Sunny Monday #42

Je suis un peu en retard pour le rendez vous rose de Bernie, mais le blog est en pause pour quelques jours. Je profite de Londres en touriste, avec Maricheri. C’est très curieux…il y a encore quelques mois, l’Angleterre était chez moi et aujourd’hui je ne fais plus qu’y passer…enfin bref, voilà du rose sous le soleil londonien à Covent Garden.

Bonne semaine à tous!

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La phrase de la semaine #12

Cette semaine, j’ai eu le plaisir de rencontrer les élèves du village pour leur expliquer Halloween. Ils ont beaucoup aimé. En tout cas, ça les a vivement inspiré. Ils sont partis dans un délire pour savoir quel monstre est le plus terrifiant. C’est un élève de CE2 qui a cloué le bec à tous ses potes, avec cette répartie remarquable:

Effectivement, ça fait peur. En tout cas, ceux qui étaient partis sur des clowns à tronçonneuses, des vampires suceurs de sang, des zombies à sabre intergalactique, des momies empoisonneuses volantes, ou des tueurs de l’espace à rayon laser n’ont pas su quoi répondre. Les pieds qui puent, c’est simple mais efficace. Et puis, pour un déguisement d’halloween, c’est facile à faire. J’ai de vieilles espadrilles dépareillées de L’Ado que je suis prête à offrir à qui voudra se déguiser en monstre-aux-pieds-qui-puent, ne me remerciez pas, ça me fait plaisir d’aider. Le gamin était très fier de lui en tout cas. Je sens (sans jeu de mot) que mon intervention sur Halloween a été très efficace…

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Projet 52 : boutique

Pour le thème choisi cette semaine par Ma, je vous amène à Bruges. J’adore cette ville, surtout au moment du marché de noël. J’aurais pu vous montrer une des boutiques de décorations de noël justement (Maricheri a dû pratiquement me porter dehors, sinon j’embarquais tout le stock). Mais j’ai préféré la boutique d’un vendeur et restaurateur de nounours et peluches en tout genre. The bear necesseties rappelle bien sûr Baloo du livre de la jungle. C’est jeu de mot, bear veut dire ours en anglais et ressemble à bare. Bare necessities, c’était l’indispensable, le strict minimum. On est d’accord, restaurer son nounours d’enfance, c’est une nécessité!

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Friday Feelings #185

Quelqu’un pensait sérieusement que j’allais poster les états d’esprit de Zenopia et Postman ce matin, à 7 heures? Non? Ben voilà. C’est important aussi de conserver les traditions…

Fatigue: en fait, j’ai bien sorti l’iPad en rentrant du marché. Je me suis posé avec sur le canapé….et puis voilà. C’est entièrement la faute de Wizzboy qui a passé la nuit à hurler à la mort sans raison. Enfin, d’après moi, parce que lui trouve ça très logique. Il a voulu des chaussettes pour dormir parce qu’il avait froid aux pieds. Deux heures plus tard, il avait trop chaud et il fallait les enlever. 47 minutes plus tard, il s’était subitement glacé par les pieds. 1h12 après, il s’est rendu compte que ce n’était pas les bonnes chaussettes. Il voulait celles avec les ballons de foot, non les bleues, pas les blanches. Non mais, il fait nuit là, on s’en fiche de la couleur de tes chaussettes! Et puis, vous allez rire, moins d’une heure après, il a eu à nouveau chaud aux pieds….mais enlève-les tout seul, tes fichues chaussettes! A 5h28, ça n’a pas loupé, il a eu froid aux pieds…mais mamaaan, c’est même pas les deux mêmes chaussettes….rhaaa. Sinon, ça va, il était en pleine forme ce matin. Lui.

Humeur: le premier qui dit « chaussette », je le mords.

Condition physique: avachie

Estomac: le café, c’est la vie.

Esprit: pas du tout connecté

Boulot: dans un peu moins de quelques minutes, je suis sensée expliquer Halloween aux primaires du village. J’ai mon chapeau de sorcière et ma citrouille…

Culture: rien à signaler, aucun documentaire cette semaine. Par contre je peux faire une thèse sur l’évolution du double vitrage à travers les âges. Mais je vous épargnerai ça, sinon je risque encore de m’endormir.

Avis perso: vraiment je me moque éperdument de la façon dont une fenêtre est fabriquée, de l’historique de la boîte, et de ce que le vendeur a mangé ce midi. Je cherche une fenêtre, pas un pote.

