Cette semaine, il a neigé. Pas beaucoup, ça n’a pas tenu, mais Princessechipie et Wizzboy étaient tout excités.
On a aussi découvert la cachette secrète de Philomène. On trouve toujours deux œufs par jour dans le poulailler, pour trois poules. Ça ne nous a pas trop surpris, on pensait qu’elles prenaient leur temps er leur tour. Eh bien pas du tout, Philomène est une petite cachotière en fait.
Cette semaine, le grand et le petit-plus-si-petit-que-ça ont passé beaucoup de temps ensembles, pour la plus grande joie du deuxième, qui a pour ambition d’être un jour plus grand que L’Adulte, certes, mais surtout plus que GeekAdo qui fait 4m02, lui (ce que L’Adulte trouve injuste, c’est lui l’aîné quand même, de quel droit GeekAdo l’a dépassé!).
J’ai failli mettre une très jolie photo prise par Maricheri du haut de la Tour Eiffel avec tout Paris qui s’étale, mais comme Ma’ aussi a choisi cette ville pour illustrer son thème, je suis allée voir ailleurs. Je vous amène aussi dans une capitale, mais beaucoup moins grande: quand on arrive en ville, à Dublin, on ne peut pas éviter la Liffey, on passe dessus ou à côté, en voiture, à pied ou en bus à impériale vert (les rouges, c’est en Angleterre).
Esprit: forcément, avec tout ça, entre les gelées, les grêlons, la neige, il patine.
Estomac: vive le café chaud, très chaud. Avec un chocolat évidemment.
Culture: Maricheri a entrepris de refaire toute l’éducation musicale de Princessechipie et Wizzboy, C’est un peu bruyant, ça fait peur à Marcel.
Avis perso: le gloaque nauséabond de la vie politique en UK ne s’arrange vraiment pas.
Message perso: repose toi bien.
Loulous: L’Adulte passe le week-end avec nous mais en décalé, c’est à dire en semaine. C’est un concept (et on est juste content de le voir). GeekAdo continue ses expériences culinaires, mais aussi festives, eramus se passe très bien. Mangagirl commence entrer en mode stress-du-bac, ça va être très long. Princessechipie entre aussi en mode pré-brevet, mais elle est excitée et impatiente, elle. Wizzboy veut faire du hockey sur gazon maintenant. Et on cherche toujours le sport qui le calmera…
Divers: alors d’après Princessechipie, les éléphants sont des vaches de la savane, voilà, je ne sais pas quoi faire de cette information.
Amitié:: profite des vacances
Love: se renseigne sur les bassins à mini canards, ça progresse.
Envie de : dégelée.
Penser à : arrêter de regarder la météo qui fait rien qu’à me narguer. Clairement, en ressenti, il fait pas -5 mais -50000!
Il y a quelques années une mère américaine qui prétendait que son fils, forcément parfait, a twitté qu’il n’osait plus sortir de peur d’être accusé à tort de harcèlement par ces pestes de féministes qui osent se rebeller. C’est fou ça. Cette abrutie finie reprenait l’argumentaire puant de Trump et le stupide #himtoo en opposition à #metoo, puisque c’est évident, le harcèlement c’est la faute des victimes qui feraient mieux de la boucler. Le pauvre type du tweet, qui n’avait rien demandé, s’est de suite désolidarisé de sa mère. Qu’est-ce qui a bien pu passer par la tête de cette femme? Que de pathétiques machos tiennent ce genre de discours répugnants et d’une connerie crasse, c’est déjà à vomir, mais une femme? Ça me sidère.
