Throwback Thursday thunder : the successful women

Staycation oblige, je suis débordée, je ressors donc un très vieux billet, qui date du temps où je ne faisais pas encore de colères du jeudi. J’étais toute désorganisée, je piquais des crises n’importe quand, alors que clairement, la chose mérite un Thursday thunder. Tout est parti d’un article (ici si il existe toujours) qui décline après sondage ce que doivent être les succesfull women (en plus d’être invivables, parce que là, franchement…). J’aime bien tous ces tics comme ça qui se mêlent de dire aux femmes comment elles doivent vivre leur vie. Ou pas. Surtout que les successful women en question ont l’air de chieuses finies femmes légèrement crispantes. De mon côté, il faut se rendre à l’évidence, j’ai raté ma vie. Ou pas.

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Selon ce sondage pétaradant, réalisé auprès de femmes de 18 à 45 ans,  un succesfull woman est une femme qui gagne bien, très bien sa vie. Et même, plus que ça (si,si, vous allez voir la suite…). Déjà, c’est râpé pour moi. Mais attention, la succesfull woman ne croule pas sous un salaire mirobolant parce qu’elle s’épanouit dans un super job, ni même pour être indépendante ou tout ce genre de chose, ce serait mesquin. Non, c’est juste pour pouvoir se payer des vêtements et accessoires de marques…enfin de luxe. Ah. Bon d’accord, le sondage a été visiblement commandé par une marque de fringues quelconques, les personnes interrogées ont peut-être répondu ça pour être polies. Parce que sinon, je ne vois pas. Je ne veux pas faire ma maligne, mais j’ai un joli sac par exemple. D’une marque plus ou moins de luxe. J’en suis très contente, il est très pratique, juste la taille que je voulais, et il me plait beaucoup esthétiquement. Mais je ne me sens ni succesful ni parfaite avec. Il ne me rend pas plus intelligente non plus…ou alors, je me suis fait refiler un modèle défectueux?

Mais on ne va pas s’arrêter là, la succesful woman a aussi un intérieur impeccable. Je ne pense pas qu’on parle son tube digestif ou de l’état de ses poumons, mais de sa maison. C’est encore raté pour moi. Je ne sais pas comment elle fait, une fois qu’elle a dépensé tout son argent en produits de marque, il ne doit même plus lui rester de quoi payer une femme de ménage. Non, parce qu’une femme de ménage est la seule explication logique qui me soit venue à l’esprit devant l’intérieur parfait de la succesful woman, puisque je rappelle qu’elle bosse aussi comme une folle et passe son temps libre à dévaliser les boutiques de luxe. On ne peut pas être partout. Ou alors elle prend sur ses heures de sommeil pour briquer ses toilettes, en faisant attention à ne pas mettre de la javel sur son pyjama de marque, ça serait dommage. À moins qu’elle ne vive pas chez elle? Pour ne pas salir et déranger? Du coup, il n’y a personne non plus, ni compagnon, ni enfant, ni animaux…même pas une plante , ça perd ses feuilles c’est salissant…

La succesfull woman adore faire du DIY. Alors là, je ne m’y attendais pas. Comment une maniaque du ménage et du luxe peut prendre son pied à monter des étagères Ikea? Cela dit, ça m’inquiète un peu… j’avoue que j’aime bien bricoler des trucs bizarres, poncer, taper, percer, peindre…je me sens d’un coup plus succesful tiens. Je savais que c’était une bonne idée de scier en deux une vieille cabane de jardin pour en faire une penderie hawaïenne. Mais du coup, je suis bien placée pour savoir que tout ce DIY, c’est extrêment salissant et pas du tout luxueux….je suis un peu perdue là. On va passer au critère suivant. La succesfull women, qui a découvert le secret des journées de 48 heures ou à le don d’ubiquité ou les deux, va au moins deux fois par an en vacances à l’étranger.  La fille qui va en Crète en été mais à Edinburgh en hiver est nulle, elle n’a rien compris. J’imagine que la succesful woman part comme ça à l’étranger pour découvrir de nouvelles marques de luxe (en même temps pour quelqu’un de succesful, elle n’est pas très futée, elle ne connaît pas internet? ) ou étudier des techniques de nettoyages exotiques in situ. Je ne vois pas d’autre  explication à cette migration saugrenue de la part de quelqu’un qui est déjà bien occupée en restant sur place. Surtout que la succesful woman est apparement aussi la reine des dîners parties. Si.

