Friday Feelings #365

Le vendredi c’est états d’esprit imaginés par ma copine Zenopia.

Fatigue: pas que nerveuse

Humeur: rhaaaa!

Condition physique: timidement moins frigorifiée.

Esprit: se concentre sur rien, c’est bien, rien.

Culture: pas plus que ça

Estomac: c’est bientôt Pâques. Sans commentaire.

Boulot: alors là, tout va pour le mieux.

Message perso: cadeaux commandés et partis, ça va arriver sous peu.

Avis perso: voir billet de hier. Je ne fais pas exprès, mais j’essaie de limiter les occasions de m’énerver et de stresser (et donc mon usage des RS) pour préserver ma santé mentale.

Loulous: L’Ado ne voit pas pourquoi il serait trop vieux grand pour la chasse aux œufs. GeekAdo non plus. Bon ben, je vais devoir racheter des chocolats alors…Mangagirl s’essaie au fusain. Marcel a décidé d’aider, c’est un problème. Princessechipie est inconsolable: elle a voulu sauver une grenouille que GeekAdo a failli tondre, emporté dans son élan et la tondeuse donc. Mais comme elle n’étais pas rassurée, elle a pris un bâton pour ne pas toucher la grenouille, pour la pousser vers la haie, à l’abris. C’est là que ça a dégénéré. Est-ce que la grenouille n’a pas compris et a pris peur au point de faire un malaise? Est ce que Princessechipie y est allé trop fort et a involontairement assommé la pauvre bête? En tout cas, la grenouille ne bougeait plus et la gamine était inconsolable. Visiblement, l’appeler Frogkiller, pour détendre l’atmosphère, ça n’aide pas…Wizzboy est très déçu par son stage de judo. Il n’y avait pas de goûter.

Divers: 50 ans, c’est le nouveau 40, qui est le nouveau 30 qui est le nouveau 25, non? Bref, je vais avoir 5 ans. Pas plus.

Amitié: juste merci Cécile ❤️

Love: vu ses airs de conspirateur hilare pas du tout discrets, je sens qu’il va y avoir quelque chose…

Penser à: oublier mon année de naissance, de toute façon, les chiffres, c’est surfait! Le jour et le mois, ça suffit déjà.

Envie de: douceurs et petits bonheurs dans ma bulle.

Pic: ce qui est bien, en vivant dans le Nord Pas de Calais, c’est qu’on découvre les traditions ch’tis mais aussi polonaises. C’est un agneau de Pâques, ou babka, recommandé par une très vieille dame qui n’a pas perdu son accent malgré les années. On en est très content.

Post-scriptum: tout va bien, la grenouille a repris ses esprits et s’est enfuit toute seule.

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Thursday thunder: brexit déjà vu et apathie

En juin 2016, après une campagne puante d’un côté comme de l’autre et une désinformation triomphante, les britanniques ont voté pour ou contre le Brexit. Ou plutôt non, puisque beaucoup (28%), pourtant pour l’Europe, ne se sont pas déplacés, parce qu’ils n’appréciaient pas le premier ministre Cameron. Et alors? On parlait de leur avenir à eux, pas de la popularité de Cameron, multimillionaire qui ne risquait rien, lui. Il y a aussi eu ceux qui disaient : de toute façon, qu’est-ce que ça change, d’aller voter? Ahaha, ça aurait changé beaucoup!

Aujourd’hui même, Boris Johnson vient d’annoncer que les réfugiés qui réussiraient par miracle à franchir la Manche (légalement) seront déportés au Rwanda. Ce n’est pas une blague (c’est expliqué ici). Ça vaut pour les ukrainiens bien sûr. Ça vous dirait qu’on fasse pareil ? Dans le même ordre d’idée, Johnson et sa clique ont été personnellement financés par Poutine et les oligarques ainsi que leur parti. Du coup forcément, on ne va pas se fâcher avec son banquier. On fait de grands discours pour épater la galerie, mais on ne touche pas à un centime de ces braves gens. Ça vous dirait qu’on soit aussi complaisant (pour ne pas dire complice) avec un génocidaire? Puisqu’on parle de ça, vous savez que le Brexit a été pensé, orchestré et donc financé par les mêmes qui sont derrière Trump? Et qu’on en a fait un copié/collé ici? (Allez lire l’excellente journaliste Carole Cadwalladr, dont je recommande le compte Twitter). Mêmes méthodes douteuses (entre financements opaques et propagande complotiste), même discours raciste, même aspiration nationaliste.