Je ne reviens pas sur l’aberration de comparer le risque infime (ça tient de moins de 0,1% même si c’est toujours 0,1% de trop) d’être accusé à tort avec les viols , les violences et le harcèlement que subissent tant de femmes. Mais comment une femme peut tomber dans le panneau grossier des sexistes de base qui sont prêts à tout pour décrédibiliser la parole des victimes, pour faire passer les femmes pour des connes? Elle ne se sent pas un chouïa ridicule, en se faisant l’écho de ceux qui la moquent avec autant d’abjection? Non parce que, pro Trump ou pas, elle reste une femme. Quand son champion attaque les femmes, elle est visée aussi, cette pauvre dinde. Ce n’est pas une insulte (enfin, pas que…), c’est un anglicisme : turkey voting for Christmas, une dinde qui vote pour Noël. Ou comment se tirer une balle dans le pied et en être fier. Je ne comprends pas toutes ces femmes qui se vantent en gloussant d’être anti féministes. Être féministe n’est pas un gros mot. Au contraire.
On peut être féministe et maman au foyer, féministe et ne pas vouloir d’enfant, féministe et coiffeuse, féministe et chauffeur routier (au masculin). Si je suis féministe, c’est parce que je ne supporte pas qu’on me mette dans une case avec ses limites juste parce que je suis une femme, je ne vais pas le faire aux autres. Je trouve aussi débile de voter pour une femme politique parce que c’est une femme que de ne pas voter pour elle parce que c’est une femme. C’est le même sexisme. Avoir un utérus ne rend ni plus ni moins con compétent. On peut être un homme et être féministe. J’en connais, j’en ai plusieurs à la maison dont certains encore en fabrication (ça avance bien, WizzBoy est capable de crier ‘female power’ en courant partout comme un dératé, il croit que c’est un super pouvoir. Et toc). On peut être un homme et être victime de violences conjugales ou de harcèlement. On peut être une femme et être une facho raciste et homophobe. Pour moi le féminisme, c’est la notion révolutionnaire que les femmes sont des gens comme les autres. Du coup être féministe, c’est défendre les droits des gens. Qui va oser dire que c’est normal que des gens soient payés arbitrairement moins que d’autres? Que des gens ne puissent pas prendre les transports en commun sans se faire harceler? Que si des gens ont été agressés, ça doit bien être un peu leur faute?
Elle en pense quoi, l’illuminée au tweet? Évidemment, on ne peut pas demander à une pro Trump d’être contre de quelconques discriminations. Cette pauvre demeurée se rend compte que les femmes c’est elle aussi, qu’elle le veuille ou non? Et si elle avait eu une fille, elle aurait tweeté quoi? Si elle est agressée, moquée, ridiculisée, discréditée, culpabilisée pour ça? Si elle tombait sur un assassin désarmé, elle lui fournirait un flingue aussi, pour qu’il l’achève directement? Female turkey voting for Christmas
Ça fait maintenant 5 ans qu’on vit en France, et mes petits anglais sont devenus parfaitement francophones. Ou presque. Comme ils parlent toujours anglais entre eux, et parfois avec nous, il y a encore des dérapages en français, mais c’est de plus en plus rare. Ils ont parfois du mal avec le genre des noms et quelques conjugaisons mais on n’a plus de « attend pour moi » et ça me manque! Alors, ça m’a beaucoup plu quand Princessechipie est arrivée toute excitée hier:
-on dit flocons ma chérie, flÔÔcons pas flAcons.
-ben pourquoi? C’est quoi flacon alors? En tout cas, ça flÔconne beaucoup!
Bref, il a neigé, ce qui n’arrive pas si souvent, d’où le manque de vocabulaire de Princessechipie. Allez, c’est pas grave, tu peux aller dehors et try to catch the snowflakes on your tongue!
C’est’tout bête, il faut faire une liste de 10 choses qu’on aime puis 10 choses qu’on déteste. Je ne veux pas être contrariante dès le début, mais je vais plutôt commencer par ce que je déteste. Ce n’est pas que j’ai forcément mauvais caractère, mais ça m’inspire beaucoup plus. C’est au fur et à mesure que les idées me viennent, c’est à dire n’importe comment et en bazar, ce n’est pas un classement.
1-la neige: c’est froid, mouillé et glissant. Attention, je ne critique pas le côté esthétique de la chose. On est d’accord, c’est très joli. C’est le côté pratique qui me pose problème, surtout si on m’oblige à sortir et me déplacer là dessus. La neige ne fait rien qu’à faire express de faire tomber les honnêtes gens qui n’ont rien demandé et de leur casser un coude. C’est petit. Et non, je ne suis pas rancunière.
