Apprendre moyennement l’histoire anglaise en s’amusant, épisode 15 en forme de top 10

J’ai décidé, dans l’espoir de détendre l’atmosphère à ma petite échelle en cette période de confinement, de massacrer l’histoire de l’Angleterre, sans aucune compétence ni prétention autre que celle de faire rire un peu. Résumé de l’épisode précédent: au bout de 116 ans, la guerre de cent ans s’est rendue compte qu’elle avait largement dépassé le temps imparti, et les anglais et les français ont arrêté de se taper désunis, au moins provisoirement. Ça permet aux anglais de bien profiter de leurs épidémies de peste, famines et autres révoltes tranquillement chez eux. C’est tellement joyeux en Angleterre au quatorzième siècle, que j’ai décidé d’en faire un top 10. Ça fait un titre un peu à rallonge , mais c’est par solidarité avec les anglais de cette époque qui ont dû trouver le temps très long. Ou très court, au contraire.

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Top 10 : les bonnes raisons d’aller se balader en France plutôt que de rester en Angleterre pendant la guerre de 100 ans

10-les famines : le siècle commence fort et on crève directement de faim dès les années 1310. Les récoltes sont mauvaises, pour une histoire de météo contrariante, il n’y a plus rien à bouffer. On sent que c’est le siècle qui démarre bien, on va rigoler tiens…

9- d’ailleurs, la pénurie entraine une inflation galopante. Le prix du blé quadruple. C’est à dire que celui qui trouve par hasard à bouffer ne peut pas se le payer.

8-Avant de rentrer dans le vif du sujet et la pire épidémie de peste du pays qui va tout ravager, on s’entraine avec la petite vérole et la rougeole (très mortelle à l’époque) qui préparent bien à l’hécatombe à venir. Qu’est ce qu’on rit.

7-des petits malins en profitent pour s’autoproclamer médecins et abuser des pauvres gens (ça me rappelle quelque chose de beaucoup plus contemporain pour ne pas dire carrément d’actualité, tiens…). En même temps, les vrais médecins achèvent leurs malades au nom de la science à coup de saignées et de sangsues, la différence est subtile.

6-C’est le bazar à la tête de l’Etat aussi. En 1377, quand Edward III meurt, c’est le petit Richard II, 10 ans qui récupère le trône. Les nobles anglais s’en donnent à cœur joie dans la désobéissance et l’à peu près, au détriment du peuple qui a déjà bien assez de problèmes comme ça mais que le moindre petit chef se met à taxer illégalement. Cela dit, les barons anglais n’auraient pas dû faire les malins, Richard grandit et leurs petits jeux l’ont rendu particulièrement acariâtre et autoritaire, ça ne rigole plus.

5-Vu qu’il ne reste plus grand monde pour cultiver les champs après la peste, les paysans réclament des salaires plus élevés. Comme quoi, les anglais n’ont pas attendu les temps modernes pour comprendre les lois de l’offre et la demande. Ça marche pour certains, mais pas tous. Ça contrarie même pas mal de propriétaires terriens qui préfèrent trucider les meneurs pour calmer les revendications financières des autres et les exploiter encore plus qu’avant. Comme quoi, c’est bien beau de comprendre les lois du marché avant les autres, mais c’était pas encore au point niveau syndicat. Il n’y a pas à dire, au quatorzième. il y a vraiment une bonne ambiance dans tout le pays…

4-Apres les révoltes des nobles, on a donc droit aux révoltes paysannes. Ça crame, ça étripe, ça viole, ça pille, ça égorge…on s’éclate. Le,pays est à feu et à sang, les anglais s’entretuent avec fougue. Clairement, c’est beaucoup plus calme en plein champs de bataille en France.

3-Sans aucun respect pour le tourisme futur, les rebelles vont jusqu’à bruler Canterbury, c’est un scandale. Je sais, vu l’état pitoyable du reste du pays, il ne faut pas s’étonner, mais quand même…Canterbury !

