Projet 52: fleurs séchées

Pour le thème choisi par Ma’ cette semaine, je vous amène dans ma salle à manger. Cela dit, ça aurait pu être dans une autre pièce, mais quand la maman de Marichéri m’a offert ce pot, je l’ai spontanément posé sur le bahut. C’est normal, il s’agit d’une antiquité familiale aussi, c’est à dire un vieux pot en verre hérité d’une pharmacie oubliée. Vous allez me dire, quel rapport avec les fleurs séchées? Et bien, il en est plein! Plus précisément, il est rempli de lavandes et les quelques brins que j’ai répandu dans le couvercle pour prendre la photo dans un effort artistique raté, embaument encore. Je ne sais pas depuis quand cette lavande séchée est là, mais elle n’a pas perdu de son parfum.

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Friday Feelings #306

Comme tous les vendredis, c’est états d’esprit (imaginés par ma copine Zenopia).

Fatigue: ça se maintient, vacances scolaires ce soir, youpidoo!

Humeur: je disais donc, vacances scolaires ce soir, pas de school run, pas besoin de se lever ni de sortir dans le froid et/ou la pluie…et deux semaines avec, à temps complet, des ados grincheux, un gamin assez énergique qui s’ennuie (et prend sur lui de se réveiller encore plus tôt que quand il a école), une pré ado tout aussi active et rebondissante, bref, on va dire humeur mitigée.

Condition physique: je dégèle à peine de la semaine dernière.

Esprit: alors là par contre, ça part dans tous les sens!

Estomac: tiens, je vais commander du chocolat, pour affronter sereinement les deux prochaines semaines. Et je le cacherai dans la boîte pour les capsules nespresso, non pas pour être sûre que de petits morfales n’iront pas se servir ( je ne suis pas du tout comme ça, du tout), mais parce que c’est logique, vu que je prends un carré avec mon café. Voilà. C’est simplement pour être pratique.

Boulot: j’en suis rendue aux croisades, je sens que j’arrive au bout des archives.

Culture: j’ai bien dormi devant un documentaire sur les trous noirs qui a captivé Marichéri, alors que franchement, le vide sidéral comparé à l’état de mon cerveau à ce moment là, c’était du pipi de chat.

Avis perso: vive l’adolescence. Ou pas. Ça aiderait peut être si j’en étais complètement sortie aussi…

Message perso: bonne fête!

Loulous: L’Ado, qui vient juste de reprendre les cours (en distanciel), est donc en vacances ce soir comme les autres. GeekAdo aussi, mais il a eu ses résultats de partiels avant, et il est très content. Pour une première, c’est plutôt très réussi, après ça l’aide bien d’avoir choisi un cursus où la quasi totalité des cours sont dispensés en anglais. Comme il dit, c’est plus facile de répondre quand on comprend la question. MangaGirl peaufine son dossier de projet professionnel (rien que l’intitulé de la chose nous fait hurler de rire, à Marichéri et moi, c’est sûr qu’en seconde, on a un projet professionnel), elle peaufine donc en ne faisant strictement rien et en attendant que je craque et que je le fasse pour elle (j’ai eu de très bonnes notes à ses rapports de stage). PrincesseChipie est à la fois surexcitée être en vacances et désespérée de ne pas pouvoir aller en cours pendant deux semaines. Ne sachant plus quoi faire pour occuper Wizzboy, je l’ai abonné à un kit mensuel pour enfant très connu, mais comme je ne suis pas une blogueuse qui fait des tests, je ne vais pas m’amuser à leur faire de la pub. Cela dit, le premier kit a eu un succès retentissant, littéralement, puisque Wizzboy a pu construire un volcan et surtout faire une explosion de lave (en farine et bicarbonate de soude). Ses hurlements de joie ont dû s’entendre jusqu’à l’autre bout du village. Il attend le prochain kit avec impatience. Ma cuisine un peu moins, on n’aurait jamais dû laisser 3 murs en blanc.

Divers: j’ai déjà exprimé ma haine viscérale des tronçonneuses municipales? Ces immondes machines à faire du bruit n’avaient pas fini de débroussailler autour du terrain de foot. J’attends que dans un élan d’enthousiasme, elles attaquent les buts par mégarde, ça devrait les calmer. Non mais.

Amitié: je me repère, mais vraiment, vive Skype, surtout en ce moment.

