Projet 52: au sommet

L’Adulte est en vacances à Mexico, ville où j’ai fait mon stage de fin d’études il y a une éternité, longtemps, un certain nombre d’années. Ça m’a tellement plu que j’y suis même restée plusieurs mois après, en travaillant toujours pour la même administration. Je suis partie le jour d’expiration de mon visa, avec la ferme intention d’y retourner très vite et puis j’ai rencontré Maricheri et finalement, on a atterri en Irlande. Bref…

L’Adulte m’a posé plein de questions avant de partir et il envoie des photos tous les jours ce qui est rare de sa part. Je lui ai bien sûr recommandé d’aller voir Teotihuacan, c’est là que j’arrive au thème choisi par Ma’ cette semaine. Voici donc la pyramide du soleil prise il y a quelques jours par L’Adulte qui a reproduit en beaucoup mieux réussi, une de mes photos. Mais la similitude s’arrête là: il n’a pas pu monter au sommet de la pyramide, c’est maintenant interdit, alors que sa mère a escaladé la chose péniblement (c’etait parfaitement autorisé à cette lointaine époque). Il m’a fallu plus d’une heure, en plein soleil et en ralant copieusement pour atteindre le sommet. Mais la vue est magnifique!

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Friday feelings #461

Le vendredi c’est états d’esprit imaginés par ma copine Zenopia.

Fatigue: aléatoire.

Condition physique: shamalloesque

Humeur: impatiente, c’est pas sensé être le printemps là?

Esprit:pas franchement motivé.

Estomac: a goûté les premières fraises et en est très content.

Boulot: maintenant que l’allée est finie, on n’a plus aucune excuse, il faut s’attaquer au jardin. Et c’est du boulot!

Culture: je suis repartie dans la presse régionale du début du vingtième siècle, c’est captivant.

Avis perso: vouloir que son gamin arrive à l’heure au collège, c’est bien. Faire en sorte qu’il y arrive en entier, c’est mieux. Bref, sans les réflexes admirables de Maricheri, une folle du volant aurait fini dans un mur, son gamin avec (et nous aussi). Mais c’est clair, il fallait bien prendre tous les risques et s’assoir sur le code de la route pour gagner une milliseconde.

Message perso: elle ne me lit sûrement pas, mais merci à la dame du drive qui nous a vu arriver et a préparé notre commande avant même qu’on demande. Comme quoi, on peut être serviable, aimable et gentil. Bref, non seulement elle nous a fait gagner du temps (sans provoquer d’accident) mais elle a restauré notre confiance en l’humain (relativement, faut pas pousser non plus, on reste asociaux).

Loulous: L’Adulte me nargue en envoyant des photos de Mexico tous les jours. Au moins, il tient compte de mes recommendations. GeekAdo est déjà en week end. Forcément, comme il a un seul cours, de 6 heures, le vendredi quand le prof est absent, ça lui fait la journée. Mangagirl, qui n’a jamais cours le lundi, est jalouse. Depuis qu’ils partent en train ensembles un matin sur deux, les deux étudiants ont des choses à se dire. Princessechipie cherche à nouveau un stage, comme tous les élèves de seconde de France, après celui de janvier mis en place par son lycée. Ça devient ridicule. Wizzboy est très content de la nouvelle allée, il fait des dérapages à fond la caisse en vélo. Il nous a félicité, pour une fois, il trouve qu’on a fait faire des travaux qui valent le coup.

Amitié: à tout à l’heure

Love: il est en vacances!!!!

Penser à: réserver le restaurant qu’on veut tester lundi.

Envie de: aller voir la dentellière au Louvre Lens

Pic: on se sent surveiller le matin…on n’a pas intérêt à être en retard pour aller ouvrir aux poules, Imogene monte la garde.

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How to stage a protest, the feline way

Ce n’est pas parce que les poules se croient chez elles ici et envahissent le blog tous les jeudis que Capucine va se laisser faire! Elle a des choses à dire, elle aussi, et elle est très énervée. C’est une colère du jeudi, mais une colère féline.

Les humains, qui ont toujours des idées bizarres, ont encore fait n’importe quoi, juste pour contrarier cette pauvre bête. Déjà, alors qu’elle a pris son poil d’été, ils s’obstinent à laisser du froid dehors et parfois même de la pluie. Qu’est-ce que c’est que cette histoire? Capucine a beau protester énergiquement devant chaque porte, on ne fait aucun effort pour améliorer la météo! Mais il y a pire. On a fait venir des tas d’humains inconnus et des machines bruyantes la semaine dernière. Capucine a eu tellement peur qu’elle a daigné rentrer toute seule par la chatière, ce qu’elle refuse de faire en temps normal. Elle a des serviteurs humains pour lui ouvrir les portes, elle ne va pas s’abaisser à ça. Mais là, clairement, il y avait urgence à aller se cacher sous la table.

