Friday Feelings #289

Ce n’est pas la peine d’insister, je ne sais pas comment introduire les états d’esprit (sur une idée de ma copine Zenopia), ce n’est pas à la 289eme fois que je vais y arriver…

Fatigue: vacances scolaire ce soir. Sans commentaire.

Humeur: confuse.

Condition physique: éparpillée.

Esprit: bouh!!! (Je vous avais prévenu, ça sera comme ça jusqu’à Halloween).

Estomac: a eu droit à la première raclette de la saison. En est très content (je précise aussi qu’on se gèle ici. En tout cas, je me gèle…)

Boulot: j’ai comme l’impression que ce n’est pas gagné pour notre prochaine expo…

Avis perso: d’ailleurs, puisqu’on parle de ça, c’est bien gentil, la règle des 6, mais quelqu’un a pensé aux familles nombreuses? Encore une fois, on est discriminé tiens (vous avez vu comme je me suis bien intégrée, j’emploie même les mots à la mode dont je ne soupçonnais même pas l’existence avant de revenir en France). Il va falloir tirer à la courte paille pour savoir lequel ira vivre au fond du jardin. Je plaisante, mais PrincesseChipie s’est vraiment inquiétée!

Message perso: effectivement, ça se complique pour se voir la semaine prochaine.

Loulous: L’Ado, qui était en semaine A, c’est à dire en distanciel, glandait gentiment à la maison quand il a reçu un mail de la fac. Il a donc dû repartir à Paris à 6 heures du mat pour deux malheureuses heures de conférence, youpidoo. GeekAdo lui est en distanciel en semaine paire. Sauf le jeudi, c’est l’inverse, et le mardi, c’est alterné, le vendredi matin aussi, mais pas entre 10h15 et 12h27, le lundi, ça dépend et le mercredi, c’est selon. Ahaha, c’est très clair. Le pauvre gamin qui aime l’ordre et stresse pour le moindre grain de sable dans son organisation, est très serein. Ou pas. MangaGirl s’est disputée avec son réveil. Je ne vois que ça. Elle boude et refuse de lui prêter la moindre attention alors que ce pauvre malheureux s’égosille à réveiller tout le village, il clignote aussi, en mode phare derviche tourneur, mais rien n’y fait. Elle l’ignore. C’est un problème. PrincesseChipie est dégoûtée: comment ça déjà les vacances? C’est sûr que les écoles vont pas fermer hein, et on sera pas à 50% non plus? Wizzboy ne comprend pas. Il est ravi de voir les vacances arriver lui, surtout que j’ai promis qu’il pourra m’aider à faire les Jack o’lanterns. Je sens que je vais le regretter.

Divers: je viens d’apprendre avec ravissement que les parents d’un copain de Wizzboy tiennent un restaurant très connu du coin. Qui fait des commandes à emporter en ce moment. Ahah.

Amitié: on va se contenter du virtuel pour le moment.

Love: il s’est rendu compte qu’il a encore des restes en allemand cette semaine.

Penser à: vérifier que j’ai bien commandé le drive cette fois, ooopsy!

Courses: voir au dessus.

Envie de: devenir ermite, coupée du monde (sauf pour le ravitaillement, faut pas rigoler non plus), mais en famille et avec le wifi.

Sorties: clairement pas.

Pic: Marcel est débordé

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Thursday Thunder: brexit blame game

Il y a longtemps que je n’avais pas parlé du brexit, non pas que ça m’énerve moins, mais parce que j’ai l’impression de radoter. On en est toujours au même point: les négociations n’avancent pas d’un iota, les européens en UK sont toujours traités comme des sous citoyens et vivent dans un stress permanent dû à l’incertitude autant qu’aux tracasseries administratives, et le gouvernement s’enfonce dans l’incompétence, en ne faisant aucun préparatif réaliste à part celui de transformer tout un comté (le Kent) en parking géant pour camions éventuellement bloqués devant la Manche. La routine brexiteuse. Mais bon, même en ces temps de pandémie, ça va finir par se remarquer, si il y a un no deal, aucun accord entre l’UE et le UK d’ici le 31 décembre. Il ne s’agirait pas que le bon peuple fasse des reproches à Johnson and Co, si il se trouve soudainement coincé sur son île au 1 janvier…imaginez si tout à coup, les électeurs se rendent compte de l’incompétence, de l’ignorance, du jusqu’au boutisme imbecile des brexiteurs! Vite, vite il faut faire diversion et designer un autre coupable.

