Sunny Monday #41

Nouveau mois, nouvelle couleur pour le défi de Bernie qui nous propose « rose », que je prononce toujours avec l’accent du Sud Ouest pour la plus grande hilarité de Marichéri. Je n’ai pratiquement plus d’accent, sauf quand je me rapproche géographiquement ou familièrement (c’est à dire quand je parle plus de 10 minutes avec ma famille, y compris par téléphone) de mes racines, mais il y a toujours des mots sur lesquels je bute, dont rose et jaune. Marichéri fait exprès de me les faire dire, juste pour rire…enfin bref, on va faire double rose, avec des roses roses pour commencer octobre! C’est très clair.

Bonne semaine à tous!

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Projet 52: fruits d’automne

J’avoue, j’avais l’intention de faire un tour dans le jardin pour illustrer le thème choisi par Ma’ cette semaine, mais là franchement, entre le vent et la pluie…je vais me rabattre sur les archives, au chaud et au sec! Du coup, ce sera une photo de notre jardin anglais et des œuvres du pommier fou qui trônait au milieu (en même temps, ici, on a un poirier qui lui ressemble beaucoup, niveau production intempestive de quintaux de fruits…). Les enfants détestaient ce pommier, après les premières récoltes qui les avaient ravis. Non seulement on passait notre temps à manger des pommes sous toutes les formes possibles et (in)imaginables, mais il fallait ramasser en continu au pied de l’arbre hystérique: ça pleuvait littéralement des pommes pendant des semaines. J’en étais à en refiler à tous les gens que je croisais, y compris le facteur, tellement on ne savait plus quoi en faire. Aujourd’hui on a donc un poirier (je n’aime pas les poires), un énorme cerisier qui nous nargue avec ses fruits hors d’atteinte, trois pruniers antiques, deux noisetiers…et un espèce de petit pommier chétif et très peu productif. Cette arbre fait preuve d’une mauvaise volonté manifeste. Je vais finir par regretter l’enthousiasme fruitier de notre ancien pommier…

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Friday Feelings #287

Ça faisait quelques semaines (depuis la rentrée en fait) que j’étais inhabituelle matinale pour les états d’esprit (sur une idée de ma copine Zenopia), ça ne pouvait plus durer!

Fatigue: l’ablation des cordes vocales chez le chat hurleur, c’est considéré comme de la maltraitance animale ou de l’auto défense? Non parce que l’ablation du sommeil chez l’humain par le chat hurleur, c’est clairement de la maltraitance de mes tympans et de mon état de forme.

Humeur: ronchon. Il pleut et j’ai sommeil. Beuh.

Condition physique: actuellement recroquevillée sous un plaid dans un coin du canapé, celui près du radiateur. Alors que la terre entière n’arrête pas de me dire qu’il fait doux. Espèces de nordistes réchauffés, tiens.

Esprit: sinon ça va, je suis très guillerette, mais c’est intérieur.

Estomac: j’ai fait une cargaison de la confiture de prunes…il semblerait que les enfants aient aimé. elle n’a pas passé la semaine. Je vais vite manquer de prunes à ce rythme.

Culture: rien d’interessant cette semaine, c’est le manque de sommeil. Sales bêtes.

Boulot: il va falloir que je me bouge un peu.

Message perso: bon anniversaire avec un peu de retard!

Avis perso : go Nancy, go! Bon je sais bien que c’est très méchant de souhaiter du mal aux gens, mais si Trump pouvait être souffrant quelque temps (j’en profite pour remercier le coronavirus, qui essaie clairement d’améliorer sa réputation en s’attaquant enfin à Trump), et si il pouvait avoir effectivement contaminé Pence (le vice président, qui est cas contact), le pouvoir aux US reviendrait donc à la présidente de la chambre, à savoir Nancy Pelosi. Une femme, démocrate, opposante acharnée et efficace à Trump, capable de bloquer les nominations à la cour suprême et d’assurer la régularité des élections…Bon je sais, je rêve, mais pour une fois que ce fichu virus fait quelque chose de bien, il faut l’encourager! (Et non, je ne souhaite la mort de personne, juste que Trump et Pence soient en arrêt maladie et guérissent le plus tard possible certes, mais guérissent quand même).