2- le pouvoir a une conception très personnelle des négociations syndicales (on y revient) pour mettre fin aux révoltes et les chefs qui ont été invités à venir discuter sont exécutés les uns après les autres. La concertation, au moyen âge, c’est quand même très tranchant. Littéralement. Cela dit, ça marche, les choses finissent par se calmer. A moins que ce soit faute de participants. Entre les épidémies, la guerre, les massacres…

1- Comme si tout ça ne suffisait pas pour entretenir une ambiance légèrement tendue, une partie de la population sombre dans le fanatisme religieux. A défaut d’alcool, on fait comme on peut…Des prêcheurs tel qu’un espèce d’illuminé fourbe du nom de Wycliffe parcourent le pays en recrutant des disciples tels des gourous de sectes. Et hop, voilà les excommunications et les buchers. Il ne manquait plus que ça, une bonne petite flambée d’hérétiques pour parachever l’ambiance, c’est toujours festif.

Bref, vu le climat de franche rigolade en Angleterre, on peut comprendre que les soldats anglais aient fait durer la guerre de 100 ans pour passer le plus de temps possible en France. C’était carrément des vacances pour eux !

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Apprendre moyennement l’histoire anglaise en s’amusant, épisode 14

J’ai décidé, dans l’espoir de détendre l’atmosphère à ma petite échelle en cette période de confinement, de massacrer l’histoire de l’Angleterre, sans aucune compétence ni prétention autre que celle de faire rire un peu. Résumé de l’épisode précédent: c’est la pagaille en France, il n’y a aucun héritier de bonne qualité à Philou le Bel. Sauf son petit fils, Edward, qui se trouve être roi d’Angleterre. On se dit que ça va enfin être la paix entre les deux côtés de la Manche, et bien pas du tout.

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Edward a la réputation d’être très strict, en tout cas, il ne se laisse pas marcher sur les pieds (ni sur autre chose) par ses barons. Ça inquiète un chouïa les nobles français qui ne rigolaient pas avec Philou mais qui se sont ensuite bien habitués à faire ce qu’ils veulent sans se soucier le moins du monde du couronné censé être leur chef. Ils ont pris leurs aises, ces chers petits, et n’ont pas du tout envie de voir débarquer un Edward qui risquerait de les remettre au pas et surtout de réclamer ses taxes. Ils inventent donc de toute pièce une sombre et machiste loi salique en prétendant même que leur faux est une tradition immémoriale. Aussi malhonnêtes que sexistes, ces chers barons. Ils affirment d’un coup que la couronne de France ne peut se transmettre par les femmes, donc que Edward ne peut hériter de son grand père en passant par sa mère. Ils propulsent sur le trône un vague cousin à moitié débile pour être tranquilles. Edward est scandalisé, on peut le comprendre, et il décide de récupérer son héritage. Et voilà comment, à cause de la radinerie de quelques barons français et leur sens remarquable de l’anticipation (parce que bon, entre payer ses impôts ou se taper plus d’un siècle de boucherie, le choix aurait dû être facile) la guerre de 100 ans éclate en 1337.