Source

Alors donc le gouvernement britannique qui s’enferme tout seul sur des positions contradictoires dans les négociations, qui refuse d’accepter ce qu’il a exigé lui-même de signer il y a moins d’un an, qui découvre tout à coup les lois internationales et décide de s’assoir dessus, qui fait tout pour ne pas trouver d’accord, qui insulte ses partenaires européens, parfois en usant d’une rhétorique militaire, qui pinaille sur des détails en se moquant éperdument de l’essentiel (comment les médicaments et la nourriture pourront continuer à transiter par exemple…), ce gouvernement donc, qui voit le no deal s’approcher à grand pas, a trouvé le coupable idéal: c’est la faute des français. Ah. J’avoue que je n’y avais pas pensé. Comme ça a priori, en suivant un peu l’actualité brexiteuse, ça ne m’avait pas sauté aux yeux. J’aurais plutôt dit que c’était les voltes faces, les entêtements et les errements des britanniques face à la position claire de l’Union européenne. Mais c’est pas grave, on le sait depuis 4 ans, en matière de mensonge politique, plus c’est gros, plus ça passe, pourquoi se gêner?

Donc si il y a un no deal, ce n’est pas à cause de ces gentils petits bisounours brexiteurs qui affirment haut et fort, en plein parlement qu’ils ne respecteront pas le premier accord signé et qu’ils violent les lois internationales si ils veulent et que c’est celui qui dit qui y est. Pas du tout. C’est la faute des français qui paraît-il refusent de céder sur les droits de pêche. Nous voilà bien. Déjà, je rappelle qu’on parle d’une négociation, pas d’une foire d’empoigne dans une cour de récréation. Une négociation entre adultes je veux dire, où chacun est sensé faire des concessions pour arriver à un compromis qui satisfait toutes les parties. Il n’y a pas un côté qui doit « céder » sur tous les caprices de l’autre qui refuse tout par principe. Ensuite, ça fait 4 ans que Bruxelles et les 27 (et donc de la France) expliquent patiemment les règles du jeu aux brexiters, en matière de droits de pêche comme pour le reste, ce n’est pas leur faute si ces braves gens découvrent d’un coup ce qu’on leur répète depuis si longtemps. Cela dit, ça les contrarie vivement, que les français, comme les autres européens, choisissent eux de respecter le droit international. C’est clairement une vile tentative de sabotage des négociations, non? Et puis, comme l’a dit un ministre britannique dont je préfère taire le nom parce que ça me donne des nausées d’évoquer ce monsieur Gove, il suffirait que les français fassent comme les brexiteurs et violent la loi pour qu’il n’y ait plus de problème à la frontière. C’est sûr.

Le pire, c’est que ça marche! Les médias reprennent benoîtement la réthorique du gouvernement, bouh les méchants français qui bloquent notre nirvâna brexiteur . Ce qui me rassure, c’est que je sais bien que la semaine prochaine, ce sera le tour des irlandais ou des allemands, ou des martiens, d’être tenus responsables des errements de Johnson et de son gouvernement. On se demande comment les négociations n’avancent pas, avec ce genre d’attitude, cette mauvaise foi et ce climat anti européens savamment entretenu, tiens…welcome to Brexitland.

