La phrase de la semaine #32

Ça fait un petit moment qu’il n’y avait plus de phrase de la semaine. Je n’ai pas oublié, mais j’ai égaré mon petit carnet, celui où je notais ces bouts de conversations glanées dans la rue, à l’école, chez les commerçants…du coup, je me rabats sur une valeur sûre, c’est à dire les pensées de Wizzboy (et je vais racheter un carnet). Un peu comme L’Ado (concepteur de la pizza chorizo-anchois-confiture de fraises et ardent défenseur de l’immonde la très anglaise Marmite), Wizzboy se pique de gastronomie. Il a tenu hier à nous expliquer comment déguster correctement une paella:

Voilà, c’est simple. Tout le reste, on peut y aller tranquille, ça se mange…on ne se méfiera jamais assez des oreilles des crevettes. Je ne sais pas si Wizzboy se prépare à une carrière dans la restauration, mais par contre, ça m’étonnerait qu’il fasse biologie marine.

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Projet 52: repos

Comme d’habitude, c’est Marichéri qui a pris la photo. Il a de suite été inspiré par le thème choisi cette semaine par Ma. Comme la météo m’a enfin écouté et qu’il fait à peu près un temps de saison, il peut profiter du hamac. Surtout qu’après une après midi intense à la kermesse de Wizzboy, on a tous besoin de nous reposer…

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Friday Feelings #219

J’avais commencé les états d’esprit du vendredi de Zenopia et Postman très tôt ce matin, pour ne pas dire pratiquement en pleine nuit (merci Capucine) et puis voilà…

Fatigue: Capucine est très inquiète, j’ai encore égaré un humain (MangaGirl passe la semaine en Angleterre chez son correspondant). Du coup, elle a décidé de prendre soin de moi, de préférence la nuit. Elle ne me lâche pas d’un coussinet. Attention, c’est une bestiole consciencieuse, elle ne vient pas bêtement dormir avec moi, pas du tout. Elle veille sur moi. A coup de pattes rassurantes dans l’oreille. Elle me surveille, assise bien droite. Sur mon crâne. Heureusement qu’elle demande toujours à sortir à 4 heures du mat finalement…

humeur: no comment

Condition physique: flasque

Estomac: cafeiné

Esprit: triste

Boulot: 4 marches finies! Plus que 34…on y croit.

Culture: pourquoi faire des adaptions forcément moyennes alors que l’original est génial? Bref, je conseille à ceux qui ne connaissent pas de plutôt regarder Fleabag, en anglais que la copie française et inutile que Canal plus n’hésite pas à présenter comme une création originale (bizarrement appelée « mouche »). C’est original, de faire un mauvais copié/collé?

Avis perso: c’est pas juste, la vie.

Message perso: je pense très, très fort à toi.

Loulous: L’Ado, qui est un gamin très attentionné, pense à sa mère même entre deux sorties madrilènes: il m’a spontanément proposé de traduire mon sempiternel « youpidoo ». Il suggère « yupidù », c’est cadeau, il me l’offre. Merci L’Ado, je suis très touchée. Il devient aussi débile que sa mère, ça fait plaisir. GeekAdo est en apnée. Le grand jour approche, écrit du bac de Français lundi. J’espère qu’il arrivera à reprendre son souffle d’ici là. MangaGirl rentre ce soir. Elle qui n’avait aucune envie d’y aller, s’est éclatée en Angleterre. Elle a été la star de l’échange. Non seulement elle traduit pour les anglais et les français, y compris les profs, mais elle a passé son temps à expliquer tout à ses camarades: alors ça, c’est un fairy cake, pas un cupcake. Non mais, c’est normal de faire des maths comme ça ici. Yeah, I have to explain, they find it weird, they don’t do math like that in France. Non mais, c’est pas l’heure du goûter, là, c’est le tea. Ben ouais, avec des fish fingers pas du thé quand même! No, they don’t have tea in France, they eat later…bref, elle a beau être timide, elle adore aussi être le centre de l’attraction comme ça.. C’est son côté diva. PrincesseChipie est toujours en plein trip nostalgie, il faut qu’elle profite de ses derniers jours de primaire, avant de devenir vieille et collégienne. Wizzboy prépare la kermesse. Il a besoin d’un noeud de moucheron pour son costume. Pardon? Oui, un truc comme ça…ou alors un noeud de papillon… c’est un progrès.

