Xmas addict 2018 day three

On commence à Vienne, en Autriche grâce à Laurence

On passe ensuite par Paris, merci Dhelicat

On reste en France, à Troyes grâce à la girafe et le dinosaure

Et on termine à Sydney, thank you an evolving scientist

Merci à tous les 4. Si vous voulez participer, n’hésitez pas à m’envoyer vos photos, and let’s be christmassy!

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Xmas addict 2018 day two

On commence par Louvain en Belgique, grâce à Onepicaday

On part à Lyon, merci Laurence.

On reste en France, à Menton, merci Marie-Line

On termine à Londres avec la participation annuelle de Marichéri

Merci à eux, n’hésitez pas à m’envoyer vos photos si vous voulez participer. And let’s be christmassy!

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Projet 52 :froid

Le thème choisi par Ma’ cette semaine aurait dû être facile, mais il ne fait pas si froid que ça, il pleut. Alors comme à chaque fois ou presque, je suis allée dans les archives. Je vous amène à Cambridge, sous la neige.

Cambridge n’est pas qu’une université, c’est aussi une très jolie cité médiévale. Il y a une ambiance très jeune et multi-culturelle, c’est une ville très agréable. De façon tout à fait originale, Cambridge est dans le Cambridgeshire, dans la région de l’East Anglia au nord de Londres. Dans le dédale de petites rues, on tombe sur des maisons historiques à chaque pas. Il y a des coffee shops adorables, des petites boutiques toutes mignonnes. Ça parle toutes les langues possibles et imaginables. Il y a un petit côté Harry Potter aussi, on croise des professeurs pressés, des étudiants à cartables. Les bouquinistes côtoient les salons de thé, c’est un bonheur! Mais on y va surtout pour admirer les bâtiments universitaires médiévaux, qu’on appelle collège. La plupart des collèges sont en enfilade, les uns après les autres. Tous ont de grands portails qui donnent sur une immense cour, puis toute une suite de bâtiments qui s’etirent jusqu’au canal. Au bout de trois ou quatre, on en a plein les pieds, on se dit que ça va bien comme ça. Ils se ressemblent tous de toutes façons, ces collèges. On va s’arrêter là, on va juste jeter un œil sans s’arrêter en passant devant l’entrée du suivant…oh, c’est encore plus joli! Bon, on y va, mais c’est vraiment le dernier….jusqu’au prochain donc.

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Xmas addict 2018 day one

Tadaaam! C’est parti pour le xmas addict 2018….ça manque de trompettes ou de cotillons, non? Heureusement, on va se rattraper avec des paillettes partout.

On commence en Angleterre, merci Carole à Brighton.

On part en France à Guerande grâce à Dhelicat,

On reste en France, mais à Strasbourg cette fois, merci Danielle.

On termine pour aujourd’hui avec the man himself, c’est la moindre des choses. Le père Noël bronze à Adelaide en Australie. Merci Margaux

Merci à toutes les 4. N’hésitez pas à m’envoyer vos photos si vous voulez participer, et let’s be christmassy!

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Friday Feelings #191

Malgré les efforts de Penny pour mettre le bazar dans les courses et m’obliger à perdre du temps à nettoyer ses dégâts, je ne suis pas trop en retard pour les états d’esprit de Zenopia et Postman…sale bête. Et on n’a pas encore mis le sapin, ça va être fun aussi. Capucine a l’habitude, il y a longtemps qu’elle ne l’attaque plus. Elle se contente de dormir sur la feutrine décorative au pied du conifère en plastique. Et comme la feutrine est paillettée, la chatte se balade avec un arrière train scintillant pendant un mois…je sens que je m’éloigne du sujet, allez hop, on y va!

Fatigue: c’est loin les vacances?

Humeur: 🎶jingle bells, jingle bells, jingle all the wayyyy…🎶

Condition physique: mouillée. On n’arrête pas de se prendre des trombes d’eau sur la tête, c’est quoi cette météo?

