La semaine a été intense: après un an de préparatifs, il a fallu enfin installernotre exposition sur la vie de la commune au début du siècle dernier.
J’ai donc dû traverser discrètement tout le village en costume 1900 plusieurs fois, au risque de provoquer des accidents de la route. Je faisais pas la maligne, mais l’institutrice, non mais!
Pendant ce temps, les chatons ont continué à dormir, jouer, manger, dormir, jouer, manger et grandir!
Le vendredi c’est états d’esprit imaginés par ma copine Zenopia
Fatigue: c’est loin le dodo?
Condition physique: rhaaa…entre débroussaillage du jardin et installation d’expo, j’ai mal partout.
Humeur: vermoulue
Esprit: lent, très lent.
Estomac: les premières framboises sont arrivées chez le primeur, youpi!
Boulot: voir pic.
Culture: je ne sais pas si ça compte, mais j’ai fait des recherches sur les chignons en 1900…
Avis perso: en gros, en 1900, c’était la mode du buisson sur la tête…c’est parfait pour ma tignasse!
Message perso: c’est qui le responsable de la météo ici? J’ai des choses à lui dire!
Loulous: L’Adulte part courir un marathon à Genève, les autres sont toujours en vacances, les chatons et le poussin vont bien.
Amitié: merci d’être là.
Love: il veut faire des photos du chignon 1900 et du reste du costume.
Envie de: ne pas être prise en photo en tenue (et coiffure) 1900.
Penser à: la rentrée lundi et mardi avant le pont, que dis-je, l’aqueduc du week-end de 5 jours.
Pic: on prépare donc une exposition sur la vie de notre commune en 1900 et quelques…on espère qu’il y aura du monde (et pas trop de photographes!). Là, c’est en cours d’installation, 24h après, ça donne déjà beaucoup mieux.
Événement d’importance dans la basse cour, j’en ai déjà parlé: Millicent et Nestor sont parents. Ça faisait plusieurs semaines que Millicent s’était construit un nid à l’écart et couvait avec patience, mais vu l’incompétence de Nestor, qui s’obstine à grimper sur la tête des poules, on n’y croyait pas. Eh bien, il a dû glisser par accident, sans le vouloir puisque il a réussi à féconder un œuf. C’est peu, mais c’est inespéré.
Millicent, qui a toujours eu l’instinct maternel puisqu’elle s’occupe de toute la troupe, y compris Nestor qui va se cacher sous son aile dès qu’il a peur, est ravie. Elle se promène dans tout le jardin suivie d’une espèce de balle de tennis ébouriffée sur pattes (D’ailleurs on a surnommé le poussin Tennis-ball). Elle le couve, le nourrit, le met directement dans la mangeoire, le protège, lui parle….pendant que Nestor, extrêmement fier de lui, monte la garde à proximité. On ne s’approche pas du poussin! Même Imogene et Philomène prennent leur rôle de taties-poules très à cœur et viennent former un cercle autour du poussin quand Marcel le chat passe à proximité. Il ne prête strictement aucune attention à leur manège et ignore somptueusement le poussin la plupart du temps, mais les poules restent vigilantes. On sent que les 4 volatiles adultes sont en mission-poussin.
Pendant ce temps, Tennis-ball survit et c’est déjà un bel exploit. Il sautille avec application derrière sa mère et s’endort sous son aile. Il a été époustouflé par son père qui bat des ailes artistiquement quand il fait le fier pour épater les humains (Nestor ne s’arrête que quand on le complimente et qu’on le caresse, il prend toujours un air très satisfait). Ça a vivement impressionné le poussin, qui a découvert par la même occasion qu’il a lui aussi des ailes. Il a essuyé de les agiter, comme Nestor, et Maricheri s’est écroulé de rire. il faut dire qu’un coq de soie a déjà des petites ailes ridicules et inutiles, alors un poussin de soie…bref tout ce petit monde est très occupé, le poussin mobilise l’ensemble de la basse-cour, on ne rigole pas avec l’éducation de l’héritier.
