Les mystères du petit requin

J’ai déjà expliqué pourquoi on appelle maison du petit requin notre nouveau chez nous français. Un précédent propriétaire élevait un requin nain. Dans le jardin. Il y a toujours le bassin à sec. Ça nous a charmé, si un original comme ça (ou un méchant de James Bond à la retraite) a pu se plaire ici, ça devait nous aller. Ce n’est évidement pas uniquement ce qui nous a convaincu d’acheter. La maison du petit requin est assez grande pour nous tous et notre bazar (entre l’enfilade de pièces à la cave et le grenier à mezzanine), elle a un certain charme typique des maisons de maître du nord et elle est tout à refaire. Mais bon, on a voulu en savoir plus sur ses origines, surtout que le propriétaire du requin y aurait aussi caché un trésor selon la légende locale…

Notre curiosité a été attisée par la découverte des chaussures de bébé (taille 18 mois, j’ai vérifié) qui sont tombées du plafond de la salle de bain pendant la rénovation. Grâce au journal plié dedans, on sait qu’elles datent au moins de 1936…c’est à dire avant l’arrivée du requin. Avant nous, la maison a appartenu juste après la guerre, à un docteur, maire du village. Tout le monde continue à l’appeler la maison du docteur machin. Lui-même avait acheté à un autre docteur, celui du requin. En plus d’être un fan des animaux domestiques originaux, ce docteur-là est une gloire locale parce qu’il était chef d’un réseau de résistants. C’est d’autant plus sympa de sa part que ça m’a permis de retrouver une foule de documents sur lui, y compris ses témoignages lors de différents procès en 1945. L’amoureux des requins venait de Belgique, de Charleroi exactement et il a débarqué ici après avoir fini ses études de médecine à Lille en 1938. On n’en sait pas plus pour l’instant, malgré les recherches de la secrétaire de mairie. Il va falloir passer au niveau administratif supérieur pour savoir qui a fait construire la maison. On se demande si c’était déjà un docteur…on attaque la rénovation de la salle d’attente en septembre, on verra si c’est une extension ou si elle a toujours été là.

En attendant, on se concentre sur le propriétaire du requin. La légende locale a raison quand elle affirme qu’il a fuit en catastrophe et nuitamment en 1943 pour échapper aux nazis. Son réseau a été dénoncé, il a fait parti de ceux qui ont pu s’échapper et il s’est retrouvé à Paris, au sein d’un autre réseau de résistants. Du coup, si la légende dit vrai sur ce point, peut-être qu’il a bien caché quelque chose avant de fuir, non? On a toujours son bassin du requin. Et on a aussi trouvé une dalle bizarre en soulevant la moquette préhistorique du bureau pour savoir si le parquet était récupérable. Vu le dessous de la moquette, elle date. Beaucoup. D’après Google qui est notre ami, elle aurait été fabriquée entre les années 40, 50 ou 60. Vu la couleur très fanée et l’accumulation de poussière, j’aurais dit plutôt le paléolithique mais bon…enfin bref, sous cette horreur antiquité, on a donc découvert une dalle, ou plutôt une succession de dalles, en ligne et disposées en losange au beau milieu de la pièce. Ça ne va pas aider pour rénover le parquet. Mais ça nous a vivement intrigué.

On s’est tous précipité à la cave pour voir qu’il y avait en dessous. Ben rien. C’est à dire qu’en descendant, on tombe sur une cheminée (à la cave…mais on n’en est plus à un truc bizarre près), une pièce sur la droite, une au fond et d’autres qui partent après, mais rien à gauche. Ah ben voilà, c’est pas malin, la cave ne continue pas sous le bureau. Il y a juste un couloir qui contourne la cheminée et s’arrête net. Juste avant le bureau. On n’avait pas prêté attention à ce couloir avant, mais là on s’est retrouvé à bien l’examiner, sous la direction de GeekAdo qui s’est auto proclamé archéologue en chef. Il est formel (et moi aussi) le couloir a été muré. On voit la délimitation. Hurlements d’excitation de toute la troupe, mais qu’est-ce qu’il peut bien y avoir derrière, sous le bureau? Le trésor du petit requin? Son tombeau? Les secrets du docteur résistant? Je penche pour sa cave à vin, murée pour la cacher aux nazis comme l’avaient fait les employés de l’hôtel Lutetia avant qu’il soit réquisitionné. GeekAdo espère qu’il y a plutôt une cache d’armes de la résistance. Maricheri a suggéré des cadavres de SS…ça a légèrement entamé notre enthousiasme et on est remonté à toute vitesse.

