Thursday thunder : brexit lies exposed

Brexitland s’écroule et ça commence à se voir. Quand les remainers, (ceux qui faisaient campagne pour rester dans l’Union Européenne) prévenaient des risques, ils étaient moqués, traînés dans la boue par une presse toute dédiée à la cause, parfois attaqués physiquement. Leurs avertissements étaient balayés d’un méprisant « project fear » sensé les faire taire. Sauf que 5 ans plus tard, project fear est devenu réalité, et ce n’est pas beau à voir.

Les brexiters l’avaient promis, les rayons des supermarchés allaient se transformer en cornes d’abondance, il y aurait de tout, à profusion et à prix réduits. Aujourd’hui, un britannique sur 5, selon les chiffres officiels, ne trouvent plus les « denrées de base » (je cite). Les rayons sont vides et ce qui reste encore subit une inflation galopante. Non seulement les importations alimentaires, comme les autres, ne rentrent plus, suite aux décisions prises par Londres et par Londres uniquement, dans son grand délire de « contrôler ses frontières” mais le secteur agricole britannique est au bord de la ruine totale. Les récoltes pourrissent sur place, il n’y a plus personne pour les ramasser, tous les saisonniers européens sont partis. La semaine dernière, il a fallu abattre puis incinérer des milliers de porcs, il n’y a plus de vétérinaires, plus de personnel qualifié pour faire tourner l’industrie agroalimentaire. Je ne parle même pas du secteur de la pêche, qui après avoir succombé à tous les mensonges des brexiters et voté pour sa propre destruction, est au fond du trou.

On allait déverser des sommes folles, £350 millions par semaine selon Boris Johnson et son slogan de campagne, dans le système de santé. Aujourd’hui, il est à l’agonie, et ce n’est pas dû qu’à la pandémie. Les médecins et personnels soignants européens sont partis, puisqu’on les a poussés dehors. Il y a officiellement 93 806 postes de soignants hospitaliers vacants, et la tendance est à la hausse. Les pénuries notamment de molécules indispensables, touchent aussi les hôpitaux, qui ne peuvent même plus faire d’analyses sauf au en cas d’extrême urgence, faute d’éprouvettes! Et comme seules les bonnes nouvelles sont tolérées par le pouvoir en Brexitland, il a été décrété que l’épidémie est finie, plus aucune mesure barrière ou précaution n’est requise, malgré les quelques 40000 cas par jour et les 136 morts d’hier, selon les statistiques du gouvernement lui même. Au NHS déjà moribond, de se débrouiller tout seul avec ça.

L’Union européenne allait céder sur tout, Brexitland allait se transformer en un vrai paradis consumériste. Aujourd’hui, les anglais en viennent aux mains pour les dernières gouttes de carburant aux stations service à vide. Les prix de l’énergie s’envolent bien plus qu’en Europe, sans mesure de compensation, les particuliers n’arrivent plus à se chauffer, les usines tournent au ralenti. Avant le référendum, les foods banks, les banques alimentaires nourrissaient un million de personne en UK. Aujourd’hui, c’est 2,5 million. Selon le parlement lui même, 7,5 % de la population britannique vivaient sous le seuil de pauvreté en 2015. Le même rapport parlementaire, mais pour 2021, cite le chiffre de 18% .

Je pourrais continuer longtemps à accumuler les chiffres, mais ce ne sert à rien. Devant l’effondrement de leurs rêves fous, les brexiters continuent à nier la réalité ou à accuser la terre entière, sans jamais assumer leurs responsabilités. La même presse qui promettait le paradis pour faire pencher le vote, rapporte un désastre après l’autre sans la moindre trace d’auto critique. Et le pays coule, sans broncher, sans protester, sans aucune perspective, comme livré à lui-même par classe politique, tous bords confondus, totalement inepte . Welcome to Brexitland.

