The patron’s lunch

C’était le dernier épisode de l’anniversaire à rallonge de Lizzie dimanche. Même elle commence à en avoir marre, elle est venue saluer la foule mais elle a prévenu que ça suffit comme ça, c’est bien gentil mais on ne va pas continuer à lui souhaiter un happy birthday jusqu’à Noël. Elle en a ras la couronne. 

L’événement, présenté comme une street partie géante sur the Mall, l’avenue devant Buckingham palace se voulait convivial. C’est sûr que payer 150 livres sterling pour aller brouter des sandwiches boueux sous des trombes d’eau dans l’espoir de voir passer la reine et son migrant (je rappelle que Philou est aussi British que moi à la base), c’est carrément festif.  Mais il y avait quand même 10000 serpillères détrempées, enthousiastes qui ont tous reçu un panier de pique-nique et un poncho transparent du plus bel effet, style préservatif gonflable. Sérieusement, vue la pluie torrentielle de dimanche sur Londres, on se demande encore comme les organisateurs ont réussir à ne pas perdre un ou deux participants, par noyade. Surtout que la moyenne d’âge avait l’air quand même très proche de celle de Lizzie et de Philou, son étranger-qui-est-venu-profiter-des-allocs (il est même logé au frais du contribuable, c’est dire à quel point il abuse, espèce de petit resquilleur greco-danois). Qu’est-ce qu’on s’amuse. 


La reine a attendue une éclaircie pour faire une apparition. Je ne sais pas, j’aurais payer pour ça, je n’aurais pas eu l’impression d’en avoir pour mon argent. Non, parce qu’il était clairement indiqué dans le programme « royal walk by« . alors que là, elle ne marchait pas du tout, elle était en voiture. C’est du car by, pas plus…En même temps à 90 ans, elle doit marcher doucement. Comme les éclaircies étaient de très courte durée, c’était sûrement par prudence, pour ne pas la mouiller. Une reine trempée avec le chapeau qui dégouline, ça présente mal. 


Après son extraordinaire déguisement spécial euro 2016 la veille (en vert. Comme la pelouse des stades de foot) Lizzie avait choisi la sobriété et le look flamant rose irradié. Philou est resté discret, on est comme ça en ce moment les émigrés, on essaie de ne pas se faire remarquer. Quitte à se prendre une saucée pour faire coucou au peuple, autant entraîner les petits jeunes aussi. Il n’y a pas de raison que seul le quatrième âge souffre. On avait donc Harry, pour le fun et William-and-Kate, pour la photo. Par contre, l’oiseau au premier plan n’a pas l’air de la famille, enfin je ne crois pas..et soyons clairs je deteste profondément tous les imbéciles sexistes qui se croient permis de juger une femme sur son physique. Mais j’ai deux filles jeunes et impressionnables à qui une certaine presse essaie de faire croire que Kate (la moitié chevelue du duo) est un modèle à suivre. Alors quand je vois un espèce de coton tige famélique derrière la reine, ça me fait peur. En même temps, j’espère bien que  mes filles auront d’autres rêves et ambitions dans la vie que de faire potiche reproductrice… Mais je m’éloigne du sujet. Alors qu’on s’éclate. 


Comme la pluie, c’est assez lassant comme attraction, les Royals et les éponges le public  ont aussi eu droit à une parade, avec des scouts et des trucs comme ça. Youpidoo…Pendant ce temps, Charlie et Camilla qui sont des petits fûtés (et je rappelle que Charlie est le fils d’un migrant, bref c’est un type pas net…) ont préféré se taper l’incrust dans une vraie  street partie sous un auvent. Ahaha. Une street party est une fête de voisinage plus ou moins spontanée et gratuite, dans la rue comme son nom l’indique. On nous avait annoncé qu’il en  aurait partout pour l’anniversaire de Lizzie, mais franchement, je ne sais pas si c’est la météo qui a dissuadé les gens, si ils s’en fichaient ou si ils avaient foot, mais ça a été plutôt calme. Dans notre village,  une seule maison était pavoisée d’union jacks. Pas le moindre portrait de Lizzie aux fenêtres alors qu’il y a bien une bonne dizaine de maisons décorées avec des drapeaux anglais et des effigies de Wayne  Rooney (qui est lui-même un rejeton de migrants …Ahaha, on est partout!) et ses petits camarades footballeurs . Euro 2016 1-0 Lizzie. 

Le principal,  c’est que la reine et Philou (vous croyez qu’on lui a collé le titre de duc d’edinburgh parce que les écossais sont de dangeureux europhiles pro migrants?) se soient bien amusés. Bon ça y est, ils sont partis?


Toutes les photos viennent de BBC News.

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What I like in my home

Deuxième participation au défi liste de Zenopia (vous savez le site feng-shui de ma copine Fédora? Vous êtes allé voir quand même? Depuis le temps que je vous dit que Fédora est géniale! ). Cette fois, elle nous propose de faire la liste de ce qu’on aime dans notre maison. C’est beaucoup plus facile que la dernière fois d’autant plus que ça va faire tout juste un an qu’on a déménagé. On n’arrive pas à se remettre de notre étonnement: on a trouvé la maison qu’on voulait! Ce n’était pas gagné, après 10 mois à galérer dans le système immobiler anglais qui est un chouïa original et totalement différent du système français. Je ne compte plus les crises de nerfs, les faux espoirs et les maisons visitées (celle avec les toilettes en open plan au milieu du salon m’a laissée un souvenir impérissable. Je dirais même cauchemardesque). Au départ, quant on a décidé, jeunes et naïfs que nous étions, de mettre notre ancienne maison en vente, on pensait pouvoir déménager en quelques semaines à cause des promesses alléchantes mais plus que mensongères des immondes larves baveuses et putrescentes, arnaqueurs professionnels mafieux , agents immobiliers. On s’est donc précipité pour trouver la  maison de nos rêves. Celle qu’on allait acheter pour ne plus en bouger. The one. Pour nous faciliter la tâche, on avait fait une liste de ce qu’on voulait (encore une,  Fédora!)