Vous savez quelle a été la première mesure de Johnson quand il est arrivé au pouvoir? Suspendre le parlement. Illégalement. Ça vous dirait qu’on tente ça ici? Non parce que les leçons ont été retenues, Johnson a finalement été contraint de rappeler le parlement à cause de la court suprême, et bien, pour éviter ce genre de contretemps, ici, on prévoit de supprimer le conseil constitutionnel, et voilà. Ça vous plait toujours? Vous savez combien de milliards de livres sterling ont été détournées, au grand jour, par les ministres et leurs proches en UK? Pendant que l’inflation flambe, que les impôts augmentent, que les aides sociales sont réduites à leur plus simple expression, que l’accès au soin est remis en cause, que les factures d’énergie n’augmentent pas de 4% comme ici mais de 54 % (en moyenne, ça va jusqu’à 140%)? Ça serait tellement amusant de faire pareil ici, non? C’est clair, le pouvoir d’achat des ministres britanniques, dont celui des finances qui lui-même pratique assidûment la fraude au point d’avoir réussi à être ministre du Royaume-Uni sans y être résident fiscal (il a régularisé depuis 2021. Pas son épouse, une des femmes les plus riches du monde), le pouvoir d’achat des ministres donc, a explosé. Celui des britanniques, à qui on a promis monts et merveilles, est au plus bas depuis trente ans (selon les chiffres du parlement lui-même). Ça serait fun d’essayer ici, non ?

Vous allez me dire, c’est pas grave, quand on est pas content du gouvernement, on n’a qu’à manifester! Ben non. C’est devenu illégal. Un manifestant même solitaire, risque 1 an de prison ferme pour tout ce qui peut être jugé comme disruptif. Tenir une pancarte sans rien dessus, lever le poing en silence, seul, ce genre de chose. Sauf bien sûr, si il proteste pour le climat et l’écologie, dans ce cas là, il sera jugé comme terroriste et peut être condamné à 15 ans fermes. Et puis, ceux qui s’obstinent à l’ouvrir, on peut toujours leur retirer la nationalité britannique, sans jugement et sans possibilité de faire appel, sans se soucier des traités internationaux, ce qui permet maintenant de les deporter au Rwanda. Qu’est ce qu’on rit, avec l’extrême droite au pouvoir! Ça vous dit toujours?

Il aurait suffit qu’une petite partie des abstentionnistes qui n’aimaient pas Cameron ou qui ne voyaient pas l’intérêt, qui pensaient que pour ou contre, c’était pareil, aillent voter en 2016 pour éviter que le Royaume Uni s’enfonce dans toute cette boue. Mais ils ne pouvaient pas savoir jusqu’où leur apathie entraînerait leur pays et eux avec. Aujourd’hui, on sait. Il n’y a aucune excuse, sauf à être d’accord avec ce qui va nous arriver si on n’y prend pas garde.

