Why I hate airports top 10


J’ai la flemme de chercher qui a dit ce n’est pas l’arrivée qui compte, c’est le voyage. Non mais, ça va pas? Le voyage?!? Autant j’adore découvrir ailleurs, autant je hais farouchement les transports. Mais il y a pire. Quand on prend l’avion, il y a aussi le pré-transport, c’est à dire les deux heures (quand on a de la chance) avant de pouvoir monter dans l’avion pour attendre encore une éternité, enfermée comme une sardine hystérique sans bouger, sur le tarmac. Il faut vraiment que j’aime arriver ailleurs pour surmonter mes angoisses aéroportuaires.


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10- déjà, pourquoi les aéroports se débrouillent tous pour avoir un système de routes d’accès impossible? Il faut tourner 4 fois autour dont trois dans le sens inverse des aiguilles d’une montre, reculer de trois cases, passer un tour, foncer droit devant par surprise, retourner en arrière, mais en crabe…non mais, ça fait trente ans qu’on a le nez dessus cet aéroport, c’est par où l’entrée?

9- si on a de la chance, on arrive par hasard à trouver l’entrée d’un parking….à 15 kilomètres du terminal. Il faut se taper un trekking à travers tout à fois des marais, un désert de poussière et une jungle impénétrable, en se coltinant une tonne de bagages pour réussir à rejoindre un bâtiment. C’est ballot d’ailleurs parce que ce n’est pas le bon. 

8-je passe sur la signalétique innovante des aéroports, qui est un pur bonheur. De toute façon, je m’en moque, mon avion ne décollera jamais  à l’heure prévue, ni à celle affichée alors…j’ai largement le temps de faire tout le tour pour trouver ma porte d’embarquement. C’est facile, il suffit de procéder par élimination, en notant toutes celles indiquées pour mon vol un peu partout. La bonne, c’est celle qui n’est affichée nulle part. Si il y en a deux, c’est l’autre, celle où je ne vais pas je veux dire.

7- oh, j’allais oublier l’enregistrement, ce pur moment de communion avec les autres voyageurs. Les 3 millions de voyageurs qui veulent prendre le même vol que moi et font la queue depuis 6 heures. Du matin. De hier matin. Il y a bien sûr une colonnie de vacances de sales morveux hurleurs charmants scouts,  le club du sixième âge de trifouilly les oies, qui discute problème de santé purulent en détails et à tue tête, un groupe de musiciens folkloriques avec leurs instruments qui décident de mettre l’ambiance, des familles qui se disputent, qui perdent un gamin ou qui entame un pique-nique au milieu. Il y a  ceux qui soutiennent que leur semi remorque rempli d’enclumes est un bagage à main, celui qui veut voyager avec son pingouin de compagnie, celle qui s’est trompé de file mais refuse de bouger de là tant qu’on a pas appelé un responsable, ceux qui ne parlent aucune langue connue ni des employés ni des autres voyageurs et ne comprennent absolument pas qu’il faut donner leur passeport…si ça se trouve, ils n’ont jamais pris l’avion de leur vie (peut-être qu’ils voyagent en soucoupe volante d’habitude? Ça expliquerait leur langue mystérieuse). Rhaaa…j’ai juste envie de laisser tomber et rentrer chez moi. 

6-pour éviter ça, on peut évidemment s’enregistrer tout seul chez soi à l’avance… ça permet…euh, ben rien. Ça permet juste de sauter une case mais de se retrouver directement dans la même file d’attente qu’au dessus pour les contrôles de sécurité. Alors soyons clairs, si quelqu’un a eu l’idée d’aggresser un employé de la sécurité en le mordant au mollet, ça n’est pas un terroriste. Non, c’est juste un malheureux voyageur innocent, rendu fou par 36 heures d’attentes, au milieu d’une foule sauvage pour atteindre les portiques. Où il a bippé, alors qu’il finit en pagne. Et bien je suis de tout cœur avec lui. 

