour illustrer le thème de la montagne choisi par Bernie ce mois-ci, alors qu’on est sous la neige et que la météo ne nous annonce que des températures négatives toute la semaine, je persiste avec une photo estivale. Alors certes, on y voit de la neige, mais tout en haut uniquement. Pour ceux qui n’ont pas reconnu, il s’agit du cirque de Gavarnie, dans les Pyrénées. Il a une circonférence d’environ 6 kilomètres et culmine à 3248 mètres. On ne voit pas bien, mais tout au bout sur le côté, se trouve la fameuse brèche de Roland, celui de la chanson, qui ne s’est donc jamais fait attaquer par les sarrasins, mais par des gens venus en voisin, c’est à dire les basques. Le cirque de Gavarnie est un incontournable (c’est voulu, j’essaie même de la caser depuis le début) du tourisme pyrénéen et j’ai beau ne pas être une enthousiaste de la montagne, je reconnais que c’est grandiose.

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Projet 52: pliage

C’est Marichéri qui a trouvé comment illustrer le thème pas du tout évident, choisi par Ma’ cette semaine. Depuis les JO de Londres, on traine les mêmes drapeaux français que nos enfants agitent énergiquement à chaque rencontre sportive internationale qu’on a le plaisir de voir, que ce soit en judo, en rugby, ou en tennis, comme c’est le cas sur la photo. En bons petits franco Anglo, ils ont hurlé à pleins poumons : go France, allez the blues et même go les petites poulets (de la part de PrincesseChipie qui avait bien remarqué le coq sur les maillots des français) dans de multiples stades, toujours avec les mêmes drapeaux.

Vous allez me dire, quel rapport avec le pliage? Et bien, il s’agit en fait de drapeaux néerlandais, achetés à la boutique du Excel centre qui accueillait la compétition de judo et la moitié de la population française par la même occasion. Ils ont rapidement été en rupture de stock et c’est là que je suis intervenue, pour calmer 4 gamins qui hurlaient pour avoir le drapeau tricolore qu’on leur avait promis. J’ai demandé un drapeau néerlandais à une vendeuse très intéressée car elle commençait à en avoir marre des demandes de tous les supporters français. Je l’ai plié en deux (on y arrive. Je parle du drapeau, pas de la vendeuse, je suis allée voir du judo, pas en faire moi-même) et déchiré en deux et paf, deux drapeaux français pour le prix d’un, pour le plus grand plaisir de mes enfants et de la vendeuse qui s’est empressé d’expliquer mon bricolage à ses collègues. On en ensuite croisait toute la journée, de ces drapeaux néerlandais pliés et coupés en deux, sur les épaules de pas mal de fans français. Les enfants les ont précieusement conservé, en souvenir des JO, et les ressortent dès possible, notamment à Lille il y a deux ans pour la demi finale de la coupe Davis face à l’Espagne. PrincesseChipie était d’autant plus contente qu’elle était trop petite pour se souvenir des JO.

Voilà, c’est un peu long comme explication, ça peut paraître légèrement tirer par les cheveux aussi, mais Marichéri a raison, cette photo illustre parfaitement un pliage qui est passé dans la légende familiale.

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Friday Feelings #304

Comme tous les vendredis, c’est états d’esprit (imaginés par ma copine Zenopia).

Fatigue: pffff…pas besoin de réveil quand on a un chat qui veut jouer et le fait savoir. A 4 heures du mat.

Condition physique: pas plus que ça. C’est à dire que j’ai un petit coté marshmallow ramolli.

Humeur: toujours aussi guillerette et primesautière bien sûr. Où est mon bazooka?

Esprit: oscillatoire. Si.

Estomac: après le succès retentissant de mes deux repas médiévaux, je me lance dans la cuisine gauloise ce week-end. Les enfants sont ravis et attendent ça avec impatience. À peu près…De toute façon, le premier qui moufte, n’a qu’à se débrouiller tout seul. La cuisine, c’est par là. Non mais.

Culture: c’est le désert total. On a essayé un doc de voyage, mais ça me déprime en ce moment.

Boulot: je trie des articles de journaux de 1875 à 1929. Je m’éclate. Sérieusement, je trouve ça fascinant. Autant les faits divers d’aujourd’hui m’indiffèrent totalement, autant j’adore me plonger dans la vie des gens d’il y a un siècle, dans tous les petits riens, les fêtes paroissiales, les scandales villageois, les petits hoquets de la routine. C’est tout un monde et une époque qui s’écrivaient dans la presse locale.

Avis perso: c’est être sacrément fermé et sectaire que de ne pas vouloir goûter à la cuisine gauloise, franchement!

