Thursday thunder : malthusianisme et petits pois

Je suis tombée par hasard l’autre jour sur un bout d’interview d’une ayatollah dont je n’ai pas retenu le nom et c’est mieux comme ça. Cette brave femme, confite dans ses certitudes à peine sectaires, expliquait benoîtement que tous les maux de la terre sont évidemment la faute de ces êtres immondes, égoïstes et sans scrupule qui se reproduisent plusieurs fois. Ah. Le réchauffement climatique, Trump, la faim dans le monde, les guerres, les épidémies, la pollution, la disparition des espèces et les pellicules de son beau-frère? C’est à cause des familles nombreuses. Le dogmatisme dégoulinant de mépris et d’imbécilité crasse de cette malthusienne de pacotille m’a très légèrement agacé, et pas seulement parce que j’ai osé pondre 5 enfants.

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D’après cette gourou auto proclamée de la décroissance démographique, il ne faut pas aller jusqu’à fusiller en place publique les parents de familles nombreuses, mais c’est uniquement par bonté d’âme. Elle qui est LE bien, est forcément pleine d’une humanité irradiante et donc elle consent à faire grâce de la vie à ces immondes suppôts de satan irresponsables qui eux, sont évidemment LE mal. Ce n’est même pas la peine de discuter puisque de toute façon, dans sa grande sagesse cosmique, elle a toujours raison sur tout. C’est un fardeau à porter, toute cette perfection pour quelqu’un d’aussi modeste et humble, mais elle fait don de sa clairvoyance admirable à l’humanité qui devrait lui élever une statue, ce serait quand même la moindre des choses pour la remercier. Bon par contre, pour revenir aux fléaux incontrôlables des familles nombreuses, elle leur laisse la vie sauve certes, (puisque elle n’est pas un monstre, contrairement à tous ces parents abjects) mais elle veut les faire payer. Puisque je cite, ils ont fait le choix de vie de ruiner la planète en général et les territoires français en particulier (je n’ai pas compris…cela dit, je n’ai pas cherché) en pondant plusieurs gamins. On va les punir. Elle a donc expliqué doctement du haut de sa bien pensance extrémiste que non seulement les parents de familles nombreuses ne devraient recevoir aucune aide, ni allocation, ni crédit d’impôt, ni rien mais qu’ils devraient aussi payer pour que leurs enfants utilisent les services publics (déjà payés par leurs impôts d’ailleurs, mais ne demandons pas à cette brave dame d’être logique). L’école, l’hôpital, tout ça? Les familles nombreuses ne devraient pas y avoir droit sauf à payer en sus. C’est à dire que pour cette chantre de l’humanité, les enfants sont tous égaux mais pas trop non plus. Il ne faut pas discriminer sauf que si, quand elle le dit. Le gamin qui est fils unique a plus de droits que celui qui a des frères et sœurs et peut crever pour expier l’activité reproductrice de ses parents, dont il est forcément responsable. C’est là que j’ai arrêté de lire parce que j’ai failli m’étouffer.

Je suppose que si je tente de parler démographie et macro-économie à cette gourou si ouverte d’esprit, elle va mal le prendre…déjà, j’ai dit un gros mot, « macro-économie » bouh, la vilaine. On voit bien que je suis mère de famille nombreuse tiens, je ne recule devant aucune bassesse. Enfin bon, juste pour dire que le modèle social français auquel je ne devrais pas avoir droit ni mes 5 enfants, pour faire plaisir à cette charmante sectaire, fonctionne par répartition. C’est à dire que les actifs paient pour les autres. Un exemple au hasard, très chère malthusienne qui s’ignore, les retraites. Si il y a plus de retraités que d’actifs (je simplifie un peu, mais je ne voudrais pas qu’elle m’accuse de faire exprès de la perdre en route, surtout qu’elle fait ça très bien toute seule), c’est embêtant. Je précise aussi que quand on parle de population active, on parle de ceux en âge de travailler, pas qui ont effectivement un emploi. Selon l’Insee, la population active ne représente que 64% du total en France, c’est pas énorme. Et c’est un problème. Pour que le système et l’économie du pays fonctionnent, il faut assurer le renouvèlement des générations. Si tu ne me crois pas, ô grande manitou de la tolérance mais que pour ceux qui pensent comme toi, vas voir au Japon…le vieillissement de la population y produit des effets rigolos. Enfin bref, pour renouveler les générations, il faut minimum 2,1 enfants par femme (et non, ce n’est deux moyens et un plus petit). Manque de chance, en France la natalité est de 1,88 enfant par femme, et encore, on est un des pays européens qui s’en sort le mieux (d’où l’importance de l’immigration, mais je parlerai aux brexiters une autre fois). Donc, entre les femmes qui ont 0, 1 ou 2 enfants, ça ne suffit pas. Heureusement qu’il y a les familles nombreuses pour sauver ta retraite!

