Je crois que Ma’ avait déjà choisi un thème similaire il y a quelques années. En tour cas, je me suis souvenue d’avoir posté une photo du hérisson en papier que Wizzboy m’a offert pour une fête des mères. Pour ne pas faire de jaloux, j’ai donc choisi cette fois un bouquet en origami fait par Princessechipie de sa propre initiative et que je garde précieusement depuis, elle surveille.
Le vendredi, c’est états d’esprit imaginés par ma copine Zenopia.
Fatigue: oscillatoire.
Condition physique: ondulée, mais juste en parlant des cheveux.
Humeur: reste méfiante. Certes, le plombier et l’électricien sont bien passé et ils ont bien fini dans mes temps prévus, mais on attaque de nouveaux travaux la semaine prochaine et ça va être bruyant.
Esprit: éparpillé.
Boulot: je m’éclate encore et toujours dans les archives de la presse régionale, mais j’ai changé de période.
Culture: j’en suis au menu traditionnel des mariages au début du siècle dernier, c’est absolument passionnant. Ou pas. Entre l’aspic de foie gras truffée et la bombe sultane (ça a l’air d’être un dessert), on savait s’empiffrer de choses surprenantes à cette époque, tiens.
Avis perso: en forme d’hommage à Zenopia: les gens, c’est pas des gens comme nous. Ce n’est pas un message perso, mais presque et elle comprendra.
Message perso: à tout à l’heure?
Loulous: L’Adulte s’éparpille aussi, entre foot et rugby. GeekAdo a vécu une tragédie collective hier, qui a affecté tous ses collègues de stage: il n’y avait plus de café à la machine. Visiblement, la journée a été très longue. Mangagirl a brillamment réussi ses partiels et, prise par l’euphorie du moment, la annonce que j’avais raison, la fac c’est trop bien. J’en suis toute émue. Princessechipie vs le prof de sport à la piscine, épisode 2: c’est la piscine qui a gagné, après un ko virtuel mais mutuel entre le prof et ma gamine qui nage la brasse coulée mais sait très bien négocier avec ses enseignants. Wizzboy est surexcité, il a invité un copain pour le week end. C’est à dire qu’on va avoir un clone de Wizzboy à la maison. En plus de Wizzboy. Ahaha.
Amitié: bonne reprise!
Love: il ne s’arrête plus, après avoir customiser un meuble pour l’entrée, il s’attaque à son bureau (pas la pièce, on parle toujours de meuble)
Penser à : me renseigner sur un resto qu’on n’a pas encore testé et dont on m’a dit beaucoup de bien.
Comme c’est de saison, je ressors un tag que j’avais vu passer sur FB, une sorte de tag de la saint Valentin et comme je suis toujours plus ou moins en froid avec ce RS (j’y poste de moins en moins), je préfère le faire directement ici. Alors soyons clairs, la saint Valentin avec toute sa guimauve immonde et son sexisme sous-jacent m’énerve , mais je ne résiste pas souvent à un tag, donc, c’est parti!
– Le plus vieux ? C’est quoi cette question? De toute façon, ça ne se voit pas parce que Marichéri est beaucoup plus grand que moi, et toc!
-L’écart entre vos âges : 32 centimètres. Quoi, c’est pas la question ? Bon d’accord, un an.
-Enfants ? Beaucoup. 5, je me répands assez sur eux et oui, ils sont tous à nous et tous du même père, pour répondre à une des questions qui revient souvent et me tape sur les nerfs. Ce n’est pas parce que j’ai pondu plusieurs fois que ça donne le droit à n’importe quel malappris de me réclamer des explications. Je leur en pose moi, des questions sur leur vie sexuelle? Non mais. De toute façon, mes enfants ont presque tous exactement la même tête que Marichéri (et la carrure pour deux d’entre eux). C’est limite vexant, on se demande pourquoi j’ai participé, tiens. Il y en a bien une qui fait un effort pour se démarquer, mais c’est un clone…de ma mère. Dont je n’ai que les cheveux. C’est à croire qu’ ils font exprès de ne pas me ressembler.