La succesful woman est aussi intelligente, ce qui peut surprendre vus les critères précédents, et a fait de hautes études (ça n’a rien à voir avec de l’alpinisme). Déjà, c’est un chouïa subjectif comme description, mais passons. Je ne veux pas critiquer, mais la fille qui a fait un doctorat en physique quantique, c’était juste pour se payer des Louboutin ? Non parce que je crois qu’elle s’est plantée. Du coup, j’ai des doutes sur son niveau d’intelligence…enfin, la succesfull woman a une une vie sexuelle ébouriffante. On se demande quand elle trouve le temps et surtout avec qui. Parce qu’elle a l’air sérieusement chiante. Ou alors, il existe des succesful men aussi horripilants, irréalistes et superficiels? Aaaaah, si ça se trouve, ils se reproduisent…mais non, suis-je bête (après tout, je ne suis pas succesful), ils ne risquent pas, les gamins c’est salissant et ça prend un temps fou! De toute façon la succesful women qui a pondu se mute automatiquement en SuperMum. Ce n’est pas mieux.

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Staycation: le chateau de Créminil

Pour ceux qui n’ont pas suivi, je résume: comme je désespérais de ne pas pouvoir partir cette semaine pour cause de durite rappelée par Renault et de garagiste en sous effectif, j’ai pris des billets de train. Youpidoo, on ne partira qu’ à la fin du mois, mais on ira bien chez papi et mamie et en attendant, ça sera staycation (vacances à la maison en anglais). Et donc le garagiste a pu s’arranger, pour nous rendre service. On a récupéré la voiture avec une durite flambant neuve (c’est une image). Bon ben…on a en eu marre de changer de plan toutes les 5 minutes, on garde nos billets de train et on va profiter d’être à nouveau mobile pour découvrir la région. Voilà, finalement, c’est une bonne chose, ça nous fera double vacances.

On a donc commencé aussitôt nos explorations locales. Après tout, à part deux ou trois balades, on ne connaît toujours pas le coin alors que ça fait deux ans qu’on y habite (je rappelle qu’on avait une maison à rénover, ça occupe pas mal). On a attaqué par le très charmant château de Créminil à Estrée-Blanche, dont rien que le nom donne envie de s’y promener. C’est entre Saint Omer et Lens, en plein milieu du Pas de Calais.

Le château originel date de 1329 mais il a été réaménagé plusieurs fois, toujours sur son lac qui a été habilement rempli en détournant la rivière locale dont le nom m’échappe, mais je ne vais pas recopier toute la brochure non plus, ça finirait pas se remarquer. Creminil est adorable, perdu en pleine verdure. Il faut insister pour le trouver, la « rue de la mairie » sur laquelle il est sensé être, se perd en fait dans la campagne après le village, et le château lui-même est au bout d’une longue allée, on le voit à peine. Bref, c’est un peu perdu, extrêmement bucolique et très, très mignon.

Le propriétaire est un passionné, à l’accueil enthousiaste et sympathique. On peut réserver une visite avec une guide ou faire une visite libre, mais vu qu’il n’y avait personne, ce charmant monsieur a décidé de nous faire faire le tour, en bavardant. On a beaucoup apprécié (et non, je ne lui ai même pas dit que je ferai un billet ni même que j’étais blogueuse, je ne le dis jamais. C’était juste pour le plaisir de faire partager sa passion pour son château et honnêtement, son enthousiasme est contagieux).

Comme le château d’Olhain voisin (j’en ai parlé ici), Créminil a été complètement transformé au XVIII…enfin non, pas complètement. Par manque de moyens, on a juste abattu l’arrière, pour dégager la cour, les façades y ont été refaites et on a percé des fenêtres. Ça donne un château à deux visages, forteresse médiévale avec son pont-levis d’un côté, maison classique de l’autre.

On peut aussi visiter le jardin médiéval, qui a totalement enthousiasmé Wizzboy, principalement parce qu’on peut courir partout. Je me répète, mais c’est adorable. Il y a des plantes médiévales dont une mandragore qui a plongé MangaGirl en plein ravissement (c’est une potter head, une fan absolue de Harry Potter), un verger, un jardin secret caché qui a enchanté Wizzboy et un peu moins Marichéri qui a dû arrêter de faire des photos pour piquer un sprint derrière le gamin. Du coup, je ne peux pas tout vous montrer, mais ça donne une idée.