Bon, je me suis un peu énervée. J’ai sauvagement massacré mes cours d’économie aussi. Mais je me mets au niveau. Peut-être que j’ai fait le choix de vie d’avoir une famille nombreuse, mais j’ai aussi fait celui de foutre la paix au gens et de ne pas les juger, qu’ils décident de ne pas avoir d’enfant, comme cette dame et c’est bien pour elle, ou d’en faire 25. Non mais.

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Domesday Book

Il y a longtemps qu’on n’avait pas parlé histoire…comme je n’ai strictement aucune légitimité pour ça mais que je prétextais astucieusement du fait de vivre en Angleterre pour pouvoir allègrement en massacrer l’histoire, je n’osais plus y toucher depuis qu’on est en France. Mais bon, ça m’amuse quand même beaucoup…et là, j’ai trouvé la parade! Je vais continuer à massacrer l’histoire anglaise, mais uniquement quand ça a un rapport avec la France: la guerre de 100 ans, Alienor d’Aquitaine et une pelletée de Royals, des choses comme ça, et toc. Je commence avec le Domesday book, surtout que c’est son anniversaire aujourd’hui. Le petit coquin a exactement 932 ans, il a été présenté à Guillaume le conquérant (d’où le rapport évident avec la France) le premier août 1086. Bonjour, je suis le roi et vous? Bonjour, je suis un futur manuscrit référence dans l’histoire anglaise.

Quand Guillaume est arrivé en 1066, en touriste, c’était la pagaille. C’est bien joli d’envahir un pays mais il faut encore s’y repérer. Ce serait ridicule pour un conquérant de se perdre au premier carrefour venu. Et Guillaume était très gentil, il faisait plein de cadeaux à ses petits copains, un bout de terre piqué aux saxons par ci, un château arraché à Harold par là. Ça aurait été ballot de donner deux fois le même, suite une erreur administrative regrettable. Son prestige de conquérant s’en serait ressenti, c’est certain. Malheureusement, à l’époque, pas de Google map, et il faut bien le dire, la technologie du satnav n’était pas encore au point (ils se servaient de rapaces au lieu de satellites, c’est ridicule). Guillaume/William en a eu marre, il a donc décidé en 1085 de commissionner un grand livre. Il a fallu un an aux inspecteurs du recensement pour pondre le Domesday Book qui n’est donc rien de plus qu’un annuaire illustré. Il est en deux volumes, le little domesday book recense l’Essex, le Norfolk et le Suffolk, c’est à dire mon ancien coin d’Angleterre et le reste du pays est consigné dans le great domesday book.

Guillaume/William n’a pas fait ça uniquement pour épater les historiens ou ennuyer des générations d’écoliers. Figurez-vous qu’envahir un pays, ça occasionne des frais. Déjà, il a fallu prévoir une sorte de croisière spectacle avec chevaliers et montures, vu que les wagons à bestiaux le shuttle sous la manche ne fonctionnait pas encore. Bien sûr, en grand visionnaire, il a pensé à organiser une campagne marketing osée, avec banderole publicitaire (qu’on peut toujours voir à Bayeux je crois) mais quand même. Et puis les saxons n’ont pas voulu s’effacer comme ça, alors que leur roi Harold avait pourtant un nom ridicule. Il a été obligé de les massacrer un peu, et là encore, ça coûte (un bras si on était saxon, voir plus). C’est pas le tout de se décarcasser à civiliser ces barbares, à leur construire des tas de jolis châteaux forts partout (et donc développer l’industrie du tourisme, l’English Heritage peut dire merci!), il faut penser à soi un peu. Le Domesday Book recense donc tous les settlements, villages, villes et seigneuries, et définit les impôts que ces braves gens devaient au roi. Ben oui, faut pas rigoler non plus, Guillaume/William ne faisait pas dans le bénévolat.

Le domesday book a suivi les rois d’Angleterre, du château de Winchester (comme la belette) à ses débuts jusqu’à Westminster jusqu’à ce qu’on se rende compte que ce serait peut être sympa de le conserver correctement, vu son grand âge et son intérêt historique au lieu de le laisser comme ça aux mains des Royals. Il est aujourd’hui aux archives nationales à Londres, on peut le voir sous verre et il a été numérisé. Si ça vous dit de savoir combien Guillaume/William faisait payer d’impôts aux saxons conquis…

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L’attaque de la jungle

On avait décidé de ne pas nous intéresser au jardin de la maison du petit requin tant qu’elle ne serait pas habitable. La maison je veux dire. Pas le jardin, on n’a jamais eu l’intention de camper sur la pelouse…enfin, sur ce qu’il reste de pelouse. C’est raté. Parce que bon, les travaux intérieurs avancent bien mais c’est loin d’être terminé et il a fallu pourtant qu’on s’attaque à la jungle devant la maison. C’était pire que dans jumanji pour atteindre la porte d’entrée. J’en étais à songer à disposer des coupes-coupes près du portail pour les livreurs. On a dû réagir.