-Mariage ? Depuis 26 ans et demi, mais on était très jeune.
– Qui a été intéressé en premier ? Les avis divergent. D’après nos connaissances de l’époque, ça a été instantané et simultané, et donc saoulant pour notre entourage. Alors que nous, on ne voit pas…
– Le plus de caractère ? Les deux. Beaucoup. On le vit bien.
-Le plus têtu ? Ça dépend. Spontanément, je dirais moi, bien que je ne sois absolument pas têtue, je suis persévérante, c’est tout. Sauf que je n’ai pas la patience pour l’être très longtemps. Alors que lui, c’est beaucoup plus rare, mais il peut se focaliser sur quelque chose pendant une éternité quand je ne me souviens même plus de quoi il est question.
-Le plus râleur ? Pareil, les deux mais chacun à sa manière. J’ai tendance à exploser trèèèeès facilement et à faire preuve d’une certaine mauvaise foi assez créative dont je n’ai absolument pas honte, mais je passe encore plus vite à autre chose. Je suis incapable de bouder, ça prend trop de temps! Alors que Marichéri râle beaucoup moins souvent (en même temps, je n’ai pas forcément mis la barre très haut…), mais ça peut durer.
-Le plus sociable ? Ça risque de surprendre ceux qui ont l’habitude de mes coups de gueule du jeudi, mais sans aucune hésitation: moi et de très loin. C’est dire si Marichéri est asocial et fier de l’être.
-Le plus patient ? sans hésitation non plus: Maricheri. Mais uniquement par comparaison, vu que j’ai zéro patience. Forcément, avec son 0,1, il me bat. En vrai, il est à patience variable, ça dépend de quoi ou qui on parle. Par exemple, il est d’une patience admirable avec mes lubies, mes caprices, mes idées bizarres voire franchement saugrenues. Ça le fait même rire alors que j’arrive à me taper sur les nerfs.
-Le plus bordélique ? Égalité, mais on se soigne. Enfin, on essaie…
-Se réveille en premier ? J’ai une tête à me lever à 6 heures du mat le week-end et à appeler ça une grasse matinée, sérieusement? En plus, c’est génétique cette histoire, on a deux gamins qui font pareil, et ne dorment jamais. Parce qu’en plus, il se couche à des heures indues aussi! Ça m’échappe totalement.
– Cuisine le plus souvent ? C’est mignon…la seule et unique fois où Marichéri a cuisiné, il a failli empoisonner le chien des voisins qui a été assez fou pour tester ce qu’il y avait dans la casserole qu’on a dû évacuer dehors avant qu’elle explose. Il sait faire réchauffer des surgelés quand je suis malade, mais les enfants s’inquiètent plus pour leur estomac quand j’éternue, que pour ma santé.
-Pleure le plus souvent ? Moi. Je suis une vraie madeleine, je pleure pour un rien. Ce qui m’énerve. Et quand je m’énerve trop, je pleure aussi. On ne s’en sort pas.
-Chante le mieux ? Aucun des deux. Marichéri est très musical, il sait jouer de n’importe quel instrument avec une aisance remarquable, sauf de ses propres cordes vocales. Il raconte toujours que l’examinateur en chant au conservatoire, le reconnaissait d’une année sur l’autre et lui mettait directement 1 sans qu’il ait besoin de sortir la moindre vocalise. Ça valait mieux pour les tympans de l’examinateur et la dignité de Marichéri. Quant à moi, je chante comme une casserole trouée, rouillée et probablement dépressive.
-Qui contrôle la télé ? Les enfants
-Votre relation dure depuis ? 27 ans. Oui, on n’est pas très patient, on s’est marié très vite. On n’a pas hésité, vu qu’on était tous les deux profondément contre le mariage avant de se rencontrer, c’était une évidence.