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Pourquoi fêter Halloween top 10

Quand l’institutrice de Wizzboy m’a demandé si je voulais bien expliquer Halloween aux élèves la semaine prochaine, j’ai accepté de suite. C’est une excellente idée! Bon, je soupçonne qu’elle soit plus motivée par le souci d’échapper à un cours d’anglais (je lui corrige ses notes) que par celui de promouvoir la vraie histoire d’Halloween, mais c’est pas grave. Je suis ravie de pouvoir convertir toute une classe de petits français aux joies de cette fête irlandaise (et pas américaine, oui je radote) que j’adore. Du coup, j’en profite pour déjà ressortir une version améliorée de mes 10 bonnes raison de célébrer Halloween.

10- Halloween, c’est très bon pour la santé. Il faut bien reconnaître que les enfants ne mangent pas beaucoup de citrouille tout le reste de l’année, alors que là, c’est eux qui réclament, si. Ils veulent manger un légume. Volontairement. Même L’Ado exige sa pumpkin pie, sa tarte à la citrouille, la même que quand il était petit. Bref, ne pas fêter Halloween, c’est carrément de l’inconscience. C’est important de manger des légumes quand même!

9-C’est une excellente excuse pour inventer des histoires délirantes et laisser libre court à son imagination déjantée sans passer pour une dangereuse illuminée. Au contraire, d’un coup, hop, on devient une maman formidable qui met l’ambiance pour les enfants, c’est beau ce dévouement maternel. Alors qu’en temps normal, quand vous commencez à parler d’une fée zombie qui habite sous l’escalier et sort tous les soirs pour transformer la chatte en chauve-souris, et c’est pour ça qu’il ne reste plus de mousse au chocolat (parce que sinon, quand la chatte ne vole pas, elle n’atteint pas la poignée du frigo), les autres parents vous regardent bizarrement.

8- Pour Halloween, on doit faire une jack o’lanterne. Les irlandais creusaient déjà des navets il y a 2000 ans pour Halloween, mais ces figures légumières ne s’appellaient pas encore Jack o’ Lantern, et elles n’étaient pas éclairées. Il faut attendre pour ça les tribulations d’un certain Stingy Jack (Jack le radin). Ce méchant bonhomme viendrait des alentours de Limerick, en Irlande. Jack invite le diable au pub. Comme ça, en toute intimité. Mais au moment de payer, Jack refuse et suggère au diable de se transformer en piece de monnaie pour régler lui-même la note. Mais, Jack ne paie pas. Il empoche la piece-diable qu’il dépose sur une croix en argent pour empêcher le diable de reprendre sa forme première. L’année suivante, toujours pour Halloween, le diable revient pour se venger, mais il est décidément complètement crétin puisqu’il se fait encore avoir. Jack l’envoie en haut d’un arbre et sculpte une croix dans le tronc. Cet imbécile de diable se retrouve coincé pour 10 ans.

Finalement, Jack meurt et le diable ne le veut pas en enfer, mais Dieu le refuse aussi au paradis. Du coup, Jack est condamné à errer éternellement sur terre, avec seulement un morceau de charbon incandescent pour s’y retrouver. Il est donc à l’origine des légumes illuminés, notamment les navets. Mais allez creuser un navet, ce n’est pas uniquement traditionnel, c’est surtout sportif. Le navet est traitre et refuse de se laisser vider sagement. Les irlandais qui ont émigré en masse en Amérique au 18 et 19 eme siecle sont alors tombés sur des espèces de gros machins ronds et oranges déjà à moitié creux. Ils ont donc décidé de laisser tomber leurs navets récalcitrants et de creuser les Jack o’lanterns dans des citrouilles. C’est beaucoup plus facile.

  
7-Pour Halloween, le kitsch décoratif est de rigueur. On peut y aller de ses idées les plus délirantes! Les chauves souris, les sorcières, les fausses toiles d’araignées, les fantômes, les cimetierres avec des zombies qui s’echappent…on s’éclate!