Love: tiens, ça fait un petit moment que je n’ai pas dit que c’était mon super héros…

Penser à : faire les prochains kits de Wizzboy dans le jardin, ça sera plus sûr.

Courses: ça existe, un silencieux pour tronçonneuse?

Envie de: aaargh!

Pic: la dure vie de chat…

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Thursday thunder: settle status propaganda

Même trois ans après notre brexodus, je continue à suivre l’actualité britannique, souvent plus que la française d’ailleurs, qui me déprime profondément mais pas pour les mêmes raisons. Je fais toujours partie d’un groupe de défense des intérêts des européens en UK, je lis la presse anglaise et j’écoute la radio un peu aussi. Ce qui fait que je suis soumise, à moindre échelle que si j’étais encore concernée, aux merveilleuses communications du gouvernement de Johnson, qui s’adressent aux européens. Alors je veux bien qu’il s’agisse juste d’informer, et qu’il était temps de le faire, mais j’imagine l’état de nerfs dans lequel ces « pubs » m’auraient mise, il y a trois ans.

Source

Dans sa grande générosité, le gouvernement britannique a décidé de tolérer la présence des européens qui se sont installés en UK de façon parfaitement légale et depuis des années. C’est tellement gentil de la part de Boris, de les laisser rester chez eux, avec leur famille britannique et de ne pas les rejeter directement à la mer. Mais attention, il faut que ces dangereux migrants demandent la permission de rester, même si ils ont déjà obtenu ce droit il y a des décennies, avant que leur pays d’origine ne fasse partie de l’UE par exemple. Ils avaient un permis de résidence permanent? Haha, bienvenu en Brexitland, où permanent ne veut plus rien dire! Bref, des millions de personnes ont jusqu’à la fin juin pour pouvoir continuer à, je cite, « avoir le droit de vivre, de travailler, de se faire soigner en uk ». Si il y a des retards de traitement, des bugs, des délais aléatoires, et qu’ils n’ont pas la réponse à temps même si ils ont fait la demande depuis des semaines, ça ne peut être que leur faute, pas celle de l’administration voyons.

Et donc, des gens qui depuis presque 5 ans sont soumis à des campagnes de presse ignobles, sont traités de tous les noms, y compris par le gouvernement, sont accusés de tous les maux par les médias comme par les politiques, sont jetés en pâture à la vindicte populaire, vivent dans l’incertitude administrative, subissent insultes racistes, discriminations institutionnelles et le hostile environment (et ses dérivés successifs) créé par May pour justement bien faire comprendre aux étrangers qu’ils ne sont pas les bienvenus, ces gens ne peuvent plus allumer la radio sans entendre qu’ils risquent de perdre tous leurs droits. Et ceux de leurs enfants par la même occasion, puisqu’il y a un spot dédié uniquement aux enfants. De suite, ça fait chaud au cœur, on se sent intégré. Ou pas. Vous allez me dire, il faut bien informer les gens. Tout à fait, mais le choix du vocabulaire compte: entre « protégez vos droits en » et « vous allez perdre vos droits si », le résultat administratif est peut être le même, mais l’impact psychologique est différent, surtout quand c’est martelé à longueur de coupure publicitaire, plusieurs fois par émission.

Et après, on se demande pourquoi un million et demi sont déjà partis, d’après le Financial Times qui est peu porté à l’exagération. Et pourquoi la santé mentale des européens en UK est alarmante (d’après the Guardian, le nombre d’européens UK soufrant de dépression a été multiplié par 15 depuis 2016), rajoutez y la gestion désastreuse de la pandémie, le royaume uni combinant le pire taux de mortalité et la plus grande récession, et les effets économiques du brexit, ça fait rêver…welcome to Brexitland!

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Wednesday throwback: battle of the bands

Il y a quelques années, quand L’Ado était encore un lycéen en Angleterre, il se piquait de musique. Il continue, mais en free-lance maintenant, ce n’est plus son ambition première, et on en est soulagé. Mais avant qu’il change d’avis sur sa future carrière, nos tympans ont bien souffert…je ressors donc un billet sur sa participation à une battle of the bands locale.