Cette semaine, c’est Mangagirl qui fournit (involontairement) la phrase que j’ai retenue. Elle est restée la plus anglaise de la bande, on soupçonne qu’elle cultive son accent British puisqu’il n’a pas du tout disparu après 6 ans. Mais attention, nos enfants (à part Wizzboy) se parlent spontanément en anglais entre eux, ce n’est pas juste Mangagirl. Et il nous arrive de leur répondre aussi en anglais très souvent. Du coup, c’est vrai que tout le monde se mélange un peu surtout au réveil. Ce n’est pas étonnant que Mangagirl soit arrivée dans le salon, affolée, en annonçant:
Elle ne dramatise pas, elle s’exprime! C’est très clair de toute façon, non? (Et elle est quand même arrivée en cours à temps. Right on time, je veux dire).
Dans une vieille maison comme la nôtre, même rénovée, il y a toujours des trucs et des machins qui pouïquent, qui couïnent ou qui fuient. Ça n’est pas grave mais ça nous amène à voir pas mal d’artisans locaux, dont un nouveau plombier hier. Quel rapport avec le mot bizarre là-haut dans le titre ? Eh bien c’est parce qu’après avoir évalué ce qu’il avait à faire, le plombier s’est naturellement tourné vers moi en me demandant si j’avais une wassingue. Et j’ai compris!
Alors je passe sur le fait que les problèmes techniques sont discutés avec Marichéri (qui n’y comprend rien et s’en contrefiche du moment que c’est réglé) mais que pour une wassingue, tout à coup, le plombier se souvient que je suis là aussi. En même temps, pour une fois, son sexisme a servi vu que Marichéri ne sait pas ce que c’est, une wassingue. Tous les nordistes l’auront compris, c’est donc une serpillère. Je l’ai appris il y a très longtemps quand j’étais étudiante à Dunkerque. C’est une chance pour notre plombier. Mais sa wassingue m’a fait réfléchir. Non parce qu’à Dunkerque, on me parlait de mon accent du soleil (et on confondait allègrement l’accent du Sud Est et le mien, celui du Sud Ouest. Ne faites pas ça). On ne me prenait jamais pour une locale. Mais là, le plombier me demande ça comme ça, sans soupçonner que je pourrais ne pas parler chti?
Ou alors, il ne sait pas que ça se dit serpillère en français? Je ne me moque pas: c’est justement en arrivant à Dunkerque que je me suis rendue compte que des mots que j’employais depuis toujours n’étaient peut-être pas connus de tous. Comme quand j’ai demandé une poche à une caissière de supermarché interloquée. Depuis je sais qu’il faut dire sachet ici, et Maricheri, ce parisien, soutient que si tout le monde utilisait sac plastique, on s’en sortirait mieux. En tout cas, c’est forte de mon expérience dunkerquoise que j’ai servi de traductrice quand on a débarqué dans le Pas de Calais , il y a 6 ans (en arrivant de l’Essex, et tous les anglais vous le diront, l’accent essexien est très reconnaissable aussi) pendant que Maricheri regardait les locaux avec surprise. Mais j’avoue, il y a des fois où je n’y comprend toujours rien, quand on nous parle vraiment chti par exemple et que ce n’est plus seulement une question de prononciation. On s’en sort à peu près avec l’accent si il n’est pas trop prononcé, sinon, on est perdu. Mais en anglais, on comprenait très bien des Ecossais ou des gens de Limerick quand des Londoniens ou des Dublinois n’y arrivaient pas. Les accents régionaux ne nous posaient pas tant de problème qu’à des locaux issus d’autres coins du pays.
Tout ça pour dire que cette wassingue m’a fait réfléchir : pourquoi on comprend mieux les accents régionaux dans une langue qu’on parle couramment mais qui n’est pas la nôtre, que dans notre langue de naissance? Je n’ai pas la réponse mais ça m’intrigue. En attendant, je vais en discuter avec l’électricien qui vient d’arriver, il est chti. Avec l’accent.
Cette semaine, j’ai éparpillé mes microbes, on a tous été patraque à tour de rôle. Il a fait un temps pourri (le département est repassé en alerte inondation, pour la cinquantième fois depuis le début de l’hiver, au moins), mais les premières fleurs sont apparues dans le jardin, et ça m’a beaucoup plu!
Ce week-end, Maricheri a décidé de customiser des meubles IKEA, les enfants n’ont plus aucune excuse pour ne pas ranger leurs chaussures!