Amitié: à mardi

Love: c’est toujours un super héros qui trouve les mots justes.

Penser à: ceux que j’aime

Courses: faites, sous le soleil!

Sorties: je ne sais pas encore

Envie de: pareil

Pic: sans commentaire

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Thursday thunder : chère météo, il faut qu’on parle…

Chère météo,

Il faut qu’on parle. Tant pis pour les formes, j’attaque directement, parce que ça devient sérieux. C’est quoi ce temps pourri?!? Tu joues à quoi exactement? On est le 13 juin et je t’écris depuis mon canapé à côté du radiateur, emmitouflée dans non pas un mais deux pulls! Non seulement on gèle littéralement mais en plus, dès qu’on essaie de mettre un orteil ( chaussé d’après-ski, pour ne pas tomber), on se prend des trombes d’eau diluviennes sur la tête. Si ça continue, on va développer des pieds palmés. Et se déplacer en pingouin. C’est un scandale. Il va falloir revoir tout ça, chère météo, c’est inadmissible. En cette période de bulletin scolaire, il serait temps que tu fasses des efforts si tu ne veux pas finir avec un redoublement conseillé…ou alors, c’est déjà le cas, et tu nous refais un coup d’automne sans être passé par la case été? Je ne dis pas, je sais que je vis dans le Nord Pas de Calais, je ne m’attends pas à une météo saharienne, mais il y a des limites.

Source

Soyons clairs, je viens du Sud (ouest, qui sans chauvinisme aucun-ce n’est pas mon genre- est le meilleur genre de sud). J’ai grandi sous les pins qui gardent bien la chaleur l’été, quand il fait 40 à l’ombre, mais qu’il n’y a pas d’ombre. Et ça me plaît. Je suis cette folle qui va se poser dans un patio écrasé de soleil en pleine canicule romaine. Celle qui se prélasse sur les toits andalous à l’heure de la sieste. Attention, je ne suis pas inconsciente, je me protège du soleil. J’ai chapeau, lunettes de soleil, vêtements blancs amples et couvrants, de quoi m’hydrater et je n’y reste pas des heures non plus…je ne cherche absolument pas à bronzer, au contraire. Je profite juste du soleil et de la chaleur presque liquide qui m’enserrent. Pour un peu, je ronronnerais en m’étirant, tellement je me sens bien…alors que là, maintenant, je suis recroquevillée sous mon plaid en claquant des dents! Pourtant j’ai survécu à dix ans d’étés irlandais, qui m’ont presque arrachée des larmes (gelées) tellement ils sont vivifiants et humides. J’ai supporté 11 étés anglais, quand les locaux se baladent en nudistes alors que je songe juste à troquer ma doudoune pour un pull léger. J’ai ri de la célèbre blague irlandaise: tu te souviens de l’été dernier? Oui, c’était un mardi. J’ai subi stoïquement les unes idiotes des tabloïds anglais qui titrent surexcités dès que la température dépasse les 25 degrés qu’il fait plus chaud à Londres pour une journée qu’à Sidney ( en même temps, ils sont pas sensés être en hiver dans l’hémisphère sud quand c’est l’été en Angleterre? Je dis ça comme ça…). Mais maintenant ça suffit! Je ne demande pas des températures torrides, juste normales pour la saison. J’ai bien vu l’année dernière, il peut faire très agréable dans le Nord Pas de Calais. Comme quoi, tu peux le faire chère météo. Alors qu’est-ce que tu attends?