Millicent continue à couver vaguement quand elle y pense, les trois œufs qui restent dans son nid mais personne n’y croit, même pas elle. En attendant, poules et humains sont en admiration béate devant le poussin, en espérant qu’on puisse le garder (uniquement si c’est une poule). Vive Tennis-ball!
Grâce à L’Adulte, la semaine a été gastronomique. Il s’agit de bonbons à la patate douce. C’est mexicain, en provenance directe d’un vendeur de rue à Puebla, et c’est pas mauvais du tout. Maricheri a hurlé de rire en prétendant que ça faisait « roulés à la main sous les aisselles » mais il a quand même goûté.
D’ailleurs, L’Adulte n’a pas ramené que ça de son voyage au Mexique, il a aussi pensé au chocolat!
La semaine a été marquée par un grand bouleversement dans le poulailler: Nestor et Millicent sont devenus parents! Le poussin est toujours là ce matin, pour notre plus grande joie. En attendant d’en savoir plus, on l’a surnommé Tennis ball. C’est l’espèce de petit machin qui a l’air poilu (c’est un poussin silkie) dans la mangeoire, à côté de Millicent.
Je reprends aussi le projet photo de Ma’ après quelques samedis de pause involontaire, avec un thème qui tombe bien. J’ai choisi de l’illustrer doublement, puisque ce petit insigne est bien sur la route et qu’il indique justement la route de Saint Jacques de Compostelle. Dans les Landes (je ne suis pas allée vérifier dans les autres départements, c’est peut être les mêmes), on trouve un peu partout sur les routes du pèlerinage et dans les villages étapes, ces petits macarons au sol pour éviter de se perdre.
Le vendredi c’est états d’esprit, imaginés par ma copine Zenopia.
Fatigue: on se remet peu à peu.
Condition physique: entre le flan gélatineux, l’éléphant de mer échoué et le marshmallow ramolli.
Humeur: entre « pfff… » et « Beuh… »
Esprit: en grève, clairement.
Estomac: chocolat. Sans commentaire.
Boulot: mine de rien, pendant que je chouine, une grande exposition se prépare.
Culture: pas du tout.
Avis perso: non plus.
Message perso: merci à tous ❤
Loulous: L’Adulte est passé nous voir, les autres sont en vacances. Wizzboy a adoré la classe verte et il semblerait que les châteaux de la Loire aient résisté à son passage.
Amitié: je suis désolée de ne pas avoir été présente ces derniers temps.
Love: il y a longtemps que je n’ai pas rappelé que c’est un super-héros.
En quelques mois, on est passé de trois chats à un, et ça faisait un énorme vide dans la maison, ce pauvre Marcel s’ennuyait tout seul. On ne peut pas remplacer Capucine, mais on avait tous besoin de distractions. Il n’y a rien de tel parfois, que de la ronron-thérapie et Marcel a beau être sympathique, il finissait par nous trouver un peu envahissant. Six humains, parfois sept, c’est trop pour un seul chat!
Il se trouve qu’il y a une super association locale qui recueille les chats errants…bref, j’ai téléphoné à tout hasard. Sans penser à rien, juste comme ça, pour les encourager. Voilà qu’ils venaient de trouver une chatte et ses petits. D’habitude, ils n’ont aucun mal à les faire adopter mais manque de chance, un des chatons etait craintif, peureux, récalcitrant aux humains, limite idiot et collé à une de ses sœurs, impossible de les séparer. Et donc, impossible de leur trouver un foyer alors que le reste de la portée est déjà casée. Pas de souci, on les prend!Vous êtes sûrs? Deux à la fois? Absolument et on était même prêt à embarqué la mère avec, mais elle avait déjà été réservée.
