Friday Feelings #294

C’est parti pour les états d’esprit (imaginés par ma copine Zenopia.)

Fatigue: pas plus que d’habitude

Humeur: frigorifiée…ça y est il gèle, je ne suis plus seule à avoir froid. Si, si, c’est une humeur.

Condition physique: éparpillée.

Esprit: j’attends avec impatience de pouvoir mettre « de noël ».

Estomac: très content d’avoir trouvé des châtaignes. C’est toute mon enfance, les châtaignes grillées dans la cheminée!

Boulot: on ne m’arrête plus, je deviens une pro des recherches dans les archives en ligne. Enfin, disons qu’au bout de quelques heures à m’énerver toute seule dans les méandres de sites faits par des vicieux qui font rien qu’à perdre les utilisateurs (je ne veux pas insister lourdement, mais vraiment, la BNF, ça ne va pas du tout), j’arrive parfois à trouver ce que je cherche. Voire ce que je ne cherche pas.

Culture: James O’Brien a sorti une suite à « how to be right » , logiquement intitulée « how not to be wrong ». Je lis ça et je vous dis, mais j’avais beaucoup aimé le premier. C’est un journaliste qui anime un émission devenue culte sur une radio britannique. Il discute de l’actualité avec des auditeurs assez téméraires pour l’appeler. Son éviscération verbale des brexiters est toujours un plaisir à entendre. Il a le don de renvoyer ces gens à leurs contradictions.

Avis perso: là comme ça, d’un coup, j’ai eu un blanc…pas d’avis sur quoique ce soit à mettre. Ça m’inquiète.

Message perso: je compte sur vous tous pour m’envoyer des photos pour le Christmas addict, et j’en profite pour rappeler aux habituées qu’il y a une nouvelle adresse mail (dans la rubrique « me contacter »). Je n’ai plus accès à l’ancienne.

Loulous: L’Ado continue à découvrir avec surprise les us et coutumes de l’enseignement universitaire français. Là, il vient d’apprendre qu’il ne vaut mieux pas appeler les profs par leur prénom…non mais, sérieux?!? Et oui! GeekAdo s’éclate en zoom: c’est génial, il peut participer à des travaux de groupe sans avoir à voir des gens IRL. Ça y est, c’est sûr, MangaGirl a hérité du sens de l’orientation de sa mère. C’est à dire que quelque soit l’endroit où on se gare quand on vient la chercher, elle part systématiquement dans la direction opposée. Alors qu’elle a notre localisation sur son téléphone ( l’app « find my friend » sur iPhone, pour les parents que ça intéresse, ça nous permet de géo localiser tous nos enfants). PrincesseChipie trépigne, l’avalanche de paillettes est pour bientôt. Wizzboy croit toujours au père noël. Je n’aurais pas cru et j’en suis toute émue. Il faut dire aussi que ses frères et sœurs entretiennent bien la chose, je crois que ça les touche autant que moi. Alors que L’Ado s’était fait un plaisir d’informer GeekAdo (quand il a eu l’âge de Wizzboy maintenant), qui à son tour, avait vendu la mèche à MangaGirl qui s’était ensuite vengée sur PrincesseChipie. Pour Wizzboy, ils font tous très attention et même, en rajoutent dans la magie de noël. Je trouve cette conspiration fraternelle très mignonne.

Amitié: bien sûr qu’on ne se lâche plus, même virtuellement!

Love: son cadeau en provenance d’Allemagne est bien arrivé! (Voir billet d’hier pour ceux qui veulent comprendre).

Penser à : envoyer mes derniers paquets de noël…en fait, ça ne me change pas beaucoup par rapport à toutes nos années d’expatriation, je devais m’y prendre à l’avance pour être sûre que des gens que je ne pouvais pas voir à noël auraient bien leurs cadeaux à temps. On a aussi passé pas mal de noëls juste entre nous, de l’autre côté de la Manche. Du coup, on est habitué.

Envie de : paillettes! … je n’arrive pas à traduire escapism, je trouve qu’évasion manque de panache à côté.

Courses: je fais des stocks!…de champagne. Pour le réveillon. Et pas beaucoup non plus. Mais ça compte quand même, non?

Pic: Marcel, chat de garde…attention, il est féroce, si vous approchez trop, il ronronne.

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Thursday Thunder: le erhu, Google translate et moi

Je sens que le titre n’est pas très clair. J’avoue que je n’avais jamais entendu parlé de erhu avant de rencontrer Marichéri. Je rappelle qu’il a une passion pour tout ce qui est musical, avec une préférence pour les instruments à cordes, dont il arrive toujours à se servir. Du coup, depuis quelques années, je prends un malin plaisir pour Noël, à agrandir sa collection. C’est une sorte de double défi qui nous amuse: trouver original pour moi, arriver à maîtriser l’instrument en un minimum de temps pour lui. Après la harpe irlandaise et la mandoline, j’ai voulu frapper fort avec un erhu , une sorte de violon chinois bizarre (je mets une photo, ça sera plus simple). Et bien, le erhu n’est pas mon ami. En tout cas, il n’a pas daigné venir jusqu’ici.