-une maison assez grande pour y caser toute la troupe, c’est à dire les enfants et les jouets de Marichéri. Donc 6 chambres et un bureau/salle de musique/studio d’enregistrement insonorisable.

-on voulait aussi une maison ancienne mais pas trop non plus. Hors de question d’habiter dans une ruine. Bref, idéalement géorgienne (mais ça n’avait pas l’air dans nos prix. Ça c’est confirmé) ou victorienne. 

-un grand jardin. Ça n’est pas acquis ici. Je rappelle que le pays est petit mais plus peuplé que la France. Ce n’est pas  qu’on s’entasse les uns sur les autres même dans un village mais bon…

-pas trop mal située par rapport à une gare pour le commute de Marichéri qui va à Londres soit disant pour bosser. Et pas trop loin de notre ancienne maison non plus à cause des écoles, GeekAdo et L’Ado ne pouvant pas changer de collège ni de lycée  (c’est une autre histoire, mais c’est comique aussi) donc  proche de la  ville centrale du coin, Colchester mais plutôt dans un des villages autour.

Ça n’a pas l’air très compliqué comme ça, mais comme on ne pouvait pas vendre un rein (on les garde pour payer les études des enfants), on a vite compris qu’il fallait faire des compromis. On en a fait. Beaucoup. En pure perte. 9 mois plus tard, on n’avait pas bougé. Nos acheteurs menaçaient de s’immoler par le feu sur notre paillasson, pour protester (et de ne plus acheter notre ancienne maison, on avait déjà perdu deux acheteurs, on s’est accroché à ceux là!). Et puis, alors qu’on y croyait plus, on a trouvé exactement ce qu’on avait mis sur notre liste. Bref, j’aime beaucoup ma maison!  Et j’en viens enfin à la liste de Zenopia

-on y a tous notre espace. Ça fait un bien fou. 

-en même temps la cuisine et salle à manger sont au coeur de la maison. C’est parfait avec notre tribu.

-j’aime quand on fait des découvertes: de vieux carreaux en retirant la moquette immonde des anciens propriétaires, le bouquet d’une mariée oubliée dans le garage/grange/atelier, le foyer de la cheminée de l’ancienne cuisine, caché sous …la machine à laver! 


-on a pu déjà y mettre notre marque. Bon,  ça veut dire aussi un ballet incessant d’artisans (en ce moment, on a un carreleur insomniaque), des kilomètres de parquet posés par Marichéri et des hectolitres de peintures, un peu sur les murs et beaucoup dans mes cheveux. On a vraiment l’impression que la maison était faire pour subir toutes mes idées décos farfelues qu’on y s’éclate à la décorer, c’est génial. Dans le même ordre d’idée, on a pu faire réinstaller la cheminée de la  salle à manger (hiiiiiii), outrageusement massacrée par les précédents proprios. J’adore ma cheminée. 

-notre maison est à 5 minutes à pied de la gare, Marichéri n’a plusieurs besoin de pester dans les embouteillages pour aller prendre son train. Il peut partir plus tard, rentrer un peu  plus tôt et est de meilleure humeur (bon, ça veut dire aussi que la voie ferrée n’est pas loin, on ne peut pas tout avoir). On est aussi près de l’école du village, qui est très bien, et ça me change  la vie de ne plus passer 1h30 tous les jours en School run. On a une vue splendide sur l’église avec son clocher en bois. Et sur le champs de colza, mais encore une fois, on ne peut pas tout avoir…bref dans l’ensemble, la maison est bien située! 


-le jardin est plein d’arbres qui ont l’extrême gentillesse de produire des tas de trucs comestibles, ça me ravit. Il est aussi largement assez grand pour y mettre un troupeau de canards mais  Marichéri préférait une piscine…Avec ce qu’il pleut ici? A la place, on peut essayer un étang?  Ça attirera peut-être des canards sauvages que je pourrais apprivoiser, non? 

-c’est la maison parfaite pour fêter Noël. Ça ne s’explique pas, c’est comme ça, et Noël c’est très important. 


-c’est notre troisième maison achetée, la neuvième de notre vie commune et c’est la première fois qu’on se sent chez nous, je ne sais pas pourquoi. C’est notre home, pas notre house. Bon par contre, si les carreaux du porche sont d’origine, pas l’ignoble porte en PVC qui me contrarie…mais bienvenue chez nous! 

  

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Sunny Monday #24

Le soleil est très timide aujourd’hui, après les orages d’hier…pas facile d’en trouver pour le défi en jaune de Bernie. Alors, j’ai profité d’un rayon exprès et je me suis jetée sur un bouton d’or en allant à l’école, pas très original mais au moins, c’est la bonne couleur! En anglais on dit buttercup, coupe de beurre littéralement, et les petits anglais jouent aussi à se mettre un bouton d’or sous le menton  pour savoir si ils aiment le beurre. Mes filles ont été agréablement surprises quand je leur ai dit qu’on le faisait également en France. 

  
Bonne semaine à tous!

 

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My Own ABC #24

F comme:

Alex Ferguson: je veux dire Sir Alex Ferguson bien-sûr, sinon je risque une amende. C’est l’ancien entraîneur emblématique de Manchester United, connu pour sa couperose plus que suspecte, sa mauvaise foi professionnelle, son caractère de cochon constipé, et donc pour avoir un palmarès qui fait envie à tous les entraîneurs de foot du monde.  C’était marrant, quand il était encore en activité et qu’il s’énervait tout  seul comme un chihuahua enragé sur le bord du terrain, les commentateurs étaient obligés de dire  Sir. Ça nous faisait: Sir Alex n’a pas l’air d’accord avec l’arbitre. Sir Alex a mordu le juge de ligne. Sir Alex étrangle son propre joueur. Sir Alex va finir à l’Asile…enfin, à peu près. Non, parce que je rappelle que comme L’Ado je suis fan d’Arsenal. Non mais. Mais Ferguson est considéré comme une autorité dans le milieu footballistique anglais. D’ailleurs, il est écossais. 