Voilà comment il y a une dizaine de jours, deux nouveaux chatons tout neufs ont débarqué chez nous. Les enfants les ont rebaptisés Albert et Abigail. Après des débuts hésitants, Albert n’est pas du tout craintif, peureux, récalcitrant ou idiot. Il est juste un chouïa plus calme que Abigail, mais elle n’a pas mis la barre très haut. Il est même plus câlin et adore dormir sur les humains. Les chatons sont en admiration béate devant Marcel. Malheureusement, ce n’est pas réciproque puisqu’il a eu très peur d’eux. Ça commence à aller mieux, mais c’est assez ridicule de voir Marcel sursauter de trouille devant ces petits machins remuants certes, mais pas plus que lui finalement.
En tout cas, on ne s’ennuie plus et on a tous notre quotas de ronronnements. Les chatons font admirablement bien leur job, mais ça ira mieux quand Albert arrêtera de peter de joie dès qu’il fait un câlin et qu’ Abigail aura compris à quoi sert la litière…
Avec les encouragements insistants de Marichéri, je reviens timidement par ici…c’est pas simple alors que j’ai tout arrêté brutalement et sans prévenir. Mais déjà, je dois remercier toutes celles qui m’ont envoyé de très gentils messages ou qui ont commenté ici. Je suis désolée, je n’ai pas répondu à chaque fois mais ça m’a beaucoup touché.
C’est curieux un blog quand même…ça fait plus de 10 ans que je raconte ma vie ici, mes délires, mes humeurs, mes joies et mes colères. Tout est sincère, ceux qui me lisent en connaissent plus sur ma vie et ma personnalité que des soit-disants proches que je côtoie plus ou moins dans la vraie vie. Mais avec Pomdepin, je ne parle pas de tout non plus. En 10 ans, il y a eu des moments heureux et d’autres moins, des deuils, des naissances (pas chez nous, mais proches), des tas de choses que je n’ai pas racontées ici. D’abord parce que je ne suis pas la seule concernée. Quand je pique une colère ou que j’étale mes états d’âme, ça n’engage que moi. Je ne vais pas parler de la vie des autres, même si elle fait aussi partie de la mienne. Et puis, il y a des choses que je ne souhaite pas dire. Enfin non, c’est plus subtil que ça: il y a des moments où je n’éprouve pas du tout le besoin d’écrire. Où ça devient même impossible.
Quand Wizzboy s’est cassé la jambe, tout petit, j’en ai parlé, beaucoup même. J’avais besoin de passer mes nerfs quand une infirmière en chef aboyait sur tout le monde ou quand une interne s’est juste trompée de jambe…quand j’ai un peu (beaucoup) vrillé avec le Brexit , je me suis répandue à longueur de billets, en long en large et en travers. Surtout en travers d’ailleurs. Ce blog, c’est un peu ma thérapie…Pourtant parfois, la meilleure façon d’avancer c’est le silence, d’abord par sidération et puis pour tenir nerveusement et finalement pour passer à la suite.
Alors voilà, je reviens sur la pointe du clavier, désolée de vous avoir laissé tomber mais vraiment, je n’étais pas capable de faire autrement. Je n’en dirai pas plus, c’est ma façon d’avancer. Je ne posterai peut-être pas tous les jours, mais je vais essayer de continuer, parce que finalement, ça me manque aussi. Pomdepin est repartie pour un tour!
Ils sont revenus. Et c’est un problème. Les employés municipaux et leurs tronçonneuses sont à nouveau sur le parking à côté de chez nous. Et ils tronçonnent. A trois centimètres de mon oreille, en ressenti. Rhaaa…alors certes, ça me donne l’occasion de ressortir une colère du jeudi, mais la dernière fois, emportés par l’enthousiasme et la puissance de leurs tronçonneuses, ils avaient fini par ratiboiser notre haie, ce qui nous avait moyennement fait rire. Ça repousse à peine après 3 ans, et voilà qu’ils reviennent. J’ai donc dû entamer un dialogue avec les ouvriers et leurs machines pour qu’ils s’arrêtent à la limite du parking. Les machines ont eu l’air de comprendre. On verra. En attendant, j’ai remis mon casque anti bruit. Grrr.
