Local news 

Il y a longtemps que je n’avais pas rapporté les News palpitantes de notre journal local, l’indispensable Gazette qui fait passer le scandale des Panama Papers pour du pipi de chat. Avec la Gazette, on est au coeur de l’événement. Au moins. De toute façon aujourd’hui, je suis obligée d’en parler, puisque je suis tombée en admiration béate ce matin devant la une, attention, c’est du lourd:  30 vaches évadées bloquent une route. Je ne peux pas louper ça, en plus il y a une jolie photo, envoyée par un automobiliste témoin du drame. C’est beau quand même, le journalisme d’investigation.

  
On apprend donc que la police a été obligée d’intervenir pour libérer la route, et attention, pas n’importe quelle route, mais la voie principale qui mène au centre ville. N’écoutant que leur courage, les valeureux policiers n’ont pas hésité une  seconde à évacuer le troupeau, probablement composé de ruminants rebelles, pour ne pas dire de vaches criminelles endurcies, dans un champs voisin. Policier à Colchester, c’est un métier à risque. On ne le dira jamais assez. Par contre, il n’y a pas de détail sur les motivations des vaches. C’était peut-être une manifestation anti-pâturage? Ou une opération escargot  pour protester contre leurs conditions de travail? Cela dit, une vache-escargot, ça fait peur…mais je maintiens, l’affaire est louche. J’espère que le journaliste de la Gazette ne va pas s’en tenir là et continuer à enquêter. Je sens venir un prix Albert Londres…

En même temps, je ne suis pas sûre que les journalistes de la Gazette aient le loisir de se pencher en détail sur les embrouillages bovins, ils sont débordés. Il s’en passe des choses, dans mon coin paumé, c’est édifiant. Je préviens de suite les âmes sensibles, ça fait peur. Bagdad a côté de Colchester, c’est un havre de paix, n’ayons pas peur des mots. Grâce à l’extraordinaire dévouement des intrépides journalistes locaux, on est carrément plongé au coeur de la criminalité la plus noire. Rien qu’aujourd’hui, on apprend avec effroi que la police recherche toujours un Teenager pour bris de glace. Ça veut dire que ce dangeureux individu est dans la nature, prêt à commettre son prochain forfait, le traitre… Ce délinquant revêche, en véritable monstre, se serait jeté sauvagement dans la vitrine du musée d’art moderne qu’il aurait attaqué, armé d’un skate board. Il n’a pas hésité à s’en prendre à la pauvre bête l’innocente vitrine en lui assénant un violent coup d’arcade sourcilière. Il y a une video floue et pas claire du tout, mais je ne vous mets pas le lien, la violence de la chose est insoutenable…bon, il faut dire aussi qu’il y a effectivement une piste de skate à cet endroit,  il est possible que ce soit un gamin pas doué qui s’est pété  la figure et a atterri malencontreusemt dans la vitrine…mais il vaut mieux rester sur nos gardes et protéger nos fenêtres, restons prudents….aaaaah, je viens d’y penser, vous croyez que le Teenager à roulettes est de mèche avec les vaches ? Si ça se trouve elles ont organisé une diversion sur la route juste pour lui permettre d’échapper à la police. Quand je disais que ça fait peur!

Mais Colchester, c’est aussi une ville de culture. Si. D’ailleurs une célébrité locale qui a participé à une émission de télé-réalité quelconque vient de signer un contrat pour chanter au Japon. Il y a une photo, il a l’air ravi. Le journaliste aussi, du coup il a oublié de lui demander:  pourquoi le Japon? En même temps, ça fait toujours un attardé, plouc musical de moins chez nous, c’est toujours ça de pris. Mais il y a peut-être un filon à exploiter…si les japonais cherchent des esséxiens bêlant et orange petant en toutes saisons, on en a plein! Je sens un développement  à l’export inattendu pour Colchester…c’est important d’encourager de nouvelles activités économiques. Toujours dans la rubrique culture, on apprend que le public en délire a applaudi ce week end la célèbre parade de scooters de Clacton. Ça me laisse sans voix. Quand on pense que les Brésiliens font leurs malins avec leur carnaval de Rio, Ahaha, ils n’ont rien vu! En tout cas,  c’est sûr pour s’esbaudir devant une douzaine de pétrolettes enfumant tout sur leur passage, il faut effectivement être en plein de délire.  

Mais la gazette, c’est aussi des articles de fond et des enquêtes fouillées pour l’éducation de ses lecteurs. Je me suis donc plongée avec joie dans le dossier sur les éléphants et Colchester. Il faut dire aussi que comme ça, au premier abord, je ne voyais pas le rapport. Suis-je sotte. Colchester a toujours été liée aux éléphants, déjà, il y en a au zoo. C’est imparable comme argument. Mais figurez-vous  que les romains ont aussi amené quelques éléphants miliaires lors de la conquête, je suis sûre que ces braves bêtes ont adoré. Ça fait quand même un trou de presque 2000 ans dans l’histoire pachydermique de la ville…et bien pas du tout, dans un article absolument pas capillotracté, le journaliste revient sur la moindre petite trace d’éléphant, y compris dans les cirques qui venaient jusqu’ici au temps des victoriens. C’est fascinant. Tout ça pour nous achever, en nous informant que Colchester a deux nouveaux panneaux, en forme d’éléphant. La preuve est faite, Colchester et les éléphants, c’est du sérieux. On dirait un épisode de X-files, mais avec des éléphants à la places des aliens. Cochester, sous influence éléphantesque sournoisement cachée depuis l’an  43…C’est tellement sidérant que  je vous mets une deuxième photo, toujours tirée de la Gazette.