Source 

Fawlty Tower: la série cultissime anglaise par excellence. Il n’y a eu que 12 épisodes, répartis sur deux saisons en 1975 et 1979. La série a été écrite par John Cleese et sa femme du moment, Connie Booth, et tout les deux y jouent, l’un est Basil, le patron incompétent, irascible et malchanceux de l’hôtel Fawlty Tower, l’autre la femme de chambre. Le cast comprend aussi Cybil, la femme de Basil, et l’inénarrable serveur barcelonais et souffre douleur de Basil, Manuel. C’est absolument génial, la quintessence de l’humour anglais à la monty Python. Bon, soyons honnête, ça a un peu vieilli quand même…(ouch, je sens que des hordes de fans vont me tomber dessus, à commencer par Marichéri). Je vous mets un petit extrait, entre un client mécontent et Basil, hôtelier modèle:

-quand je paie pour une chambre avec vue, j’attends quelque chose de plus intéressant que ça.

-mais on est à Torquay madame!

-ça n’est pas assez bien. (comme vue)

-puis-je vous demander ce que vous pensiez voir par la fenêtre d’un hôtel à Torquay? L’opéra de Sydney, les jardins suspendus de Babylone, une horde de fauves parcourant majestueusement la savane? 

-ne soyez pas stupide! Je pensais voir la mer! 

-vous pouvez voir la mer, elle est là, entre la terre et le ciel! 

-j’ai besoin d’un télescope pour la voir.

-dans ce cas, je vous conseille d’aller dans un hôtel plus près de la  mer, en même directement dans la mer. 

Source 

Faux ami: la hantise de tous les expats! Ce sont ces mots traîtres qui se ressemblent dans deux langues mais ne veulent pas du tout dire la même chose. Je ne compte même plus le nombre de fois où je me suis faite avoir, surtout dans mes débuts anglophones. Le problème, c’est que visiblement je commence à en faire à l’envers, c’est à dire en utilisant en Français un mot dans son sens anglais. Comme ‘actuellement’. Je sais que ça ne veut pas dire ‘en fait’, mais c’est plus fort que moi! (Je précise, c’est à cause de actually). On va dire que c’est un signe d’intégration, ça présente mieux que de croire que je commence à radoter…Cela dit, le meilleur faux ami que j’ai entendu, c’était au Mexique, quand une autre étudiante française a voulu dire à notre proprio qu’elle était très gênée, embarrassée. Le pauvre homme a failli s’étrangler, puisqu’elle lui a dit « estoy embarazada » soit je suis enceinte. 


Source preservatives= agents de conservation! 

Fair play: bon, évidement, vue la pagaille monstre qu’ont l’air de flanquer les hooligans anglais en France en ce moment, ça va faire rire…Mais ça n’a rien à voir avec une poignée de dégénérés qui se fichent du foot autant que de leur première cuite. Le fair Play, c’est comme l’art de faire la queue en discutant de la météo, le nuage de lait dans le thé à 5 heures et l’anniversaire de la reine, c’est intrinsèquement britannique. Et totalement théorique.  C’est Andy Murray qui dit que non, la balle n’est pas sortie et que le point revient à son adversaire. C’est Brandon Rodgers, l’ancien entraîneur de Liverpool qui punit ses propres joueurs quand ils se roulent  par terre pour tromper l’arbitre, c’est ce joueur de cricket dont le nom m’échappe et j’ai la flemme de demander à L’Ado qui s’expulse lui-même du terrain alors que l’arbitre n’a rien vu. Ce sont  ces téléspectateurs anglais qui  se plaignent à la BBC quand les commentateurs (anglais aussi donc) sont trop chauvins à leur goût…mais c’est aussi de plus en plus rare! 


Source 

Folkeston: c’est à Folkestone qu’on débarque quand on a péniblement traversé, en apnée le tunnel sous la Manche. Ou alors c’est juste moi? Je reconnais  que c’est rapide et pratique, mais je déteste le tunnel…je réussis à avoir le mal de mer, sous la mer! Quand on pense que pendant des siècles le port de Folkestone a été fortifié tous les 4 matins pour se préserver d’une hypothétique invasion française et que paf, maintenant, les français débarquent par wagon entier toutes les 20 minutes! …enfin, quand il n’y a pas grève, ou qu’il ne neige pas, ou qu’il ne pleut pas trop fort…


Source 

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Project 52 II #23

Cette semaine Ma’ nous propose d’aller dehors. Ça tombe bien, il ne pleut pas! Ça peut venir…bref, j’ai choisi la facilité, et puisque c’est Ma’ qui le demande j’ai sorti le transat en toile comme ceux qu’avaient mes grands parents, quand j’étais petite. A l’époque, je me coinçais toujours les doigts dedans en essayant de me battre avec le cadre en bois pour essayer de le déplier correctement et ce fichu machin refusait de se mettre dans le bon sens. Ahaha. Toute mon enfance. C’est là aussi que je vois que je suis restée très gamine. Aïe. 


Bon vu l’angle de la photo, ça fait un peu bibendum en espadrilles. Dont je suis très contente (les espadrilles, pas le côté boursouflée du mollet). Le jardin est une vraie salle de jeux, avec les ballons, la balançoire à droite, le trampoline au fond et encore, ça ne se voit pas sur la photo mais on a aussi les tipis fleuris, le tobbogan et le bac à sable sur la gauche et derrière le transat, le hamac familial avec une tripotée de gamins dedans. Ils sont partout. C’est plus jardin, c’est une cour de récréation. Mais c’est dehors, je suis dans le thème!  

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Friday Feelings #64

J’ai failli commencer les états d’esprit du vendredi de Fédora et Postman à des heures indues…pour un peu j’aurais été la première! Mais je suis  encore moins cohérente que d’habitude à 6 heures du mat. J’ai préféré comater devant la machine à café pendant une petite heure, dans l’espoir fou de finir ma nuit accoudée à une capsule Nespresso. Ça a raté. La journée va être looooongue…

6h03…euh, non 9h50 en fait. Je ne comprends pas….il doit y avoir un trou dans l’espace temps. Dans ma cuisine. 