Message perso: à tout à l’heure!

Loulous: L’Ado, qui est débordé, tu vois quoi, étudiant, on se rend pas compte à quel point c’est dur, a enfin repris les cours (en distanciel), cette semaine. Je rappelle que ça s’était arrêté début décembre. GeekAdo attend de voir si il aura du presentiel ou pas ce semestre, les informations reçues jusqu’à présent, sont confuses pour ne pas dire contradictoires. MangaGirl a une mère fasciste, tortionnaire, indigne et fasciste (deux fois, c’est dire…) qui lui a demandé de ranger sa chambre ou je l’attaque au lance-flammes. L’Ado a conseillé à sa sœur de ne pas trop m’énerver, je suis effectivement capable d’aller piquer un briquet à Marichéri et d’incendier un cactus innocent. Je ne vois pas du tout à quoi il fait allusion, mais c’est possible…en tout cas, ça a fait impression sur MangaGirl, qui a rajouté complètement folle à sa liste au dessus. Je le vis bien. Vas ranger ton antre maintenant. PrincesseChipie est très embêtée, elle se demande si elle peut commencer ses bricolages de Pâques dès maintenant ou pas. Vu qu’on ne fait pas de Valentines amicales pour toute la classe en France, il faut bien qu’elle trouve quelque chose à faire. Wizzboy, qui est plein de ressource, a trouvé un moyen pour jouer au foot quand même puisque je l’empêche d’aller se rouler dans la boue du jardin sous un déluge torrentiel avec son ballon. Il suffit de pousser les meubles dans sa chambre et la cheminée fait office de but. C’est le bruit qui m’a attirée. J’ai cru que la maison s’écroulait. Il ne voit le problème, j’ai qu’à me boucher les oreilles comme ça, en mettant les doigts dedans. Charmant enfant.

Divers: j’ai vu passer une pub absolument remarquable, sur les RS (qui me prennent pour une anglaise expatriée): en Angleterre, on peut louer une chèvre pour égayer ses réunions zoom. J’adore! Je me suis aussitôt précipitée dans le bureau pour proposer à Marichéri d’essayer, mais bizarrement, il n’a pas été aussi enthousiaste que moi.

Amitié: heureusement qu’il y a Skype!

Love: en même temps, c’est vrai qu’il a déjà Marcel pour égayer ses visios. Mais je ne comprends pas ce mépris pour les chèvres, de la part de quelqu’un qui voulait adopter une tortue il y a peu. Et si on prenait un mouton? Non? Des canards?

Penser à : faire des recherches sur les moutons nains de compagnie, ça doit forcément exister.

Courses: pourquoi c’est toujours quand je viens de finir la commande du drive que les enfants ont soudain des envies gastronomiques?

Envie de: soleil. SO-leil. Sol-EIL. SÔÔÔÔLEIL. Visiblement, je n’ai pas été assez claire la semaine dernière.

Pic: Dans la série « Marcel, sa vie, son œuvre », voici Marcel fait ses devoirs.

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Thursday thunder: lockdown sexism

La crise du coronavirus bat son plein de l’autre côté de la Manche, entre nouveau variant et vaccination partielle (on y vaccine certes à tour de bras, mais on n’a pas prévu de deuxième dose, du tout. C’est ballot). Vu le désastre, le gouvernement britannique, dans sa grande clairvoyance qui lui permet, je le rappelle, d’avoir les pires chiffres d’infection et de mortalité au monde (pour un pays de cette taille), le gouvernement britannique donc, s’est décidé à communiquer sur le confinement. Il n’aurait pas dû.

L’idée est de convaincre les britanniques de rester chez eux, ce qui est loin d’être gagné. Pourtant, la pub vend du rêve, non? Enfin, pour les hommes, qui donc sont encouragés à passer leur confinement affalés sur le canapé, avec leur famille certes, mais on ne peut pas tout avoir. Les femmes pendant ce temps, font du repassage, l’école à la maison, agenouillée par terre, on ne va quand même pas leur donner une chaise non plus, et du ménage, aidées bien évidemment par leur fille. Il fait les habituées rapidement à leur futur rôle de bonniches, n’est ce pas? Tout ça est bien montré sur les charmantes vignettes de cette pub infâme qui ne me donne presque pas envie de vomir. D’ailleurs, vu ce programme chargé, on se demande bien qui est la pouffe vautrée sur le canapé avec le gros macho du début, celui qui n’en fout pas une, parce que clairement, entre les gosses et les tâches ménagères, sa femme n’a pas le temps de s’assoir.