Le porche disparaissait dans une végétation teigneuse et envahissante, la façade croulait sous les plantes carnivores collantes, grimpantes et ébouriffées. Des colonies de fourmis en profitaient pour s’infiltrer partout en passant de branche en branche dès qu’on ouvrait une fenêtre. Parce que les branches arrivaient jusqu’aux fenêtres du deuxième, obstruant pratiquement toute la lumière. Du coup, si on voulait aérer un peu, on se trouvait nez à nez avec une meute de fourmis en visite, appareil photo de touriste sous les pattes, tiens, il y a quoi de ce côté-ci de la jungle? D’ailleurs, on pouvait jouer à Tarzan et se balancer au bout d’une liane pour franchir les buissons impénétrables et piquants et atteindre la porte. Des tentacules agressives et armées d’épines de combat très aiguisées se jetaient sauvagement sur tous les molles assez téméraires pour essayer de s’engager dans une expédition digne de la descente de l’Amazone sur les trois marches menant porche. Les épines, armes de destruction massive. Après un combat titanesque à mains nues face à la jungle hargneuse et fourbe, on arrivait devant la porte, épuisé, hagard, ensanglanté, les vêtements en lambeaux…vous voyez les zombies dans Thriller? C’était pire. Bon d’accord, j’exagère peut-être un chouïa…mais ça fait vraiment très mal, ces fiches épines. Et il fallait effectivement dégager la façade avant de refaire le chauffage et donc l’isolation. Une sombre histoire d’humidité persistante dans les buissons, qui l’étaient également (persistants). Sans compter que les plantes grimpantes sont très mauvaises pour les murs en briques et que la chose, plantée il y a probablement des décennies était devenue gigantesque au point de véritablement envahir le porche. Bref, il a fallu déboiser, taïaut.

On a décidé que L’Ado et GeekAdo étaient volontaires pour aider. Ils ont été ravis bien sûr. On a commencé par y aller au sécateur, qui a cassé de suite le traitre. On a sorti le taille-haie qui a pris peur et s’est pratiquement enfoui tout seul. Le lâche. N’écoutant que son courage (et non les moqueries de ses fils qui voulaient profiter des défections du matériel pour déserter aussi), Marichéri s’est résolu à l’inimaginable. Il a investi dans une tronçonneuse. Si. Il a failli avoir un malaise quand il s’est vu en train de monter la chaine et y mettre de l’huile. Encore un peu et il va se mettre à nettoyer la voiture tous les week end, par plaisir…ce que c’est quand même, on n’y prend pas garde, on ne se méfie pas et on devient presque un adulte comme ça d’un coup. Un adulte avec une tronçonneuse (on est bien d’accord que ce n’est pas pour les enfants? Même si Wizzboy s’est montré vivement intéressé quand on a déballé la chose). Maricheri a attaqué le monstre végétal (et toujours aussi piquant) façon ninja épileptique et taillant tout sur son passage. Banzai. Je suivais avec un sécateur modèle géant pour finir de déchiqueter le fauve feuillu gisant à terre et faisant déjà beaucoup moins son malin et L’Ado et GeekAdo faisaient des fagots des reliefs de la bête terrassée. Ce fut épique. Un vrai combat mythologique. J’ai déjà mentionné les épines? Aïe.

On était épuisé et très content quand on s’est décidé, fourbus et couverts de griffures, des branchages dans les cheveux, à faire une pause pour admirer notre travail. C’est sur la photo. Ce n’est donc pas du tout fini. Et encore, je ne vous montre pas l’autre côté, sous la fenêtre du salon (là, vous avez celle du bureau. Je sais que ça vous captive) où les épines sont toujours là, tapies sous les graviers et prêtes à bondir. C’est pas qu’on a été un chouïa démoralisé mais presque…beuh. Fichues épines.

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Sunny Monday #30

Dernier lundi abricot pour le défi de Bernie. J’avais commencé avec un dégradé, du jeune abricot à celui très, voire trop mûr, je finis sur la même inspiration ou presque grâce à PrincesseChipie. Oui, elle sort en public comme ça. Elle en est très contente.

Bonne semaine à tous!

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Project 52 #30

Cette semaine, Ma’ a choisi paysage et comme j’ai entamé une grande campagne de promotion gracieuse de ma nouvelle région, je vous amène au cap Blanc nez. Quand je dis promotion gracieuse, ça n’a rien à voir avec mon sourire, mais c’est parce que je ne fais toujours pas de billet sponsorisé. Quand je parle avec enthousiasme d’un coin, d’un musée, d’un paysage ou d’un restaurant, c’est parce qu’ils m’ont plu et que j’ai envie de les faire connaître. Ils ne m’ont rien demandé. Marichéri, toujours poète, me souffle: « quand c’est merdique, tu le dis aussi ». C’est pas faux…Enfin bref, j’ai décidé de défendre mon nouveau chez moi avec autant d’acharnement que j’ai mis en d’autres temps, à vanter l’Essex qui souffre encore plus d’une réputation miteuse en Angleterre. Sérieusement, vu de mon Sud Ouest, le Nord pas de calais, c’est la banquise et puis c’est tout. Et bien pas du tout. Déjà, on est en pleine canicule et à chaque fois qu’on sort un peu, on est absolument charmé. Bref, vive le Nord Pas de Calais!

