Projet 52: sur l’herbe

Non seulement j’ai de suite eu une idée pour le thème choisi par Ma’ cette semaine, mais je n’ai pas non plus eu à attendre longtemps pour la réaliser. C’était facile, mais forcément, j’ai mis Marcel à contribution. Ça tombe bien, il est ravi de prendre la pause. Un chat sur l’herbe, un chat qui fait le fou dans l’herbe plutôt. Je suis persuadée qu’il en rajoute dès qu’on le prend en photo!

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Friday Feelings #326

Le vendredi (de vacances scolaires), c’est états d’esprit (en retard), imaginés par ma copine Zenopia.

Fatigue: voir introduction. Sans commentaire.

Condition physique: en manque de soleil, je n’en peux plus!

Humeur: je suis à deux doigts de faire un caprice et d’aller incendier les locaux de météo France. Non mais.

Esprit: toujours aussi logique…

Estomac: l’absence de soleil a l’air d’enthousiasmer nos groseillers, qui n’ont pas daigné pondre la moindre baie l’année dernière quand il faisait beau, et qui cette année n’arrêtent pas. J’en suis à chercher une recette de confiture de groseilles, tellement on en a. Je ne comprends pas, ça doit être une variété de groseillers nordiques ou aquatiques. Ou nyctalopes, un truc comme ça.

Boulot: à peine, c’est à dire en mode estival (alors que la météo, elle…oui, je sais, je radote).

Culture: alors donc j’ai déjeuné dans un ancien cinéma porno reconverti en restaurant, ça compte? J’ai des amies formidables et pleines d’idées originales!

Avis perso: ça fait chaud au cœur de voir les préceptes de mes cours de latin en action…pendant que la populace se réjouit dans les stades de foot anglais, Johnson fait passer sa loi interdisant les manifestations, en catimini, et tout le monde s’en fout.

Message perso: merci pour cette virée lilloise, je t’attends dans ma campagne!

Loulous: L’Ado, alias le pèlerin, crapahute sur los caminos de Santiago (il ne fait que le côté espagnol). Pour l’instant ça va, il n’a pas trop mal aux pieds et il est très content de l’accueil. Il a particulièrement apprécié de camper dans le bar d’un village paumé qui les a accueilli à bouteilles bras ouverts. Comme il dit, c’est important de s’imprégner (littéralement) de la culture locale. Ça y est, GeekAdo a eu sa deuxième dose, mais il n’est pas devenu mutant, il est déçu. MangaGirl et PrincesseChipie ont des différents capillaires, l’une voulant coiffer l’autre à coup de paillettes. Ça glousse dans leurs chambres, je refuse de m’en mêler. Wizzboy est un grand sportif, c’est bien connu. Quand il ne peut pas jouer dehors, il est obligé de faire du sport en chambre. Vraiment. C’est à dire qu’à force de faire du trampoline sur son lit (ce qu’on lui a interdit de faire, du coup ça le motive), il a réussi à le casser. Le cadre en métal ressemble à une sculpture de Cesar maintenant. On est joie.

Divers: c’est clair qu’on n’avait rien de prévu demain, on risquait de s’ennuyer. Alors que là, on va pouvoir passer la matinée à écumer les magasins de literie de la région. Rhaaa.

Amitié: voir message perso.

Love: même lui, qui pourtant de supporte pas la chaleur, commence à en avoir marre de cette météo pourrie! Ou de m’entendre râler après cette météo pourrie, c’est une possibilité aussi…

Penser à : commander de la colle forte et de la peinture dorée, j’ai un plat en morceaux, je vais tenter du kintsugi avant de probablement perdre patience et tout jeter.

Sortie: j’ai des idées pour ce week end, mais tout dépendra du succès ou non de notre chasse aux lits incassables.

Envie de: pouvoir partir en vacances… je commence à m’inquiéter, on a réservé pour la deuxième quinzaine d’août.

Courses: je n’y reviens pas, je sens que ça va être pénible, cette histoire de lit.

Pic: sérieusement, c’est un ciel d’été, ça? (Non, ce n’est pas chez nous, mais c’est bien dans le village).

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Thursday thunder: fair play really?!?