C’est donc une pub officielle, pour promouvoir une mesure gouvernementale. Je doute que la chaîne de décision se résume à Big John le janitor et son beau frère, Kevin from Essex, qui aurait eu l’idée de la chose au détour d’un barbecue arrosé. J’aurais plutôt tendance à penser que s’est passé par pas mal de departments de White Hall (le siège de l’administration centrale à Londres). Et pourtant personne n’a moufté, personne n’a hoqueté devant de sexisme délirant de cette affiche avant qu’elle soit étalée publiquement. Malgré le tollé général, il a aussi fallu attendre une semaine pour que le gouvernement britannique se rende compte qu’il y avait comme un problème avec cette affiche et qu’il la retire car, je cite, « elle ne représente pas le point de vue du gouvernement sur les femmes ». Ah ben c’est gentil, et alors, elle représente quoi? Pourquoi elle a été crée, pourquoi elle est sortie et pourquoi elle est restée dans le paysage publique aussi longtemps? Pourquoi elle n’a choqué personne avant sa sortie?

C’est quand même remarquable que même sur un sujet comme la lutte contre la pandémie, on ne puisse pas échapper a de bons gros clichés sexistes. Sérieusement?!?

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Faille temporelle

Hier soir, comme n’importe quel parent normal, je me réjouissais d’avoir enfin couché Wizzboy quand il est réapparu en sautant comme un chihuahua sous acide: « maman, maaaaman, mamanmanmanma, mamAAAN! » Rhaaa, j’ai failli en renverser tout le café de Marichéri, qui était pourtant à l’autre bout de la pièce, tellement j’ai sursauté. Il me veut quoi, le schtroumpf hurleur?!? Et déjà pourquoi ça me tombe dessus, pourquoi pas son père? Justement Marichéri a pris les choses en main: « quoi? Pourquoi tu n’es pas dans ton lit? ». Wizzboy l’a ignoré et a continué à me tourner autour: « c’est pour l’école, il me faut… ». Aaaah, tout va bien, je gère, c’est juste la demande scolaire de dernière minute, je suis habituée.

Source

Franchement, je trouve même que Wizzzboy a fait des efforts, comparé à ses frères et sœurs qui m’ont plutôt habitué à demander ce genre de chose le matin, trois minutes avant le départ pour l’école. Sans compter qu’en plus d’etre demandé quand les commerces sont encore fermés, ce matériel scolaire indispensable est toujours extrêmement facile à trouver. Ou pas. J’ai d’ailleurs remarqué que les enseignants anglais, qui sont d’une ouverture d’esprit remarquable sur la question des fournitures scolaires comparés à leurs collègues français, sont par contre particulièrement vicieux dès qu’il s’agit des extras. Je ne compte plus le nombres de listes toutes plus saugrenues les unes que les autres qui sont soudainement revenues à l’esprit de mes gamins au dernier moment: une douzaine d’œufs de cailles unijambistes, 176 gr de farine de châtaignes moldaves, des pépites de chocolat bio qualibre 2,562 pour le cours de techno en première heure? Check! Du fil de coton bleu vermillon à pois turquoise rosé en 4,89#* metres? Check! Un demi container de papier pré mâché et pailleté, de la compote de tomates ukrainiennes et de potirons malgaches en ébullition (c’est pour la lave du volant en papier mâché, c’est logique)? Check! Une tulipe précisément rouge ou jaune pour le cours de SVT en plein mois de juin (c’est du vécu et en France cette fois)? Check! Bref, quelque soit la demande de Wizzboy, ça ne va pas m’impressionner plus que ça, et il va rapidement retourner se coucher. Non mais.

-il te faut quoi pour l’école mon chéri?

-un sachet, c’est la maîtresse qui l’a dit.

Ahaha, tout ça pour un sachet, c’est à dire une poche. Pour ceux qui ne parle ni le ch’ti ni le Sud Ouest, bref, pour les gens comme Marichéri, on dit sac plastique je crois. Enfin bon, il est mignon, WizzBoy, avec son sachet/poche/sac plastique…

-bien sûr, c’est pour demain matin?

-non, c’est pour ce matin!

-non, tu veux dire demain matin. C’est le soir là, vas te recoucher, et on prendra un sachet demain avant de partir à l’école…

Il est gentil, mais ça va bien comme ça, allez hop, au lit. Sauf que non, WizzBoy a commencé à s’énerver:

-mais noôoon, pas pour le matin de demain, le matin de aujourd’hui, quand on est allé à l’école!