Bon soyons clair, on ne se tape pas dessus pendant 100 ans sans discontinuité non plus. Déjà, la guerre de 100 ans dure en fait 116 ans. Mais il y a des accalmies, des trêves, parfois de plusieurs années, ce qui permet aux anglais de continuer à coloniser le Pays de Galles et l’Ecosse, certes, mais surtout de bien profiter des épidémies de peste qui ravagent le pays, vidant des villages entiers. Il n’y a pas à dire, le quatorzième siècle en Angleterre, c’est une période désopilante…En tout cas, au départ, ça se passe très bien pour Edward and Co. Les anglais ridiculisent les français à tout bout de champs de batailles. Ça en devient risible, entre Azincourt, Crécy et j’en passe, on se demande ce que l’armée française fiche, alors que les anglais, surtout grâce à leurs archers sont efficaces, eux. Il faut dire aussi qu’ils doivent être motivés pour venir se battre en France, vu la pagaille que c’est chez eux. Sur le champ de bataille, on a quand même une petite chance de s’en sortir, alors qu’en restant en Angleterre, si on ne crève pas de la peste c’est qu’on se fait étriper dans une des révoltes paysannes qui secoue tout l’est du pays. Sérieusement, le quatorzième siècle est bien plus calme en France, malgré les batailles et pillages sporadiques, qu’en Angleterre. C’est à se demander si en fait, les chevaliers anglais n’ont pas fait trainer volontairement les hostilités, pour avoir une raison d’aller voir ailleurs…sans compter que pas mal d’entre eux avaient de très jolies résidences secondaires en France, on peut comprendre qu’ils n’aient pas voulu les abandonner comme ça, d’autant plus qu’ils les tenaient souvent de leurs ancêtres français…enfin bon, on ne va pas s’éterniser non plus, les français finissent par s’organiser un peu, je vous fais grâce de jeanne d’arc et tout ça, sinon on va me dire que je parle plus de l’histoire de France que de celle de l’Angleterre. La guerre de 100 ans se termine en 1453 (c’est dire si on savait compter à l’époque), à Castillon la bataille, pour le plus grand plaisir de l’Office de tourisme local et de tous les amateurs de pyrotechnies du coin qui viennent applaudir tous les ans la reconstitution des combats. Les rois anglais n’essayeront plus de s’installer sur le trône de France. En même temps, ils auront autre chose à faire parce que ça ne s’arrange pas chez eux… alors que côté français, on y a gagné de magnifiques châteaux forts et de merveilleux villages fortifiés, les bastides de mon sud-ouest natal. C’est vraiment sympa de la part des anglais d’être venus nous construire tous ces sites qu’ils paient maintenant pour visiter.

Avant de passer à la suite, je suis obligée de citer mon grand-père, grand passionné d’histoire et bordelais acharné. Il trouvait dommage que la France ait gagné la guerre de 100 ans, non pas parce que ses ancêtres (et donc les miens) ont vraisemblablement dû se battre aux côtés des anglais, puisque l’Aquitaine leur appartenait, mais parce que selon lui, si l’Angleterre avait gagné, Bordeaux en serait la capitale aujourd’hui. Mon grand-père avait beaucoup d’humour…et un léger chauvinisme peut être…

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Sunny Monday #19

Nouveau mois, nouvelle couleur: le défi de Bernie passe au vert pour mai. Je ne pouvais pas commencer autrement que par un « Green », c’est à dire un espace vert, une pelouse anglaise, qu’on appelle donc littéralement un « vert » en VO. Et tant qu’à faire, autant aller à fond dans le cliché british: je vous amène à Oxford.

Prenez bien soin de vous

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Projet 52: simplicité

Comme le pensait Ma’, le thème de cette semaine m’a effectivement surprise. Et puis, j’ai mis le nez dans les archives et j’ai eu des tas d’idées. Après beaucoup d’hésitation, je me suis rabattue sur une photo faite au Louvre-Lens. Ça fait plusieurs fois que je m’y replonge depuis le début du confinement. Les sorties culturelles et touristiques me manquent comme à tous. Cette fois, c’est tout simplement un pot en terre cuite, à peine décoré d’une suggestion de visage humain. J’aime beaucoup sa simplicité, très moderne alors même qu’il date de -2000 avant JC. Ce pot vient de Troie, en tout cas, il a été découvert dans les fouilles de ce qui est aujourd’hui Hissarlik, en Anatolie.

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Friday Feelings #265

Je ne suis pas trop en avance pour les états d’esprit (initiés par la merveilleuse Zenopia), mais c’est férié…

Fatigue: je disais donc, vive les jours fériés, pas d’école à la maison!

Humeur: printanière frustrée, c’est quoi cette météo?

Condition physique: coiffée. Si. J’insiste après hier, mais j’ai du mal à m’en remettre.

Esprit: investigateur. On n’a toujours pas résolu le mystère des murs enterrés dans le jardin. Et on a du arrêter les fouilles à cause des trombes d’eau cette semaine, même GeekAdo, pelleteur acharné, a battu en retraite.

Estomac: le fromager du marché me manque…

Boulot: on a donc repris l’école à la maison dans la joie et la bonne humeur. Cette semaine, on a fait de la transposition en math, on a lu le roman de Renart en vieux français, on a disserté sur la dictature chilienne en espagnol, et on a regardé pousser un haricot. Au moins, c’est éclectique…

Culture: les jours fériés français expliqués à Wizzboy: ben pourquoi on travaille pas que le jour de la fête du travail plutôt? Et le 8 mai, on a tué tous les soldats parce qu’on en avait plus besoin après? Charmant enfant.