  

Je me moque, mais j’aime bien notre  journal local. On y trouve les horaires des marées, les fêtes de villages, et les photos des événements scolaires. C’est charmant. Cela dit, je vais aller faire un tour sur le Times. Ça m’étonnerait que j’y trouve  des infos plus capitales que dans la Gazette, mais bon, sait-on jamais…

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Proustian portrait

Je reprends le questionnaire de Proust, vu chez Cécile, qui elle-même répond aux question de Alice et Zaza.

1-Le principal trait de mon caractère? Contrariante. 

2-la qualité que je préfère chez un homme? L’humour 

3-la qualité que je préfère chez une femme? Je peux encore dire l’humour? Non? Bon alors, la loyauté. Mais avec de l’humour, c’est quand même mieux. 

4-ce que j’apprécie le plus chez mes amis? Qu’ils arrivent à me supporter, c’est un challenge. 

5. Mon principal défaut ? Je ne suis pas sectaire, j’en ai plein! En ce moment, celui qui gagne, c’est la procrastination. Pour ne pas dire la paresse ou la peur de faire quelque chose. Mais ça varie selon mon humeur. 

6. Mon occupation préférée ? Manger du chocolat? Hihihi…

7. Mon rêve de bonheur ? Faire un tour du monde en prenant le temps d’apprécier, avec Marichéri et les enfants.  

8. Quel serait mon plus grand malheur ? N’importe quoi qui touche ma famille.

9. Ce que je voudrais être ? Optimiste et avoir confiance en moi, je pense que c’est lié. Comme je m’attends toujours au pire, forcément ça n’aide pas… 

10. Le pays où je désirerais vivre ? Alors là, franchement, ça m’est égal. Bon, c’est sûr qu’à choisir, j’éviterais la Sibérie ou l’Iran, mais sinon je prends toutes les destinations. Sauf si on me demande de choisir un pays à vie. Rien que l’idée d’être  coincée quelque part, ça ne me plaît plus du tout.

11. La couleur que je préfère ? le bleu. Il n’y a d’ailleurs pas le moindre petit mur bleu chez moi, mais du rouge, du vert, du rose, du jaune, du violet, du gris (pas tous dans la même pièce) .

12. La fleur que j’aime ? Il faudrait déjà que j’arrive à les reconnaître! 

13. L’oiseau que je préfère ? J’ai deux chats… Sinon, j’aime bien les pingouins, les canards et les autruches (et assimilés)  aussi.

  
 14. Mes auteurs favoris en prose ? Ça risque d’être long…pour ne pas y passer des heures, on va dire Stendhal et Dostoievski. Je suis naturellement très guillerette. 

15. Mes poètes préférés ? Baudelaire. Aragon, un peu aussi mais par intermittence.  

16. Mes héros favoris dans la fiction ? Les trois mousquetaires. Les 4 je veux dire.

17. Mes héroïnes préférées dans la fiction ? Mathilde de la Mole.

18. Mes compositeurs préférés ? Marichéri et les chattes.

19. Mes peintres favoris ? Monet et Goya.

20. Mon héros dans la vie réelle ? Aucune idée. 

21. Mes héroïnes dans l’histoire ? Alienor d’Aquitaine. C’est même une inspiration, c’était plus ou moins une bordelaise de naissance, mère de famille (très) nombreuse expatriée (par moment) en Angleterre, non? 

22. Mes noms/prénoms favoris ? Pas le mien, que je ne supporte pas! Sinon, ceux de mes enfants forcément, on n’a pas choisi des prénoms qu’on n’aimait pas. Bien sûr, j’ai dû faire des concessions, Marichéri refusant les prénoms Basques sous prétexte que ce serait imprononçable pour les anglophones.  Je suis vengée, comme j’aime aussi  les prénoms irlandais, on a choisi un deuxième prénom en gaélique impossible à éternuer correctement pour les non-initiés pour une des filles. 

23. Ce que je déteste par-dessus tout ? La malhonnêteté.

24. Personnages historiques que je méprise le plus ? Euh…c’est dur finalement ce questionnaire.

25. Le fait militaire que j’estime le plus ? Aucun! 

26. La réforme que j’estime le plus ? Où ça, en Angleterre? 

27. Le don de la nature que j’aimerais avoir ?  La téléportation. Je ne vois pas pourquoi ça ne peut pas être un don naturel. 

28. Comment j’aimerais mourir ? Le plus tard possible! 

29. Etat d’esprit actuel ? J’ai faim. 

30. Fautes qui m’inspirent le plus d’indulgence ? les fautes d’orthographe bien-sûr, j’en fais tellement! C’est une preuve d’imagination, pas  incompétence crasse.

