Kate top 10 reloaded

J’avoue, c’est les vacances et j’ai voulu céder à la tradition, c’est à dire faire du léger, mais j’ai eu la flemme de me coltiner les articles débiles des journaux people et tout ce genre de chose. Du coup, je ressors un très vieux top 10 sur Kate Middleton. Elle a surement dit d’autres inepties depuis, quoique, ses nounous la surveillent de près, on ne l’a laisse pas s’exprimer. Souris pour la photo en faisant coucou, et ça ira bien comme ça. Cette pauvre fille a moins de personnalité que sa coiffure. A l’époque je l’avais comparée à une endive bouillie avec une perruque. Ce n’est pas de la méchanceté, c’est de l’énervement. Passer des heures sur Google à me farcir des sites tous plus intellectuels les uns que les autres pour trouver des infos captivantes sur Kate, et ressortir de là avec des neurones en moins…C’est râlant. Son brushing a plus de vocabulaire qu’elle…enfin bref, Kate, sa vie, son œuvre…

10-On dit qu’elle ne fait rien et n’a jamais rien fait pendant 10 ans d’où son surnom de Waity Kaity alors qu’elle attendait que William se décide à l’épouser. Mais c’est faux, elle avait un plan B, elle avait prévu une carrière de mime.  

  
9- Il ne faut pas croire qu’elle passe sa vie devant les caméras. Pas du tout, Kate est comme tout le monde, il lui arrive de paresser devant la télé. Et comme nous tous, elle se laisse influencer par la pub: « en regardant les publicités, seule chose que j’ai envie d’acheter, c’est un hélicoptère ». Le reste, elle l’a déjà? 

8-Il faut comprendre cette pauvre Kate, on lui a dit de sourire pour les photographes, alors elle le fait. Même pendant une messe à la mémoire des soldats britanniques morts au combat. C’est bien simple, elle a affiché un air absolument hilare pendant une heure.  Et bien, ça n’a pas plu. Franchement, les gens ne savent pas ce qu’ils veulent! 

7- On la laisse rarement répondre spontanément au public. On se demande pourquoi. Alors qu’elle porte une robe jaune pétant lors d’un voyage officiel en Australie et qu’une groupie la complimente, elle explique: « William m’a dit que je ressemble à une banane ». Ce n’est pas faux, mais ce n’est pas la peine d’en parler.


6-C’est vrai que finalement Kate a des choses à dire. Comme à un vétéran de l’armée (c’est fastidieux Royals comme boulot, on va souvent à des cérémonies militaires) pendant un truc commémoratif quelconque : « il faut que j’aille faire pipi ». Vraiment, on se demande pourquoi ses nounous conseillers l’empêchent de s’exprimer!

5-Heureusement pour se détendre un peu après toutes ces cérémonies militaires, Kate va parfois au cinema pour des premières, avec les acteurs du film et tout ça. Et après des journalistes téméraires n’hésitent pas à lui demander son avis : « c’est fou, il y a des gens dans le film qui ont des barbes et maintenant, ils n’en ont plus! » C’est carrément magique.

4- Quand on lui demande comment elle s’en sort avec deux gamins (hahaha….) « les gens qui nous entourent à la maison nous aident beaucoup ». Ces gens, ça s’appelle des employés. Je ne veux pas briser les illusions de Kate, mais ils ne l’aident pas pour être sympas mais parce qu’ils sont payés pour. 

3- Attention, on arrive dans du lourd, c’est très frais : « je pense qu’il est vital d’offrir les meilleurs soins palliatifs aux enfants »…voilà, voilà. L’intention est bonne mais le choix du vocabulaire beaucoup moins.