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J’ai commandé la chose sur Amazon. Parce que bon, soyons clairs, je veux bien soutenir les petits commerces locaux mais allez trouver un erhu chinois dans une boucherie du Pas de Calais ou chez un fleuriste nordiste…d’habitude, j’évite les vendeurs du bout du monde, mais là, un fabricant chinois pour un instrument de musique traditionnel chinois, ça m’a au contraire, inspiré confiance. C’était une ruse. L’erhu a d’abord été retardé. Bon. Il a peut-être eu du mal à coiffer ses cordes, soyons patients. Puis Amazon m’a informé qu’il s’était perdu, ça n’a vraiment aucun sens de l’orientation, un erhu, et que je devais contacter le vendeur pour me faire rembourser. Le vendeur chinois donc. C’est là qu’entre en jeu Google translate.

Ne maîtrisant pas du tout le chinois, j’ai pris la peine d’écrire en anglais. J’ai reçu une réponse en euh..euh…frangle? gooçais?…bref, un truc traduit automatiquement, une espèce de gloubi-boulga confus d’où il ressortait que je pouvais toujours attendre, je n’aurais droit ni au erhu ni au remboursement. Ça m’a contrarié. Après avoir exprimé le fond de ma pensée en français et anglais à ce vendeur, en me disant qu’avec un peu de chance, les traductions automatiques recoupées des deux donneraient bien quelques insultes en chinois, et laissé une critique très énervée, j’ai contacté Amazon europe directement (et en anglais). Alors je sais que beaucoup ne les aiment pas, mais le service client d’Amazon a été juste parfait. Ils m’ont répondu très aimablement en français, et ont exigé que le erhutier, erhuteur, fabricant de erhus me rembourse, probablement en chinois, parce que eux ont réussi à se faire comprendre. Cette extraordinaire capacité de traduction n’a pas plu, le erhutaire l’a mal pris et a tenté de me faire du chantage: ok pour envisager peut être de vous rembourser, à condition que vous retiriez votre critique d’abord (en s’y reprenant à trois fois, la première traduction automatique aurait aussi bien pu être une recette de nouilles chinoises qu’une réponse à ma demande de remboursement). Ahaha, c’est mal connaître mon entêtement (stubbornness en anglais, aucune idée en chinois…). J’ai laissé ma critique et transmis le tout à Amazon, prête à aller attaquer moi-même tous les vendeurs chinois à coup de erhus aiguisés si ça n’était pas réglé dans la demi-seconde. Ça l’a été. Encore une fois, le service client de Amazon a été très bien.

Cela dit, il paraît que le erhu peut encore arriver, et que je n’ai pas besoin de renvoyer mon remboursement si c’est le cas. C’est mieux comme ça, parce qu’à ce stade, à part y foutre le feu en faisant des incantations à Google translate, je ne vois pas ce que je pourrais en faire…sinon, j’ai commandé un autre instrument rigolo pour Marichéri, toujours en ligne mais pas chez Amazon. Ça doit venir d’Allemagne cette fois (mais ce n’est pas le pays d’origine, je sais que Marichéri me lit, et qu’il essaie de deviner…ahah, c’est encore moins connu que le erhu). Quelqu’un a un dico français-allemand, au cas où?

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Diana top 10 reloaded

Il paraît que Lizzie est furieuse, à son âge, c’est pas malin. Tout ça à cause d’une série télé en plus, comme si il ne se passait rien de plus important dans le monde et dans son pays en particulier. Figurez-vous que les libertés artistiques des scénaristes de The Crown concernant tout ce qui touche de près ou de loin Diana, ont très légèrement irrité cette pauvre Lizzie. En même temps, quand on connaît la crédulité des anglais, près à croire n’importe quel mensonge énorme du moment c’est marqué sur un bus (allusion subtile à la campagne du brexit), on peut comprendre les inquiétudes de cette pauvre femme devant les inventions totalement déconnectées de la réalité des scénaristes (ce sont eux-mêmes qui l’ont dit, je n’en sais rien, je n’ai connu ni Diana, ni Lizzie ni les scénaristes de la série). Bref, puisqu’on parle d’elle, j’ai décidé de ressortir mon top de la pensée philosophique de Diana, qui fait que comme ça, spontanément, j’ai effectivement du mal à penser que les scénaristes n’ont pas tout inventé en donnant à leur Diana televisuelle la faculté d’énoncer sujet-verbe-complément à peu près dans le bon ordre.