Loulous: L’Ado découvre les joies des transports en commun parisiens. Il en est à regretter le tube londonien, c’est dire si il s’adapte vite. GeekAdo commence à trouver ses marques à l’université et donc à respirer un peu. Son emploi du temps « évolutif » (à cause de la pandémie) le stresse toujours mais sinon, ça va. Et il découvre les joies des TER régionaux (il commute les jours de cours), et lui ne regrette pas du tout l’équivalent anglais! MangaGirl continue à s’éclater en cours d’art. Le prof est, je cite « totally spaced out», elle trouve ça génial. PrincesseChipie prépare déjà noël, en vraie petite anglaise. Les paillettes volent. WizzBoy est trop content parce que maintenant, il est « trop mega fort en poésie, la vache, cool » . Quand je pense que je me lamentais quand il refusait de speak la France…

Divers: on critique Priti Patel, la guillerette ministre de l’intérieur britannique, à faire passer les petits Trump et Pence pour de joyeux bisounours, mais c’est une incomprise en fait. Non, elle n’a jamais pensé déporter les réfugiés au fin fond de l’Atlantique Sud pour s’en débarrasser à tout prix (quoique, c’est justement le coût d’acheminement qui a fait capoter ce charmant projet), elle voulait juste perpétuer une grande tradition historique britannique. Si. Puisqu’elle pensait les parquer, littéralement, dans des centres de rétentions, à Saint Hélène, comme Napoléon. Je vais vomir.

Amitié: j’espère que ça va mieux!

Love: il n’y a pas à dire, le télétravail à 100%, ça le met vraiment en joie. Moi aussi. Youpidoo.

Penser à: faire un état des lieux des manteaux, bottes, écharpes et autres bonnets des enfants…mère de famille, qui plus est famille nombreuse, c’est captivant. Surtout qu’on pourrait penser que les deux grands sont autonomes, mais pas du tout!

Courses: et donc, après l’état des lieux vestimentaire, il faut regarnir les penderies, dans la joie et la bonne humeur. Je rappelle que j’ai trois ados et demi (un qui ne devrait plus l’être, mais encore un peu quand même, une qui se prépare à avance, plus deux qui sont en plein dedans…c’est bien ça, le compte est bon). Un vrai bonheur.

Sortie: pas vraiment non…je crois que je vais supprimer momentanément cette rubrique, tant qu’on est en zone rouge.

Pic: ça suffit humains, arrêtez la pluie, c’est un ordre!

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Thursday Thunder: hands off our collective uterus

Je préviens de suite pour que tous les grincheux racornis passent leur chemin: on va parler droits des femmes et avortement. Et comme ce n’est pas la première fois, je sais que ça va donner lieu à des messages charmants. Ou pas. Mais vous avez remarqué comme ça n’a pas suffit à me décourager, puisque je n’hésite pas à en reparler? Oui? Ben voilà, donc, pas la peine de venir déverser votre bile, les « pro Life », ça ne passera pas. Voilà, maintenant qu’on est tranquille, on va pouvoir discuter un peu.