Message perso: à mercredi!

Loulous: L’Ado va toujours très bien, il engloutit son poids en pizza par jour, il aime beaucoup. Il a été visité Venise aussi, le traitre, avec un de ses nouveaux potes de cours, qui en vient. Il a pu voir tous les coins moins connus des touristes du coup. Ouais, non mais c’est cool, tu vois. GeekAdo, qui venait très gentiment de m’aider à ranger le bordel infâme la chambre de son frère l’a mal pris. Et sinon, ça lui dirait bien de partir en Erasmus lui aussi…ahaha. KnightyDiva a été bombardée aide de la prof d’anglais. Puis assistante de cours. Finalement, elle fait carrément le cours maintenant. Commentaire de la prof: c’est vraiment une chance pour moi de l’avoir, elle parle bien mieux anglais que moi. C’est pas faux, mais est-ce vraiment à dire? Surtout qu’elle est en section européenne. PrincesseChipie a une vie sociale débridée, les invitations pour les vacances pleuvent. Ça change agréablement de l’école en brexitland…Wizzboy, en plus de porter des chaussettes par intermittence, prend sur lui de remplacer L’Ado et de squatter la télécommande pour regarder n’importe quoi de vaguement sportif. Mercredi, en moins d’une demi heure, il a zappé sur du hoquet sur glace, du baseball, du tennis, du foot, du golf et du rugby à 7. Ses frères et sœurs apprécient très peu.

Divers: non mais sérieusement, il a froid, il laisse les pieds sous la couette, il a chaud, il les sort et puis voilà, on en parle plus. Ou alors, on attend le matin pour en parler.

Amitié: à la semaine prochaine à Londres.

Love: il a promis de ne pas bosser 25 heures par jour la semaine prochaine!

Courses: faites, on a une citrouille, youpidoo!

Envie de: me réveiller un peu, je suis toute molle.

Pic: voilà la bête…j’en ai creusé une petite pour l’école.

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Thursday Thunder: et ça continue!

Mes colères se suivent et se ressemblent. Je suis tombée nez à nez avec une pub sur un bus cette semaine en amenant les enfants à l’école, qui m’a très légèrement contrariée. Je sais bien que malheureusement, les publicités sexistes, c’est pas ça qui manque. Mais de bon matin, alors que je n’ai encore pris qu’un seul café, et devant mes enfants innocents, ça n’est pas passé. Je vous mets la photo de la chose, sans le logo ni le lien pour ne pas faire encore plus de pub à ce vendeur de salles de bains (et sanitaires. La précision est importante, leur affiche donnant envie de vomir).

Non mais vraiment?!? En 2018, en plein #metoo?!? Il faudrait peut-être que les génies du marketing qui ont pondu ça sortent de leur grotte préhistorique. J’ai été ravie de devoir expliquer à ma fille pourquoi la dame a l’air si contente de porter ses carreaux, et pourquoi elle trimballe du carrelage comme ça, déjà. Bonne question. C’est évident, toutes les femmes éprouvent le besoin irrésistible de se déshabiller et de chausser des échasses pour jongler avec des carreaux de ciment à intervalles réguliers au cours de la journée….Sérieusement, c’est sensé représenter quoi à part les délires sexistes puants d’un publicitaire nauséabond et arriéré? Elle fait quoi, cette malheureuse fille, avec son carrelage, sa choucroute et son sourire niais? Quel est le rapport entre sa pause WTF et du carrelage? Ça donne vraiment envie d’acheter à quelqu’un ? Non parce que quand j’achète du carrelage, c’est plutôt pour le mettre au sol que pour me draper dedans avec des airs de flamant rose naturiste lobotomisé. Ça a l’air dangereux en plus, on voit bien à son air éveillé que trimbaler du carrelage comme ça, ça rend con.