Et Marcel s’est fait suivre en rentrant dans la maison. Il a eu très peur. On s’attend maintenant à trouver Nestor le coq dans la cuisine dès qu’il aura compris comment utiliser la chatière.
Je n’avais aucune idée pour illustrer le thème choisi cette semaine par Ma’, et Marcel n’a rien fait qu’à m’embêter pendant que je tentais de trouver. Il a voulu rentrer, sortir, rerentrer, manger, ressortir et encore rentrer, tout ça en miaulant comme un vuvuzuela enragé alors qu’il sait parfaitement passer par la chatière. Bref, ça m’a donné l’idée d’aller chercher une photo de Marcel tout neuf, quand il est arrivé chez nous à 8 semaines et qu’il s’exprimait déjà très bien. Depuis, il a grandi mais il est toujours aussi bruyant mignon.
Humeur: molle, mais c’est uniquement pour ne pas remettre chouïneuse, parce que ça va vite devenir lassant, non?
Esprit: absent.
Estomac: si même lui fait des siennes, ça ne va pas le faire!
Boulot: alors là franchement j’ai la motivation et l’efficacité d’une huître comateuse.
Culture: les salons du livre, c’est très surfait. On en ressort avec une espèce de grippe-gastro et une aversion pour certaines personnes un chouïa insistantes. Non, je n’écris pas de roman policier. Oui, j’ai bien compris que ça vous plairait plus, mais non, mes bouquins ne sont toujours pas policiers, ça n’a pas changé depuis la dernière fois où vous êtes passé. Ni celle d’avant non plus d’ailleurs.
Avis perso: je chouïne si je veux d’abord, na!
Message perso: repose toi bien
Loulous: L’Adulte campe à Marcoussis, il va bientôt devoir le déclarer comme résidence secondaire (Wizzboy est très jaloux). GeekAdo a du chauffage! Il a donc réintégré les locaux de son stage, de moins en moins convaincu par le sens de l’organisation dans la fonction publique territoriale. Mangagirl, par solidarité, a aussi été patraque, comme sa mère, mais seulement deux jours, espèce de crâneuse! Princessechipie a fait piscine…la bonne nouvelle, c’est qu’elle n’a pas tenté de noyer le prof, mais c’est tout. Wizzboy a visité le collège. Je répète, le bébé à sa maman, le choupisson de sa grande sœur, bref, le petit dernier a visité le collège. Rhaaa.
Amitié: à tout à l’heure
Love: il fait rien qu’à se disputer le clavier de l’ordinateur avec Marcel. Ce chat veut aider, c’est évident.
Penser à: bien fermer la porte du bureau quand Maricheri est en appel, parce que Marcel prend aussi sur lui de se faufiler discrètement pour aller ensuite se taper l’incruste devant la caméra.
Envie de: arrêter de chouïner!
Pic: Capucine s’étonne de passer pour un grumpy cat alors qu’elle prend sur elle de me tenir compagnie quand je veux me reposer. Elle est tellement dévouée qu’elle n’hésite pas à planter ses griffes pour m’empêcher de bouger…sale bête.
Comme je suis toujours patraque et que le jeu de l’équipe de France ce week-end a été aussi amorphe que moi (et c’est un euphémisme), je ressors un top 10 rugbystique: quitte à être ridicule, autant en rire.
J’ai déjà mentionné une ou deux fois à que j’aime le rugby (j’y ai joué) et à quel point le tournois des 6 nations est un grand moment familial, puisque je rappelle qu’on est deux français, trois franco irlandais et deux Anglo français. Et on aime bien les italiens par solidarité latine et les écossais sont toujours sympa. Jusqu’au brexit, c’était facile, on supportait dans l’ordre la France, l’Irlande et l’Angleterre. Depuis, on a adopté le « everyone except England » cher aux écossais, gallois et irlandais qui sont prêts à supporter n’importe qui jouant contre l’Angleterre. Pour des raisons obscures, on est aussi contre les gallois (en vrai, c’est parce que le présentateur gallois de la BBC est imbuvable. Ça peut paraître léger, mais c’est rédhibitoire, il est franchement désagréable). Enfin bref, ça m’a donné l’idée d’un top 10 rugbystique. Comme quoi, les footballeurs ne sont pas les seuls à ne pas toujours briller par leur sens de la répartie.