Avis perso: ils sont forts ces anglais quand même! Après le royal brexit baby, on a le johnsonian covid baby…en attendant le johnsonian hard brexit wedding bien sûr.

Message perso: bon anniversaire en retard

Loulous: L’Ado se débat avec les méandres administratifs universitaires, pour s’inscrire en maîtrise mais en France. Maintenant qu’on sait enfin, après des mois de dialogues de sourd avec les universités, quel dossier il doit remplir (d’ailleurs, il est considéré comme étudiant français dans l’une et étudiant étranger dans l’autre, faut pas chercher), on lui demande de traduire des documents qui n’existent pas encore, confinement oblige…tout va bien. GeekAdo est moyennement content à l’idée de ne reprendre qu’en juin. On ne peut pas dire que le lycée lui manque, mais en grand stressé (ce n’est pas une allusion à ses 4m02), il s’inquiète pour les notes du troisième trimestre. MangaGirl, comme Wizzboy, ne comprend pas les jours fériés français, mais par contre, elle ne se pose pas autant de questions que lui. Du moment qu’elle peut se lever à midi, peu importe pour quoi. PrincesseChipie et Wizzboy font des cartes muguet en 3D depuis l’aube. Tout s’explique, je me demandais pourquoi Marcel le chaton se promenait avec un bout de laine verte sur la queue…

Divers: c’est pas gagné pour aller voir mes parents cet été…pour aller voir qui que ce soit de la famille d’ailleurs, d’un côté comme de l’autre. On a beau être dans le même pays maintenant, on est tout éparpillé. Personne à moins de 100 kilomètres.

Amitié: dans le désordre: prenez bien soin de vous, vivement qu’on puisse reprendre nos papotages Skype et on croise les doigts pour cet été.

Love: il s’habitue vraiment très bien au travail à la maison toute la semaine…il n’est pas pressé du tout de remettre un orteil à Londres.

Penser à: il faut que j’arrête de mettre « rien », déjà ça ne marche pas du tout et puis, c’est plus efficace d’essayer de penser à quelque chose de positif, non? Il faut juste que je me concentre un peu, je peux le faire.

Courses: le fleuriste se préparait hier pour vendre du muguet aujourd’hui donc, il s’agitait devant sa boutique. Conversation de deux papis dans la queue chez le boucher : il est ouvert le flueuriste? Il y a des gens qui mangent les fleurs maintenant? J’ai ri avec eux, ils étaient très contents de leur blague.

Envie de: normalité, encore.

Pic: Bon, ce n’est pas original, mais je rappelle que j’en ai été privée pendant plus de 20 ans, donc, voilà mes lilies of the valley, en direct du jardin.

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Capillairement confinée

C’est fou comme ce confinement quasi planétaire rapproche des gens qui n’avaient rien en commun au départ…Visiblement, la pousse désordonnée voire incontrôlée des cheveux pose problème à beaucoup. Je ne parle pas des zombies décérébrés supporters de Trump, la baudruche orange javelisée, qui manifestent bien agglutinés, en exigeant d’aller chez le coiffeur. D’ailleurs je suis pour, laissez-les donc y aller, de préférence chez un coiffeur qui tousse bien. J’ai toujours été une fervente darwiniste, mais je m’emporte…je disais donc que les cheveux deviennent une préoccupation majeure pour beaucoup depuis le confinement. Ça peut paraître futile, mais pas du tout. On a tous besoin de normalité et l’image de soi est importante quand on ne sait plus où on en est. Alors, je me suis dit qu’en tant qu’ébouriffée professionnelle, je pouvais aider ceux qui découvrent, horrifiés, ce que ça fait de vivre avec un buisson à l’état sauvage sur le crâne. Je maîtrise.