Le droit à l’avortement est attaqué de partout, enfin on se comprend, dans les pays qui l’autorisent. Puisque je rappelle que deux tiers des femmes vivent dans des pays où l’état considère que c’est son devoir de se mêler de ce qui se passe au tréfonds de l’anatomie de la moitié de sa population, plutôt que de laisser les femmes décider par elles-mêmes, il ne manquerait plus que ça…encore un peu, et elles vont vouloir être traitées aussi bien que les hommes, tiens. Pendant que des mouvements autoproclamés féministes se déchirent entre eux (certaines n’hésitant pas à sombrer dans une ayatollisation totalement terrifiante) ou s’indignent à coup de grandes envolées lyriques sur des sujets essentiels comme l’écriture inclusive ou la pertinence de l’appellation Mademoiselle qui sont autrement plus importants que les mariages forcés de gamines pré pubères ou l’excision…je disais avant de m’énerver toute seule: pendant que des mouvements féministes brassent du vent et s’entredéchirent férocement, le droit à l’avortement est partout menacé. Aux États Unis bien sûr, où le choix de Trump pour la cour suprême ne présage rien de bon, mais même en France, où certains s’offusquent d’un projet de loi visant à rallonger le délai légal de 12 à 14 semaines, non pas pour le plaisir mais pour tenir compte des difficultés à trouver une clinique. Ces braves gens trouvent aussi scandaleux qu’il n’y ait plus de délai légal de réflexion de 7 jours (depuis 2016), ce qui leur paraît d’ailleurs beaucoup trop court. C’est sûr c’est bien calculé de leur part: entre le moment où on se rend compte qu’on est enceinte, le temps de trouver un praticien, de faire la demande, si en plus, on rajoute un temps de réflexion de trois semaines, ils sont tranquilles, on dépassera de toute façon le délai pour pouvoir se faire avorter. Comment faire s’évaporer le droit à l’avortement comme ça, l’air de rien…et participer à l’idée que les femmes sont de pauvres petites décérébrées qui ne peuvent pas décider de leur vie toutes seules. C’est clair qu’on va avorter comme ça, par hasard, sans y avoir pensé, sans avoir réfléchi, angoissé, agonisé des jours et des jours avant. Ah ben tiens, j’ai une heure à perdre, qu’est-ce que je pourrais bien faire? Et si j’allais avorter? Sérieusement, cette idée que les femmes, à l’inverse des hommes bien sûr, ne sont pas capables de vivre sans supervision de la société comme des enfants qui feraient mieux de laisser les adultes décider pour elles, ça m’énerve un chouïa. Je ne sais pas si ça se sent…

Vous allez me dire, les pro life ne sont plus à une outrance près…déjà, rien que leur nom, comment on peut se baptiser « pour la vie » quand on revendique de laisser une femme crever d’une fausse couche plutôt que de lui permettre d’avorter? (Exemple irlandais et véridique) D’ailleurs, statistiquement, les pro Life aux États Unis sont aussi pro peine de mort, c’est curieux…mais je m’éloigne du sujet. Je ne comprends pas ce besoin de se mêler de la vie des autres en général et des femmes en particulier. C’est tout à fait leur droit d’être contre l’avortement si ça les amuse, ces braves gens, mais pourquoi au nom de leurs idées (moisies, rétrogrades, imbéciles, sexistes, fascistes, criminelles…ne rayez pas la mention inutile, il n’y en a pas), imposer leur vue à tous et à toutes? Je déteste les épinards, mais il ne me vient pas à l’idée d’interdire à la terre entière d’en manger! Légaliser l’avortement n’a jamais voulu dire obliger qui que ce soit à avorter. L’interdire par contre, oblige des femmes à mettre en danger leur santé physique et mentale. De quel droit ces pseudo bien-pensants osent-ils jouer aux dieux avec la vie des autres? De quel droit se permettent-ils de décider du bien et du mal? De quel droit réduisent-ils la moitié de l’humanité à des utérus sans cervelle, sans volonté propre?

Pendant ce temps, certaines prétendues féministes sombrent dans l‘obscurantisme total qu’elles pensent pourtant dénoncer, elles distribuent bons points et anathèmes entre elles, éructent dictats et condamnations internes, enfermées dans leurs sectarismes, en vraies idiotes utiles de ce qu’elles croient combattre. Je n’aime pas les citations, mais là, c’est difficile de ne pas caser Simone de Beauvoir: N’oubliez jamais qu’il suffira d’une crise politique, économique ou religieuse pour que les droits des femmes soient remis en question. On y est.

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Autumn tag

Il y avait longtemps que je n’avais pas eu de tag, ça me manquait. Et là, voilà qu’un tag de saison que je vois passer chez pas mal de copines anglaises me tombe dessus comme une feuille morte…je sens que la comparison n’est pas forcément engageante alors que je suis très contente de répondre à ce tag, c’est juste que frileuse comme je suis, j’ai un peu de mal à me réjouir quand les températures baissent, bref quand l’automne arrive. Mais je n’ai rien contre lui, il peut même, être agréable parfois, c’est juste toute cette pluie et ce froid…bon allez, c’est parti, avant que je parte me cacher sous un plaid…


1- Favorite thing about Autumn?