Les avis divergent concernant le talent musical de L’Ado. Lui prétend qu’il est génial, opinion visiblement partagées par les chattes, qui ne manquent jamais d’accompagner de miaulements stridents de scies éméchées, les cris de douleur de sa guitare électrique. Je trouve que les sons de cornemuse épileptique dégénérée qui sortent de sa chambre sont une insulte à mes tympans pourtant très peu musicaux. Quant à Marichéri, qui lui est vraiment musicien (il a fait le conservatoire), il souffre, et pense que ce devrait être interdit par la convention de Genève, de torturer ainsi une pauvre guitare innocente, une guitare de gaucher en plus, qui coûte trois fois plus cher qu’une standard. Marichéri qui est gaucher aussi, n’a qu’une envie : aller sauver la pauvre bête le malheureux instrument qui appelle très clairement au secours en l’arrachant de force des mains de son bourreauL’Ado. C’est terrible pour Marichéri qui a toujours essayé d’inculquer un soupçon de culture musicale dans cette famille. Il a très vite renoncé avec moi, qui ne fais pas la différence entre un solo de batterie et une corne de brume, et il était très déçu quand il a dû admettre que GeekAdo a hérité de mon talent musical. Mais il était plein d’espoir avec L’Ado. Cet enfant a le même don que son père pour rejouer parfaitement un morceau après l’avoir entendu une seule fois sur à peu près n’importe quel instrument (guitare, piano, mandoline, chat…). L’Ado a commencé le piano à sa demande à 4 ans, et il passait allégrement deux ou trois diplômes par an au lieu d’un, avant d’arrêter vers 11 ans malgré nos encouragements pour nous reprocher aujourd’hui de ne pas l’avoir forcé à continuer (ben tiens…j’ai payé 6 mois de cours pour rien avant de me rendre compte qu’il n’y allait plus) . Marichéri en père attentif, a peaufiné l’éducation musicale de son gamin en lui faisant écouter des classiques (Anthrax dès le berceau…) et voilà, malgré tous ses efforts, c’est raté.

Enfin bref, L’Ado lui est très content des râles infâmes qu’il arrive à faire pousser à sa guitare. Il a même monté un groupe avec des potes tout aussi talentueux que lui, dont un qui fait du ukulélé (précision importante pour la suite). Au départ, il y a 4 ou 5 ans ça s’appelait les cereals killers, mais ils changent le nom toutes les semaines et L’Ado ne m’informe plus de ses activités depuis longtemps. Il faut dire aussi que je ne demande pas, moins j’entends parler de son groupe, mieux mes tympans se portent. Mais là, manque de chance , il y a eu une Battle of the bands organisée dans une salle de concert locale…il fallait passer des auditions pour avoir le droit de participer, L’Ado et ses potes (the strangling cats assassins? ) se sont inscrits. Youpidoo. La bonne nouvelle, c’est que le lycée dans sa grande mansuétude, a mis à leur disposition une salle de spectacle pour les répétitions. C’est très gentil, j’aime beaucoup ce lycée. Malheureusement, L’Ado est un perfectionniste, il a décidé de s’entraîner aussi en solo, dans sa chambre qui se trouve être chez nous. A portée d’oreilles. C’est un problème. Cela dit, quand il est parti pour son audition, j’étais confiante. Vu les sons de hyène asthmatique qu’il arrive à produire, et en sachant que de son propre aveu, il est le seul du groupe (electrical yoddleling maniacs?) à savoir lire une partition, je ne voyais pas comment ils pouvaient réussir. En plus, L’Ado avec son sens de l’organisation inné (ça, ça lui vient plutôt de sa mère) avait tout prévu: il est parti au lycée à 8 heures, pour remettre sa guitare à un pote, pour repartir à Londres (il avait une journée découverte à l’université, il ne sait pas si ils ont une salle de concert), en faisant un crochet pour déposer son ampli chez un autre copain, pour revenir à la gare le soir, pour prendre le bus jusqu’à chez son premier pote pour récupérer sa guitare, puis un autre train pour aller à l’audition et retrouver son ampli. En toute logique, il aurait dû soit se perdre, soit paumer son matériel. Ben non. Ce fut un échec complet, ils ont été retenus pour Battle of the bands. J’en aurai pleuré. De fierté bien sûr, où sont les boules quies? Et les calmants?

