Projet 52: métallique

J’ai de suite penser à une photo, ou plutôt une série de photos quand j’ai vu le thème choisi cette semaine par Ma’. Marichéri, en tant que parisien, n’avait jamais visité la Tour Eiffel avant d’y revenir en touriste avec ses enfants. Et bien, il a adoré et ça lui a inspiré des tas de très jolies photos. J’en ai déjà montré quelques unes, mais j’en ai encore en réserve. Franchement, la Tour Eiffel, ça fait bien métallique, non?

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Friday Feelings #337

Le vendredi, c’est états d’esprit (imaginés par ma copine Zenopia)

Fatigue: nerveuse. Le tut-tut-tut des engins de chantier dans la rue, a redoublé cette semaine.

Condition physique: ça y est, ça commence. Je me gèle et je grelotte tous les matins sous mes deux pulls et ma parka pendant que les locaux et le reste de la famille se promènent pratiquement en t-shirt.

Esprit: forcément, avec tout ça, il a du mal à se mettre en route.

Estomac: a eu une grosse frayeur mardi matin, quand la machine à café a fait « plop », s’est mise à clignoter et a refusé de sortir ne serait-ce qu’une goutte de café. Heureusement, Marichéri, en grand habitué de la technologie, a réglé le problème de suite grace à l’infaillible méthode de « turn it off and on again », éteindre et rallumer aussitôt.

Humeur: un chouïa stressée, mais c’est mon état normal.

Boulot: je fais des petits trucs, des bouts de machins, des choses comme ça.

Culture: Pokémon avec Wizzboy, ça compte?

Avis perso: aaah, le flegme anglais, le blitz Spirit, le keep calm and carry on…quand tous ces grands patriotes en sont à se frapper pour quelques litres d’essence, c’est clair, ça saute aux yeux, leur blitz Spirit.

Message perso: juste ❤️ pour A, A, B, D et N qui se reconnaîtront (ce n’est pas une bataille navale).

Loulous: ça y est, c’est officiel, L’Ado passe en M2. Alors que donc il y est déjà depuis deux semaines. Qu’est- ce que vous voulez que je lui réponde quand il se lamente sur la logique de l’administration en France avec ça? GeekAdo est joie, il a décroché un job étudiant à la fac! En plus, c’est payé, il est très content. Ça aide, de mieux parler anglais que les profs d’anglais. MangaGirl a reçu sa liste de textes pour le bac de français, elle n’a pas l’air de partager du tout mon enthousiasme pour la princesse de Cleves. GeekAdo a tenu à la rassurer devant mes cris de joie: t’inquiète pas, maman a fait pareil avec moi, ça va lui passer. Petits béotiens. PrincesseChipie rentre de pleins pieds dans l’adolescence, je ne ferai pas d’autre commentaire sur le sujet. WizzBoy a fait une sortie culturelle sur l’art dans la ville. Alors, c’était bien? Oui, c’était super, on a eu un bonbon à la fin. Au moins, ça lui a plu…

Divers: il y a un truc. C’est sur Twitter.

Amitié: cette après midi, sur Skype et à Lille très bientôt.

Love: j’ai déjà dit que c’est un super-héros et il confirme régulièrement. Même si son histoire de bonne sœur à la gare dans le bénitier ne va pas du tout.

Envie de: recevoir certaines réponses rapidement.

Penser à : ventiler les bureaux des transports scolaires qui m’envoient à nouveau un e-mail pour m’expliquer qu’ils ne reconnaissent pas mon adresse e-mail.

Sortie: rien de prévu, mais ça peut venir. D’ailleurs, puisqu’on en parle, si quelqu’ un a des avis sur les comiques français, ça m’intéresse. Il y en a plusieurs qui passent au théâtre de la ville à côté, mais je ne les connais pas, je suis restée coincée sur les anglophones.

