My Own ABC #28

On commence les H…franchement les H, ça va être facile, entre la multitude de Henry et tout les trucs qui commencent par High, j’ai de quoi tenir un moment. Je sens que je vais bien aimer les H. Ça risque d’être encore plus fouilli que d’habitude. 

H comme…

Highbury: je suis obligée de commencer par Highbury, sinon L’Ado m’en voudrait à mort. On ne rigole pas. Je précise pour les béotiens qu’on parle bien sûr de l’ancien stade d’Arsenal. Le stade mythique, surnommé en toute modestie par les supporters la maison du football, le stade des invincibles et du héros Henry (encore un H… Vraiment, je vais m’éclater avec les H). Highbury a été inauguré en 1913 et a fermé ses portillons en 2006. Depuis, des appartements remplacent les tribunes mais la façade art déco qui proclame Arsenal Stadium a été préservée et il y a un jardin à la place de la pelouse. Pas de petits profits, Arsenal a d’ailleurs aussi vendu des bouts de la pelouse qui a vu évoluer les gloires locales. L’ado qui a des parents  ignobles n’a pas eu le droit d’en avoir un pour son anniversaire, d’autant plus qu’il a émis un intérêt pour la chose deux ou trois ans après. C’est un enfant martyr. 


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High fidelity: puisqu’on parle football et Arsenal, je recase mon livre préféré de Nick Hornby (et paf encore un H , on ne m’arrête plus). C’est très logique, puisque Nick Hornby a connu la gloire grâce à Fever Pitch, un livre parlant principalement d’Arsenal et très drôle en plus, mais je préfére High Fidelity. L’adaptation cinématographique avec John Cusack et Jack Black est pas mal du tout, mais le bouquin original est encore mieux. Je vous le conseille vivement. Je ne vais pas tout vous raconter, mais ça parle de Rob le parfait looser, qui vient de se faire plaquer et tient un magasin de disques vintage, de ses deux employés, de sa vie amoureuse désastreuse et de son ex copine.  Il a aussi la manie de tout classer (comme ses pires ruptures par exemple) en top 5. Ça n’a pas l’air mais c’est hilarant et beaucoup plus subtil que mon résumé! 

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Henry Tudor: le papa de Henry VIII mérite bien qu’on parle un peu de lui,  surtout que c’est le fondateur de la dynastie. Il a régné sous le numéro 7  (si, si, ça fait du sens). Rien qu’à voir sa tête, on sent de suite le type guilleret et bon vivant. Ou pas. Henry s’empare sournoisement du trône en 1485, alors qu’il n’avait aucune raison d’y accéder, il est simplement Earl of Richmond. Il profite juste de la pagaille générale. En effet, la Guerre des Roses bat  son plein. Ça n’a rien à voir avec une grève des fleuristes, c’est une querelle de succession entre oncles et cousins royaux. On savait s’amuser d’un rien à l’époque. Le petit Richard III dégage ses neveux pour s’emparer du trône mais son triomphe est de courte durée, puisqu’il tombe  ensuite sur Henry Tudor. Malheureusement pour Richard, Henry était sponsorisé par Shakespeare, ce petit fayot par les français, et Il se fait massacrer. Paf, Henry devient roi! À part ça, on s’en fiche un peu quoiqu’il a clairement influencé son fils, puisqu’il passait son temps à se marier aussi, mais plus pour raison politique que pour faire son intéressant. Il était aussi connu pour être légerement près de ses sous, et de ceux des autres aussi….enfin bon, il meurt en 1509 et laisse la place à son comique de fils.


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Haggis: c’est une horreur spécialité écossaise. Ça se mange. Enfin, c’est comestible…il parait en tout cas. C’est de la panse de brebis farcie. Voilà. Comme je sais que ça vous intéresse, je vous mets le lien vers la  recette de BBCGoodFood  ici. Et je décline par avance toute responsabilité en cas de malaise si vous essayez. Sinon, c’est très simple : vous prenez donc l’estomac de cette pauvre bête, vous y flanquez tous ses abats,  y compris les poumons, et vous rajoutez des oignons, des flocons d’avoine,  du saindoux et tout ça. Beuh. ..cela dit, c’est controversé, non pas parce que c’est répugnant, mais parce qu’il s’agit du plat écossais par excellence alors qu’il y a un doute sur ses origines. La première recette de haggis écossaise datent de 1520 (sous le nom charmant de haggeis) alors que la chose apparaît dans un livre du Lancashire anglais dès 1430 (cette fois ça s’appelle haggese)…en même temps, on peut comprendre que les anglais laissent la paternité de ce chef d’œuvre gastronomique aux écossais. 


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Harry: on termine en rigolant un peu, avec le prince Harry, de son vrai nom Henry Charles Albert David of Wales, rien que ça. Pour ceux qui ne sont pas au fait de la généalogie de la famille royale, Harry est le deuxième fils de Diana, et probablement de Charles. Apparemment, sa mère avait prévenu, il a un tempérament « artistique ». Il est très populaire, surtout auprès des républicains convaincus. Je trouve aussi que c’est le plus sympathique de la bande, malgré son humour particulier, hérité de papi Philou et ses tendances naturistes. Et alcooliques fêtardes. Harry a été militaire (il faut bien le caser quelque part, mais est ce que c’était une bonne idée de lui donner une arme?) et s’est illustré deux fois en Afghanistan, ce qui lui a permis de faire des tas de commentaires rigolos (il a comparé tuer des ennemis à jouer à la PlayStation). Caitlin Moran du Times propose que maintenant que Kate a pondu et que la succession est assurée, on relâche Harry dans la nature. C’est une excellente idée, je me demande même si on peut le classer en catastrophe naturelle si il fait des dégâts…on le sort beaucoup, il est très populaire. On le promène notamment dans les hôpitaux militaires . Il n’a pas hésité à laisser un message poignant à un soldat dans le coma « non, mais, je viens te voir, et toi, tu fais quoi? Tu dors! » Bref, grâce à Harry, on rigole toujours et en ce moment, ce n’est pas gagné. 


