On termine par le marché de Noël de Béthune que je ne savais pas quand caser.
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Le vendredi c’est états d’esprit, imaginés par ma copine Zenopia.
Fatigue: forcément, j’ai cru toute la nuit que la maison allait s’envoler dans la tempête, alors là, j’ai beau en être à mon deuxième café, c’est pas trop ça.
Condition physique: échevelée, frigorifiée, trempée…rhaaaa, je déteste l’hiver!
Humeur: à peine noelesque. C’est poussif cette année.
Esprit: en hibernation totale. Il a bien de la chance, tiens.
Estomac: bon, ça ne va pas le faire, clairement, je manque encore de caféine.
Boulot: en demi pause jusqu’en janvier. C’est à dire que j’ai plein de recherches à faire, mais en ligne. Je vais pouvoir me replonger dans Gallica, le site de la BNF, qui est conçu spécialement pour décourager d’y chercher quoique ce soit, tellement c’est mal fait.
Culture: voir au dessus, j’en frémis d’avance,
Avis perso: à chaque fois qu’on croit que Johnson a touché le fond, il continue à creuser. Cette fois, les petites sauteries de noël (ou plutôt les grosses fiestas, mais bon…) au 10 Downing Street l’année dernière, en plein confinement strict, ça ne passe pas. Johnson ne sait plus quoi faire pour détourner l’attention, il en a même produit un énième gosse, mais rien n’y fait (il refuse régulièrement de dire en interview combien il a d’enfants et avec qui, probablement parce qu’il n’en sait rien).
Message perso: je te dis si on vient sur Lille pendant les vacances, on va essayer.
Loulous: L’Ado fait son malin à faire son rappel de vaccin à Paris plutôt qu’ici pour ne pas rentrer ce week-end. Sale bête. GeekAdo vient de se découvrir une allergie au tofu. Le pauvre a voulu être sympa avec des potes et a accepté de manger vegan, deux fois. Clairement, son système digestif lui a fait passer le message: c’est non. MangaGirl a reçu un cadeau mystère…ça fait trois jours qu’elle cherche qui a pu lui envoyer une (tres jolie) écharpe en cachemire, sans succès. Si quelqu’un dans l’assistance est le donneur anonyme, il ne faut pas hésiter à se manifester, qu’elle puisse remercier. PrincesseChipie est persuadée que son prof de sport est un tortionnaire vicieux échappé d’un film d’horreur: elle fait de l’accro gym, autrement dit du cheerleading. Et comme elle est la plus légère de la classe, c’est elle qui se retrouve sur les épaule de ses camarades à faire des cabrioles (ratées). Ça ne la fait pas rire du tout. Elle est à deux doigts de dénoncer son prof aux services sociaux pour maltraitance. Wizzboy est scandalisé, il n’y a pas assez de maisons décorées à son goût. Il se rappelle un peu les Noëls anglais, et il ne comprend pas pourquoi ce n’est pas pareil ici.
Divers: soyons un peu festifs quand même: 🎶 and the very next dayyyyy, you gâââve it awayyyyy 🎶. C’est la suite de la semaine dernière, tout le monde a reconnu Last Christmas…non? Que ceux qui n’ont pas reconnu se dénoncent immédiatement!
Amitié: rhooo, merci pour tous les paquets…je ne triche pas, je n’ouvre rien avant le 25!
Love: alors soyons clairs, il considère Boris Johnson comme la lie de l’humanité, mais il était de tout cœur avec lui mercredi soir. Parce que donc, Marichéri devait aller passer une journée à Londres la semaine prochaine, ce qui ne le faisait pas rire du tout, et c’est annulé, puisque Johnson a dû faire diversion en imposant le télétravail à temps plein partout.
Penser à : aller parcourir tout le department pour récupérer les colis que Chronopost s’est amusé à répandre un peu partout. Grrr.
Sortie: on ne va pas échapper au marché de noël, WizzBoy insiste.
Envie de: disparaître sous une pile de plaids, avec cafés à volonté.
Pic: ou alors il faut que je trouve un radiateur à ma taille, pour faire comme Marcel.
On passe à Charleroi, merci Nell, je crois bien que tu es la plus jeune participante!
On part à Tours, merci Synyc
On termine à Helsinki, merci Véronique
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J’ai failli craquer et piquer une colère du jeudi en pleine trêve noelesque, à cause de Chronopost, mais je me maîtrise. Enfin, j’essaie. On respire, ça va aller…bon, je disais donc que pour rester festive malgré ces incapables décérébrés, je continue les top 10 noelesques avec une nouvelle sélection de cadeaux british. Attention, ça fait mal aux yeux. Comme les messages du service client de Chronopost, mais je m’égare.