31. Ma devise ? British pounds, ou livres sterling en français.

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Sunny Monday #12

Cette fois, je n’ai pas oublié le rendez vous de Bernie (ni tes traductions, je relis et j’envoie…c’était un message perso), pour bien commencer la semaine, sous le soleil. D’autant plus que la couleur choisie par Bernie pour avril est le vert. C’est beaucoup plus facile que le saumon du mois dernier. Du vert, en Angleterre, pays de jardiniers émérites et de pelouses impeccables, ça va être une partie de plaisir…par contre, je ne garantie pas le soleil à chaque fois!

  
On commence bien à l’Emirates Stadium, avec du vert, du soleil, un grand sourire et de la joie, puisqu’Arsenal a gagné ce week end. L’Ado, fervent Gunner (supporter d’Arsenal, je précise les non initiés) était heureux, moi aussi, même si je ne deviens pas aussi hystérique que lui (ou que l’anglais moyen) devant le foot. 

Bonne semaine à tous!

  

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My Own ABC #14

D comme…

Dublin: on commence par la capitale de la république d’Irlande. On y a vécu, on s’y est marié, j’y ai pondu deux gamins, au National maternity Hospital (notre troisième irlandaise est née à la campagne)…bref, on aime beaucoup Dublin. On l’a vu évoluée aussi. Quand on est arrivé en 1996, sous une pluie battante qui ne s’est pas arrêtée pendant 6 mois, c’était un peu paumé. Beaucoup même, l’aéroport était sympathique mais pas franchement rassurant, niveau infrastructure. Par contre, on était accueilli à bras ouverts, youpi, des français! Et puis Dublin est devenue une ville à la mode, mais sans perdre son identité. On a bien sûr testé les pubs de Temple bar et les boutiques miteuses qui vendaient des pulls en laine typiques de trois tonnes. On a fait la queue pour s’extasier devant le book of Kells dans la bibliothèque de Trinity College et on s’est ému des traces de combat dans la GPO, la poste centrale. On a essayé d’éternuer du gaélique et de manger des pommes de terre à tout les repas…mais on y a surtout habité, en s’éloignant rapidement des clichés pour touristes. On est encore très attaché à cette ville, d’ailleurs L’Ado a toujours de vagues traces d’accent dublinois. C’est un problème. Quand il compte, ça fait one, two, three, four, fÔôïïïve. Et j’ai gardé des expressions, qui surprennent d’autant plus en Angleterre quand on les sort avec l’accent français. Feck! 

  
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Dickens: ce sympathique humoriste anglais qui a toujours trouvé matière à rire dans les petits tracas du quotidien . Ahaha. Sérieusement si vous êtes un chouïa déprimé, ne lisez pas Dickens, il va vous achever. Tout le monde connaît David Coperfield, A Christmas Carol, Oliver Twist, Great Expectations …je ne vais pas tous les citer. Charles Dickens, ce joyeux luron, est né en 1812 et a magnifiquement (mais sombrement) décrit l’Angleterre victorienne. Il faut dire aussi qu’il a connu ça de près, son père étant jeté en prison pour dettes, il se retrouve à 12 ans en pension chez une horrible mégère et doit bosser à l’usine pour survivre. Ça l’a mis en joie à vie. Finalement, son père paie ses créanciers, sort de prison et le petit Charles repart à l’école. A 20 ans, il devient journaliste et il publie Oliver Twist en 1836. Dickens n’est pas qu’un auteur de génie, il est aussi connu pour ses opinions tout à la fois sexistes, racistes et d’une intolérance religieuse pétaradante mais on ne peut pas tout avoir. Il reste un monument de la littéraire britannique, toujours aussi populaire. Cela dit, vu son sens de l’humour, je ne suis pas sûre que les massacres infâmes nombreuses adaptations modernes de son œuvre, notamment A Christmas Carol, lui plaisent beaucoup. 

Daffodils: les jonquilles poussent spontanément partout ici, y compris dans mon jardin et je leur en suis très reconnaissante. Les daffodils sont aussi le symbole de Dewi Sant, Saint David, le patron du Pays de Galles. Au départ, les gallois portaient fièrement un poireau pour Saint David’s Day, en souvenir d’une bataille entre le roi local Cadwaladyr et les saxons au VI eme siecle. Les techniques de boucherie militaires n’étaient pas encore très développées à l’époque. On s’entretuait bien, mais sans uniforme distinctif. Du coup, pas moyen de faire la différence entre ses petits copains et l’ennemi, c’est ballot. Si ça se trouve, les gallois s’étripaient entre eux, bétement. David étant un petit futé, il a eu l’idée de dire aux soldats gallois de se coller un poireau sur le casque. Non seulement c’était coquet, mais ça leur a permis de se reconnaître entre eux. Mais les anglais en riaient encore des siècles après et se moquaient toujours des gallois avec leur légume sur la tête. Du coup, à partir du début du xx eme siecle, les gallois ont décidé d’arrêter de sentir continuellement la soupe aux poireaux, et d’honorer David avec un Daffodil.  