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Project 52 II #27

Cette semaine, Ma’ a fait dans le poétique et la douceur avec Léger. Au premier abord, j’ai trouvé le thème charmant. Au deuxième abord, j’ai hésité….léger? Euh…il n’y a rien de léger chez moi ni physiquement ni moralement (je rappelle que je suis une grande stressée en temps normal alors là, je suis à fond). Au troisième abord, c’était l’angoisse, rhaaa, il me faut du léger, là de suite, maintenant. Dans un cas comme ça, aucun soucis, Marichéri ressort les archives photos. Comme il a à peu près 3837401018474021 photos (et demi…c’est une qui est mal cadrée), il y a forcément du léger dans le tas, il suffit de tomber dessus. On va procéder logiquement et par hasard. On a trouvé de suite. C’est léger, même poids super plume. 


Je ne parle pas de ma main mais de la petite chose dedans, qui n’a que quelques heures. Notre chatte irlandaise Zoé était très copine avec Casper, le chat des voisins.Comme elle était encore toute petite et trop jeune pour se faire opérer, on ne s’est pas inquiété. On a eu tort, ce chat était vraisemblablement pédophile…Bref, on a eu droit à deux petites boules de poil, Luna sur la photo, vraie clone de sa maman, et Cacahouète, le chaton le plus sympa et loufoque du monde qui se prenait pour un chien. On a passé des heures à s’extasier devant ses petits machins adorables. Luna est partie vivre avec son papa, et Cacahuète est resté avec nous. Mais on a profité des deux ensembles pendant 6 semaines. Le jour où Luna a ouvert un demi œil, et un seul et nous a regardé avec l’air abasourdi a été un grand moment (Elle a fini par ouvrir le deuxième œil le  lendemain). On a hurlé de rire à les voir faire des glissades sur le parquet, en mode otarie qui pagaie. On les a couvert de câlins surtout que Zoé qui était encore petite elle-même refusait de s’en occuper.  Bref, c’était mignon et léger. 

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Friday Feelings #68

Je suis encore en retard, mais c’est à cause de légers problèmes administifs qui ont intérêt à se régler rapidement parce que  je peux facilement perdre patience. Le collège qui est spécialisé dans les langues vivantes et a une house pour les bilingues  a eu l’idée de génie de mettre PrincesseDiva en allemand pour l’année prochaine. Ahaha. Pour l’instant, après mes demandes téléphoniques polies pour comprendre exactement la logique de la chose, on en est à : « effectivement, il semblerait qu’il y ait peut-être eu une erreur de jugement de notre part » …non , vous croyez? » C’est embêtant parce que maintenant, les classes sont faites et on ne peut pas changer mais on va voir si on peut faire quelque chose »…c’est ça, voyez. Rapidement. D’ailleurs ça me fait penser que je dois venir pour vous donner directement  mon formulaire de dons pour la rentrée. Je viens de mettre le montant pour l’année prochaine, soit £ 0. Il y a peut être une erreur de jugement de ma part, mais c’est embêtant parce que le montant est arrêté maintenant  et je ne peux pas changer comme ça…enfin bref, entre deux coups de fils rageurs au collège où la responsable des admissions et le sous-directeur  en charge de la répartition des élèves se renvoient la faute, c’est parti pour les états d’esprit du vendredi de  Fédora et Postman.

10h39

Fatigue: toujours pareil. Il n’y a rien de tel qu’un petit Brexit pour provoquer des insomnies à répétition. 

Humeur: noire. En même temps, ça me change de la déprime. 

Estomac: un café de retard …ça ne va pas du tout.

Condition physique: tendue, toujours. Et nouée. C’est la joie.

Esprit: embrouillé.

Boulot: merci pour vos encouragements (je sais, ce n’est pas encore le message perso, mais j’ai des choses à dire!). Je ne sais toujours pas quoi faire avec mon guide…déjà toute la partie pratique risque d’être remise en question et je n’ai plus envie de rire de la vie en Angleterre. 

Culture: je suis toujours plongée, de plus en plus profond dans les News. Les médias se sont lancés dans une grande opération de déni, et il faut fouiller pour avoir des informations économiques fiables, qui sont d’ailleurs terrifiantes. J’y passe un temps fou. Heureusement qu’il y a foot pour se détendre un peu! Bref la culture, ce sera pour plus tard. 

Message perso: en même temps, Beyrouth, c’est pas forcément mieux…!

Avis perso: les anglais sont les gens les plus ironiques du monde. Je ne vois pas d’autres explications possibles. Ils quittent l’Europe parce qu’ils ne la trouvent pas assez démocratique et leur nouveau premier ministre va être choisi par une poignée d’adhérents conservateurs moisis uniquement. Ils se moquent des américains et veulent interdire Donald Trump de séjour  ici, mais une des deux finalistes pour devenir prime minister a menti sur son CV et veut régler la crise à coup de rôtis bouillis et de citations bibliques…c’est forcément de l’humour, non? Tout va bien. 