Pic: notre voisin préféré est repassé nous faire coucou

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Thursday thunder: les chasseurs

Dimanche dernier, on est allé se balader, on a pris des petites routes de campagne bucoliques, au milieu des champs. Et des chasseurs. C’est à dire qu’on a croisé des rangées de types en veste fluo, armes sous le bras, arpentant en ligne serrée des champs labourés où les malheureux faisans domestiques et affectueux qu’ils venaient de lâcher juste pour les flinguer, n’avaient même pas une touffe d’herbe pour se cacher. J’hésite entre la colère et l’envie de vomir.

Attention, je viens des Landes. J’ai déjà tout entendu sur le maintien des traditions ancestrales, la culture rurale et autres excuses bidon comme l’amour de la nature. Et je n’y crois pas une seconde. Le maintien des traditions ancestrales? Mais oui bien sûr, sinon, au moyen âge, on écartelait les gens, ça c’est de la tradition ancestrale, on devrait faire pareil non? A commencer par les braconniers, vu que c’est à peu près comme ça qu’on les traitait, je suis sûre que ça fera chaud au cœur de tous ces valeurs chasseurs, de renouer avec cette charmante coutume. Non mais je n’y comprends rien, je ne suis qu’une citadine bouchée, la chasse, c’est toute la ruralité…alors donc, je répète, je viens des Landes, dans le style rural, on fait difficilement mieux et je vis au bord d’un village, par choix. Arrêtez de faire croire que les ruraux sont des êtres frustres et assoiffés de sang qui ne se définissent que par le plaisir d’aller trucider vicieusement d’innocents animaux. C’est insultant pour tous les ruraux!

D’autres vont dire que c’est un sport. Ah. Parce que bringuebaler dans un champ, accroché à son fusil et clairement alcoolisé pour aller tirer, à 25, sur une pauvre bête affolée, c’est sportif? Le tir sportif, ça existe, en salle et ça demande une concentration et une adresse inversement proportionnelle à votre taux d’alcoolémie. La randonnée, c’est aussi un activité qu’on peut qualifier de sportive, mais ça se fait plus avec un bâton pour marcher qu’une cage sous le bras avec un pauvre animal qu’on dépose au milieu du chemin pour le cribler de plombs. Et ça ne consiste pas à se transformer en dangers publics qui tirent sur tout ce qui bouge, y compris des vrais randonneurs. Je ne parlerai même pas du côté « amoureux de la nature », tellement ça me fait hurler de rire. Rire jaune, certes mais bon…Comme dirait Marichéri, effectivement, il y a un temps certain, la chasse servait à se nourrir. Mais aujourd’hui, ça sert à quoi? La régulation des espèces? En allant tuant un animal qu’on a élevé pour ça, sérieusement?

Ces cohortes de types à la démarche plus qu’hésitante, arpentant leur champs derrière un pauvre faisan même pas apeuré tellement il était habitué à la présence humaine, c’était sinistre. Et bien sûr, certains avaient amené leur gamin, c’est un endroit sûr et où il n’y a jamais d’accident, la chasse pas vrai? Ça m’a achevé, comment peut-on mettre en danger ses enfants comme ça? Et le prochain faisan que je croise, je l’adopte et je le ramène à la maison.

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Le trekking du mercredi

Armés de notre caddie et notre détermination, WizzBoy et moi continuons à descendre notre rue à pied tous les mercredis pour aller au ravitaillement, chez les commerçants du village. De toute façon, on ne peut plus passer en voiture à cause des travaux…mais on ne peut presque plus passer à pied non plus. C’est carrément l’aventure, d’aller chercher du pain!

Source ça ressemble à ça. En plus boueux.