Capucine a fini par ressortir quand ça s’est calmé. Eh bien, c’était une ruse des humains. Ils ont profité de son inattention momentanée pour changer dehors! Voilà que les graviers autour de la maison ont été remplacés par une espèce de truc foncé, lisse et qui chauffe au soleil. Ce n’est pas parce que ce petit cretin de Marcel, après avoir eu peur, prend maintenants ses aises dessus dès qu’il y a un rayon de soleil, que Capucine va laisser passer ça. Elle qui ne supporte même pas qu’on déplace un coussin sur le canapé, tout ce changement dans son jardin, ça la contrarie vivement. Elle a donc décidé depuis lundi, de camper en bas des marchés du perron, sur la nouvelle allée certes, mais stratégiquement. Dès qu’un de ses humains passe à proximité, elle lui hurle dessus férocement. Il y a bien quelques ratés, quand ils profitent qu’elle fait une petite sieste bien méritée pour se faufiler subrepticement, les lâches. Ou quand elle rentre manger, mais elle ressort aussitôt pour se poster en piquet de grève sur l’allée. Et elle reprend ses vocalises assassines.

Jusqu’à hier, on trouvait ça encore amusant, mais ça devient énervant. On ne peut pas renter ou sortir de la maison sans se faire agresser vocalement par la bestiole, toujours tres remontée après la nouvelle allée. Sale bête.

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La phrase du mercredi #109

Cette semaine, Wizzboy a fêté la Saint Patrick comme toute la famille même si lui (comme Princessechipie) est né en Angleterre. Ça l’intéressait d’autant plus qu’il en avait parlé à l’école, il connaissait tout de la légende de Patrick et du trèfle. Mangagirl, en fière irlandaise ne plaisante pas avec ça et donc elle l’a repris pour lui faire dire en gaélique. Wizzboy a beaucoup aimé et il a tenu à partager son nouveau savoir en déboulant comme un leprechaun bourré à la Guinness dans le salon:  Maman, MÂÂÂman, mam-haaaan

Shamrock mon cheri, shamrock. Chamois, c’est un animal. Il l’a mal pris et il est allé aussitôt revendiquer auprès de sa sœur qui est trop nulle, elle confond une plante et un animal, c’est n’importe quoi. Elle lui a aussitôt fait part d’une autre tradition irlandaise: les cris de banshee énervée. J’ai préféré ne pas intervenir, c’était sûrement culturel. Hum.

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Le wtf-ing

Non, ce n’est pas un message codé, je ne me prends pas pour l’armée française (pour ceux qui n’ont pas suivi, c’est sur Twitter). Je voulais dire what-the-fuck-ing. Je suis tellement interloquée que je ne mets même pas de petite étoile à la place du U pour faire semblant d’être polie, c’est dire mon ébahissement.

En accompagnant Wizzboy à l’école tout à l’heure, on est tombé pratiquement littéralement vu notre surprise, sur une affiche pour un salon de l’habitat. Jusque là, rien de particulier. Sauf que le slogan pour attirer le visiteur c’était, écrit en gros, le viving. Comme je disais plus haut WTF?!? WTAF?!? Je présume que ce viving se rapporte à l’art de vivre ou à la qualité de vie ou quelque chose comme ça. Mais comme ça ne veut strictement rien dire, si ça se trouve, c’est pour vanter les mérites de l’élevage des poissons-chats en appartement ou une recette de pâtisserie polonaise. On ne peut pas savoir.

Je pensais que la mode de rajouter aléatoirement –ing à la fin de n’importe quel mot français était dépassée depuis à peu près 30 ans, mais non. Les génies du marketing sont toujours coincés dans l’idée débile que créer un mot qui n’a absolument aucun sens ni en anglais ni en français ni en martien, ça fait moderne et donc ça fait vendre. Mais vendre quoi, à part des dictionnaires? J’ai déjà fait un top 10 des faux anglicismes ici, mais on en trouve de plus en plus, de ces créations marketing infâmes. Le fooding (nourriturant? Mangeïtude? Ça veut dire quoi?!?), le couponing, le bronzing, le forcing, le surbooking… C’est ridiculing! Je ne hurle pas parce que ce n’est pas français, loin de moi l’idée de dire courriel au lieu de e-mail par exemple, mais parce que ça n’est pas anglais non plus. Ça n’est rien, juste des inventions marketing idiotes.