Effectivement, vu l’introduction, c’est pas gagné…euh…les enfants retournent à l’école? Non je ne suis pas une mère indigne qui n’en peux plus après deux loooong mois de vacances scolaires (tous les parents me comprennent, et encore plus ceux de familles nombreuses), pas du tout, je me soucis de leur éducation, et toc. C’est crédible, non?


2- Spooky Autumn or cozy Autumn?

Vu que j’ai un mal fou à émerger de dessous ma couette (noooon, je veux pas y aller, c’est froid dehors!), on va dire cozy, mais sans conviction.


3- Haunted house or Halloween party?

C’est là que je me rends compte que j’ai peut-être mal interprété la question précédente. Parce que si on parlait d’halloween, évidemment que je suis pour! J’aurais dû dire spooky au lieu de cozy. Je rappelle pour les nouveaux que je suis une fan inconditionnelle d’halloween, cette fête traditionnelle celte multimillenaire et le premier inculte qui ne voit pas plus loin que des téléfilms étasuniens pourris et vient chouiner que halloween c’est commercial, américain, méchant, ou je ne sais quoi, je le mords. Non mais.


4- Carve pumpkins or paint pumpkins?

Ah mais je vais vraiment m’énerver là, c’est quoi cette question? Citrouille creusée ou citrouille peinte? Non mais seriously?!? Carve, forcément. Comme je disais au dessus, je ne rigole pas avec la tradition ( irlandaise donc, j’insiste), et je creuse consciencieusement des Jack o lanternes tous les ans. Si vous continuez à poser des questions comme ça, je ressors mon billet sur l’origine de ces citrouilles illuminées, et ça sera un record. J’arrive à peu près à attendre trois semaines avant Halloween avant d’en parler d’habitude.


5- Go apple picking or go on a hay ride?

Ah ben, ni l’un ni l’autre, je ne suis pas Heidi non plus.


6- Pumpkin spice lattes or mulled apple cider?

Ça y est, je me sens mal…quel sombre dégénéré a eu l’idée d’inventer le café parfumé à la citrouille? Que fait la police?


7- What did you dress up for Halloween last year?

Classique, comme tous les ans, en sorcière, mais pas en caricature de sorcière façon Disney, avec des trucs que j’avais sous la main, dont un long manteau gothique en velours dont je suis très contente (j’ai juste investi, il y a quelques années dans une perruque multicolore et pastel du plus bel effet. Ou pas, mais Maricheri en pleure encore de rire). Sauf que donc je suis la seule adulte déguisée à des centaines de kilomètres à la ronde, depuis qu’on vit en France. Mais j’ai eu un certain succès, quand j’ai ouvert la porte comme ça aux copines de PrincesseChipie, venues pour sa halloween party. Et aux parents des copines qui ont été très polis.


8- Falling rain or a crackling fireplace?

Voir introduction. Beuh. D’ailleurs, il pleut toujours.


9- Have you purchased any fall decor yet?

J’ai des chats. C’est à dire que ces braves bêtes prennent sur elles d’assurer la déco automnale de la maison en rentrant couvertes de boue et de feuilles mortes et en allant s’essuyer sur les coussins.


10- Favorite photo that you took last fall?

Elle date de plus d’un an et c’est Marichéri qui l’a prise, pas moi, mais ça passera quand même.


11- Favorite Autumn-themed movie?

Alors là, aucune idée…il y a des films d’automne, comme les film de noël? Attendez, j’ai été voir légende d’automne quand c’est sorti avec tout un groupe d’étudiantes transies en admiration béate. Ça m’a paru très niais, mais je ne suis pas sûre vu que c’est la seule fois de ma vie où je me suis endormie au cinéma tellement j’étais captivée. Cela dit, un navet, c’est de saison.


12- Favorite color to wear in Autumn?

Ah j’avoue, je commence à ressortir mes gros collants. Mes collants rouge pétaradant donc.


13- Best way to spend a rainy day?

Au sec!


14- Favorite Autumn food?

Depuis quand il y a une saison spécifique pour manger du chocolat? c’est pas toute l’année?


15-Favorite Autumn leaf?