2-les concombres: le concombre est fourbe et n’hésite pas à se cacher sournoisement dans un sandwich mayo-crevette pour agresser sauvagement les papilles des innocents. Si ça se trouve, les concombres sont de mèche avec la neige pour ruiner la vie d’un maximun de personnes, tiens…
3-pour rester dans le comestible (enfin on se comprend), les poires: je déteste les poires avec fougue, j’ai donc eu le plaisir d’en manger sous toutes les formes y compris en omelette sucrée (et pré mâchée. Voire pré vomie, style placenta albinos) à chaque fois que je suis invitée quelque part où je ne peux pas refuser d’avaler ce qu’on me sert sous peine de créer un incident diplomatique. Je hais les poires.
4- les portes qui grincent: bon je suis un peu injuste, tout ce qui grince me tape sur les nerfs, me vrille les tympans et me colle la migraine, y compris les humains grinçants qui sont aussi pénibles.
5-les fourmis et autres insectes rampants et volants qui n’ont strictement aucun sens du personal space, pour ne pas dire qu’ils sont sans gêne et carrément envahissants. Le pire que j’ai rencontré, c’était au Mexique. Je ne parle pas des crickets grillés à l’apéritif, mais des espèces de bestioles gluantes et vaguement fluorescentes qui vivaient dans les plantes grimpantes autour du porche sous lequel je devais passer pour rejoindre ma chambre. Rhaaa…rien que de l’écrire, j’ai des hauts le cœur. Ces choses immondes et poilues tombaient sur les crânes et les épaules de tout ceux qui rentraient dans la maison, je fonçais, avec mon sac sur la tête et une fois à l’abris, je passais 20 minutes à vérifier que je n’en avais pas dessus.
6- l’humour gras, en dessous de la ceinture, facile, moqueur gratuitement. L’humour est une chose délicieuse qui doit être manié avec délicatesse, ou noirceur (c’est encore mieux), mais pas avec de gros sabots.
7-les aéroports: j’en ai déjà parlé ici. J’adore arriver quelque part, je déteste le trajet et le pré trajet, c’est à dire l’attente interminable à l’aéroport, où j’ai bien le temps de m’angoisser ( je suis légèrement claustrophobe, ce n’est pas que j’ai peur de l’avion, c’est que j’étouffe).
8-le bruit des autres surtout des voisins quand j’en ai (sauf le coq, que je trouve charmant et pittoresque).
9- les certitudes, les jugements péremptoires, les idéologies bouchées, les avis définitifs. Ils m’angoissent encore plus que je les déteste d’ailleurs.
10-oh et puis bien sûr, les intolérants, les xenophobes, les racistes, les sexistes, les homophobes, les violents, les hargneux…mais ça va vite faire discours de miss France tout ça.
Je sens que j’ai bien cassé l’ambiance, on va vite passer à la suite avec ce que j’aime. Comme au dessus, c’est totalement désordonné.
1- le chocolat, qui je le rappelle vient d’une plante, c’est à dire que c’est pratiquement un fruit.
2-les soirs d’été quand il a fait très chaud, caniculaire, et qu’on peut enfin respirer…bon ça marche mieux dans le sud, et plus particulièrement le sud ouest (je ne suis pas chauvine, c’est sentimental, toute mon enfance!), avec l’odeur des pins qui ont chauffé au soleil toute la journée et le bruit des grillons.
3-chanter faux, parce que chanter juste, je ne sais pas faire, surtout brailler last Christmas à pleins poumons avec les enfants.
4- le chocolat
5-les vaches, mais aussi les pingouins, les marcassins ( alors que les sangliers moins. Je n’ai jamais dit que j’étais logique…) les poules et les canards. Les moutons, les ânes et les hérissons. Les chèvres, les lapins et les chats…je suis très gamine, j’aime bien les animaux de la ferme (et je ne vois pas pourquoi un pingouin et un marcassin ne pourraient pas être des animaux de la ferme si ils veulent, ne soyons pas sectaires), mais propres sur eux et potty trained, c’est mon côté Marie-Antoinette-avec-la-tête.