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Déjà, j’ai renoncé depuis des années à aller chez le coiffeur. Non seulement je ne supporte pas qu’on me touche le crâne, c’est physique, ça me hérisse (et je n’ai vraiment pas besoin de ça, je fais déjà Jackson five après électrocution), mais je ressortais toujours avec une coupe de caniche gominé qui me désespérait encore plus que la tête de Chewbacca permanentée que j’avais avant l’intervention du débroussailleur coiffeur. De toute façon, malgré tous les efforts des professionnels capillaires, rien n’a jamais réussi à me donner l’air coiffée, ni laque, ni amidon, ni béton armé. On peut faire ce qu’on veut avec mes cheveux, ça rebique, ça pouïque, ça part dans tous les sens sauf celui qu’on voudrait. Ma pauvre maman (qui m’a refilé cette malédiction capillaire qu’elle tient de sa propre mère) essaie encore, vaillamment, mais rien n’y fait. N’ayant pas sa patience, j’ai décidé depuis longtemps de procéder à mon débroussaillage moi-même et j’en suis très contente. Je commence même à maîtriser suffisamment pour que L’Ado me réclame, confinement oblige, de m’occuper de ses cheveux, et tu fais une coupe décalée, comme ça tu vois. Je vois et, à ma grande surprise, j’y arrive suffisamment pour qu’il soit satisfait du résultat. Tout ça pour dire que, si vous ou votre entourage n’en pouvez plus, de toutes ces longueurs, ce n’est pas si difficile que ça, avec un bon matériel ( tondeuse et ciseaux de coiffeur, moissonneuse-batteuse, ce genre de chose) de se couper les cheveux à domicile, et de toute façon, ça repousse!

Cela dit, par solidarité avec les naufragés capillaires du confinement, j’ai décidé d’innover. Voilà que j’ai changé de coupe. C’est à dire que plutôt que d’élaguer tout ça au taille-haie petit bonheur comme d’habitude, j’ai tenté de me faire une « vraie coupe », forte de mes expérimentations réussies sur la tête de L’Ado. Dans la foulée, j’ai renoncé à mon roussi-cramé-carbonisé qui allait pourtant très bien avec ma coiffure de butagaz après explosion. Voilà que je suis à nouveau brune alors que ça ne m’était pas arrivé depuis des années. Mais surtout, surtout, j’ai abandonné mes serres-tête. J’en suis toute retournée…j’ai hésité à sortir comme ça pour aller chercher ma commande hebdomadaire de 25 tonnes chez le boucher, j’avais l’impression d’être toute débraillée nue. Je mets des serres tête depuis trente ans ou presque, pour deux raisons: ça maintient vaguement ma tignasse ébouriffée, et ça m’évite d’avoir la même tête que ma maman (je ne lui ressemble pas qu’au niveau capillaire. Par contre, je me suis faite avoir pour la couleur des yeux, mais je m’éloigne du sujet). Et voilà que je me promène comme ça, sans rien d’autre que ma broussaille tordue sur le crâne…. c’est un essai, je pars du principe que personne n’ayant l’air coiffé en ce moment, je me perds dans la masse, exceptionnellement. Et bien pas du tout, la vendeuse à la boucherie m’a complimenté sur ma nouvelle coiffure. Ça ne m’était jamais arrivé, même (surtout) du temps où je dépensais des sommes démentielles et mes dernières illusions capillaires chez le coiffeur. La vendeuse avait même l’air un peu jalouse, j’ai dû expliquer que je l’avais fait moi même, coupe et couleur. Elle s’est montrée vivement intéressée, limite insistante, non je ne prends pas de client, je ne suis pas coiffeuse. Mais c’est très gentil de me demander.

Et voilà, grâce au confinement et pour la première fois de ma vie, j’ai l’air coiffée, enfin autant que les autres. Je n’en reviens pas. Tout ça pour dire aux angoissés du début qu’il n’y a aucune raison de vous en faire. Ne stressez plus à cause de vos cheveux. Au contraire, profitez-en pour tenter des trucs…Si même une ébouriffée permanente comme moi parvient par hasard à avoir l’air normal en ces temps de disettes capillaires, vous ne risquez rien, vous y arriverez sans problème.