2-Royals c’est épuisant, on est obligé de goûter à des tas de spécialités exotiques peu ragoûtantes à chaque fois qu’on va dans des contrées lointaines : le Canada, la Nouvelle-Zélande, Manchester… « est-ce qu’on peut goûter le goût en sentant? »

1- Les journalistes sont très indiscrets, juste parce qu’ils savent que Kate a fait du badminton dans sa jeunesse, ils lui en reparlent : « je ne joue plus depuis que j’ai arrêté de jouer ». C’est d’une logique implacable et c’est parfait comme mot de la fin, on va s’arrêter là aussi.

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Apprendre moyennement l’histoire anglaise en s’amusant épisode 31

Je continue à massacrer allègrement l’histoire anglaise sans aucune compétence ni prétention autre que celle de rire un peu. On en était aux victoriens, enfin non à Victoria, juste elle. On va donc parler des autres, il n’y a pas de raison que ça tombe toujours sur les Royals.

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Parce que bon, il n’y a pas que Vickie and Co au dix neuvième en Angleterre. La société victorienne est désopilante. Vous voyez Dickens ? Et bien, ce n’est pas forcément de la fiction. Les Victorian’s values, les valeurs victoriennes que certains politiciens rassis portent toujours aux nues aujourd’hui, à condition qu’elles s’appliquent aux autres, sont charmantes : il faut travailler dur. Très dur. On ne veut plus des excès et de ce qui est considéré comme l’immoralité des géorgiens. C’est dire si on s’amuse. On crée les workhouse, pour loger et nourrir les nécessiteux, certes mais en les faisant bosser pour qu’ils « paient » pour ça…non mais c’est vrai, ils croient quoi, ces gens qu’on maintient la tête sous l’eau, dans la pauvreté pour avoir une occasion de briller en leur faisant publiquement la charité, qu’ils vont pouvoir se la couler douce ? Ahaha, au boulot ! Les Victoriens sont aussi très à cheval (c’est une image) sur l’ordre domestique, il faut que les foyers soient bien rangés, que tout soit bien rangé en fait, y compris les pauvres qui ne font rien qu’à gâcher les rues en y traînant bêtement. Il’n’y a pas que Dickens qui s’émeut. En 1845 Benjamin Disraeli, député et futur premier ministre publie Sybil, et explique que deux nations cohabitent en Angleterre et même vivent dans deux mondes parallèles, les riches et les pauvres. En 1847 dans un accès de bonté inattendu, on limite le temps de travail à 10 h par jour pour les femmes et les enfants, autant de mansuétude, ça fait chaud au cœur, tiens.

L’Angleterre devient l’usine de production du monde entier. La population de Londres passe de 1 million à 6 de 1800 à 1900. Le Nord et les midlands s’industrialisent, les usines poussent de partout. Les mines aussi…enfin non, les mines c’est plutôt souterrain, mais on se comprend. Les égouts et l’éclairage public se développent dans les grandes villes. Ça permet de bien voir les ravages de l’épidémie de choléra à Londres en 1850…quand on vous dit que ces pauvres, ça fait désordre, voilà que ça vient crever jusque dans la capitale. Franchement, ils n’ont aucun tenue. C’est pas faute de leur faire la charité pourtant. Les sociétés philanthropiques et religieuses, extrêmement religieuses se multiplient. En même temps, c’est sûr qu’elles ont de quoi faire et puis ça occupe les dames de classe moyenne qui ne peuvent pas bosser comme de vulgaires pauvres, ni s’amuser comme les riches, ça coûte cher. Parce qu’une classe moyenne urbaine est en train d’émerger, coincée par la morale victorienne et entre les classes populaires et les riches. Et attention, on ne se mélange pas entre working class, middle class, upper middle class and upper class. Ça fait un peu classification de gasteropodes mais ça existe toujours et on ne rigole pas avec ça en Angleterre.