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Halloween pour les non initiés

J’ai failli mettre « halloween pour les nuls » en titre, pour faire un clin d’œil, mais j’ai pensé que certains le prendraient mal. Parce que à chaque fois que je parle d’halloween, ça déchaîne des commentaires agressifs de gens qui n’ont jamais pris la peine de lire mes explications, mais qui sont forcément contre puisque j’ai l’air d’avoir l’outrecuidance de défendre cette fête. Ahah. Manque de chance, non seulement j’adore Halloween, mais je suis aussi têtue tenace. Alors, suite aux quelques grincements suscités par mes réponses à l’automne tag (où halloween n’était que vaguement évoqué, mais ça a suffit à énerver ces excités), je me décide à expliquer encore une fois. Je ne vais pas céder. Peut-être que quelques uns liront plus loin que le titre…attention, on va revenir aux sources multi millénaires d’Halloween et donc vous (les grincheux d’au dessus je veux dire, pas ceux qui sont là depuis longtemps et qui doivent en avoir marre de mes lubies halloweenesques), je disais vous risquez de vous rendre compte que ce n’est vraiment pas une fête américaine moderne. Non mais.

Je le répète, le martèle, le hurle depuis des années: Halloween est une fête traditionnelle irlandaise multi millénaire (ça a environ 3000 ans, rien que ça!). Ce n’est pas une invention américaine. Halloween est arrivée là bas dans les bagages des irlandais qui y ont émigré en nombres. Reprenons, Samhain pour reprendre son nom d’origine en gaélique, c’est quoi? Déjà, ça commence fort, j’ai appris avec ravissement que contrairement à ce que croient beaucoup (dont Wikipedia), Samhain n’était pas le dieu des morts pour les celtes, pas du tout, espèces de petits ignares non druidiques (druidesques?), mais ça veut dire fin de l’été, ou début de l’été. Et les druides d’aujourd’hui trouvent la chose d’une logique implacable, puisque figurez-vous que quand l’été finit ici pour les simples mortels non initiés que nous sommes (en tout cas, pour moi, après tout, je ne sais pas pour vous…si ça se trouve, il y a des tas de druides ou neo-païens selon le terme officiel, derrière leur écran en ce moment, prêts à venir m’attaquer à coup de menhir…), l’été donc finit ici en même temps qu’il débute dans l’underword, le monde souterrain des esprits maléfiques (je vous sens bluffés, là non? De là à dire que les Australiens ne sont rien que des farfadets et autres fantômes rigolos….bon, je m’égare).

Le 31 octobre était ainsi fêté, en Irlande (pas aux usa, j’insiste encore et toujours parce que ça m’énerve un chouïa) un peu comme le premier de l’an maintenant. On célébrait la fin des travaux des champs, le retour des troupeaux dans les étables et tout ça. On se préparait pour essayer de passer un hiver tranquille, sans que les méchants esprits, les fées malignes et autres joyeusetés (les Aos sí…aucune idée de la prononciation, mais il y a bien un joli accent sur le « i »), probablement désœuvrés puis qu’apparemment pour eux c’était les vacances d’été, ne viennent embêter les gentils humains innocents. Parce que ce jour là, des espèces de passages comme de vulgaires portillons, s’ouvraient pour laisser passer les Aos sí , l’air de rien, au milieu des gens normaux. C’est traître quand même un mauvais esprit, ça voit une porte ouverte et hop, ça se jette dans le monde des vivants, sans même avoir été invité. Quels malappris! Du coup, on leur déposait des offrandes (les treats) pour qu’ils retournent soigner leurs indigestions de sucre chez eux (c’est vrai, quand on est ballonné, on profite moins de ses vacances et on a qu’une envie, rentrer à la maison). On essayait de leur faire peur en se déguisant soi-même en esprit encore plus méchant, ou pour réciter des sortes de prières de protection en passant de maisons en maisons. Bref la tradition du « trick or treat » n’est ni nouvelle ni commerciale. Je dis ça sans insister lourdement bien sûr.