Source « J’avais déjà la tronçonneuse, ce sont les demi-soeurs qui sont nouvelles »
Il se trouve qu’on n’a pas de voisin direct, on est entouré par un champ, le terrain de foot municipal et le parking qui va avec, où il n’y a jamais personne sauf les rares, très rares fois où l’équipe du village arrive à trouver onze participants pour faire un match. Tout ça est entouré d’une végétation abondante et infranchissable, qui fait que le pauvre fermier a même du mal à rejoindre son champs. Et bien, vous allez rire, on a choisi la maison pour ça aussi! On est très content de ne pas être collé à nos voisins les plus proches, eux , tout là bas, qu’on ne voit pas et dont on entend juste le coq paresseux chanter mais jamais avant 10 heures du mat, c’est dire si cette bête est sympathique et motivée. En général, on a une paix royale et ça nous va très bien. Sauf que donc, les employés municipaux ont décidé de prendre l’air, puisqu’il fait moins douze en ressenti, ça serait dommage de ne pas en profiter. Ils ont attaqué les haies autour du champ de patates labouré terrain de foot, il y a trois jours. C’était déjà pénible, auditivement parlant, mais bon…seulement, ils se sont sournoisement mais de plus en plus bruyamment, rapprochés pour finir dans la sorte de bande de hauts végétaux hirsutes, piquants et impénétrables entre nous et le parking, toute tronçonneuse hurlante. Depuis ce matin, on en est à communiquer par signes, avec Marichéri, tellement c’est assourdissant.
J’ai l’impression que mes tympans essaient de ressortir par les narines, probablement pour fuir, et je les comprends. Ça fait vingt fois que je vais vérifier, mais non, les excités de la tronçonneuse ne sont pas dans notre jardin, on ne les voit même pas, ils sont bien de l’autre côté du fossé. A mon avis, ils sont coincés aussi, et les râles stridents qui me vrillent le cerveau depuis des heures, sont en fait les appels à l’aide d’une tronçonneuse, emberlificotée à mort dans les conifères et qui se débat pour échapper à une mort lente, trop lente, mais méritée. Je ne vois que ça. Je suis prête à abréger les souffrances de cette machine en la faisant bouffer à son employé municipal. Par les oreilles, pour rester dans le thème. Je sais bien que ces braves gens ne font que leur boulot (et je suis à deux doigts d’aller leur proposer un café bien chaud avant qu’ils en perdent un. De doigt. A cause du froid). Mais ma tolérance au bruit est déjà limitée en temps normal (je viens des Landes, où il y a quand même plus de pins que d’habitants, et c’est très calme, niveau sonore, un pin), au bout de trois jours, j’ai des envies de meurtres. La première tronçonneuse que je croise, prendra pour toutes ses congénères! Je n’en peux plus. Même quand ils prennent des pauses (tous les quarts d’heure, ça doit être syndical), j’ai l’impression d’entendre encore résonner une tronçonneuse au fond de mon petit cerveau fatigué.
Heureusement, les tronçonneuses finissent tôt, avant le goûter, et il semblerait qu’elles aient fait tout le tour, ça devrait se terminer. Mais le prochain qui me parle de tronçonneuse, je fais un massacre.
Juste avant le confinement, Wizzboy, qui était au CP, était parti en classe de mer. On l’avait récupéré le vendredi avant de commencer l’école à la maison, dans une ambiance assez surréaliste…le voyage avait été préparé toute l’année et ils étaient partis avant qu’on sache qu’on serait confiné. Tous les parents qui attendaient le bus étaient un peu interloqués, devant l’école. Mais les enfants se sont éclatés et Wizzboy a passé tout le confinement à nous raconter sa classe de mer. En détails. Plusieurs fois. Rhaa. Bref, la classe de mer l’a beaucoup marqué.
Cette année, pas de confinement mais les CM2, et donc Wizzboy qui vieillit à vue d’œil, préparent à nouveau un voyage. Et donc, il nous a expliqué:
C’est un concept…je sens qu’il va encore bien s’amuser!