Certains savent que je suis le foot et d’habitude, quand il y a une compétition internationale, j’aime bien en parler un peu. Pas cette fois. Parce que les supporters anglais me donnent des nausées. Non seulement ils huaient leurs propres joueurs en début de tournoi et les accusaient d’être marxistes quand ils s’agenouillaient pour soit disant protester contre racisme (j’ai bien dit soit disant et je vais y revenir) mais leur comportement depuis est absolument immonde.

Comme les anglais ont la chance de jouer à domicile pendant que le reste des équipes a joyeusement zigzagué dans toute l’Europe à la vitesse d’un tamia sous acide, et comme leur premier ministre est d’une clairvoyance admirable qui lui permet de consolider sa place au palmarès de la pire gestion de la pandémie, les anglais donc, ont pu s’entasser dans leur stade, sans masque ni précaution, pour aller supporter leurs joueurs. Enfin non, pour aller conspuer les adversaires. Ça, c’est sportif et fair play! Les anglais prennent donc sur eux, à chaque match, de siffler copieusement l’hymne de l’équipe adverse. C’est débile et tout simplement grossier. Puis ils huent les adversaires dès qu’ils ont la balle. Puis ils entonnent des chants xénophobes et guerriers. Puis ils moquent dans le stade et sur les RS les supporters adverses avec un vocabulaire et une élégance de geste à faire passer le pire des trolls pour un poète romantique. Les larmes d’une petite allemande les ont particulièrement enthousiasmés. Je sais bien que le supporter de foot moyen n’est pas connu pour sa délicatesse, mais je n’ai jamais vu ou entendu un tel déferlement de haine, de bêtise et de violence verbale dans un stade tout entier.

Vous croyez que ça dérange les joueurs qui s’agenouillent « contre le racisme »? Pas le moins du monde. Vous croyez que le sélectionneur anglais qui, en vrai petit bisounours, s’est fendu d’une lettre ouverte en début de tournoi pour dire que tout le monde est gentil, s’émeut quand ses supporters bavent de haine xénophobe et rejouent la deuxième guerre mondiale dans les tribunes? Absolument pas. Vous croyez que les instances du foot anglais sont gênées de ne même pas être foutues de faire respecter le protocole (parce que huer les hymnes, c’est moyen)? Du tout. Vous croyez que quelqu’un en Angleterre dans les médias, les personnalités, n’importe qui vraiment, ait honte de voir le sport transformé en défouloir à brexiters? Bien sûr que non. Parce que figurez-vous que ça vient de là, si les footballeurs anglais gagnent, c’est grâce à la supériorité intrinsèque de l’empire britannique qui va écraser l’Union européenne et je dis écraser pour être polie, le vocabulaire employé étant beaucoup plus fleuri.

Alors certes, les footballeurs anglais pris séparément sont sympathiques, ils luttent vraiment contre le racisme, mais celui des anglais envers d’autres anglais, plus bronzés ou plus récents. Ces joueurs s’engagent effectivement contre les discriminations, avec un certain courage parfois, mais les discriminations entre anglais. Visiblement, ces beaux sentiments s’arrêtent dès qu’il s’agit d’insulter et de moquer des étrangers puisque le comportement à vomir des supporters anglais ne dérangent absolument personne sur place. I don’t know if football is coming home, but if that’s his home, count me out.

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Les travaux, épisode 1

Je ne veux pas être pessimiste, ce n’est pas du tout mon genre (je suis réaliste et préparée. Préparée au pire, certes, mais ça reste de la préparation, pas du pessimisme, non?), je disais avant de m’interrompre moi-même que je ne veux pas être pessimiste, mais je sens qu’il va y avoir plusieurs épisodes liés aux travaux qui ont commencé dans notre rue…c’est un peu long, comme phrase. Enfin bref, ça y est, les pelleteuses et autres engins de chantier ont débarqué et ça nous fait moyennement rire.

On est à la campagne, mais on se modernise, c’est à dire qu’on nous installe enfin le tout à l’égout, et quitte à tout défoncer, on doit enterrer tous les fils et câbles, refaire les trottoirs, l’éclairage public, la totale. Il y en a pour 6 mois, au mieux. Pour le bon fonctionnement de ce chantier titanesque à l’échelle de notre village, la municipalité, dans sa grande sagesse, a pris un arrêté pour régler, c’est à dire interdire, la circulation dans notre petite rue. C’est donc le problème numéro un, mais je sens qu’il y en aura d’autres. Ça commence fort puisque la gentille circulaire qu’on a reçu dans les boîtes aux lettres ne mentionne pas les mêmes horaires d’interdiction que l’arrêté qui est affiché à l’entrée de la rue. C’est pas grave, je vais aller demander directement aux ouvriers qui ont installé leur campement, état major, base sur le parking municipal juste à côté de chez nous (on est en bout de rue, aux confins du village et en face du terrain de taupes foot, d’où le parking). J’ai bien fait puisque ça m’a permis d’avoir une troisième version des horaires où la rue doit être coupée.