Bref, on a beaucoup aimé. Les enfants ont apprécié la visite, même L’Ado, qui boude depuis mars d’être coincé chez Papa et Maman a reconnu que c’était pas mal , c’est dire. Et comme d’habitude, je précise que ce n’est pas un billet sponsorisé, puisque je n’en fais pas, mais un billet enthousiasmé. Pour ceux que ça intéresse, je vous mets le lien du château de Créminil ici….c’est plutôt un bon début de staycation, non?

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Summer tag

Comme je suis une petite futée, quand on a reçu un avis nous prévenant de travaux et donc de coupure d’électricité (et de wifi) pour aujourd’hui, j’ai décidé de préparé un billet à l’avance, un petit tag estival sympathique. J’ai juste oublié de noter d’où il me vient et pas moyen de m’en souvenir. Ahaha. Si quelqu’un reconnaît le tag, ça m’arrangerait. Enfin bon, maintenant que j’ai répondu (et que je n’ai toujours pas de wifi), ça serait bête de ne pas le poster, ce tag.

1- ton activité favorite pendant les vacances d’été quand tu étais enfant?

Euh…rien. Je veux dire ne rien faire, paresser, rêver, flâner, bouquiner vaguement. Sinon petite, c’était faire des châteaux de sable, que dis-je des châteaux, des forteresses, des villes fortifiées, des empires…avec mon petit sceau, ma pelle et les moules colorés en forme de coquillage. Si.

2-ta gourmandise d’été préférée?

Les cerises. Ou les glaces dulce de leche. Ou les framboises. Ou les glaces caramel au beurre salé. Ou les pêches. Ou les glaces…oui, bon, j’arrête. Mais quand même, il y a des fruits, c’est pratiquement léger.

3-est ce que tu portes des tongs?

Jamais! Je déteste avoir les orteils sciés en deux. Par contre, je me suis remise aux espadrilles cet été, comme quand j’étais petite.

4- est-ce que tu supporte la chaleur?

Totalement. Je suis même une supportrice enthousiaste de la chaleur, go chaleur, go! Je suis bien en pleine canicule, la vraie. Celle qui est sèche, presque métallique. Quand on sent la végétation roussir sous le soleil, quand le ciel est blanc de chaleur à midi puis bleu profond quand le soleil se calme. Quand le thermomètre est au bord de l’explosion, je suis bien pendant que tout se liquéfie autour. Marichéri dit que je suis différente au soleil, plus détendue. Et pas seulement parce quand c’est les vacances. C’était pareil au Mexique, je me sentais dans mon élément et pourtant je travaillais, je prenais le métro, je vivais normalement…mais avec la chaleur. En fait, je me sens bien à partir de 40 degrés…je ne suis pas normale.

5-que penses tu de la plage?

Aaah vaste question, j’adore la plage! C’est toute mon enfance, où je passais trois mois par an sur le sable de Soulac sur mer. J’aime l’océan et ces rouleaux, le sable qui brûle les pieds, le soleil…mais je suis aussi profondément asociale et une plage bondée (bondée pour moi, c’est à dire pratiquement déserte vue par quelqu’un de normal) me provoque des angoisses pas possibles.

6- ton activité d’été préférée maintenant que tu es adulte?

Comment ça, maintenant que je suis adulte? C’est quoi cette question désagréable? Tout le monde sait que j’ai quatre ans et demi.

7-ton repas estival préféré?

N’importe quoi sauf un barbecue. J’ai été traumatisée par les saucisses anglaises carbonisées à l’extérieur, crues et roses à l’intérieur. Rien que d’en parler, j’ai des nausées. Cela dit, je me souviens d’un lointain barbecue nocturne pour ne pas dire très matinal, en France quand j’étais étudiante, où quelqu’un a eu l’idée de génie de vouloir faire cramer des pizzas surgelées, c’était répugnant aussi.

8-tes vacances d’été préférées?

J’en ai plein! Toutes en fait…forcément, quand on met ensemble deux de mes choses préférées, l’été et les vacances, ça ne peut que m’enthousiasmer. Je vous ai saoulés avec nos vacances romaines, nos vacances irlandaises, notre tour aux châteaux de la Loire, mais il y a aussi des vacances dans des trous paumés, des vacances touristiques, des vacances paresseuses…en fait ce qui compte, c’est avec qui. Mes vacances préférées, c’est avec Marichéri et les enfants, tous les 7 et ça devient rare depuis que L’Ado fait son vieux indépendant.