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Apprendre moyennement l’histoire anglaise en s’amusant : épisode 13

J’ai décidé, dans l’espoir de détendre l’atmosphère à ma petite échelle en cette période de confinement, de massacrer l’histoire de l’Angleterre, sans aucune compétence ni prétention autre que celle de faire rire un peu. Résumé de l’épisode précédent: Walt Disney a outrageusement calomnié le pauvre Jean sans Terre, qui a certes perdu une partie des possessions françaises de ses parents, mais qui a permis à la population de souffler un peu. Ça tombe bien, on va pouvoir se préparer tranquillement à la guerre de 100 ans!

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Les relations franco-anglaises étaient déjà assez colorées avant la guerre de 100 ans, mais elles ne concernaient globalement que les nobles. Et puis d’un coup, on va se mettre à se taper dessus à plus grande échelle, en enrôlant de force de malheureux pequenots ou en allant cramer directement leurs champs. Qu’est-ce qu’on s’amuse. Il n’y a pas à dire, les échanges linguistiques au quatorzième siècle, ce n’est pas au point, d’autant plus que les chefs parlent français d’un côté comme de l’autre. C’est un peu la source du problème d’ailleurs…Les Plantagenets, qui je le rappelle possèdent aussi la moitié ouest du royaume de France, malgré l’ineptie militaire de Jean, sont donc sensés prêter allégeance au roi de France. Ça les contrarie vivement. C’est sûr qu’entre rois, ça le fait pas non plus. En tout cas, ça n’arrange pas les relations déjà pétulantes entre cousins royaux. On enchaine les échauffourées et les batailles mais ça reste assez brouillon tout ça. C’est presque amical. En tout cas, ça devient traditionnel. Et puis soudain, tout se complique.

Au départ, c’est justement parce qu’il commence à se lasser de toutes ces guéguerres à répétition que Philipe Le Bel de France décide d’y mettre un terme en mariant sa fille Isabelle à Edward, héritier du trône anglais. Voilà on est en famille, on arrête de se disputer bêtement et on n’en parle plus. C’est raté. Attention, ce n’est pas la faute de cette pauvre Isabelle. Elle n’était pas forcément comique, mais elle n’a jamais voulu délibérément commencer la guerre de 100 ans. Si elle avait eu un frère de meilleure qualité, capable de succéder à leur père Philipe et de se reproduire correctement, il y aurait eu moins de problème. Isabelle a certes mis la pagaille, mais uniquement en Angleterre. Elle est assez connue depuis sa prestation dans les rois maudits, de Druon qui lui a valu aussi plusieurs apparitions télévisuelles. Elle tient également le premier rôle féminin dans Braveheart, sous les traits de Sophie Marceau. C’est dire si elle était douée pour le show-business, ce qui était quand même plutôt visionnaire pour son époque, puisqu’elle est née en 1295. Pour faire plaisir à papa, elle épouse donc Edward II d’Angleterre en 1308. On ne peut pas dire que ça leur réussisse, puisqu’ils sont en concurrence directe pour sauter sur tout ce qui bouge, à condition que ce soit un garçon. Il semblerait que William Wallace est clairement choisi son camp et est nettement préféré la reine (je résume). Ça fait désordre tout ça, et Isabelle, aidée de son petit copain Mortimer (on dirait un méchant dans Harry Potter) décide de suicider son mari. Elle devient régente et ça ne rigole plus, c’est Isa qui commande, jusqu’à ce que son fils Edward III (celui qui est connu pour avoir fait du camping à Calais) soit assez grand pour prendre le pouvoir. Il se débarrasse d’un revers de hache main de Mortimer. On avait une vision assez sanguinaire spéciale de la famille recomposée au XIV siècle! Mais il ne touche pas à sa maman. Isabelle continue à s’éclater jusqu’à sa mort en 1358. Les anglais la considèrent comme la première femme fatale de leur histoire, en français dans le texte.