Tant qu’on y était (chez les celtes, on est comme ça, on ne va pas gaché une fête juste pour un truc, autant s’en servir à fond), on célébrait les ancêtres, surtout qu’on ne sait jamais, si ça se trouve la grande tante Aoife (ça se prononce Ifa) ou le grand père Darragh (c’est sobre, ça se dit juste dara) sont peut-être devenus des esprits eux-même, autant essayer de leur faire plaisir…les esprits des morts étaient donc très gentiment invités à participer aux festivités (ben oui, eux aussi pouvaient passer par la porte ouverte, ça devait se bousculer là dedans, entre les méchantes fées, les arrières grands-parents sans compter les cousins oubliés…une vraie pagaille. La gare de Liverpool Street à Londres aux heures de pointe, c’est calme en comparaison). On faisait des repas pas possibles, dans la joie, la bonne humeur et les vapeurs des ancêtres. On allumait de grands feux de joie, pour faire fuir les ignobles Aos sí, et purifier l’atmosphère pour survivre à l’hiver (je rappelle qu’on parle de trucs vieux de plus de 3000 ans. On avait une vie paisible à l’époque, si on ne se tapait pas un petit virus désopilant, style choléra, c’est qu’on se faisait embrocher gentiment par la tribu d’à côté). La tradition a été reprise par les chrétiens, et ça nous donne la Toussaint.


Bref, c’est vous qui voyez, mais je préfère les bonbons d’hallowe’en aux chrysanthèmes imposés. Et je préfère aussi être invitée à une fiesta sympa par mes arrières-arrières petits-enfants après ma mort que de recevoir des fleurs (ce n’est pas parce que je n’y crois pas que je ne peux pas apprécier l’intention, non?). Cela dit, à titre préventif, au cas où des neo-païens me liraient et se sentiraient un tantinet énervés par mes explications pourtant limpides, je rappelle qu’en Angleterre, j’étais pote avec une grande prêtresse druidique (elle est comptable dans le civil, comme quoi…), et qu’elle me trouvait très sympathique, elle!

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Mardi Tourisme: Oxford

Ça fait un petit moment qu’on n’avait pas mis les pieds de l’autre côté de la Manche. Une sombre fierté régionaliste m’empêchait de parler d’Oxford quand on vivait encore dans l’East Anglia (où se trouve aussi Cambridge, j’avais fait un billet il y a très longtemps, par ici), mais je peux le faire sans problème maintenant. Évidemment, la rivalité entre ces deux villes universitaires est immense, et je n’ai pas hésité à faire comme les locaux et soutenir que Cambridge est bien plus belle pendant dix ans. Mais en vrai, je ne suis pas capable de les départager, touristiquement parlant.

Comme son nom l’indique, Oxford se trouve dans l’Oxfordshire, à gauche de Londres, à peu près en plein milieu de la moitié sud du pays, par là. La ville existe depuis les saxons et elle était déjà connue des locaux au X siècle, mais plus grâce aux foires d’empoigne et diverses tueries entre les royaumes de Mercia et de Wessex que pour autre chose. Les danois dans un premier temps, puis les normands viennent mettre de l’ordre dans tout ça en écrasant les locaux et on n’en parle plus. Rien de bien folichon ensuite, à part quelques massacres particulièrement saignants (ce n’est pas une image). Bref, Oxford passe inaperçu dans le paysage anglais au départ. Ça a beau être la plus vieille ville universitaire anglaise, il faut quand même attendre 1249 pour voir apparaître le premier college (au sens anglais, sans accent, pour faculté). A partir de là par contre, Oxford développe autant son prestige intellectuel que son merveilleux patrimoine architectural et touristique. On va bien se promener.

Comme à Cambridge, (oui, je sais, ça ne se fait pas de comparer les deux villes, mais sérieusement, on ne peut pas visiter l’une sans penser à l’autre), on enchaine les colleges, leurs façades grandioses, leurs cours sublimes, leurs chapelles magnifiques. Cela dit, c’est bien à Oxford qu’on trouve la merveilleuse Radcliffe Camera (qui n’a rien à voir avec le tournage de Harry Potter), cette bibliothèque ronde qui date de 1737 (à Cambridge par contre, on a une église ronde…ça me reprend!)

En fait, tout le centre est une merveille. En arpentant les rues depuis Broad Street, on tombe sur Keble college, Somerville College, Saint Mary, l’Ashmolean Museum et celui d’histoire naturelle, Merton collège et le Corpus Christi collège, la tour Carfax et même le pont des soupirs local qui date de 1914.

Je précise qu’exceptionnellement, les photos n’ont pas été prises par Marichéri, mais par L’Ado, qui s’en sort très bien aussi. Il a même pensé aux trombes d’eau, pour le pittoresque bien sûr. Cela dit, même mouillée, Oxford vaut vraiment une visite.