Loulous: L’Ado vient de se rendre compte qu’il aura peut-être chaud en France, et donc attention grand moment…il a accepté de se faire couper les cheveux! J’en suis toute émue…bon, c’est toujours un peu long mais il ne ressemble plus au cousin Itt de la famille Adams, on arrive à savoir si on lui  parle de face ou de dos. GeekAdo a été très touché par les célébration du Kindertransport . Il a même pu parler avec une vieille dame toute digne qui est venue d’Allemagne à 4 ans et a perdu toute sa famille dans les camps, il était très impressionné.  PrincesseDiva a reçu son Leaver hoodie…son sweat à capuche pour fêter la fin du  primaire. Je vous mets une photo, ça sera plus simple. PrincesseChipie est à fond dans le foot. On n’a pas réussi à la coucher hier, elle était hystérique, sautait partout avec son drapeau et meugler la Marseillaise en yaourt. Elle n’a toujours pas compris les paroles: ballon-z-enfants-est-parti? Ça veut dire quoi? C’est pas easy  la français et allez Le Blue! Toddler 5 s’entraîne pour son sport day à la preschool, je vous raconterai.

Amitié: thanks so much!

Love: il était tout mignon  hier avec ses souvenirs de petit garçon devant France Allemagne. 

Courses: bien arrivées

Envie de: hiberner. En été oui, et jusqu’à l’année prochaine.

Pic: voilà la chose. Il y a les noms de tous les élèves derrière. 

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Thursday Thunder: It’s the economy, stupid!

Non, je n’insulte personne (ça peut venir), le titre est une citation de Bill Clinton, ce grand philosophe à moralité variable  et c’est une phrase culte, qui l’a aidé à remporter les élections en 1992. Je voulais parler du traitement des informations économiques liées au Brexit… je sens que j’ai déjà perdu la moitié d’entre vous, avec un sujet désopilant comme ça! Je ne veux pas faire de grandes analyses à coup de pourcentage et autres chiffres rigolos, j’en serais incapable, mais juste pousser un coup de gueule, un de plus après les médias cette fois. 

Il se trouve que j’aime bien lire les pages économie et finances. J’ai fait une école de commerce, ce qui m’a permis de me rendre compte rapidement que je n’était pas douée pour ce genre d’enfumage le marketing. Les cours de stratégie du management et ceux du management de la stratégie (je n’invente rien!) ça m’a littéralement captivée au point de m’endormir direct. Mais j’ai adoré les cours d’économie théorique (et de droit commercial aussi, mais c’est un autre sujet). Pour moi, l’économie, c’est des maths, de la logique. Je n’ai pas d’opinion sur la question, c’est un fait c’est tout. Je ne vois pas pourquoi on s’énerverait parce que 2 et 2 font 4. Je sais qu’il y a des gens qui préféreraient que ça fasse 3 ou 5 ou 78,632 mais ce n’est pas le cas. Jusqu’à un certain référendum, je pensais bétement que cette approche des choses économiques pragmatique et non émotionnelle était typiquement anglo saxonne. Ahaha, pas du tout!  


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Il n’y a pas de raison que seuls les politiques prennent les gens pour les cons. Les médias s’y mettent aussi maintenant. Je veux dire les médias sérieux, pas les tabloïds qui ont fait campagne pour le Brexit parce que ça va bien comme ça, tous ces sales étrangers qui viennent nous envahir sur leur soucoupe volante pour voler nos puddings bouillis et hennir sur la mémoire de Diana qui aurait réussi à se faire pousser des ailes par les oreilles si elle n’avait pas été lâchement assassinée par des martiens à la solde de cafards mutants, ou quelque chose comme ça. Donc la presse dite sérieuse est unanime depuis deux semaines, tout va bien,  youpidoo. Soit ils s’assoient sur les infos économiques désastreuses qui tombent les unes après les autres : la livre sterling fait du tobbogan à grande vitesse, les banques, les promoteurs immobiliers, les supermarchés et autres voient leur quotation boursière s’évaporer  (et non ce n’est dû au soleil), les fonds de pension fuient, l’équivalent de pôle emploi reconnaît une baisse de 50% de ses offres, les investisseurs  sont prêts à aller rejoindre les martiens de tout à l’heure, ou n’importe qui d’autre du moment que ce soit le plus loin possible de la Grande Bretagne. Mais c’est pas grave! On ne va quand même pas en parler, ça déprimerait les lecteurs.  

Soit (si, si regardez plus haut j’avais commencé une alternative, et puis je me suis un peu énervée), les médias consentent à parler du désastre économique naissant, conséquence directe du Brexit, parce que même le plus obtus des lecteurs du Sun a remarqué que son voyagiste lui demande soudain une surcharge pour ses vacances à Ibiza. Mais ils en parlent en affirmant sans rire dans les titres que tout va bien, pour ensuite se contredire dans le corps d’articles qui détaillent la catastrophe. Et qui finissent par en prédire d’autres, encore pire. Mais dans la joie et la bonne humeur. Bref, pour les journalistes, les gens sont trop cons pour comprendre les faits, on va les enfumer en racontant n’importe quoi. Après tout ça a marché pour les politiciens qui ont fait campagne pour le Brexit…Ça ne vient à l’idée d’aucun de ces grands génies que justement on n’en serait peut être pas là si les politiques avaient essayé d’élever le débat et d’informer au lieu de se répandre en mensonges grossiers? C’est vraiment une attitude à copier?  Ça ménerve! Ok, ce n’est pas le moment d’affoler les gens, mais ce n’est une raison pour continuer à les prendre pour des cons. 

Tous ces apprentis populistes feraient mieux de se méfier. Parce que la presse a trouvé l’excuse parfaite pour enterrer le Brexit: le rapport de Lord Chilcot sur la guerre en Irak vient de sortir, 15 ans après. C’est accablant pour Tony Blair, le premier ministre de l’époque. Il a entraîné le pays dans une opération injustifiée à coup de mensonges et d’approximations hasardeuses, dans le but de tromper sciemment le public. Ça me rappelle quelque chose…je serais Farage, Boris, Gove et leurs potes journalistes, je me méfierais. Parce que c’est sûr, dans 15 ans, on va leur tomber dessus et ça va leur faire mal. Bon, d’accord, c’est maintenant qu’on est dans la merde, mais c’est pas grave…on dirait que ce serait pas vrai, d’accord? 