On n’ose pas encore touché au mur à la cave ni aux dalles du bureau, surtout que si ça se trouve, il n’y a rien et on ne veut pas faire s’écouler la maison. Mais j’ai décidé de profiter de l’enthousiasme archéologique soudain des enfants pour leur faire dégager une ancienne terrasse dans le jardin. Si jamais le trésor est dessous…sinon ça nous fera un coin pour installer le salon de jardin. Les deux grands n’ont pas vraiment été dupes mais c’est pas grave. Il y aussi une espèce de plate-bande carrée sur le côté, on va la débroussailler pour finir ma terrasse chercher le trésor. Et là, surprise! La plate bande a un fond dur, assez profond et ça remonte sur les côtés. GeekAdo et L’Ado ont voulu en voir le cœur net et ont creusé. On a donc une petite pyramide inversée dans le jardin. Si. Tout va bien. Commentaire de L’Ado: t’es sûre qu’il était chef de la résistance, le docteur du requin, il était pas plutôt chef sataniste? Ahaha. On en est là. Pas de trésor et les mystères s’épaississent. On a juste rebouché la chose pour éviter que Wizzboy tombe dedans meme si GeekAdo était outré (c’est sur la photo).

Marichéri réfléchit à un moyen de découvrir ce qu’il y a sous le bureau sans tout cassé. Et il y a deux autres « plates-bandes » similaires dans le jardin, une rectangulaire et une octogonale (ah, tu vois L’Ado, il y a 8 côtés, pas 5, arrête de dire du mal du docteur résistant, non mais!), et GeekAdo piaffe autour avec sa pelle. On va bientôt dégager tout le bazar laissé depuis on ne sait pas combien de temps dans le grenier et sa mezzanine très difficile d’accès (pour faire l’isolation) et refaire d’autres plafonds. On attend aussi d’en savoir plus sur la construction. Bref, la maison du petit requin est encore pleine de mystères. Ça nous amuse.

Publié dans vie de famille | Tagué , , , , , , | 26 commentaires

Sunny Monday #27

On est toujours en abricot pour le défi de juillet de Bernie…ça tombe bien, j’en ai! Des abricots et aussi des prunes qui viennent tous du marché et qui sont gentiment en train de mijoter pour nous faire une petite compote ce soir…pas encore le temps de faire autre chose, mes morfales n’attendent pas. Mais j’ai repéré deux pruniers qui en l’air très enthousiastes (plein fruits) dans le jardin, si je bourre les gamins maintenant, ils se lasseront peut être et je pourrais tenter des confitures?

Bonne semaine à tous!

Publié dans vie de famille | Tagué , , , , | 2 commentaires

Project 52 #27

Pour le thème choisi par Ma’ cette semaine, je n’avais pas le choix. C’est collection, il fallait donc que je vous montre quelques-unes de mes vaches. Il y en a partout dans la maison, dispersées dans toutes les pièces, sous des formes diverses. Je ne les rassemble jamais en troupeau, elles sont éparpillées partout volontairement et elles changent parfois de place, au gré de mes humeurs. Pour faire la photo, j’ai pris toutes celles qui se promènent sur les cheminées de rez-de-chaussée, et je les ai posé avec leur copine qui vit en ce moment sur celle du salon. C’est la blanche. Je n’ai pas que des vaches de la cow parade, j’ai des vaches en bois, en pierre, en métal, en cire, des petites, des grandes…mais je trouve que justement celles de la cow parade ont exactement la bonne taille pour se balader sur les cheminées. Évidemment, je ne collectionne les vaches qu’en attendant d’en avoir une vraie. Attention, je suis raisonnable, une vache naine bien sûr (ça existe, c’est adorable) et potty trained…