  
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Dundee cake: Comme son nom l’indique c’est un gâteau écossais. Globalement, c’est un cake aux fruits tout ce qu’il y a de plus banal, mais il est rond et décoré d’amandes sur le dessus, ça fait toute la différence.  En tout cas pour L’Ado qui est méchamment allergique aux arachides. Personnellement, je trouve ça un peu sec, mais je vous mets un lien vers la recette de BBC goodfood si ça vous intéresse, c’est ici

  
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Druides: j’aime beaucoup le druidisme, je ne perds jamais une occasion d’en parler. J’adore tous les illuminés et les gentils originaux, même si je ne partage pas leur petite folie, mais j’ai une passion particulière pour les druides. En débarquant en Angleterre, j’ai été accueillie par les mamans de l’école de L’Ado, très gentiment, dont une qui avait l’air tout à fait normal malgré ses cheveux roses. Une femme charmante, expert-comptable, très engagée dans l’association des parents d’élèves  (j’ai pris sa suite à la trésorerie) et en désaccord constant avec SuperMum (là aussi, j’ai pris la suite…), une femme que j’ai trouvé tout de suite sympathique, mais sans rien de particulier. De toute façon, la semaine suivante,  ses cheveux n’étaient plus roses. Ils étaient verts. Et donc, j’ai appris avec joie grâce aux ragots de SuperMum, que cette brave dame était aussi Grande Pretesse Druidique. Je mets des majuscule parce que ça en jette, comme titre, non? Elle a été ravie de m’en parler. Elle est à fond dans son truc, j’adore.  J’espère toujours qu’elle m’invitera aux fêtes druidiques, mais il parait que c’est réservé aux initiés et faut pas pousser non plus. Alors je me contente de faire des billets sur les druides, même si ça ne leur plaît pas forcément. J’ai reçu pendant longtemps des email vengeurs de druides revêches mais modernes, mais tant pis! C’est leur faute de toute façon, ils ne font rien qu’à me provoquer avec leur fête du solstice à Stonehenge, leurs procès rigolos contre les archéologues, leurs licornes, leurs forces telluriques, leurs fulguro poings…euh non, là je crois que je confonds avec Goldorak… 

  
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Project 52 II #13

Le thème choisi par Ma’ aujourd’hui m’inspire beaucoup. Vraiement beaucoup. Trop même. C’est chocolat. Je rappelle que le chocolat est fabriqué à partir des cabosses  de cacao, qui viennent elles-mêmes du cacaoyer, c’est à dire d’une plante (c’est même un arbre).  Le chocolat est donc pratiquement un fruit, et doit faire partie des 5-a-day, des 5 fruits et légumes qu’on nous recommande de manger par jour. C’est logique. 

  
Comme je me dévoue, le chocolat ne reste jamais très longtemps chez nous, en tout cas, pas assez pour se faire prendre en photo. C’est bien simple, il ne reste déjà plus que quelques infâmes cadbury eggs de la récolte pasquale. Et je refuse d’appeler ça du chocolat, tout comme il est hors de question que j’en mange, beurk. En mère admirable, je  préfère les laisser aux enfants qui ont des goûts immondes aiment ça, eux. Mais je ne suis pas sectaire, j’accepte tout à fait de cuisiner le chocolat….et ça plait aux enfants aussi (sauf quand je me lance dans un mole de pollo, le poulet au cacao mexicain). Le chocolat, c’est une passion qu’on se refile de mère en fille dans cette famille. Ce n’est pas ma maman qui dira le contraire. Ni PrincesseChipie! 

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Friday Feelings #54

Non, je ne suis pas en retard pour les états d’esprit de vendredi de Fédora  (qui a aussi un blog pro, Zenopia) et Postman, c’est les vacances! J’ai la maison pleine de gosses, des ados boutonneux, avachis, chevelus et malheureusement musicaux et des gamines à couettes montées sur ressort…même les chattes ont invité des potes, le jardin est encombré de félins, Adolf le chat à la petite moustache, un espèce de plumeau géant noir, qui ronronne comme un moteur d’avion sur la terrasse et un petit nouveau, noir et blanc. Capucine n’apprécie pas du tout et fait sa maligne en râlant, mais derrière la fenêtre, faut pas pousser. Par contre, ça  ne dérange absolument pas Chaussette, qui les ignore. Enfin bref, je suis débordée…

10h02

Fatigue: ça va…

Humeur: en progrès. Troisième jour de soleil! Bon, c’est un soleil entrecoupé d’averses de grêle, mais on ne va pas chipoter. 

Estomac: je n’ai pas faim…ça me surprend moi-même. D’après Marichéri, je dois faire une allergie au jardinage, et ça me perturbe. 

Condition physique: rhaaa, les buissons devant veulent ma mort. J’ai mal partout et ils me narguent toujours, en ricanant  sauvagement. Si. Ces végétaux vicieux ricanent, j’en suis sûre. Mais je ne céderai pas devant de bêtes fourrés, aussi hargneux soient-ils. Je les aurais! Maricheri prétend que ça ne s’arrange pas, mon allergie au jardinage, ça atteindrait le cerveau…je ne vois pas. 

Esprit: embrumé…

Boulot: tu as vu Carrie, je n’ai pas encore supprimé la rubrique? Mais c’est juste parce que j’ai oublié de le faire…

Culture: je fais des fouilles archéologiques dans les fourrés devant la maison, ça compte? En plus de la sculpture et des pavés, j’ai retrouvé des machins ronds, en pierre, style meules mais en plus petit, que  je n’ai pas finies de dégager. Elles pèsent trois tonnes chacunes et je ne sais pas ce que c’est. Ça m’intrigue. Si ça se trouve, j’ai decouvert les reste d’un moulin  médiéval de Schtroumpfs… 

Message perso: tiens moi au courant pour mercredi!