Ce top 10 a été moins facile que prévu à faire, puisque je rappelle que Diana a été béatifiée par les tabloïds qui considèrent que c’est un crime antipatriotique de toucher à sa sainteté. Ce qui ne risque pas de me décourager, au contraire. Mais du coup, c’est assez difficile de trouver autre chose que des platitudes dégoulinantes de niaiserie sur elle. En cherchant un peu, j’ai quand même appris que Diana était au choix une pauvre fille paumée et légèrement nymphomane, ou une abrutie innoffensive mais nymphomane, ou une dangereuse manipulative cynique et complètement nymphomane, ou une malade mentale (mais ne souffrant pas que de nymphomanie). Bref, dès qu’on gratte un peu le vernis des banalités enrobées de bons sentiments, on arrive rapidement dans du glauque pas réjouissant du tout quand on parle de Diana. On va rester dans le léger pour ce top 10 quand même.


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10- on commence par un avertissement, venant de Diana elle-même: « On m’a toujours dit que j’étais bête. J’ai toujours eu conscience d’être bête. » Ben, elle était lucide, c’est une qualité aussi. 

9-En même temps, elle a effectivement mal débuté sa carrière de princesse. Elle s’est plantée dans le nom de Charlie au moment des vœux, pour son mariage, donc devant les caméras du monde entier. Il faut dire aussi que c’est pas simple, il s’appelle Charles Philip et elle a dit Philip Charles. C’est ballot.

8- Diana adorait ses enfants, c’est bien connu. En parlant de Harry petit, qui faisait déjà preuve de tout son talent en faisant d’ignobles grimaces à la presse: » il a un tempérament artistique ». C’est sûr, c’est mieux que de dire c’est un sale gosse mal élevé.

7-Après la naissance de William, alors qu’on lui demandait ses impressions de jeune maman, elle a eu la bonne idée de remarquer que c’était une bonne chose qu’il n’ait pas les oreilles de son père. C’est Charlie qui a dû apprécier. (Cela dit depuis William a la même coiffure que son père, finalement il aurait mieux valu les oreilles)

6-Après un dîner Diana, pleine de bonne volonté a proposé d’aider à faire la vaisselle, à condition qu’on lui donne des gants en caoutchouc. Visiblement plus de trente cinq après, les convives ne s’en sont toujours pas remis. Je comprends, je déteste les gants en caoutchouc. Et faire la vaisselle aussi. 

5- Diana avait le sens des formules. Ou pas. « Je suis de plus en plus touchée par les gens qui ont un problème, les alcooliques, les drogués…je me sens très proche d’eux ». Ça part sûrement d’un bon sentiment, mais c’est quand même génant quand la future reine (à l’époque…) s’indentifie à une alcoolique ou une droguée. Ou alors ça explique bien des choses.

4- Diana était une grande philosophe qui avait tout compris:  » On dit qu’il vaut mieux être pauvre et heureux que riche et malheureux mais pourquoi pas un compromis, être relativement riche et de mauvaise humeur ?  » Ça donne envie. Ou alors pas trop pauvre mais sans faire la gueule? Moyennement riche et chatouilleux? À choisir pourquoi pas milliardaire et hilare? 

3-C’est vrai qu’elle avait l’air un peu limité, en tout cas pas très manuelle: « Je ne sais pas utiliser un parcmètre et encore moins une cabine téléphonique ». 

2- D’ailleurs, Diana était claire:  » je suis une imbecile finie » (bon j’ai du mal à traduire : I am as thick as plank…une idiote totale, ça marche aussi)

1- Après ça, on est obligé de terminer par ça, qui résume toute sa pensée: « Je comprends que le changement est difficile pour certains, surtout quand il n’y a pas de changement, je comprends ça » . Ah. Pas moi.

Bon, ça m’a épuisé tout ça…je ne pense pas reparler de Diana d’ici un bon moment, je ne sais toujours pas si elle était idiote nymphomane, manipulatrice ou paumée, mais ça ne m’empêchera pas de dormir. 

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Christmas addict 2020

Pas de mardi tourisme aujourd’hui, mais mon désormais traditionnel appel pour le Christmas Addict de cette année. Pour ceux qui ne connaissent pas, depuis le premier noël du blog, tous les ans du premier au 24 décembre, je poste tous les jours des photos, enfin vos photos de décorations de Noël, dans les rues, les bâtiments publics, les vitrines… du monde entier. Un vrai petit tour du monde festif. Vous pouvez m’envoyez vos photos en anonyme (certains préfèrent), ou avec votre nom et/ou votre pseudo et votre lien si vous avez un blog. L’année dernière, on a voyagé dans 38 pays, de la Thaïlande au Brésil, de la Hongrie au Mexique, de la France à l’Afrique du Sud. Et c’était magique, grâce à tous vos partages.