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School uniforms : primary and secondary

Les vacances ne commencent que dans deux semaines ici, mais il faut déjà penser aux uniformes d’école pour septembre. Si on attend trop, il n’y aura plus rien, sauf dans en taille mini schtroumpfs rachitiques ou géant modèle montgolfière. Ça me coute une fortune tous les ans, mais c’est l’école qui donne toutes les fournitures scolaires cahiers, crayons, classeurs, tout. 


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Dans le primaire, c’est relativement simple. En tout cas, ça l’était avec les garçons, avec les filles, c’est toute une histoire. Pas par leurs fautes, mais parce qu’il y a plus de choix. Pour les garçons c’est polo blanc à écusson ou chemise, pull rouge à logo brodé, pantalon ou bermuda en flanelle grise. C’est tout. Alors que pour les filles, on s’éclate : il y a la robe vichy d’été, la robe chasuble grise d’hiver, la jupe ou la jupe culotte grise, le polo blanc à écusson ou la chemisette et le pull ou la veste avec le logo. Dans les écoles privées, les petits ont déjà une cravate, une casquette pour les garçons et un chapeau à ruban pour les filles, style canotier de Fred Astaire, mais avec un nœud derrière. C’est très chou. PrincesseChipie aura aussi le polo de sport brodé de l’écusson de l’école, le sac de sport et le cartable de l’école. Je refuse d’acheter le coupe vent, par expérience, parce que aucun des gamins ne s’en sert. Il nous faut aussi les mocassins noirs réglementaires (qu’il neige, ou qu’il fasse 35, c’est pareil, soit les élèves se gèlent les orteils, soit toute la classe empeste avec trente gamins qui puent des pieds), les chaussettes blanches montantes ou les collants rouge…franchement c’est plus pimpant dans la  nouvelle école, avant c’était tout gris et bleu. Les grands de year 6 ont aussi une cravate pour compléter tout ça, mais PrincesseChipie a le temps! 

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Mais tout ça, c’est de la rigolade comparé au secondaire, surtout qu’en septembre ça concernera aussi PrincesseDiva. 

On a reçu un joli courrier, avec une liste détaillée. L’Ado qui peut aller au lycée en civil a prétendu pendant des années que l’uniforme, c’était fasciste…Ben quand on voit la liste du collège, il n’a pas forcément tout à fait tort. 
-Le blazer à écusson: doit être porter tout le temps, même en pleine canicule. Même quand on s’est pris la pluie et qu’il est trempé. Enfin bref le blazer, il faut carrément le greffer sur votre gosse.

-Le pantalon noir sans poche ou fermeture éclair apparente, à la taille et jusqu’au cheville mais pas plus long, pas trop serré, et droit, avec modèle taille extra haute pour les filles, limite sous les bras. Parce qu’un pantalon non-réglementaire, de suite, c’est l’anarchie, l’échec scolaire, la débauche et l’abus de sucrerie garantis. C’est évident, je ne vois même pas pourquoi on discute. 

-La jupe noire, aux genoux, sans fente, ni plissé. Il est bien sûr interdit de la remonter sous les bras pour en faire une mini jupe. Ou de la porter en taille basse, tel un suppôt de Satan (ou alors je n’ai pas suivi, mais ça a l’air d’être grave en tout cas). C’est  une école catho, pas une rotule ne doit dépasser. La rotule est l’ennemi de la mention aux examens, c’est bien connu. 

-La chemise blanche à manches longues pour tout le monde, été comme hiver sans fioriture ni pli intempestif, le pli anarchiste, c’est la mort de l’ordre et de la réussite scolaire. Le pli, sournoisement tapi dans les pans des chemises des collégiens innocents (mais boutonneux) est prêt à bondir sur leurs résultats scolaires tel un serial killer. Si. Et puisqu’on parle bouton, la chemise doit être fermée jusqu’à cou et rentrée dans le pantalon ou la jupe. Pas la peine d’avoir une chemise règlementaire si c’est pour se laisser aller à la faire pendouiller bêtement…je me demande comment L’Ado et ses inventions vestimentaires ont réussi à survivre 5 ans dans ce collège ? 

-Le pull, noir et col en v…avec le reste de l’uniforme, on sent de suite que ça va être guilleret. C’est bien simple, la rentrée des classes des sixièmes (enfin ici, ça s’appelle year 7), on dirait une convention de croque-morts bonsaï. Ou une manifestation de Schtroumpfs cramés.

 
-Attention, une touche de couleur, comme ça, au milieu de tout ce noir (est-ce bien raisonnable?), avec la cravate, bien nouée jusqu’au cou et bien droite. L’Ado a toujours eu un problème avec ça. Par pure étourderie, il l’attachait n’importe comment et sur l’oreille. GeekAdo ne plaisante pas, et depuis qu’il a appris à faire les nœuds de cravate, il est impeccable. Les débuts ont été difficiles, quand j’essayais de l’aider. Pour quelqu’un d’aussi strict, il a parfois une imagination débridée, je n’ai jamais essayé de l’étrangler avec, ni de lui arracher les oreilles, c’est lui qui se débattait sottement.

-Les chaussettes avec le nom de l’école brodé derrière, parce que l’écusson sur le blazer, sur le pull et sur la cravate, ça ne suffit pas. A cet âge, on est distrait, ils pourraient oublier dans quelle école ils vont, alors que là, pas de soucis, c’est marqué dessus. Évidemment, les chaussettes doivent remonter aux genoux, interdit de les rouler à la cheville, et être blanches pour les filles et noires pour les garçons. A cet âge, on est distrait, ils pourraient avoir du mal à distinguer les filles des garçons…ah, ben non en fait. Ils commencent même à s’intéresser à ces différences de très près. Trop près.
 