Ah. Je vous fais grâce du dialogue surréaliste qui a suivi, Marichéri s’en est mêlé après avoir avalé son café de travers, de surprise. Wizzboy, les yeux remplis de confiance, attendait donc qu’on remonte dans le temps, tout simplement, et il ne voyait pas le problème. C’est une première. Et là, j’avoue, il a largement battu ses frères et sœurs, niveau demande scolaire. On ne s’en est pas encore remis

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Mardi tourisme: la plaza Mayor, Madrid

Après une énième visite mexicaine, on reste hispanophone cette semaine, mais de l’autre côté de l’Atlantique, puisqu’on revient à Madrid et plus précisément sur la plaza mayor. Au moins, les photos sont beaucoup plus récentes que mes souvenirs mexicains jaunis, et prises par Marichéri et L’Ado, on y gagne en qualité. La Plaza Mayor, le grande place, était au centre de la ville avant l’expansion urbaine de Madrid et elle a toujours plus ou mois existé avant que Felipe II s’en mêle, en 1580, parce que les bâtiments d’origine faisaient désordre.

C’est sous le règne de son fils, Felipe III, que la Plaza Mayor prend finalement son aspect actuel. Elle est achevée en 1619, si Wikipedia ne se trompe pas. La plaza mayor est superbe, très animée à tout heure du jour et de la nuit et totalement emblématique du classicisme espagnol. Par contre, c’est évidemment un piege à touristes: non seulement les restos y pratiquent des prix prohibitifs, mais ce n’est certainement pas là qu’on risque une grande expérience gastronomique. Et même quand on sacrifie au verre en terrasse, parce que bon, c’est quand même la plaza mayor de Madrid, il faut bien se faire raquetter avec les autres touristes mettre un peu dans l’ambiance, on se retrouve à poser des problèmes existentiels à un pauvre serveur macho. Alors donc, pas la peine de s’adresser au grand monsieur là qui sourit poliment, il ne parle pas un mot d’espagnol alors que la petite bonne femme rondouillarde que tu ignores et qui essaie de passer la commande, qui est en train te parler dans ta langue, o sombre décérébré, si. Pareil, le jus d’orange, c’est pour monsieur, la bière pour madame, pas l’inverse (je n’aime pas la bière, mais je fais toujours une exception hispanophone, justement pour la corona. Ça n’a rien à voir avec la pandémie mais avec le Mexique).

Cela dit, la plaza mayor est quand même plus intéressante de nuit, déjà, il y a un chouïa moins de touristes (c’est extrêmement relatif). L’Ado, qui a passé un semestre universitaire à Madrid, en garde un souvenir ému d’autant plus qu’il a eu la joie de pouvoir admirer la place de l’un des 237 balcons qui la borde. Je vous rassure, il est aussi descendu s’hydrater sous les arcades.

Tant qu’on est dans le quartier, il faut passer par le marché San Miguel, juste derrière la plaza mayor. Il date de 1916 et ravit aussi les touristes puisqu’on y trouve surtout des tapas. Mais c’est très sympathique. On peut aussi se promener dans les vielles rues, puisqu’on est au cœur du Madrid historique, et admirer les magnifiques portes. J’ai pratiquement obligé Marichéri à les photographier toutes, tellement j’adore.

Enfin bref, comme dirait L’Ado, si on va à Madrid, on est obligé de passer au moins une soirée sur la Plaza Mayor. Et on est obligé d’y retourner le jour, pour faire du tourisme cette fois. Je ne suis pas sûre de vouloir savoir pourquoi il prétend qu’on n’arrive pas à faire du tourisme le soir, à Madrid…

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Sunny Monday 2021 #5

Ce mois-ci, Bernie nous propose d’aller à la montagne…je déteste la neige en général et les sports d’hiver en particulier, ça va être difficile. D’ailleurs, on commence par la Sierra Nevada au printemps, en Espagne pas de l’autre côté de l’Atlantique. Il y a bien un peu de neige qui refuse de céder tout là bas, au fond sur les sommets, mais sinon, c’est assez verdoyant pour moi!

Bonne semaine à tous!

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Projet 52 en 2021: réverbère

Pour le thème choisi par Ma cette semaine, j’aurais pu puiser dans les archives. On a de très jolies photos de réverbères madrilènes, romains, et j’en passe. Mais j’ai préféré rester dans…mon salon! C’est moins exotique mais c’est plus personnel.

Il s’agit d’un des derniers réverbères fabriqués par le papi de Marichéri, il y a très longtemps. Il s’ouvre, pour perdre l’allumage manuel, c’est dire si il date. Aujourd’hui, ce réverbère nous sert de lampe, grâce à l’ingéniosité du papa de Marichéri qui l’a habilement transformé. On ne l’ouvre plus que pour changer l’ampoule. J’ai déjà parlé plusieurs fois de notre passion pour les vieilleries, mais quand elles ont une valeur familiale et sentimentale comme ce réverbère, c’est encore mieux.