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Friday Feelings #173

Rhaaaa…et oui, je commence fort pour ces états d’esprit de Zenopia et Postman. Hier, c’était donc notre anniversaire de mariage. Marichéri était à Londres, soit disant pour le boulot. Il avait décidé de rentrer tôt. Il est parti tôt. Et il est arrivé à exactement 3 heures 05 du matin, après avoir passé 1h30 à faire la queue en pleine autoroute devant les barrières d’enregistrement, et campé au milieu d’une foule compacte, assoiffée, suante et épuisée sur le parking devant le terminal pendant 5 heures. Merci Eurotunnel! Comme je suis naturellement angoissée dévouée, je l’ai attendu. On est tous les deux dans un état pitoyable aujourd’hui…le resto, ça sera pour ce soir, si on a réussi à émerger d’ici là. Enfin bref, ça va être difficile, soyez patients (encore plus que d’habitude), il est possible que je ne fasse pas de sens. Remarquez, ça ne change pas trop…

Fatigue: j’en pleure de rire…

Humeur: pas réveillée

Condition physique: inexistante

Estomac: se noie dans le café, en pure perte.

Esprit: comateux

Culture: j’ai retenté les documentaires historiques de l’asperge sous acide, Stéphane Machin…visiblement ce type est allergique à la chronologie et affiche une tête constamment hilare que je trouve un chouïa horripilante et déplacée, surtout dans une crypte. Les gisants, c’est pas non plus des modèles pour magazines people…je ne regarderai plus.

Boulot: en prévision des travaux d’isolation, on a décidé d’attaquer la jungle sauvage qui envahit la façade. J’ai commencé l’escalier aussi…il m’a fallu une semaine rien que pour enlever la moquette et les traces de colle, et encore je n’ai fait que celui qui va au premier.

Avis perso: c’est sûr, Eurotunnel a forcément été pris par surprise, personne ne leur avait dit qu’en été, il fait chaud et que hier, c’était le premier jour des vacances scolaires en Angleterre… Je rappelle qu’on vit à 45 minutes du tunnel. Marichéri aurait eu plus vite fait de traverser à la nage et de finir à pied.

Message perso: tu es libre la semaine prochaine?

Loulous: L’Ado et GeekAdo sont bien rentrés. Ils sont très contents de leurs vacances landaises et festives. Ils comptent bien s’incruster chez papi et mamie l’année prochaine. Mais par contre, GeekAdo n’a pas l’intention de retourner voir un concours landais. Je l’avais prévenu. Voir des types faire des sauts périlleux par dessus des vaches au galop, ça va bien 5 minutes. Au bout de deux heures, c’est lassant. L’Ado est outré qu’on ose critiquer son héritage culturel. KnightyDiva crie au scandale, c’est quoi ces températures, voilà qu’il fait plus chaud ici que dans le Sud! Personne ne pense aux malheureux qui arrivent d’Angleterre et se liquéfient dès qu’il fait plus de 20 degrés? (Alors que l’autre côté de la Manche est aussi en pleine canicule). PrincesseChipie trouve que c’est le temps idéal pour passer au stade supérieur dans sa grande campagne: « faisons creuser une piscine à la place du bassin du petit requin ». Wizzboy a décidé de changer de choix de carrière. Alors qu’il voulait être footballeur depuis un mois, il préfère faire chevalier maintenant…ou alors chevalier-footballeur. Avec l’armure et l’épée mais en courant après un ballon.

Divers: ou alors, on révolutionne le principe et on fait sauter les vaches par dessus les types…non, ça ne va pas le faire. Ça risque aussi de devenir répétitif très vite.

Amitié: bon anniversaire (un peu en retard)!

Love: il comate…alors que ça y est, il est en vacances. Youpidoo!

Courses: on s’est traîné lamentablement au marché, tels des zombies en pleine gueule de bois, et le primeur a eu pitié de nous. On est revenu avec deux kilos de tomates et 2 de pêches offertes, apparement, c’est bon pour ce qu’on a.

Sortie: peut être ce soir donc…peut être.

Envie de: dormir!