Fatigue: ahahah. Après deux nuits à me prendre la tête toute seule au lieu de dormir, quand je réussis enfin à fermer l’œil, paf, le réveil sonne à des heures qui ne devraient même pas exister…je m’appelle  comment déjà? 

Humeur: aucune idée. Mon cerveau n’est pas encore connecté, je ne pense pas qu’il enclenche de la journée d’ailleurs. Au moins, je suis beaucoup moins stressée à l’idée de croiser les sombres racistes débiles deux mamans avec qui j’ai eu une légère altercation à l’école. Je m’en fiche, j’ai juste sommeil. 

Estomac: la caféine, c’est une arnaque! Je ne suis pas réveillée du tout. 

Condition physique: oubliée. Depuis longtemps. 

Esprit: pareil 

Boulot: je ne peux pas encore écrire « pareil » …Pourtant, ça le fait. 

Culture: le néant absolu. Ah si, je lis au hasard « missing you already » de Pauline Mc Lynn (qui jouait Mrs Doyle dans Father Ted). C’est à dire que je l’ai déjà lu, et que c’est un chouïa niais gentillet, donc je l’ouvre au hasard pour avoir un truc à lire pendant que je mange mes céréales, voilà, ça ou le France football de L’Ado…Franchement, ce n’est pas son meilleur bouquin mais pour trois pages en broutant mon espèce d’avoine, ça passe. 

Message perso: les limaces sont traîtres, c’est bien connu.

Avis perso: c’est super les artisans qui poussent la conscience professionnelle jusqu’à venir pour finir le carrelage de la  salle de bains à l’aube, si, si. En même temps, si il avait attendu 8 heures, c’était bien aussi. Je me suis faite avoir. Après toute une journée hier passée entre les chants mélodieux du carrelage qu’on découpe, et les hurlements de joie de Toddler 5 qui voulait absolument participer,  j’avais une migraine carabinée,  une légère envie de silence. Du coup, quand le carreleur m’a dit qu’il pouvait rester planter là pendant une heure à attendre que ça sèche assez pour faire les joints, ou revenir ce matin, j’ai pensé  que ce serait genial qu’il dégage de chez moi de suite prenne un repos bien mérité pour la soirée. Super, à demain, je serais là avant 7 heures. Du matin? …Ça fait trop tard? Je peux arriver à 6 heures si vous préférez? Bref, on est tombé sur un carreleur insomniaque,  je ne vois que ça. Mais c’est superbe. 

Loulous: L’Ado est toujours grognon, encore deux semaines d’examens…et après on peut s’en débarrasser l’envoyer en vacances en France! Bon, il semble se dérider à l’idée de regarder du foot en continu pendant un mois. Mais c’est tout. GeekAdo est outré, le collège a installé un écran géant dans le gymnase, les élèves pourront suivre le match de l’Angleterre je ne sais plus quel après midi. Au lieu de faire un truc intéressant et fun,  comme chimie ou géométrie dans l’espace. PrincesseDiva soigne toujours ses préparatifs pour réussir sa sortie de primaire. C’est bruyant. PrincesseChipie fait de l’art pictural partout, c’est plus calme. Par contre, c’est salissant. Toddler 5 s’est découvert une vocation  de carreleur depuis hier. Il a fallu le restreindre physiquement tout l’après midi, il voulait absolument aider. Il a pris son marteau en plastique qui fait pouet et est parti négocier:  » écoute, Monsieur man, me help you, ok d’accord? » Ça n’a pas marché . Pourtant c’était très clair. 

Amitié: merci beaucoup pour vos messages, ça fait du bien! I have to say it in English too, with so much kindness and friendliness, the bigots don’t stand a chance. 

Love: il a des idées décos bizarres en ce moment, ou alors c’est un  message…non parce que parler de peinture moutarde, olive ou saumon pour la salle de bain, ça ne veut pas forcément  dire qu’il devient daltonien, c’est peut-être qu’il a faim? 

Courses: il nous faut de la peinture, de la peinture bleue. J’insiste. 

Sortie: au magasin de bricolage. Encore. C’est bien simple, quand on passe un week end sans y aller, ils s’inquiètent. 

Envie de: ne pas avoir à fermer les yeux quand je rentre dans la salle de bains, non orange petant ça n’ira pas du tout avec le carrelage. 

Pic: bon voila personnellement j’adore. C’est une reproduction de carrelage victorien, le carreleur matinal revient mettre le  même dans la deuxième salle de bains la semaine prochaine. Là c’est celle des enfants du coup, L’Ado se sent habilité à donner un avis: c’est pas que ce soit moche, mais il n’aime pas la forme. Ni les couleurs. Ni le design, mais sinon, ça va. Petit béotien. 

  
11h 09… Rhaaa, comment ça 11h09? C’est pas possible, j’ai dû somnoler au milieu… Ou c’est encore un coup du trou dans l’espace temps. C’est très net, il est situé entre la machine à cafe et la cookie Jar.

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Thursday thunder: why am I so bad at confrontation? 

Le titre est un peu long, mais je suis en colère aujourd’hui…après moi même. Je viens de passer une quasi nuit blanche parce que je ne suis pas fichue de gèrer correctement les confrontations, les engueulades publiques, les échanges verbaux un chouïa agressifs, tout ce genre de chose. Et ça m’énerve profondément de me gâcher la vie pour si peu.  Hier, j’ai eu un échange de vues un peu agité avec deux mamans à l’école, qui n’attendaient que ça. C’est sorti tout seul, et j’ai passé la nuit à ruminer la scène, comme une grande stressée que je suis. 