Je ne sais pas, je suis nulle en botanique et je ne pourrais pas fait la différence entre une feuille de bananier et une feuille d’acacia. Déjà, je sais que les acacias sont des arbres et pas des instruments de musique Sud américains, c’est un bon début.


16- Favorite Autumn activity?

Dormir?


17- Favorite Autumn scent?

Je sens bien que j’ai un peu cassé l’ambiance, à faire la maligne…alors on va dire, l’odeur des feuilles humides, ou celle des châtaignes qui grillent.


18-Is your birthday in Autumn?

Ben non. C’était facile comme question…

19-What Is Your Most Loved Outdoor Autumn Activity?

Quand je rentre, au chaud et au sec. Non je ne suis pas grognon, mais seriously?!?

20-favourite autumn quote?

« Stupid leaves » Lucy van Pelt, dans Peanuts de Charles Schulz (la bande dessinée avec Snoopy)

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Mardi Tourisme : Mont de Marsan

A la demande générale d’Audrey, je me décide à faire un billet sur Mont de Marsan…j’ai un peu de mal à voir la ville où j’ai grandi avec des yeux de touriste. Mes enfants sont à chaque fois charmés pourtant, mais c’est peut être plus le côté familial qui les attirent (« c’était ton école maman! Et là tu y a été aussi, et là? ») J’ai redécouvert des coins avec plaisir, et parfois surprise (ça a quand même beaucoup changé, en mieux!), mais je n’arrive pas à apprécier les mérites touristiques de Mont de Marsan, ça reste la ville que j’ai quitté à 18 ans.

On commence par l’image la plus traditionnelle, le cœur de Mont de Marsan, c’est à dire le confluent de la Douze et du Midou, qui forment donc la Midouze, indissociable de la ville. Il faut savoir (ou pas d’ailleurs…) que j’ai grandi en écoutant la radio locale, l’indispensable Radio Midouze, plus connue sous le pseudo de radio 6, ahaha, on est comique ici, comique et matheux donc. La rivière tient une place importante dans l’agencement de la ville, mais pas que. Le lavoir est l’indicateur des crues, quand on commence à ne plus voir que la terrasse au dessus, c’est mauvais signe. Le chemin de halage le long de la Midouze a aussi été aménagé pour la promenade, c’est assez mignon.

On continue sur la place, l’ancienne minoterie a été une salle d’exposition qui a vu défiler quelques unes de mes œuvres d’ado (avec toutes celles de mes petits camarades des cours de dessin du musée). J’ai passé des après-midi entières plantée là avec tout un groupe de boutonneux armés de chevalets, de pinceaux, d’encre, de fusains… on se prenait pour des artistes. Je ne sais pas si c’est à cause de nous que le bâtiment a préféré changer encore une fois de fonction pour devenir office de tourisme. Juste après, il y a l’ancienne mairie qui était la bibliothèque quand j’étais lycéenne, et en face le théâtre. Et dans le coin là, c’est le Divan, un bar considéré au choix comme un bouge sans intérêt ou un repère stratégique et indispensable pour se donner rendez-vous le week end entre camarades de classe (ou plus si affinité, je dis ça comme ça, sans penser à mal). C’est une question de génération.

On remonte vers l’église de la Madeleine, construite en 1825, que je mentionne par obligation, parce que franchement, elle n’a aucun charme. Mais ça me donne l’occasion de rappeler que Marie-Madeleine est la patronne de Mont de Marsan, c’est à dire que l’immense beuverie que sont les fêtes de la Madeleine sont à la base une célébration religieuse avec procession et messe et tout ça. Pratiquement en face de l’église, on tombe sur la préfecture, qui présente l’originalité d’avoir été construite à peu près en même temps. On sent un certain air de famille. Je vous mets une photo mais je suis totalement incapable de me rendre compte si c’est intéressant ou pas, j’y suis allée tellement souvent (mes parents y travaillaient), c’était pratiquement chez moi. En dehors des heures d’ouverture, il fallait passer par la cour et le local des policiers, scotchés devant leurs écrans de surveillance qui diffusaient le Tour de France en été…derrière la préfecture, il y a le parc Jean Rameau et le lycée Duruy, c’est à dire l’ennemi juré des élèves de Despiau (il n’y a que deux lycées généraux). Les terminales n’hésitaient pas à régler leur différent ancestral et non expliqué lors de batailles épiques dans le centre ville, pour les 100 jours du bac, à coup de jets de farine, surtout quand l’attaque lâche et mesquine lancée par ces traîtres de Duruy qui croyaient prendre d’assaut et par surprise, les élèves de Despiau dans l’enceinte même de leur lycée, échouait lamentablement. Ces abrutis de Duruy, tiens. Je ne sais pas si je dois préciser, mais j’étais à Despiau…