Esprit: 🎶how what fun it is to ride in an one horse open sleiiiiight🎶…en vrai non, parce que le traîneau décapotable sous la pluie, ça ne va pas le faire. Sous la neige non plus d’ailleurs, on risquerait de geler…c’est quoi ces paroles?

Estomac: le boucher-charcutier-traiteur du village fait des petits trucs à commander pour Noël. Il nous a donné un dépliant avec tout ça. Marichéri veut l’encadrer (le dépliant, pas le boucher), tellement il en est content.

Boulot: c’était la semaine de la procrastination. Sans commentaire.

Culture: on a découvert une nouvelle coutume locale: la sainte Catherine. WizzBoy est ressorti de l’école tout surpris en m’expliquant que la maîtresse a dit qu’il fallait donner des cartes. Je n’ai pas compris…des cartes de quoi? Ze sais pas, des cartes, hein, c’est pour les filles. Ses explications limpides n’ont pas aidé, qu’est-ce qu’il raconte encore ce gamin? Heureusement PrincesseChipie a été plus claire. Elle était outrée aussi. Donc pour la sainte Catherine, les écoliers donnent une carte (de sainte Catherine, c’est logique) à leur petites camarades. Ma fille a raison, c’est un chouïa sexiste comme tradition…mais en maternelle, on ne voit pas encore les choses comme ça, de toute façon, il est hors de question que WizzBoy donne une carte à A. qui est nulle en foot.

Avis perso: si Zaza passe noël, ça sera aussi un miracle. Je n’en dirais pas plus sur la situation en brexitland, je vais m’énerver.

Message perso: ma robe rouge de noël est arrivée! Bien sûr que c’est un message perso, c’est pour Zenopia qui m’a convaincue avec sa robe verte de noël…non parce que juste le pull kitsch de noël, c’est pour les petits joueurs.

Loulous: L’Ado voyage hors Union européenne: il a été à San Marin, il a même eu un joli tampon sur son passeport. Ça l’a beaucoup amusé. Sinon, il a endommagé son ordinateur (ah ben ça alors, juste avant noël, quelle coïncidence!) la ventilation ne marche plus donc il chauffe (l’ordinateur, pas L’Ado, quoique…), ça donne lieu à des conversations Skype passionnantes que L’Ado interrompt: attends, l’ordi a déjà fondu les bâtonnets de poisson, je vais chercher des frites. Et il revient et pose son paquet de frites surgelées sur l’ordinateur pendant que ses frères et sœurs hurlent de rire…GeekAdo veut savoir si il peut sortir avec des potes ce week end! Ça fait deux fois, je suis toute émue, il connaît des vrais gens, il leur parle sans écran interposé, il sort dans la vraie vie, tout ça. Bien sûr que tu peux,vas y, vas-y. Mais non, tu n’as pas besoin de rentrer si tôt…il commence à trouver mon enthousiasme à le flanquer dehors suspect. KnightyDiva crie au scandale, pourquoi elle n’a pas le droit de faire pareil, elle? Alors déjà, tu n’as pas le même âge, et tu n’as pas besoin de te décoincer en public, au contraire. Je suis donc une mère ignoble bourreau d’enfants, et elle va composer un opéra pour me dénoncer et le jouer devant ses copines. C’est bien ce que je disais. PrincesseChipie a dompté les dictées! C’est la seule chose qui lui posait encore problème en français, et ça la contrariait vivement. Mais ça y est, elle maîtrise. Wizzboy continue à beugler petit papa noël à tout bout de champs. C’est épuisant.

Divers: le xmas addict commence demain! Je n’insiste pas lourdement du tout, mais n’hésitez pas à m’envoyer vos photos.

Amitié: justement, merci aux copines qui ont déjà fait plein de photos juste pour moi, vous êtes adorables.

Love: deux semaines et demi avant qu’il soit en vacances. Il trépigne d’impatience, on dirait Wizzboy. Ou moi…

Penser à : acheter des chocolats pour le calendrier de l’avent

Courses: faites, sauf le chocolat donc.

Envie de: si je dis chocolat, ça va faire répétitif?