J’aimerais beaucoup ressembler à Maricheri qui ignore totalement les provocations des gens. Il s’en fiche royalement, sauf si ils viennent l’embêter de trop près. Il assassine alors  verbalement les gêneurs en trois mots, pour les faire taire tout en restant d’un calme olympien. Il est connu pour avoir réduit à l’état de serpillère larmoyante des auditeurs hargneux, transformé des inspecteurs acariâtres en pauvres petites larves inconsolables, tout ça en une seule phrase mordante (ça aide aussi de faire 6m08). A la lointaine époque où on bossait dans la même boîte, nos collègues préféraient venir me voir pour tâter le terrain quand ils avaient un truc à lui demander. Ce qu’ils ne comprenaient pas c’est que Marichéri est très gentil, mais il ne supporte pas qu’on l’ennuie (ou qu’on s’attaque à sa femme et ses enfants). Il ne les trucide pas à coup de mots ironiques pour être méchant, mais pour faire cesser leurs nuisances sonores qui polluent son espace vital. A peine le silence revient, qu’il a déjà oublié les sombres crétins qu’il a réduit en bouillie en larmes. Il ne leur en veut pas, ne regrette pas, ne s’angoisse pas sur ce qu’il a dit ou pas, ne se demande pas si il doit ou non leur dire bonjour le lendemain. Pour lui, l’incident n’existe même pas. Je trouve ça admirable. Je rêve de pouvoir en faire autant. Mais ce n’est pas gagné. Du tout.

Attention je ne suis pas complètement débile non plus. Il m’arrive d’avoir un certain sens de la repartie quand même. Mais en passant, pas pendant une confrontation. Je n’ai aucun mal à envoyer balader le cretin qui me demande si c’est à moi ces 5 enfants (non, j’en ai piqué un ou deux à la maternité), la réceptionniste qui se prend pour un docteur et soutient que je ne suis pas assez malade pour prendre rendez-vous (ça doit être dur de repondre au téléphone alors que vous avez visiblement  des années de médecine télépathique mutante derrière vous ), ou le ukipien qui atterri par hasard devant chez moi avec son dépliant et son racisme ordinaire sous le bras. Parce que ce sont de parfait inconnus et qu’il n’y a strictement aucun échange. Je sais qu’ils ne m’attaqueront pas verbalement en retour (il faut déjà qu’ils comprennent que je me moque d’eux, et je ne dis pas ça à cause de mon accent franchouillard). Comme Marichéri, je ne fais pas ça par méchanceté, mais pour avoir la paix. Mais dans une vrai dispute, une véritable confrontation, je perds tous mes moyens. Et ça me contrarie vivement. Généralement, je les évite comme la peste. Je me tais et j’attends que ça passe. Non pas comme Marichéri, qui n’y fait strictement pas attention, mais parce que je ne sais pas gèrer. Et ça me mine après. Pendant des heures. J’aurais dû réagir ou pas? Est-ce que j’ai eu raison de la fermer? Est-ce que ça ne fait pas trop carpette? Qu’est-ce que j’aurais pu dire?  Je peux y passer des nuits  blanches à ruminer avec angoisse. Alors que je sais pertinemment que ça n’en vaut pas la peine. Ça ménerve.

Mais il y a pire, comme hier, où mon mauvais caractère me joue des tours et où je fonce tête baissée, on réfléchira plus tard. Là, c’est la catastrophe, soit je ne sais pas quoi dire, je me couvre de ridicule, je me noie toute seule dans mon incompétence verbale et je finis en larmes sans que la personne en face sache pourquoi. Soit je suis vraiment très contrairiée et ça part tout seul. La phrase assassine. Qui me fait peur moi-même. Et donc je m’empêtre encore plus après, moitié en me confondant en excuses dithyrambiques moitié en essayant en pure perte d’argumenter calmement et de prouver que j’ai raison. Je suis sincèrement désolée, vous êtes stupides, pardon. C’est un festival. J’en suis malade physiquement, je tremble, j’ai des sueurs froides, je suis au bord de l’étouffement, j’ai les dents qui claquent, je rougis, j’ai chaud…un pur bonheur. Et encore, ça c’est juste sur le moment, parce que je passe donc la nuit suivante à me réjouer toute la scène. Ça peut me tenir éveillée comme ça  pendant des semaines. Je finis à mi chemin entre l’hystérie totale et l’épuisement absolu. Je me prends la  tête sur le moindre petit mot échangé, (en plus, j’ai la malchance d’avoir une excellente mémoire pour tout ce qui est désagréable ou inutile). Et bien j’en ai marre de me rendre malade comme ça pour rien, je suis très en colère après cette manie que j’ai de me stresser pour la moindre broutille et de me gâcher la vie. 

En 44 ans, il m’est arrivé une seule fois de rester d’un calme parfait en pleine confrontation et ce n’était pas feint. C’est la seule et unique fois de toute ma vie. Je n’ai pas non plus agonisé après. Rien, l’absence totale d’émotion.  En y repensant  j’ai été surprise, mais surtout toute fière de moi: ça y est je deviens adulte, youpidoo! Mature et confiante. Ahaha. Ben non, c’est raté, j’en ai eu la preuve flagrante hier. Non seulement j’ai réagi devant ces deux mamans à l’école (parce qu’il était hors de question de laisser passer ça devant mes enfants) mais je n’arrive pas à m’en remettre depuis. J’en suis malade, j’oscille entre le regret d’avoir parlé (très poliment. Ça m’a tellement secoué nerveusement de devoir faire  semblant d’être calme, j’étais au bord de vomir) et celui de ne pas en avoir dit assez. Je n’ai pas fermé l’oeil de la  nuit. Ce matin, j’étais décidée à aller m’excuser et même à les inviter à prendre un thé (alors que je deteste ça) pour être bien sûre que la confrontation était finie et ne se renouvèlerait plus. Et puis je me suis rappelée que le racisme me rend encore plus malade que les confrontations. J’ai peut-être eu tort de répondre à leurs provocations, et je sais bien que je ne risque pas de les avoir fait changer d’avis au contraire. Je suis la preuve vivante qu’on est plus chez soi, et que ces étrangers se croient tout permis, même si, comme elles ont fini par me dire en guise d’excuse, elles ne visaient pas les français, mais les roumains (pourquoi les roumains? Vous avez seulement déjà croisé un roumain ? ). Il y a des choses qu’on ne peut pas laisser passer. Il faut juste que j’apprenne ne pas me prendre la tête après. 