Pour être sûr de bien tout rangé, on renforce la police, on construit des prisons et des asiles psychiatriques, qui sont encore plus guillerets que les prisons, mais aussi des écoles. Ah ben ça, c’est une bonne chose…surtout que mettre les gamins à l’école, c’est se priver d’une main d’œuvre bon marché, si c’est pas admirable, ça ! Et après on critique les victoriens… d’ailleurs, l’éducation devient obligatoire à partir de 1891. A côté de cette morale qu’on peut qualifier de légèrement austère pour être poli, ou d’hypocrite et franchement pénible pour être sincère, voilà-t-il pas que les victoriens inventent des loisirs nouveaux. Il faut les comprendre, à force de n’inventer que des machins à vapeur, ils se sont lassés et ont voulu se diversifier un peu. Manque de chance, ils étaient déjà à fond de ce qu’il pouvaient trouver côté industrialisation, il a fallu changer complètement de créneau pour faire du neuf. Bref, les victoriens découvrent qu’on peut certes faire naviguer des bateaux sur la mer pour aller coloniser un peu, par là, mais qu’on peut aussi s’y baigner ! C’est carrément révolutionnaire. Les stations balnéaires poussent partout (oui bon, sur les côtes, évidemment, il y en a très peu dans le Cambridgeshire par exemple), grâce au chemin de fer, qui permet aux londoniens de venir se tremper les orteils dans la manche et même la mer du nord. C’est là qu’on voit que les victoriens étaient quand même courageux, parce qu’elle est très froide, j’ai testé.

Mais soyons clairs, les victoriens sont toujours connus aujourd’hui dans le monde entier pour leur léger empressement à aller le coloniser. Ce monde entier, à concurrence avec leurs copains de l’autre côté de la Manche. Et là, ça rigole autant que dans les workhouses du début…ça me déprime tout, je vais m’arrêter là pour aujourd’hui.

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Sunny Monday #29

On est toujours en rouge pour le rendez-vous de Bernie, et je continue avec mon thème dans le thème. Après les bus à impériale de la semaine dernière, voici une boîte aux lettres anglaise. C’est celle de la High Street, la rue principale de Colchester où nous habitions. Elle a encore le G du roi George VI. Elle date donc du règne du père de Lizzie aussi connue sous le nom de code de EIIR (Elizabeth II Regina), puisque les boîtes aux lettres, la monnaie et les timbres portent le sigle du monarque du moment, en latin. C’est mignon, quand ce sera enfin le tour de Charles, il faudra changer pour CR, Carolus Rex.

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Projet 52: souvenir d’enfance

J’ai failli mettre une vieille photo (oui, bon , pas trop non plus, n’exagérons rien…) de moi bébé pour illustrer le thème choisi par Ma’ cette semaine, mais j’ai réussi à traîner Marichéri chez le brocanteur cette après-midi. C’est très sympathique, dans une vieille grange, sur des tréteaux et on y trouve tout et surtout n’importe quoi. On adore ce genre d’endroits. Malheureusement, il n’y avait pas grand chose cette fois mais j’ai quand même trouvé un cadeau pour quelqu’un qui se reconnaîtra, des buvards des années 60 offerts par les enseignes locales aux écoliers, et une pub des années 50 pour des cahiers. Je m’amuse d’un rien. Il y avait aussi dans un coin de vieux jouets, parfaits pour le thème!

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Friday Feelings #275

Je ne suis pas en retard pour les états d’esprit (sur une idée de la merveilleuse Zenopia), je maintiens mes habitudes. C’est important pour l’équilibre, de garder une routine, non?

Fatigue: Marcel a décidé de se lancer dans une carrière de chanteur d’opérettes. Nocturnes uniquement. Rhaaa. Le pire, c’est qu’il ne réclame ni à sortir ni à manger, juste à avoir un public. Si on se dévoue et qu’on lui ouvre la porte de la chambre, il rentre tout content, ça y est un humain veut jouer avoir moi, c’est parti pour la bataille! En ronronnant comme une turbine asthmatique.

Humeur: grognon du coup…et ce n’est pas la météo qui va aider. Ne me cachez rien, il y a un trou dans l’espace temps, à la frontière du Nord Pas de Calais, c’est ça? Le reste du pays est en été, nous on est déjà passé à l’automne.