Ça commence doucement, WizzBoy regarde où tu vas avec ton chariot, tu vas tomber dans la tranchée! Au moins, ça fait rire l’ouvrier qui était perdu au fond, on ne le voyait même plus dépassé. C’est profond cette tranchée…Marichéri se demande si ce n’est pas une ruse, cette histoire de refaire les canalisations, si ça trouve, ils cherchent du pétrole. Ou alors, c’est atavique, en tant que descendants de mineurs, une fois que les ouvriers ont commencé à creuser, ils n’arrivent plus à s’arrêter? Wizzboy, attention…ça y est, le chariot est embourbé dans un tas de terre, style terril, et on n’a pas fait 10 mètres. J’essaie de le ressortir pendant que Wizzboy fait du trampoline sur les plaques en métal qui recouvrent en partie certains trous béants. C’est plus une route, c’est une taupinière géante. La tension monte, une pelleteuse arrive à toute vitesse du bout de la rue, et je suis toujours coincée avec mon chariot au milieu de la boue avec une roue encastrée dans une grille du chantier. Ça sent le film catastrophe, je tire sur mon chariot, qui projette des giclées de boue sur mon jeans mais refuse d’avancer, la pelleteuse fonce toujours droit sur moi à la vitesse éclaire de…euh, ben d’une pelleteuse. Bon d’accord, même lancée au galop comme ça, elle n’avance pas très vite, mais la tension monte quand même jusqu’à ce que le chef de chantier, n’écoutant son courage (c’est normal, il a un casque anti bruit, il ne peut pas écouter autre chose) vienne m’aider à libérer le chariot en me hurlant dessus « bonjour, fait pas chaud ce matin » . Le drame est évité, le chariot est sain et sauf, et la pelleteuse passe à côté en klaxonnant pour saluer Wizzboy ravi.

Oui bon, j’ai peut-être paniquée pour rien, mais on a fait 5 mètres en 10 minutes avec tout ça et on arrive à la partie entièrement défoncée de la rue, plus aucune trace de macadam ni de passage pratiquable. Il y a une tranchée à gauche, une ligne de monticules de terre boueux au milieu, une deuxième tranchée à moitié rebouchée à droite, et une kyrielle de « ponts », de plaques métalliques branlantes, réparties au hasard. Wizzboy se prend pour Indiana Jones et fonce dans le tas, littéralement, pendant que je tente de faufiler le chariot, en équilibre sur une roue entre une canalisation qui dépasse et une grille hirsute, prête à se jeter sauvagement sur mes roues (celles du chariot je veux dire, mais on se comprend). Le chef de chantier nous salue, WizzBoy, le chariot et moi. Visiblement, il nous parle, mais je ne sais pas lire sur les lèvres. Non parce qu’avec le vacarme des marteaux piqueurs, je ne comprends rien. De toute façon, je ne comprends pas son accent ch’ti même quand c’est silencieux…il a l’air content, je vais sourire poliment, ça va passer. Wizzboy en profite pour s’emparer du chariot et faire une embardée sur une des plaque de métal. Ça surprend un ouvrier qui se cachait au fond d’une tanche et il en lâche son mégot. J’espère qu’il était pas en train de refaire les canalisations du gaz, celui-là…on est arrivé à la moitié de la rue, on y croit, ça va le faire. Et là soudain, c’est le drame. Le chariot échappe à Wizzboy et décide de continuer tout seul.

Le chariot dévale la rue, zigzaguant avec une souplesse surprenante entre les tranchées et les tas de graviers, WizzBoy et moi à ses trousses sous les éclats de rire de tout le chantier. La pauvre bête (je parle toujours du chariot) finit sa course sur le flanc, allongé de tout son long dans une flaque de boue. C’est un ouvrier compatissant qui vole à son secours et le redresse pendant que j’essaie d’enjamber une tranchée pour le rejoindre, avec des grâces d’hippopotame unijambistes, attention, il s’agit de ne pas tomber… Et je dérape dans la boue, youpidoo. Wizzboy en profite pour demander au monsieur si il peut visiter sa tranchee… bon, ça suffit comme ça, je reprends mon chariot d’une main, mon gamin de l’autre et ce qui reste de ma dignité, je remercie les ouvriers pour leur aide et je vais faire mes courses, non mais.