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Sunny Monday #42

On est toujours en rose pour le défi de Bernie et je vous amène à Gÿor, au nord-ouest de la Hongrie grâce à L’Ado. Gÿor est toujours une capitale régionale (du comté de Gÿor-Moson-Sopron, merci Google), mais elle est surtout connue pour son histoire. Les celtes y habitaient déjà avant que les Romains y établissent une ville frontière. Après ça, Gÿor est passé aux mains d’a peu près tous les barbares anti romains, puis à partir du V siecle, elle est devenue tour à tour slave, lombarde, avare, franque, à nouveau slave, puis encore franque, puis magyare, mongole, tchèque, hispano-hollandaise, ottomane et j’en oublie sûrement…c’est dire l’intérêt touristique du coin. L’Ado nous a ramené de très jolies photos, dont celle-ci, en plein dans le thème. Si, si, regardez bien sur la gauche, il y a une magnifique maison toute rose.

Bonne semaine à tous!

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Projet 52: musée

Après de multiples hésitations (le Louvre Lens, pour faire local? Un des petits musées insolites visités cet été? Le musée d’art moderne de la ville voisine? Ou alors international? Le British museum? Le Reina Sofia?…), je me suis décidée pour un classique pour illustrer le thème proposé par Ma’ cette semaine. J’imagine que je ne serais pas la seule à choisir le Louvre, puisque c’est le musée le plus visité du monde, mais la photo date de la période « noir et blanc » de Marichéri et de toute une série parisienne que j’aime beaucoup.

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Friday Feelings #288

Je ne suis pas en avance pour ces états d’esprit (sur une idée de ma copine Zenopia), mais j’ai une très bonne excuse. Ça m’a pris un certain temps…allez voir la photo!

Fatigue: je n’insisterai pas lourdement sur les concerts nocturnes et félins, mais même Wizzboy commence à perdre patience (Marcel s’est retrouvé coincé sous le baby foot dans sa chambre a exactement 3h36. Du matin.)

Humeur: endormie.

Condition physique: pas mieux.

Esprit: booooooh!!! (Et ça sera comme ça jusqu’à Halloween, je préfère vous prévenir).

Estomac: qui c’est qui a une demi tonne de pommes à transformer en compote ce week-end? Non mais c’est bon maman, on va t’aider. On coupe les pommes avec quoi? Oh regarde, cette pomme ressemble à Neymar (?!?), attends je vais tout renverser pour voir si j’en trouve une qui ressemble à M’Bappé. Mamaaaan, Wizzboy m’a lance une pomme dessus! Non mais les pommes, c’est trop nul, quoi. Et si on essaie de les couper à la cuillère, pour pas se blesser, c’est une bonne idée, hein maman? Oh non, ma pomme est partie dans le mur! Mamaaaan, le chat a volé ma pomme et il joue avec….ahaha, c’est bon, je vais me débrouiller merci, dégagez de là!

Culture: je viens d’apprendre avec ravissement que le pseudo du docteur du petit requin (héros local et grand résistant, ancien propriétaire original de notre maison) était Lucien Thrope, parce que Lucien Misanthrope, ça sonnait trop fabriqué. Si. Il n’y a pas à dire, ce type devait être très sympathique.

Boulot: merciiiiii à Zenopia pour son aide (oui, je sais, j’aurais pu mettre ça en message perso, mais j’attends de le recaser depuis le début).

Avis perso: on pourrait croire que le virus attaque le cerveau, mais je ne pense pas: Trump et Johnson étaient déjà sérieusement atteints avant d’être positif au COVID. Bon là, c’est vrai que l’un comme l’autre ont l’air d’avoir totalement perdu le contact avec la réalité.

Message perso: tu en es où dans ta recherche pour changer de job? Je croise les doigts!