À partir de là, on a eu droit à des séances intenses de répétitions continues. Jours et surtout nuits, L’Ado n’ayant pas du tout les mêmes horaires que les gens normaux. Les répétitions au lycée ne suffisant plus, le groupe (strident horns exterminators?) a décidé de s’entraîner chez les uns et les autres. On a vu partir avec soulagement L’Ado, son ampli sous le bras. Tout à sa joie à l’idée d’un peu de calme, son père lui a proposé de le déposer chez son pote:

-ouais, mais non, coin, c’est pas cool, là, tu vois. Non, mais quoi, pffff, ça craint d’arriver avec son père, là. meuh.

-tu vas marcher en portant ton ampli comme ça pendant trois kilomètres? 

-euh…non mais ouais, coin, tu peux m’amener, c’est cool aussi. Ça te rappellera quand t’étais jeune et tout ça, meuh. Un peu, non mais enfin ouais, tu vois, parce que nous, on fait de la vraie musique, meuh, tu peux pas comprendre, non mais ouais meuh, pas des trucs de vieux comme toi. Coin.

-finalement, vas-y plutôt à pied. Ça fera plus cool et jeune.

On a eu droit à des visites de clones de L’Ado, tous chevelus, boutonneux et avec des instruments divers et bruyants. Les chattes ont été embauchées comme chanteuses. Wizzboy, qui se dévouait pour donner un avis éclairé, en tant que hurleur professionnel, a été éjecté…un pur bonheur auditif. J’en ris encore. Nerveusement. Marichéri voulait monter une opération commando pour exfiltrer la guitare martyre de la chambre de L’Ado. C’est une mission de sauvetage, on ne peut pas rester sans réagir pendant qu’elle crie de douleur. Que fait l’ONU?


Source : hiiiii, c’est beau Google quand même…J’ai trouvé une photo de la soirée! Je ne crois pas que ce soit L’Ado en train de faire le guignol là, il est beaucoup plus chevelu, mais ça a l’air bruyant sympa.

Jeudi dernier, c’était le grand jour, enfin soir, et la Battle of the bands. Des groupes s’affrontent devant un jury, un public en délire comprenant essentiellement eux-même et leurs congénères lycéens, plus deux ou trois parents durs d’oreille inconscients…j’ai bien pensé y aller, juste pour lui coller la honte et venger mes tympans martyrisés depuis des semaines (Hello, my little baby, give mummy a smile!), mais je n’ai pas eu le courage de m’extraire du silence merveilleux et retrouvé de mon salon. En plus, c’était payant. J’ai juste tenté une interview le lendemain pour savoir comment ça s’était passé, en amadouant L’Ado qui boudait, avec de la nourriture:

-non mais coin, mais ça va là, pfff. Quoi? 

-j’ai des cookies au chocolat .

-ouais, cool. Meuh, ben on a pas gagné. Coin.

-triples pépites de chocolat.  

-non mais ouais, ok, tu vois, coin, c’est dégeu, on est passé en avant dernier. Non mais ouais, quoi, le jury, y dormait déjà.

-c’est pas grave, tu réveillerais un mort avec ta guitare. J’ai de la confiture de fraises aussi.

-c’est carrément pas juste, là, coin, je peux tremper les cookies dans la confiture? Ouais? Cool. Non mais tu vois, c’est nul, c’est un groupe de reggae qui a gagné, la honte quoi. 

-il reste du saucisson…

-ouais, non enfin, quoi, nous, on est cool, punk-métal tu vois. Meuh. Il reste du camembert aussi pour la confiture? Non mais, on été super applaudis, coin. C’est nul. Meuh, c’est carrément pas juste. J’ai faim. Quoi?

Voilà, l’aventure musicale de L’Ado s’arrête là. On est soulagé. Cela dit c’est quand même un peu dommage parce que lui et son groupe ( screaming hurricane?) auraient pu révolutionner la scène londonienne. Avec leur punk métal au ukulélé.

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Mardi tourisme: museo Reina Sofia

On repart à Madrid, au musée de la reine Sophie que j’adore. Je ne parle pas que des collections, d’ailleurs de ce côté là, je préfère celles du Prado, étant une adoratrice inconditionnelle de Goya (ne me lancez pas, je peux ennuyer n’importe qui en parlant pendant des heures). Mais il se trouve que j’apprécie particulièrement le musée lui-même, le bâtiment je veux dire.