Condition physique: beuh…

Esprit: embrumé, forcément

Estomac: gavé de café. Ça ne marche pas.

Boulot: je progresse doucement. Ce qui est bien, avec les projets de plusieurs mois, c’est qu’on peut s’éparpiller au début sans crainte de perdre trop de temps. Je m’éparpille donc, mais dans la joie.

Culture: je ne sais pas si ça compte, mais on a repris l’école à la maison. Révisions des conjugaisons avec MangaGirl. On est aussi réjouie lune que l’autre, mais je le cache mieux.

Avis perso: je ne veux pas critiquer l’organisation départementale de la météo et je serais la premiere en temps normal à soutenir ce besoin de se démarquer qui explique peut être pourquoi sur la carte de France, ensoleillée de partout, on est les seuls à se distinguer avec de gros nuages et des températures polaires, mais là, ça suffit!

Message perso: je vous préviens, les chargés de la météorologie, je vais finir par lancer une pétition en ligne. Non mais.

Loulou: L’Ado, fraichement auréolé d’un first en licence en UK, a voulu gérer son inscription en maîtrise à Paris tout seul. Il a débarqué, affolé, dans le bureau en secouant son malheureux laptop dont l’écran ne tient presque plus: il y a pas un problème là? Sur les frais d’inscription? Il manque des zéros, non? C’est un bug? …haha, et non, welcome to France! C’est sûr que ça le change (et nous avec, parce qu’on n’a plus d’abats à vendre), des £9250 annuels anglais (qui vont passer à £13000 d’ailleurs, pour les étudiants européens). GeekAdo est inscrit aussi, mais à Lille. Il est ravi, heureux, mais surtout soulagé des résultats du bac, et comme il a choisi une formation dont la quasi totalité des cours sont en anglais, il est beaucoup plus serein pour la suite. MangaGirl, qui est une artiste, tu vois quoi, ne s’intéresse pas à des choses bassement matérielles comme les notes, le brevet, ce genre de choses bonnes pour les coincés d’esprit et de toute façon, l’école, c’est fasciste et les examens, c’est petit bourgeois. Et bien, ça ne l’a pas empêché d’éclater en sanglots et de joie devant les résultats du brevet. Ahah. PrincesseChipie était déçue, elle aurait bien voulu avoir des résultats d’examens à attendre elle aussi, ça a l’air fun. Regards ahuris des trois autres. Wizzboy a juste retenu de cette période familiale et académique un chouïa stressante, que L’Ado reste dans le même pays que nous, et qu’on le verra toutes les semaines et que GeekAdo ne déménage pas. Il en est très content (et moi aussi, mais je ne le leur dis pas…).

Divers: j’ai un don pour amuser la galerie sans faire exprès…comme la pharmacienne, pliée de rire ce matin mais essayant en pure perte de rester professionnelle: « alors non, vous ne vous êtes pas fait piquer à la paupière, ce n’est pas une allergie non plus. C’est juste un bouton mal placé, vous avez de l’acné des paupières. Ahaha ». Au moins, je lui ai fait la journée…

Amitié: Skype la semaine prochaine?

Love: il a weekend de 3 jours en avant-gout des vacances, en août. Youpidoo! Non parce que, il adore toujours autant le télétravail à plein temps, mais ça l’est vraiment. À plein temps je veux dire, vu qu’il lui arrive parfois de bosser jusqu’à 2 h du mat, en ayant commencé à 6. Le problème, c’est que tous ses collègues sont aussi rentrés chez eux, dans leur pays d’origine je veux dire, et les décalages horaires n’aident pas.