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Birthday Boy

Avec son anniversaire qu’on célèbre  dans l’indifférence totale , la joie depuis trois mois, Lizzie monopolise toute l’attention. Il y a d’abord eu son veritable anniversaire, en avril et les festivités vont culminer ce week end avec l’anniversaire officiel, le Trooping of the colour samedi (c’est un défilé militaire) et dimanche  un pique-nique géant, qu’est-ce qu’on s’amuse. Bien-sûr, j’en reparlerai, les 90 ans de la reine Elizabeth étant un événement majeur, pour lequel on n’a même pas un jour férié, c’est un scandale. Bref avec tout ça, on en oublie complètement ce pauvre Philou! Parce que le prince Philip va avoir 95 ans vendredi. Il est toujours en pleine forme,  avec ses blagues sexistes et fachos tout à la fois et son air rigolard. Du coup, je vais essayer de massacrer m’attaquer à sa biographie. 

Alors donc le petit Philou, avant d’être duc d’Edinburgh était prince de Grèce et de Danemark, c’est à dire qu’en vrai  il est pratiquement allemand mais aussi descendant direct de Victoria. Il est d’ailleurs cousin au troisième degrés avec sa femme, ce qui explique peut-être l’état de ses enfants et petits enfants. Mais je dis ça comme ça. Philou, de son vrai nom, Philip Schleswig-Holstein-Sonderburg-Glücksburg (ça y est, j’ai envie d’éternuer) nait à Corfu le 10 juin 1921, dans la villa  « mon repos ». J’en ris encore. Il a 4 soeurs plus âgées, mais on s’en fiche un peu pour la suite. Ça n’aura échappé à personne qui a regardé sur Wikipedia depuis une bonne dizaine de minutes au moins, mais 1921, c’est en plein pendant une guerre greco-turque quelconque (il y a eu des tripotées, mais on ne va pas remonter jusqu’à la guerre de Troie non plus, Philou n’est pas si antique que ça). Les turcs gagnent, ça excite des révolutionnaires grecs qui en profite pour flanquer dehors le roi. Ça chauffe aussi pour le prince  Andrew (le papa de Philou). La famille décide de fuir et  Philou s’échappe astucieusement, en se cachant dans un cageot (je résume). Je rappelle qu’il n’a que quelques mois, quel petit futé! Bref toute la famille finit à Paris, comme c’était la mode pour toutes les ex-têtes couronnées de l’époque. 


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Il commence par aller à l’école américaine de Paris,  mais on ne va pas s’encombrer avec un gosse quand même, alors qu’on est en plein exil royal. Justement les Schleswig-Holstein-Sonderburg-Glücksburg (je triche, j’ai fait un copié/collé. Du coup je le replace), ont de la famille en Angleterre, dont un tonton, lord Mountbatten, qui s’ennuie bêtement dans son palais de Kensington (celui qui sert à loger Harry, William-and-Kate et leur progéniture entre autres), on va lui refiler le gamin. Et voilà notre Philou qui débarque à Londres à l’âge de 7 ans. Je ne veux pas critiquer, mais un migrant de nationalité indéterminée (greco-germano-danoise?), qui passe par la France pour venir subrepticement vivre au frais du contribuable britannique (puisqu’il est logé chez tonton) de nos jours, ça fait désordre. Certains se font insulter pour moins que ça. D’ailleurs en cas de Brexit, qu’est-ce qu’on fait de Philou? On le rejette à la mer? Je sens que je m’égare…ce pauvre Philou a du mal avec sa famille. Ça n’a pas l’air d’aller avec tonton, alors en 1933, on l’envoie en pension en Allemagne cette fois, dans une école qui appartient à la famille (vous avez vu, je vous épargne le nom cette fois?). Ça fait des économies, mais bon c’est légèrement agité dans le coin. De là à dire que enfant, Philou a la poisse  et que partout où il passe, il y a une catastrophe politique…du coup, on le rapatrie en urgence et en Écosse, toujours en pensionnat en 1935. Je rappelle que pendant ce temps, ses parents sont toujours en France.  On sent le gamin aimé par ses géniteurs, qui n’essaient pas du tout de s’en débarrasser par tous les moyens.  Enfin bref, il va l’école et grandit ( beaucoup, il fait 1m88. Ce qui est ridicule comparé à Marichéri). On le case dès ses 18 ans dans l’armée britannique. Il faut bien l’occuper.  


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On colle Philou dans la marine, où il excelle. Sérieusement, il parait qu’il a eu une carrière militaire brillante et qu’il était doué, mais j’ai commencé à lire le détail et j’ai failli m’endormir tellement ça m’intéresse. Enfin, apparament, il a vraiment gagné quelques unes de ses jolies medailles qui brillent. Cela dit, on s’en fiche puisqu’en 1939, à 18 ans il rencontre Lizzie, qui n’a que 13 ans. C’est le coup de foudre. Je résume, après le migrant pas net, il nous la joue limite pedophile donc, et après on se demande pourquoi les parents de Lizzie n’ont pas apprécié! C’est qui ce plouc? C’est pas comme si des cousins, elle n’en avait pas des pelletées dans toutes les cours d’Europe, Lizzie, elle était obligée de choisir celui-là? Vraiment? Ben oui, vraiment, puisque ils finissent par se marier en 1947, le roi ayant demandé qu’ils attendent  au moins les 21 ans de Lizzie. Et que sa famille ne soit pas invitée,  tous ayant de légères connexions avec les nazis …en même temps, ce cher roi George serait resté le prince Albert si son frère n’avait pas un peu peté les plombs et tourné ouvertement fasciste lui aussi épousé Wallis Simpson. Ce cher Philou a donc des antécédents familiaux qui peuvent expliquer son style d’humour si personnel. Pour épouser Lizzie, il doit aussi renoncer à ses droits sur les couronnes grecque et danoise, ce qui a dû bien faire rire sur place. Il devient par la même occasion duc d’Edinburg et prend un pseudo,  c’est une manie, en utilisant le nom de tonton Mountbatten parce que Schleswig-Holstein-Sonderburg-Glücksburg, c’est pas facile à caser sur les cartons d’invitation (Heureusement que j’ai fait ce copié/collé, sinon je n’essaierai même pas). Après tout,  sa femme se fait bien passer pour Lizzie Windsor alors  que son vrai nom à elle c’est Saxe-Coburg und Gotha. Pour faire plaisir  au premier ministre, Winston Churchill qui ne pouvait pas supporter lord Mountbatten, Lizzie renonce aussi à prendre le nom de son mari. C’est dommage, elle aurait pu garder les deux,  ça se fait beaucoup: Elizabeth Saxe-Coburg und Gotha-Schleswig-Holstein-Sonderburg-Glücksburg, c’est discret, facile à prononcer et ça passe totalement inaperçu. 