J’ai souvent du mal avec les mélanges anciens et modernes, sauf quand s’est bien fait, et là, en l’occurrence, c’est superbe. Le bâtiment ancien était au départ un hôpital, construit au dix-huitième siècle, avec une cour intérieure magnifique. L’extension moderne qui date de 2002/2005 est l’œuvre de Jean Nouvel (enfin, c’est lui l’architecte, il n’a pas monté tout ça lui-même). C’est une réussite totale.

Je suis aussi très sensible à la scénographie, à la mise en lumière littéralement, des œuvres. La différence par rapport à beaucoup de musées historiques, c’est que l’aménagement intérieur a été conçu pour ça lors de la rénovation, c’était destiné à être un musée. Tout est fait pour mettre les œuvres en valeur. C’est extrêmement bien conçu (Sans parler bien sûr des salles dédiées à Guernica, qu’on ne peut pas photographier). D’ailleurs, sur Guernica en particulier et Picasso en général, je peux aussi assommer n’importe qui pendant des heures, tellement j’ai à dire. C’est grâce à Guernica que je me suis lancée pour la première fois en espagnol en oubliant d’être timide: j’étais perdue chez ma correspondante près de Pampelune, en pleine fête de famille, personne ne parlant un mot de français. J’essayais de me faire oublier dans un coin, terrorisée à l’idée que quelqu’un m’adresse la parole quand ma correspondante m’a présenté à sa tante, prof de dessin, en lui disant que je prenais des cours au musée de ma ville. La brave dame m’a sauté dessus et on a passé l’après midi à moquer furieusement tous ces béotiens qui n’ont rien compris et osent comparer un Picasso à un dessin d’enfant! Voilà, l’anecdote n’a strictement aucun intérêt, mais ça m’a marqué.

Je sens que je me suis légèrement éloigné du sujet…attention, je peux vous raconter comment j’ai pleuré d’émotion devant certains Goya au Prado, et ne me parler même pas du musée d’Orsay (j’ai un très gros faible pour Monet)…je suis pénible comme ça, c’est mon côté fausse intello mais vraie prétentieuse tête à claque. Tout ça pour dire que le musée Reina Sophia vaut une visite, le restaurant et la boutique sont très bien aussi.

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Sunny Monday 2021 #7

Comme on est toujours en montagne pour le défi de Bernie ce mois ci, je vous propose la suite de la semaine dernière. C’est à dire qu’après une vue d’ensemble du cirque de Gavarnie, je vous amène au pied de la cascade , pratiquement au centre. Elle tombe sur 422 mètres, éclaboussant tous ceux qui viennent la voir de près.

Bonne semaine à tous!

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Projet 52: tôt ou tard

Je pensais avoir des problèmes pour trouver l’inspiration quand j’ai vu le thème choisi par Ma’ cette semaine. Et bien, à peine le nez dans les archives photos, parce que je ne voyais rien autour de moi qui pouvait coller, j’ai trouvé! Cette plaque est apposée sur une maison à Dedham, très joli village typique de mon ancien borough council de Colchester. Dedham est connu parce que c’est très mignon, certes, mais aussi grâce à Constable, ça aide. Cette plaque nous informe que la construction de la maison date de 1500 à peu près. C’est peut-être plus tôt, peut-être plus tard, on ne sait pas et on ne va pas chipoter non plus!

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Friday Feelings #305

Comme tous les vendredis, c’est états d’esprit (imaginés par ma copine Zenopia).

Fatigue: j’en ris encore…voir condition physique, mais je n’ai pas le/la covid (je ne suis pas sectaire, et je ne comprends pas les débats féroces autour du sujet, prenez le déterminant qui vous plait).

Humeur: sibérienne. D’après météo France, il a fait -9 cette semaine, avec une maximale caniculaire à -1, soit -50 en ressenti, en tout cas, mon ressenti.

Condition physique: ce n’est pas que j’aime me faire remarquer, loin de là, mais en pleine épidémie de covid, je préfère avoir une rhino, c’est à dire une bonne crève. Comme dit mon médecin, qui est un comique, ce n’est pas parce qu’il y a un virus à la mode que les autres virus et les microbes font grève. Exactement.

Esprit: soulagé quand même, c’est bien la première fois que je suis contente d’avoir juste la crève.

Boulot: alors là, j’ai été d’une productivité à toute épreuve, c’est à dire que je n’ai rien fait. Atchoum.