Publié dans vie de famille | Tagué , , , | 6 commentaires

Friday Feelings #170

Je sais que vous êtes impatients de connaître mon excuse du jour, non? Alors cette fois, je suis en retard…à cause de l’administration à la française, youpidoo. J’ai abandonné Marichéri et les enfants sur le marché (vacances scolaires obligent) pour aller perdre mon temps à attendre pour rien parce qu’en fait, il manque un papier. Je suis joie. Un coup pour rien et j’ai le droit de revenir me fossiliser dans les extraordinaires fauteuils modèle scoliose encore une fois la semaine prochaine…bref, il est possible que je sois un chouïa grognon, même pendant les états d’esprit de Zenopia et Postman. C’est parti.

Fatigue: physiquement non, mais épuisée par la paperasse

Humeur: grrrrr!

Condition physique: aie. J’ai encore mal aux bras, mais ce n’est pas à cause de la peinture cette fois. On a décidé de ne s’attaquer à l’extérieur de la maison du petit requin que quand l’intérieur sera bien avancé. Mais la très jolie (au départ) glycine devant en a décidé autrement. Sérieusement, quand ça s’est mis à fleurir sur une partie de la façade, j’ai trouvé ça complètement charmant. C’était une ruse. Profitant que j’étais éblouie par ses grappes mauves et ne faisais pas attention, la plante sournoise s’est mise à pousser de partout, étalant ses tentacules jusque sous le porche. C’est bien simple, traverser la jungle de jumanji, c’était du pipi de chat comparé à attendre notre porte d’entrée, avec cette fichue glycine envahissante. Je me suis donc décidée à attaquer la bête au sécateur. Résultat: le porche est bien dégagé autour des oreilles accessible mais je n’ai plus de bras. Moi qui suis aussi douée en jardinage qu’une huître comateuse pour les échecs, je songe très sérieusement à investir dans un coupe-coupe, un sabre d’abordage, une guillotine, un taille haie électrique.

Esprit: pschiiit

Estomac: et voilà, c’est pas malin, avec tout ça je n’ai pas profité du marché et j’ai faim…

Culture: je m’adapte, j’ai regardé une émission historique massacrée présentée par une espèce d’asperge béate, dont j’ai oublié le prénom, Machin Bern. Je ne dis pas, il y avait des choses très intéressantes, mais pourquoi entrecoupé tout ça avec des sortes de scènettes reconstituées? C’est mal fait, mal joué et ça n’apporte strictement rien. Soit on fait un documentaire, soit on fait un (mauvais) téléfilm, pourquoi mélanger n’importe comment les deux? C’est horripilant. Je vous avais prévenus, je suis grognon.

Boulot: à l’abordage, la glycine ne m’aura pas!

Message perso: Tata F (ce n’est pas son vrai nom. Et elle n’est pas tata non plus, mais on se comprend) , on t’attend.

Loulous: L’Ado est parti squatté chez sa tante pour le week-end. Comme on lui paie déjà le voyage chez ses grands parents (pour faire la fête, c’est dans le Sud Ouest), et qu’il ne nous avait pas dit qu’il voulait aussi aller à Paris voir des potes (et un peu ma sœur), il a dû s’organiser tout seul. On est donc à 1h30 de Paris en train, à peu près et c’est direct. L’Ado, qui est aussi près de ses sous que généreux avec les nôtres , à préféré le bus, avec trois changements. Il aurait plus vite fait d’y aller à pied…Grande première, GeekAdo a regardé le foot pour supporter la France. Il songe même à recommencer l’expérience cette après-midi. A mon avis, c’est la chaleur, ça lui monte au cerveau. KnightyDiva est ravie d’être enfin en vacances. Pour fêter ça, elle qui ne vit qu’en jeans et t-shirts est allée au collège le dernier jour en short mignon et petit chemisier à manches courtes. J’ai failli ne pas la reconnaître, tu es toute cute comme ça. I am not cute (ça y est, je l’ai vexée), I am adorable!…aah, ok…décidément, la chaleur produit des effets bizarres sur mes petits anglais. PrincesseChipie regarde en boucle sa performance extraordinaire lors de sa kermesse (pour une fois que Maricheri subit un spectacle scolaire, il a filmé la chose à la demande de sa fille). Elle s’est aussi fabriquée elle-même des devoirs de vacances pour ne pas s’ennuyer…Wizzboy est surexcité pour le match, il nous a annoncé son intention d’être footballeur et de jouer pour la France. Mais il est un peu inquiet, il n’a pas le même t-shirt que les autres…