9-ta lecture estivale préférée?

Je déteste profondément les lectures estivales obligatoires, du magazine dit féminin au roman pour méninges ensablées. Je ne vois pas pourquoi on devrait lire n’importe quoi sous prétexte qu’il fait beau. Les neurones ne fondent pas quand la météo s’améliore.

10-ton plaisir coupable de l’été?

Uh? Mais non voyons, il n’y a pas de plaisir coupable en été, puisque tout est permis!

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Sunny Monday #32

Nouveau mois, nouvelle couleur, on passe au bleu pour le défi de Bernie. Je voulais changer de la mer ou du ciel, je me suis donc décidée pour une de mes vaches. J’en ai beaucoup, pas uniquement de la cow parade, éparpillées un peu partout dans la maison…Ça faisait longtemps que je n’avais pas mis de vache par ici, ça commençait à manquer.

Bonne semaine à tous!

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Projet 52: couleur chaude

Ça y est, il fait enfin beau et chaud! Parfait pour trouver une photo pour le thème choisi par Ma’ cette semaine. J’avais plein d’idées sur la chaleur, mais ce n’est pas exactement le thème. Du coup, je me suis rabattue (enfin bon, c’est Marichéri qui a pris la photo), sur les couleurs chaudes d’un papillon, ça reste estival.

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Friday Feelings #278

Je me remets de ma déception, je relativise, mais ces états d’esprit (sur une idée de la fabuleuse Zenopia) risquent quand même d’être un chouïa ronchons…

Fatigue: pas du tout. J’étais bien en forme pour partir en vacances….ooops, ça commence fort! On reprend: pas fatiguée du tout. Sans autre commentaire.

Humeur: ahaha, j’en pleure de rire. Ou pas.

Condition physique: lezardière….j’adore la chaleur, je suis dans mon élément en pleine canicule pendant que Marichéri et nos petits anglais se liquéfient.

Esprit: grognon

Estomac: forcément, pour surmonter ma déception, il faut que je compense….

Boulot: beuh. Je vais devoir trouver un truc à faire pendant notre staycation (c’est de l’anglais, ça existe vraiment. C’est la contraction de stay vacation, pour vacances à la maison).

Culture: j’ai encore acheté un bouquin juste parce qu’il est en anglais et que ce n’est ni du Shakespeare ni Harry Potter. La vendeuse a essayé de me refiler des versions « aménagées » et bilingues de Jane Austen. J’ai failli mordre, on ne touche pas à Jane Austen, bandes de béotiens! C’est quoi cette manie de massacrer des classiques de la littérature au prétexte qu’ils sont plus difficiles à lire qu’un tweet (quoique, je trouve Jane Austen bien plus abordable que beaucoup de threads sur les RS)? Ça veut dire quoi « aménager » un texte? Qu’est-ce qui donne le droit à des éditeurs incultes de dénaturer une œuvre et de prendre les lecteurs pour des cons par la même occasion? Enfin bref, je suis encore passée pour une affreuse snob, mais tant pis.

Avis perso: les durites, c’est pas des gens comme nous.

Message perso: Skype la semaine prochaine?

Loulous: lundi, L’Ado nous a annoncé, avec des trémolos caverneux pas du tout exagérés dans la voix, qu’il était affreusement malaÂade,…c’est clairement le coronavirus, il a appelé tous ses potes pour faire ses adieux. Tu as mal à la gorge, tu es fiévreux? Ben non, pourquoi? Après enquête, on a donc appris qu’il était juste un chouïa indisposé. Mais c’est sûrement un signe non? …sinon, il a retrouvé un vieux sandwich saumon-mayo dans ses affaires, il l’a fini. Bref, il a dû rappeler ses potes pour les rassurer. Ouais mais quand même, une intoxication alimentaire, c’est grave aussi, hein? Bien sûr mon chéri et arrête de manger n’importe quoi. GeekAdo refuse de sortir de la piscine tant que la température ne sera pas redescendue en dessous de 20. Ça lui laisse de la marge. MangaGirl a accepté d’y tremper un orteil, vu la chaleur, mais fait pas pousser non plus. PrincesseChipie et Wizzboy sont dégoûtés, mais au moins, ça les rapprochent, ils ne se sont pas disputés depuis hier. C’est appréciable.