Après tout ça, on va revenir vers la place de la mairie, en passant par les petites rues, c’est plus prudent. Et je vous fais grâce de mes souvenirs, parce que le billet commence à être long et je sens bien que je m’éparpille un peu. Je vous parlerai des bodegas de la place une autre fois. Ou de la libraire de BD (qui n’existe plus, c’est un scandale). Ou de la papeterie Lacoste (qui est toujours là). Ou de la crêperie. Ou de la boulangerie en bas qui faisait des croissants à 5 heures du mat pendant les fêtes. Des tourtières de chez Cousturian, de l’immonde église moderne après la caserne, du Plumaçon, de l’inévitable faux pub irlandais près de la place Saint Roch…ça y est, ça me reprend!

On termine avec the attraction montoise (les habitants de Mont de Marsan sont des montois, je précise pour certains comme Wizzboy, qui sont déçus que ce ne soit pas des montdemarsanais), c’est à dire le donjon Lacataye, ses remparts, ses tours, sa chapelle, ses bâtiments attenants (toutes les photos ne datent pas du même séjour). Et là, j’avoue que je suis épatée alors que je n’y faisais pas du tout attention. Pourtant, j’allais aux cours de dessin en bas, tous les mercredis, mais je ne voyais pas. Bon, c’est vrai que ça a été très bien aménagé depuis. C’était déjà le musée Despiau Wlérick, du nom de ces deux sculpteurs locaux (nés respectivement en 1874 et 1882) qui est donc spécialisé dans la sculpture figurative de la première moitié du vingtième siècle, ce qui m’a profondément ennuyé petite, puis fasciné ado. Le donjon, ses maisons romanes et ses fortifications ont été construits au quatorzième siècle par le vicomte de Marsan. Au cours de son histoire, il a servi de défense à la ville, de résidence royale (si, si, Marguerite de Navarre y a vécu), de caserne, de pensionnat et même de centre d’émission de la TSF!

Bon, voilà…alors vous en pensez quoi, de ma petite ville?

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Sunny Monday #40

Pour ce dernier lundi en orange du défi de Bernie, je vous amène à Cassel, très joli village du Nord (j’en ai parlé ici) . On est tombé en arrêt devant cette porte, orange pétant et intrigante…je pensais la garder pour Halloween, je trouve que c’est bien dans l’esprit, mais justement, octobre arrive et on sent bien que cet espèce de lutin n’attend que ça pour sortir!

Bonne semaine à tous!

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Projet 52: en toute simplicité

Ma m’a fait chercher cette semaine. Je n’avais strictement aucune idée. J’ai écumé les archives photos: rien. J’ai sondé les enfants et Marichéri à la recherche d’une idée: rien. J’ai erré lamentablement dans toute la maison, téléphone prêt à photographier en main, en quête de l’inspiration: rien. De là à dire que la simplicité, ce n’est pas mon fort…ça y est je sens que je vais me vexer! Heureusement, comme à chaque fois que je ne sais pas quoi faire, je me suis plongée dans la bibliothèque. Je suis tombée sur notre collection de vieux livres et cet indispensable des bonnes manières mais en toute simplicité, datant de 1920.

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Friday Feelings #286

Ça devient une habitude, je suis dans les temps pour les états d’esprit (initiés par ma copine Zenopia), youpidoo!

Fatigue: je ne vois pas du tout pourquoi Marichéri tient à me faire boire un hectolitre de café le matin. Du tout.

Humeur: automnal.

Condition physique: pareil, je songe à ressortir les plaids.

Esprit: a failli faire pschiiit, littéralement (voir boulot).

Estomac: tout va bien, le fabricant basque de confiture traditionnelle de cerises noires dont j’avais ramené un pot, juste pour goûter, cet été, livre partout en France. C’est une très bonne chose.