Sérieusement, publicitaire c’est un métier que certains feraient mieux d’abandonner. Si ils ne sont pas capables d’arrêter leur sexisme affligeant, qu’ils essaient au moins de comprendre à quel point ce genre de pub est inefficace. Je passe sur la pauvreté de l’argument, non une fille nue ne fait pas tout vendre, et la qualité pitoyable de leur Photoshop (On dirait T’choupi se déguise. Wizzboy a le livre, les pages sont coupées au milieu et on joue à ne pas faire correspondre le haut et le bas, ça donne Tchoupi moitié pirate moitié clown. Ou donc une demi poufiasse en haut fétichiste du carrelage, une autre en bas obsédée par les chaussures improbables). Mais pour parler un langage que les publicitaires connaissent et rester dans les clichés sexistes qu’ils adorent, les femmes sont considérées (encore une fois par les milieux marketing, je ne valide pas) comme prescriptrices en matière de déco. C’est à dire que selon ces génies eux-même, ce sont les femmes qui décident en matières d’achat de carrelage. Selon quelle logique ils pensent qu’il suffit de leur montrer une poufisasse dénudée pour les convaincre d’acheter leurs produits? Ça vante quoi, à part leurs fantasmes malsains, leurs machisme néandertalien, leur manque total d’imagination et leur incompetence crasse?

Alors j’ai expliqué à PrincesseChipie que cette fille porte du carrelage comme ça parce qu’un ou deux pauvres types ont eu la flemme de réfléchir et de faire une vraie pub. Ils ont préféré donner dans la facilité et le sexisme. C’est quoi le sexisme, c’est le truc des gens qui croient que les filles sont moins fortes que les garçons? Oui, et que les filles sont des objets aussi…Ben, c’est nul. On va pas aller dans leur magasin, na. On est bien d’accord.

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Going back to Brexitland for a few days…

Vous l’avez compris, Maricheri travaille encore à Londres. Il n’y va pas tous les jours, ça dépend des semaines, parfois 4 jours, parfois 2. Ça a été très difficile. Enfin non, soyons honnête, c’est toujours très difficile. Évidemment, en Angleterre, il partait quand on dormait toujours et il n’y avait que moi d’encore vaguement réveillée quand il rentrait. Maintenant, il peut accompagner les enfants à l’école, manger avec nous en semaine, participer aux jeux et aux goûters, on y a énormément gagné en qualité de vie familiale. Mais il y a aussi les soirs où il n’est pas là (ce qui lui permet de travailler 25 heures par jour d’ailleurs…), et on le vit très mal tous les deux. Enfin bref, la semaine prochaine, on va profiter des vacances scolaires: il repart pour 4 jours et je vais avec lui (message perso: et tu n’as pas intérêt à travailler 25 heures par jour!). On en est très content. Les enfants aussi puisqu’ils vont se faire gâter par Papy et Mamie (deuxième message perso: merci!). Maricheri va bosser, j’ai des trucs à faire, des gens à voir, mais on a bien l’intention d’en profiter. Youpidoo. Sauf que je vais retourner en brexitland pour la première fois depuis des mois et je ne sais pas trop comment le prendre.

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Quand il est à Londres, Maricheri est dans sa bulle (encore les 25 h de boulot par jour…), il travaille dans un milieu très international où il est presque incongru de croiser un anglais. Il n’a pas le temps (ni l’envie) de se pencher sur la vie en brexitland. Il suit plus l’actualité anglaise quand il est en France en fait. Et puis, comme il dit, les brexiters sont certes très courageux, mais il y a peu de chance qu’il se fasse apostropher dans la rue ou le métro du haut de ses 6m08 (évidemment, j’exagère un peu, mais ceux qui le connaissent, savent que c’est presque ça) avec son physique de pilier de rugby et son air avenant d’oursin enragé. Il n’a aucune interaction avec qui que ce soit en dehors du boulot et des douaniers qui le reconnaissent maintenant. Il est à Londres comme il serait n’importe où en voyage d’affaire, ça ne le concerne pas. Il a tiré un trait sur l’Angleterre, c’est fini, voilà. Je suis moins tranchée.

Je ne sais pas du tout comment je vais le prendre, comment je vais vivre de retourner à Londres en touriste. Retourner dans ce pays qui était chez moi, que j’avais choisi, que j’ai profondément aimé et qui m’a rejeté, ce pays qu’on a fuit…c’est très bizarre. Je suis quand même toute excitée, j’ai une liste de choses à ramener longue comme tout. Parce que oui, beaucoup de choses très british me manquent, tout comme on ramenait pratiquement un semi remorque de franchouillardises en tout genre quand on rentrait de vacances en France. Rien que ça d’ailleurs me prouve si il y avait besoin, que je suis toujours émotionnellement entre deux pays. Je me demande quel effet ça va faire, d’être en vacances, de passage dans un pays dont je ne pensais jamais partir il y a encore 2 ans. Ce n’est pas comme l’Irlande, on y est toujours très attaché. On a choisi d’en partir, on est ravi d’y retourner en vacances. Là, c’est différent. J’ai toujours l’impression d’avoir été poussée dehors. Je ne veux pas revoir notre maison, repasser dans notre village, notre rue, devant l’école des enfants…ça fait encore mal.