5-les portiques de sécurité donc, qu’on atteint en apnée (en tout cas moi…sinon je vais hurler ma haine farouche de l’espèce humaine en générale et de l’abruti derrière en particulier, celui qui me colle son sac pointu dans les chevilles depuis 4 heures en essayant de gagner un demi centimètre), je bippe. C’est un don. Du temps où il fallait enlever chaussures et bijoux, je me suis retrouvé en robe d’été et petite culotte, c’est tout, et j’ai bippé. Tant que j’y suis, je tiens à dire publiquement que si un agent de sécurité aéroportuaire me lit, je le hais et qu’il dégage fissa de chez moi. Parce que des contrôles et des portiques de sécurité, il n’y en a pas que dans les aéroports, et ailleurs, on n’est pas traité comme du bétail. Ailleurs, les agents ne sont pas bornés, hargneux, débiles et ne se vengent pas de leur misère sexuelle en pourrissant la vie des voyageurs. Je rappelle qu’on est des clients. Si on n’avait pas payé pour être là, tu n’aurais pas de job, connard. Je dis ça amicalement bien sûr. 

4-on passe ensuite au marathon saumonien (parce qu’on est entouré de gens qui galopent comme des dératés dans la même direction, comme des saumons qui remontent bêtement une rivière sans savoir pourquoi), le marathon donc pour rejoindre l’embarquement, on a déjà 3 heures de retard, c’est à dire 5 d’avance par rapport à l’avion, pas la peine de s’affoler. Mais les gens s’affolent quand même et détalent en entraînant tout (dont moi) sur leur passage pour traverser au galop les brumes épaisses et étouffantes du duty free où les odeurs lourdes et écœurantes d’une centaine de parfums se mêlent à celles d’alcools divers, où les relents de sueurs se marient à ceux de faux cafés et spécialités locales…ça y est je me sens mal. Rhaaa…c’est fini, je ne veux plus aller ailleurs. Au secours, laissez-moi rentrer chez moi, j’étouffe. 

3-On arrive par miracle devant la porte d’embarquement, on va pouvoir se poser un peu et souffler…pas du tout. Parce que la foule est toujours là. Vous savez, les musiciens folkloriques, les martiens paumés, les débris maladifs, et l’autre crétin, avec son sac pointu?  Ils décident de faire la queue, alors que l’embarquement n’a pas commencé. À la limite, c’est leur problème,  si ça les amuse…sauf qu’ils enjambent les sièges, on ne peut même plus s’assoir. Ils poussent, tirent, tanguent, foncent…vous voyez, une mêlée de rugby? Et bien, c’est du pipi de chat à côté. Et je fais le ballon. 

2-Evidemment, comme seul un type venu par hasard parce qu’il a vu de la lumière, aurait pu arriver jusque là, on nous redemande avec l’aimabilité d’un chien enragé qui s’est coincé la queue dans un tapis roulant d’aéroport,  nos cartes d’embarquement et nos passeports. C’est vrai ça, si jamais on avait changé d’identité entre l’enregistrement, les contrôles de sécurité ou le duty free? La preuve, quand je suis arrivée dans l’aéroport, il y a 9 heures 56, j’étais juste une fille contente de partir  en vacances. Depuis je suis devenue une boule de nerfs prête à scalper à coup de petites cuillères en plastique le premier agent de sécurité aéroportuaire qui osera m’approcher à moins de 10 mètres. 

1-mais surtout, surtout, ce qui rend tout ça absolument insupportable, c’est l’incapacité génétique de tous les employés qu’on croise dans un aéroport à sourire. On ne leur demande pas d’être hilare, mais au minimum poli. Non mais. 