Bon, maintenant qu’on a mis les choses au point, je compte sur toi, ma petite météo. Tu nous arranges tout ça et tu commences l’été dès demain, d’accord?

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Tag lecture 100% féministe

Oh, un joli tag culturel (au départ, après je ne garantis rien dans mes réponses…) et féministe! Merci à Lucy Lit d’avoir pensé à moi. Je ne tague personne, mais n’hésitez pas si ça vous tente.

1- votre auteure préférée?

Jane Austen évidemment! J’en ai parlé plusieurs fois, j’ai massacré sa biographie, j’ai pesté contre les immondes adaptations niaises qui dénaturent son œuvre, j’ai soutenu qu’elle était désopilante, et j’ai même poussé jusqu’à traîner Marichéri à Bath pour aller prendre un thé café à la Pump Room. Je suis fan. Et avant qu’on me parle des happy ends matrimoniaux qu’on retrouve dans beaucoup de ses romans, je rappelle que c’était un chouïa dans la norme à l’époque et surtout, que Jane Austen les expédie en quelques lignes lapidaires, pour bien montrer qu’on s’en fiche totalement et que ce n’est pas le sujet. Le sujet, c’est de caricaturer avec un humour délicieux la bonne société qui l’entoure. C’est une réussite totale.

2- votre héroïne préférée?

La Sanseverina, ou Gina, la tatie un peu trop aimante de Fabrice del Dongo, dans la chartreuse de Parme. Ce n’est évidemment pas ça qui me plait chez elle, mais elle a une personnalité certaine, elle sait ce qu’elle veut, elle est intelligente, bien plus que les protagonistes masculins qu’elle manipule avec aisance, bref, ce n’est pas une potiche décorative. De toute façon, il fallait que je case un roman de Stendhal, c’est mon auteur préféré pour la plus grande surprise de GeekAdo qui l’a vaguement étudié en cours et me prend pour une folle. C’était Gina ou Mathilde de la Mole, et franchement, il vaut mieux une tante aux tendances incestueuses non assouvies qu’une fille qui se balade avec la tête tranchée de son amant sous le bras , non? J’ai peut être un peu résumé…

3-un roman qui donne un message féministe?

A room of one’s own (une chambre à soi) de Virginia Woolf. Bon d’accord, ce n’est pas vraiment un roman mais c’est quand même la base du féminisme en literature, il fallait que je le replace.

4-un roman qui a une femme sur la couverture?

Euh…c’est un peu bizarre comme question, ça dépend des éditions non? Déjà, j’ai du mal avec certaines couvertures illustrées, ce n’est pas forcément nécessaire.

5- un roman avec un groupe de filles/femmes?

Pride and prejudice de Jane Austen avec les 5 sœurs Bennett, mais aussi leur mère, qui est une plaie. Entre Jane, qui ne sait pas ce qu’elle veut, Elisabeth qui se croit plus intelligente que tout le monde et finit par admettre qu’elle se plante sur toute la ligne, Kitty, qui est stupide et fière de l’être et les autres…il n’y a pas à dire, je résume très bien, non? C’est peut être un peu expéditif…

6-un roman qui met en scène un personnage féminin LGBT+?

Orlando de Virginia Woolf…c’est un classique, mais je ne crois pas qu’on puisse faire mieux. Orlando ne se contente pas de changer de sexe, il/elle ne vieillit pas et traverse les siècles. Bon par contre, que ce soit en homme ou en femme, question vie amoureuse, ce n’est pas la joie, jusqu’à ce qu’il/elle tombe sur Marmaduke, qui est aussi non binaire et a un nom charmant en plus. Je précise pour ceux qui ne connaissent pas que le roman est paru en 1928.

7-un roman avec plusieurs points de vue féminins?