6-Mais restons sérieux un instant, Halloween, c’est culturel et historique. On perpétue donc une tradition multimillenaire (et on cloue le bec à ceux qui prétendent c’est un truc commercial et américain). Depuis la nuit des temps, les irlandais font une grosse fête pour célébrer la fin des moissons et avant de s’enfermer pour l’hiver, qui est un tantinet rude et peu guilleret là bas. Pour éviter de se faire attaquer par des mauvais esprits (qui sont taquins, il faut bien le dire), ils leurs déposent des offrandes comestibles mais essaient aussi de les fair fuir (on ne va pas se laisser faire par des mauvais esprits malpolis!) en les effrayant d’où les déguisements.

5- Et donc, pour mes enfants, enfin trois d’entre eux au moins (quoique PrincesseChipie a beau être anglaise, on lui a collé un deuxième prénom en gaélique qui fait la joie des français comme des anglais surtout quand ils doivent le prononcer), fêter Halloween, c’est célébrer leurs racines celtiques…bon d’accord, c’est très perso comme raison, mais ça compte beaucoup pour nous. On adore l’Irlande où on a vécu 10 ans.

4-Les enfants (et aussi les adultes) adorent jouer à se faire peur. Avec Halloween, c’est un festival de monstres, d’histoires gores, de films de pseudo épouvante qui font frissonner avant de faire hurler de rire les gamins. Il n’y a rien de tel pour dédramatiser ses peurs enfantines que d’en rire!

3-Évidemment, Halloween, c’est l’occasion de s’empiffrer…ça se passe de commentaire!


2- Ce que j’adore surtout pour Halloween, c’est l’ambiance: en Irlande, c’est magique. Tout le quartier ou le village se retrouve pour un feu de joie géant avec feux d’artifice et vin chaud, il y a une atmosphère conviviale et très, très agréable (malgré le froid). Toutes les maisons sont décorées, tout le monde est dans la rue et s’amusent. En Angleterre, c’est plus réservé, mais ça peut être sympa aussi. J’aime beaucoup le fait que tout un quartier se retrouve alors qu’on ne se dit pas plus que bonjour/bonsoir le reste de l’année, que pour une soirée les adultes se lâchent aussi, et s’éclatent comme les enfants. Une année pour trick or treat, on avait même croisé un voisin qui avait déguisé son âne!

1-Pour Halloween, on peut doit se déguiser : oui, oui, je l’ai mis en 1 avant même les bonbons. Pour Halloween, même les adultes ont le droit d’avoir 4 ans et demi, de se déguiser comme ils veulent, le plus délirant possible, et de s’amuser! Une fête qui vous fait retomber en enfance, c’est quand même sympathique, non?

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Mardi tourisme: Hontanx

On reste dans les Landes, à Hontanx, un de ces petits villages que j’apprécie tellement alors qu’il est si facile de passer à côté. C’est tout à fait le genre d’endroit qu’on ne voit pas, il n’y a rien de grandiose. Et pourtant, si on prend la peine de s’y arrêter, on découvre un coin charmant et rempli d’histoire(s).

Hontanx se trouve au sud est de Mont de Marsan, assez près pour faire encore partie de ce que mon père décrit comme la « banlieue dortoir », ce qui plait beaucoup à mon parisien de Marichéri . C’est aujourd’hui un petit village en pierres coquillères de 600 habitants, mais ça a été une place forte importante au moyen âge. La vicomtesse de Marsan, une certaine Constance, fille du comte Béarn, y fait construire le château d’Aon pour remplacer les fortifications en bois sur la motte cadastrale en 1298. Évidemment, Hontanx devient une bastide en 1331, et on s’y éclate pendant la guerre de 100 ans. On peut toujours voir ce qu’il reste du château d’Aon, avec la chapelle à côté et l’église Saint Martin au clocher très original.

Hontanx était aussi connu pour son moulin, construit en même temps que la bastide sur l’immense étang qui borde le village. Il reste encore des traces des élevages piscicoles et surtout une vue magnifique.