Vous allez me dire, et la guerre de 100 ans dans tout ça ? Et bien pendant qu’Isa s’éclate en Angleterre, ça rigole moins à la cour de France. Je vais résumer parce qu’on ne va pas se taper tout Maurice Druon non plus. Papa Philou laisse la place en 1314 à son fils, Louis X. Jusque-là, tout va bien, ça suit son cours normal. Manque de chance, cet abruti de Louis meurt deux ans plus tard sans descendance utile (son fils Jean ne dépasse pas le stade de nourrisson). Il passe la couronne à son frère , Philippe V, qui dure 6 ans celui-là, avant qu’il ne la refile lui-même à son cadet. Décidément, elle aime bien se promener, cette couronne ! Elle atterrit sur la tête du dernier frère, Charles IV.

Suite à divers scandales adultérins et coucheries à faire rougir même le plus téméraire des Windsor, à coup d’enfants plus ou moins légitimes et petits meurtres, voilà-t-il pas qu’en 1328 il ne reste plus aucun descendant direct de Philippe pour reprendre la boutique. C’est ballot. Enfin aucun descendant en France. Parce que le fils d’Isabelle, Edward va très bien. Bref le roi d’Angleterre, petit fils et unique héritier direct de Philippe le bel est le seul prétendant légitime au trône de France. C’est là qu’on se dit que papy Philou a été visionnaire, un seul roi à la tête des deux pays, plus aucune raison de se faire la guerre, forcément. Youpidoo. Ben non. Ça va même dégénérer pendant plus d’un siècle et on verra ça la prochaine fois, parce que ça commence à faire long tout ça.

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Apprendre moyennement l’histoire anglaise en s’amusant : épisode 12

J’ai décidé, dans l’espoir de détendre l’atmosphère à ma petite échelle en cette période de confinement, de massacrer l’histoire de l’Angleterre, sans aucune compétence ni prétention autre que celle de faire rire un peu. Résumé de l’épisode précédent: le petit Richard Plantagenet, plus connu sous le sobriquet finalement assez gore de « cœur de lion », abandonne les anglais à leur sort pour aller faire carrière à Hollywood partir en croisière en Méditerranée.

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Richard fait du camping devant Jérusalem pendant presque un an, mais toutes les bonnes choses ont une fin. Ses vacances au soleil se terminent, il prend le bateau du retour en 1192. Et là, catastrophe, il fait un temps pourri, en tout cas, c’est l’excuse officielle pour expliquer l’erreur de navigation mais il fallait être sacrément bourré pour se retrouver à Venise au lieu de Douvres. C’est quand même assez éloigné…Richard se fait bêtement capturé par Henry, l’empereur germanique, qui réclame une rançon démentielle pour le laisser partir alors que franchement, vu comme il a l’air sympa, le Richard, on aurait pu penser que Henry aurait payé pour s’en débarrasser, plutôt que de le garder chez lui.

Le pauvre Jean sans terre, le petit frère de Richard, qui gère les affaires courantes à Londres pendant qu’Aliénor se désintéresse du sort des anglais et préfère son Aquitaine, doit racler les fonds de tiroirs pour payer la rançon de son abruti d’ainé et non pour s’en mettre plein les poches personnellement, contrairement à ce que veut croire la légende qui a vraiment l’esprit mal tourné et cette phrase commence à être très longue. Bref Jean/John se tape une réputation de méchant assoiffé d’or juste parce que son frère n’avait pas le sens de l’orientation. C’est scandaleux, à sa place, je ferais un procès a Disney, tiens.

Une fois libéré, Richard se décide soudainement à venir faire un petit coucou aux anglais, merci pour vos impôts et pour la rançon, les gars, c’est sympa, surtout continuez. Il repart en France aussitôt, où il continue à taper sur tout le monde. Il finit par mourir en plein siège de Chalus en 1199. C’est bien fait. Et donc, c’est cette espèce de sale type coléreux à la moralité douteuse qui passe pour un héros, alors que ce pauvre petit John, qui a tenu la boutique pendant tout ce temps et payait des sommes astronomiques pour aider son grand frère, qui se soucie de sort de ses sujets anglais comme de son premier coup d’épée, est accusé d’être le méchant…je suis outrée. Le petit Jean finit par succéder à son frère, et on se dit que ça y est, la chance va lui sourire. Raté. Comme il n’est pas connu pour être un psychopathe sanguinaire, lui, ses barons décident courageusement d’en profiter pour faire leurs malins.