Penser à : commander les livres scolaires de Wizzboy. Et un nouveau cartable. Je sens venir des heures de négociations avec un gamin aux goûts douteux. L’année dernière, ça a fini par un compromis: le cartable Star Wars sobre, mais phosphorescent. Je m’étais bêtement dit que ça irait, ça ne se remarquerait pas, sauf qu’il fait encore très sombre le matin en hiver. Wizzboy avait l’air d’un phare disco avec son cartable sur le dos…

Courses: je songe à acheter une moumoute polaire, vu la météo. Ou des palmes, pour remonter l’allée sous la pluie.

Sortie: bof, je sais pas trop…j’ai envie d’hiberner.

Envie de: voir au dessus.

Pic: Marcel a commencé. L’hibernation je veux dire.

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Reloaded Thursday Thunder: big families clichés

Suite à mon billet de mardi, j’ai eu des réactions (vous voyez, celles de trolls qui s’énervent aussi parce que leurs commentaires n’apparaissent jamais….ahah, je suis chez moi ici, je ne laisse passer que ce que je veux. Non mais!) sur les familles nombreuses, les mêmes que d’habitudes: on est soit de sombres catholiques intégristes petits bourgeois moisis et probablement latinistes (pour la messe, c’est logique…), soit des cas sociaux. C’est tout, il n’y a pas d’autre alternative. En même temps, c’est effectivement le genre de clichés que l’émission qui m’a contacté véhicule originalement. Depuis que j’ai plus de deux enfants, j’y ai droit régulièrement. Du coup, je ressors une de mes réponses precedentes’ il n’y a pas de raison que je ne radote pas moi on pis, comme tous ces commentateurs qui vine et se mêler de ce qui ne les regarde pas. Je résume donc , avec 5 enfants, on est soit les Groseille soit les Le Quesnoy (surtout maintenant qu’on vit dans le Nord Pas de Calais) . Ce n’est pas du tout caricatural. Du tout…


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Serieusement, vous croyez qu’on ressemble à la photo là, au dessus? Déjà, je suis coiffée comme Chewbacca avec une permanente eighties ratée (oui, je sais, c’est un pléonasme) et je ne mets jamais des colliers perles, principalement parce que je n’en posséde pas. En ce moment par contre, je porte des docs roses. J’ai hésité avec celles à fleurs, que j’aime beaucoup aussi. Ok, j’ai toujours un serre-tête, mais c’est pour essayer de maintenir ma teignasse (chewbacca, les frisettes, tout ça…). Et Marichéri qui est un rebelle (il lui arrive d’être le seul à ne pas porter de cravate dans des réunions importantes, oh yeah), déteste les religions, toutes les religions et les manifestations de groupe. Selon lui, la seule raison valable ormis touristique, pour rentrer dans un lieu de culte (il n’est pas sectaire, celui que vous voulez), c’est pour y mettre le feu. Il ne supporte pas que plus de deux personnes pensent comme lui (c’est à dire lui et son interlocuteur, qui a intérêt à ne pas moufter), alors les trucs de groupe comme les religions, ce n’est pas pour lui. Nos enfants ne s’appellent pas Eusebe-Gontrand ou Ursule-Therese. Non, on ne leur transmet pas des valeurs qui d’après les pourfendeurs de familles nombreuses sont totalement moisies et ridicules et tout droit sorties de Martine chez les petites sœurs des pauvres. Cela dit, je ne vois pas ce qu’il y a de moisi à enseigner la générosité et l’entraide à ses enfants. Les anti familles nombreuses comptent faire quoi avec ses gosses? Leur apprendre à être égoïste et à cracher sur les autres? Et vous croyez vraiment que seuls les cathos intégristes font des gamins? Si ça se trouve, les satanistes aussi! Et pourquoi ces cathos rétrogrades seraient forcément des bourgeois coincés en plein dix-neuvième siècle? Déjà, c’est un scoop mais je suis sûre qu’on peut être catho et pauvre. Catho et moderne. Catho et ouvert, tolérant, comique…Si. J’ai vécu 10 ans en Irlande, on ne me la fait pas. Le coup des cathos forcément bourgeois et bloqués dans les fifties, ça ne prend pas. Et puis bon, aller dire que seuls des gens coincés se reproduisent comme des lapins, c’est un chouïa contradictoire. Pour des coincés, ils ont plutôt l’air de s’éclater. Je dis ça comme ça.