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J’ai beaucoup hésité cette fois, mais j’ai finalement choisi de continuer. Pourtant, ça faisait un moment déjà que je me demandais si il ne fallait pas un peu changer le concept. Mais je crois qu’on a encore plus besoin cette année de voyager, même virtuellement, de profiter, même par écrans interposés, de la magie de noël dans le monde. On a besoin de s’évader, de s’émerveiller un peu, d’oublier ne serait-ce que quelques minutes, notre quotidien pas forcément très agréable en ce moment. Alors, je compte encore une fois sur vos photos, je sais que ça ne va pas être facile. Je vais moi aussi, fouiller dans nos archives photos, et harceler demander gentiment à toutes mes connaissances, même les plus vagues, partout dans le monde… ça ne va pas être simple et c’est extrêmement dérisoire, juste quelques photos sur un tout petit blog, mais ça peut nous faire rêver un peu.

Je compte sur vous, vous pouvez d’ores et déjà m’envoyer vos photos, sur messenger ou par e-mail (l’adresse est tout là-haut dans l’onglet me contacter). Attention, je précise pour les habitués que l’adresse a changé, c’est maintenant blog.pomdepin@gmail.com. J’en profite aussi pour remercier les fidèles, celles et ceux qui participent depuis le début et se reconnaîtront.

Alors voilà, malgré les circonstances, même si les fêtes cette année seront différentes, je crois qu’on a tous encore plus besoin d’escapism, d’évasion et de paillettes. On ne va pas se laisser abattre: let’s be Christmassy!

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Sunny Monday #47

Je continue à illustrer la couleur du mois, le noir, choisie par Bernie avec des petits bouts de chez nous. Après la porte, voila le carrelage de l’entrée! La maison du petit requin avait conservé ses carreaux de ciment d’origine. On aurait pu être content, mais on a vite déchanté vu l’état de la chose (et encore, celui de l’entrée était le moins pire, dans la salle à manger on risquait de se taillader la plante des pieds à chaque fois qu’on y faisait un pas). Il était irrécupérable, cassé, fendu, martelé, pour ne pas dire mâchouillé et il manquait plusieurs carreaux. Il a donc fallu se résoudre à tout refaire…et on a choisi du noir et blanc, je suis donc dans le thème. Pour ceux qui ont suivi les aventures de la rénovation de la maison du petit requin, on aperçoit la cachette qui était aménagée sous la première marche de l’escalier: la tranche est légèrement décalée (ça fait une sorte de niche sous le plafond de la cave en dessous). C’est justement le carreleur qui l’avait découverte, malheureusement, elle était vide. L’escalier était lui recouvert de sorte de demi cercles de moquette moisie, collés et recollés sur chaque marche. Il a fallu arracher tout ça, poncer à la main et revernir. Rien que d’en parler, ça me donne envie de tousser tellement ça a fait de poussière, mais on est content du résultat.

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Projet 52: usé

Je n’ai pas trop hésité pour le thème choisi par Ma’ cette semaine, même si j’ai failli encore mettre une photo du musée de la vie rurale qu’on a visité cet été. Mais je l’ai fait il y a peu…du coup, je me suis très vite rabattu sur les petites chaussures de bébé qui sont tombées du plafond pendant la rénovation de la salle de bain. Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’elles sont usées!

Ces petites chaussures sont en cuir, on voit qu’elles ont été réparées, on a mis une nouvelle semelle. Le gamin en question (impossible de savoir si c’était un garçon ou une fille) devait avoir un pied plus petit que l’autre, il y a du papier journal en rembourrage au fond de la chaussure droite. Avec d’infinies precaution, j’ai tiré dessus millimètre par millimètre, avec une pince à épiler, ce qui nous a permis de découvrir qu’il date de 1936. J’ai aussi mesuré les chaussures et en quelques clics (Google est mon ami), j’ai découvert que l’enfant ou les enfants qui les ont porté avaient environ 18 mois. Je dis les enfants, parce que vu l’usure, et la vitesse à laquelle grandissent les pieds de bébé, je pense qu’elle ont dû être portées par le petit frère ou la petite soeur aussi. Voilà, ces petites chaussures toutes usées trônent maintenant dans une boîte dans la salle à manger. On les aime beaucoup, même si on se demande bien à qui elles pouvaient appartenir, puisque le docteur qui vivait ici à l’époque n’avait pas d’enfant…peut être le bébé de la bonne?

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Friday Feelings #293

Sérieusement, la trois centième des états d’esprit (créés par ma copine Zenopia) se rapproche et je n’ai toujours aucune idée pour marquer le coup…

Fatigue: bof…

Condition physique: humide. Il bruine, j’ai la choucroute en alerte.