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La phrase du mercredi #16

Avant qu’on rentre en France, le seul véritablement bilingue de nos enfants (c’est à dire qui parlait l’une ou l’autre langue avec autant d’aisance et sans le moindre accent), était L’Ado. Il étudie d’ailleurs les langues (espagnol, italien, ukrainien et même quetchua. Si). Laché dans n’importe quel pays, il arrive à en baraguiner la langue en quelques jours, c’est bluffant. Il a des notions suffisamment poussées pour tenir une conversation en allemand, néerlandais, hongrois, portugais et polonais. Je ne dis pas ça pour faire la maligne qui étale la science de son fils, mais pour bien montrer que je ne me moque pas. Pas du tout. Parce que L’Ado a parfois des couacs, des moments où il bute sur un mot et traduit littéralement de l’anglais, surtout bizarrement quand il parle en français. Il a voulu étaler sa science d’ainé dimanche dernier pour épater ses frères et sœurs, en leur expliquant la date, mais les rires qui lui ont répondu, l’ont surpris. Ça n’était pas l’effet recherché. Du coup, il est venu me demander, pour vérifier:

Heureusement, j’en ai vu d’autres dans notre famille franglaise. Ahaha. On dit le dimanche des rameaux en français, on laisse le choix du végétal, c’est moins précis. L’Ado y a perdu en prestige auprès des plus jeunes mais il était content d’apprendre quelque chose. Il cherche un moyen de le replacer depuis.

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English Easter

Pâques en Angleterre, ce n’est pas qu’un week-end de 4 jours avec Good Friday et Easter Monday feriés, ni que le chocolat distribué par le Easter Bunny (surtout que la majorité des locaux se gavent en fait de Cadbury, qui est une insulte au vrai chocolat. On mange aussi des hot cross buns (des sortes de brioches aux raisins secs, avec une croix dessus) et du Simnel cake, une espèce de pudding bouilli. (J’en ai parlé ici et respectivement). Pâques en Angleterre, c’est un tas de traditions rigolotes.

Jeudi, par exemple, ce sera le Maundy thursday, quand Lizzie est sortie pour donner l’aumône aux pauvres. Si c’est pas gentil ça. En plus, elle donne une pièce par année de règne, ça commence à lui revenir cher. Sérieusement, l’évêque du coin (ça change tous les ans) sélectionne un nombre de retraités méritants égal à l’âge de la reine (là aussi ça commence à chiffrer) et Lizzie leur remet personnellement deux bourses: une rouge contenant des petits cadeaux, style verroterie pour les amadouer (£3 en médailles commémoratives) et une blanche avec des pièces en chocolat frappées exprès pour l’occasion. Un vieux monsieur qui a reçu l’obole (parce que bon, ça fait pas cher payé, certaines bénéficiaires avaient dépensé plus entre le coiffeur et un nouveau chapeau) a été interviewé à la sortie. Il etait très content d’avoir rencontré Lizzie, elle lui a même parlé. Mais comme il est un peu dur d’oreille maintenant, il n’a aucune idée de ce qu’elle lui a dit. Il ne faut pas que Lizzie se plaigne, ses prédécesseurs lavaient carrément les pieds des pauvres pour Maundy thursday, en toute simplicité.

Dans la série traditions comiques, les gens portent aussi des Easter bonnets, des chapeaux de Pâques. Si. En public. Mes filles en ont fabriqué à l’école, tous les ans. On en trouve des tout prêts, généralement dans les jardineries, mais il est de bon goût de les faire soi même. Comme je n’ai jamais eu pas l’intention de me balader avec un pot de fleur sur la tête ou une poule en papier mâchée, je laissais la chose à mes filles. Elles adoraient. Sérieusement, si vous voulez rire un peu, plantez-vous à la sortie du service devant une Church of England le dimanche de Pâques. Vous en verrez. Certains villages organisent même des défilés de Easter bonnets avec remise de prix pour les chapeaux les plus ridicules créatifs.