Culture: Marichéri, qui aime beaucoup les documentaires animaliers alors que ça m’endort, en a mis un sur l’iPad pendant que je somnolais vaguement sous un plaid…c’est bien simple, je n’arrive même pas à me souvenir si ça parlait des ours polaires ventriloques ou des phasmes à poils roux. Des phasmes polaires, peut être?

Avis perso: le froid, c’est pas des gens comme nous, comme dirait Zenopia, qui a beaucoup d’humour.

Message perso: à toutes les tronçonneuses de la création, ou au moins celles des employés municipaux du village, ne vous approchez plus ou je fais un massacre.

Loulous: c’est curieux, cette semaine, L’Ado n’a pas été courir. Il a à peine tenté une seule sortie, jusqu’à la supérette du village pour « prendre l’air » . C’est tout à fait par hasard qu’il en est revenu avec quelques spécialités locales et liquides à base de houblon. GeekAdo n’a toujours pas eu le moindre cours en presentiel, et il en est très content, il refuse de mettre le nez dehors tant que ça n’aura pas dégelé. MangaGirl est joie, elle était tellement hilare hier soir au dîner, qu’on a failli ne pas la reconnaître. Ça y est, on s’est planté, on a ramené une autre ado à la maison. C’est leur faute aussi, à tous ces boutonneux, à tous être habillés pareil! En plus, sous les bonnets, écharpes, doudounes, et mèches grasses, on s’y perd. Mais non, c’est juste qu’elle n’a pas cours aujourd’hui et elle s’en réjouissait d’avance. PrincesseChipie était soulagée au contraire de bien avoir cours. Ça y est, sa prof de math a reconnu sa défaite: elle a laissé sa place, son bureau et ses derniers soupçons d’autorité, à PrincesseChipie qui a assuré la correction du dernier devoir surveillé. On se demande pourquoi on paie, tiens. Wizzboy était ravi de la neige, moins du gel mais c’est qu’on l’empêche de faire des glissades, on est nul. De toute façon, il s’est déjà cassé une jambe quand il était petit, et ça s’est bien recollé, alors de quoi on a peur? C’est sûr.

Divers: c’est malin, je ne vois rien à dire, je suis coincée sur hiver. C’est le froid, ça me monte au cerveau.

Amitié: tu me diras quand tu as installé Skype?

Love: même Marichéri a froid, c’est dire!

Penser à: aller suggérer à la mairie d’investir dans un troupeau de moutons, c’est écolo, c’est mignon, ça entretient les espaces verts avec un minimum d’effort, et c’est beaucoup moins bruyant qu’une tronçonneuse! Je suis prête à participer financièrement à condition d’avoir le droit de les caresser.

Course:il n’y a plus de miel. Pour mettre dans du lait chaud. Et non, je ne veux pas d’armagnac avec. L’Ado, pose cette bouteille, tu n’es même pas enrhumé!

Envie: je reconnais, je n’ai pas été claire ces dernières semaines. Non parce que là, le soleil tout seul, ça ne suffit pas. J’aurais dû préciser soleil et chaleur. C’est ma faute, je m’exprime mal.

Pic: ce n’est pas de la neige, c’est du gel. Brrr….

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Thursday Thunder: symphonie pour tronçonneuse

J’étais partie pour m’énerver sur la saint Valentin, cette « fête » hautement sexiste, mais je n’y arrive pas. Impossible de me concentrer sur quoi que ce soit depuis trois jours: les employés municipaux ont reçu un nouveau lot de tronçonneuses, ils en sont très contents, et ils les testent. A trois centimètres de mon oreille, en ressenti. Rhaaa…

Source
« J’avais déjà la tronçonneuse, ce sont les demi-soeurs qui sont nouvelles »