Les liaisons dangereuses, le moins qu’on puisse dire, c’est que la marquise de Merteuil, madame de Tourvel et cette abrutie de Cécile n’ont pas le même point de vue sur la vie.

8- un roman dans lequel une fille/femme sauve le monde?

Fantômette. Si. Il faut pas rigoler non plus, ça fait 7 questions que je vous ennuie avec mes goûts littéraires désopilants, mais je n’ai pas commencé par ça. A 6 ans, j’étais fan de Fantomette. Je ne suis pas sûre que ça rassure GeekAdo sur ma santé mentale.

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9-un personnage féminin secondaire que vous préférez au héros?

Hermione Granger, et là, d’un coup je suis remontée dans l’estime de GeekAdo, et même celle de MangaGirl! Non seulement ils sont fans de Harry Potter depuis qu’ils savent lire (c’est resté pendant longtemps la seule œuvre de fiction que ce petit comique de GeekAdo a accepté de lire entre deux encyclopédies), mais ils apprécient beaucoup Emma Watson, chacun pour des raisons différentes. Très différentes.

10-un livre écrit par un homme qui met en scène une femme?

Madame Bovary, de Flaubert. Certes, Emma est une tête à claque, une chieuse finie, mais elle va au bout de l’idée. Je me demande si je ne devrais pas postuler dans une maison d’édition, pour écrire les résumés au dos des livres…

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The 98 year old Birthday Boy

Avec son anniversaire qu’on célèbre  dans l’indifférence totale , la joie depuis trois mois, Lizzie monopolise toute l’attention. Il y a d’abord eu son veritable anniversaire, en avril et les festivités ont culminé ce week end avec l’anniversaire officiel, le Trooping of the colour samedi (c’est un défilé militaire). Bref avec tout ça, on en oublie complètement ce pauvre Philou! Parce que le prince Philip vient d’avoir 98 ans quand même. Il est toujours en pleine forme,  avec ses blagues sexistes et fachos tout à la fois et son air rigolard. Du coup, je vais essayer de massacrer m’attaquer à sa biographie. 

Alors donc le petit Philou, avant d’être duc d’Edinburgh était prince de Grèce et de Danemark, c’est à dire qu’en vrai  il est pratiquement allemand mais aussi descendant direct de Victoria. Il est d’ailleurs cousin au troisième degrés avec sa femme, ce qui explique peut-être l’état de ses enfants et petits enfants. Mais je dis ça comme ça. Philou, de son vrai nom, Philip Schleswig-Holstein-Sonderburg-Glücksburg (ça y est, j’ai envie d’éternuer) nait à Corfu le 10 juin 1921, dans la villa  « mon repos ». J’en ris encore. Il a 4 soeurs plus âgées, mais on s’en fiche un peu pour la suite. Ça n’aura échappé à personne qui a regardé sur Wikipedia depuis une bonne dizaine de minutes au moins, mais 1921, c’est en plein pendant une guerre greco-turque quelconque (il y a eu des tripotées, mais on ne va pas remonter jusqu’à la guerre de Troie non plus, Philou n’est pas si antique que ça). Les turcs gagnent, ça excite des révolutionnaires grecs qui en profite pour flanquer dehors le roi. Ça chauffe aussi pour le prince  Andrew (le papa de Philou). La famille décide de fuir et  Philou s’échappe astucieusement, en se cachant dans un cageot (je résume). Je rappelle qu’il n’a que quelques mois, quel petit futé! Bref toute la famille finit à Paris, comme c’était la mode pour toutes les ex-têtes couronnées de l’époque. 