Donc ça, c’était juste l’aller, en descente et avec le chariot vide. Il a fallu remonter. Ça a été pire. Encore 4 mois de travaux, minimum. Ça va être long, mais long…

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Mardi tourisme: Liettres et le cricket

On délaisse un peu les Landes (j’y reviendrai) pour le Pas de Calais et le charmant village de Liettres et son voisin, Estrée-Blanche. Honnêtement, c’est mitoyen et les limites des deux communes ne sont pas claires, on n’arrête pas de rentrer et sortir d’un village à l’autre, alors je préfère mettre les deux, pour ne vexer personne.

On est tombé dessus grâce au journal local qui annonçait le grand tournoi international de cricket de Liettres. Forcément, ça nous a intrigué. Du cricket au fin fond du pas de Calais? Et oui! Liettres avec ses quelques 300 habitants est carrément une métropole du cricket et peu être même le berceau mondial de ce sport. En tout cas, le 25 octobre 1478, on jouait déjà au cricket à Liettres et c’était assez violent à l’époque puisqu’il y a eu un mort, ce qui donne lieu à une lettre de doléance adressée à Louis XI. Quoiqu’en disent les anglais, c’est la première fois que le cricket est mentionné par écrit (il faut attendre 1597 pour que ce soit le cas de l’autre côté de la Manche). C’est donc tout à fait normal que Liettres marque le coup avec un tournoi rassemblant des équipes anglaises, belges et françaises et une reconstitution historique.

Juste à côté du champ de cricket, il y a donc Estrée-Blanche, qui en plus d’avoir un nom qui m’a beaucoup plu, possède une église de taille impressionnante. Saint Vaast (ça se prononce « va ») date du seizième siècle et ses environs donnent une idée du village au temps de sa splendeur. C’est très mignon. Il semblerait que le nom Estrée soit du vieux français et vienne de la voie romaine qui passait par là, mais je ne sais pas si elle était pavée de blanc ou pas.

Mais c’est le château de Liettres, de l’autre côté du champ de cricket qui nous a le plus enthousiasmé. C’est une résidence privée et on ne peut s’en approcher qu’à l’occasion du tournoi. Le propriétaire, un vieux monsieur charmant, fait faire le tour lui même aux visiteurs en racontant l’histoire du château qui est dans sa famille depuis plusieurs générations. Il a été construit en 1460, et a donc accueilli un match de cricket en 1478. La forteresse moyenâgeuse a été en partie détruite par le duc de Vendome en 1542 et le château a été remodelé en 1720. Le contraste entre la façade classique et l’arrière original est remarquable.

Alors certes, à part L’Ado, et malgré des années en Angleterre, on n’est pas particulièrement fan de cricket, mais Liettres et ses environs nous ont beaucoup plu, on reviendra l’année prochaine.

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Sunny Monday #39

Dernier lundi en vert pour le défi de Bernie. On est en plein déluge, ça m’a fait pensé à Bath, qu’on a visité sous une pluie battante et non interrompue pendant plusieurs jours, il y a quelques années (mon joli parapluie avec des vaches n’y a pas résisté!). L’eau des termes romains est très ferrugineuse (j’ai goûté, par curiosité et c’est très mauvais), elle a un petit teint verdâtre qui colle très bien au thème (et j’avais le même après l’avoir goûtée).

Bonne semaine à tous!

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Projet 52: à la campagne

Ça tombe bien, je suis comme Ma’, je suis en plein dedans! La campagne je veux dire. J’y étais déjà en Angleterre aussi, et de manière générale, on part souvent en vacances dans des coins aussi reculés que verdoyants. Des photos de campagne, on en a des tas. A la limite, je peux même sortir dans le jardin et photographier le champs derrière. Mais Marichéri a eu une meilleure idée. Une des choses qui me plaisent beaucoup, à la campagne, c’est bien sûr d’avoir des fermes et des animaux de la ferme à proximité, c’est mon côté Marie Antoinette (avec la tête en plus). J’ai un faible pour les vaches et je ne désespère toujours pas de convaincre Marichéri d’en adopter une, potty trained et petit format, pour ne pas faire trop peur aux chats. On en croise plein dès qu’on sort un peu du village, notamment chez un fermier qui vend directement son lait, et ça, ça me plaît beaucoup! Du coup, Marichéri m’a suggéré une photo de pots de lait, et c’est une excellente idée.