Il se trouve qu’on n’a pas de voisin direct, on est entouré par un champ, le terrain de foot municipal et le parking qui va avec, où il n’y a jamais personne sauf les rares, très rares fois où l’équipe du village arrive à trouver onze participants pour faire un match. Tout ça est entouré d’une végétation abondante et infranchissable, qui fait que le pauvre fermier a même du mal à rejoindre son champs. Et bien, vous allez rire, on a choisi la maison pour ça aussi! On est très content de ne pas être collé à nos voisins les plus proches, eux , tout là bas, qu’on ne voit pas et dont on entend juste le coq paresseux chanter mais jamais avant 10 heures du mat, c’est dire si cette bête est sympathique et motivée. En général, on a une paix royale et ça nous va très bien. Sauf que donc, les employés municipaux ont décidé de prendre l’air, puisqu’il fait moins douze en ressenti, ça serait dommage de ne pas en profiter. Ils ont attaqué les haies autour du champ de patates labouré terrain de foot, il y a trois jours. C’était déjà pénible, auditivement parlant, mais bon…seulement, ils se sont sournoisement mais de plus en plus bruyamment, rapprochés pour finir dans la sorte de bande de hauts végétaux hirsutes, piquants et impénétrables entre nous et le parking, toute tronçonneuse hurlante. Depuis ce matin, on en est à communiquer par signes, avec Marichéri, tellement c’est assourdissant.

J’ai l’impression que mes tympans essaient de ressortir par les narines, probablement pour fuir, et je les comprends. Ça fait vingt fois que je vais vérifier, mais non, les excités de la tronçonneuse ne sont pas dans notre jardin, on ne les voit même pas, ils sont bien de l’autre côté du fossé. A mon avis, ils sont coincés aussi, et les râles stridents qui me vrillent le cerveau depuis des heures, sont en fait les appels à l’aide d’une tronçonneuse, emberlificotée à mort dans les conifères et qui se débat pour échapper à une mort lente, trop lente, mais méritée. Je ne vois que ça. Je suis prête à abréger les souffrances de cette machine en la faisant bouffer à son employé municipal. Par les oreilles, pour rester dans le thème. Je sais bien que ces braves gens ne font que leur boulot (et je suis à deux doigts d’aller leur proposer un café bien chaud avant qu’ils en perdent un. De doigt. A cause du froid). Mais ma tolérance au bruit est déjà limitée en temps normal (je viens des landes, où il y a quand même plus de pins que d’habitants, et c’est très calme, niveau sonore, un pin), au bout de trois jours, j’ai des envies de meurtres. La première tronçonneuse que je croise, prendra pour toutes ses congénères! Je n’en peux plus. Même quand ils prennent des pauses (tous les quarts d’heure, ça doit être syndical), j’ai l’impression d’entendre encore résonner une tronçonneuse au fond de mon petit cerveau fatigué. En plus, c’est ridicule, on a été voir hier sur les lieux du massacre végétal après le départ des tronçonneuses, et il n’y a strictement aucune différence, visuellement, c’est toujours la jungle. C’est bien ce que je pensais, les tronçonneuses sont vicieuses, elles font un boucan d’enfer pour le plaisir mais ne servent à rien.

Heureusement, les tronçonneuses finissent tôt, avant le goûter, et il semblerait qu’elles aient fait tout le tour, ça devrait se terminer. Et là, je tombe sur le brouillon du billet que je voulais faire sur la saint Valentin et sur une pub d’un magasin de bricolage qui propose, entre autres, des tronçonneuses (avec un visuel pas du tout à vomir). Déjà, j’imagine très bien la tête de Marichéri si je lui fais un cadeau pour la saint Valentin, ou si je lui offre une tronçonneuse n’importe quand, ou donc, les deux en même temps, mais passons. Ça m’a crispé. Beaucoup. Le prochain qui me parle de tronçonneuse, je fais un massacre.

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Valentine tag

J’ai vu passer sur FB une sorte de tag de la saint Valentin et comme je suis toujours plus ou moins en froid avec ce RS (j’y poste de moins en moins), je préfère le faire directement ici. Alors soyons clairs, la saint Valentin avec toute sa guimauve immonde et son sexisme sous-jactent m’énerve (j’en parlerai sûrement demain), mais je ne résiste pas souvent à un tag, donc, c’est parti!

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– Le plus vieux ? C’est quoi cette question? De toute façon, ça ne se voit pas parce que Marichéri est beaucoup plus grand que moi, et toc!

-L’écart entre vos âges : 32 centimètres. Quoi, c’est pas la question ? Bon d’accord, un an.