Divers: j’ai déjà dit tout mon mépris pour les durites? Sérieusement, je me répète que ça pourrait être plus grave, surtout en ce moment, mais mon côté sale gosse impatiente et tête à claques a du mal à accepter autant de calme.

Amitié: c’est promis, l’année prochaine, on se rattrape!

Love: il va donc être en vacances la semaine prochaine, et il a promis que même en staycation, il ne regardera pas son téléphone du boulot une seule fois.

Penser à: je sais pas…beuh.

Courses: en plus, le primeur ne sera pas là la semaine prochaine non plus, c’est pas malin.

Sortie: ahaha…

Envie de: voir au dessus

Pic: pas moyen d’être tranquille dans ce hamac, il y a toujours un humain qui veut essayer de piquer la place à Marcel

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Thursday thunder: la durite fait peter les vacances!

Comme on essaie toujours de s’intégrer partout où on passe, on s’est empressé de changer de voiture en arrivant en France…enfin, empressé autant que possible parce que visiblement une 7 places automatique, c’est bien un truc d’anglais ça, il va falloir commander, il y en a pour des mois… Mais bon, on a fini par avoir une voiture française, dans laquelle on rentre tous, avec le volant du bon côté et tout. On ne se fait plus remarquer dans la rue (quoique, au moment des manifestations obtuses, Marichéri était bien content de passer pour un anglais: le vent de panique que ça provoquait chez les apprentis embouteilleurs lui ouvrait toujours le passage pendant que les voitures françaises restaient coincées). Enfin bref, on était quand même très content de passer enfin inaperçu, surtout que notre voiture française remplit très bien la seule chose qu’on lui demande, c’est à dire nous transporter d’un point à un autre. Honnêtement, ni Marcihéri ni moi ne partageons l’enthousiasme hystériques de chihuahua sous acide des vendeurs de voitures devant un moteur ou un toit ouvrant. Franchement, on a juste une vague opinion sur la couleur, on n’a aucun intérêt pour ce qui est mécanique. Et bien visiblement, la voiture s’est vexée de notre indifférence, et elle a décidé de nous torpiller nos vacances. Ça ne m’amuse pas du tout.

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La sentence est tombée ce matin, amenée par la factrice parce qu’en plus, il fallait signer pour bien montrer qu’on l’a reçue! J’aurais dû me méfier tiens…bref, il paraît que notre voiture française est peut être malade, en tout cas il y a « un risque d’agression interne de la durite ». Ça ne m’a pas ému plus que ça, principalement parce que je n’ai rien compris. C’est le paragraphe suivant qui m’a défrisé : il faut l’amener toute affaire cessante dans un atelier….euh c’est à dire qu’on part la semaine prochaine, avec la voiture, et même dans la voiture, on s’est dit que ça serait plus pratique que de courir à côté. Dans ces cas là, il n’y a qu’une chose à faire:

-Mariiiiiichéri, on a reçu un papier, il y a un problème et il faut arranger ça, viiiiiiite!

Avec un calme olympien développé après plus de 23 ans marié à une hystérique, Marichéri s’est emparé de la lettre et de son téléphone. Béate de confiance absolue, j’attendais sereinement qu’il explique la chose au garagiste et sauve nos vacances, hop, voilà, problème réglé. C’est raté. Et ça me contrarie vivement.

Il se trouve qu’en plus de mettre des durites toutes défectueuses dans leur voiture, ces gens osent partir en vacances, eux, probablement pour nous narguer et qu’il va falloir attendre plus d’une semaine avant qu’ils examinent la chose vu leur planning surchargé. En sachant ma bonne dame qu’il ne faut pas s’affoler, il n’y a probablement rien, il y en a pour une matinée, mais c’est au cas où.

-Au cas où quoi? On peut partir quand même chez mes parents et s’en occuper en rentrant alors?

– Ben, vous voyez l’accident mortel avec tous ces gamins dont on a parlé aux infos ? C’était ça…

-ah.

