On est toujours en magenta pour le défi de Bernie de mars. Je vous amène cette fois, toujours grâce à L’Ado, dans les ruelles de Tolède, où le soleil joue avec les draperies qui pendent aux fenêtres.

Bonne semaine à tous!
On est toujours en magenta pour le défi de Bernie de mars. Je vous amène cette fois, toujours grâce à L’Ado, dans les ruelles de Tolède, où le soleil joue avec les draperies qui pendent aux fenêtres.

Bonne semaine à tous!
Je sens qu’il va falloir que j’explique mon choix de photo pour le thème choisi par Ma’ cette semaine. Vous allez voir, c’est très logique. J’ai d’abord pensé à des enseignes, des panneaux, des choses comme ça, avec donc des lettres dessus et j’ai commencé à fouiller les archives…je suis tombée par hasard sur une statue de Don Quichote, et là, j’ai changé d’idée: mais oui bon sens, lettre comme literature, lettres classiques, fac de lettres. Et paf, kings collège à Cambridge, où l’on fait aussi bien lettres modernes que lettres classiques. En plus j’ai plein de photos… Et voilà que j’ai même trouvé une photo de la bibliothèque, avec une enseigne dessus, on y revient. Voilà, c’est limpide tout ça…

C’est parti sans préambules pour les états d’esprit ( ceux de Zenopia sont toujours sur FB).
Fatigue: lassitude plutôt devant l’attitude de certaines personnes
Condition physique: attention, je suis un peu enrhumée. Si. Ce n’est même pas une blague! Par contre, désolée pour ceux qui ont souhaité qu’il m’arrive des tas de choses désagréables hier (malgré mes précautions, certains hystériques m’ont trouvé), ce n’est vraiment qu’un petit rhume.
Humeur: voir fatigue.
Esprit: pareil. Il désespère.
Estomac: alors lui par contre, il est très content, parce qu’on a retrouvé du petit perche (c’est un fromage) au marché. Aucune solidarité, tiens.
Boulot: plafond fini! Je répète: plafond du bureau fini, corniches aussi. On va pouvoir attaquer les moulures autour de la fenêtre. Je ne peux plus lever les bras du tout, mais ça avance enfin. Aïe.
Culture: j’ai appris avec un mélange d’étonnement profond et de vague espoir en l’humanité que les ventes de la peste de Camu, explosent. Finalement, c’est peut être une bonne chose, cette hystérie collective, ça permet de redécouvrir un classique…et puis mon pessimisme naturel a repris le dessus: déjà, l’acheter ne veut pas dire le lire, et puis c’est quand même désolant de réduire Camus à une sorte de doudou pour paranoïaques de la grippe.
Avis perso: je ne voudrais pas contrarier quelqu’un en donnant encore mon avis…
Message perso: youpidoo pour août! (Ça fait du sens pour la personne concernée)
Loulous: L’Ado est toujours débordé mais pas trop non plus: les profs de son université sont en grève. Encore. Vu les sommes démentielles que coûtent les études supérieures en Angleterre (on a pleuré de rire et de soulagement en voyant les frais en France), les étudiants menacent de leur faire un procès pour se faire rembourser. Je suis de tout cœur avec eux. GeekAdo peaufine justement son dossier sur parcoursup en ce moment. On en est à la lettre de motivation, c’est fun. Ou pas. MangaGirl vient d’apprendre qu’elle devra choisir entre chant ou art plastique l’année prochaine. Ça va être dur de trancher. PrincesseChipie ne veut toujours pas sauter une classe, au grand désespoir de sa prof de maths qui voulait vraiment s’en débarrasser. Wizzboy est inquiet: il doit partir en classe de mer la semaine prochaine, il a peur que ce soit annulé. Pour l’instant, c’est maintenu ce qui ne manque pas de provoquer des remous dans la foule des parents dans la cours. Du coup, les enseignantes s’entraînent pour la sortie en mer en ramant face aux vagues de parents hystériques…
Divers: il paraît qu’on est des gens bizarres. On le savait déjà mais là, c’est parce qu’on est d’accord avec PrincesseChipie et qu’on ne tient pas spécialement à ce qu’elle saute une classe, alors que ses profs estiment qu’elle peut. Visiblement, ça devrait être l’inverse. Heureusement, son prof principal nous trouve « rafraîchissant ». Ça doit être gentil, non?
Amitié: voir message perso
Love: il milite toujours pour l’hibernation étendue aux humains.
Penser à: rien, je finirai bien par y arriver.
Courses: il semblerait que les chats se croient en automne avec cette météo pourrie et qu’ils ont décidé de refaire du gras pour l’hiver. On doit acheter des croquettes par quintal.
Envie de: passer à autre chose, rapidement
Sortie: il y a peu de chance, ça risque de me déprimer.
Pic: il y a de l’espoir, le printemps va bien finir par arriver