Pic: Maman est indisponible pour le moment, l’option répondre aux enfants est en dérangement. Pour toutes demandes urgentes, merci de s’adresser à L’Ado (je sens que ça va me coûter cher…)

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A perfecto day

Je suis désolée de me répéter un peu pour celles (et ceux) qui sont là depuis le début, mais les anniversaires, ça a la manie de revenir tous les ans. C’est fou quand même. Tout ça pour dire qu’il y a longtemps, Marichéri et moi étions jeunes et naïfs (on est toujours jeune bien sûr)…on habitait en Irlande depuis peu, on s’est dit que ce serait exotique de s’y marier (plutôt que de rentrer en France…on trouvait ça parfaitement normal de se marier, alors qu’avant de se rencontrer on était tous les deux profondément anti mariage. Et on ne voulait pas d’enfant, les gamins, c’est nul. C’est dire si on était fait l’un pour l’autre.)

N’ayant strictement aucune idée de comment s’y prendre, on est allé à l’ambassade. A cette lointaine époque, il y avait encore assez peu de français en Irlande et ils devaient faire un mariage tous les 15 ans. Du coup, on a été accueilli à bras ouverts, bien sûr que vous pouvez vous marier au consulat, on vous offre même le champagne (qu’on attend toujours d’ailleurs.) Il y a évidemment une tonne de paperasse à faire, il faut au moins trois mois, ça nous fait un mariage le 26 juillet, ça vous va? Youpi! On signe où?

J’ai du faire une visite médicale chez un vieux débris, le seul docteur dublinois accrédité par le consulat. Il avait vraisemblablement passé ses diplômes en 1922 et appris le français encore avant, il lui en restait trois mots. On a une superbe lettre en charabia d’où il ressort que je peux me marier et que je suis bonne pour la reproduction, comme les vaches (en même temps, il n’avait pas tout à fait tort…). Toujours aussi naïfs, on s’est dit qu’il fallait aussi prévoir une petite fête, ça se fait généralement pour les mariages. Au troisième restaurant qui nous a demandé si c’était le 26 juillet de l’année d’après, ou pour dans deux ans, on a commencé à se méfier…Apparemment, personne ne prépare un mariage en trois mois en Irlande, c’est plutôt trois ans! Pas de problème, on fera un pique nique dans le jardin. J’ai même commandé un énorme gâteau de mariage irlandais, plein de jolies décorations en sucre et absolument immangeable. Énorme, car on avait prévu d’inviter la terre entière. Jusqu’à ce que la terre entière nous informe qu’elle avait déjà réservé ses vacances et que ça ne l’arrangeait pas tant que ça de venir en Irlande…les gens n’ont aucune spontanéité! Heureusement, il y a bien eu quelques courageux pour dire qu’ils étaient contents de venir goûter à la Guinness à notre mariage. Plus des collègues qui ont pris sur eux de s’incruster s’inviter. Et notre jardin était vraiment petit. Vent de panique jusqu’à ce qu’un collègue nous parle d’un hôtel qui ouvrait en juillet et cherchait des cobayes volontaires pour organiser leur premier mariage et le mettre sur leur brochure. Sans faire exprès, on s’est donc retrouvé dans ce qui est devenu un des meilleurs hôtels de Dublin, à un prix dérisoire. Ils ont tout organisé pour nous, et c’était parfait.

Ma grand-mère a tenu à me payer une meringue. Quand la chose est arrivée de France après être passée par Berlin et restée bloquée 10 jours à Londres (merci DHL) j’ai eu peur. J’ai enlevé les gros nœuds, les rubans, et la traine (si, si, il y avait une traine) mais ça faisait quand même Sacré Cœur de Montmartre. C’est ma mère qui m’a coiffé (en même temps deux tresses nouées vaguement en chignon, ça se fait facilement …) et ma sœur maquillée. J’ai refusé d’avoir des fleurs parce que je ne savais pas quoi en faire toute la journée. On a quand même investi dans une jolie cravate pour Marichéri. Il a renversé son café dessus à 5 minutes de partir. Il était un peu nerveux… D’ailleurs, il en a lâché sa cigarette, en conduisant comme un dératé pour ne pas être en retard à l’ambassade. Vu que ma meringue remplissait les trois quart de notre petite voiture, (ben non, pas de calèche ou de limo non plus…), le mégot lui est tombé dessus et elle a commencé à prendre feu. Heureusement, vu la masse de soie et de tulle, j’ai pu cacher les parties cramées dans les plis.

Je sais, on dirait que je volette bêtement (alors que j’essaie de ne pas m’étaler sur les dalles trempées) à côté d’un géant qui en plus se penche pour que j’ai l’air moins ridicule…et encore j’ai des talons de 10 centimètres. Quand je vous dis que Marichéri fait 6m08!

Impossible de se garer correctement à Dubin 4, le quartier de l’ambassade. On a alors piqué un sprint sur le trottoir pour ne pas être en retard. C’était un jour d’été irlandais typique, il faisait 12 et il pleuvait des trombes d’eau. Pour préserver ce qui restait de la meringue, Marichéri m’a passé son blouson en cuir, son perfecto qui traînait dans le coffre, d’où le titre (trouvé aussi par Marichéri, il est plein de ressources). J’ai attrapé la meringue comme j’ai pu pour ne pas me prendre les pieds dedans, roulée en boule sur le ventre et j’ai débarqué dans un nuage de tulle et de cuir, pendant que Marichéri essayait de mettre le feu à un massif de fleurs, en s’énervant sur son briquet.