Divers: alors donc, quand on me dit, après que j’ai attendu pendant 30 ans que finalement, c’est ballot, mais il me manque un papier (c’est pas comme si j’avais expliqué, vérifié et re expliqué 50 fois au téléphone hier) j’ai le choix. Soit je réagis comme souvent en rêvant intérieurement que je fais bouffer par les oreilles son dossier à la charmante personne en face, mais je ne dis rien. Soit à la française, j’exprime clairement mon mécontentement. Soit je me souviens que je débarque d’Angleterre…j’ai donc sorti mon plus beau sourire à la Lizzie, quand elle veut faire semblant d’être proche du peule mais n’approchez pas trop quand même. Oh, comme c’est dommage d’avoir perdu du temps (le mien en l’occurrence, mais je ne l’ai pas dit), ce doit être si difficile pour vous de devoir tout recommencer à cause d’un regrettable oubli (le votre…). Alors, vous savez ce qu’on va faire? On va reprendre tout le dossier, je m’en occupe, donnez moi ça. Et voilà! L’art anglais du passive agressive. Non seulement on traite l’autre comme un simple d’esprit, mais en plus il nous remercie.

Love: il a faim aussi. Et il attend ses vacances, les enfants le narguent.

Amitié: on les attend!

Courses: faites

Sortie: faut voir…

Envie de: cerises. On a un cerisier dans le jardin! Youpidoo.

Pic: ça se précise…

Publié dans vie de famille | Tagué , , , | 17 commentaires

Wimbledon top 10

Comme il n’y a pas que le foot dans la vie, je vous ressers mon top 10 sur Wimbledon. Certes, le tennis y est beaucoup moins important que les fraises ou les personnalités dans la Royal Box, mais des gens s’agitent en short après des balles aussi, sur le gazon, au lieu de boire leur pimm’s tranquillement comme des êtres civilisés. Enfin bref, voilà un top 10, non pas des joueurs, des matchs légendaires ou des tenues des invitées de la Royal Box, mais des anecdotes qui m’amusent.

10-Wimbledon, on n’y va pas pour le tennis donc, mais pour les fraises et la crème. Chaque année, 28 tonnes de fraises sont englouties accompagnées de 7000 litres de crème. On ne va pas se laisser abattre.


9-Virginia Wade est la dernière anglaise à avoir remporté Wimbledon, en 1977 pour le jubilé de la reine en plus, ça c’est du patriotisme. C’est d’ailleurs la dernière fois que Lizzie y met les pieds et remet le trophée. Il faut dire qu’il y a peu de chance que les joueurs acceptent de s’habiller comme la reine pour recevoir la coupe, alors que Virginia n’a pas hésité à sortir son joli gilet aussi rose comme la tenue de Lizzie, elle.


Source

8- On ne plaisante pas avec l’étiquette à Wimbledon, les joueurs doivent notamment être en blanc de la tête aux pieds, semelles comprises, ce qui a valu un rappel à l’ordre à Roger Federer qui avait des chaussures blanches certes, mais à semelles oranges le petit rebelle. Ce code vestimentaire strict n’amuse pas vraiment les joueurs étrangers, Agassy a même boycotté Wimbledon pendant deux ans à cause de ça. Mais bon, le seul joueur à avoir été exclus du tournois depuis sa création pour mauvaise conduite, c’est l’anglais Tim Henman. En 1995, de colère il lance une balle n’importe où, et blesse une ramasseuse de balle. Et le seul joueur à avoir reçu une amende pour avoir juré sur les court de Wimbledon, c’est Andy Murray. Bref, ils nous ennuient avec leur code strict mais ce sont bien les britanniques qui se comportent le plus mal!