Attention, je n’emploierai pas certains mots volontairement dans ce billet, pour éviter que les moteurs de recherche n’y amènent justement les hystériques qui m’énervent aujourd’hui. Ça risque de donner parfois des formules encore plus alambiquées que ce que mon petit esprit tordu pond d’habitude. Ceci posé, je vais parler de la psychose collective et sans mesure qui fait que, malgré tous mes efforts pour rassurer mes enfants, j’ai un petit garçon qui m’a demandé ce matin si on allait tous mourir bientôt. Je suis dans une colère folle contre ces adultes qui ont abandonné toute mesure, tout bon sens et terrorisent les gamins avec leur délire de fin du monde virale.

J’ai rassuré Wizzboy, tout en essayant de ne pas le rendre aussi asocial que sa mère. C’est pas gagné, il est parti à l’école rasséréné d’un côté, mais persuadé de l’autre que les gens sont très bêtes naturellement. Oui, bon, j’ai fait ce que j’ai pu, mes explications n’étaient peut-être pas parfaites, mais au moins, il n’a plus peur de mourir si il éternue. J’ai dû parler aux filles aussi. L’une était plongée dans des angoisses étouffantes pires que celles de Wizzboy, qui l’empêchaient de dormir. Alors non, on n’est pas en pleine peste bubonique non plus. Oui, mais mes copines à l’école ont dit que…stop! Elles sont médecins, tes copines? Et leurs parents? Non! Heureusement, les profs ont rassuré tout le monde, mis fin de manière très efficace aux rumeurs et prié les élèves qui sont arrivés masqués pour rien (j’ai beau chercher, je ne vois pas comment dire autrement) d’arrêter d’être ridicules. Il semblerait que le message soit passé, pour le moment. Mon autre fille au contraire, s’est pratiquement faite insultée par des camarades, toujours au collège, parce que précisément, elle ne panique absolument pas. Elle reste logique, rationnelle, modérée et elle a tenté d’expliquer à des gamins hystériques. Comme elle me l’a si bien dit: « ils sont complètement brainwashed (ayant subit un lavage de cerveau)…sauf qu’ils ont pas l’air d’avoir un cerveau! »
Ce n’est absolument pas la faute de tous ces pauvres enfants terrorisés par leur entourage, par les médias qui se repaissent des peurs primaires de leur audience, par des adultes qui se vautrent complaisamment dans les scénarios catastrophes, les rumeurs folles, les délires les plus anxiogènes possibles. Ce sont eux, et eux seuls qui me font peur. Ces gens qui sont prêts à lyncher leur voisin de bus pour un éternuement. Ces gens qui font des stocks de choses inutilement, mais surtout égoïstement. Aucun recul, aucune réflexion, et encore moins de solidarité avec ceux qui sont vraiment concernés. Je suis furieuse après tous ces adultes qui propagent les rumeurs les plus débiles, préférant se fier à l’avis de n’importe quel demeuré sur les réseaux sociaux plutôt que d’essayer de réfléchir deux secondes. Je ne décolère pas face aux médias pyromanes qui sont prêts à tout pour quelques points d’audimat en plus, au mépris de la déontologie. J’en veux à tous ces opportunistes qui en rajoutent encore pour deux minutes de célébrité, pour faire avancer telle ou telle revendication personnelle, ou par intérêt politique…on se fout de semer l’hystérie. C’est affligeant. Après tout, ils auraient tort de se priver, puisque ça marche. Ça marche au point de terroriser des gamins qui seraient pourtant en droit d’attendre en ce moment que les adultes se comportent comme tels, et non pas en meute animale.
Je vais m’arrêter là, parce que déjà, ça devient difficile d’éviter certains mots (j’espère que j’ai quand même été claire), et parce que je ne me calme absolument pas. Comme on dit en anglais dans les parodies de films catastrophes: would someone think of the children? Pas pour créer encore plus de panique, mais pour arrêter cette plongée dans l’hystérie collective qui les affecte énormément. On croit les protéger, on les terrorise.
En Angleterre, on habitait un village, proche de Colchester, ville moyenne dont il dépendait. Ce n’est pas exactement comme les communautés de communes, mais ça y ressemble un peu. Notre village anglais n’avait plus de commerce, à part des pompes funèbres et un magasin de nourriture pour animaux (je n’y ai jamais mis les pieds, d’après les pubs, ça allait du fourrage à des graines diverses). Il y avait une petite école primaire, qui dépendait de Church of England, et l’église fait effectivement le centre névralgique de l’activité villageoise, accueillant tout et n’importe quoi (de la preschool de Wizzboy à un club de Line dancing). Sinon, franchement, il ne se passait rien et on devait aller en ville pour tout. Ça n’aidait pas aux relations sociales. Aujourd’hui, on habite dans un village qui dépend d’une communauté de communes. Sur le papier, c’est exactement la même configuration. Dans les faits, notre vie villageoise française n’a aucun rapport avec notre vie villageoise anglaise.