10- Selon John Dickinson, ancien joueur anglais de légende: « le pub est aussi important au rugby que la pelouse ». De suite, ça met l’ambiance.
9-selon l’ancien sélectionneur de l’Afrique du Sud, Heyneke Meyer: « La danse de salon est un sport de contact. Le rugby est un sport de collision. » Voilà, entre ça et le pub, on sent qu’on est dans un sport intellectuel.
8-Quand en 1995, les écossais se plaignent que les français sont un peu trop physiques (c’est aussi un euphémisme) Berbizier leur répond: « si tu n’es pas capable d’encaisser les coups, joue au tennis de table. »
7-Quand un père gallois apprend la trahison suprême de son propre fils qui a choisi de jouer pour l’Angleterre: « je m’en doutais, il est tone deaf (nul en musique) ».
6-Il faut dire aussi qu’il y a un léger contentieux entre le pays de Galles et l’Angleterre…ce qui nous donne un magnifique discours de la motivation épique et pas du tout exagéré du coach gallois avant d’affronter les anglais : « regardez ce que ces batards nous ont fait: ils ont pris notre charbon, notre eau, notre acier. Ils achètent nos maisons, et ils n’y viennent que 15 jours par an. Qu’est-ce qu’ils nous ont apporté? Absolument rien. On a été exploité, violé, contrôlé et puni par les anglais. Et c’est contre eux qu’on joue cet après midi. » Comme quoi, le rugby, ce n’est que de la rigolade.
5-Cela dit, tout s’explique puisque d’après le journaliste Mark Reason: « le job de coach du pays de Galles, c’est comme un petit rôle dans un film de Tarantino: tu titubes, tu hallucines, personne n’a l’air de comprendre un mot de ce que tu dis, tu vomis, tu te fais tirer dessus… »
4- On continue avec un ancien joueur anglais Richard Pool-Jones, reconverti commentateur en France, et qui est beaucoup trop gentil avec son pays d’adoption, en tout cas au niveau du rugby: « pour les anglais, l’Afrique commence à Calais et l’enfer au stade de France » .
3-Le rugby est un sport tactique, comme le dit Ray Gravell, encore un ancien sélectionneur gallois: »tu dois faire ton premier tacle le plus tôt possible, même si il est en retard ». C’est très clair.
2-Les français aussi ont des idées sur le rugby. Bernard Laporte, ancien sélectionneur de l’équipe de France et ex président de la fédération explique : »au rugby y’a 2 belles sorties : par saignement et sur civière. Et même sur la civière faut que tu montres que t’as envie d’y retourner ! » Non mais.
1-Je termine par une citation inconnue de Wizzboy, qui suivait Ecosse France avec L’Ado il y a quelques années et tentait de comprendre de quoi il était question. Il agitait son petit drapeau français (c’était en Angleterre) et posait des questions à son frère. Du haut de ses 4 ans, il était particulièrement enthousiasmé par la mêlée: » les humans de rugby, c’est comme des power rangers, fight, fight! « . Voilà.
Ça ne s’arrange pas, je suis toujours patraque et j’ai visiblement une tête de déterrée. C’est à dire que ce matin, je me suis traînée laborieusement chez les commerçants dans la rue principale, comme tous les mercredis mais aujourd’hui, j’ai été accueillie par un magnifique « ça a pas l’air d’aller vous » suivi de cette phrase mystérieuse « moi c’est pareil:
Allons bon, voilà que j’ai développé une pathologie locale que je ne connaissais pas. C’est contagieux? Ça disparaît dès qu’on franchit les limites du department ou ça s’exporte? En tout cas, c’est signe que je suis complètement intégrée, c’est sûrement une bonne chose. Renseignement pris, maflé veut simplement dire fatigué. Ça m’a plu, je le replacerai.