Humeur: beaucoup moins ébouriffée que ma coiffure.

Esprit: ça ne s’arrange pas.

Estomac: on a changé de marché (on est passé de celui en ville à côté de l’école maternelle, où on ne va plus, à celui du village), du coup, plus de croissant le vendredi matin. C’est un problème, même Marcel le chat, qui adore les croissants, est contrarié.

Boulot: sur les conseils de Kat (merci!), je suis allée faire des recherches sur rétro news, que j’ai trouvé plus facile d’utilisation que Gallica. Par contre, et c’est un problème dans les deux cas, je perds un temps fou à cause d’un sombre cycliste des années 40 (la période qui intéresse l’expo sur laquelle on travaille cette année) qui a pratiquement le même nom que notre village. C’est pas possible, ce type était dopé: pendant 10 ans, il a participé à la moindre course de vélo du fin fond du milieu de nulle part dans tout le pays (qui avait quand même autre chose à faire à cette époque, que de suivre les exploits d’un cycliste!). Je n’en peux plus, à chaque fois que je crois avoir déniché une info inédite sur notre village, je tombe sur le classement du criterium du guidon d’or 1942 de Romorantin ou de la boucle sarladaise de la pédale d’argent 1946…je hais ce cycliste!

Culture: c’est fou le nombre de courses de vélo qui ont eu lieu sous l’occupation, je n’aurais jamais cru…comment ça, ce n’est pas de la culture?

Avis perso: il faut que j’arrête d’avoir des avis, ou en tout cas de les partager, parce que j’ai visiblement un problème de communication. Dans la même conversation sur RS, pour les mêmes mots, je me suis faite traiter, en même temps: de catho intégriste, de communiste, de bobo, de facho, d’écolo, d’extrémiste de gauche et de droite, d’anarchiste, de libérale et de débile. Clairement, je m’exprime mal, parce que je ne comprends pas comment la même phrase a pu déclencher tout ça…

Message perso: c’est pour Ella, à qui j’ai promis de parler des bus mexicains. Je précise que c’était il y a 25 ans, ça a sûrement changé depuis. Je voulais parler d’une fois où j’ai eu la bonne idée de ne pas partir en exploration seule, mais avec des stagiaires de l’ambassade de France (dont une copine qui venait de la même école de commerce), on était 4. On est parti en bus de nuit pourri, avec des trous dans le plancher qui permettaient de bien admirer l’état de délabrement de la route, des cartons qui remplaçaient les fenêtres, des indiennes transportant dans leur panier des tas d’animaux vivants, principalement des poules, bref, l’ambiance habituelle. C’était pendant la saison des pluies. Vous voyez les chutes du Niagara? C’est comme ça, en continu. Ça n’a pas loupé, le bus est parti en vrille, on a fini la tête en bas dans le fossé, très en contre-bas. Il n’y a eu aucun blessé, juste quelques ecchymoses. On est tous sorti à 4 pattes par les fenêtres défoncées, toujours sous un déluge démentiel et on a essayé de remonter sur la route, tout là haut, en glissant lamentablement dans des torrents de boue, non sans avoir couru partout pour essayer de récupérer les poules qui avaient profité de la panique pour détaler au milieu de la nuit. Il a fallu attendre le passage du bus suivant, en pleine obscurité, au milieu de nulle part, recouverts de boue, trempés, glacés, avec des plumes de poulet irrémédiables coincé dans les cheveux pour arriver à destination, où on s’est précipité dans l’auberge de jeunesse locale, celle où il y avait bien des lits, mais pas d’eau courante (donc pas de douche), celle où il y avait bien un toit (ce n’était pas le cas partout) mais trois murs. Pas 4, il manquait la façade arrière. Pour se remettre, les stagiaires de l’ambassade ont suggéré qu’on aille mange dans un vrai restaurant, pour une fois. Et bien, et c’est la seule fois que c’est arrivé, on a tous été malade.

Loulous: L’Ado s’est fait tout un circuit pour courir sans dépasser un kilomètre autour de la maison. C’est très bien étudié, il a tout fait pour optimiser la chose, dans un seul soucis sportif évidemment. Ce n’est absolument pas de sa faute si ça l’amène à passer devant l’épicerie du village en rentrant. Après, on lui a dit que c’était important de faire tourner les petits commerces, il se dévoue juste, par pure bonté d’âme, pour y prendre un produit local, très local même, vraiment, c’est pour aider. A chaque sortie sport, il se ramène donc une bière. GeekAdo ne sort pas lui, et il en est très content. Ça le met autant en joie que le niveau d’anglais de ses profs. Il en pleure de rire. MangaGirl a encore eu un faux espoir hier, mais le lycée a été impitoyable: il restera ouvert à 100%. Elle est déçue. PrincesseChipie continue à organiser ses profs qui commencent à vouloir s’en débarrasser en l’envoyant dans le niveau supérieur. J’ai coupé court, ce n’est pas une bonne idée, juste après les cours à distance du printemps. Wizzboy commence à compter les jours avant noël, ça y est. Ça va être long…

Amitié: il n’y a pas à dire, les papotages Skype, ça aide!