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Il commence par aller à l’école américaine de Paris,  mais on ne va pas s’encombrer avec un gosse quand même, alors qu’on est en plein exil royal. Justement les Schleswig-Holstein-Sonderburg-Glücksburg (je triche, j’ai fait un copié/collé. Du coup je le replace), ont de la famille en Angleterre, dont un tonton, lord Mountbatten, qui s’ennuie bêtement dans son palais de Kensington (celui qui sert à loger Harry, William-and-Kate et leur progéniture entre autres), on va lui refiler le gamin. Et voilà notre Philou qui débarque à Londres à l’âge de 7 ans. Je ne veux pas critiquer, mais un migrant de nationalité indéterminée (greco-germano-danoise?), qui passe par la France pour venir subrepticement vivre au frais du contribuable britannique (puisqu’il est logé chez tonton) de nos jours, ça fait désordre. Certains se font insulter pour moins que ça. D’ailleurs en cas de Brexit, qu’est-ce qu’on fait de Philou? On le rejette à la mer? Je sens que je m’égare…ce pauvre Philou a du mal avec sa famille. Ça n’a pas l’air d’aller avec tonton, alors en 1933, on l’envoie en pension en Allemagne cette fois, dans une école qui appartient à la famille (vous avez vu, je vous épargne le nom cette fois?). Ça fait des économies, mais bon c’est légèrement agité dans le coin. De là à dire que enfant, Philou a la poisse  et que partout où il passe, il y a une catastrophe politique…du coup, on le rapatrie en urgence et en Écosse, toujours en pensionnat en 1935. Je rappelle que pendant ce temps, ses parents sont toujours en France.  On sent le gamin aimé par ses géniteurs, qui n’essaient pas du tout de s’en débarrasser par tous les moyens.  Enfin bref, il va l’école et grandit ( beaucoup, il fait 1m88. Ce qui est ridicule comparé à Marichéri). On le case dès ses 18 ans dans l’armée britannique. Il faut bien l’occuper.  


Source 

On colle Philou dans la marine, où il excelle. Sérieusement, il parait qu’il a eu une carrière militaire brillante et qu’il était doué, mais j’ai commencé à lire le détail et j’ai failli m’endormir tellement ça m’intéresse. Enfin, apparament, il a vraiment gagné quelques unes de ses jolies medailles qui brillent. Cela dit, on s’en fiche puisqu’en 1939, à 18 ans il rencontre Lizzie, qui n’a que 13 ans. C’est le coup de foudre. Je résume, après le migrant pas net, il nous la joue limite pedophile donc, et après on se demande pourquoi les parents de Lizzie n’ont pas apprécié! C’est qui ce plouc? C’est pas comme si des cousins, elle n’en avait pas des pelletées dans toutes les cours d’Europe, Lizzie, elle était obligée de choisir celui-là? Vraiment? Ben oui, vraiment, puisque ils finissent par se marier en 1947, le roi ayant demandé qu’ils attendent  au moins les 21 ans de Lizzie. Et que sa famille ne soit pas invitée,  tous ayant de légères connexions avec les nazis …en même temps, ce cher roi George serait resté le prince Albert si son frère n’avait pas un peu peté les plombs et tourné ouvertement fasciste lui aussi épousé Wallis Simpson. Ce cher Philou a donc des antécédents familiaux qui peuvent expliquer son style d’humour si personnel. Pour épouser Lizzie, il doit aussi renoncer à ses droits sur les couronnes grecque et danoise, ce qui a dû bien faire rire sur place. Il devient par la même occasion duc d’Edinburg et prend un pseudo,  c’est une manie, en utilisant le nom de tonton Mountbatten parce que Schleswig-Holstein-Sonderburg-Glücksburg, c’est pas facile à caser sur les cartons d’invitation (Heureusement que j’ai fait ce copié/collé, sinon je n’essaierai même pas). Après tout,  sa femme se fait bien passer pour Lizzie Windsor alors  que son vrai nom à elle c’est Saxe-Coburg und Gotha. Pour faire plaisir  au premier ministre, Winston Churchill qui ne pouvait pas supporter lord Mountbatten, Lizzie renonce aussi à prendre le nom de son mari. C’est dommage, elle aurait pu garder les deux,  ça se fait beaucoup: Elizabeth Saxe-Coburg und Gotha-Schleswig-Holstein-Sonderburg-Glücksburg, c’est discret, facile à prononcer et ça passe totalement inaperçu. 