Alors voilà, c’est juste un petit village landais, tout simple, mais il me plaît beaucoup!

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Sunny Monday #41

Après des statues hongroises, on continue à voyager avec le thème choisi ce mois ci par Bernie. On part au Mexique voir les Atlantes de Tula. Ces statues de 4 mètres 60 de haut sont sur sur la pyramide de Quetzalcoatl, et elles sont très impressionnants de près, avec leur tête pas toujours avenante (les toltèques qui peuplaient Tula, étaient connus pour leurs sacrifices humains, je n’insisterai pas). On pense que les atlantes soutenaient une sorte de portique dont il ne reste rien. Elles représentent des guerriers armés qui ne rigolent pas et protègent donc le temple. Je suis désolée pour la qualité de la photo, qui a un peu vieilli alors que ça ne fait pas si longtemps que ça que j’ai vécu au Mexique, juste plus de vingt ans quelques années à peine.

Bonne semaine à tous!

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Projet 52: un regard vers le passé

Heureusement que je suis d’abord allée voir ce que Ma’ avait posté, j’ai failli mettre une photo à peu près similaire, avec une petite Mangagirl la tête dans un canon pour voir comment c’était. Du coup, j’ai cherché une autre idée, pendant un bon moment, sans succès. Finalement, c’est encore Marichéri qui a trouvé. Après tout, c’est normal, puisque c’est lui le photographe, et justement, ça a été son inspiration…

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Friday Feelings #338

Le vendredi, c’est états d’esprit, imaginés par ma copine Zenopia.

Fatigue: voir hier. Sale bête.

Humeur: hésite à être contente…c’est à dire que je n’ai pas l’habitude, ça m’inquiète un peu.

Condition physique: avachie sur le canapé, sous deux plaids, c’est dire si je me sens dynamique.

Esprit: ça bouillonne, ça bouillonne…mais pour l’instant, ça ne donne pas grand chose.

Estomac: alors soyons clair, la machine à café qui lâche comme ça, au réveil, ça ne l’a pas fait rire. Du tout. Grrr!

Culture: ça y est, j’ai reçu le livre de maître Mo. J’en suis très contente et je recommande à ceux qui ne le connaissent pas encore.

Boulot: ça avance plutôt pas mal…

Avis perso: l’état de Brexitland est affolant. J’ai tellement aimé l’Angleterre, la voir sombrer un peu plus chaque jour, me désole.

Message perso: je ne stresse pas du tout, évidemment, mais j’attends l’opinion de certains avec une angoisse folle légère impatience.

Loulous: L’Ado abandonne son chat ce week-end, on lui en veut beaucoup. Mais il va en Belgique et a promis de ramener du chocolat. Il va en falloir beaucoup pour faire oublier les vocalises de sa bestiole. GeekAdo est tellement content de son petit boulot à l’université, il envisage de postuler pour un deuxième. MangaGirl mène la fronde contre les vocalises félines. Elle est d’une persévérance remarquable, mais sans effet pour l’instant. PrincesseChipie prépare halloween. C’est long, ce mois d’octobre…WizzBoy a fait une découverte qui, après une réflexion intense de deux minutes, n’a finalement pas bouleversé sa vie, au contraire. Bref, ça y est, à part moi, plus personne ne croit au père Noël dans cette famille. J’en suis un peu triste.

Divers: je ne veux pas insister, mais il y a un truc sur Twitter! Et un peu sur FB aussi…

Amitié: ça y est, on a calé une date, youpidoo!

Penser à : organiser un peu tout ce à quoi je pense, justement.

Love: il attend le week end avec impatience. Il pourra sortir fumer sans devoir taper la causette avec des ouvriers.

Envie : que les travaux dans la rue finissent vite, ce qui est loin d’être gagné. Ou alors que quelqu’un invente des silencieux pour pelleteuses. Ça, ça serait une bonne idée!