-Les chaussures d’uniforme, style chaussure de ville noire, sans talon, sans boucle fantaisie. Surtout pas sport. D’ailleurs pour le sport, elles doivent être blanches certes mais sans motif ni marque, c’est super facile à trouver.

-Le manteau ou blouson : pour les rebelles qui ne veulent pas mettre celui de l’école (avec l’écusson, ce ne sont plus des gamins, ce sont des panneaux publicitaires pour le collège ), épais d’un demi-millimètre, qui fait éponge dès qu’il bruine et sac de congélation en hiver (c’est malin, alors que l’uniforme est noir! Du coup votre gamin est bleu de froid, ça fait désordre). Bref, parce que des parents chochottes se sont plaints et veulent couvrir leurs enfants correctement, on a droit à un manteau civil, à condition qu’il soit noir ou bleu marine, sans capuche ni inscription. 

-La tenue de sport complète toujours à écusson, short, t-shirt, chaussettes et survêtement, plus polo supplémentaire pour ceux qui représentent le collège dans un sport quelconque (j’ai du acheter à peu près 3500 polos de rugby pour l’Ado, entre ceux qu’il perdait, ceux qu’il mettait malencontreusement à la poubelle, avant même de les avoir portés, et ceux qui étaient sacrifiés directement sur le terrain, les manches arrachées servant à nouer les chaussures aux semelles défoncées pendant la mêlée…une fortune!).

-Les piercing sont interdits, sauf aux oreilles et un par oreille, en bas du lobe (et encore, je vous passe les détails, c’est très précis), mais les boucles d’oreilles sont interdites, de même que les tatouages. Aucun bijou n’est autorisé sauf une montre, qui doit être sobre. Alors là, pour un règlement écrit par des profs, on se demande si ils ont déjà rencontré un collégien de leur vie…la notion de sobre chez un ado est assez spéciale. Par exemple, L’Ado porte aujourd’hui un t-shirt des Whos blanc crado avec l’union Jack et des tâches de ketchup en fond, une chemisette à carreaux verte et bleue, un bermuda rouge et des converses noires, il se trouve très sobre. 

-La coiffure: pas de dessin rasé dans la tête ou les sourcils, pour les garçon pas plus court que « number 4 » ….euh, ça m’angoisse c’est quoi? GeekAdo a suggéré que c’etait peut être la marque sur la tondeuse. En tout cas sa brosse quasi militaire a l’air de passer. L’Ado faisait son rebelle avec de longues mèches grasses, mais on ne lui a jamais rien dit (au collège, je veux dire parce qu’à la maison…ce n’est quand même pas de ma faute si il ressemble à un caniche sous acide? Ah si, on me dit que ça lui vient de sa mère…). Pour les filles, les cheveux longs (aux épaules) doivent être attachés sobrement. Les cheveux teints sont interdits pour tous.

-Et bien sûr, pas de maquillage, de parfum, ou de vernis à ongle. 
Je me moque, mais il y a de gros avantages à l’uniforme. On ne se prend pas la tête le matin pour habiller les enfants, c’est déjà une bonne chose. L’école ne se transforme pas en défilé de mode, pas de jalousie sur les marques ou les accessoires. Par contre, les enfants ne sont pas idiots, même chez les petits en primaire, on voit très bien la différence entre ceux qui ont des uniformes flambant neufs et ceux qui ont des uniformes d’occasion ou qui viennent du grand frère. Et au collège, ils cherchent par tous les moyens à personnaliser leur tenue. Même GeekAdo met deux chaussettes différentes (ce n’est pas le même noir). Un vrai rebelle. 

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Lizzie’s Fashion top 10

J’ai besoin d’une pause entre deux News affligeantes sur le Brexit et justement je viens de voir que Buckingham Palace organise une expo des tenues les plus mémorables portées par Lizzie pour l’été. Je veux dire que ça a lieu cet été, pas qu’on va y voir le paréo et les claquettes de Lizzie. J’ai jeté un œil, c’est extrêmement décevant. On a droit à sa robe de mariage, celle de son couronnement, ce genre de chose. Alors que Lizzie est à la pointe de la mode en toutes circonstances. Au moins. J’ai déjà fait un top 10 mode de la reine ici  mais il y a largement matière à en faire un deuxième. Je reprécise avant toute chose que Lizzie s’habille le plus voyant possible volontairement, ça fait partie du job. Il faut que la foule en délire puisse la reconnaître et l’admirer, même de loin. Je ne comprends d’ailleurs pas pourquoi personne n’a pensé à lui coller un gyrophare sur la tête, ça le ferait… Enfin bon, c’est parti.

10- Lizzie s’habille d’un rien, un rideau de douche façon hôtel miteux,  et un bonnet de bain des seventies et voilà! C’est très chou, j’aide les couleurs, en camaïeu de papiers toilettes. On sent une influence salle d’eau, c’est remarquable. 


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9- Plus jeune, Lizzie était très primesautière pour ne pas dire carrément gamine et privilégiait le look Schtroumpfette. C’est tout mimi. 


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8-En tout cas, c’était plus fun vestimentairement que sa période dictateurs sud américains…ou alors pour un bal costumé? Après tout son petit fils se déguise bien en SS, pourquoi Lizzie n’irait pas en Pinochet drag Queen? 

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7-Bon d’accord, j’abuse un peu là, c’est une tenue officielle. Lizzie n’a pas choisi de se déguiser en rideau à pompons, mais ça lui va très bien. J’aime beaucoup l’espèce de corde d’alpinisme pour tenir tout ça, c’est la petite touche en plus, pour le côté sport. 

