Throwback Thursday thunder : parenting advice


Il faut vraiment que j’arrête de lire le huffpost US, surtout la rubrique famille. Tous ces conseils abscons (je suis polie, j’aurais pu ne pas mettre « abs ») sur l’éducation des enfants, ça m’horripile à chaque fois. Mais c’est encore pire IRL, j’en avais déjà parlé et je ne me suis pas calmée depuis.

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Je n’ai jamais compris ce besoin qu’ont des gens qu’on ne connaît pas, et qui n’ont pas forcément des enfants, de se mêler de la vie des autres comme ça. Pourtant, critiquer, pardon « conseiller » une mère ou un père inconnu, ça leur paraît naturel. Par contre, il ne leur vient pas à l’idée d’aller apostropher quelqu’un dans les transports en commun pour lui dire ce qui devrait manger le midi. Mais si il a un gamin avec lui, les mêmes n’ont aucun problème pour lui dire qu’il devrait lui enlever son manteau, le porter, ne pas le porter, lui apprendre à se déplacer seul ou au contraire ne pas le lâcher…personne ne va arrêter une passante dans la rue pour lui conseiller d’améliorer son transit intestinal, mais si elle porte son bébé, on lui expliquera qu’elle s’y prend mal et ferait mieux de le mettre dans une poussette. Rhaaa. Pourquoi, dès qu’on est parent, on est obligé de subir une flopée de malotrus qui perd tout sens de la plus élémentaire des politesses qui consiste à ficher la paix au gens qu’on ne connaît même pas? Qu’est-ce qui leur passe par la tête pour qu’ils s’imaginent que leurs « conseils » sont bienvenus et pas outrageusement déplacés? Le pire, c’est quand on a de jeunes enfants. Visiblement, pour certain, il suffit de voir une maman (ou un papa) avec un bébé, pour abolir toutes les conventions sociales et se permettre de venir les saouler avec des « conseils » ou des remarques aussi subtiles que leurs connaissances en puériculture, c’est à dire nulles.

Mais je déteste aussi les autres, ceux qui ne viennent pas m’embêter directement, mais pondent de grands jugements dans les médias, sur les réseaux sociaux…ceux qui font leur fond de commerce de l’éducation de mes enfants, les grands gourous autoproclamés de telle ou telle tendance parentale à la mode. Attention, je ne suis pas obtuse. Il y a vraiment des professionnels de la petite enfance, qualifiés et qui savent de quoi ils parlent. Mais je pense plutôt à Hortense-Félicité, qui a monté un groupe Facebook pour apprendre à la multitude inculte comment éduquer son enfant dans la béatitude et le miel d’acacia, ou à Hildegarde-Quiterie qui sort un bouquin pour expliquer qu’il faut élever ses enfants sur le modèle des oursins (parce que c’est naturel…c’est vrai, pourquoi toujours les dauphins, les loups, ou je ne sais quoi, pourquoi cet ostracisme envers les oursins?). Tout ce petit monde, sous couvert d’aider, entretient savamment le stress de jeunes parents qui n’ont besoin que d’une chose: qu’on leur foute la paix!

Cela dit, pour en revenir au début, au cinquième enfant, je ne me laisse plus faire. J’ai appris à ignorer tous ces conseillers pédagogiques bénévoles qui éprouvent le besoin de me faire part de leurs lumières. Ah, vous lui parlez anglais, c’est pour qu’il apprenne? Moi, j’ai mis Oscar-Maurice au chinois, c’est mieux pour l’avenir, il faut penser un peu à eux. My children are English, you noisy interfering moron…désolée, je ne connais pas d’insulte en chinois, mais ça va, vous voyez ce que je veux dire? Et toute ma sympathie à votre pauvre petit Oscar-Maurice.

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7 commentaires pour Throwback Thursday thunder : parenting advice

  1. Geneviève T dit :

    Moi ce qui me dérange (si je puis dire vu que je ne suis plus concernée), ce sont ces modes qui s’installent avec leurs lots d’Ayatollahs pour aller prêcher: soit le portage, soit bébé dans le lit des parents jusqu’à …, soit l’allaitement jusqu’à…. et j’en passe ….je ne juge pas (chacun fait ce qu’il veut) mais parfois je trouve qu’il y a bcp d’exagérations et peut être pas que des bonnes choses!… J’ai eu mon premier fils en 79, époque où l’injonction (c’était le début) était de coucher les enfants sur le ventre, à la mat j’ai refusé car je ne trouvais pas cela logique un bébé c’est très rapidement curieux, et comment voir le monde qui nous entoure avec le nez dans le matelas, sans compter les éventuels pb de vertèbres que d’après moi cela pouvait poser…. à l’époque pas de réseau sociaux, mais imagine si j’avais publié une photo de mon fils dormant sur le dos….le lever de boucliers. Qlq années après la médecine m’a donné raison, on a interdit cette pratique alors quid dans qlq années de toutes les injonctions actuelles!?….

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    • pomdepin dit :

      Le meilleur conseil que j’ai reçu à la maternité pour L’Ado (le premier donc), est venu d’une infirmière en chef, bonne sœur et ayant largement dépassé l’âge de la retraite. J’avais peur de ne pas m’en sortir, et j’avais effectivement la tête farcie d’injonctions à la mode et contradictoires. Elle m’a dit de ne pas m’inquiéter, le bébé sait ce qui est mieux pour lui. Ça m’a beaucoup plu!

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      • genevieve T dit :

        OUi mais… euh un enfant de 6 mois ne peut pas dire à ses parents: vous ronflez, vous me dérangez dans mon sommeil et le matin ça pue dans votre piaule! …ni à 2 ans: arrête de me taper la honte à m’obliger à téter ton bout de sein en public
        ! 😉 bonne soirée

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  2. Mathieu dit :

    Ah M’dame De Pin… C’est du vécu la semaine passée: salle d’attente du labo d’analyses sanguines, un gamin de 7-8 ans attend sans bouger mais a un mouvement de recul quand c’est son tour. Lorsqu’il est entré avec le laborantin, des hurlements à n’en plus finir et c’est là que ça a été le plus pénible: le jugement des vieilles mégères sur la mère l’accompagnant, comment elle devrait faire, comment elle se comportait, etc. Sans RIEN connaitre du gamin, de son histoire médicale. J’aurais bouffé de la vieille du haut de mes 1m97

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  3. Jennifer dit :

    Et ça commence dès la grossesse. Je me rappellerai toujours de la réponse d’une collègue quand quelqu’un a essayé de lui toucher le ventre sans rien demander (pratique complètement inadmissible): « ce n’est pas parce que je me suis faite sauter que je suis tombée dans le domaine public ». Cela reste à ce jour ma réplique préférée captée sur le vif.

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