Déjà, les enfants vont tous à l’école en ville, pas de school run local, alors que c’est là que je croisais des gens en Angleterre. Pourtant, on connaît tout le monde! Ici, le centre névralgique du village, c’est la boulangerie. Ou la boucherie. On a des commerces, ça nous ravit (pas tous tournés vers la bouffe, on a aussi un fleuriste quand même). Pour des ex-expats, c’est follement exotique et français, on adore. On sent toute la frustration de la française à l’étranger qui a été sevrée de franchouillardises, non? En tout cas, ça change toute la dynamique des relations villageoises. Et c’est là que je vois à quel point notre petit anglais qui refusait de speak la France en arrivant, s’est très bien intégré à la vie française.
Le mercredi matin, Wizzboy fait les courses. C’est à la fois une opération de ravitaillement et une sortie mondaine. Wizzboy est connu, il salue aimablement son public à la boulangerie, chez le buraliste, chez le boucher. Les commerçants connaissent son nom, lui gardent un croissant en réserve, un saucisson ou des cartes paninis de foot quand ils menacent d’être en rupture de stock (on ne dira jamais à quel point le trafic de cartes de foot agite les cours de récréation). Il a des fans et des petits cadeaux. On lui demande des nouvelles de ses matchs de foot ou de son amoureuse. Il est très content d’informer la galerie de ses dernières aventures. Ce qui était inimaginable il y a deux ans est devenu sa routine.
Dans tout ça, je me contente de l’accompagner…bon, j’imagine bien que ça aide de dépenser des sommes démentielles pour tenter de nourrir GeekAdo (quand il est allé passé 3 jours à Londres avec L’Ado, ça a fait un trou dans le chiffre d’affaire hebdomadaire des commerçants du village). Mais quand même. Wizzboy est devenu un vrai petit français, qui va discuter et choisir scientifiquement son pâté chez son boucher référent. Je ne m’en remets pas.
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On repart outre Manche cette semaine, dans les Cornouailles, pour changer un peu. On n’y trouve pas que des plages, des duchesses ou des biscuits (Camilla, la femme de Charlie, est duchesse de Cornouailles, et Charlie lui-même s’est diversifié dans la commercialisation d’une ligne de produits bios appelé « duchy », dont des cookies citron gigembre délicieux, mais je m’éloigne du sujet). Il y a aussi des châteaux, en tout cas des ruines de château, comme à Launceston, à l’intérieur des terres.

Comme le drapeau l’indique, Launceston Castle est géré aujourd’hui par l’English heritage mais il appartient officiellement à Charlie et Camilla. C’est à dire qu’il fait partie des possessions du duché de Cornouailles que Charlie transmettra à William si il arrive à être roi un jour. Launceston Castle est l’œuvre d’un migrant français, puisqu’il a été construit juste après la conquête normande en 1068 par Robert de Mortain. Il en fait même la capitale du comté. Ça le reste pendant deux siècles, Richard de Cornwall (Cornouailles en VO) décide d’ailleurs que la première forteresse normande manque de prestige pour une capitale régionale, et il fait construire le donjon qu’on voit aujourd’hui en 1227. Tout ça pour que son fils déménage juste après sa mort, c’est pas malin. Résultat, Launceston Castle tombe à l’abandon. Il sert vaguement de tribunal local au quatorzième siècles, mais vraiment, c’est plus pour être poli qu’autre chose.