Quitte à vouloir faire cosmopolitain, ou moderne, ou je ne sais quoi (parce que je ne comprends vraiment pas la logique derrière cette mode) autant utiliser de vrais mots anglais! Mais non, les gens de la pub préfèrent massacrer deux langues en même temps, persuadés que leur jargon incompréhensible fait vendre. Stop making up words and learn proper English FFS (et ça, ça veut dire for fuck’s sake, je laisse les gens du marketing chercher la traduction).

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Ma semaine en images #82

Cette semaine passée, on est reparti dans les travaux…Marcel et Capucine n’ont pas aimé.

Et bien sûr, on a fêté la Saint Patrick dignement, c’est à dire gastronomiquement. C’est un Irish stew.

Et ça, c’est pour le goûter, des Bakewell tarts.

Bonne semaine à tous!

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Projet 52: magique

Pour une fois, j’ai décidé de ne pas chercher d’interprétation capillotractée au thème choisi par Ma’. Voici un nimbus 2000, c’est à dire le balai volant et donc magique de Harry Potter. Pour une somme qui est aussi magique (£250 il y a quelques années), on peut acheter cet indispensable chez Hamleys, le grand magasin de jouets londonien. D’ailleurs, Hamleys est un lieu magique: il n’y a pas que l’univers Harry Potter ou celui de Star Wars, mais des Playmobil horse-guards géants, des Royals en lego grandeur nature, des merveilles à tous les étages. On peut y passer des heures. Sérieusement, j’allais chez Hamleys pour les enfants bien sûr, mais bon…c’est curieusement le premier magasin où j’entrais quand j’allais à Regence Street!

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Friday Feelings #450

Le vendredi c’est états d’esprit, imaginés par ma copine Zenopia.

Fatigue: ça va beaucoup mieux depuis la rentrée des classes!

Condition physique: timidement moins frigorifiée, youpidoo.

Humeur: printanière.

Esprit: celtique, Lá Fhéile Pádraig sona duit! (C’est du gaëlique, joyeuse Saint Patrick en avance)

Estomac: va fêter la saint Patrick aussi, Irish Stew, Irish Apple Pie, Cashel Pasta, Bakewell Tarts, on va s’éclater ce week end!

Culture: pour ceux que ça intéresse, je rappelle l’histoire du petit Paddy, Saint Patron de l’Irlande, des irlandais et du craic. Alors qu’il vit en Angleterre, un certain Patrick, probablement boutonneux car adolescent, ne demande rien à personne. Mais le pauvre se fait enlever comme ça, hop, et est emmené de force en Irlande. Il y passe 6 ans en esclavage, mais c’est un petit malin: il réussit à s’évader et à regagner l’Angleterre. D’où on peut en conclure qu’il est sportif, car qu’il ait nagé ou ramé, il faut le faire! Patrick n’est pas rancunier et il débarque à nouveau un beau matin de 432 (à peu près) avec l’idée saugrenue de convertir tous ces charmants irlandais au christianisme. Il se sert des moyens du bord pour évangéliser, c’est à dire qu’il explique la Sainte Trinité à l’aide d’un trèfle cueilli par hasard. C’est une chance pour les irlandais, c’est facile à porter à la boutonnière aujourd’hui pour rendre hommage à Patrick!

Boulot: cette semaine, j’ai démarré une grande carrière de pacificatrice, d’ailleurs je me demande pourquoi l’ONU ne m’a encore appelé. Marichéri a eu des mots avec le chef des ouvriers qui font l’allée et je me suis retrouvée au milieu. Eh bien tout est rentré dans l’ordre, sauf l’allée, mais apparemment, c’est imminent.

Avis perso: les goudronneurs, bitumeurs, ouvriers ont clairement une définition du temps très personnelle.

Message perso: à tout à l’heure

Loulous: L’Adulte esta en México DF (districto federal). GeekAdo compte déjà les jours de cours avant la fin du semestre et le début des derniers partiels de l’année. Mangagirl aussi, la vie d’étudiants, c’est épuisant. Princessechipie a du mal à choisir sa tenue pour la saint patrick, elle n’a pas assez de vert dans sa garde-robe. Wizzboy prépare sa classe verte. C’est dans un mois et vu l’état d’excitation de mon gamin et ses copains, je plains l’instit.

Amitié: profite de ses vacances!

Love: il ne s’énerve pas, il explique…après, il fait 6m08. Et il a la voix qui porte. Et il a un air d’oursin enragé quand il veut. Ou de Godzilla fâché.