Culture: la confiture de cerises noires traditionnelle, c’est fait avec du miel. Voilà. C’est très culturel.

Boulot: c’est à dire que dans un souci de prouver que pas du tout, je ne procrastine pas, j’ai juste des tas de choses à faire dans le jardin et je ne peux pas être partout, devant mon écran et dans la végétation en même temps, j’ai décidé de tailler les haies. Enfin quand je dis « haies », il s’agit de conifères et autres végétaux armés d’épines à faire passer un espadon pour un poisson rouge avec un cure-dent émoussé sur le nez, qui n’ont pas été domestiqués depuis une bonne cinquantaine d’années. C’est du sport. J’ai donc investi dans un taille-haie de compétition, mi tronçonneuse de géant, mi moissonneuse batteuse portative. La chose pèse une tonne et doit se brancher. Pas de soucis, j’ai une rallonge. Ahaha. J’insiste, c’est très lourd. Ça n’aide pas à la manipulation. Enfin bref, j’ai taillé le fils électrique. Voilà. Ça marche beaucoup moins bien. Je me suis piteusement remise devant mon écran…

Avis perso: c’est mal conçu quand même, les tailles-haies électriques…

Message perso: soigne toi bien!

Loulous: L’Ado se rend compte qu’il maîtrise beaucoup plus l’espagnol littéraire que le français académique. Il est vexé. C’est un problème en cours. Alors que GeekAdo s’éclate totalement puisque les siens, de cours, sont en anglais. Bon par contre, il a du mal quand il s’agit de traduire en français. Bref, les deux ont dû expliquer à leurs profs ébahis qu’ils sont anglophones de naissance, malgré leur patronyme. MangaGirl commence à râler après les profs: ouf, tout va bien! On commençait à s’inquiéterde son enthousiasme pour le lycée. PrincesseChipie a bien ri en anglais, elle a eu 21/20. La prof lui a suggéré de garder son point bonus pour une prochaine fois. Réflexion naturelle de la gamine « it’s so cute, elle croit que j’aurais 19 une fois ». Ahaha. Wizzboy est très content d’être retourner à l’école. On en est très content aussi!

Divers: ah ben, voilà-t-il pas que le gouvernement britannique, dans sa grande sagesse prévoit une frontière post brexit non pas dans le Kent à Douvres, mais autour du Kent pour éviter que le comté devienne un gigantesque parking à poids lourds coincés administrativement avant de franchir la Manche. Bref, comme l’ont fait remarquer pas mal d’observateurs, ça revient à considérer que le Kent fait partie de la France…c’est beau quand même cette façon de « make Britain great again ».

Amitié: trois copines dans trois pays en quarantaine pour suspicion de cas contact avec peut être quelqu’un ayant possiblement le COVID. Aucune n’a de symptôme. Bref, je disais à GeekAdo, c’est bien la pagaille partout. Réponse de mon charmant enfant: ou alors c’est toi qui porte la poisse, dès qu’on te connaît, on est en quarantaine, pousse-toi, t’es trop près là. Ahaha. Sale gosse. Sérieusement, bon courage les filles.

Love: il a eu beaucoup plus de mal que moi à se remettre de l’épisode du fil électrique…j’étais juste vexée, lui a eu très peur. Bon par contre, je suis très contente qu’il soit soulagé, mais si il pouvait arrêter de se foutre de moi en exhibant le moignon de fils à tout bout de champ…(je sais que tu lis!).

Penser à : racheter une rallonge électrique.

Courses: quitte à commander de la confiture, autant essayer plusieurs parfums…

Sorties: il pleut!

Envie de: cocooning.