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Friday Feelings #336

Le vendredi, c’est états d’esprit, imaginés par ma copine Zenopia.

Fatigue: tut-tut-tut…j’en ai parlé hier, j’ai tellement le bruit des engins de chantier qui reculent dans la tête, que ça me réveille la nuit. Quand tout est silencieux donc.

Condition physique: ou alors j’ai des tympans à retardement, je sais pas si je dois m’inquiéter…

Humeur: ça y est, ça va me stresser!

Esprit: en pleines hallucinations apparemment, mais je ne sais plus, rhaaa.

Boulot: pas plus que ça, et ça me suffit. Enfin si, j’ai repris les recherches chez mes copains de la BNF sur Gallica, que je ne recommande pas. Il va falloir qu’ils songent à refaire leur site un jour, c’est de pire en pire. Quand on trouve ce qu’on cherchait, c’est grâce à une erreur de manipulation.

Culture: cela dit, j’en apprends beaucoup sur le Tour de France dans les années 20. Je rappelle que je fais des recherches (en vue d’une exposition à la mairie, pas par hasard) sur la résistance dans le pas de Calais. Voilà, voilà…sérieusement qui a pondu un système de recherches aussi mal fichu?

Avis perso: rayons vides dans les supermarchés, plus de traitement des eaux usés, plus de matériels dans les hôpitaux, problèmes d’approvisionnement énergétique et pénurie de carburant…ça fait rêver, brexitland, non? Surtout que pendant ce temps, le grand leader Johnson ne trouve rien de plus urgent à faire que de citer Kermit la grenouille à l’ONU.

Message perso: bon week-end à Reims! (Je ne m’adresse pas à tous les rémois, même si je ne leur souhaite évidemment pas un week-end pourri, mais à une copine qui y va en week-end, c’est très clair).

Loulous: L’Ado pourrait faire un effort et prendre son chat avec lui quand il va en cours! Cette bête (Capucine, pas L’Ado…quoique…) est désagréable. GeekAdo s’éclate au milieu des étudiants internationaux, il en est très content, surtout qu’il sert d’interprète. MangaGirl a pris l’excellente initiative de ne pas participer à la chorale cette année, pour se concentrer sur la peinture. On la remercie du fond du cœur (elle chante très bien, c’est juste que la prof organise des spectacles qui durent 139 heures à chaque fois, en ressenti). PrincesseChipie a enfin commencé à avoir des notes au collège, il était temps. Elle était en manque depuis juin. Wizzboy a commencé sa liste au père noël. Pour être sûr de ne rien oublier évidemment. Ça promet.

Amitié: je m’inquiète sérieusement pour les amies en UK. J’espère que ça va aller.

Love: il a changé sa batterie de sens, pour savoir si il est ambidextre en percussion comme en guitare. Pour l’instant, les tests sont inconclusive.

Penser à: bien expliquer à l’instit de Wizzboy que non, je ne suis pas volontaire pour les sorties scolaires.

Envie de : si je dis déjà vacances, ça va faire sale gosse?

Sortie: après l’échec de notre tentative de sortie le week-end dernier, où on a littéralement été assiégé par une meute de cyclistes coupant toutes les routes qui nous auraient permis de sortir de chez nous, je n’ose plus trop m’avancer. J’ai repéré un truc qui a l’air sympa, mais je ne veux pas donner d’idée aux organisateurs de courses de vélos.

Pic: il commence à faire assez frisquet le soir. En tout cas, Marcel a froid et il n’aime pas ça.