La preuve, floue mais bon…meringue et perfecto 10 fois trop grand!

L’ambassade avait bien fait les choses, ils avaient même repeint le buste de Marianne juste pour nous. La cérémonie s’est très bien passée, comme dans les films. Enfin, comme dans un film en particulier.Vous avez vu 4 mariages et un enterrement, le service avec Rowan Atkinson, alias Mr Bean? C’était tout à fait ça. Le consul stagiaire avait notre âge, (12 ans et demi, à peu près) c’était son premier mariage, il n’arrêtait pas de se tromper dans le code civil, qu’il a d’ailleurs lâché à plusieurs reprises, il bégayait, il a failli se trouver mal, il s’étouffait …Marichéri et moi étions morts de rire, c’était très romantique. Pour se faire pardonner et la pluie s’étant arrêtée trois minutes, le consul nous a laissé faire des photos dans le parc de l’ambassade (ben oui, pas de limo, pas de bouquet fleur, pas de photographe non plus…c’était un mariage DIY).

La réception a remonté le niveau. Dans les pays anglo saxon, les nouveaux mariés sont accueillis devant le hall de l’hôtel, sur un tapis rouge et un pingouin serveur leur présente une coupe de champagne (chacun) sur un plateau argenté devant l’assemblée des invités, du personnel et des passants en délire qui applaudissent, si. J’étais enceinte. Je n’ai pas bu mon champagne (merci L’Ado!). Tout était remarquablement bien organisé (forcément, c’était pour la brochure publicitaire), le DJ fourni par l’hôtel nous a demandé ce qu’on avait préparé comme chorégraphie pour notre première danse. Euh, WTF? Il faut qu’on fasse le spectacle? Du coup, il a choisi tout seul, le seul truc vaguement francophone qu’il avait en réserve. Céline Dion. (Marichéri est fan de heavy métal et de jazz, il a adoré) et pendant qu’on se trémoussait bêtement en canard, les serveurs débarrassaient les assiettes du dessert. Mon assiette. Avec mon dessert toujours dedans.

21 ans plus tard, on en rit encore. Et on referait exactement pareil (sauf que je veux manger mes profiteroles et boire mon champagne!).

message perso:

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La Mariah Carey du Lot et Garonne

Contrairement à ce que pourrait laisser croire le titre, je n’ai pas soudainement perdu la tête. Il y a longtemps que c’est fait, ça! Non, ça vient d’une discussion avec ma maman, qui faisait une blague sur une chanteuse, probablement originaire du Lot et Garonne si je me souviens bien de ce qu’elle m’a dit. Cette fille a eu le temps de devenir suffisamment célèbre en France pour que ma mère en entende parler (alors que soyons clairs, elle est plus captivée par la généalogie des mérovingiens que par les évolutions de la variété française), mais aussi de sombrer sinon dans l’oubli total, au moins dans la ringardise sans que je soupçonne son existence. Visiblement, elle est passée dans ce qu’on appelle la culture populaire et je n’en avais jamais entendu parler…bref, l’évocation de cette pauvre chanteuse dont j’ai déjà oublié le nom m’a rappelé encore une fois à quel point je suis larguée sur les modes et nouvelles coutumes françaises.

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Évidemment, ça peut paraître excessif de ne rien, mais alors absolument rien connaître de la culture populaire française des 20 derniers années (à part Kaamelott, qu’on a découvert par hasard sur internet en faisant des recherches sur Camulodonum, c’est dire…). Mais quand on est parti, c’était en Irlande, pays moderne et développé aujourd’hui certes, moins il y a 22 ans. Pour aller en France, on devait prendre l’avion et soit payer un rein (et un deuxième pour le retour, ce qui est quand même gênant) en passant par Air France ou Aer Lingus, soit risquer encore plus sa vie en inaugurant les vols Ryanair qui débutait et n’avait pas encore eu le temps de recruter des pilotes (visiblement, ils faisaient avec des conducteurs de tracteur, incapables de se crasher d’atterrir ailleurs que dans un champs à côté de la piste. C’est du vécu). Le ferry mettait plus de 24 h (et j’ai le mal de mer) ou il fallait en prendre deux et traverser toute la Grande Bretagne au milieu. Bref, on n’allait pas souvent en France. Au départ, on n’avait pas non plus le téléphone et même quand on l’a eu, internet était rudimentaire (que ceux qui se souviennent du cri mélodieux du modem lèvent la main…et que ceux qui ne comprennent pas arrêtent de faire les malins). Tout ça pour dire qu’on n’avait pas franchement de news fraîches de la France. Les rares films français qui arrivaient à percer sur le marché Anglo Saxon mettaient bien 6 mois pour apparaître dans les salles dublinoises. Je ne parle pas des livres, des émissions télé, des variétés…bref de tout ce qui, qu’on s’y intéresse ou non, faisait partie du paysage en France. On a tellement pris l’habitude de faire sans, on a continué comme ça même en Angleterre et avec la wifi.