Devant ce bazar général et légèrement énervée par la perspective d’être bloquée chez nous de 7 heures du matin à 7 heures du soir (c’est pratique pour faire les courses, et ça sera sympa pour amener les enfants à l’école en septembre), je suis allée me renseigner directement à la mairie. Alors c’est bien simple, on n’a pas le droit de circuler, mais si en fait, puisqu’en tant que riverains, on peut toujours sortir de chez nous, c’est juste qu’on ne peut plus y rentrer après, sauf en dehors des horaires du chantier. Bon, et c’est quoi alors, les horaires du chantier? Ah ben ça, ça dépend, vous avez qu’à regarder quand les ouvriers s’en vont. D’accord, ça va être facile de s’organiser…ah mais non, vous êtes au bout de la rue vous, c’est pas pareil pour vous! Allons bon, qu’est-ce qu’on a encore fait? Il paraît que, contrairement à ce qui est indiqué sur l’arrêté municipal, on serait les seuls de la rue à pouvoir rentrer et sortir de chez nous tranquillement, puisque l’accès au parking est toujours ouvert pour le bon fonctionnement du chantier, quelle chance, on va faire des jaloux. Sauf que la rue est barrée quand même, on fait comment, on saute par dessus les barricades avec notre voiture? Mais non voyons, vous êtes une marrante vous, vous passez à contre sens, comme les pelleteuses…bizarrement, Marichéri n’est pas convaincu.

Vous croyez que si on se fait arrêter en tournant à contre sens pour rentrer dans notre rue et chez nous, on pourra expliquer tout ça aux policiers (il y a une magnifique voiture blanche et verte avec «police rurale » en marron qui patrouille régulièrement, WizzBoy est fan), ça passera? Puisque la secrétaire de mairie le dit? Ça va être long, ces travaux…

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Mardi tourisme: Santander

On continue à les promenades à travers l’Europe grâce aux photos de L’Ado et on repart cette fois en Espagne. Je vous amène à Santander, dans la région de Cantabrie, sur la côte atlantique, juste à côté du Pays Basque.

Santander s’est développée après la conquête musulmane, quand les espagnols du sud ont fui et que certains se sont donc retrouvés en Cantabrie. Ils ont débarqué avec dans leurs bagages ce qu’ils avaient de plus précieux, c’est à dire des reliques de saints, et ils ont aussitôt commencé à construire églises et monastères pour les ranger. Santander grandit et finit même par obtenir le statut de ville abbatiale au douzième siècle, lorsque commence la construction de la cathédrale.

Il n’y a quand même pas que des édifices religieux à voir à Santander. On peut admirer les villas balnéaires construites par les touristes madrilènes avant la guerre civile (la bataille de Santander a été particulièrement sanglante et la ville tombe aux mains des nationalistes le 28 août 1937), la plaza Canado, l’hôtel de ville, la Place d’Italie et son casino, la plaza porticada et la statue de Pedro Velarde (héros de la guerre contre…les troupes napoléoniennes!)…

Mais soyons clair, quand on va à Santander, c’est pour voir l’océan! Santander était une station balnéaire très mode à la fin du dix neuvième et au début du vingtième siècle et ça se voit. Le roi Alfonso XIII y passe toutes ses vacances d’été, ça attire du monde et le front de mer devient très chic.

Le phare date de 1839, il est très utile: la cote est magnifique mais assez dangereuse, un peu comme celle du pays basque (français comme espagnol) qui la prolonge. Je ne suis pas chauvine, d’ailleurs je n’ai aucune attache en Cantabrie, c’est dire mon impartialité totale de landaise, mais la côte Atlantique, c’est plutôt pas mal, non?

Bref, Santander est une ville très sympathique, où les touristes sont plutôt espagnol (pas de faux vrai pub anglais et tout ce genre d’horreurs comme sur la côte méditerranéenne) et elle a su garder une certaine authenticité qui fait tout son charme.