Sortie: si il arrête de pleuvoir 5 minutes, on continuera nos exploitations des marchés de noël régionaux.

Pic: je me prépare…

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British Christmas top 10: ce qui va me manquer ou pas

Suite à mon billet d’hier, on m’a demandé ce qui allait me manquer des Noëls anglais. Ça me donne l’occasion de ressortir un vieux top 10 réactualisé, et de réaliser que des gens que je côtoie IRL me lisent. Ça me fait toujours bizarre, même après toutes ces années. Je ne parle pas des copines rencontrées justement grâce au blog, mais de ceux que je connaissais avant. Enfin bref, pour répondre à la question, voilà un top 10 pré-brexit, du temps où j’étais toujours en adoration béate devant l’Angleterre, des traditions noëlesque british qui me plaisaient beaucoup et mes commentaires actuels. Certaines vont vraiment me manquer, d’autres moins mais c’est vrai que je ressens pour l’instant une certaine nostalgie pré chrismassy.

10-Les cartes de noël:

On n’envoie pas ses vœux en janvier en Angleterre, mais une carte de Noël en décembre…enfin quand je dis une… Il faut faire une carte à tous les gens qu’on connaît même vaguement. Ou dont on ne se souvient plus du tout mais dont on a l’adresse. A l’école, c’est pour chaque enfant de la classe et tous les adultes, on rajoute tous les collègues de boulot, les voisins, les anciens voisins, les amis, les amis d’amis, le petit neveu de la belle soeur du facteur, qu’on a vu une fois, il y a 15 ans…c’est épuisant. Surtout qu’il est de bon ton de faire ses cartes soi-même. Soit avec une photo personnalisée (on a donné, avec les enfants posant devant le sapin, mais L’Ado ne veut plus) soit décorée à coup de rubans adhésif et de paillettes (j’ai laissé tomber au bout de quelques années, quand je me suis retrouvée à faire 150 cartes), ou même brodées (j’ai essayé, une fois, une seule. C’était original au moins), ou peintes avec les oreilles. Les anglais affichent fièrement les cartes qu’ils reçoivent aux rebords des fenêtres ou sur des présentoirs fait pour, pour bien montrer aux passants ébahis qu’ils connaissent plein de monde. Il y a aussi une compétition féroce entre les politiques et autres célébrités pour envoyer la meilleure carte. Je ne pensais pas que ça me manquerait, au contraire, mais je me suis surprise cette semaine, a regardé dans la boîte aux lettres en espérant trouver une carte de noël. Je me demande même si je nr vais pas ressortir les paillettes et la colle et en faire quelques unes…


9-Le crib service

Les églises CoE (Church of England) célèbrent évidemment la messe de minuit, mais ont aussi pensé aux parents qui en ont marre enfants. Pour les petits, le 24 à 4 heures de l’après midi, elles organisent donc un crib service, une sorte de messe raccourcie pour berceau. Ça dure environ une demi heure, le vicaire dit quelque mot, l’assemblée chante et on met en avance un poupon dans la crèche pour l’édification des petits enfants. On a essayé une fois, l’église était illuminée exclusivement avec des cierges, c’était charmant. Quoique Maricheri ait trouvé ça chi*ant (je le cite). Et donc, quand le vicaire a invité les parnets à venir défilé devant la crèche avec leur gosse, c’est moi qui m’y suis collée, avec PrincesseChipie toute bébé. Qui visiblement partageait l’opinion de son père. Littéralement. Ah ben, c’est curieux, il a une odeur bizarre l’encens cette année…on a remis ça plusieurs fois sans Marichéri ni couche puante avec des français de France passant noël avec nous et qui ont trouvé ça charmant aussi. C’est plus culturel que religieux, d’ailleurs il n’est pas rare que les voisins hindous ou musulmans y viennent aussi avec leurs enfants tant qu’ils sont petits. Je n’y allais pas tous les ans, mais ça va un peu me manquer, y compris pour l’assistance multi confessionnelle.