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Sinon, si on ne veut pas être des Le Quesnoy, c’est qu’on est forcément des cas sociaux qui se reproduisent sans faire exprès parce qu’ils n’ont pas compris comment ça marche ou pour toucher des allocs. Ahaha. Je connais l’argument, j’y ai droit régulièrement de la part de charmants brexiters horrifiés devant mes 5 enfants. D’ailleurs j’invite quiconque défendrait ce genre de conneries théories à jeter un œil sur notre facture de courses. Juste comme ça, pour rigoler un peu. Parce que les enfants, ça mange, ça s’habille, ça se déplace, ça a des loisirs, ça fait des études…ce n’est pas avec les sommes astronomiques qu’on touche en allocs, qui se montent à zéro, rien, qu’on va leur payer tout ça. Les enfants, ça coûtent cher, si on avait voulu devenir riches, on aurait plutôt essayer de ne pas en avoir. Mais c’est intéressant, je suis sûre que ça va faire chaud au cœur des gosses des anti familles nombreuses de savoir qu’ils les prennent pour des tirelires. C’est beau cet amour paternel. Sinon, le côté cas social décérébré ou bourré ou les deux qui fait un gamin tous les 4 matins par inadvertance, ça ne va pas non plus. On sait très bien ce qu’on a fait, merci. Et oui, les 5 sont du même père (ils ont tous la même tête en plus, c’est énervant. Mon ADN, c’est du pipi de chat? ) et de la même mère (je sais, j’étais là quand ils sont sortis). D’après mon fils ( je ne dirais pas lequel pour ne pas faire honte à L’Ado), j’explique même beaucoup mieux que l’infirmière scolaire qui a fait les cours d’éducation sexuelle en dernière année de primaire. Non mais.

Serieusement, lâchez-nous avec les théories débiles sur les familles nombreuses. On n’est ni les Le Quesnoy, ni les Groseille (on a montré le film aux enfants avant de déménager, ils ont bien ri mais ne se sont reconnus ni chez les uns ni chez les autres), juste des gens qui ont plus d’enfants que la moyenne. C’est pas grave, on le vit bien. Au moins aussi bien que ceux qui ont moins de neurones et plus de préjugés que la moyenne et que ça n’empêche pas de pondre des réflexions débiles sur la vie des autres.

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Apprendre moyennement l’histoire anglaise en s’amusant, épisode 30

Ça commence à sentir la fin… on en était à Victoria, on va y rester. Je ne parle pas de la gare, mais de la reine. La petite (1m50, et ce n’est pas une exagération pour une fois) Victoria fait son job de Royal, c’est à dire qu’elle assure simplement l’inauguration des chrysanthèmes et ce genre de chose, contrairement à ce que croit la légende populaire qui s’imagine qu’elle a eu un quelconque pouvoir, et elle nage dans le bonheur conjugal et consanguin. Et puis, soudain, c’est le drame.

Rare image de Victoria prenant un selfie

Albert meurt en 1861, et Victoria plonge dans la dépression. On ne rigole plus du tout chez les Royals. Jusqu’à l’arrivée un certain John Brown, un serviteur en kilt. Victoria a l’air d’apprécier beaucoup (vraiment beaucoup) la jupette pour homme…je ne veux pas insister lourdement, mais on se demande d’où ça peut bien lui venir, cette réputation de moralisatrice limite coincée, parce que ça n’a rien à voir avec la façon dont elle profite de la vie. Sinon, ben franchement, il ne se passe rien d’exaltant dans la vie de Victoria. Les gouvernements vont et viennent et gouvernent pendant qu’elle sert à faire coucou à la galerie, de temps en temps quand on la sort en public et puis c’est tout. De petits malins essaient régulièrement de l’assassiner (dont une fois à coups de parapluie je crois. C’est dangereux un parapluie bien aiguisé. Ou alors je confonds avec une baïonnette?). Mais ils ne sont pas doués, et du coup le mouvement républicain s’écroule alors qu’il était en pleine expansion vue l’indifférence totale que la personnalité d’endive bouillie de Victoria suscite dans la population. Parce qu’on a beau se soucier de la reine comme de sa première machine à vapeur, ce n’est pas une raison pour la trucider bêtement en pleine rue, un peu de décence, restons polis quand même.