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Sunny Monday #27

Nouveau mois, nouveau thème pour le défi de Bernie. En juillet, on vire en rouge! Je vous amène à Lisbonne pour commencer, puisque juillet est aussi le mois des vacances pour beaucoup, autant en profiter pour voyager.

Bonne semaine à tous!

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Projet 52: dans un pot de fleur

Alors là, je dirais bien que j’ai séché devant le thème choisi par Ma’ cette semaine, mais vu ce qu’il pleut…surtout qu’en panne totale d’inspiration, j’ai justement bravé le déluge pour aller fureter autour des pots de fleurs dans le jardin, en attendant que l’inspiration me tombe dessus, comme les gouttes. J’ai bien fait puisque j’ai croisé un escargot qui avait l’air de beaucoup apprécier la météo, lui. Par contre, il doit être timide, pas moyen de le photographier sans qu’il rentre dans sa coquille, alors que ça va bien comme ça, je suis trempée. Je me demande si c’est le même qui a fasciné Penny l’autre jour, elle a passé l’après midi à côté…

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Friday Feelings #325

Le vendredi, c’est états d’esprit (imaginés par ma copine Zenopia)

Fatigue: alors donc, c’est officiel, les enfants sont tous en vacances ce soir…

Condition physique: si ça continue comme ça, je vais finir par m’enrhumer!

Humeur: vacancière, forcément…

Esprit: alors là, ça part dans tous les sens, c’est à dire que je suis dans mon état normal.

Estomac: voir courses.

Boulot: il va y en avoir, dans notre rue. C’est à dire qu’on nous annonce des travaux pour minimum 6 mois, je suis joie. Grrrr! Et les ouvriers attaqueront des 7 heures du mat, à cause de la chaleur….quelle chaleur?!?

Culture: L’Ado a décidé de faire l’éducation de Wizzboy, il lui a fait découvrir Gaston Lagaffe. Et bien, même Wizzboy a trouvé qu’il y avait une ressemblance, alors que L’Ado ne porte même plus d’espadrille (ni de chaussures dépareillées…maintenant que j’y pense, il vieillit à vue d’œil, en fait).

Avis perso: je crois que je vais arrêter les billets sur le brexit, je m’énerve toute seule et tout le monde s’en fiche, d’un côté comme de l’autre de la Manche.

Message perso: tu es libre mercredi?

Loulous: L’Ado vient de partir à l’instant en vacances sportives, direction l’Espagne. Il attend ça depuis des mois. Pas d’aller crapahuter sur des chemins poussiéreux, mais de partir loin de chez papa et maman, même si ce n’est que momentané. GeekAdo attend sa deuxième dose de vaccin la semaine prochaine. MangaGirl se remet tout juste de la première. C’est à dire qu’elle se remet de sa trouille monstre des aiguilles ses émotions, parce que sinon, elle n’a rien senti. C’est fou comme elle peut ressembler à sa mère parfois…PrincesseChipie a déjà commencé ses devoirs de vacances. Alors qu’elle n’est donc pas encore vraiment en vacances, et on lui a carrément pris les annales du brevet, il n’est jamais trop tôt pour ennuyer ses profs se préparer. Wizzboy, en plus de Gaston Lagaffe, a découvert le club des cinq, en français mais en version « normale ». Je veux dire, ceux qu’on lisait, pas les nouvelles éditions qui sont tellement édulcorées pour ne pas dire débiles que même un poisson rouge comateux refuserait de les lire.

Divers: ça manque de caféine par ici…

Amitié: hiiii…je suis en route (enfin en train, on se comprend).

Love: lui n’est en encore en vacances, encore plus d’un mois. Il compte les jours.

Penser à: organiser des visites touristiques locales pour juillet. On avait bien aimé nos explorations du Nord Pas de Calais l’année dernière.

Envie de : soleil, sôôôleil, so-LEIL, sOOOOOleil…voilà, comme ça, c’est clair.

Sortie: en ce moment même, puisque donc je vais à Lille.