10- on commence doucement, avec l’indispensable bonnet à pompon Stonehenge. Pour avoir chaud à la tête avec style. Avec un style en tout cas…
9-On reste dans la mode avec l’écharpe battle of England. C’est frais et élégant, de se balader avec un truc à la fois extrêmement belliqueux et nationaliste et qui rappelle des centaines de morts, non?
8-Toujours dans le même style, on a le mug…sérieusement, c’est quoi ce besoin pseudo patriotique de célébrer une boucherie avec un truc qui sert à boire du thé ? Il serait peut-être temps que certains anglais (je n’ai pas dit brexiters, mais on se comprend), nous lâchent un peu avec leur obsession de la seconde guerre mondiale, et non, les britanniques n’ont pas gagné tous seuls-sans-personne-c’est-eux-Les-meilleurs, à main nue, contre le reste du monde. C’est clairement un coup à avoir des nausées, de boire son thé là dedans…
5-On passe à la déco, avec le bulldog nain de jardin. Si. En même temps, c’est sûr que ça doit faire fuir les cambrioleurs, de poser ça sur son gazon. Parce que clairement, ça laisse supposer qu’on a des goûts particuliers et rien de revendable à l’intérieur.
3- un top 10 de cadeaux British ne serait pas complet sans une mention de la Marmite, cette immonde pâte à tartine à la levure. Cela dit, je ne m’attendais pas à trouver la parure fantaisie…Zenopia, ça te tente?
2- On arrive dans le très bizarre, mais rigolo. C’est un emporte-pièce pour faire des cookies. C’est hilarant de croquer la tête de Shakespeare au goûter, non?
1- On termine par le cadeau un peu cher, mais tellement original, qu’on ne verra pas partout: la chasse d’eau de luxe, à monter soi-même ou à faire installer par le père Noël qui doit forcément s’y connaître en plomberie. Avec ça, on est sûr d’épater ses visiteurs…et tout lien avec ce que je pense de l’actuel occupant du 10 Downing Street n’est évidemment qu’une coïncidence.
On termine à Parly 2 au Chesnay, en région parisienne, merci Anita
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Et voilà, c’est parti. Je profite tous les matins, quand tous sont à l’école/ collège/lycée/université (non mais, pourquoi on a fait autant d’enfants, franchement? Ça fait une tonne de paquets!) pour emballer discrètement les cadeaux de noël à l’avance. Enfin quand je dis emballer…
Avant toute chose, je profite qu’on parle de ça pour présenter mes plus plates excuses à la maman de Marichéri à qui L’Ado a dû remettre une bouse de vache lundi, avec instruction de ne pas l’ouvrir avant le 25. C’est un cadeau. Le contenu n’a rien à voir avec un ruminant. Et je suis désolée aussi pour ma sœur, qui va recevoir un colis avec des cadeaux à moitié emballés. J’ai fini par renoncer, je me suis dit qu’il valait mieux qu’elle le fasse elle même, pour éviter de traumatiser ma pauvre nièce, qui est encore petite et ne mérite pas la vision cauchemardesque de mes emballages ratés au pied du sapin. Bref, je ne sais pas faire les emballages cadeaux. A ce point, ça en devient pathologique. En plus, c’est épuisant. Je finis en nage, tenant le cadeau d’une main, le papier de l’autre, le scotch avec les oreilles, les noeuds avec les dents, enroulant le ruban avec les orteils et balançant l’étiquette avec les genoux…je risque le claquage du mollet à chaque fois.
Pourtant, je m’applique tous les ans, je prends de papier craft recyclé et recyclable (tous ne le sont pas, j’ai vérifié). J’ai du rubans, des paillettes, des tampons encreurs, des étiquettes (recyclées aussi). Je commence toujours tres motivée, cette année, c’est la bonne, je vais réussir à faire de jolis paquets. Ahaha. Je me suis renseignée aussi sur les emballages cadeaux en tissu, mais déjà qu’avec du papier, je n’arrive à rien (à part des trucs informes donc, style bouses de vaches ayant des problèmes gastriques), ce n’est même pas la peine que j’essaie, ça fera sûrement serpillère. Usagée en plus. J’ai beau m’appliquer comme une folle, y passer des heures (j’ai compté, en moyenne 20 minutes par paquet), mes cadeaux ressemblent toujours à des tas informes, à moitié recouvert de scotch (l’autre moitié du scotch finissant dans mes cheveux). Bref je suis désolée, vraiment il ne faut pas se se vexer si l’emballage a l’air d’un placenta pré vomi décoré avec les pieds par un gamin daltonien, ce n’est pas voulu du tout.