Avis perso: je ne pense pas  que ce soit des roues de chariots romains, malgré les suppositions de PrincesseChipie (la route devant chez nous existait déjà au temps des romains). Mais elle a raison, c’est trop grand pour être des meules de Schtroumpfs. Le mystère s’épaissit. 

Loulous: L’Ado est dégoûté. Totalement. Il a des profs criminels (au moins)  qui organisent des sessions de révisions au lycée, pendant les vacances, alors que lui essaie de répéter avec son groupe. C’est scandaleux, tous des fascistes. GeekAdo ne décolle pas de ses ordinateurs, on ne le voit que pour ses repas, 12 fois par jour à peu près. C’est calme. PrincesseDiva est dans tout ses états, c’est la fin du monde, elle va mourir, c’est une catastrophe, sa vie est fichue…bref, elle a un bouton sur le nez. On a ri, c’est qu’un début. Ahaha. Du coup, elle  parle de porter un masque. PrincesseChipie s’éclate avec ses copines et se moque des boutons de sa soeur. Elle a aussi pris sur elle de se déclarer assistante jardinière, et elle me suit dans la jungle, pour commenter tout ce que je fais. C’est un bonheur, pendant que je bataille à coup de sécateur, d’avoir la bande son à côté. Toddler 5 a redécouvert avec joie la table de ping pong qui est ressortie du garage, où elle hibernait. Il est ravi surtout qu’il dépasse maintenant du bord et peut voir ce qui se passe. Il essaie de convaincre tout le monde de jouer avec lui, y compris les chattes. Pour qu’elles fassent les balles.

Amitié : on profite des vacances scolaires pour se voir. 

Love: milite pour l’instauration systématique  des week-ends de 4 jours. Après avoir testé la semaine dernière, il est formel, ça marche.

Course: je remplis le frigo en flux continu pendant les vacances. 

Sortie : Ahaha, hors de question que je sorte des fourrés tant que je n’aurais pas vaincu. 

Envie de: chocolat…parce que les gamins me narguent avec leurs infâmes œufs cadbury, mais je refuse de manger ça. 

Pic: je progresse à vue d’œil…

  
10h41

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Thursday Thunder: Brexit Political Abyss

J’évite de parler politique généralement. Je trouve que ce n’est pas du tout le lieu et surtout, ça m’ennuie profondément. Mais forcément, je m’intéresse de près au référendum sur la sortie ou non de l’union européenne. J’ai hésité à aborder le sujet, mais vous allez voir, finalement ce n’est pas ça qui va me faire contrevenir à mes habitudes, je ne vais toujours pas parler politique. Et c’est tout le problème. Ils semblerait que les politiciens s’étonnent du manque d’enthousiasme des électeurs dans le débat sur le Brexit, qu’ils soient pour ou contre. Ahaha. C’est sûr, mais quel débat? Pour que les gens s’y intéressent, il faudrait déjà qu’il y en est un, de débat non?

  
À part les supporter agités du UKIP, dont la logorrhée verbale habituelle est devenu quasi inaudible au milieu des hurlements apocalyptiques des politiciens de tous bords, c’est vrai que le public n’a pas l’air plus captivé que ça…mais c’est peut-être parce qu’on a atteint les bas fonds du débat politique, pas parce que le sujet de base, l’Europe n’intéresse pas les électeurs, pour ou contre. Déjà, David Cameron s’est embarqué tout seul et à contre coeur dans ce fichu référendum, alors qu’on ne lui en demandait pas tant, non pas par conviction ou pour défendre une quelconque idée, mais à cause de l’incompétence crasse des instituts de sondage. Ils ont atteint des sommets dans l’art de prédire n’importe quoi avec un aplomb qui force le respect. On aurait pu croire qu’après s’être copieusement ridiculisés en annonçant un raz de marée indépendantiste au référendum écossais, les sondeurs essaieraient de se faire discrets. Pas du tout. Ils ont remis ça aussitôt, en prévoyant une victoire pétaradante du Labour, une percée pestilentielle des fascistes UKIPiens et une déroute totale de Cameron, premier ministre sortant aux élections parlementaires. Du coup, dans la panique et pour limiter les dégâts, Cameron a voulu détourner quelques électeurs du UKIP.  Et voila comment il a promis un référendum sans réfléchir aux conséquences, tout en pensant qu’il ne serait jamais réélu pour le mettre en place. 