Course: il est possible que j’en profite pour aller chercher des gaufres chez Meert…

Pic: un ancien cinéma devenu salon de coiffure

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Thursday Thunder: illegal overnight

Voilà, ça y est. Ce que de nombreuses associations dénoncent depuis des mois (dont une très connue et très active dont je fais partie, je sais de quoi je parle. Je précise pour les trolls) est effectif depuis aujourd’hui: des milliers d’européens installés tout à fait légalement depuis des années en UK sont devenus des immigrés illégaux d’un coup. Ils n’ont rien fait de mal, mais ils viennent de perdre, du jour au lendemain, leurs droits à travailler, se loger, se faire soigner. Malgré les demandes de tous bords, le gouvernement britannique a refusé de repousser la date butoir: tous les européens qui n’ont pas fait de demande de settle status avant aujourd’hui sont illégaux. D’un coup.

Source

Vous allez me dire, ils n’avaient qu’à la faire aussi, cette demande. Ce n’est pas si simple. Déjà, elle se fait à l’aide d’une app. Vous croyez que tout le monde a la technologie et les moyens de la comprendre? Les gens âgés, malades, les chômeurs, les précaires, ils font comment? C’est à se demander si le système n’a pas été conçu volontairement pour les exclure. Beaucoup n’étaient aussi tout simplement pas au courant, le gouvernement ayant communiqué avec sa compétence habituelle sur le sujet et les medias se souciant du sort des européens comme de leur première une xenophobe. Et encore plus pensaient naïvement qu’ils n’étaient pas concernés. Ceux par exemple installés en UK depuis des décennies, avant que le pays rejoignent l’UE et qui avaient donc un permis de séjour « permanent » (c’était marqué dessus) depuis cette époque. Pourquoi auraient-ils demandé un permis qu’ils avaient déjà? Et bien, grâce à la rétroactivité des lois promues par les brexiters, ils auraient dû pourtant. Leur ancien permis « permanent » ne l’est plus, et personne ne le leur a expliqué. Il y a aussi ceux qui croient de bonne foi être britannique. Il n’y a pas de carte d’identité obligatoire en UK, on peut très bien passer sa vie sans jamais demander à l’administration aucun papier d’identité (tant qu’on a un certificat de naissance et une preuve d’adresse, ça suffit pour beaucoup de démarches). Seulement voilà, être né en UK y compris d’un parent britannique ne suffit pas toujours pour être considéré comme britannique par une législation en évolution permanente, de plus en plus compliquée et restrictive.

Cela dit, ceux qui savaient qu’ils devaient faire la demande et qui l’ont fait à temps ne sont pas à l’abris non plus. Déjà, pour chaque demande (c’est à dire que ce n’est pas un enregistrement, le settled status peut être refusé) qui passe toute seule, il y en a une qui coince, sans qu’on sache pourquoi, parfois à l’intérieur d’une même famille avec les mêmes pièces justificatives. Là aussi, l’app ne demande pratiquement rien à certains et des tonnes de documents introuvables à d’autres, sans qu’on puisse discerner la moindre logique dans le système. Et quand on a réussi à obtenir ce précieux statut, on n’est toujours pas tiré d’affaire, loin de là. Parce qu’il n’y a aucune preuve qu’on l’a. C’est marqué noir sur blanc sur l’émail de confirmation: il ne prouve rien. Comment fait on alors pour franchir la frontière sans visa, pour prouver à son employeur qu’on a le droit de travailler (et éviter un licenciement sur le champs), pour garder le logement qu’on loue ou son prêt immobilier, pour avoir accès aux soins? Ahaha, c’est très simple, il faut retourner sur l’app, rentrer ses détails y compris celui du passeport qui a servi à faire l’application (et un passeport, je rappelle que ça expire…) et on obtient un code à fournir à son patron, son docteur, le douanier, l’école des enfants. Quand le système ne plante pas bien sûr, ce qui arrive très souvent ou qu’il refuse de reconnaître le numéro qu’il vous a lui même attribué, ce qui est encore plus fréquent. Il faut aussi que la personne en face soit au courant du système, sache se servir du code et en ait l’envie et là, si on se fie à l’avalanche de témoignages, c’est loin d’être gagné. Plutôt que de s’embêter avec un truc aussi compliqué auquel ils ne comprennent rien, les employeurs, les bailleurs et autres envoient balader les européens, et donnent la préférence aux britanniques ou aux autres immigrés qui eux, ont le droit à une preuve physique de leur statut.