Source

Continuons dans la mode, avec les costumes désopilants et les clochettes des Morris Dancers, qui sortent de leur hibernation juste pour Pâques alors que franchement, on ne leur a rien demandé. Je déteste toutes les danses et autres activités folkloriques après des années passées à faire la bourrée landaise en costume et en public (j’ai eu une enfance difficile). Ce n’est la peine d’insister, je ne monterai pas les photos. Bref, suite à ce traumatisme, je préfère encore manger du cadbury en regardant un match de cricket avec un Easter bonnet sur la tête qu’aller applaudir un troupeau d’agités à clochettes sautillant sottement en secouant des mouchoirs et en faisant gling gling. En plus, c’est affreusement sexiste, puisque traditionnellement les Morris dancers sont uniquement des hommes. Ou alors les femmes ont toujours été suffisamment intelligentes elles, pour se rendre compte du ridicule et de l’inutilité de la chose. Cela dit Colchester où l’on vivait, étant à la pointe du féminisme (je rappelle que la principale célébrité locale est Boudicca, la gentille reine barbare qui a aimablement fait cramé les envahisseurs romains. Et toc. Ça, c’est du girl Power), on a une groupe de Morris danseuses.

On se contentait de perpétuer nos traditions familiales: chasse à l’œuf en chocolat dans le jardin le matin et sortie champêtre l’après-midi, quelque soit la météo. C’est à dire qu’on faisait comme tous les anglais qui participent stoïquement à des tas d’activités folkloriques pour le week-end de Pâques en extérieur même en cas de tempête diluvienne. Keep calm and celebrate Easter. Il faut bien se promener un peu pour digérer le chocolat du matin et pour pouvoir attaquer la deuxième fournée de bonne humeur.

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Sunny Monday #15: avril vert

Pour illustrer le thème choisi par Bernie, j’ai choisi cette semaine une pinasse qui fut verte, il y a longtemps. Je précise qu’une pinasse est un bateau typique du bassin d’Arcachon qui est lui-même bien vert à marée basse.

Bonne semaine à tous.

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Projet 52: printemps

Pour le thème de la semaine, Ma ne nous a pas fait aller loin: malgré la neige de la semaine dernière et le temps pourri, il y a bien des bourgeons dans le jardin. Et hop, en plein dans le thème.

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Friday Feelings #364

Le vendredi, c’est états d’esprit imaginés par ma copine Zenopia.

Fatigue: voir billet d’hier.

Condition physique: arrimée. C’est à dire que j’ai réussi à ne pas m’envoler hier, et c’était pas gagné. La météo ne s’arrange pas.

Humeur: voir billet d’hier…bon, je ne peux pas répondre ça à chaque fois, ça va vite être lassant.

Esprit: essaie de se concentrer.

Estomac: le chocolat, il n’y a que ça de vrai.

Culture: pfff…

Boulot: j’ai réussi à moitié à faire ce que je voulais faire cette semaine, c’est une victoire. Après, les gens qui ne répondent pas, ça me contrarie un chouïa quand même.

Avis perso: voir billet…ooops, j’avais dit que j’arrêtais de me répéter.

Message perso: merci à F.

Loulous: L’Ado, alias le marathonien, rentre demain, tout fier de son exploit (je ne lui ai pas dit, j’ai une copine de mon âge qui a mis 15 minutes de moins que lui!). GeekAdo est en vacances ce soir, il reprend les cours fin avril, pour une semaine. Il est débordé. Mangagirl essaie de dresser son réveil pour qu’il pense tout seul à changer d’heure quand elle a cours plus tard. Pour l’instant, c’est un échec. Princessechipie et le volley, épisode 674 (au moins): à la surprise générale, dont la sienne et celle du prof, qui a failli en faire un malaise, (de joie probablement), elle a explosé le record de jongle de sa classe. Sans se blesser. C’est juste qu’elle ne sait pas comment. Wizzboy se prépare pour Pâques, il a suggéré de s’entraîner à manger des œufs en chocolat avant. Ahaha, bien tenté (je suis très fière de lui en vrai, mais il ne faut pas le dire).

Divers: aucune idée. C’est parce que j’essaie de me concentrer, je n’ai pas l’habitude, ça me coupe l’imagination. Ce qui n’est pas plus mal.

Amitié: voir message perso (et toc, je peux très bien mettre autre chose que « voir billet d’hier ». Ahaha).

Love: C’est un super-héros, voilà.

Penser à: arrêter de penser.

Envie de: m’enfermer dans ma bulle.