Il faut dire que bien avant que les français pensent à élaguer des têtes couronnées, les barons anglais mènent la vie dure à leur roi. Ils ont obligé le petit Jean reconnaître un début de parlement (avec uniquement des nobles, on ne va pas s’encombrer avec des bouseux non plus, faut pas rigoler), et à ne pas se prendre pour le chef ou faire son malin avec sa couronne ridicule. John n’a rien à voir avec un lionceau hystérique ou un psychopathe mal coiffé en collants. J’insiste, il ne ressemble pas du tout à son image de méchant dans l’histoire de Robin de Bois (qui n’a d’ailleurs jamais existé, j’en ai parlé ici). Par contre, Jean est vraiment très peu doué militairement et passe son temps à se prendre des pâtées contre les français. Il perd une partie des terres françaises de ses parents. C’est ballot. C’est donc ce moment là que les barons anglais choisissent pour se révolter aussi et obligent ce malheureux John a signé la fameuse Magna Carta. Elle limite théoriquement les pouvoirs royaux, pose les bases d’une justice indépendante et crée un embryon de parlement. John meurt en 1216, probablement d’écœurement. Les avis sont partagés: les cinéastes en mal d’imagination et Disney le tiennent au mieux pour un être ignoble et avare, au pire pour un loser total, les historiens penchent pour un roi qui a su gérer correctement le pays et le moderniser, ce qui est plutôt une bonne chose pour la population qui en a bien bavé avant.

Bon par contre soyons clair, la magna carta est certes une avancée extraordinaire et inédite à l’époque, mais pas mal de rois anglais, à commencer par Jean lui-même se sont gentiment assis dessus (c’est une image, ce n’est pas un coussin non plus), même si ils la ratifiaient religieusement en arrivant au pouvoir, par politesse. Ce chef d’œuvre administratif a aussi été écrit par 25 barons anglais aux noms très, très français (William de Sainte mère l’église, Guillaume Longuespée, Philippe d’Aubigny…). Ils ne pensaient absolument pas aux libertés du pèquenot de base, mais juste à leurs propres intérêts. Ce n’était qu’un traité de paix comme un autre entre le roi Jean et ses barons, qu’aucun des signataires n’a jamais eu l’intention de respecter. Mais ça a permis aux anglais d’espérer souffler un peu, entre invasions, guerres civiles, famines, ils ont donné avant le treizième siècle! Oui ben, désolée pour eux, mais c’est pas fini…

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Sunny Monday #18

Je ne pouvais pas laisser passer le dernier lundi en brun du défi de Bernie, sans poster une photo de ce qui est une de mes grandes passions: le chocolat bien sûr! J’en profite pour remercier encore le papa et la maman de Marichéri, qui connaissent si bien ma gourmandise…cela dit, je ne suis pas la seule, vu que deux tablettes ont mystérieusement disparu et que Marichéri a l’air tout à fait innocent. Enfin non, il ne se chache même pas pour me piquer mon chocolat, il est tout réjoui. Il a de la chance, c’est le seul avec qui j’accepte de partager (les enfants, en vrais petits anglais élevés à l’immonde Cadbury n’y connaissent rien en chocolat).

Prenez bien soin de vous

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Projet 52: fêtes foraines

Autant j’étais inspiré par le thème choisi par Ma’ la semaine dernière, autant là, j’ai séché…Marichéri et moi, en bons asociaux, détestons profondément les fêtes foraines. C’est rempli de monde, bruyant, odorant, bruyant, agité, bruyant. Bref, ce n’est pas notre truc. Pourtant bizarrement, j’adore les marchés de noël, qui y ressemblent quand même beaucoup…Je n’ai jamais dit que j’étais logique. Enfin bon, on essaie d’éviter les fêtes foraines et quand par malchance on en croise une, généralement après y avoir été trainé par les enfants, on a plus envie de fuir que de prendre des photos. Tout ça pour dire que je n’ai rien trouvé dans les archives. Je me suis lamentablement rabattue sur un manège au pied de la Tour Eiffel, c’est tout ce que j’ai trouvé de vaguement forain à défaut d’être festif.

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