Du coup, on assiste à une foire d’empoigne pitoyable, entre les membres de la majorité, brillamment réélue (encore une fois, les sondeurs britanniques sont remarquables dans leur nullité abyssale). C’est bien-sûr sans aucune arrière pensée que Boris Johnson, le maire de Londres, et Michael Gove, un ministre de Cameron, ont pris la tête de la campagne pour le non. Tête qu’ils se disputent d’ailleurs comme des chiffonniers et en public, ce qui ne peut que rajouter à la crédibilité de leurs propos désintéressés. Ils ne comptent évidement pas du tout prendre la place de Cameron comme premier ministre en cas de victoire du non. Du tout. Ahaha. Ce sont les électeurs  qui sont cyniques en croyant ça, alors qu’eux, ils se dévouent juste pour le bien public en vociférant comme des hyènes sur un sujet sur lequel ils n’avaient jusqu’alors exprimé que des bâillements ennuyés. De toute façon , pourquoi parler de l’Europe, alors que ce qui est vraiment en jeu, c’est leur avenir politique personnel, non? L’opposition ne fait pas mieux. On pourrait penser que le Labour, traditionnellement plutôt  europhile fasse campagne pour le oui.  Pas du tout. C’est le silence total côté Labour. Rien à déclarer. Ils sont trop occupés à se créper le chignon entre eux, à coup de règlements de compte, de purges, de complots pour flanquer dehors leur leader Corbyn, qui fait preuve d’une incompétence et d’un amateurisme édifiant, et de petites vengeances personnelles. C’est à se demander si on leur a dit qu’il y allait avoir un référendum sur l’Europe, ils n’ont pas l’air d’être au courant. 

Vous rajoutez par dessus la qualité des déclarations, dans les deux camps, chacun nous promettant rien de moins que la fin du monde si on ne vote pas comme ils veulent. Pas la peine d’étayer, d’analyser, d’argumenter, bref d’essayer d’élever le débat un chouïa, puisqu’on vous dit que ce sera l’apocalypse. Pas besoin de discuter pendant des heures. On se renvoie à la tête des listes de soutien tellement bien faites qu’on y retrouve généralement les mêmes personnes, qui sont les premiers surpris d’apprendre qu’ils ont non seulement une opinion sur la question mais aussi l’opinion inverse. En même temps. Même le nom de cette pauvre Lizzie, qui s’est offusquée qu’on lui prête ainsi des idées a été mêlé au pugilat qui tient lieu de débat. Alors effectivement, les électeurs sont plus atterrés par le spectacle pitoyable que nous offre les politiciens que captivés par le référendum. Par contre, si on organisait une consultation pour  flanquer à la mer, ou au moins faire taire les politiques, je suis sûre que ça déplacerait les foules. 

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Me versus the garden

C’est peut être dû à une overdose de chocolat, mais dans un élan d’optimisme béât, je me suis risquée dans le jardin. Il y avait un beau soleil, entre deux averses torrentielles, ça m’a fait délirer. Je ne vois que ça. Parce que d’un coup d’un seul, j’ai décidé de sacrifier à la grande passion anglaise et de jardiner. Si. Avec de vrais plantes, alors que j’arrive à faire crever les fleurs en plastique. Je ne sais pas ce qui m’a pris, vraiment…ça m’inquiète. Prise dans mon élan, je me suis même achetée des accessoires, un sécateur, des jardinières et des gants de protection mauves. Il ne faut pas rigoler non plus, je suis en plein enthousiame horticole d’accord, mais je ne vais pas mettre les mains directement dans la terre. C’est répugnant, il y a des bestioles qui grouillent. Et des vers de terre. Je deteste les vers de terre, ils sont fourbes. La preuve, on ne peut pas faire  la différence entre l’arrière et l’avant du ver…

Comme je suis infichue de planter quoique ce soit novice, j’ai préféré commencer petit, avec l’aide de Marichéri, en achetant deux clématites (c’était marqué dessus : Clematis. Parce que honnêtement, je ne fais pas la différence entre un rosier et une laitue, alors…). Ça a commencé fort, les saletés de plantes ont essayé de s’enfouir à peine sorties du garden center, en profitant d’une rafale de vent pour s’évader de leurs petits pots en plastiques. Ahaha, c’est raté, elles n’ont pas dépassé ma chaussure droite. Elles ont ensuite tenté de se suicider dans le coffre dans la voiture en se pendant avec un sac du supermarché. Je ne veux pas être parano et le prendre personnellement, mais on sentait de suite qu’elles n’avaient pas du tout envie d’être plantée par moi…Ce n’est pas que je me sois vexée, mais bon, j’ai préféré laisser Marichéri s’en occuper finalement, c’était plus prudent. Mais j’ai suivi toutes les opérations, et j’ai mis mes gants mauves par solidarité. 