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Thursday Thunder: les travaux épisode 3

Ça fait maintenant plus de deux mois et demi que notre rue est en travaux. Après une première tranchée qui a défoncé sur toute la longueur, la moitié de la chaussée, les ouvriers attaquent une deuxième tranchée qui défonce l’autre moitié. Tut-tut-tut. C’est bien simple, à la place du macadam, on a des trous béants ou des tas de boue, la rue est totalement impraticable. C’est inquiétant d’ailleurs, parce qu’on n’en est qu’à la deuxième phase des travaux et il en reste une troisième alors qu’il n’y a plus nulle part où creuser, on se demande comment ils vont faire. Tut-tut-tut. Mais bon, comme tous les riverains réveillés dès 6 heures du mat par les engins de chantier et qui doivent faire un trekking dans les tranchées pour sortir ou rentrer de chez eux (ça tient à la fois de la spéléologie et de l’alpinisme, Indiana Jones à côté de mes voisins passant leur porte, c’est du pipi de chat), on patiente en se disant que ça sera bien quand ça sera fini. Tut-tut-tut. Sauf que là, je suis au bord de craquer nerveusement. Tut-tut-tut.

Source ma rue ressemble pratiquement à ça. En pire.

Le parking du terrain de foot à côté de chez nous sert de QG au chantier. C’est pratique, on est en bout de rue, caché derrière des arbres, on est les seuls à pouvoir encore sortir en voiture de chez nous. Tut-tut-tut. Mais ça veut dire aussi qu’on a droit au ballet incessant des engins de chantiers qui chargent et déchargent, qui virent et revirent, qui tournent et retournent sur ce parking toute la journée. Tut-tut-tut. Alors je ne sais pas quel sadique démoniaque a eu l’idée de mettre un avertisseur sonore aussi vicieux sur ces engins de chantier, mais si je tombe dessus, je lui fais bouffer une pelleteuse par les oreilles. Tut-tut-tut. Attention, je ne remets pas en cause la sécurité des ouvriers, c’est le bruit choisi qui me pose problème. Pourquoi ce Tut-tut-tut strident qui vrille les tympans jusqu’au plus profond du nerf auditif? C’est physique, de 6 heures du matin à 16 heures, j’ai l’impression que ce Tut-tut-tut me perce le crâne avec la délectation d’un dentiste psychopathe attaquant un tableau noir au marteau-piqueur. C’est même pire que ça, je me suis réveillée cette nuit à 2h37 (j’ai vérifié), avec l’impression d’entendre ce Tut-tut-tut. C’est d’ailleurs pour ça que j’ai regardé l’heure, c’est pas possible, ils commencent beaucoup trop tôt aujourd’hui! Ben non, voilà que j’ai des hallucinations auditives maintenant…Tut-tut-tut.

Sérieusement pourquoi Tut-tut-tut? Ça marcherait aussi bien avec de la musique, ou des cris d’animaux de la ferme, non? Ce qui compte, c’est que ça émette un son quelconque quand l’engin recule, pas que ça produise une torture sonore calculée pour rendre fou! Tut-tut-tut. Alors que si les tracteurs hennissaient, les pelleteuses meuglaient et les autres machins sur chenilles là, je sais pas comment ça s’appelle et je m’en fiche un peu, lançaient de grands cocoricos, et bien, ça serait non seulement plus supportable mais même carrément sympathique. Je suis sûre que ça plairait aux ouvriers, de travailler dans une ambiance bucolique. Ou alors, pour éviter les confusions, on pourrait remplacer le Tut-tut-tut par de la musique classique. Ça serait tout aussi efficace pour prévenir qu’un engin recule et ça ménagerait les nerfs de tout le monde. C’est vrai ça, c’est quoi ce snobisme, pourquoi les ouvriers du BTP n’auraient pas le droit d’être mélomanes, pourquoi leur infliger uniquement ce Tut-tut-tut hargneux? C’est carrément de la discrimination. Tut-tut-tut. Je me sens faible…

Si tout va bien, on en a jusqu’à la fin de l’année. Tut-tut-tut. Mais visiblement, il n’y a aucune chance que tout aille bien. Le planning doit être géré par le tortionnaire qui a inventé le Tut-tut-tut, il n’est là que pour rendre fou les usagers en leur donnant de faux espoirs. Tut-tut-tut. Je ne sais pas si je tiendrai, j’ai peur de craquer et d’aller attaquer nuitamment une pelleteuse à coup de clochette. Tut-tut-tut.