Sortie: on aimerait bien, mais on ne peut pas! Il y a une énorme tranchée devant chez nous et dès qu’il pleut, ça fait douve…

Pic: ça commence à sentir l’automne

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Thursday thunder: the vociferous incident of the cat at nighttime

Ça va être une colère brève, je suis crevée. Capucine, cette vuvuzuela sur pattes, hurle toutes nuits depuis le départ de L’Ado. D’accord, ça ne fait que trois nuits, mais en ressenti, c’est trois mois. Trois ans. Trois millénaires. Saleté de bestiole!

Capucine et son air aimable

En plus, elle n’est même pas désespérée par l’absence de son humain référent. Elle ne pleure pas du tout, elle râle. Dans la cage d’escalier, là où l’acoustique est meilleure. On n’en peut plus, et moi encore moins, puisqu’elle a décidé que j’étais responsable. C’est à dire que si quelqu’un d’autre se lève pour lui donner à manger, la caresser, lui ouvrir une porte, elle l’ignore somptueusement et continue ses vocalises jusqu’à ce que j’arrive. Ce qui lui permet de m’engueuler et de bien me montrer tout son mépris. Clairement elle ne me réclame pas par affection, mais par vengeance. A 3 heures du mat. Je suis à deux doigts de tenter une ablation des cordes vocales du monstre vociférant à mains nues, mais je la connais, elle ne va pas vouloir coopérer.

Vous allez me dire, il suffit de la flanquer dehors. Ahaha. On parle d’une chatte qui avait l’habitude de nous réveiller en Angleterre en montant sur le toit de la véranda pour faire délicatement crisser ses griffes sur la fenêtre de notre chambre et partir en courant dès qu’on se levait, dans un état de panique certain au debut (sérieusement, ça fait peur en pleine nuit, comme bruit) et d’énervement lassé ensuite. Capucine sait très bien sous quelle fenêtre se mettre à hurler pour causer le maximum de désagrément à ses humains qui osent dormir quand elle ne les a pas autorisé à le faire. Elle exige de rentrer. Pour vociférer comme une démente 5 minutes après, alors qu’on commence juste à se rendormir, parce qu’elle veut sortir, comment ose-t-on l’enfermer comme ça? Alors qu’elle doit d’urgence se reposter sous nos fenêtres pour reprendre ses grincements en réclamer à rentrer?

Tout ça, c’est la faute de L’Ado, il l’a très mal habituée, à vivre la nuit aussi! Du coup, ça doit angoisser Capucine de ne pas voir d’activité humaine aux heures où L’Ado parcourt habituellement la maison en claquant toutes les portes pour se faire réchauffer une pizza, allumer la télé pour un match de foot à l’autre bout du monde, ou répéter un morceau de guitare électrique…tiens justement, c’est un peu les mêmes sons qui sortent du gosier de sa chatte. Peut être qu’elle prend sur elle de le remplacer, au niveau sonore, pour ne pas qu’on déprime de son absence la semaine? Non parce que du temps où il était étudiant dans un autre pays et ne revenait jamais, elle était plus calme. Désagréable, mais calme.

MangaGirl propose de lancer une pétition familiale pour contraindre L’Ado a embarqué Capucine avec lui en cours, je suis pour. Surtout que les marteaux piqueurs et autres engins de chantier enchaînent dans la journée, le seul moment où on peut avoir un chouïa de calme auditif, c’est précisément à l’heure du dîner, quand les ouvriers sont partis et que Capucine n’est pas encore rentrée. C’est là que Marcel et Penny passent à l’attaque. Je suis crevée.

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Weird English expressions top 10

A l’école, il y a tres longtemps, j’avais appris (enfin essayé d’apprendre…un peu, bon d’accord, je détestais l’anglais, j’étais nulle) des tas d’expressions typiques anglaises que je n’ai jamais utilisées depuis. Je ne me vois pas dire qu’il pleut des chats et des chiens (raining cats and dogs) par exemple. Par contre, je me suis vite mise à en utiliser d’autres qui sont même restées malgré notre retour en France. Voici donc un top 10d’expressions qu’on emploie couramment dans le sud est de l’Angleterre, (pour ne pas dire en Essex, mais il n’y a pas que la qu’on les utilise), en tout cas qui viennent naturellement.