Est-ce que le douanier va me poser des questions? C’est de plus en plus courant, malheureusement. Qu’est-ce que je vais faire en Angleterre? Est-ce que je vais pouvoir répondre que je viens en touriste sans pincement au cœur? Comment je vais réagir devant les étals des vendeurs de journaux, qui ruissellent de unes haineuses contre les étrangers en général et les européens en particulier? Est-ce que je vais toujours me sentir visée? Après tout, je ne suis plus une de ses EU migrants qu’ils dénigrent à longueur de titres ignobles, je ne suis qu’une touriste. Mais je le suis devenue entre autres, à cause cette atmosphère irrespirable de xénophobie triomphante. Elle m’a fait fuir ce que je croyais être mon chez moi, est-ce que je vais pouvoir l’ignorer? Est-ce que la joie de revoir des amis, de retrouver certains lieux londoniens va être suffisante? Est-ce que je vais arriver à faire comme Maricheri, à ne plus y voir qu’un endroit de passage avec qui je n’ai plus aucun lien affectif? Bien sûr, on va en profiter, passer du temps juste tous les deux, mais pas comme d’habitude quand on part découvrir une nouvelle ville.

Je ne sais pas trop quoi penser, c’est très bitter sweet comme sentiment. Les dernières news concernant le brexit ne sont pas engageantes non plus, ça n’aide pas. Voilà, je retourne en Brexitland en touriste pour quelques jours et je ne sais pas comment je vais le vivre, je suis contente mais ça me fait un peu peur. To be continued, I guess…

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L’origine des Jack o’lanterns

Je persiste. Halloween, c’est fun et je n’en démordrai pas. Cette fois, toujours pour convaincre les récalcitrants, je ressors l’histoire de cette indispensable qu’est la Jack O’lantern, la citrouille creusée. Je rappelle (ça va, vous ne saturez pas trop? ) que Halloween n’est pas une fête commerciale américaine, mais une tradition celte multimillenaire. Et bien, vous allez rire, il n’y avait pas de citrouille à la préhistoire sur les îles britanniques. Mais les celtes préhistoriques creusaient déjà des légumes, des racines comme les betteraves surtout et y façonnaient des têtes monstreuses pour faire fuir les mauvais esprits lors du Samhain (Halloween en gaélique), il y a plus de 300 ans.

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Et voilà tout à coup que les romains débarquent en Angleterre (à Colchester d’ailleurs, qui était la capitale). On ne dira jamais assez tout le mal que les romains ont pu faire. Certes, ils ont légèrement massacré la population locale qui refusait bêtement de se laisser conquérir civiliser, fait cramer un ou deux ou des centaines de druides, trucider la reine Bouddica… Mais surtout, ils ont amené avec eux des navets. Franchement, introduire sauvagement un légume aussi insipide que ça, sans aucun égard pour les tribus locales…enfin bref, les celtes anglais ont trouvé les navets romains tellement indigestes (on les comprend), qu’ils se sont mis à y creuser leurs têtes de monstres pour Halloween.

Ces figures légumières ne s’appellaient pas encore Jack o’ Lantern, et elles n’étaient pas éclairées. Il faut attendre pour ça les tribulations d’un certain Stingy  Jack (Jack le radin). Ce méchant bonhomme viendrait des alentours de Limerick, en Irlande. Jack, qui s’ennuyait ferme, en tout cas il avait des idées bizarres quand même, invite le diable au pub. Comme ça, en toute intimité. On se demande bien pourquoi. Mais au moment de payer, Jack refuse et suggère au diable de se transformer en piece de monnaie pour régler lui-même la note. Soit Jack est sérieusement bourré et a des hallucinations, soit le diable n’est pas très futé. Parce qu’évidemment,  Jack ne paie pas. Il empoche la piece-diable qu’il dépose sur une croix en argent pour empêcher le diable de reprendre sa forme première. Cela dit Jack est aussi assez simple. Il  finit par libérer le diable en lui faisant promettre qu’il ne viendra pas embêter  Jack pendant un an et qu’il ne le laissera pas aller en enfer après sa mort. L’année suivante, toujours pour Halloween, le diable revient pour se venger, mais il est décidément complètement crétin puisqu’il se fait encore avoir. Jack l’envoie en haut d’un arbre. Ben tiens. Pendant que le diable fait le singe dans son arbre,  Jack sculpte une croix dans le tronc et cet imbécile de diable se retrouve coincé pour  10 ans.