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Les ados et l’originalité vestimentaire

Le matin, on traverse toute la ville la plus proche pour déposer les enfants à l’école. On se retrouve avec un bon milliers de voitures coincées entre les feux, les livreurs qui ont une conception très personnelle de l’espace (non, une voiture ne passe pas dans les 10 centimètres que vous avez laissé sur le côté), les parents qui insistent pour déposer leur chérubin pile devant le portail, où il est interdit de se garer pour une bonne raison, ça bouche toute la rue, et les bus. Dans la joie. Ça nous laisse le temps d’observer les hordes de teenagers boutonneux qui se déversent mollement devant le lycée. C’est impressionnant, ils sont tous pareils, et n’ont pas évolué d’un iota depuis qu’on faisait aussi partie de la meute il y a très longtemps, un certain temps, pas si longtemps que ça finalement. Enfin, j’étais une artiste tourmentée en marge de la communauté lycéenne (à cause de mon corset) et Marichéri un punk-artiste maudit-asocial convaincu. Mais bon, c’est désespérant, cet amas moutonnier de gamins sans personnalité.

Source

Et puis hier matin, à la grande surprise de Marichéri qui essayait de manœuvrer entre un cycliste voltigeur et un camion poubelle hystérique, j’ai poussé un cri de joie. Il a sursauté (pas le camion poubelle, Marichéri). Quoi, quoi, qu’est ce qu’il y a?!? Là, regarde, une goth! Et bien, malgré son peu d’enthousiasme initial (de toute façon, on ne bougeait pas d’un centimètre dans cet embouteillage, alors…), il a compris ma réaction. La pauvre gamine goth en rébellion contre la société, les adultes et tout ça, un peu moins. En tout cas, elle n’a pas eu l’air d’apprécier mon air ravi et mes grands sourires quand elle est passée à côté de la voiture. J’ai eu du mal à me maîtriser et à ne pas lui faire coucou, je crois que ça ne lui aurait pas forcément plu. Enfin une ado qui n’a pas peur de se démarquer, ça fait plaisir à voir. En plus j’adore l’esthétique goth, j’ai moi même un manteau gothique dont je suis très contente…mais bon clairement, mon enthousiasme n’était pas l’effet recherché par cette apprentie rebelle.

J’étais déjà en joie. J’ai tourné la tête pour expliquer à Marichéri que finalement, il y a encore des originaux et là paf, une fille avec un carré rose fluo. Mais c’est génial! Et non, je ne passe pas dans les ultra sons quand je m’exclame, je ne vois pas ce qui fait dire ça à Marichéri. Par contre effectivement, j’étais à deux doigt de descendre de la voiture pour demander des conseils coloration à cette ado qui n’a pas peur de s’affirmer comme ça. Mais j’ai pensé que ça allait la contrarier aussi, comme la Goth…Alors bon, deux originales sur un troupeau d’un millier de lycéens, c’est peu, mais ça fait du bien. Attention, je ne dis pas qu’il faut se faire remarquer pour le plaisir de se faire remarquer, mais juste arrêter de se fondre dans la masse volontairement. Si on n’est pas capable d’envoyer valser le conformisme à cet âge là, ça laisse présager d’une suite assez terne, non? Je trouve ça triste.

Et puis ce matin, MangaGirl a débarqué pour le petit dej en mode manga/pensionnat anglais/ rangers. Elle qui a passé les dernières années à se fondre le plus possible dans la masse, en masquant sa personnalité le plus possible pour aller au collège puis au lycée, voilà qu’elle se lâche enfin. Je suis très fière d’elle. Vive l’originalité!

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