Vous croyez que c’est tout? Ahaha, c’est mal connaître les brexiters, je ne vous ai pas parlé des femmes mariées, dont le statut a été émis sous leur nom de jeune fille alors qu’on le leur demande sous leur nom d’épouse ou l’inverse, de ceux qui ont reçu le mauvais statut ( pre settled au lieu de settled), de ceux dont le passeport expire, de ceux qui ont fait la demande à temps, parfois des semaines à l’avance, mais n’ont pas encore reçu de réponse, de ceux dont le nom, le lieu de naissance, ou l’âge a mal été enregistré par le système (et ça arrive plus souvent qu’on ne pourrait croire)…ça en fait des européens qui étaient installés légalement et qui pourtant depuis ce matin se retrouvent à la merci d’un gouvernement qui a prévenu qu’il les expulsera à la première occasion. Voilà. Il y a encore des gens qui vont oser nous demander pourquoi on est parti avant qu’on nous foute dehors?

Welcome to Brexitland

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Le foot et la malediction familiale

L’Ado est un fan de sport en général et de foot en particulier, et quand je dis fan, c’est au sens anglais, il en est littéralement fou. Du coup, il y investit beaucoup d’émotions: lui qui est plutôt extrêmement stoïque (ça me surprend toujours, il ne tient pas ça de sa mère…), il a pleuré de joie la première fois qu’il a mis les pieds à l’émirate stadium d’Arsenal et il voue un véritable culte à Arsène Wenger. Bien sûr, il suit aussi l’équipe de France, depuis toujours ou presque, c’est à dire depuis qu’il a confondu La Marseillaise avec frère Jacques, seule chanson en français qu’il connaissait à l’époque.

Source

Un soir de 2006, L’Ado pas encore ado du tout, a pleuré toutes les larmes de son corps devant la défaite des Français en finale de coupe du monde et il ne s’est jamais vraiment remis de la trahison de son héros suprême de l’époque, Zidane. D’ailleurs, quand il a passé un semestre à Madrid des années après, il est allé supporter l’Atletico, par vengeance, plutôt que le Réal. Il a toujours été déçu du manque d’intérêt total de GeekAdo pour les sports collectifs. Ça ne s’est pas arrangé avec MangaGirl qui méprise toute activité physique et démonstration collective. Il a donc attaqué très tôt l’éducation footballistique de PrincesseChipie, et ça a marché. Un peu trop même puisqu’un soir de 2016, alors qu’elle avait exactement le même âge que lui en 2006, elle a pleuré toutes les larmes de son corps devant la défaite de l’équipe de France en finale de l’Euro. L’Ado, bouleversé par ce parallèle, a tout fait pour lui remonter le moral, mais depuis elle se méfie…Il s’est donc rabattu sur WizzBoy avec succès. C’est bien simple, L’Ado qui est capable de se tordre la cheville en tombant du canapé à cause d’un but dans la lucarne, a l’air calme et serein comparé à Wizzboy devant du foot. L’Ado est ravi, ça y est, il s’est trouvé un héritier.

Sauf que donc, vous l’aurez compris, un soir de 2021, et toujours au même âge exactement (oui, le plus grand et le plus jeune ont 15 ans d’écart, pourquoi?), WizzBoy a pleuré toutes les larmes de son corps devant la défaite des français même pas en finale cette fois, juste en huitième. Et il ne se remettra probablement jamais lui non plus de la trahison de son héros suprême, M’Bappe. Il songe même à ne plus supporter le PSG tant que ce traitre y jouera encore. L’Ado est en transe, il est désolé pour son petit frère, surtout qu’il se sent responsable puisque c’est lui qui a commencé cette malédiction familiale en 2006. Wizzboy ne s’en remet pas, vivement que Mbappé parte en Espagne, au Réal de Madrid comme par hasard, juste quand cette équipe redevenait fréquentable (aux dires de L’Ado puisque Zidane n’y est plus entraîneur) et qu’on n’en entende plus parler! L’Ado est déchiré, et si Zidane devient sélectionneur, il devra lui pardonner ou pas? Wizzboy s’en fiche, il est inconsolable.

La bonne nouvelle pour les supporters de l’équipe de France, c’est que je n’ai pas d’autre enfant après Wizzboy je veux dire, la malédiction devrait s’arrêter là. Sinon, j’ai pris des places pour la coupe de monde rugby, vous allez voir les enfants, c’est bien aussi…

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