8-Pour le repas de Noel, on a droit à des Christmas crackers. On tire chacun de son côté, le papier se déchire, un pétard explose, et le gagnant (qui a le plus grand morceau) remporte dans la joie un lot sublime (un sifflet, une lime à ongle…), une couronne en papier et une blague désopilante.  Du style : quel est le chanteur préféré du père noël? Elfe-vis Presley. Qu’est-ce qu’on rit. Bon là, honnêtement, je n’ai jamais accroché, ça met des papiers partout, les blagues sont nulles et je refuse de porter l’immonde couronne en papier qui vient avec, mais les enfants y tiennent. Un repas de noël dans Christmas crackers, c’est impensable pour eux.


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7-On a aussi du Wassail en Angleterre Si. Ce n’est pas un animal, c’est du saxon et ça veut dire à votre santé, à peu près. Le wassail est une boisson bizarre qu’on sert aux invités à noël. Vous voyez le vin chaud? Et bien là, c’est du cidre chaud, avec les épices et tout. On peut aussi y rajouter du miel, ou même un œuf. On peut mais ce n’est pas obligé. Je me dis que ça peut être avantageusement remplacé par le vin chaud d’ici, c’est important de découvrir les coutumes de notre nouveau coin. Déjà, je ne crois pas qu’ils y mettent des oeufs, c’est positif…mais bon, si vous me voyez faire chauffer du cidre le 23 ou le 24, il ne faudra pas s’étonner non plus.


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6-Boxing day…et oui, en Angleterre, Noël dure 48 heures! Un anglais continue la fête le 26, pour finir la dinde et achever définitivement son foie. En plus, si le 25 et le 26 tombent le week-end, on récupère les jours fériés sur la semaine suivante. Alors là, ça va beaucoup, mais alors beaucoup nous manquer!

5-Le discours de la reine: pour bien cuver sa dinde et digérer le Christmas pudding, l’anglais se pose devant la télé, s’endort doucement devant le discours de Lizzie. C’est un peu comme les vœux du président en France,  sauf qu’elle en dit encore moins. Je n’ai jamais réussi à le regarder en direct, enfin le 25 puisqu’il est en fait enregistré à l’avance. Chaque année, je me disais qu’il fallait au moins que je regarde une fois pour essayer de comprendre pourquoi les britanniques y sont autant attachés et j’oubliais tous les ans. Ce n’est pas que ça va exactement me manquer, mais c’était amusant de lire les analyses tirées par les cheveux des commentateurs pendant plusieurs jours alors que Lizzie n’annonce jamais rien. Et c’est très kitsch, elle est toujours déguisée en sapin de noël.


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4-Évidement un noël anglais, c’est toutes les choses typiques qu’on mange. Là, je suis partagée. Les infâmes Brussels sprouts (les choux de Bruxelles) ne vont pas me manquer. Aucun des desserts typiques de noël non plus, ne me parlez même pas du Christmas pudding. Pour les mince pies, c’est déjà plus compliqué. Je déteste les traditionnelles, ce sont des petites tourtes sucrée à la viande hachée. Par contre la version moderne, sans viande…surtout depuis que je les fais moi-même, avec les enfants. Ils y tiennent et moi aussi. En fait, comme depuis des années, on va avoir un menu de Noël Franco-british.


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3-Les chansons pop de noël, et le Christmas number one dans les charts. C’est quand même plus fun que il est né le divin enfant et tout ça. Alors là, je ne veux rien savoir, à partir de samedi , je me mets à brailler last Christmas! Ma play list de Noël est toujours la même, toujours British et je n’en démordai pas. Allez, tous en chœur: laaaast Christmaaaaaas, I gaaave you my heaaaaart…

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2-Les Carols singers: j’adore ces chorales de noël qui généralement récoltent des fonds pour des associations caritatives, il y a des concerts organisés, mais aussi des carolers en ville, à n’importe quel coin de rue, rien de tel pour être dans l’ambiance de Noël….ça va énormément me manquer.