  
Source 
10- the bee’s knee: c’est très mignon mais ça n’a rien à voir avec les rotules des abeilles. D’ailleurs, je ne pense pas qu’elles aient des rotules…c’est une bonne question, quelqu’un s’y connaît en anatomie des abeilles? Je m’égare. Bref, c’est un compliment pas une allusion à une allergie aux insectes, c’est quelque chose de superbe, parfait,  aussi réussi que le genou d’une abeille.

9-to put your foot in your mouth: on reste dans l’anatomie, mais des humais cette fois. Alors soyons clairs, à part les bébés ou les gens ayant justement des rotules très souples, personne ne met son pied dans sa bouche en Angleterre. D’ailleurs c’est une expression qui s’applique très souvent à ce que je dis, et j’ai la souplesse d’une enclume arthitique. C’est dire une gaffe, la bourde totale, mettre verbalement les pieds dans le plat… On en revient au pied, tiens. 

8-Wicked! C’est moins imagé que les autres, mais c’est typiquement anglais: il n’y a qu’un anglais pour penser qu’un terme réservé au cricket peut aussi vouloir dire » genial! « Parce que bon, le cricket, c’est quand même très soporifique. Honnêtement, je ne disais jamais wicked avoir d’avoir des ados. Même GeekAdo qui pourtant déteste le sport, les activités de groupe et le plein air a quelquefois dit « wicked » pour parler d’un nouveau jeu de PC. On s’eloigne du cricket, à moins qu’il y ait une version avec des zombies intergalactiques, je ne sais pas, je ne regarde jamais. Peut-être que je manque quelque chose.

7-Donkey’s years : après les abeilles, voilà les ânes, c’est très champêtre l’anglais en fait. Alors visiblement, une année pour un âne dure beaucoup plus longtemps que l’année civile humaine, puisque ça veut dire un temps fou, une éternité. 

6-taking the biscuit: ça ne veut pas dire prendre un petit gâteau avec son thé, mais que quelque chose est parfait, on ne trouvera pas mieux. Un peu comme le parfait cookie au chocolat, mais avec un café , c’est un exemple au hasard. J’ai faim. C’est un exemple idiot en fait, surtout que j’ai tendance à employer cette expression avec ironie.

5-put a sock in it! Ça n’a rien à poir avec le pied du 9, on ne vous demande pas non plus de manger votre chaussette, mais de vous taire. C’est fou comme c’est utile quand on a une ado versée dans les chouinements stridents à la maison.

4-to take the piss…bon, ça devient légèrement vulgaire. Mais attention, on ne vous dit pas qu’on va aux toilettes pour une envie pressante. D’ailleurs généralement,  on vous demande si c’est vous qui « take the piss » …vous vous fichez de moi?  Cette fois, c’est très utile quand on a un ado tendance glandeur à la maison. C’est ça, donc tu n’as pas bûché ton espagnol, parce que tu fais une allergie. Don’t take the piss!

3-wouldn’t touch it with a bargepole : Ça ne veut pas dire qu’on refuse de se servir d’une gaffe pour accoster à quai avec son bateau (ou n’importe quoi d’autre avec un bateau et une gaffe. Je ne suis pas du  tout maritime, j’ai le mal de mer dans mon bain. Vous faites ce que vous voulez avec vos gaffes). Non, c’est pour désigner quelque chose ou quelqu’un dont on ne veut pas s’approcher. Par exemple un match de cricket.

2-to throw the kitchen’s sink: le lancer d’evier n’est pas un passe-temps typiquement britannique, c’est curieux d’ailleurs, vu le nombre de compétitions de lancer de tout et n’importe quoi qu’organisent les anglais (du fromage, des œufs, des tonneaux enflammés…). Ça veut dire tout tenter, tout essayer.