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6- On peut critiquer Ronald Reagan autant qu’on veut, mais sur ce coup là, il faut avouer qu’il n’avait pas tort. L’espèce de meringue brillante et froufrouteuse de Lizzie est effectivement à hurler de rire. J’adore les gros noeuds sur les épaules, c’est sûr que sans, l’ensemble aurait été trop sobre.

5- récemment Lizzie a affiché un look caniche au bord de l’eau assez surprenant quand on sait qu’elle élève des corgis. 


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4-Honnêtement, quand j’ai vu la photo au départ, j’ai cru que Lizzie s’était collé des insectes sur le bonnet. J’ai trouvé ça très fun et subversif, limite goth malgré le rose. Go Lizzie, go! Ça c’est de la reine qui décoiffe (puisqu’on parle chapeau) …en fait non, les machins noirs qui pendouillent, ce sont juste des espèces fanfreluches sans intérêt. Je suis déçue. 

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3- alors là, ça fait mal aux yeux…je ne sais pas, quelqu’un a pensé à amener Lizzie chez l’ophtalmo? Cela dit, ça me rappelle  dans une location de vacances au décor faussement provençal et réellement quitsch, il y avait une toile cirée comme ça  sur la table de la cuisine. 

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2- Lizzie en total look sapin de Noel. Ou emballage de bonbon, vous savez les quality street, qu’on mange à Noël d’ailleurs…c’est bien ce que je disais, Lizzie est très festive comme reine.

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1- la photo rend très mal, mais je vous assure que le casque molletonné à oreilles de cocker que Lizzie portait était très choupinou. C’était pour l’investiture de Charlie en tant que prince de Galles. Je ne m’explique pas la chose…ou alors c’est pour jouer dans star wars? 

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My wish list

Pour cette troisième liste proposée par ma copine Fédora, sur son blog Zenopia, j’avoue que j’ai eu beaucoup de mal. Faire la liste de mes envies en ce moment, ce n’est pas facile. Je suis très moyennement guillerette pour ne pas dire franchement déprimée. J’ai réussi à déconnecter un peu des News hier, du coup j’y suis retournée ce matin. Je n’aurais pas dû. 

Certes, Farage, le riant alcoolique du UKIP a annoncé qu’il quittait la politique. Mais il nous a déjà fait le coup, deux fois, et de toute façon le mal est fait. Les plaintes pour attaques racistes ont augmenter de 400 % depuis le référendum. Et ce brave homme est outré, figurez-vous que Theresa May, favorite des sondages pour prendre la place de première ministre a déclaré qu’on ne pouvait pas pour l’instant garantir que les ressortissants européens déjà installés ici allaient pouvoir rester éternellement (elle précisait juste un point juridique, ce n’est pas son programme de campagne). Manque de chance pour Farage, sa femme est allemande. Il fallait peut-être y penser avant. Crétin. Pas d’affolement pour mes copines expats, on nous a dégotté une challenger contre Theresa May. Une hystérique en pleine crise mystique qui a fait campagne pour le Brexit elle, et qui se sent investie d’une mission divine et des voix du UKIP toute à la fois. Andrea Leadsom ne va pas traîner. Elle veut sortir le pays, avec ou sans l’Écosse de l’Europe avant Noël. Et elle s’assoit sur les négociations et l’accès au marché européen. Taïaut!…Ça risque d’aller très mal économiquement, non?  Absolument pas. La petite Andrea a la solution, quand on a un problème il suffit de cuisiner un sunday roast et de se plonger dans la bible. Voilà, voilà. Quand je pense qu’il y a à peine quelques jours, les anglais se moquaient des américains et de Trump…il a l’air positivement normal à côté de Andrea Leadsom. Même capillairement parlant, c’est dire. Et c’est donc cette illuminée qui elle, veut garantir la place des résidents européens déjà installés…Rhaaaa, je deviens folle!

Bref, ma liste d’envie  ne va pas être désopilante. Mais comme l’explique Fédora, ce n’est pas une liste fermée, on peut y revenir quant on veut…


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-j’ai envie d’un bazooka, pour faire peur (mais gentiment bien-sûr) aux politiciens britanniques. Le prochain qui dit une ânerie, ment ou prend les gens pour des cons (même si une bonne partie de leur public est effectivement très conne), paf, un coup de bazooka. Ça calmera aussi les velléités de ceux qui voudraient prendre leur place, non mais. 

-j’ai envie de douceur. C’est évident quand on voit le point précédent. De calme, de sérenité, de routine, de quiétude. De stabilité. C’est assez inhabituel pour moi, c’est même limite inquiétant.  D’habitude, j’aime bien que ça bouge. Mais là, je n’en peux plus. 

-j’ai aussi très envie d’aller voir ailleurs (je n’ai jamais dit que j’étais logique) mais pas pour découvrir autre chose, comme à chaque fois que j’ai changé de pays (je compte la France aussi). D’habitude je pars pour aller quelque part, aujourd’hui j’ai juste envie de quitter ce pays. Vous allez me dire que le résultat est le même, mais ce n’est pas du tout le même état d’esprit. 

-j’ai envie de toujours aimer l’Angleterre, de ne pas laisser ces derniers jours me gâcher 10 années très heureuses. Et donc de rester. C’est fou comme j’arrive à me contredire en moins de trente secondes. Il faut que je fasse attention, on commence comme ça, et on finit politicien. 

-j’ai envie de prendre les bonnes décisions pour l’avenir de mes enfants. Mais pour ça, il faudrait déjà que je sache à quoi elles ressemblent!  J’ai envie de leur transmettre du positif, de la  curiosité et une ouverture aux autres, pas de la peur ou du repli sur soi 

-j’ai envie de manger du chocolat. De partir en vacances au soleil avec Marichéri. De boire de la sangria sur une île déserte. Mais pas trop loin de la civilisation ou de trucs à faire (et à voir, j’adore les ruines par exemple) parce que je m’ennuie vite! 