Finalement, Jack meurt pour Halloween, c’est fou les hasards du calendrier quand  même. Le diable tient parole lui, et ne le veut pas en enfer, mais Dieu  le refuse aussi au paradis. Ça va pas non, une espèce de voyou radin et menteur comme ça? Du  coup, Jack  est condamné à errer éternellement sur terre, avec seulement un morceau de charbon incandescent pour s’y retrouver. Il est donc à l’origine des légumes illuminés, notamment les navets,  qu’on appelaient au départ des Jack of The lantern.

Mais allez creuser un navet, ce n’est pas uniquement traditionnel, c’est surtout sportif. Le navet est traitre et refuse de se laisser vider sagement. Les irlandais qui ont émigré en masse en Amérique au 18 et 19 eme siecle sont alors tombés sur des espèces de gros machins ronds et oranges déjà à moitié creux. Ils ont donc décidé de laisser tomber leurs navets récalcitrants et de creuser les Jack o’lanterns dans des citrouilles. C’est beaucoup plus facile. Tellement que c’est maintenant la tradition. On allume sa citrouille pour dire qu’on est à la maison et qu’on est ravi de distribuer des bonbons, pas de citrouille, les enfants ne sonnent pas, tout simplement! Cette année, comme on est en France, je serais sûrement seule la seule du village avec une citrouille mais pour compenser, j’en ai commandée une géante. Non mais.

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Sunny Monday #41

On est toujours en rose pour le rendez vous de Bernie, et je vais vous montrer…mes pieds! Enfin mes chaussures. J’en suis très contente même si KnightyDiva, cette espèce d’ado, a honte de sortir dans la rue avec moi quand je les porte. Alors qu’au contraire, PrincesseChipie attend avec impatience le moment où elle pourra me les chiper. Mes docs roses m’ont valu des tas de compliments d’anglaises ébahies qui voulaient absolument savoir où je les avais achetées. Au rayon enfants, tout simplement, ça aide de ne faire que du 38. J’avoue que personne ne m’a arrêté dans la rue depuis que je les porte en France. On m’a juste fait remarquer que j’avais un look très anglais…je le vis bien.

Bonne semaine à tous!

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La phrase de la semaine #11

Cette fois-ci, c’est même un dialogue. Wizzboy et moi sommes passés totalement par hasard à la pâtisserie près de son école à l’heure du goûter. Vraiment, c’est une pure coïncidence…il n’y avait qu’un autre client et la vendeuse, il lui a montré une verrine:

Merci à lui, qui a égayé mon après midi et celui de la vendeuse. Il me donne aussi l’occasion de rappeler que je ne me moque pas avec mes citations hebdomadaires, c’est une collection de petites bulles de vie amusantes, surréalistes, interloquantes pour une demi seconde mais qui méritent bien un joli fond comme les grandes déclarations sur FB.

Le monsieur, interrogateur a regardé la vendeuse, puis la verrine, puis moi comme pour demander mon avis du coin de l’œil, puis à nouveau la verrine. La vendeuse, tout aussi interloquée a fixé la verrine, le client, elle m’a pris à témoin du regard et s’est encore retourné vers le monsieur. J’ai aussi examiné la verrine, j’ai répondu aux regards étonnés de la vendeuse et du client, tout ça dans un silence total de plusieurs secondes. Finalement, sans avoir échangé un seul mot, on a tous ri, sauf la verrine, qui n’a pas bronché. Pour ceux qui ne voit pas le comique de la situation, je vous mets des photos.

Je vous rassure, l’histoire finit bien, le client a pris une tarte au pomme, Wizzboy une gaufre et moi un macaron. La verrine n’a pas bougé.

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Projet 52: escaliers

Quand j’ai vu le thème choisi par Ma’, j’ai de suite pensé à une photo dans nos archives. C’est un escalier parisien, près de Cluny un de mes endroits préférés à Paris. Maricheri a fait toute une série de noirs et blancs de Paris, qu’il connaît pourtant bien puisqu’il vient du coin, mais on adore s’y promener en touristes, au petit bonheur.

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