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1-Enfin bref, ce que j’aime à noël en Angleterre, c’est que c’est l’événement de plus important de l’année, qu’on prépare  pendant un an. C’est une immense fête, familiale, amicale, conviviale et pleine de bons sentiments. C’est peut être kitsch et mièvre, mais j’adore ça. Et ça n’a pas l’air aussi fou ici…alors oui, les Noëls anglais vont beaucoup me manquer. Mais je suis aussi ravie de découvrir la Saint Nicolas, les marchés de Noël du nord pas de Calais…il n’y a peut être pas cette hystérie collective bon enfant qui me plaisait tant en Angleterre mais c’est sûrement sympa aussi.

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Peutiiiit papaaaa Noël

Attention, je parle de la chanson, je sais qu’on est encore en novembre. Même une Christmas addict comme moi n’a pas encore commencé le sapin…mais comme je l’évoquais confusément hier (ça me fait tout drôle, voilà qu’il y a une suite logique dans mes billets. Je vous rassure, ça ne durera pas), on peut être expat et être attaché à certaines traditions venues de notre enfance ailleurs. Noël est absolument génial en Angleterre, mais j’ai toujours tenu à faire partager un peu de mes souvenirs à mes enfants. Alors certes, on n’a jamais hésité à vendre un rein pour se payer du foie gras à Noël, (tant qu’on reste dans les abats), mais il n’y a pas que la gastronomie. Un peu de xmas Spirit quand même! Entre jingle bells et last Xmas (c’est la première fois que je le place cette année, et c’est dédicacé à C. et son whamageddon), j’ai voulu qu’on chante aussi en français à la maison pour noël. C’est forcément tombé sur petit papa noël en yaourt. Youpidoo. Ou pas.

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Bon déjà, je chante comme une pintade en pleine électrocution, ça n’aide pas pour leur apprendre. Et puis les paroles sont très compliquées pour des anglophones. D’ailleurs, quand j’enseignais le français en primaire, il a fallu que je participe au concert de noël à la demande insistante de la directrice, enfin que je fasse participer les élèves, avec « ce merveilleux chant traditionnel en français que vous leur avez fait écouter l’autre jour ». Un pur bonheur. Grrr. Même avec juste 4 lignes plus le refrain par classe, ça a été du massacre et je me suis retrouvée à bramer toute seule devant la scène, dos aux parents en faisant des moulinets avec les bras comme un sémaphore épileptique. Un grand moment de solitude, repris l’année suivante, toujours à la demande de la directrice. J’ai l’air de m’éloigner du sujet mais pas du tout, les paroles de petit papa noël, c’est impossible pour des gamins ne maîtrisant pas parfaitement le français, y compris les miens. Mais je suis têtue persévérante. Autant j’aurais été ravie d’abandonner avec mes élèves, autant j’ai insisté avec mes enfants. C’est leur héritage culturel. Si, si, Tino Rossi, comme le saucisson ou Victor Hugo. Quand je vous disais que les expats sont parfois curieux…enfin bref, j’ai consciencieusement et pour le plus grand malheur de Marichéri qui lui est très musical, appris petit papa noël à tous mes gamins. L’Ado en est encore traumatisé. C’était important pour moi que mes petits bilingues connaissent au moins une chanson de noël en français.

Seulement voilà cette année, on va faire fêter notre premier noël en France. Avec toute la logique qui me caractérise, j’espère bien qu’on ne va chanter qu’en anglais (on se comprend, les enfants chantent sous la contrainte pour les plus grands, je couine artistiquement et Marichéri souffre en silence, c’est très festif). Mais WizzBoy se souvient de l’année dernière. Depuis lundi, il meugle « peutiiiit papaaaanoel » à plein poumon et en continu. Au réveil, à 6h30 (c’est mercredi, comme il n’y a pas école il prend sur lui de me faire lever encore plus tôt que d’habitude), avant le café, ça passe mal. En plus, il comprend presque toutes les paroles cette année, enfin il voit le sens et ça l’enthousiasme. Le gamin est obsédé. C’est un problème. L’Ado à qui Wizzboy a tenu à faire une démonstration sur Skype hier soir, était hilare devant mon air accablé. Vengeance! Ce fils ingrat a encouragé son petit frère à chanter plus fort et plus souvent juste pour me faire payer des années à essayer de lui apprendre petit papa noël contre son grès transmettre un patrimoine culturel français. C’est mesquin et ça se paiera. Dès qu’il rentre, j’organise un concert de Wizzboy juste pour lui, dans sa chambre, non mais. En attendant Wizzboy n’a pas arrêté depuis le lever, je n’en peux plus.