Envie de: chocolat

Penser à: acheter plus de chocolat.

Pic: les poules ont inspecté les travaux.

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Poultry philosophy : Le lever

On a déjà abordé le coucher dans un épisode précédent, mais dans un poulailler bien tenu, il y a aussi tout un cérémoniel du lever. Après, il y a nos poules…

Déjà, Nestor le coq est très sympathique et il ne chante pas avant qu’on leur ouvre. On lui en est très reconnaissant. Par contre, ça s’impatiente franchement à peu près une heure après le lever du jour. On aperçoit Imogene et Philomène, les Dupond et Dupont des gallinacés, qui font une espèce de danse bizarre en surveillant l’arrivée des humains par la fenêtre de leur cabane. Dès qu’on ouvre la trappe, Nestor se propulse pratiquement à l’horizontale pour atterrir avec des grâces d’enclume emplumée à côté des pieds de l’humain de service. Il entame alors une danse de derviche tourneur sur une patte autour de l’humain, en poussant des petits cocoricos excités et il ne repart vers la mangeoire qu’après des compliments et une ou deux caresses. C’est bien simple, on dirait un chien. Ou Marcel, le chat, qui lui aussi aime beaucoup nous agresser dès le matin faire la fête aux humains.

Pendant ce temps, Imogene et Philomène se sont jeté sur la nourriture. Généralement, Philomène s’assoit carrément dans la mangeoire pour aller plus vite et Imogene ne remarque même pas quand Nestor arrive. Ça picore à toute vitesse, en s’étirant vaguement jusqu’à ce que tout le monde relève le bec, pour l’apparition de sa majesté Millicent. Millicent n’est pas une poule du matin, elle aime prendre son temps avant de sortir. Ça n’est pas non plus une poule excitée, il n’y a pas urgence, non mais. C’est pas comme si les humains allaient oublier de remplir la mangeoire, il y en a toujours trop! Bref Millicent sort, pas en sautant n’importe comment, mais par la rampe elle, on n’est pas des sauvages. Elle secoue les ailes et elle va petit-déjeuner proprement pendant que les autres courent déjà dans l’herbe. Elle s’en fiche, elle discute poliment avec l’humain de service. On a l’impression qu’elle nous fait le rapport de la nuit.

Elle repart ensuite boire, après avoir jeté un œil indifférent aux autres qui s’agitent dans tout le jardin. Elle s’étire une patte, puis l’autre. Elle réfléchit un peu: bon, ils sont partis où, tous? Allez, elle va les rejoindre, mais à petits pas, on sent que c’est bien pour leur faire plaisir. Sauf si ils sont partis dans un coin qui ne lui convient pas: soit elle continue à les ignorer superbement, soit elle les rappelle à l’ordre rapidement et toute la troupe suit. Il n’y a pas à dire, Millicent n’est peut être pas très matinale, mais elle a une autorité naturelle admirable.

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La phrase du mercredi #108

Comme on aime bien les travaux (ou pas), après le tout à l’égout, on enchaîne sur le bitumage de l’allée…ça se dit « bitumage »? C’est très laid, comme mot. En plus, je ne sais pas si c’est du bitume ou du macadam ou si il y a une différence entre les deux…Je sens que je me disperse. Enfin bref, on a une allée qui se prolonge et fait tout le tour de la maison, c’est en gravier et c’est une plaie qui se transforme en marécage à la moindre goutte d’eau et en toundra le reste du temps. On a donc décidé de faire drainer tout ça et de le recouvrir de bitume. Ou de macadam, vraiment je sais pas comment dire et je m’en fiche un peu. Les ouvriers ont débarqué ce matin, armés de tout un tas d’engins, dont une pelleteuse et une radio qui brame depuis à pleins décibels devant le porche. Je suis joie, surtout qu’un des ouviers, probablement mélomane, l’accompagne et ça donne ça:

Alors certes, j’ai bien ri, mais c’est probablement nerveux. Sérieusement, il y a une loi qui empêche les ouvriers du bâtiment de travailler sans accompagnement musical? La radio est remise en même temps que leur diplôme, ils n’ont pas le droit de s’en séparer? Ni de l’éteindre ou de baisser le son? Ni d’avoir des goûts musicaux normaux et pas à vomir d’un autre âge? Je ne peux même pas mettre mon casque anti bruit, ils sonnent toutes les trente secondes pour demander mon avis sur la courbure de l’allée alors que j’aurais plutôt des choses à dire sur leur culture musicale.

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