Love: lui aussi il compte les jours, mais avant les vacances de noël. Avec tous les jours fériés anglais, ça devait être tranquille.

Penser à: faire les menus de noël, ça me mettra de bonne humeur.

Courses: il n’y avait personne au drive!

Envie de: beuh…

Pic: ce matin en allant l’école, on a vu un arc en ciel avec le soleil qui se levait encore…c’est sûrement un signe positif. C’est dommage que je ne crois pas aux signes, tiens…

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Thursday thunder: le confit pour les beaufs

C’est une colère du jeudi, mais une colère légère, parce que je n’en peux plus des sujets sérieux. Je n’en peux plus d’angoisser sur l’état du monde, et de lire tout et n’importe quoi….tout en même temps. J’en ai légèrement marre, et donc, je préfère piquer une colère sur un sujet moins important, quoique: le confit de canard. Ou plutôt des pubs radiophoniques pour le confit de canard, qui ont failli me faire balancer à la poubelle toute ma réserve de bouffe vaguement landaise, y compris des framboises à l’Armagnac qui n’avaient rien demandé à personne et que L’Ado a défendu avec force, tellement elles (ces pubs) sont efficaces.

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Je ne sais pas si vous avez eu la malchance d’entendre ces chefs d’œuvre pour le confit de canard, ou plutôt, je cite: « le confid’canâr ». Par pure bonté d’âme, je vous épargne les liens, c’est très pénible à entendre. Je rappelle quand même que je viens des Landes, que je suis fière de mes racines gastronomiques et qu’on ne rigole pas avec ça. C’est bien simple, au moment de choisir un nom de blog, j’ai pratiquement hésité entre Pomdepin et confidecanard. C’est dire si je me sens profondément outrée par ces pubs infâmes, dans l’argument fait passer les pires discours complotistes des RS pour de la grande littérature. C’est tout à la fois sexiste, réactionnaire, beauf et tellement nul que je n’ai pas de mot pour le décrire. Ce n’est pas parce qu’on parle de confit qu’il faut que ça soit gras. Et vraiment, quel rapport avec les mesures sanitaires? Parce que cette bouillie infâme qui se prétend publicitaire reprend donc, sous de faux air de bon sens populaire, la logorrhée verbale des complotistes, des anti masques, des anti vax, anti confinement et j’en passe. C’est quoi, cette merde?

C’est pas possible, c’est une ruse des producteurs de confit d’oie, pour dévaloriser le confit de canard. Je ne vois que ça. Sérieusement, il y a de quoi convertir au véganisme le plus convaincu des carnivores. Non parce que j’aimerais qu’on m’explique pourquoi « on ne peut plus utiliser sa voiture sans culpabiliser » , « tenir la porte aux dames sans passer pour un dragueur », « un illuminé va bientôt interdire les papotages entre copines », tout ça avec la subtilité d’une enclume cherchant à faire de l’ironie, je disais, je ne vois pas en quoi ça a un rapport avec le confit de canard. Par contre, c’est clairement du copié/collé de ce qu’on voit passer sur les RS vautrés dans le complotisme. Pour vendre du canard donc. Ah. Certains discours dégoulinants de beaufitude sous le mode « on nous interdit tout, on nous cache tout, mais nous sachons » passent pour des thèses tout en finesse sur la physique quantique à côté de ces pubs infâmes! Il n’y a personne, à aucun moment dans la chaîne décisionnaire qui a conduit cette bouillie publicitaire sur les ondes qui n’a tiqué? Personne n’a remarqué que ça insultait l’intelligence des auditeurs, mais aussi directement les femmes, les écolos, les malades et les soignants (puisque le couvre feu et le confinement sont moqués), n’importe qui avec un cerveau, et surtout, surtout, les producteurs de confit de canard, qui passent d’un coup pour de sombres bouseux dégénérés machistes et donc fachos et complotistes. Rien que ça. En trente secondes de spot publicitaire, il faut le faire. Sans compter que c’est un chouïa contre productif. Je doute qu’il y ait eu une ruée soudaine sur le confit de canard après la diffusion de ces pubs.

Bref, pour la première fois et je n’aurais jamais pensé que ça arriverait un jour, j’envisage très sérieusement de bannir tout ce qui peut avoir trait au canard de ma cuisine. C’est bien de faire de la pub, c’est mieux, surtout quand il s’agit d’alimentaire, quand elle ne donne pas totalement envie de vomir aux clients potentiels.