J’imagine bien que noël en France sera différent de nos Noëls anglais mais je ne pensais pas souffrir à cause d’une chanson que j’ai infligé à mes enfants pendant des années. Si j’avais su, je me serais bien gardée d’insister. En Angleterre, l’enthousiasme de Wizzboy à chanter en français et sans trop de fautes m’aurait toute émue. Ici, c’est pénible. Ça va être long, ce mois de décembre…

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Ex-expat

J’en ai parlé l’autre jour (oui, j’ai la flemme de vérifier quand), mais je commence doucement à me rendre compte que je ne suis plus une expat, une immigrée. Je vis dans mon pays de naissance, celui dont j’ai la nationalité. Je ne dis pas que je suis française en France, ça risque encore d’être mal interprété. Je ne parle pas de la France, je parle de mon identité, de mon ressenti. Ça serait exactement la même chose si j’étais espagnole en Espagne, ouzbek en Ouzbékistan ou ce que vous voulez, je préfère prévenir à cause des trolls et autres nationalistes qui n’ont rien de mieux à faire qu’à tout interpréter à travers le prisme de leurs idées malsaines et à se déchaîner sur leur clavier…enfin bref, après les premiers mois de découverte et de dépaysement où notre « retour » s’apparentait plutôt à une nouvelle expatriation qu’autre chose (c’est d’ailleurs comme ça qu’on l’a envisagé), il faut bien que j’admette que je suis une ex-expat, une impat. C’est nouveau et c’est très curieux pour moi.

Je ne suis pas la seule et ce n’est pas moi qui ai inventé le terme impat (on parle aussi d’impatriation) pour ceux qui reviennent après une expatriation plus ou moins longue. Le blues, la déprime, voire dans les pires des cas, la dépression des ex-expats sont courants. On parle souvent de choc culturel inversé. On ne connaît plus le pays dans lequel on revient et on n’arrive pas à s’y adapter. Il y a aussi ceux qui idéalisaient leur retour et tombent de haut: non seulement tout a changé mais on ne nous a pas attendu. Tout le monde s’en fout de notre expérience à l’étranger, on aurait même plutôt tendance à nous la reprocher. Il y a encore ceux qui sont désagréablement surpris de retrouver intact ce qui leur avait donné envie de partir au départ. Je ne suis ni l’une ni l’autre. Le choc culturel, je n’attends que ça! C’est justement parce qu’il commence à s’estomper que je le vis mal. Je n’idéalisais rien non plus, on n’a pas choisi la France pour y revenir mais pour sa proximité géographique avec Londres où Marichéri travaille plusieurs jours par semaine. Il n’y avait aucune nostalgie ni aucune attente, on ne peut donc pas être déçu. Quant à retrouver ce qui m’aurait fait partir…je ne suis pas partie pour fuir quoique ce soit, pour quitter la France, mais pour découvrir ailleurs. C’est juste la curiosité qui m’a poussée à faire mes valises la première fois et j’y ai pris goût.