Pic: Marcel étant obsédé par les cartables en ce moment, il a fallu lui en céder un. Il a l’air d’apprécier

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Reloaded Thursday Thunder: la mode et la presse féminine

Je ne lis jamais la presse dite féminine. J’ai essayé quelques fois, pour faire plaisir à des connaissances qui prétendaient que caustique comme je suis (déjà, je l’ai mal pris…depuis quand je suis caustique? C’est contagieux? ), j’allais a-do-rer l’article désopilant sur les belles-mères ou celui hilarant sur la bonne copine nymphomane. Ah. Non seulement j’ai l’impression que c’est toujours la même daube faussement irrévérencieuse depuis 25 ans, qui déjà ne me faisait pas rire, mais surtout je déteste être prise pour une demeurée profonde. Et surtout, je déteste qu’on me dise comment m’habiller, ce qui a l’air d’être le fond de commerce principal de cette presse qui vit plus des recettes publicitaires que des abonnements.

Généralement je préfère regarder le même épisode de Fireman Sam en boucle pendant des heures accompagné au ukulélé par L’Ado que de m’aventurer à jeter un œil sur le genre d’article qui tient absolument à me faire savoir comment je dois m’habiller, en fonction de mon âge et de mes formes. Enfin, j’extrapole, parce que à en juger par les photos, ça parle surtout de gamines qui ont 12 ans et demi, pas plus, et ont toutes les formes épanouies d’un fil à souder après étirement. Et bien, j’ai encore tout faux, d’après les grands gourous modesques, il y en a qui sont en forme de pommes et de poires! Si. Il va falloir que je retourne chez l’ophtalmo. Pour moi, elles ont toute la même forme (et la même tête aussi d’ailleurs) qu’un phasme. Ça m’étonnerait que cette bestiole, charmante au demeurant, passe des heures devant sa penderie tous les matins en se demandant ce qu’il doit mettre pour cacher ses genoux cagneux ou sa poitrine asymétrique.


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Il semblerait donc que je m’habille en dépit du bon sens depuis des années, à vouloir mettre des vêtements pour la bête raison qu’ils me plaisent et que je me sens bien dedans. Cela dit, je ne rentre dans aucune des rubriques. J’ai bien cherché, j’ai trouvé les conseils pour les pommes, pour les poires, pour les sacoches de bicyclette… Si par hasard quelqu’un se reconnaît dans la description, un seul truc : les toges (C’est marqué dans l’article, je n’invente rien). Et peut-être aussi une consultation chez un bon psy…mais rien pour moi, c’est à dire plutôt pomme de terre bouillie (pour rester dans les fruits et légumes). Il y a des idées pour celles avec un ventre bedonnant (illustré magnifiquement avec une fille qui a tellement de ventre qu’elle en est concave), des grosses chevilles, des avant bras avachis…c’est curieux. Personne n’a dit aux « journalistes » mode qu’une femme n’est pas constituée en kit? Généralement tous les bouts ont tendance à aller ensemble. Parce que là, il y a un petit côté Frankestein…

On continue, les femmes avec un milieu large (attention, ça n’a rien à voir avec d’un ventre bedonnant, mais je ne sais pas pourquoi), celles ayant un débordement médian dû à l’âge mûr (on ne rigole pas) ou encore un centre élargi… C’est fou, j’ai bien regardé autour de mon nombril, il ne se passe rien: mon ventre est amorphe, il ne fait pas tout un tas de figures géométriques comme celui des journalistes mode, c’est inquiétant. Avec tout ça, je n’ai rien trouvé pour la forme de serpillère avachie, quand je dis que je ne rentre pas du tout dans les cases. Je ne m’identifie ni à une pomme ni à une poire ni à un sablier…je ne fais pas une fixation sur mes coudes ou mes mollets. Je n’ai pas plus honte de mon bras droit que du gauche (d’ailleurs si vous avez un problème de bras ronds, évitez les imprimés léopard roses fluos.Je ne suis pas éditrice mode, mais à mon humble avis, le conseil vaut pour toutes les formes de bras).

Ce qui me contrarie surtout, c’est que je n’ai pas l’impression que dans les autres journaux (News, opinion, éducation…), on éprouve le besoin d’insulter les lecteurs en les traitant de fruits difformes et trop vieux. On a même plutôt tendance à s’adresser principalement à leur cerveau plutôt qu’à leurs complexes. On doit sûrement pouvoir parler mode (si on y tient vraiment), sans prendre ses lecteurs pour des imbéciles. Pourquoi dans la rubrique dite féminine, on ne parle jamais aux neurones des lectrice et on ne s’intéresse qu’à la taille de leur fessier?

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