Donc, on n’a pas le choix. On ne part pas. On est coincé ici jusqu’à ce que le garagiste veuille bien, et sans moyen de transport parce du coup, j’ai peur de monter dans la voiture. Et ce n’est pas la Clio de remplacement généreusement proposée par le concessionnaire quand on lui a expliqué notre problème de vacances avortées qui va aider, vu qu’on y case à peine une demi valise et deux gamins et que Marichéri et ses 6m08 ne rentrent pas dedans. Bref, on avait décidé de ne rien prévoir cette année, pandémie oblige, et d’aller juste passer quelques jours chez mes parents. Je me faisais une joie de m’empiffrer de tourtiere pastis, foie gras et autres petites spécialités landaises qui ont bercé mon enfance revoir toute ma famille, et de continuer à faire découvrir Les Landes à mes enfants. Je sais que je n’ai pas l’air (en tout cas j’essaie, ça sert à ça aussi un blog, c’est toujours mieux d’écrire des bêtises en tentant lamentablement de trouver un côté comique que de hurler de colère), mais je suis très, très déçue. Pire même…

Alors, je ne sais toujours pas ce que c’est qu’une durite. Et je refuse de chercher. Les durites n’ont droit qu’à mon mépris le plus total. Wizzboy a pleuré, moi aussi PrincesseChipie aussi…on va essayer d’aller chez papi et mamie plus tard, en train, pour compenser. Il y a des durites sur les locomotives?

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La quête du t-shirt

Hier, avec un dévouement maternel remarquable, j’ai accompagné les filles en ville, pour dépenser l’argent qu’elles ont reçu récemment de leur grands parents. Elles ont décidé, en ado et pré ado qui se respectent de, je cite « faire du shopping », ahaha. Ce fut un supplice laborieux, mais surtout révélateur de leur immense différence de goût et de mon inadaptation sociale absolue.

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Bon déjà, je déteste ce cliché hautement sexiste qui consiste à penser qu’une fille adooÔoore parcourir les boutiques de fringues avec délice. J’ai toujours détesté, et pas uniquement par esprit de contradiction, y compris à l’âge des miennes (de filles) où je faisais le désespoir de ma mère et ma sœur. Non seulement je suis asociale, alors aller volontairement dans un endroit où il y a des chances qu’on me parle (quoique, avec le sens de l’accueil des vendeurs/ses français/es, il y a moins de risque), c’est un supplice, mais je suis aussi impatiente. Il faut que ça aille vite, très vite. Je ne comprends pas qu’on passe des heures à traîner de portant à portant, ça me déprime. Mais bon, quand mes enfants ont besoin de ma carte de crédit envie que je les sorte, il n’y a pas le choix…je me suis donc faite traîner par deux gamines décidées à s’acheter un t-shirt. Jusque là, ça va. Sauf que….l’une veut des paillettes, des fleurs, les licornes, des arcs en ciel, il faut que ça brille, que ça respire la joie de vivre, que ça explose de couleurs et d’originalité, tout à la fois. Et l’autre, en pleine période mi emo mi gothique mi artiste maudite, considère que le gris est outrageusement primesautier (comparé au noir) que les imprimés, c’est le mal (ou plutôt le bien, puisque le mal, c’est bien mais que le bien, c’est mal…je ne sais pas si vous me suivez, la logique emo-goth, c’est pas facile à comprendre), déteste avec fougue les paillettes, la dentelle, les fanfreluches et tout ce qui remplit sa sœur de joie. Et bien vous allez rire, on n’a pas trouvé de boutique qui propose les deux à la fois. Mes filles ne se retrouvent que sur une chose (hormis le fait que chacune est persuadée que l’autre a des goûts débiles): elles veulent de l’unique. C’est pas gagné. Bref, selon les magasins dans lesquels on rentrait, deux tiers du groupe faisait la gueule (mais moi, je le cache mieux qu’une ado qui tient à exprimer tout son dégoût pour la société de consommation mais elle veut bien cette marque parce que c’est pas pareil, quoi, et tu peux pas comprendre). Bonne ambiance.

Au bord de l’infanticide, la crise de nerf, j’ai proposé qu’on se replie vers la librairie, ça a plu aux deux, ouf! L’une s’est jeté sur le rayon manga et art, l’autre a dévalisé les bricolages. Ça les a requinqué, et on est reparti à recherche du t-shirt parfait. Et là je me demande de qui elles peuvent tenir… après des heures à errer lamentablement, on a fini par tomber sur un bouge infâme pour gothiques, entre la grotte pour trolls maléfiques et le repère de zombies festifs, c’est dire si c’était guilleret. Et j’avoue, il y a des choses très rigolotes dans la mode goth, j’aime vraiment beaucoup, même si il semblerait que ce soit très mal vu de trouver ça amusant (ça me fait penser à la tête effondrée du pauvre boutonneux gothique en Angleterre quand il avait vu qu’on avait le même manteau, dont je suis très contente, mais je m’éparpille) . Mais le t-shirt beauf du middle west qui se la joue emo avec un aigle…

-euh…mais tu es sûre, tu as vu qu’il y a un aigle?