Loulous: L’Ado ne doit pas avoir cours en presentiel la semaine prochaine. Enfin peut être, on ne sait pas, c’est le bazar à La Sorbonne. Ça ne va pas beaucoup mieux à Lille, GeekAdo n’a aucune idée de quand il aura cours la semaine prochaine, les profs en sont à demander aux étudiants si ils savent. Je ne veux pas critiquer, je comprends que ça doit être dur à gérer, mais au bout d’un moment, ça ne serait pas plus simple de mettre tous les cours à distance au moins quelques temps, et on en parle plus? Nos deux étudiants passent plus de temps à faire des allers retours à la fac pour se rendre compte sur place que le cours est annulé, ou que le prof s’est planté dans l’emploi du temps qui change constamment, ou que la connexion a laché, qu’à étudier. MangaGirl vient de se découvrir une passion pour la géométrie. On est très content, mais on se demande combien de temps ça va durer. PrincesseChipie fait du badminton à l’école et ça ne va pas du tout, les règles, c’est n’importe quoi. Elle va arranger ça. Wizzboy est prêt à camper devant le buraliste: il attend l’album panini de la ligue un et ça n’arrive pas! C’est scandaleux.

Divers: Capucine vient de découvrir le saucisson à l’ail et elle est fan. Je ne savais pas où mettre cette info capitale que je tenais à partager.

Amitié: ce n’est pas gagné pour se voir sur Lille maintenant…

Love: ce que c’est de rester tout le temps à la maison, il se découvre une passion pour le bricolage! Bon, ça reste limité à l’aménagement du bureau, mais quand même.

Penser à : commencer les cadeaux de noël. En Angleterre, j’attaquais fin août, ce qui était considérablement tard selon les mamans au portail de l’école.

Courses: les emplois du temps évolutifs des deux grands n’aident pas à l’approvisionnement. C’est une des rares choses où je suis hyper organisée d’habitude, avec menu hebdomadaire et listes précises, et là, on ne sait jamais quand ils mangent avec nous ou pas.

Envie de: chocolat. C’est une valeur sûre, ça fait toujours plaisir et ça va avec tout (la preuve, le mole de pollo: c’est mexicain et on y met du chocolat avec le poulet. Et c’est bon).

Sortie: toujours pas. Pourtant, ça commence à me manquer d’aller fouiner chez les brocanteurs.

Pic: Marcel me lechouille les doigts depuis le début de ce billet, c’est très peu pratique pour écrire, mais c’est mignon.

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Thursday thunder : let us speak!

On s’éclate en ce moment de l’autre côté de l’Atlantique. Je ne parle pas de la pandémie, mais de la campagne électorale. Après le « shut up man » de Biden face à Trump, le débat des candidats à la vice présidence nous a donné un sublime « I’m speaking » de Kamala Harris en réponse à Pence qui l’interrompait encore une fois. Le calme imperturbable de la sénatrice ne cachait pas son air entendu, celui que toutes les femmes ont reconnu, celui qui ressort chaque fois qu’un homme coupe la parole à une femme, pour l’aider bien sûr, et lui expliquer ce qu’elle est en train de dire alors que lui-même n’y connaît rien.

Source

Tout le monde n’est pas Pence en plein débat électoral, il aurait probablement coupé la parole à n’importe qui d’autre, y compris un homme. Mais il l’a fait avec d’autant plus de désinvolture et de mauvaise foi, et même d’habitude, qu’il s’adressait à femme. A l’inverse beaucoup tombent à leur tour dans le mansplaining non par calcul (electoral en l’occurrence, et ça a raté) mais pour aider, ils sont plein de bonne volonté. C’est évident, on est toutes de pauvres petites choses incapables de nous exprimer par nous-mêmes et ils vont le faire pour nous, en commençant par nous couper la parole. Pour notre bien donc. Ahaha. Et bien non, ça n’aide pas. C’est au mieux terriblement impoli. Au pire, ça dénote de tout leur sexisme, de tout leur mépris pour les femmes tellement ancrés dans leur inconscient qu’ils ne s’en rendent pas compte.