Ça n’a l’air de rien mais toutes ces petites choses dont certaines ont laissé des traces dans le langage courant font partie de la société française. Et on ne les connaît pas. Les blagues entendues sur un animateur incontournable? On ne sait pas de qui vous parlez, et encore moins pourquoi c’est drôle. Les références à des débats de société, des polémiques qui ont secoué le pays pendant des mois? Ça ne nous dit strictement rien. Les citations d’un roman incontournable, les références à un essai révolutionnaire ou même les répliques d’un film culte? Aucune idée. Même l’évolution du vocabulaire nous laisse pantois. Kiffer par exemple me plonge dans des abîmes de perplexité…ces nouveaux mots ont déjà eu le temps de devenir démodés sans que je ne les ai entendus et encore moins compris. Comme la Mariah Carey du Lot et Garonne. Ce n’est évidemment pas vital de savoir qui est cette pauvre fille ou d’employer kiffer, ou de connaître les nouveaux comiques qui sont en fait dépassés depuis 15 ans et nouveaux juste pour nous. Mais ça nous montre à quel point on a été déconnecté de la vie courante française pendant plus de 20 ans. Quand on arrive dans un nouveau pays, c’est normal mais là, on a juste un trou de deux décennies. D’un côté, ça nous permet de garder notre mentalité d’expatriés, il faut tout découvrir ou redécouvrir, de l’autre, c’est assez frustrant de se sentir autant perdu, surtout quand nos interlocuteurs ne comprennent pas pourquoi on ne rit pas avec eux.

Bon cela dit, j’ai très bien vécu jusqu’à présent sans savoir qui était la Mariah Carey du Lot et Garonne, je devrais pouvoir continuer comme ça. Soyons honnête, je n’ai pas vraiment envie de savoir qui c’est ni ce qu’elle a bien pu chanter. J’insiste, je m’en passe très, très bien.

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Azincourt

En Angleterre, on adorait les reenactments, les reconstitutions historiques allant de la conquête romaine à la deuxième guerre mondiale. Les enfants appréciaient particulièrement celles comprenant des chevaliers, même L’Ado s’est émerveillé plus jeune. On a donc été charmé d’apprendre que le village d’Azincourt, théâtre d’une des plus célèbres pâtées monumentales batailles de la guerre de 100 ans organise une reconstitution tous les ans. On a joyeusement laissé tomber pinceaux, ponceuses et autres tronçonneuses et on est parti faire du tourisme. Taïaut.

Déjà, on était ravi de sortir un peu, ailleurs qu’au magasin de bricolage. Même KnightyDiva qui est pourtant en plein période « tout est nul » et qui a d’habitude l’éloquence de Chewbacca était surexcitée. Je ne parle pas de Wizzboy: on va voir des vrais Knights! Comme il est toujours obsédé par la coupe du monde, il a voulu savoir qui allait jouer, euh…la France et l’Angleterre. C’est qui qui va gagner maman, c’est la France? Dis maman, c’est les Knights de la France qui vont gagner? Euh, ben historiquement on peut pratiquement dire ça, vu qu’après tout, il y avait des chevaliers français des deux cotés en fait…

-yeah, les knight de la France, c’est les plus mieux forts!

-en même temps, à Azincourt, tous les chevaliers ont été ridicules, c’est plutôt les archers anglais qui se sont fait remarquer…

-uh? C’est quoi un zarset?

-les messieurs avec des arcs et des flèches…bows and arrows.

Ça tombe bien, il y en avait! Un très gentil archer anglais nous a tout expliqué, visiblement soulagé quand Wizzboy a répondu en anglais à son « quel âââge êtes vous little man? ». C’est d’ailleurs une des choses qui nous a plue, l’événement est totalement franco-anglais. On a passé notre temps à changer d’une langue à l’autre et les participants, locaux comme anglais ont l’air autant impliqué les uns que les autres dans la réussite de la journée dans une ambiance chaleureuse. C’est très sympathique. C’est aussi une des plus grandes reconstitutions de camps médiéval qu’on ait visitée. Les tentes couvrent deux grands champs. Il y a des artisans (on a ramené un vin médiéval qui attend le retour des deux grands ce soir) mais surtout des amateurs qui vivent leur petite folie exactement comme en 1415, flèches pointues dans la poitrine en moins.

Wizzboy est tombé en admiration béate devant la tente de deux chevaliers qui mettaient leurs armures. Ils l’ont très gentiment invité à visiter et ont même pris la pose avec lui, en lui laissant tenir une « vraie » épée, presque plus grande que le gamin. Il était en transe.