-Enfants ? Beaucoup. 5, je me répands assez sur eux et oui, ils sont tous à nous et tous du même père, pour répondre à une des questions qui revient souvent et me tape sur les nerfs. Ce n’est pas parce que j’ai pondu plusieurs fois que ça donne le droit à n’importe quel malappris de me réclamer des explications. Je leur en pose moi, des questions sur leur vie sexuelle? Non mais. De toute façon, mes enfants ont tous exactement la même tête que Marichéri (et la carrure pour deux d’entre eux). C’est limite vexant, on se demande pourquoi j’ai participé, tiens. Il y en a bien une qui fait un effort pour se démarquer, mais c’est un clone…de ma mère. Dont je n’ai que les cheveux. C’est à croire qu’ ils font exprès de ne pas me ressembler.

-Mariage ? Depuis 23 ans et demi. Et je préviens tout de suite, on a prévu quelque chose pour les 25 ans, on ne va pas se laisser embêter par un virus, on a un plan.

– Qui a été intéressé en premier ? Les avis divergent. D’après nos connaissances de l’époque, ça a été instantané et simultané, et donc saoulant pour notre entourage. Alors que nous, on ne voit pas…

– Le plus de caractère ? Les deux. Beaucoup. On le vit bien.

-Le plus têtu ? Ça dépend. Spontanément, je dirais moi, bien que je ne sois absolument pas têtue, je suis persévérante, c’est tout. Sauf que je n’ai pas la patience pour l’être très longtemps. Alors que lui, c’est beaucoup plus rare, mais il peut se focaliser sur quelque chose pendant une éternité quand je ne me souviens même plus de quoi il est question.

-Le plus râleur ? Pareil, les deux mais chacun à sa manière. J’ai tendance à exploser trèèèeès facilement et à faire preuve d’une certaine mauvaise foi assez créative dont je n’ai absolument pas honte, mais je passe encore plus vite à autre chose. Je suis incapable de bouder, ça prend trop de temps! Alors que Marichéri râle beaucoup moins souvent (en même temps, je n’ai pas forcément mis la barre très haute…), mais ça peut durer.

-Le plus sociable ? Ça risque de surprendre ceux qui ont l’habitude de mes coups de gueule du jeudi, mais sans aucune hésitation: moi et de très loin. C’est dire si Marichéri est asocial et fier de l’être.

-Le plus patient ? sans hésitation non plus: Maricheri. Mais uniquement par comparaison, vu que j’ai zéro patience. Forcément, avec son 0,1, il me bat sur ce coup là. En vrai, il est à patience variable, ça dépend de quoi ou qui on parle. Par exemple, il est d’une patience admirable avec mes lubies, mes caprices, mes idées bizarres voire franchement saugrenues. Ça le fait même rire alors que j’arrive à me taper sur les nerfs.

-Le plus bordélique ? Égalité, mais on se soigne. Enfin, on essaie…

-Se réveille en premier ? J’ai une tête à me lever à 6 heures du mat le week-end et à appeler ça une grasse matinée, sérieusement? En plus, c’est génétique cette histoire, on a deux gamins qui font pareil, et ne dorment jamais. Parce qu’en plus, il se couche à des heures indues aussi! Ça m’échappe totalement.

– Cuisine le plus souvent ? C’est mignon…la seule et unique fois où Marichéri a cuisiné, il a failli empoisonner le chien des voisins qui a été assez fou pour tester ce qu’il y avait dans la casserole qu’on a dû évacuer dehors avant qu’elle explose. Il sait faire réchauffer des surgelés quand je suis malade, mais les enfants s’inquiètent plus pour leur estomac quand j’éternue que pour ma santé.

-Pleure le plus souvent ? Moi. Je suis une vraie madeleine, je pleure pour un rien. Ce qui m’énerve. Et quand je m’énerve trop, je pleure aussi. On ne s’en sort pas.

-Chante le mieux ? Aucun des deux. Marichéri est très musical, il sait jouer de n’importe quel instrument avec une aisance remarquable, sauf de ses propres cordes vocales. Il raconte toujours que l’examinateur en chant au conservatoire, le reconnaissait d’une année sur l’autre et lui mettait directement 1 sans qu’il ait besoin de sortir la moindre vocalise. Ça valait mieux pour les tympans de l’examinateur et la dignité de Marichéri. Quant à moi, je chante comme une casserole trouée, rouillée et probablement dépressive.

-Qui contrôle la télé ? Les enfants

-Votre relation dure depuis ? 24 ans et demi. Oui, on n’est pas très patient, on s’est marié très vite. On n’a pas hésité, vu qu’on était tous les deux profondément contre le mariage avant de se rencontrer, c’était une évidence.

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