Pic: Marcel se cultive.

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Thursday Thunder: les noeuds

Il y a 4 ans, quand on est arrivé en France après avoir fui brexitland, je me suis sentie légère (c’est une image, je n’ai pas perdu un gramme)…finis l’angoisse permanente, le stress et les nuits blanches, finies les panic attacks qui m’empêchaient de sortir de chez moi. Finies ces interrogations incessantes qui me bouffaient le cerveau à chaque fois que je croisais quelqu’un (c’est un brexiter ou pas? C’est quelqu’un qui veut me foutre dehors ou pas? C’est quelqu’un qui va insulter mes enfants parce que leurs parents sont nés ailleurs ou pas?). Finis les noeuds à l’estomac. Eh bien voilà, ils sont revenus. En force.

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Ils ont attaqué à trois heures du matin, comme ils savent si bien faire, il y a plusieurs nuits. Ils ne me lâchent plus depuis. Bien sûr, ça n’a pas été une surprise totale. Je sais bien qu’ils n’avaient pas complètement disparus, qu’ils attendaient leur moment. La pandémie, la guerre et l’élection et ses possibles conséquences aussi (beaucoup, vraiment beaucoup), ont érodé la santé mentale de beaucoup de monde et ont eu raison de mon semblant de sérénité (il ne faut pas rigoler non plus, je n’ai jamais été particulièrement détendue, je suis une stressée chronique). J’avais presque oublié les crises de panique, cette terreur métallique qui coupe la respiration, qui glace le sang, qui empêche de respirer. Ça ne me manquait pas. Cette fois, les noeuds s’accompagnent aussi d’une honte immense qui n’arrange rien: comment est-ce que je peux me mettre dans des états pareils alors que les malheureux en Ukraine vivent l’enfer, eux? Je suis ridicule.

C’est physique, ça part du ventre, ça me glace, mais avec des bouffées de chaleur en même temps, ça m’étouffe, se répand dans tout mon corps, m’enserre le coeur, me pique les mains et les jambes. Le pire, c’est quand ça me reveille en pleine nuit, avec la sensation de mourir à la fois congelée et brûlée (tiens, ça fait un moment que je n’ai pas rappelé que je suis très logique, en vrai. Je sens que c’est le moment de le replacer), piquée à mort par ma couette. La morsure de couette est une arme de destruction massive, c’est bien connu. Cette fois, il y a aussi un sentiment de déjà vu (par rapport au Brexit) qui me donne des nausées, littéralement. Mais justement, je les connais bien maintenant, ces noeuds, je ne suis plus surprise. Je sais comment les gérer, j’ai appris. J’espère en tout cas.

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La phrase du mercredi #15

Il y a longtemps que je n’ai pas râlé à propos des travaux dans la rue…ceux qui devaient finir en décembre février fin mars dernier délai. Ils ne sont pas finis. Les marteaux piqueurs sont même de retour. La chaussée est bien terminée. Maintenant, les ouvriers redéfoncent les trottoirs qui n’ont pas eu le temps d’être finis avant d’être à nouveau éventrés. Qu’est ce qu’on rit. Donc ce matin, on s’est réveillé avec la rue barrée, sans prévenir, et trois camions énormes devant le portail. Impossible de passser, même à pied. Ça n’a pas empêché un ouvrier de me lancer sans rire:

C’est à dire que si je veux sortir de chez moi, je suis obligée soit d’y aller au coupe-coupe à travers la haie pour me retrouver dans le champs et je ne vois pas ce que j’y ferais, soit de passer par dessus le mur en saut à la perche, pour atterrir directement sur la grande route. Alors que j’ai des courses à faire, justement. Après, je ne sais pas, je n’ai peut être pas la même définition de ce qui gène que le virtuose du marteau piqueur planté devant chez moi…c’est long, ces travaux, mais long…

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Easter hot cross buns

Traditionnellement, en Angleterre, on mange des hot cross buns le vendredi saint, Good Friday, mais il n’y a pas de raison pour ne pas s’entraîner avant. Ce serait bête de s’exposer à une crampe d’estomac par manque de pratique le jour venu. Il s’agit de petites brioches, ornées d’une croix, mais c’est juste décoratif.