Victoria ne sert strictement à rien et n’a aucun rôle politique. Ce n’est même pas elle qui a exigé que les pieds des pianos Victoriens soient recouverts d’une jupe, (malgré son amour de la jupe, surtout pour hommes) pour préserver les bonnes mœurs contrairement à ce que la légende affirme. D’ailleurs les bonnes mœurs et la morale, j’insiste encore, Victoria s’asseyait dessus, elle a même écrit un livre à la gloire de son cher Brown (« leaves from the journal of our Life in the Highlands ») et l’a fait publier, malgré la désapprobation de ses nounous conseillers. Elle meurt le 22 janvier 1901 et à sa demande, (elle avait demandé avant sa mort. Ce n’est pas un zombie non plus) on dépose son caniche sur sa dépouille. Voilà, tout ça pour finir en mémère à son chien-chien…pfff.

Enfin bref, à part s’habiller comme un lit à baldaquin mais avec un napperon sur la tête, et donner son nom à une morale qui visiblement ne la concernait pas du tout, Victoria n’a rien fait de remarquable. En fait, on n’en parle moins, mais sa fille Alice était bien plus active qu’elle. Alice est grande duchesse de Hesse et c’est la deuxième fille de Victoria, qui a beaucoup pondu. Bon d’accord, Alice fait un peu allemande, comme sa mère, son mari et tout ça…mais elle était aussi copine avec Florence Nightindale, la grande infirmière qui a revolutionné les hôpitaux militaires (elle a eu une idée géniale: et si on y soignait les blessés au lieu d’attendre que ça passe tout seul?). Alice n’a pas hésité à aller s’occuper des soldats lors d’une guerre rigolote dont le nom m’échappe en 1866. Par contre, dans le civil, Alice avait la poisse, elle perd son mari assez tôt (qui en plus était crétin), quand ses enfants ne sont pas hémophiles c’est qu’ils ont bêtement attrapé la diphtérie ou meurent en bas âge, ses descendants se font trucider pendant la révolution russe…mais elle n’a pas hésité à mouiller ses jupes (je n’ai pas osé mettre sa chemise, elle devait bien en avoir une, mais c’était un sous vêtement à l’époque) pour aider les gens et ça, c’est sympa pour une Royal !

Vous allez me dire, c’est gentil tout ça, mais comment vivent les anglais pendant ce temps? Et voilà, je vais devoir faire encore un épisode ou deux, au moins!

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Les familles nombreuses, ces curiosités de foire

Il y a quelques semaines, j’ai reçu un mail sur l’adresse du blog. J’en reçois beaucoup, des mailings envoyés en masse par des stagiaires pas toujours très motivés, à toutes les blogueuses qu’ils ont pu trouver en passant trois minutes sur les RS. Comme d’habitude, la chose est passée directement à la corbeille, et je l’ai oubliée aussitôt. Et puis, j’ai vu passer une bande annonce qui m’a dit quelque chose. Et une autre. Et encore une…comment dirais-je? sérieusement, j’ai une tête à vouloir participer à un « docu réalité » sur les familles nombreuses? Non mais ça va pas, c’est quoi ce truc?!?