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Lizzie pond de suite  deux gamins, Charlie et Anne (les deux autres attendent un peu avant d’arriver), Philou continue à faire le militaire sur son bateau, tout va bien et paf,  le roi meurt, Lizzie devient reine. Je ne résiste pas à replacer  pour le plaisir ce trait d’humour désopilant de Philou, qui en pleine cérémonie, a demandé à sa pauvre femme, alors qu’elle avait  tout juste reçu la couronne sur la tête où elle avait acheté son nouveau chapeau. La suite est connue, c’est sans interêt, à part bien sûr les gaffes à répétition de Philou (j’en ai fait un top 10 ici). Au moins, maintenant, il a l’excuse de l’âge. 

Enfin bref, bon anniversaire Philou and Long live the consort! 

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Sunny Monday #23

Après la Manche et la vue sur l’Angleterre la semaine dernière, je continue le thème de l’eau choisi ce mois-ci par Bernie, avec la mer du nord, depuis l’Angleterre. C’est logique. Alors certes, on y retrouve pas les rouleaux de l’océan, mais la mer du Nord est agitée aussi parfois. Et glaciale, mais c’est un autre débat (et je suis frileuse, contrairement aux anglais qui s’y baignent joyeusement).

Bonne semaine à tous!

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Projet 52: pain

Pour le thème choisi par Ma’ cette semaine, je suis allée dans les archives photos de Marichéri pour retrouver une photo précise. Elle date de notre pèlerinage en Irlande, il y a trois ans. L’Ado avait émis le désir de retourner dans le pays de son enfance (qu’il a quitté à 8 ans), GeekAdo et MangaGirl, malgré leur nationalité irlandaise n’en avaient aucun souvenir. Ça a été très émouvant, plus pour Marichéri et moi que pour eux. On a passé notre temps à pousser des cris de joie, mêlés d’une certaine nostalgie devant presque tout, à la grande surprise de nos enfants, un peu gênés. Ça n’a pas loupé quand on a découvert dans la cuisine de notre cottage de location, le pain de mie laissé par la propriétaire pour qu’on puisse se faire des toasts avec notre « tea » de bienvenue. On n’a pas touché au thé, mais on s’est extasié sur le pain.

Je préfère nettement le soda bread irlandais au pain de mie, mais Brennan’s (« today’s bread today ») nous a accompagné pendant 10 ans. Les baguettes à la française étaient encore furieusement exotiques qu’on a débarqué à Dublin, et on a vite appris que le pain mie était partout. Pour les toasts du petit dej, pour les sandwichs du midi, pour les beans on toast, pour le thé à n’importe quelle heure. Et le pain de mie en Irlande, c’est Brennan’s, qu’on ne trouve pas en Angleterre. Devant l’air ahuri de nos enfants, on a donc fait une photo, préparé religieusement des toasts et on les a mangés avec émotion. Ils n’ont pas compris.

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Friday Feelings #218

Je ne peux pas poster les états d’esprit de Zenopia et Postman plus tôt, ça serait perturbant. Une fois qu’on a établi une routine éditoriale (carrément), on ne peut plus s’amuser à la bouleverser comme ça, n’importe comment. Un peu de sérieux. Ahah.

Fatigue: maussade, comme la météo.

Humeur: indéfinie

Condition physique: mi Chewbacca permanenté, mi marge simpson cramoisie, mi caniche électrocuté. Si. C’est à dire qu’il y a du vent, beaucoup de vent et qu’il fait humide, ma tignasse n’en peut plus.

Esprit: j’ai des bouts de commencements de débuts d’ébauches d’idées qui s’agitent. C’est pas gagné.