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Friday Feelings #303

Comme tous les vendredis, c’est états d’esprit (imaginés par ma copine Zenopia).

Fatigue: pas plus que d’habitude. Morale donc.

Humeur: excellente dans ma bulle, exécrable dès que j’en sors, même virtuellement. Comme dit Marichéri, les gens sont cons.

Condition physique: doublement caféinée, c’est à dire que j’en suis à mon deuxième café de la matinée. J’hésite à en faire un troisième, c’est dire si je suis énergique et motivée.

Esprit: brumeux. En même temps, c’est normal pour un esprit, non? Ah pardon, je confonds avec les fantômes, c’est pas ça du tout.

Estomac: non, mais sérieusement, un troisième café, ce n’est pas raisonnable. Si?

Boulot: et voilà, c’est officiel, exposition reportée à l’année prochaine. Au moins, on a le temp de se préparer. Sinon, je travaille sur un truc en ce moment et ça avance plutôt pas trop mal. Ce qui donc, en toute logique (en tout cas, ma logique), me provoque des angoisses pas possibles. Cela dit, ça me stresserait aussi si ça n’avançait pas.

Culture: comment on dit street art en français? C’est une vraie question, que je me suis posée cette semaine mais je n’ai pas trouvé de réponse.

Avis perso: c’est très drôle d’entendre Johnson le brexiter, expliquer aux écossais les bénéfices d’une union entre pays. Irony is dead.

Message perso: commande passée et elle doit arriver à temps.

Loulous: L’Ado m’a fait remarquer que son pseudo est complètement dépassé mais qu’il l’aime bien quand même, je peux le garder. Je suis toute émue, je ne pensais pas qu’il s’intéressait encore à ce que j’écris. GeekAdo a repris les cours, en distanciel. Son université n’a pas l’air de vouloir tenter les cours en presentiel finalement, et ça le rassure. Surtout que deux heures de cours en amphi, avec les retardataires, les questions, le bazar habituel qui fait perdre un temps fou, sont facilement condensées en 1h30 de zoom (il a fait des stats comparatives, c’est un vrai petit comique). Il en est très content. MangaGirl a donc décidé de ne pas faire de stage mais de préparer son « projet professionnel ». Dans un lycée privé, où il est de bon ton de faire scientifique pour aller ensuite en médecine, ou de vouloir aller en prépa, où GeekAdo avec ses velléités de finances internationales passait déjà pour un original, MangaGirl donc, a annoncé fièrement qu’elle voulait faire les beaux arts. Vent de panique chez les profs et conseillers d’orientation, on ne leur avait encore jamais fait cette demande, ils ne savent pas. PrincesseChipie a achevé sa prof de maths, ça y est. La brave dame parle encore de lui faire sauter une classe, probablement pour s’en débarrasser. On est toujours réticent, PrincesseChipie n’en a aucune envie, elle veut rester avec ses copines. Elle a déjà dû s’adapter à un système scolaire, une langue et un environnement différents, on ne va pas bousculer sa scolarité tous les trois ans, pour le fun. Wizzboy a découvert le Monopoly. Il se fait laminer par L’Ado, mais il persiste. Ces histoires de sous, ça a l’air intéressant. Marichéri et GeekAdo sont très fiers de lui.

Divers: les travaux publics, en fait, c’est une secte d’adorateurs des trous inutiles dans les chaussées pour bloquer la circulation, c’est ça?

Amitié: je pense toujours à notre déjeuner lillois toujours reporté, ça finira bien par se faire!

Love: il a évoqué la possibilité de prendre quelques jours de vacances, je ne vais plus le lâcher. D’accord, il bosse à la maison, mais enfermé dans son bureau!

Penser à : la liste est trop longue. Tiens, je devrais faire une liste des listes à faire…

Courses: là par contre, tout est sous contrôle. La gentille dame du drive nous a même dit quand réserver en fonction des livraisons et de l’affluence pour ne pas avoir à attendre et être sûr qu’on aura tout ce qu’on commande. Parce qu’on est des habitués, on n’a pas attendu les confinements pour commander au drive, et on est sympathiques. Alors là, j’avoue, on est resté estomaqué. On ne savait pas qu’on était sympathique, on en était très content.

Envie de: soleil! Ou au moins que la pluie s’arrête.

Pic: après Marcel chanteur, voici Marcel gamer.

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