6-Les brocanteurs, bouquinistes et autres échoppes vieillottes et poussiéreuses où je peux traîner pendant des heures et m’émerveiller devant un vieux bouquin en arménien ou javanais, un fauteuil éventré et unijambiste, un bougeoir ébréché, un casque rouillé de scaphandrier soviétique ou une antique pompe à essence. Heureusement, Marichéri adore aussi. D’ailleurs, il a failli acheter le casque de scaphandrier mais il s’est finalement rabattu sur une vieille plaque de rue. De un mètre 20 de long.
7-le sauterne. Avec du foie gras. Je suis du sud ouest, c’est pratiquement une obligation.
8- j’ai déjà mentionné le chocolat?
9-les fous rires avec Maricheri quand on part dans nos délires qui font le désespoir de nos enfants, surtout de Mangagirl qui nous trouve très immatures pour des parents.
10-bon, je n’ai pas dit Marichéri et mes enfants, mais on se comprend, non?
Finalement, comme ça m’a mis de bonne humeur, je ne taggue personne, mais n’hésitez pas si ça vous tente.
Cette semaine, on a profité des vacances scolaires pour ne rien faire, mollement mais au chaud. On a quand même guetté l’arrivée du printemps dans le jardin. C’est pas encore ça (il a gelé) mais ça progresse.
Alors que je n’y croyais plus, samedi, j’ai aussi poussé un grand hiiiii de joie qui a fait accourir mes enfants, inquiets pour ma santé mentale. Et puis, ils ont fait hiiiii aussi.
Et cette semaine, probablement jaloux que les poules s’affichent autant, Marcel a décidé de se lancer dans la chanson, en squattant de force le carton d’emballage du micro. Miaoûûûû.
Évidemment, je suis partie dans les archives pour illustrer le thème choisi par Ma’ cette semaine. Il y a 10 ans, mais je ne dirai pas à quel jour près, on prenait cette photo. Bref, il y a 10 ans, la famille s’agrandissait encore.
Le vendredi c’est états d’esprit, imaginés par ma copine Zenopia.
Fatigue: je n’ai aucune motivation pour la reprise de l’école (et donc des sonneries du réveil beaucoup trop tôt) lundi.
Condition physique: en ce moment précis, labourée. C’est à dire que Capucine, qui approche des 15 ans et n’est donc plus un chaton, a entrepris de téter ma manche gauche et qu’elle s’aide de ses griffes. J’ai donc le bras labouré. Sale bête. Mais c’est mignon quand même, à son âge…
Humeur: indécise
Esprit: ectoplasmique.
Culture: rhaaa, j’avais un truc à mettre pour une fois, je me suis dit dans la semaine tiens, ça sera bien pour les états d’esprit. Et donc je n’ai plus aucune idée de ce que ça pouvait être.
Boulot: sans commentaire.
Avis perso: les RS me fatiguent de plus en plus.
Message perso: bonnes vacances!
Loulous: L’Adulte est fatigué, ce que c’est que de bosser. GeekAdo fait des crêpes. C’est à dire que j’ai reçu un premier message affolé pour m’informer qu’il essayait de faire des crêpes et que c’était une catastrophe et qu’il fallait donc que je récupère la chose, probablement par télépathie vu qu’il est à plus de 1000 kilomètres d’ici. Après un échange intense de messages entre la France et l’Espagne et au bout d’une demi heure, GeekAdo était très fier de nous envoyer une photo de ses crêpes, qui en plus, étaient apparemment comestibles. Bref, il s’amuse toujours autant en erasmus. Mangagirl a calculé le nombre de semaines de cours qu’il reste avant le bac, ça la déprime. Princessechipie a fini son rapport de stage: le nombre de pages, c’est une indication? Non parce qu’elle a le triple de ce qui est demandé…Wizzboy lit (enfin) Astérix et il est fan.