Estomac: le problème du marché, c’est qu’on doit tout tester. Forcément. Les commerçants y tiennent, c’est offert. On ne peut pas refuser mais ça fait des mélanges surprenants parfois. Je déconseille vivement le maroilles juste après les fraises.

Boulot: des escaliers? Où ça? Quels escaliers? Il y a des escaliers dans cette maison?

Culture: à part une sombre histoire de pastèque allemande à Pékin en parachute, je ne vois pas. Il faut que j’arrête de m’endormir devant les documentaires d’arte, je crois que je mélange un peu tout… on est distrait à peine trente minutes secondes, et on passe de la Normandie à la Chine, de l’agriculture bio à je ne sais quoi en allemand (que je ne comprends pas), sans s’en rendre compte. Forcément, après c’est confus.

Avis perso: c’est le grand jour, Zaza démissionne! J’attends avec impatience de voir quel sera son dernier coup d’éclat. Elle ne peut pas partir comme ça, il faut bien qu’elle fasse une dernière bourde qui va un peu plus enfoncer son pays.

Message perso: merciiiii!

Loulous: L’Ado bûche toujours. Étudiant en Erasmus, c’est pratiquement le bagne, c’est bien connu. GeekAdo stresse. Ça va être long, ce bac de français. MangaGirl se prépare à passer la semaine chez son correspondant anglais. C’est très bien organisé, c’est la seule qui sait parler anglais et on l’a collé avec un gamin à qui elle n’a rien à dire. Il aime le foot et les jeux vidéos, elle le dessin et les comédies musicales. On ne peut pas dire qu’ils aient franchement sympathisé quand il est venu, ni même échangé trois mots. PrincesseChipie compte ses derniers jours de primaire, au lieu de compter les jours avant les vacances, comme les autres. Elle est en mode nostalgie. Wizzboy est prêt pour la coupe du monde féminine. Il a appris le nom des joueuses, il est à fond. Allez les bleuses! On dit les bleues mon chéri. Ben non, ça c’est les garçons. Il y a un E muet pour les filles. Ben, c’est nul, allez les bleueuh-euses !

Amitiés: je ne crois pas qu’elles se soient concertées (n’étant pas toutes dans le même pays), mais elles ont rempli ma boîte aux lettres cette semaine, ça fait chaud au cœur, merci les filles.

Love: comme tous les vendredi, il travaille à la maison. Il est très motivé, il vient de passer pour aller à l’opposé du bureau. Je le cite: « putain, j’ai vachement envie de bosser ». Ahah.

Envie de: si je dis encore soleil, ça devient lassant?

Courses: voir estomac. Sinon, il y a des courses hippiques de week end. Je serais bien aller voir, par curiosité touristique, mais vu les prévisions météos, ces pauvres bêtes vont courir avec des palmes à la place des fers.

Sorties: la fête foraine est finie! Il y a des tas de manifestations organisées dans les environs (en plus de la course aquatico-chevaline), mais c’est en extérieur. Je le sens mal, on va prudemment rester au sec à la maison.

Pic: je disais donc, merciii!

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Thursday Thunder: they are forgetting

Alors que la Grande Bretagne célèbre en grandes pompes le débarquement de Normandie, en saupoudrant toute une série de Royals aux diverses commémorations des deux côtés de la Manche, des litanies du célèbre « lest we forget » (n’oublions pas) envahissent tous les discours. Un certain public anglais, qui n’était pas né en 1944, est persuadé d’avoir libéré tout seul à main nue, grâce à sa supériorité intrinsèque de britannique, toute l’Europe. Ils récupèrent sans aucune honte le massacre de milliers de malheureux (d’un côté comme de l’autre) sur les plages normandes pour justifier toutes leurs idéologies présentes, en s’abritant faussement derrière leur « n’oublions pas ». Raté. Ils sont en train d’oublier.