Launceston Castle se refait une santé pendant la guerre civile. Manque de chance, il sert de bastion aux royalistes, c’est à dire aux perdants. Cromwell et ses potes étant un chouïa vindicatifs, ils saccagent le château pour se venger et le rendent définitivement inhabitable. Il ne sert plus que de lieu d’exécution puis de prison. Mais il est tellement délabré, les conditions de vie des détenus sont tellement catastrophiques, même pour l’époque, dans ces ruines qu’on finit par le fermer définitivement en 1842. Certes, la vue est charmante, mais vu l’état des bâtiments, on comprend pourquoi Charlie et Camilla préfère vivre à Londres. Sans compter que le climat des Cornouailles est légèrement capricieux, pour ne pas dire franchement humide. Et puis, il ne faut pas avoir le vertige…



Le château devient une simple décoration paysagère quand le duc de Northumberland décide de l’intégrer à une espèce de parc à cerfs romantique. Launceston reprend vie pendant la deuxième guerre mondiale, on y case des baraquements pour des soldats américains et même un bureau du ministère des armées. Launceston passe ensuite sous les bons soins de l’English Heritage qui restaure ce qui est encore debout, c’est à dire le donjon, l’entrée et une partie des remparts et fait des fouilles qui ont permis de retrouver le great hall du moyen âge et des bâtiments ancillaires. C’est une bonne chose puisque tout ça se visite aujourd’hui. On peut même monter au donjon et admirer la vue qui a fait choisir cet emplacement à Robert, il y a presque 1000 ans pour s’installer. Il y a pas à dire, les migrants français ont fait beaucoup pour le tourisme anglais.

On passe à la couleur Magenta pour le mois de mars dans le défi de Bernie. Comme il fait toujours gris, humide, pluvieux et légèrement déprimant, je me suis plongée dans les photos erasmus espagnoles de L’Ado. J’ai bien fait, j’ai trouvé des lauriers roses, très roses c’est à dire magenta, à Tolède.

Bonne semaine à tous!
Pas de phrase de la semaine, je voulais souhaiter une joyeuse fête nationale aux gallois qui me liraient par hasard, puisque ça tombe aujourd’hui. Le Pays de Galles ou Wales en VO, à ne pas confondre avec whale, qui signifie baleine, c’est tout là bas, sous les nuages épais, complément à gauche de la Grande-Bretagne. C’est aussi assez humide. Les gallois ont leur propre langue, reconnaissable à l’absence quasi totale de voyelle, sauf le y. On trouve des villages au noms charmants et très probablement poétiques ( j’espère, je ne comprends pas un mot de gallois, comme tous les anglais d’ailleurs) comme le célèbre llanfairpwllgwyngyllgogerychwyrndrobwyll, qui est officiellement le village au nom le plus long du pays. Je n’ai aucune idée de la prononciation. La BBC, dans un soucis d’inclusion certain, dispose même d’une chaîne de télévision et d’une radio en gallois. Il semblerait qu’ils traitent essentiellement de rugby, le rygby, mais c’est peut être de la physique quantique, je ne sais pas, je n’y comprends vraiment rien. La capitale du Pays de Galles est Cardiff, et les gallois ont donc un jour férié à eux le premier mars, les petits veinards. On célèbre saint David, ou dydd Gwyl Dewi en local.