-Oui, et alors, de toute façon, tu peux pas comprendre, tu n’y connais rien!

-ah bon, d’accord.

Après ça, j’étais heureuse de retrouver la civilisation et de suivre PrincesseChipie dans la lumière. Littéralement, puisqu’elle s’est jeté sur un t-shirt charmant, mi phare en pleine activité, mi ver luisant sous acide.

-euh, c’est très mignon, mais tu es sûre, tu as vu comment ça brille?

-Oui, et alors, de toute façon, tu peux pas comprendre tu n’y connais rien!

Bref, cette expédition shopping aura été très utile: j’ai appris que je n’y connais rien, mais surtout que finalement, les deux chères petites ne sont pas si différentes qu’elles veulent bien le croire, malgré leurs goûts vestimentaires opposés. Et que sans ma carte de crédit, elles ne sont rien, allez, on va reprendre des livres plutôt, ahaha, vengeance!

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English wedding top 10

Comme je suis de corvée de promenade du troupeau j’ai la joie et le bonheur d’amener les filles faire un tour, je ressors un vieil top 10 en rapport avec notre actualité familiale, puisque donc, on a fêté notre anniversaire de mariage dimanche (et en sortant sans les enfants,oui j’insiste). Je m’étais penchée il y a quelques années sur les traditions matrimoniales anglaises (qu’on retrouve en Irlande aussi). J’avoue qu’on en avait reprise quelques unes, pour faire exotique, mais il y en a qui m’avaient échappé sur le moment et ça ne m’a pas manqué.

10-La first dance: monsieur et madame se donnent en spectacle, tous seuls comme des cons au milieu de la piste de danse. Certains répètent même des chorégraphies compliquées des mois à l’avance, alors que si ça se trouve, il y a du foot à la télé. Marichéri et moi avons été complétement pris de court quand on nous a demandé ce qu’on avait prévu comme première dance…euh, ben là déjà, je mange mon dessert…j’ai L’Ado qui squatte autour de mes abats et la grâce d’une pintade aérophagique qui se trémousse, Marichéri ne supporte que le rock alternatif serbo croate ou la musique dodécaphonique et on fait plus de 30 centimètres d’écart, talons compris. Sérieusement, vous voulez qu’on fasse l’animation? On vous paie pourquoi déjà?

9- les couvre chefs: hauts de forme, tiare qui brille et qui ne fait pas du tout gamine de 5 ans déguisée en princesse Disney avec une couronne en alu et rouleau de papier toilette pour la mariée, et pour les  autres: chapeaux et fascinators, ces espèces de pet d’oiseaux à paillettes que les anglaises se collent au dessus de l’oreille dès qu’elles sont invitées à un mariage. Pourquoi? Un exemple hasard de cette explosion de bon goût avec Eugénie et Béatrice au mariage de William-and-Kate.


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8-le gâteau immangeable, décoré de 15 tonnes de sucreries mièvres faisant 8 mètres de haut et qu’on attaque amoureusement à deux et à la machete. J’avoue j’en avais commandé un, pour le fun. Il était d’un espèce d’orange rosé avec des pustules fleurs blanches, c’était radieux. Il paraît aussi qu’il était très mauvais. Je ne sais pas, je n’ai pas essayé. Par contre, j’aurais bien mangé mes profiterolles, plutôt que d’aller me trémousser en canard avec Marichéri, aussi ravi que moi. Je m’éloigne du sujet…en plus, les heureux mariés en gardent un bout en souvenir pendant des années…je me sens vaseuse d’un coup. On va passer à la suite. Je vous mets quand même une photo. Pour rester dans la même famille, c’est le gâteau de mariage de Lizzie et Philou, il a dû se fossiliser depuis le temps. Je parle du gâteau, pas de Philou qui se liquéfie.