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22 commentaires pour Why I hate airports top 10

  1. Bernieshoot dit :

    Ah là là, moi j’adore les aéroports, Toulouse Blagnac a presque été mon second home (j’y ai pris un nombre incalculable de petits déjeuners)
    Depuis les attentats de NY notamment la sureté a été renforcée, et en ce moment avec l’état d’urgence les services de sureté doivent faire face à une charge d’environ 150% au dessus de la norme… alors oui c’est parfois long quand tu as tant de passagers avec des objets interdits, des tonnes de bagages (oui un jour les avions auront des soutes à bagages…).
    Je bippe aussi souvent, alors palpation du matin ou du soir 🙂
    Le pire contrôle que j’ai connu c’est à Alger… Imagines 11 contrôles uniquement dans la passerelle menant à l’avion…
    La signalétique, pour moi Amsterdam est au top.
    Bonnes vacances

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    • pomdepin dit :

      J’attendais ta réaction! 😉

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    • lexieswing dit :

      À Toulouse en mai on était en pleine course pour être sur d’arriver à temps à l’embarquement et on s’est retrouvé, entre le contrôle de sécurité et la zone d’embarquement, face à un autre contrôle des passeports. Et une file longue comme un jour de match, et un seul douanier. J’imagine que c’est dû aux mesurées d’urgences mais ouf! Ça apprend la patience lol

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      • pomdepin dit :

        Ah, l’horreur! On a eu de la chance, aucune file au passeport control en arrivant…vu qu’on avait plus de 2 heures de retard, il valait mieux, j’aurais pu m’énerver

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  2. Alors, je bippe systématiquement aussi… et si je ne bippe pas, y’aura bien une raison de contrôler mon bagage à main plus en détail. Je dois avoir une tête suspecte.. ou stressée ?
    La fille qui s’est faite sérieusement rappeler à l’ordre par un Ranger dans un aéroport américain au moment du passage du check de sécurité, c’est moi ! J’avoue que depuis, je fais quand même gaffe à ne pas répondre trop vertement…. parce que ce jour-là, j’ai bien failli ne pas embarquer (et je me demande si je n’ai pas eu le droit d’embarquer uniquement parce que ça me permettait de quitter le territoire américain… )

    Sinon, j’aurais pas mal à raconter sur les gares 🙂

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  3. carrie4myself dit :

    J’avoue avoir eu plus de problème a l’euro tunnel qu’en avion 😉
    Et niveau melange d’odeurs: le metro, RER est le top pour ca surtout en été….. beurkkkk

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  4. Catwoman dit :

    Si tu veux, je connais 2 aéroports (allez, 5) où les 3 premiers points peuvent être rayés : les aéroports corses et la piste de Svoalver (Norvège), tu n’as pas 50 tours à faire et les parkings sont à 50 m du hall … Je dis ça, je dis rien ;). Par contre, faut pas avoir peur en avion :’D

    Bon, je te l’accorde, ça limite pas mal les destinations finales 😉

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  5. zenopia dit :

    Je DETESTE prendre l’avion 🙂

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  6. Anne dit :

    Il y a deux voyages: ceux que je fais comme une vulgaire passagère qui fait la queue partout et attend sur les fauteuils moches, voire debout. Et ceux avec mon mari, abonné Airfrance, avec les files courtes et l’accès aux salons…

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  7. La Carne dit :

    j’adore les aéroports! ils me manquent! 🙂

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  8. Joëlle dit :

    Comme Zenopia, j’ai toujours détesté prendre l’avion… et ça fait des décennies que j’y suis contrainte (non, je n’envisage pas la traversée de l’Atlantique à la nage, pas même avec une bouée). J’ai vu la situation se dégrader au fil du temps, surtout depuis 2001. Sympa, les déplacements en famille. Ma fille un jour s’est vu confisquer une petite paire de ciseaux à bouts ronds que j’avais négligé d’enlever de sa trousse de survie, euh, je veux dire, de coloriage. Il faut un sacré attirail de nos jours pour avoir avec soi assez d’occupations ludiques pour que les parents, je veux dire, les enfants, survivent à de tels périples !

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