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La chronologie selon Wizzboy

Wizzboy ne voit pas l’intérêt d’un jour férié le mercredi, c’est bête parce qu’il n’y a déjà pas école. Pourquoi on a mis un jour férié qui sert à rien aujourd’hui? Ses frères et soeurs lui ont expliqué. Tout fier de son nouveau savoir, Wizzboy s’est précipité en bas: « Mamaaan, Maaaaaman, aujourd’hui c’est l’anniversaire de larmistrissse! Larmistrissse, c’est quand la première guerre mondiale, c’était fini. Papaaa, Paaaapa, c’était comment la première guerre mondiale? » Ahaha. Marichéri l’a mal pris.

Comme on vit dans une région qui s’est bien éclatée, littéralement, pendant la première guerre mondiale, Wizzboy voit à peu près ce que c’est. Notre village, comme tous ceux autour, abrite un cimetière militaire anglais. Les écoliers vont tous visiter le mémorial de Notre Dame de Lorette plusieurs fois au cours de leur scolarité. Il y a partout des rappels de la grande boucherie guerre, on ne peut pas y échapper et Wizzboy a commencé à l’apprendre dès la maternelle. L’année dernière, toute la famille a participé, en qualité de traducteurs, aux commémorations qui accueillent d’habitude une délégation anglaise importante. Wizzboy avait déposé un poppy, un coquelicot, comme tout le monde. Il a assez bien compris tout ça, c’est la chronologie qui lui pose problème, et qui, par voie de conséquence, vexe Marichéri. D’un côté, il a bien assimilé que c’était très vieux, mais de l’autre, il a vu des photos, certaines colorisées. Donc, c’est pas si vieux que ça, puisque « les trucs vieux, y’a pas de photo » (il s’est renseigné, aucune trace photographique des chevaliers, pour son plus grand désespoir). Donc, comme il a aussi remarqué qu’on était un chouïa plus vieux que les parents de ses copains (alors qu’on passe pour des petits jeunes pré pubères auprès des parents des potes de L’Ado), ça lui a paru crédible que Marichéri ait pu participer.

Wizzboy a un peu de mal avec la chronologie familiale. Logiquement, tout ce qui date du siècle dernier, c’est très vieux, comme papi et mamie (et je suis désolée, je sais que mes parents et ceux de Maricheri me lisent, mais je suis sûre qu’ils ne lui en voudront pas trop). Mais voilà-t-il pas que L’Ado aussi date du vingtième siècle! Wizzboy trouve ça nul. Ce n’est pas un siècle de naissance pour les grands parents, un pour les parents et un pour lui et ses frères et sœurs, alors que ça serait beaucoup plus simple, franchement, on y met de la mauvaise volonté. Cela dit, alors que Wizzboy pense qu’on est multicentenaire, L’Ado justement, a cru pendant longtemps que son père avait 10 ans parce qu’il était très grand, et moi le même âge que lui (d’où mon insistance pour avoir 4 ans et demi, c’est forcément vrai, c’est L’Ado qui l’a dit!). Wizzboy trouve ça fumeux, qu’il y ait pu avoir une première guerre mondiale, la naissance de ses grands parents, celle de ses parents et surtout celle de son grand frère, tout ça pendant le même siècle.

On lui a montré des photos d’ancêtres (on a toute une collection de vieilles photos familiales dans notre montée d’escalier, on en est très content), tu vois, ça c’est le papi de papi, et lui, il a connu la première guerre mondiale. Même le papa de papi était pas né. Ah oui, quand même, ça fait longtemps alors…voilà donc Marichéri n’y était pas. « Ah oui, d’accord. Et la deuxième guerre mondiale, c’était avant alors? »…c’est pas gagné.

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Mardi tourisme: Monte Alban

Je reste dans mes souvenirs mexicains cette semaine encore alors que je vous avais promis une autre destination, mais c’est à la demande de…Wizzboy! Il a voulu savoir ce que je faisais la semaine dernière, je lui ai montré et il a été très déçu: ben, elles sont où, les pyramides alors? Du coup, je suis bien obligée de ressortir encore une fois mes photos ratées et vieillies pour lui montrer des pyramides, non? J’aurais pu vous parler de Teotihuacan, à côté de Mexico avec sa haute, très haute, extrêmement haute pyramide du soleil qu’on croit qu’on a atteint le sommet et paf c’est une ruse, c’est juste un palier et il y a encore une foultitude de marches, rhaaa. Mais je m’emporte. J’ai préféré vous amener à Monte Alban, à côté de Oaxaca dans l’état du même nom, au Sud de Mexico, juste pour faire ma crâneuse auprès de mon fils, parce que ces pyramides-là, elles sont peut être beaucoup plus petites, mais je suis rentrée dedans. Si. Wizzboy est vivement impressionné.