-j’ai envie de finir mon guide, et de savoir quoi en faire.

-j’ai envie de faire le tour du monde, avec Marichéri  et les enfants, plusieurs fois et par téléportation. 

-j’ai envie de comprendre la blague du pigeon qui fait rire Marichéri depuis 20 ans et pas moi.

-j’ai envie de rachèter  Sealand, cette plateforme dans les eaux internationales et de le déplacer avec la machine à téléportation du dessus parce que bon, il y a plus riant que la mer du nord quand même, niveau climat.  A défaut, je veux bien un passeport sealandais, pour le fun.

-j’ai envie de tout un tas de choses extrêmement personnelles, en tout bien tout honneur, mais que je ne vais pas étaler ici. J’ai des limites. Et un téléphone (pour en parler aux intéressés, certain faisant le malin toute la journée à être à Londres sous prétexte qu’il y bosse) 

Bon c’est pas malin,  il faut que j’arrête la, parce que maintenant j’ai envie d’un café…

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Sunny Monday #27

Pour le mois de juillet, Bernie nous propose du soleil en rouge! Et justement, il fait beau aujourd’hui (ça ne va pas durer…). Le moral est toujours aussi bas, comme les attaques que les brexiters, pourtant grands gagnants se jettent à la tête dans leur affolement. On en est à se traiter d’alcoolique par articles de presse interposés. Ça vole haut. Ça aide à se sentir en confiance pour l’avenir du pays en général et des ressortissants européens en particulier, alors qu’on traverse la pire crise de l’histoire britannique depuis deuxième guerre mondiale dixit Tony Blair, qui s’y connait en crise et en suicide politique. Enfin bon… Ce week-end, j’ai essayé de ne pas trop regarder les News (je me suis rattrapée ce matin. Je n’aurais pas dû). Ça fait un an qu’on a déménagé et je me suis souvenue pourquoi on  était si bien dans cette maison. Le cerisier a aidé! 


Une rescapée de la cueillette de samedi. J’ai envoyé les 5 enfants chercher des cerises pour faire un clafouti. Ils en ont plus mangé que mis dans le panier, mais ils ont bien joué, ensembles. Les deux grands ont soulevé  Toddler 5 qui est ravi d’atteindre plus haut que les filles. Même les chattes ont observé  l’opération cueillette, Capucine de loin en se méfiant, Chaussette en sautant autour pour participer aussi. Dans notre jardin ce week-end, pas de Brexit, mais du soleil, des rires et des cerises! 

Bonne semaines à tous!

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My Own ABC #27

On continue les G, une dernière semaine, je n’ai pas épuisé tous les George de l’histoire anglaise! Mais il n’y a pas qu’eux.

G comme..

Great Britain: bon, il fallait bien que je le replace celui-là, même si en ce moment, je ne le trouve plus si ‘Great’ que ça mon pays d’adoption…enfin un peu quand même. Hier avait lieu à Londres un rassemblement pro Europe, organisé à la va vite en quelques jours sur les réseaux sociaux. De mémoire de journalistes, il n’y avait jamais eu une telle marée humaine. C’était bon enfant et sympathique, mais aussi déterminé. Et ça, ça me redonne espoir dans ce pays. Bon, de toute façon, ils font leur malin avec leur ‘great’ mais étymologiquement parlant, ça ne veut pas dire que cette Bretagne-ci est plus grande ou plus forte que la Bretagne française. Pas du tout. Juste qu’elle est plus loin de Rome. C’est comme quand on parle du greater London pour parler des banlieues les plus pourries éloignées du centre. Bref, la Grande-Bretagne, c’est les ploucs loin de la civilisation…Je dis ça sans aucune arrière pensée bien-sûr.  


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Gargantua: ça n’a strictment rien à voir avec la Grande- Bretagne, c’est un souvenir personnel. C’est fascinant. Quand j’avais 15 ans,  on m’a enlevé les dents de sagesse (ce qui explique bien des choses selon Marichéri qui ne les a pas non plus) sous anesthésie générale. Forcément, la clinique ne m’a pas relâchée directement dans la nature après et pour éviter que je m’ennuie ma gentille maman m’avait ramené de la lecture. Rabelais. Dans le texte d’origine en français XVI siècle. Et bien, en pleines vapes anesthésiées, j’ai tout compris! Alors que j’ai essayé de le relire tel quel depuis et c’est beaucoup plus confus…

George IV: Le petit George a été prince Regent de 1811 à 1820 (période connue de façon tout à fait originale sous le nom de Regency) non pas en attendant la majorité de qui que ce soit, mais parce que son père George III souffrait de démence. Les avis sont partagés, certains (mais ils sont rares) voient en George un patron des arts, un gentleman élégant et primesautier qui a fait beaucoup pour le développement de diverses industries (les tripots, les maisons closes…) d’autres pensent que c’était un débauché hystérique, paresseux et irresponsable. George commence fort en épousant en cachette une catholique, deux fois divorcée et même pas noble, Maria Fitzherbert en 1785. Comme ça fait désordre, George se décide, par pure bonté d’âme à se débarrasser de Maria (qu’il trompe avec tout ce qui bouge) en 1787. Vraiment, c’est pour faire plaisir. Mais bon, si le parlement veut le remercier pour son dévouement admirable, il a deux ou trois petites dettes qui traînent. Ce n’est pas qu’il mène une vie de débauche onéreuse, mais vous savez ce que c’est…Bref, le parlement lui verse la modeste somme de 25 millions de livres actuelles. Il savait vivre quand même, George!