Je me suis donc rendu compte que j’ai eu la joie et le bonheur d’être incluse par inadvertance dans le mailing d’une émission de télé-réalité. Rien que ça, j’ai de l’urticaire. Et des nausées. La chose s’appelle « famille nombreuse, la vie en XXL », et c’est produit par TF1, qui décidément donne dans la qualité, mais pas trop non plus. C’est bien connu, si on fait plus de deux gosses, c’est évidemment pour avoir le privilège d’aller étaler sa vie comme un animal de foire devant une caméra. Rhaaa. Si je ne trouvais pas ça aussi ridicule, j’en rirais. Jaune. Le concept m’échappe: déjà, je ne comprends même pas qu’on puisse produire, filmer, regarder et encore moins s’exhiber dans une télé-réalité, qui est à la production télévisuelle ce que la peste bubonique est à l’art médiéval; mais je ne vois pas non plus en quoi une famille nombreuse serait une curiosité à montrer, moquer, ridiculiser comme ça. Il y a vraiment des téléspectateurs qui vont aller regarder le quotidien de gens dont la seule différence avec le leur est le nombre de gamins qu’ils ont pondu? En quoi c’est intéressant? Et qu’est-ce qui peut motiver ces familles à participer?

Qu’est-ce qui peut pousser des gens à étaler grassement leur petite vie, à entraîner leurs enfants dans cet exhibitionnisme malsain? Vous allez me dire, et c’est sûrement pour ça que mon blog est tombé dans les nasses de la recherche Google d’une stagiaire qui ratisse large en sachant qu’elle trouvera bien deux ou trois gogos, je raconte bien ma vie ici depuis des années. Oui, mais non. Déjà, à de très, très rares exceptions, personne ne connaît le nom et le visage de mes enfants (ni les miens), et si je soupçonnais un instant que leur anonymat n’était plus préservé, j’arrêterai immédiatement. Ensuite, je raconte ce que je veux, comme je veux et quand je veux. Je ne vois pas en quoi massacrer l’histoire anglaise par exemple est dévoilé ma vie. Je ne confie pas non plus mes gamins à des producteurs en mal d’audience. Sérieusement, je ne juge pas les participants à cette emission (quoique…), mais je ne comprends pas leur démarche.

Tout ça pour dire , si par miracle un chargé de mailing prend la peine de lire mon blog avant de me contacter (ahah, je me fais rire toute seule, tiens), que je ne sais pas ce que vous voulez, mais je ne suis pas intéressée. Voilà, c’est clair. Et par pitié, arrêtez de caricaturer les familles nombreuses: on n’est ni des cas sociaux à demi illettrés et assoiffés d’allocs qui ont commencé à pondre à 15 ans et demi et font des gosses à la douzaine, comme les huîtres, ni des intégristes catholiques à moitié momifiés qui détruisent leur peu de crédibilité bourgeoise coincée en participation à cet étalage de mauvais goût. On est juste des gens normaux et sans intérêt qui veulent qu’on leur fiche la paix.

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Sunny Monday #28

On passe au rouge en juillet pour le défi de Bernie. J’ai de suite pensé aux bus à impériale anglais…bon en vrai, ils ne sont pas tous rouges comme à Londres, chez nous, ils étaient blancs et gris. Mais j’ai quand même trouvé une photo de Regent street, où j’adorais aller (et pas que à cause de Hamley’s, le magasin de jouets ultra bondé mais incontournable), avec un troupeau de bus londoniens en plein dans le thème.

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Projet 52: apaisant

J’ai beaucoup hésité avant de choisir une photo pour le thème choisi par Ma’ cette semaine, et après consultation avec Marichéri, on s’est décidé pour le Shannon, en Irlande. Je veux dire que le choix du pays était facile, mais pas celui de la photo…et puis, le Shannon s’est imposé, avec ses méandres paresseux, ses champs verts et plats, son ciel moutonneux…c’est apaisant, non? Bon la photo est aussi prise depuis le site de Clonmacnoise (ça se prononce plus ou moins clonemanoz), c’est à dire un cimetière celte, qui est très calme aussi.

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