Alors donc, le site de Monte Alban est déjà sublime rien que pour le paysage. On est quand même à presque 2000 mètres d’altitude, on sent de suite que les Zapotèques ne se sont pas installés là par hasard. Monte Alban a été une des plus importantes villes méso-américaines, avant l’arrivée des aztèques. Elle a connu son apogée aux alentours de 750 où elle comptait plus de 5000 habitants. Je ne sais pas si la visite se fait toujours pareil, mais il y a 20 et quelques années, on arrivait directement sur la grande esplanade centrale, bordée de bâtiments religieux et administratifs (Il y a même une sorte de stade). A chaque bout (Nord et Sud), il y a des volées d’escaliers qui amènent sur des plateformes, qui abritaient apparement les logements des dignitaires mais il n’en reste plus rien. Par contre, on peut encore voir une multitude remarquable de bas reliefs magnifiques, certes, mais c’est clair que les Zapotèques n’étaient pas que de grands bâtisseurs et artistes quand on voit les scènes de sacrifices humains. Cela dit, ces sculptures sont vraiment extraordinaires.

Sérieusement, cet endroit m’a profondément marqué. Je crois même que c’est un des sites que j’ai jamais visité, qui m’a le plus impressionné (et je ne parle pas que du Mexique). Avec mon budget limité, je voyageais en bus de nuit de troisième classe, ceux qu’on voit dans films avec le sol en carton, les poules qui volent et le volant qui tient avec un fil de fer (je vous raconterai mes aventures en bus mexicains une autre fois, si ça vous intéresse). J’étais généralement la seule non indienne et la curiosité des autres passagers était encore décuplée quand ils se rendaient compte que j’étais étrangère, et même une primermundista (une fille du premier monde, littéralement, par opposition au tiers monde-la formule m’a toujours beaucoup gênée). Enfin bref, j’ai débarqué au très petit matin au fin fond de la gare routière de Oaxaca et mes compagnons de voyage m’ont très gentiment placée pratiquement de force dans le bus qui allait partir pour Monte Alban (c’etait ma faute, j’avais dit que je voulais y aller) où j’ai été accueillie à bras ouverts et sans payer: c’était le bus de service qui amenait les employés, ils étaient ravis d’embarquer une touriste matinale avec eux, je n’avais pas intérêt à refuser. C’est comme ça que j’ai pu entrer sur le site complètement désert, avant l’ouverture officielle. Et que j’ai assisté, sans personne autour, au lever du soleil depuis une des plateformes. Voilà, c’est un des moments les plus magiques de ma vie de touriste. Je n’ai pas de mot pour décrire le spectacle de la lumière du soleil qui monte peu à peu sur les montagnes autour et qui s’avance sur les pyramides. C’est indescriptible.

Après ça, j’ai eu beaucoup de mal à supporter les hordes de touristes qui ont commencé à se déverser en continu. Je garde depuis une aversion probable injuste, pour les voyages organisés en général et ceux des ASPTT en particulier. Oui, je parle français et non je ne veux pas discuter avec vous. On s’en fout de vos varices et de la rougeole du petit dernier, fermez-la deux minutes et regardez autour de vous enfin! Ça sert à quoi de faire des milliers de kilomètres si c’est pour ne pas voir plus loin que le bout de son nez?…Du coup, pour retrouver une peu de sérénité et malgré une certaine appréhension, due d’avantage à ma claustrophobie naturelle qu’à mes souvenirs télévisuels de Scooby Doo, je n’ai pas hésité: pour la seule et unique fois, je me suis engouffré dans une pyramide pour échapper à la foule (je précise que c’était parfaitement autorisé, je ne sais pas si c’est toujours le cas). Cela dit, soyons honnête, c’est assez décevant, parce qu’il fait quand même très sombre, à l’intérieur d’une pyramide. On n’y voit absolument rien. J’étais légèrement en panique et à tâtons quand j’ai fini par ressortir au sommet, sans savoir comment j’étais arrivée là et je me suis empressée de redescendre par les escaliers, une fois que j’ai arrêté de trembler de partout, je veux dire. Mais un quart de siècle plus tard, ça me sert toujours à faire impression auprès de mes enfants, comme quoi, j’ai eu raison de risquer de tourner de l’œil dans le noir total, sous des ruines Zapotèques.

A part Monte Alban, la ville « moderne » (construite par les conquistadores) de Oaxaca même est une splendeur que je conseille aussi vivement. D’ailleurs, je vous laisse avec son palacio municipal et son ciel à couper le souffle qu’on devine quand même malgré la dégradation de la photo.

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