source

Déjà, ils n’ont pas compris exactement que non, ce n’est pas l’armée britannique toute seule qui a sauvé le monde du nazisme. Mais passons. Ces gens qui sont persuadés d’être les gentils de droit, n’écoutent même pas quand les quelques vétérans encore avec nous, essaient de les faire taire. Ces vieux messieurs si dignes s’inquiètent de ce qu’ils voient monter en Grande Bretagne. Ils sont atterrés qu’on ose salir la mémoire de leurs camarades pour justifier ce qu’ils ont justement combattu. Mais alors même qu’on prétend les honorer, on ne les entend pas. C’est la Grande Bretagne qui veut quitter l’Union européenne qui a été créée au départ pour garantir la paix en Europe. C’est en Grande Bretagne que la presse affiche les portraits des députés qui ne suivent pas la doctrine d’état en les traitant d’ennemis du peuple. C’est en Grande-Bretagne que le prochain chef du gouvernement ne sera pas désigné par des élections mais par un collège de membres d’un parti politique qui n’a même pas la majorité au parlement. Sans que personne ne puisse rien y faire. C’est en Grande-Bretagne qu’un député a demandé que les universités dénoncent les professeurs qui parleraient du brexit. C’est en Grande Bretagne qu’un candidat (Dominic Raab) au 10 Downing Street propose simplement de suspendre le parlement pour pouvoir brexiter en toute tranquillité. Selon les analyses, il a quelques chances de passer. Une autre explique que si elle est choisie, elle purgera l’appareil d’état de tous les non brexiters. Le favori des sondages (Boris Johnson), en grand copain de Trump, multiplie publiquement les appels à la haine raciale, notamment contre les musulmans et traite les pays européens d’ennemis.

C’est en Grande Bretagne qu’on assassine dans la rue une députée anti brexit, qu’on élimine les aides sociales des handicapés et des malades, qu’on déporte des citoyens britanniques mais de couleur vers des pays qu’ils ne connaissent pas. C’est en Grande Bretagne que les juges de la cour suprême sont jetés en pâture à la vindicte populaire, et que le gouvernement ne tient aucun compte de leurs avis. C’est en Grande Bretagne qu’on fiche les européens, qu’on enferme sans jugement et sans limite de temps les étrangers, que l’accueil des hôpitaux est devenu un poste de contrôle d’immigration qui rejette des gens installés légalement et ayant cotisés pendant des décennies. C’est en Grande-Bretagne que le chef de l’état (Zaza) a été reconnue plusieurs fois parjure devant le parlement, ce qui est un délit, et qu’elle s’en fout. C’est en Grande Bretagne que le gouvernement s’est octroyé, au nom d’une sombre loi datant de Henry VIII, des pouvoirs pratiquement illimités pour mener les négociations du brexit comme il l’entend, dans le plus grand secret et sans que le parlement puisse avoir son mot à dire. C’est en Grande Bretagne qu’une partie de la population est endoctrinée savamment par des médias qui dénoncent jour après jour l’autre, l’étranger, le coloré, le non chrétien en ressortant exactement les mêmes mots et la même infographie que les nazis. C’est en Grande Bretagne que la première ministre et une ministre de l’intérieur (Amber Rudd) ont repris des phrases entières de mein kampf dans leurs discours (sans citer leur source bien sur) et que personne n’a moufté.

On ne parle évidemment pas de nazisme, on n’en est pas là et on n’y arrivera pas. Mais ça ressemble furieusement aux débuts quand même. Juste après le référendum, quand les premières dérives verbales du gouvernement ont commencé dans l’indifférence voire l’approbation d’une partie de la population, L’Ado a eu cette remarque: « je ne savais pas qu’on vivait dans l’Allemagne de 1933 ». La comparaison a été faite maintes fois depuis par des observateurs qualifiés. Et par ces vétérans que les brexiters font semblant d’honorer aujourd’hui. « Lest we forget »….too late. You are forgetting.

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