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Lizzie pond de suite  deux gamins, Charlie et Anne (les deux autres attendent un peu avant d’arriver), Philou continue à faire le militaire sur son bateau, tout va bien et paf,  le roi meurt, Lizzie devient reine. Je ne résiste pas à replacer  pour le plaisir ce trait d’humour désopilant de Philou, qui en pleine cérémonie, a demandé à sa pauvre femme, alors qu’elle avait  tout juste reçu la couronne sur la tête où elle avait acheté son nouveau chapeau. La suite est connue, c’est sans interêt, à part bien sûr les gaffes à répétition de Philou (j’en ai fait un top 10 ici). Au moins, maintenant, il a l’excuse de l’âge. 

Enfin bref, bon anniversaire Philou and Long live the consort! 

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Preschool fun

Après avoir hurlé comme un dindon en plein électrocution tous les mardis et jeudis pour ne pas aller à la preschool quand il  a commencé en février, maintenant, Toddler 5 pleure quand c’est fermé. Il adore et en redemande. 

La preschool commence à 9 h 30. La sienne accueille les enfants à partir de trois ans, mais certaines commencent à deux ans, et toutes vont jusqu’à leur rentrée en primaire, c’est à dire qu’à 4 ans révolus en septembre. En arrivant, les parents  signent le registre de présence, et les enfants sont répartis dans deux petites classes: les grands qui iront à l’école en septembre d’un côté, les plus jeunes l’autre. On fait l’appel, ceux qui ont un truc à raconter en profitent. A cet âge là on a toujours un truc à dire. D’une importance capitale. Entre ceux qui ont vu une chenille sur le chemin de l’école, celui qui a fait pipi partout sur le canapé, et veut le raconter ou celui qui vient d’apprendre à imiter l’hélicoptère, wizzzz et tient à faire une démonstration de son nouveau talent. La puéricultrice, quand elle arrive à placer un mot,  leur explique les ateliers de la journée, leur parle des anniversaires si il y en a ou des événements particuliers (l’arrivée d’un nouveau tricycle, la visite d’une inspectrice, ce genre de chose…)

Ensuite, on lache les fauves  les enfants vont tous dans la grande salle, il y a un coin lecture, une table découverte avec du sable, de l’eau et n’importe quoi d’autre de salissant, un coin déguisement, un coin peinture-coloriage -bricolage, des aires de jeux, c’est très bien fait et il y a une responsable pour chaque atelier. Ce qui me gêne un peu, c’est que les enfants  choisissent n’importe comment ce qu’ils font et passent de l’un  à l’autre quand ça leur chante. Il n’y a aucun parcours pédagogique, aucune routine, aucune règle d’apprentissage. Chaque activité prise séparément fait du sens, et pourrait être productive pédagogiquement parlant, mais comme les gosses les commencent en plein milieu, les laissent tomber quand ils veulent, y reviennent ou pas…si ils en retirent quelque chose, c’est par hasard. Enfin bon, c’est normal, puisqu’il s’agit d’une preschool. Ils n’ont pas le droit de se prendre pour une  School. Mais quand même. 

Au bout d’une heure de chaos total , joyeuse pagaille, la moitié de la troupe  va jouer dehors, entre les tombes puisque la preschool est derrière l’église et donne directement sur le cimetière. Il y a une aire de jeux sécurisée, qui comprend pour la plus grande joie de Toddler 5 un bateau miteux pirate et surtout un panneau de basket a porté de tir d’un gamin de moins de 4 ans. C’est une joie pour cet enfant, qui traîne le malheureux assistant( il n’y en qu’un, format pilier de rugby, qui se retrouve régulièrement couronné d’une tiare en plastique rose, ou qui sert de tête à coiffer et finit avec des mini couettes à paillettes. Les enfants l’adorent) pour « play bassssskeuhball » même sous une pluie battante. Le reste du troupeau  s’installe pour le snack, généralement des fruits et des céréales et on échange les groupes quand ils ont fini. Après le snack, chacun doit aller barboter dans une cuvette remplie d’eau  pour « laver » son assiette en plastique. C’est un pur bonheur pour la pauvre fille en charge, qui se retrouve inondée jusqu’aux sourcils en moins  de 5 minutes. Todlder 5 adore, il ruse même pour « nettoyer » les assiettes propres, et en profite pour tester l’étanchéité du bâtiment. Jusqu’à plafond. Il  parait que c’est éducatif. 

Son œuvre d’art du jour. C’est évidement un gâteau d’anniversaire, avec les bougies en plein incendie. Si. 
A midi, tout le,po de revient dans la grande salle pour tidy up Time, le moment du rangement. Toujours dans un soucis de se compliquer la vie pédagogique, les animatrices demandent aux enfants de ramasser leur bordel infâme, ranger les jouets. Ils aiment beaucoup. Ils courent dans tout les sens, avec ces pauvres femmes  et le rugby-princess-fairy derrière. Ils entassent les petites voitures dans la cuvette pour la vaisselle, noient les poupées dans le bac à sable, vident la bibliothèque en envoyant valser les livres partout,  pour y ranger les legos, avec la logique et le sens de l’organisation de leur âge . Bref, ils rangent. Vous voyez une tornade qui aurait le syndrome de Gilles de la tourette? Ben, c’est pire. Les enfants repartent  ensuite dans leur classe respective pour une histoire et chanson, avec une adulte ravie de se défiler, pendant que les autres tent’et d ère parer les dégâts dans la grande salle. Les parents viennent récupérer leurs petits chérubins à 12 h30. 