  
Cette première tentative de jardinage étant un échec, je n’en suis pas restée là…vraiment je ne comprends pas ce qui m’arrive. Comme je n’arrive pas à planter des trucs, je me suis dit que j’allais en arracher. Je vais laisser le jardin derrière à Marichéri, je vais m’occuper de celui devant.  J’ai décidé d’attaquer la jungle délirante,  la végétation hargneuse, le massif avec la haie. Notre maison a environ 150 ans, mais pas ce qui pousse là. Ça date au moins du jurassique. Même un jardinier expérimenté (oui, bon j’ai demandé à Marichéri…il réussit à planter des clématites lui, il est donc largement plus qualifié que moi) n’arrive pas à savoir exactement ce qui pousse dans ce massif, tellement c’est fouilli. Il est délimité par la haie de devant, elle même composée d’un joyeux entrelac impénétrable de fourrés divers dont des mûriers (je suis peut-être nulle en jardinage, mais je suis gourmande. Je sais reconnaître des mûres et en faire des tartes). Il y a ensuite une jungle impensable de végétaux non identifiés, avec des fleurs partout en bas. J’ai attaqué tout ça gaillardement au sécateur. Et je peux affirmer sans exagérer que les buissons ont tenté de me tuer. En moins de trois minutes, j’avais disparu dans la masse feuillue, et les mûriers. Mon gant mauve droit était à moitié arraché par une sorte de jonquille géante, probablement carnivore. Du houx Ninja s’est agrippé à mes cheveux, alors qu’un espèce de saule rieur tentait de me faire un croche pied en s’enroulant traîtreusement autour de ma cheville gauche. Je ne me suis pas laisser faire, et j’ai  bataillé à coup de sécateur, en mode derviche tourneur agricole. J’ai finalement réussi à me libérer. Enfin, je me suis affalée par terre, mais j’ai pu sortir du buisson, en rampant à reculons. C’est une bonne chose, ça m’a permis de constater qu’il y avait des pavés en fait à cet endroit du jardin, sous trois tonnes et demi de terre (et oui, il y avait des vers. Beuh). N’écoutant que mon courage, et légèrement agacée aussi par toute cette végétation hargneuse, j’ai attaqué la chose au balai brosse.  J’ai pu dégager une horreur magnifique sculpture (sur la photo), qui disparaissait jusque là sous du lierre. J’ai décidé de la  déplacer pour marquer mon territoire, l’emplacement où je devrais reprendre demain ma bataille contre les fourrés. Je me suis donc flanquée un tour de reins. Aie.

 Je suis couverte de griffures de ronce, j’ai mal au dos, aux épaules, aux bras et à la tête . J’ai des branches de je ne sais quoi irrémédiablement coincés dans les bouclettes. Mais j’ai nettoyé un quart de ce fichu massif. On y voit enfin les fleurs charmantes plantées par de précédants propriétaires plus doués que moi (en même temps, c’est facile). Je pense qu’on peut raisonnablement dire qu’après cette première rencontre, il y a match nul entre le jardin et moi. Deuxième manche demain. J’y crois. Taïaut. 

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The successful women

J’ai appris avec joie et grâce au Times qu’un sondage avait établi ce qui fait une succesfull woman, une femme parfaite en fait. L’article (ici) affirme sur ces bases que les succesfull women doivent être invivables, on est bien d’accord. Je crois même qu’elles n’existent pas, mais j’en connais qui essaient de ressembler à ça. Effectivement, ce sont des chieuses finies femmes légèrement crispantes. De mon côté, il faut se rendre à l’évidence, j’ai raté ma vie. Ou pas. 

   

Source 

Selon ce sondage pétaradant, réalisé auprès de femmes de 18 à 45 ans,  un succesfull woman est une femme qui gagne bien, très bien sa vie. Et même, plus que ça (si,si, vous allez voir la suite…). Déjà, c’est râpé pour moi. Mais attention, la succesfull woman ne croule pas sous un salaire mirobolant parce qu’elle s’épanouit dans un super job, ni même pour être indépendante ou tout ce genre de chose, ce serait mesquin. Non, c’est juste pour pouvoir se payer des vêtements et accessoires de marques…enfin de luxe. Ah. Bon d’accord, le sondage a été visiblement commandé par une marque de fringues quelconques, les personnes interrogées ont peut-être répondu ça pour être polies. Parce que sinon, je ne vois pas. Je ne veux pas faire ma maligne, mais j’ai un joli sac par exemple. D’une marque plus ou moins de luxe. J’en suis très contente, il est très pratique, juste la taille que je voulais, et il me plait beaucoup esthétiquement. Mais je ne me sens ni succesful ni parfaite avec. Il ne me rend pas plus intelligente non plus…ou alors, je me suis fait refiler un modèle défectueux?

Mais on ne va pas s’arrêter là, la succesful woman a aussi un intérieur impeccable. Je ne pense pas qu’on parle son tube digestif ou de l’état de ses poumons, mais de sa maison. C’est encore raté pour moi. Je ne sais pas comment elle fait, une fois qu’elle a dépensé tout son argent en produits de marque, il ne doit même plus lui rester de quoi payer une femme de ménage. Non, parce qu’une femme de ménage est la seule explication logique qui me soit venue à l’esprit devant l’intérieur parfait de la succesful woman, puisque je rappelle qu’elle bosse aussi comme une folle et passe son temps libre à dévaliser les boutiques de luxe. On ne peut pas être partout. Ou alors elle prend sur ses heures de sommeil pour briquer ses toilettes, en faisant attention à ne pas mettre de la javel sur son pyjama de marque, ça serait dommage. À moins qu’elle ne vive pas chez elle? Pour ne pas salir et déranger? Du coup, il n’y a personne non plus, ni compagnon, ni enfant, ni animaux…même pas une plante , ça perd ses feuilles c’est salissant…