Divers: donc Philomène pense qu’on doit la porter tous les soirs pour aller dormir dans le poulailler, sous prétexte qu’on l’a fait une fois, au début, parce qu’elle était perdue. Voilà. Elle se poste devant et attend. C’est le seul moment de la journée où elle se laisse attraper, elle nous saute presque dans les bras. Je ne sais pas si c’est un signe de grande bêtise (même pas fichue de grimper toute seule dans le poulailler!) ou une preuve d’intelligence (pourquoi se fatiguer alors qu’on peut se faire porter?).
Amitié: supportent de m’entendre parler des poules abondamment.
Love: attend les mini canards.
Penser à: téléphoner à l’éleveur pour savoir où ça en est, cette histoire de canards.
On va encore parler de ce qui se passe de l’autre côté de la Manche. Je crois que ça devient tellement ubuesque que même si je ne m’y intéressais pas pour des raisons personnelles (on pensait y rester toute notre vie, sans le Brexit, on ne serait jamais parti), ça me ferait réagir. Cette fois, le pays entier est en pleine crise à cause de tomates. Si.
On s’éclate de plus en plus en brexitland. On s’éclate, mais sans tomate. C’est à dire qu’il y a non pas une simple pénurie, mais une absence totale de tomate. Les RS sont envahis de photos de consommateurs affligés ou furieux qui postent des rayons et des rayons de supermarché vides. Pas une seule tomate à l’horizon. Ça pourrait être anecdotique (après tout, c’est pas vraiment la saison des tomates) mais ce tomato gate est tellement symptomatique de la vie en brexitland qu’il relègue sur place, toute autre actualité aux oubliettes (la guerre en Ukraine anyone? la situation en Irlande du nord?). Parce que les médias ont d’abord nié purement et simplement la pénurie. Ils ont affirmé sans rire que les gens qui ne voient pas de tomate dans les rayons mentent, c’est pas vrai, tout va bien, vive les tomates. Je crois que c’est la première fois qu’on peut utiliser le terme Orwellian pour des tomates.
Devant l’évidence et la colère grandissante des britanniques qui ont enfin compris à quel point certains médias les prennent pour des cons, manipulent éhontément, il a fallu changer de stratégie: il ne s’agit pas que le bon peuple se rende compte qu’on lui raconte des salades sur d’autres sujets que les tomates (je cherche à caser « salade de tomates » depuis le début…), comme le succès phénoménal du Brexit, qui n’impacte absolument pas l’importation de produits frais. C’est un exemple au hasard. Éditorialistes des tabloïds et gouvernement ont donc modifié leurs discours. Ils ont reconnu l’absence de tomate mais ça n’a rien à voir avec le Brexit , c’est un problème de météo espagnole, il n’y a aucune tomate nulle part en Europe. Et bien, pour la première fois depuis 7 ans, ça n’a pas marché. Les britanniques se sont mis à poster des photos de rayons entiers de tomates sur les marchés espagnols mais aussi de toute l’Europe. Pour la première fois, grâce à des tomates, le discours d’état est massivement remis en cause. C’est aussi inattendu que remarquable.
Je n’aurais jamais pensé qu’un simple fruit pourrait faire vaciller le récit brexiteur qui jusqu’à présent, a nié avec vigueur toutes les preuves de l’échec économique du Brexit. Plus c’était gros, plus ça passait. Même si l’opinion publique commençait enfin à se rendre compte que le Brexit était une erreur monumentale, le discours officiel et surtout celui des tabloïds brexiters n’évoluait pas d’un iota. Et voilà que la propagande s’écroule face à une tomate! Et maintenant, la presse n’hésite plus à parler de rationnement. Parce qu’il n’y a plus de tomate, mais il n’y a pas beaucoup plus d’autres fruits et légumes non plus et les supermarchés ont dû mettre en place des limites d’achat. Ils préviennent que ça va durer des semaines et que oui, c’est bien à cause du brexit qui bloque les importations. Welcome to brexitland, où on ne peut plus manger de tomate, mais où on ouvre enfin les yeux.