1-a bit of argy-bargy: j’aime beaucoup celle-là, Marichéri aussi, depuis qu’on l’a entendu de la part d’un commentateur de rugby. C’est un point litigieux, un truc pas net qui fait débat …vous imaginez ce que ça peut donner dans une mêlée!

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Mardi Tourisme: Grenade sur l’Adour

On repart dans les Landes cette semaine, je vous avais prévenus! On va à Grenade sur L’Adour, charmante commune de 2500 habitants, au sud est de Mont de Marsan, où il y a eu un excellent restaurant qui malheureusement a fermé depuis longtemps alors que j’y ai fêté mes 18 ans, mais je ne pense pas que ce soit lié. Les fêtes de Grenade sont aussi les toutes premières où je suis allée seule, c’est à dire avec la moitié de ma classe, mais sans aucune supervision parentale, c’est dire si j’aime beaucoup cet endroit. J’en profite pour saluer ma copine de lycée Séverine qui ne me lit certainement pas et ne se souvient peut être plus de moi, ni de toute la bande qui a ravagé squatté son salon, mais je m’égare…

Grenade sur l’Adour est évidemment une bastide, encore une, mais c’est un peu normal dans le coin. Sérieusement, sans la guerre de 100 ans, on se demande si ça aurait été urbanisé, tiens… Grenade a été fondée par les anglais en 1322, et PrincesseChipie estime qu’il n’y a aucune raison, qu’en tant que Anglo-landaise d’origine, on ne lui donne pas les clés de la ville et d’une maison de vacances en plein cœur de la place centrale. Franchement, ça se tient, comme raisonnement. Les maisons traditionnelles sur la place et aux alentours, ne sont pas en pierres coquillères comme dans le Marsan, mais en galets ronds de l’Adour et c’est très joli aussi.

Grenade sur l’Adour, comme son nom l’indique est donc sur l’Adour, qui a la manie de déborder plusieurs fois par siècle. L’église, qui date du XV siècle, porte la trace des inondations successives, dont celle record du dix huitième siècle. D’un coup, je ne suis plus aussi enthousiasmée par l’idée de PrincesseChipie de passer mes vacances sous l’eau place des tilleuls, qui est pourtant la plus grande place des bastilles landaises, c’est dire l’importance de Grenade au moyen âge.

Au dessus de Grenade, on a un très joli point de vue, en montant à Notre Dame du Rugby. Il s’agit d’un ancien oratoire romain transformé au cours des siècles en église puis tombé dans l’oubli et la ruine jusqu’à ce qu’un abbé fan de rugby décide de la retaper dans les années 60, avec l’accord et des aides financières de la fédération française. Non seulement la chapelle est charmante, mais la collection de maillots exposée à l’intérieur et à côté dans le petit musée, est impressionnante, comme ça, au milieu de nulle part. Les plus grands joueurs de rugby du monde sont passés par là, et Wizzboy a promis d’y revenir faire don de son maillot quand il sera international, évidemment. On y trouve des maillots de tous les pays, y compris les plus improbables, et des souvenirs de stars de l’ovalie, comme Jonah Lomu, c’est vraiment un endroit surprenant.

Tout ça pour dire que Marichéri et les enfants qui n’avaient jamais mis les pieds à Grenade sur l’Adour et n’en avaient donc aucun souvenir adolescent, ont beaucoup aimé la balade. Ça prouve bien que je ne suis pas chauvine!

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Sunny Monday #40

En octobre, Bernie nous propose le thème « statue ». je sens que ça va nous donner l’occasion de nous promener, j’aime beaucoup! On commence à Budapest, avec les statues des septs premiers chefs magyars qui ornent la place des héros. C’est la plus grande place de Budapest et elle a été aménagée en 1896 pour célébrer le millénaire de l’arrivée des magyars, à peu de chose près, on n’était pas à cheval sur les dates à cette époque, même si on l’était (à cheval tout court je veux dire).

Bonne semaine à tous!

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