Toddler 5 resort de là surexcité (alors que j’espérais naïvement que ça allait peut être le fatiguer). Il a fait des progrès fulgurants en anglais, devient  de plus en plus social, mais n’a strictement rien appris d’autre. Les nombres et  les lettre, c’est à la maison. Par contre, une fois que je lui ai appris , il est encouragé  à étaler son savoir à l’école, c’est juste que la demarche doit venir de moi. En ce moment, je lui montre comment écrire son nom, ça l’intéresse vivement. La preschool est au courant et donc on lui demande aussi de signer ses œuvres si il veut, mais on ne lui apprend pas comment faire.  En tout cas, il est ravi. J’ai donc déjà demandé  si il pouvait passer à 4 jours par semaine en septembre. La responsable a été très polie, elle a bien noté dans son cahier, avec un sourire crispé et un air effondré. Il parait que Toddler 5 est très énergique… 

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Andy Murray top 10

Pour une fois, j’ai eu envie de faire un top 10 sportif! Ce malheureux Andy Murray est à la une de toute la presse, pour avoir encore perdu. C’est du tennis, je précise pour ceux qui n’ont pas suivi Roland Garros et qui ne se préparent pas à être envahi par Wimbledon. Murray, c’est le loser national…enfin, ça dépend. Il est écossais, et le reste quand il perd, mais dès qu’il arrive à gagner un truc, paf, il devient britannique. Bon, il finit toujours par se faire exploser par Djokovic…cela dit, il est quand même numéro deux mondial et a gagné deux tournois du grand chelem (dont Wimbledon, ça faisait 1257 ans que les anglais attendaient un champion britannique. Les écossais s’en fichent, c’est pas du rugby). Revenons au petit Andy qui ne brille pas que sur les cours, des fois il parle. C’est un tort.


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10- Heureusement pour lui, il est très philosophe. Ça lui sert bien. Vraiment, il maîtrise le sujet à fond: « c’est pas la fin du monde de perdre ». 

9-En même temps, c’est compréhensible qu’il perde, puisqu’il semblerait qu’il ait un défaut de fabrication: « avoir un genou normal m’aiderait ». J’avoue que je n’ai pas examiné ses genoux pendant les retransmissions des matchs. Je ne sais pas, peut-être qu’il en a un carré ou bleu, ou monté à l’envers, enfin quelque chose comme ça.

8- cela dit, c’est une chance qu’il soit doué en sport, parce que de son propre aveu, ce n’est pas un intello. Du tout. « Je ne lis jamais. Ni les journaux, ni rien. Je regarde la télé, des films, des séries, des trucs… Mais je ne lis jamais, jamais, jamais ». En même temps, à l’écouter on peut parfois s’en douter. 

7-Il n’a pas une image de lutin primesautier, et il en est conscient.  On peut même dire qu’il a l’air de rire quand il se coince les doigts dans sa raquette. C’est une bonne chose aussi qu’il donne des interviews après les matchs, pas avant, il serait fichu d’endormir tout le public d’un coup juste en disant bonjour dans le micro.  » Les gens pensent que je n’ai aucune émotion parce que ma voix est monocorde et ennuyeuse ». 

6-Certaines mauvaises langues prétendent que les écossais se méfient des fruits et légumes comme d’une invention démoniaque des anglais. En tout cas, ça semble être le cas de Murray, qui affiche clairement son mépris: « pour être honnête, j’ai toujours pensé que les bananes étaient un fruit pathétique. »… Peut être qu’il a été mordu par une banane dans sa jeunesse, et que ça l’a traumatisé? Sinon, je ne vois pas.

5- Il est marié depuis peu, mais sa femme a écumé tous les cours de la terre pour le supporter depuis une bonne dizaine d’année, ça doit lasser. Du coup, parfois elle se lâche:  » ma copine trouve que je ressemble à un reptile. » Elle n’a pas forcément tort. 


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4- A la décharge de cette pauvre femme, Murray n’aide pas non plus: » j’aimerais dire que je suis romantique, mais je ne le suis pas. Quand j’ai gagné mon premier tournois, je suis allé dans les gradins et j’ai embrassé ma copine. Mais c’est parce que j’avais 18 ans et que mon coach n’était pas là, je voulais juste célébrer ma victoire avec quelqu’un que je connaissais. Je suis plein de bonnes intentions, je veux  dire un truc gentil, et puis je me plante et je gâche l’ambiance ». Au moins, il est lucide. 

3-On lui reproche souvent d’être anti-anglais, sous prétexte qu’il se déguise en kilt tous les 4 matins, a appelé à voter pour l’indépendance de l’Écosse, préférerait être présenté comme numéro un écossais plutôt que numéro un britannique, ne manque jamais une occasion de rappeller qu’il est donc avant tout écossais et qu’il « supporte n’importe qui sauf les anglais ». Mais c’est un raccourci osé, la preuve:  » mon kiné est anglais, certains de mes amis sont anglais. Je n’ai aucun problème avec les anglais ». Voilà.

2-On pourrait croire que la vie de tennisman de haut niveau, c’est glamour. Pas du tout. On est obligé de voyager dans des contrées reculées et hostiles et après les journalistes locaux demandent si on est content d’être là. Comme en Australie par exemple:  » un wallaby m’a fait caca dessus. Ce n’est pas gentil ». (J’ai traduis littéralement, il parle vraiment comme  Toddler 5 des fois) 

1- En même temps le pauvre garçon (on se comprend, il doit très bien gagner sa vie) a des excuses, il a eu une enfance difficile, poussé par une mère  coach de tennis et un chouïa intransigeante: « j’aurais voulu être footballeur. Quand j’étais petit, je jouais toujours au foot. Ça me plaisait beaucoup plus que le tennis ». D’ailleurs et c’est original pour un écossais, il est fan d’Arsenal. D’après L’Ado, c’est un gage de qualité, tous les espoirs lui sont donc permis pour le prochain Wimbledon. 

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