La succesfull woman adore faire du DIY. Alors là, je ne m’y attendais pas. Comment une maniaque du ménage et du luxe peut prendre son pied à monter des étagères Ikea? Cela dit, ça m’inquiète un peu… j’avoue que j’aime bien bricoler des trucs bizarres, poncer, taper, percer, peindre…je me sens d’un coup plus succesful tiens. Je savais que c’était une bonne idée de scier en deux une vieille cabane de jardin pour en faire une penderie hawaïenne. Mais du coup, je suis bien placée pour savoir que tout ce DIY, c’est extrêment salissant et pas du tout luxueux….je suis un peu perdue là. On va passer au critère suivant. La succesfull women, qui a découvert le secret des journées de 48 heures ou à le don d’ubiquité ou les deux, va au moins deux fois par an en vacances à l’étranger.  La fille qui va en Crète en été mais à Edinburgh en hiver est nulle, elle n’a rien compris. J’imagine que la succesful woman part comme ça à l’étranger pour découvrir de nouvelles marques de luxe (en même temps pour quelqu’un de succesful, elle n’est pas très futée, elle ne connaît pas internet? ) ou étudier des techniques de nettoyages exotiques in situ. Je ne vois pas d’autre  explication à cette migration saugrenue de la part de quelqu’un qui est déjà bien occupée en restant sur place. Surtout que la succesful woman est apparement aussi la reine des dîners parties. Si.

La succesful woman est aussi intelligente, ce qui peut surprendre vus les critères précédents, et a fait de hautes études (ça n’a rien à voir avec de l’alpinisme). Déjà, c’est un chouïa subjectif comme description, mais passons. Je ne veux pas critiquer, mais la fille qui a fait un doctorat en physique quantique, c’était juste pour se payer des Louboutin ? Non parce que je crois qu’elle s’est plantée. Du coup, j’ai des doutes sur son niveau d’intelligence…enfin, la succesfull woman a une une vie sexuelle ébouriffante. On se demande quand elle trouve le temps et surtout avec qui. Parce qu’elle a l’air  sérieusement chiante. Ou alors, il existe des succesful men aussi horripilants, irréalistes et  superficiels? Aaaaah, si ça se trouve, ils se reproduisent…mais non, suis-je bête (après tout, je ne suis pas succesful), ils ne risquent pas, les gamins  c’est salissant et ça prend un temps fou! De toute façon la succesful women qui a pondu  mute automatiquement en SuperMum. Ce n’est pas mieux. 

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Bath 

Lundi férié et on paresse…j’en ai même oublié le rendez-vous de Bernie! Mais je vais me rattraper avec plein de jolies photos, toutes prises par Marichéri lors de nos vacances à Bath. Attention, j’en ai mis beaucoup, et encore je me suis retenue, parce que mon iPad n’en pouvait plus et pédalait comme un fou, j’en ai eu marre d’attendre. Il n’y a donc pas la moitié des photos que je voulais vous montrer, mais ça donne une idée. J’ai adoré cette ville!

  
Bath doit son nom aux thermes romains magnifiquement conservés, qui datent de l’an 60 ou 70, ce n’est pas clair. Les romains étant de petits malins, ils ont remarqué qu’il y avait une source naturelle d’eau chaude et ferrugineuse (j’ai goûté, c’est répugnant). Ils ont donc construit des bains et même un temple, tant qu’à faire, autant y aller à fond.  Aujourd’hui, on peut visiter le musée très  bien conçu, et donc les fameux thermes y compris les salles intérieures. Les bains romains de Bath sont classés au patrimoine mondial de l’Unesco, et on comprend pourquoi. Bon, là les photos sont sombres malgré les efforts artistiques de Marichéri, il tombait des trombes d’eaux le jour où on y était, mais ça reste sublime.

   
    
  

 
  

   
 Comme on peut le voir , Bath Abbey est juste à côté des bains, avec la Pump Room dans le prolongement. La Pump Room doit son nom, vous allez rire à une pompe, qui permet de prendre directement son verre d’eau infecte. Elle était très mode du temps de la régence, mais on y reviendra plus tard. Non parce que sinon, on s’éparpille et ça fait fouilli. On en était à Bath Abbey, ou plus exactement l’Abbey Church of Saint Peter and Saint Paul. Elle a été fondée au 7eme siecle mais a été entierement reconstruite par les normands dans un premier temps puis au 12ème et encore une fois au 16eme. Bath Abbey est aussi connue pour avoir abrité le couronnement de Edgar, premier roi des anglais (King of the English) en 973.

 
 

  
   
    
 

  
Vous allez me dire et Jane Austen dans tout ça, ahaha, on y vient! La petite Jane a sacrifié à la mode des cures à Bath. À partir de la deuxième moitié du 18eme et pendant tout le 19eme, Bath est envahi par des aristocrates et autres, à l’exemple  du Regent qui viennent donc goûter l’eau pestilentielle dans la pump Room et se faire voir à l’Assembly Room. La ville se transforme complètement, pour devenir un des plus beau exemples de l’architecture  Regency (c’est logique!) parce qu’il faut bien loger tout ce petit monde riche et glouglouteux. Les hôtels particuliers qu’on louait à la saison fleurissent sur le  royal Crescent et le Circus, entre autre.  

    
  

  
   

  

 Mais ça vaut aussi la peine de se balader dans les petites rues, c’est charmant. Évidement, Bath est très touristique, il y a toujours des spas modernes et une foule de visiteurs partout. C’est bien organisé, on sent qu’ils ont même dressé les mouettes pour prendre la pose devant les touristes! 

  
 

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