J’ai traduis comme j’ai pu, c’est à dire péniblement la recette du Women Institute cette association centenaire, pilier de la vie sociale des villages anglais. La photo vient aussi du même livre: The Women Instiute Teatime Collection. A défaut d’être un gage de qualité (quoique, elles ne s’amusent pas à servir n’importe quoi dans leur tea parties et ventes de charité), c’est un certificat d’authenticité. Avec le Women Institue, on ne plaisante pas. Pas de nouvelle cuisine et autre modernités dangereuses, du british traditionnel pur et dur!

  
Pour 24 buns, il vous faut:

-900 gr de farine à pain

-110 gr de farine

-une pincée de sel

-1 ou 2 cuillères à café de mixed spices …je ne sais pas si ça se vend aussi en France. C’est  un mélange d’épices: cannelle, noix de muscade, quatre-épices. A défaut de mixed spices, on peut les parfumer uniquement à la cannelle. 

-4 cuillères à café (ou à thé!) de levure rapide

-110 gr de sucre en poudre plus 2 cuillèrées pour le glaçage 

-110 gr de beurre coupé en petits dés

-110 gr de raisins secs…ou de pépites de chocolat. C’est moins authentique et pas forcément approuvé par le Women Institute, mais c’est validé par mes enfants et pas mal de petits anglais.

-425 ml moitié d’eau, moitié de lait tiéde. 

Vous mélangez la farine à pain, le sel, les épices, le sucre et la levure. Vous rajoutez les dés de beurre et vous remuez bien, ça doit avoir l’aspect d’une chapelure…je suis sûre qu’il doit y avoir un terme technique en français aussi, mais je ne le connais pas. C’est là que je me rends compte que je manque de vocabulaire. Reprenons. Vous rajoutez vos raisins secs ou vos pépites de chocolat, puis le mélange d’eau et de lait et vous pétrissez pendant 10 minutes …je suis restée bétement coincée devant knead pendant plusieurs secondes. Je sais qu’il y a un mot en français pour dire ça. Ça va me revenir, ne paniquons pas. Je ne vais quand même pas regarder dans Google translate! …on reste calme. Je peux le faire. Ou pas.

-L’Ado, en français, un boulanger, ça fait quoi avec sa farine?

– Ben, du pain!

C’est malin. Je m’en fiche j’ai trouvé! Ahaha. Je reprends. Quand la pâte est bien élastique, couvrez-la d’un torchon et laissez-la doubler de volume dans son coin (soit une heure et demi ), puis petrissez-la à nouveau 2 à 3 minutes (et paf, je l’ai replacé! knead, c’est bien sûr pétrir en français, tout le monde sait ça.)


Vous divisez ensuite votre pâte (celle que vous avez bien pétrie… Je ne m’en lasse pas. Quel joli mot!) en 24 boules, et vous les placez sur du papier cuisson en pensant à les espacer, elles vont gonfler! Vous les recouvrez encore pendant une demi heure, ça laisse le temps de préchauffez le four à 220. Vous pouvez aussi en profiter pour mélanger la farine avec de l’eau tiéde pour faire une sorte de pâte qui vous permet de tracer des croix sur les buns (c’est facultatif, ça n’apporte rien au goût). C’est plus facile à faire avec une poche à douille (bizarrement, impossible de me souvenir de pétrir, mais je traduis piping bag sans réfléchir…faut pas chercher, j’ai le cerveau qui se fait des noeuds).

Vous enfournez et laissez cuire 15 minutes. Pendant ce temps, préparez le glaçage en mélangeant les 2 cuillèrées de sucre avec de l’eau. Faites les bouillir pour obtenir une sorte de sirop et glacez les buns à la sortie du four, et voilà!

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