C’est ce malheureux à moitié illettré qui coupe la parole à une femme parce qu’elle « décrébilise son argument en faisant un point Godwin et il va lui montrer comment il faut dire», alors qu’elle parle de la deuxième guerre mondiale et se trouve être une des universitaires britanniques les plus qualifiées sur le sujet. C’est ce collègue qui va expliquer à cette femme comment prononcer correctement son propre nom. Ceux qui nous expliquent (alors qu’ils n’ont aucune compétence médicale) comment accoucher, comment allaiter, ce que ça fait vraiment d’avoir ses règles, comment gérer la ménopause. Ceux qui vont remettre en cause les paroles en médecine d’une médecin. Ceux qui interrompent JK Rowling pour lui démontrer qu’elle n’a rien compris aux livres qu’elle a écrit. Ce parent d’élève anglais et uniquement anglophone, corrigeant ma prononciation en français. Je pourrais continuer longtemps…alors bien sûr, les connards imbus d’eux mêmes, persuadés d’avoir la science infuse et incapables de la plus élémentaire des politesses, vont tout aussi bien couper la parole à des hommes. Il y a des connasses imbues d’elles-mêmes aussi. Mais bizarrement, même le pire des machos hésite un peu avant de couper la parole à un spécialiste masculin pour lui expliquer ce qu’il vient de dire. Alors que beaucoup le font sans s’en rendre compte, presque machinalement quand c’est une spécialiste.

Et bien, depuis hier soir, on sait toutes comment répondre. Avec politesse, fermeté, et ce petit air exaspéré qu’on a quand on s’adresse à un gamin qui fait un caprice: tais-toi, je parle. I’m speaking.

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Le syndicat des chats

Nos poilus sont très contrariés en ce moment: il pleut depuis des jours et surtout des nuits. Et c’est clairement notre faute : malgré les revendications du syndicat des chats, on refuse d’arrêter la pluie. C’est un scandale! Capucine, en sa qualité d’aînée, mène la fronde féline. Puisque les humains s’obstinent à faire pleuvoir, on va les empêcher de dormir. Ahaha. Sales bêtes.

Capucine a de l’entraînement, ça fait plus de 12 ans qu’elle étale son caractère de cochon (je rappelle que c’est officiellement the grumpiest cat in the universe), qu’elle nous engueule en continu et daigne faire un câlin uniquement quand elle a froid et/ou est mouillée. On n’est que des serviettes chauffantes et des distributeurs de croquettes pour elle. Ah si, j’oubliais, on est bien sûr portier. Et donc quand il pleut (ce qui est une honte, et elle nous le fait savoir, bruyamment), elle doit essayer toutes les portes au cas où la météo soit différente en sortant par la salle à manger plutôt que par la cuisine. C’est logique. En tout cas, Marcel et Penny sont également persuadés que c’est la bonne méthode, le petit nouveau poussant le vice jusqu’à essayer aussi toutes les fenêtres. Youpidoo. Et comme Capucine, que Marcel copie avec zèle, voire une certaine admiration, les deux autres ralent à plein poumons après leurs humains, de préférence la nuit.

C’est pas possbile, Capucine, en vrai leader syndical, a organisé un planning, je ne vois que ça. Elle prend le premier quart, en émettant des espèces de râles de Castafiore asthmatique. Elle réussit à exprimer toute la contrariété du monde en un seul miaulement rauque, bref, et clairement menaçant. Elle hait l’humanité en général et nous en particulier, et elle va tous nous faire payer la pluie. Marcel prend le relais, très musical. On sent une vocation de chanteur d’opérette, version clairon mutant. Il a trouvé l’arme absolue, celle que Capucine n’a jamais maîtrisée: la mignonitude. Il ronronne comme un fou en se frottant à nous dès qu’on essaie de l’engueuler. Capucine est clairement dégoûtée par cette attitude, limite collabo, du chaton, mais elle l’a quand même promu second, parce que on ne peut pas compter sur cette abrutie de Penny pour mener la grande révolte féline anti pluie. Penny enchaine. Capucine est quand même très futée, elle a eu raison de lui donner le dernier shift de la nuit, c’est le temps qu’il faut à Penny pour comprendre. Enfin comprendre…j’ai plutôt l’impression qu’elle n’a aucune idée de ce qui se passe, mais comme elle est pleine de bonne volonté, elle aide les deux autres, pour s’intégrer, en tentant de miauler aussi, comme un coussin peteur degonflé. C’est moins sonore mais tout aussi crispant.