7-Le discours du best man, c’est à dire du témoin du marié, qui déchaîne des appréciations diverses. Lui en tout cas se croit d’un coup très drôle. C’est au mieux laborieux et niais, au pire lourd et scabreux…il y a carrément des discours tout prêts sur internet pour éviter les blagues navrantes et les souvenirs sans intérêts d’un type déjà bourré qui s’est préparé depuis des semaines et croit qu’il passe une audition pour devenir comique de télé. La solution, c’est d’annoncer tout à coup au pauvre best man pas du tout au courant: au fait, tu sais qu’ici la tradition, c’est que tu fasses un discours, tiens voilà un micro. On a bien rien, le meilleur pote de Marichéri beaucoup moins.

6-les bridesmaids et leur robes a vomir assorties: c’est le même principe que le best man, mais elles sont choisies par la mariée. Et en plus elles sont plusieurs. La chef du troupeau est la maid of honour. La photo se passe de commentaire. C’est là que je me dis que j’ai loupé une occasion de faire une blague à ma sœur…


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5-la mariée doit porter something old, something new, something borrowed and something blue. Je l’ai fait! J’avais un vieux collier. Ma meringue était neuve (non parce que je m’habille rarement en sacré cœur de Montmartre en civil). J’avais emprunté les gants de mariée de ma maman pour cacher la brûlure que je m’étais faite en mettant un gâteau à l’ananas au four mais dans une poêle et il y avait un saphir sur ma bague de fiançailles qui a dû finir en fumée, explosée par les démineurs à l’aéroport de Dublin. Si. 

4-Dropping the ring: alors donc si les mariés anglais font tomber leurs alliances en plein pendant la cérémonie, ce n’est pas parce qu’ils sont maladroits, c’est pour que ça leur porte bonheur. Ah. Et si elles roulent n’importe où et que toute l’assistance se retrouve à 4 pattes pour chercher à tâtons dans toute l’église? Si elles vont renverser un cierge et flanquer le feu au bâtiment? Si elles vont se coincer dans une gouttière, provoquent une inondation et que l’assemblée finit noyée? Sinon, j’ai apris que la tradition des alliances en Angleterre remonte au seizième siècle et qu’elle aurait été inventée par Edward VI avant que Cromwell l’interdise. Je ne sais pas pourquoi. Cromwell aimait bien interdire des trucs, il n’avait peut être plus que ça sous la main.

3-Dans le style porte bonheur idiot, les mariées anglaises cousaient un fer à cheval en argent dans l’ourlet de leur robe. Aujourdhui, elles le planquent dans leur bouquet ce qui explique peut être pourquoi ils sont énormes ou elles le portent en pendentif au poignet. J’ai beau cherché, je ne vois pas l’utilité de la chose, à moins d’avoir mis sur sa liste de mariage un cheval unijambiste.

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2- On aime bien aussi jeter de la nourriture sur les mariés ici. Je ne parle pas des grains riz, ce qui est déjà pénible, mais carrément d’un sac de blé (le contenu, pas le sac). C’était très mode au dix septième siècle, où on savait s’amuser. Sinon, dans le  Gloucestershire, on leur balançait leur gâteau de mariage sur la tête. Je sais bien qu’il devait être mauvais, mais quand même il ne faut pas s’énerver comme ça… 

1- On finit avec le plus important, les cadeaux de mariage. On n’a pas fait de liste et on n’a rien demandé à personne, ce qui ne nous a pas empêché de recevoir une magnifique corbeille à fruits en cristal de 15 tonnes avec des espèces de bas relief grecs sur les côtés et des oreillers d’âne en poignées. Et bien, en Angleterre si vous voulez porter bonheur aux mariés (encore une fois) et vraiment rester traditionnel, il faudra offrir…une cuillère en bois. Ça fait rêver. 


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Sunny Monday #31

Dernier lundi en rouge pour le défi de Bernie et je termine mon thème dans le thème. Après la boîte aux lettre, le bus à impériale et la phone box, il fallait finir sur encore plus british et même anglais. Si, si, regardez bien la photo, il y a du rouge: la croix de Saint George (sans S) sur l’union jack, qui représente l’Angleterre. C’est assez rare de voir des drapeaux en dehors des événements sportifs, et encore, chacune des 4 nations sort le sien pour soutenir son équipe, il n’y a que pour les JO qu’on a team GB. L’union jack s’affiche aussi pour accompagner toutes les péripéties nuptiales des Royals. J’avoue que je ne me souviens plus quand la photo a été prise, mais c’est à Mersea Island, dans l’Essex, près d’où on vivait.

Bonne semaine à tous!

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