George continue à profiter de la vie tenir son rang. Il a des tripotées de maîtresses (des actrices, les épouses de ses copains, n’importe qui passant à proximité, franchement ce n’est pas un prince sectaire), les scandales se multiplient. En 1795, en grand sportif il bat son précédent record de dettes et atteint la somme vertigineuse de 65 millions de nos livres actuelles. Le parlement paie encore mais l’oblige à épouser une princesse protestante de bonne famille, Caroline de Brunswick. Il ne change pas d’hygiène de vie pour autant. Ça tombe bien, probablement par soucis d’intégration et pour s’adapter aux coutumes locales, Caroline fait pareil et enchaîne les scandales à coup d’amants et de dettes de jeux…elle finit même par faire ses valises et repartir. Franchement, pourquoi les tabloids nous ont ennuyé avec Charles et Diana, c’était de la rigolade! George se charge des affaires publiques principalement en n’y mettant pas son nez et en laissant le parlement se débrouiller tout seul. Il faut avoir des priorités dans la vie, il est déjà occupé à faire la fête, il ne peut pas être partout. Il meurt en 1830 obèse, alcoolique avec la goutte, couvert de maîtresses, de dettes et d’ulcères et probablement avec des pellicules et le cheveux gras, mais heureux et en ayant donner son nom à un style d’ameublement, une mode vestimentaire bizarre (c’est moi, ou ça fait chemise de nuit?) et une bonne centaine de pubs….je ne sais pas vous, mais je trouve que Harry serait tout à fait compétent pour reprendre le job!

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Gravy: c’est une sauce, enfin c’est LA sauce britannique, et je deteste ça avec fougue. En gros, vous récuperez le gras (et le sang, je vous avais prévenus, c’est répugnant) d’un rôti pendant la cuisson, vous y rajoutez un espèce de bouillon de légumes, vous épaississez avec de la farine et vous assaisonnez. Je vous mets un lien si ça voir tente ici. Aucun repas de fêtes, aucun sunday roast anglais n’échappe à sa gravy. On se refile les recettes de famille avec ingrédients secrets de génération en génération. Mes enfants adorent, je ne comprends toujours pas pourquoi. C’est gras et salé. Beuh. 


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Gascoigne: Paul de son petit nom, mais il est plus connu sous le nom de Gazza. Comme on est en plein euro de foot et que les anglais ont réussi à faire hurler de rire la terre entière avec leur Brexit sportif, je me suis dit qu’il fallait bien caser un footballeur. Paul Gascoigne est une icône du sport anglais, un héros des terrains de foot, un mythe pour les supporters. Ce n’est pas ma faute, c’est eux qui l’ont choisi. Il a joué en équipe nationale entre 1988 et 1998 et pour certains anglais de base (je n’ai pas dit pour les connards brexiters, mais je l’ai pensé…très fort), il n’y a pas meilleure représentation sportive de leur pays. Que dis-je de représentation sportive, Gazza, pour ses fans, c’est l’Angleterre! Et donc, ce héros est plus ou moins en prison, ça dépend des jours, il est alcoolique, drogué, paranoïaque et couvert de dettes douteuses. Il a des fréquentations plus que limite, notamment dans les pires milieux fascistes. C’est un débris, il a l’air d’avoir 167 ans, il pourrit sur place et est incapable d’aligner trois mots. C’est une ruine. Encore une fois, je n’y suis pour rien, et je raconte tout ça sans aucune arrière-pensée. Aucune. 


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Project 52 II #26

Cette semaine Ma’ a choisi comme thème : dans la rue. Marichéri aurait pu faire une photo des rues de la City, à Londres mais l’ambiance y est carrément morose cette semaine. J’aurais pu vous monter la rue pour aller à l’école, mais maintenant que les anglais ont poussé le Brexit jusqu’à être ridicules en foot, elle est beaucoup moins festive. On a rentré honteusement les drapeaux qui soutenaient Rooney et ses petits copains, ahaha. Je ne veux pas être mesquine, mais ça m’a bien fait rire…bon d’accord, effectivement c’est mesquin, mais ce n’est pas moi qui ai commencé! Je crois qu’il faut que je fasse une pause et m’aére un peu les neurones (et le moral, qui flanche comme une petite livre sterling déboussolée), le Brexit me monte à la tête…pas facile aussi quand tout le pays est plongé dans un psychodrame bien pire que tout ce que les scénaristes hollywoodiens ont jamais imaginé. L’auteur de  House of cards se lamentait hier devant le spectacle affligeant de nos politiques parce qu’il n’avait jamais pensé, dans ses fictions à tomber aussi bas! Il me faut peu d’air frais là…


Alors on vous amène au Pays Basque! Ça fait du bien de s’éloigner du Brexit 5 minutes. J’ai grandi dans Les Landes, c’est juste à côté. On est pote. J’ai aussi passé deux ans en prépa à Bayonne. J’aime beaucoup le Pays Basque  et pas que pour des raisons gastronomiques (mais ça aide). J’étais ravie de le faire découvrir à Marichéri il y a quelques années, à une époque lointaine où l’on avait que deux  enfants. Je leur ai fait goûté de l’ardi gasna (c’est du fromage) avec de la confiture de cerises noires, le chocolat de Bayonne et les gâteaux Basques. On est allé barboté à St Jean de Luz, on s’est baladé à St Pé sur Nivelle, à Espelette, à Ainhoa ou encore à Ascain ou à Urrugne. J’ai lâchement laissé Marichéri se faire asperger par la 7ieme vague sur le vieux port de Biarritz, comme tous les touristes. Et j’ai ri. L’Ado qui était encore tout mignon petit a eu le vertige au Roche de la Vierge. GeekAdoo qui était bébé et arrivait d’Irlande a refusé d’enlever ses lunettes de soleil, même pour dormir. Il y avait des vaches dans la  ferme à côté et des fêtes au village avec même un concourt de pelote basque…

Bon, ça va un peu mieux…je crois que je vais attendre quelques instants avant de me replonger dans les News. 

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