David était évêque de Mynyw (je vous avais prévenu, pour les voyelles en gallois), aujourd’hui appelée de façon très originale Saint-David, il serait né vers l’an 500 mais franchement, l’état civil gallois était mal tenu, si ça se trouve, c’est 499 ou 501. C’est vrai, ça fait suspect ce chiffre rond, on sent l’agent administratif qui n’a pas eu envie de s’embêter, il a collé la même date à tous les gamins du coin et ça ira bien comme ça. Surtout que selon les sources, David meurt en 569, 589 ou carrément en 601. À part ça, David est connu pour avoir fait des miracles un peu partout dans la campagne galloise. Il aurait aussi développé la colombophile locale, en tout cas, il attirait les pigeons blancs. Je n’ai pas bien compris pourquoi, mais c’était clairement vu comme un signe de grande sagesse à l’époque, que de se balader avec un volatile albinos sur épaule. En même temps, les gallois avaient peu de distractions, au sixième siècle, ils s’amusaient comme ils pouvaient…David s’est aussi diversifié dans l’aménagement paysager, puisqu’il faisait paraît-il pousser des collines instantanément. C’est ballot, le pays de Galles est tout valloné maintenant, ça a été une plaie pour y construire des routes correctes (je ne dis pas ça en souvenir des deux heures qu’il nous a fallu pour faire 50 km au pays de Galles, je ne suis pas rancunière). Honnêtement, je le trouvais plutôt sympa et bucolique, ce David, jusqu’à ce que j’apprenne qu’il est aussi connu pour avertir les gens de leur mort imminente à coup de bougies colorées. De suite, c’est moins primesautier.
Cela dit, le symbole de la Saint David galloise est la jonquille, le daffodil, on revient à quelque chose de plus léger. Au départ, les gallois portaient fièrement un poireau pour Saint David’s Day, en souvenir d’une bataille entre le roi local Cadwaladyr et les saxons au VI eme siecle. Les techniques de boucherie militaires n’étaient pas encore très développées à l’époque. On s’entretuait bien, mais sans uniforme distinctif. Du coup, pas moyen de faire la différence entre ses petits copains et l’ennemi, c’est ballot. Si ça se trouve, les gallois s’étripaient entre eux, bétement. David étant un petit futé, il a eu l’idée de dire aux soldats gallois de se coller un poireau sur le casque. Non seulement c’était coquet, mais ça leur a permis de se reconnaître entre eux. Mais les anglais en riaient encore des siècles après et se moquaient toujours des gallois avec leur légume sur la tête. Du coup, à partir du début du xx eme siecle, les gallois ont décidé d’arrêter de sentir continuellement la soupe aux poireaux, et d’honorer David avec un Daffodil.
Bref, happy saint David’s day,
Dydd Gwyl Dewi Sant!
Pour une fois, j’ai eu une idée des que j’ai vu le thème choisi cette semaine par Ma’. Ça m’a de suite fait penser à une photo prise en fin d’après midi dans l’estuaire de la Colne, dans l’Essex. Je précise que c’était bien évidemment en hiver. Rien qu’à revoir la photo, j’ai froid! C’était beaucoup moins lugubre en vrai, je vous rassure. C’est même un coin très fréquenté des touristes et des amateurs d’huîtres en temps normal.

Comme d’habitude, avant de commencer, je rappelle que les états d’esprit de Zenopia qui est à l’origine de cette merveilleuse idée, sont maintenant uniquement sur FB. Voilà, hop, c’est parti.
Fatigue: une sombre histoire de grenouilles m’a fait veiller assez tard hier, j’ai du mal à démarrer ce matin.
Humeur: croassante?
Condition physique: pas du tout bondissante du coup.
Estomac: cafeiné à fond!
Esprit: cotonneux
Boulot: ahah, le plafond du bureau commence à moins faire son malin! Bon par contre, je ne peux plus bouger les bras…
Culture: L’Ado s’est bien amusé en Hongrie, il nous a envoyé plein de photos touristiques qui confirme que l’architecture style soviétique est un crime esthétique. Surtout à côté de bâtiments historiques charmants.
Avis perso: je maintiens que la neige, c’est froid et mouillé. C’est juste de la pluie qui fait son interessante.
Message perso: à demain!
Loulous: L’Ado est donc bien rentré à Londres. Il a enfin eu une réponse de l’université en France: pas besoin de test de français. Ils se sont décidés à le considérer comme étudiant français et non étranger. Il ne lui reste plus qu’à décider si oui ou non il veut y aller. GeekAdo s’est remis de son séjour londonien, après 4 jours d’hibernation intense. MangaGirl a fini son stage hier, elle est donc trop épuisée pour faire son rapport de stage toute seule….mamaaaaaan? Youpidoo. PrincesseChipie est ravie de repartir à l’école. Wizzboy aussi, il va en classe de mer dans deux semaines et ne parle plus que de ça. Constamment. Ça va être long.
Divers: je ne sais pas qui a inventé les perches pour peindre, mais il ne devait pas avoir d’épaule. C’est la seule explication possible. Aïe.
Amitié: ça fait du bien de papoter un peu
Love: J’aime bien quand il se trompe dans ses billets d’eurostar, ça fait de plus petites semaines!
Penser à: vérifier les cartables
Sortie: peut-être dimanche, pour une brocante
Courses: des confitures chez le crémier, des fromages chez le primeur, du beurre chez le boucher…ça commence à être confus.
Envie de: printemps, printemps, printemps! Ça suffit les tempêtes, le vent, la pluie, les averses de neige ( heureusement, ça n’a pas tenu)
Pic: L’Ado continue à nous narguer…c’est Budapest. Je ne suis pas jalouse du tout de tous ses voyages. Du tout. Grrrr.