Cela dit, quand on perd patience et qu’on flanque le troupeau de chats dehors parce que ça va bien comme ça, j’ai sommeil et pas du tout envie de passer trente ans devant chaque porte de la maison, en pyjama à trois heures du mat pour tester la pluviométrie en me faisant miauler sauvagement dessus….je disais quand les chats finissent par sortir, il n’y a plus aucune entente. Capucine part en ronchonnant, royale et outrée dans une de ses cachettes au sec, c’est son jardin, dégagez les jeunes. Penny reste amorphe sur le pas de la porte et sous des trombes d’eau, avec son air ahuri. Marcel profite de la confusion pour se refaufiler dedans discrètement…aucune solidarité!

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Mardi Tourisme: Béthune

Après les Landes, on remonte dans le Pas de Calais, à Béthune au Nord de Lens. Béthune n’est pas connue, touristiquement parlant en tout cas, que pour son bourreau ou son usine de pneus, mais pour son architecture Art Deco. Il faut dire aussi que les allemands ont pris sur eux de pratiquement détruire le centre ville en avril 1918, en testant une grande nouveauté pour l’époque: les bombardements de populations civiles. Les Béthunois l’ont mal pris, de crever sous les gravats et de voir leur ville (qui était sublime apparemment, avec une foultitude de monuments médiévaux qui n’ont pas survécu) , réduite en miettes alors que franchement, c’est grâce à ça qu’ils ont pu reconstruire en Art Deco et donc s’assurer un afflux de touristes passionnés d’architecture. Les gens sont ingrats quand même…

Cela dit, on va commencer par la Grand Place, certes reconstruite après la première guerre mondiale, mais au centre de laquelle trône un magnifique beffroi (inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO quand même!) qui date de 1346 et a miraculeusement survécu aux bombardements. Les photos de 1918 sont assez impressionnantes, on y voit la Grand Place totalement dévastée, un vrai champ de ruines, et le Beffroi qui se dresse, seul au milieu du désastre, indemne. Il est actuellement en rénovation et tout emballé depuis quelques mois, mais j’ai retrouvé des photos où on le voit en entier, c’est quand même mieux.

Source carte postale

On continue toujours sur la Grand Place, avec les façades, mélange de styles flamand et art déco. L’Ado a été particulièrement touché par les décorations canonnières sur une des maisons, il est persuadé que ça ne peut être qu’un hommage aux gunners d’Arsenal. J’ai comme un doute…sinon, en face du beffroi, on trouve l’hôtel de ville, construit en 1924, et très Art Deco. Je vous conseille de jeter un œil à l’intérieur, les verrières sont magnifiques.

On remonte vers la place Saint Vaast (qui donc se prononce « va » et non pas « vahââste », comme je le croyais…en même temps c’est quoi cette manie de mettre plein de lettres qui ne servent à rien? ). On est toujours en plein Art Deco, puisque l’église gothique d’origine paraît-il magnifique, a aussi été détruite en 1918. On pourrait croire qu’elle a été reconstruite (en 1924 toujours) par lord Farquaard de Shrek, vu son clocher ( en même temps, lui aussi a des tas de A inutiles dans son nom, on sent une certaine parenté), mais il ne faut pas s’arrêter à ça. Certes, ça la rend difficile à photographier en entier, mais on peut se rattraper à l’intérieur avec des mosaïques Art Deco surprenantes.

On continue à se balader dans rues autour de l’église et la Grand Place. On tombe sur un autre survivant des bombardements, l’hôtel de Beaulaincourt qui tient depuis 1750 (et qui est aussi en travaux), le reste a été reconstruit comme la grand place et mélange le style Art Deco et celui des maisons bourgeoises du Nord.

Franchement Béthune, que je ne connaissais que de réputation, m’a agréablement surprise la première fois qu’on y a mis les pieds. C’est une petite ville très agréable, et c’est assez émouvant de deviner l’ampleur des destructions au fur et à mesure qu’on découvre des détails Art Deco dans des bâtiments qui ont donc forcément été touchés en 1918. La Grand Place est vraiment charmante et mérite une visite.

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