Toute ma vie d’adulte, j’ai été entre deux pays, deux langues, deux cultures et c’est délicieux. Je fais quoi maintenant? Je suis perdue. Je me cramponne à tout ce que je peux avoir de british. Il paraît que ça se voit dans ma façon de m’habiller, dans la déco de ma maison, dans certaines de mes manières d’être (sérieusement, c’est quoi le problème avec le personal space ici?)… ce n’est pas volontaire, mais quand on m’en parle, j’en suis ravie. Je fais aussi régulièrement ce qui m’exaspérait au plus haut point de la part de certains expats: je compare tout avec le pays d’où je viens, c’est à dire avec l’Angleterre. Et même parfois avec l’Irlande. Je me suis même surprise à reparler du Mexique. Je me tape sur les nerfs moi-même à toujours faire référence aux pays où j’ai pu vivre avant, à m’y raccrocher comme une ancienne chanteuse has been à sa célébrité oubliée (c’est une image, je n’ai pas l’intention de faire des vocalises. Je vous rassure). Ça doit être pénible pour les autres, mais c’est plus fort que moi. Être expat, être immigrée fait tellement partie de mon identité que je ne sais pas faire sans. Je ne sais pas être française en France et ça m’angoisse un peu. D’un côté, je ne maîtrise pas encore tout, et ça me rassure, j’ai encore plein de découvertes ou redécouvertes à faire, d’un autre côté, je me demande si je ne force pas inconsciemment le trait, justement pour ne pas perdre ma mentalité d’expat. Mais comme j’étais une expat qui voulait s’intégrer, c’est contradictoire. C’est aussi extrêmement mal expliqué, mais c’est encore plus fumeux dans mon pauvre petit cerveau…

Pour certains (et je ne critique pas du tout), être de quelque part fait partie de leur identité, ils se définissent entre autre par leur appartenance à une communauté géographique, que ce soit leur pays de naissance ou leur quartier. Ce n’est pas mon cas. Ça ne m’empêche pas d’être attachée à des lieux, mais j’ai construit toute ma vie et ma façon de penser sur le fait d’être d’ailleurs. Bon, en même temps, quand on me demande d’où je viens en France et que je réponds des Landes, à 1000 kilomètres d’ici, ça a un petit côté d’ailleurs. Mais pas assez pour que je me sente encore expat.

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Sunny Monday #47

J’avoue que j’étais à court de violet pour le défi de Bernie. Jusqu’à ce que je lève le nez sur le chemin de l’école. Alors, il n’y a vraiment pas de soleil, le soir tombe et la photo est floue (ce n’est pas uniquement ma faute, pour une fois, mon téléphone commence à donner des signes de faiblesse), mais c’est bien une maison violette.

Bonne semaine à tous!

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La phrase de la semaine #17

Dans la joie et la bonne humeur, je me déplace en bus plusieurs fois par semaine. Les horaires des transports en commun locaux sont conçus de telle façon que c’est soit bondé, soit désert. Dans le deuxième cas, il arrive souvent que le chauffeur se sente seul forcément, et s’empresse de raconter sa vie avec la première victime qui monte dans son bus, c’est à dire moi. Il faut dire qu’il y a très peu de gens en dehors des heures de pointe qui vont de la ville à notre village. En plus, les chauffeurs commencent à me reconnaître maintenant…j’ai eu droit mardi à un bavard qui ne comprenait pas comment son pote avait pu déménager à 17 km d’ici:

Non parce que j’ai vérifié, il n’y a que 17 kilomètres entre les deux villes. Et encore, alors que je ne demandais rien, le chauffeur m’a quand même expliqué que son pote est en fait dans un village proche de cette autre ville, il est encore plus près d’ici. Alors évidemment, ailleurs, même à 17 kilomètres, c’est pas ici. On est d’accord. Mais la ville voisine se distingue principalement de la nôtre du fait qu’elle est presque pareil. C’est une ville du nord pas de Calais, dans le même département, avec des corons, un beffroi, des habitants similaires, le même accent, les mêmes problèmes, les mêmes traditions, la même histoire, la même société…et pourtant, pour mon chauffeur de bus, c’est pas des gens comme lui. C’est bien d’être attaché à son coin, mais à ce point! Son pote n’est pas non plus un aventurier au long court, faut pas exagérer…je précise que je connais très bien cette mentalité casanière, il y a des cas aussi dans les Landes d’où je viens et ça m’a toujours désolé. Pourquoi restreindre volontairement ses horizons comme ça? Pourquoi rejeter ceux qui ne sont qu’à 17 kilomètre sous prétexte qu’ils ne sont pas d’ici? Il ne faut pas sortir de sa ville, de son canton, de son département, de son pays? Je trouve ça très triste.

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