Ça ne l’a pas empêché d’animer la visite toute la journée: j’ai chaud (Bon ok, il faisait 30 degrés à l’ombre, sans ombre), j’ai faim, j’ai soif. Je veux rentrer, je veux faire pipi, je veux pas rentrer. Je veux une épée, j’ai encore soif, je veux un cheval, je veux faire pipi encore, je veux rentrer. Je veux rester…un pur bonheur. Surtout que, pris dans l’ambiance de franche amitié franco britannique, il répétait tout en deux langues. Ça fait peut-être l’admiration des passants et des participants mais c’est deux fois plus pénible. Sans compter qu’il a fallu expliquer… mais bon, heureusement, Wizzboy s’est tu un instant, ébloui par l’arrivée des chevaliers, dont un à crête de teletubbies.

Alors là, c’est fun! Les spectateurs sont vraiment sympathiques dans le Nord, ils se sont même poussés pour permettre à Wizzboy et PrincesseChipie d’être au première loge, à moitié grimpés sur les barrières pour ne rien perdre du spectacle. Ça a permis à Maricheri de faire des photos sans avoir un gamin suspendu au bras.

Il y a des joutes, des démonstrations de combat à la lance et tout ça. C’est très spectaculaire mais on connaît. On allait en voir deux fois par an en Angleterre. Ça n’a pas gêné Wizzboy (ni ses sœurs, y compris celle qui essayait en pure perte de faire sa grande blasée mais avait un sourire béat). Dans la deuxième arène, on annonçait le début des combats à pied…ahah, ça aussi, on connaît. On a vu passer l’équipe anglaise qui s’est arrêtée un peu pour discuter avec nous et on est allé se poster à côté de la tente des chevaliers français. Tiens, c’est marrant leur panneau: fédération française de Béhourd, combat médiéval (il y a même un lien ici) . C’est pas comme si ils allaient vraiment se battre…Ah, ben si en fait. Aïe.

Pour la plus grande joie de PrincesseChipie qui a toujours eu l’impression de se faire avoir lors des reenactments anglais, les chevaliers se sont vraiment empoignés, dans un bruit fracassant de boîtes de conserve. Les armes sont factices (mais contondantes), mais pas les coups. C’est assez impressionnant.

Les combats sont brefs, on sent qu’il y a des stratégies d’équipe et les coups pleuvent. Ça ne rigole pas. Il semblerait qu’il faille faire tomber à terre les adversaires, et que l’équipe qui a le plus de chevaliers encore debout à la fin du massacre de la partie gagne. On a vite compris que la tente des secouristes à côté n’était pas là pour les spectateurs mais bien pour les combattants. Il y a aussi un arbitre, avec ses drapeaux jaune et rouge (mais pas en V. Et il n’a pas donné un coup de tsointsoin). PrincesseChipie a voulu savoir si c’était historiquement correct: il y avait des arbitres aussi pendant la vraie bataille? Pas vraiment, non. On faisait quoi alors quand un chevalier tombait? Euh, on l’achevait…ah, ok, pas comme maintenant alors. Bon c’est pas grave, c’est fun quand même. Charmante enfant.

La reconstitution de la boucherie infâme bataille elle même a lieu en fin de journée, si il reste des combattants encore en état. Mais Wizzboy nous avait achevés avec ses chouinements et ça fait quand même une petite trotte depuis chez nous. Comme Marichéri devait partir envahir l’Angleterre à Londres très tôt le lendemain, on a préféré opérer un repli stratégique après le goûter (il y a des tentes qui font buvettes et repas) en passant par le petit centre médiéval en face du champ de bataille. La visite du musée est très brève quand elle est conduite au pas de charge par Wizzboy. On reviendra. De toute façon, on a tellement aimé qu’on a décidé de revenir tous les ans pour la journée médiévale. Vive Azincourt!

Oh, et il semblerait effectivement que les chevaliers français aient gagné les batailles auxquelles on a assisté, probablement galvanisés par les encouragements bilingues de Wizzboy.

Je précise que ce n’est pas un billet sponsorisé, c’est un billet enthousiasmé. Mais pour ceux que ça intéresse, je mets le lien : centre historique médiéval d’Azincourt.

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Sunny Monday #29

On est toujours en abricot pour le défi de Bernie et j’ai des problèmes d’ordinateur. Impossible de charger une nouvelle photo, il a fallu que je me plonge dans des vieilleries en résistant à l’envie de tout passer par la fenêtre restant d’un calme olympien. Mais ce n’est pas plus mal parce que je suis tombée sur une photo qui date déjà de plusieurs années (ça grandit vite, ces petites choses là) que j’aime beaucoup. Attention scoop: voilà KnightyDiva et PrincesseChipie, la première sous un chapeau aux couleurs d’abricots mûrs, je reste dans le thème. Et puis, c’est ensoleillée et ça fait vacances…

Bonne semaine à tous!

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