Cette année, Marcel a pitié et vient m’aider. Ou se moquer de moi, je ne suis pas sûre mais je crois l’avoir vu rire. Je n’en ai pas fait la moitié….rhaaa. Et si je fais des grands sacs, un par enfant et que je mets tout dedans? Ça sera festif aussi non?
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Comme une amie ex-expat aussi en parlait ce matin sur FB, je ressors les photos de Long Melford, dans le Suffolk, avec son Hall, c’est à dire son manoir tudor et son immense église. La renaissance française correspond plus ou moins à la période Tudor, et comme en France, l’architecture y a énormément évolué: on est aussi passé des châteaux forts purement défensifs et pas forcément avenants, aux jolis manoirs. Mais en Angleterre, ils sont en briquettes, pas en pierres de taille. Rien que ça donne un style complètement différent des châteaux de la renaissance à la française. Le plus connu est évidement Hampton court, mais, je vous ramène donc à Melford Hall, dans le village de Long Melford dans le Suffolk. On y allait assez souvent, et j’ai plein de nouvelles photos (prises sur plusieurs visites).
Comme beaucoup de ses cousins renaissance français, Melford Hall a été construit au début du seizième siècle sur les restes d’un château médiéval, qui datait lui de 1065, juste avant l’arrivée de Guillaume et ses petits camarades normands. La propriété appartenait aux abbés de Bury St Edmonds (c’est tout près), jusqu’à ce que Henry VIII décide de régler ses problèmes conjugaux et pécuniaires d’un coup en inventant sa propre religion et en s’appropriant tous les biens de l’église. Melford Hall passe alors à toutes une série d’amiraux successifs, dont les Hyde Parker. L’un d’eux s’est illustré contre Napoléon, au point de lui piquer du mobilier. On trouve donc en plein milieu d’un salon un bureau ayant appartenu à Napoléon, qui fait la fierté du manoir, on se demande bien pourquoi. Les anglais ont une véritable passion pour Napoléon. C’est surprenant, c’était quand même légèrement un ennemi pour eux.
Melford Hall a aussi accueilli Béatrix Potter, la créatrice de Peter Rabbit, une vague cousine de la famille. Il y a même la toute première peluche de Peter dans la salle de jeux. On visite aussi la bibliothèque (avec un portrait de Napoléon, c’est une manie), la salle à manger, les chambres et toute une litanie de salons.
Juste de l’autre côté du Green, on trouve l’immense Holy Trinity Church, totalement démesurée dans ce petit village. Elle est plus ancienne que Melford Hall, mais comme elle s’impose quand même beaucoup dans le paysage, je suis obligée d’en parler. Il y avait au départ une église tout à fait normale, fondée par Édouard le confesseur, et qui ne se faisait pas remarquer. Mais il y avait aussi plein de moutons autour de Long Melford. Les marchands de draps locaux ont vite fait fortune et ont voulu étaler leur or au grand jour, en commissionant en 1467 une église aux proportions de cathédrale, totalement saugrenue dans leur petit village. Mais pour une église de parvenus, elle est magnifique!
L’intérieur est impressionnant aussi. On peut admirer les vitraux médiévaux parfaitement conservés et le gisant de Sir William Clopton, père du principal argentier de la construction de l’église (petit clin d’œil à Ma ‘ qui comprendra) .
Bref, c’est coquet tout ça et si vous passez par le Suffolk, au nord de Londres, je vous recommande la visite.
On commence à Montigny le Bretonneux, merci Marie-Line
On va à Ottawa, merci Marie-Christine
On part à Andernos les bains, sur le bassin d’Arcachon, merci Cathy
On termine à Troyes, merci Le Dinosaure
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On commence un nouveau thème pour ce dernier défi de l’année proposé par Bernie. Il a choisi arbre, et je vais essayer d’éviter les sapins de noel, pour ne pas faire doublon avec le Xmas addict. J’ai donc puisé dans les archives et on part dans notre ancien comté, dans l’Essex. Voici le vénérable Honeywood Oak, le plus vieil arbre de l’arboretum de Marks Hall, tout près d’où on vivait. Honeywood Oak a environ 800 ans. Il n’a pas l’air, mais il est en pleine forme pour son âge. Il a trouvé une tactique pour ne pas trop se fatiguer: il se laisse pourrir par endroit pour mieux se concentrer sur d’autres. Il accueille des foultitudes d’insectes mais aussi des chauves souris et fait 8 m de circonférence. Bref, c’est une star locale.