7 -Le match professionnel le plus long de toute l’histoire du tennis a eu lieu sur le gazon de Wimbledon. C’est assez connu, ce malheureux  Mahut a fini par perdre contre Isner en trois jours. Et donc, l’événement a droit à une plaque commémorative, comme celles apposées sur les maisons des célébrités historiques. C’est gentil pour Isner, pas sûre que Mahut apprécie.

6-Wimbledon est le plus vieux tournoi de tennis du monde. Mais quand le club a été créé en 1868, c’était pour jouer au croquet.


5-Les sportifs de maintenant sont des chochottes (je ne parle même pas du poids des balles de tennis, qui ferait bien rigoler les joueurs de croquet). Jusqu’au 1975, il n’y avait pas de chaise sur les courts de Wimbledon, les joueurs ne pouvaient pas s’assoir au changement de côté.

4-Un certain Thomas Saint Leger Gould, en plus d’avoir un nom à rallonge a eu la joie d’être finaliste de Wimbledon en 1879. Malheureusement, il perd contre John Hartley qui a pourtant un nom banal. Ça le vexe probablement puisqu’il se reconvertit comme assassin. Il est condamné au bagne en 1907 pour le meurtre d’une danoise alors qu’il avait habillement caché son corps dans une valise. On ne dira jamais assez combien la reconversion, c’est un problème pour les sportifs de haut niveau.

3-Avant Andy Murray, Fred Perry a été le dernier britannique à remporter le tournoi en 1934 et 1936. Mais un des juges arbitres de l’époque a préféré offrir la bouteille de champagne du vainqueur (à l’époque, on encourageait l’alcoolisme chez les sportifs) à son adversaire, l’australien Crawford parce qu’il le trouvait meilleur malgré sa défaite. Au moins, les anglais n’étaient pas chauvins.


2-L’ameriain Jeff Tarango n’a pas été exclus, mais il s’est un chouïa énervé après l’arbitre en 1995, tant et si bien qu’il a quitté le court de lui-même, en plein match, dégouté. Il était persuadé que l’arbitre trichait en faveur de son adversaire. D’ailleurs, la femme de Tarango partageait son avis, puisqu’elle est allée gifler l’arbitre juste après. Femme de tennisman, c’est stressant.

1-Le tennis en tant que sport (et non en tant qu’excuse pour manger des fraises)  n’est pas vraiment populaire en Angleterre (d’ailleurs Murray, depuis qu’il perd, est redevenu juste écossais. Alors que quand il a gagné le tournoi, il était britannique). Il suffit pratiquement de ramasser une raquette par terre pour se retrouver classé parmi les 20 premiers joueurs anglais. Je ne plaisante pas (enfin pas beaucoup). En 1878, un anglais s’ennuie pendant ses vacances, ça peut arriver. Désœuvré, il décide pour rire de s’inscrire à Wimbledon, bien qu’il n’ait pratiquement jamais joué au tennis. Et donc Franck Hadow remporte le tournoi et invente le lob par la même occasion. Et bon,  toutes bonnes chose sont une fin, à commencer par ses vacances. Il repart à ses activités habituelles et ne joue donc plus jamais au tennis.

Publié dans Les tops 10 | Tagué , , , , | 38 commentaires

Les grandes vacances

Ça y est tous les enfants (en tout cas les miens) sont en vacances. En grandes vacances. C’est une première. PrincesseChipie n’en revenait pas hier soir, tu te rends compte deux mois de vancances, non mais deux mois quoi! Elle a eu quand même une petite pensée pour ses copines anglaises qui ont encore trois semaines …décidément, l’école en France c’est fun!

Source

Je vous rassure, en Angleterre, les écoliers ne font pas grand chose en juillet, entre les school fêtes, les sports days, les spectacles et toutes les sorties scolaires possibles et imaginables pour meubler un peu…mais gamins comme enseignants n’en peuvent plus. Les examens sont finis, les bulletins remplis, on a chaud, on s’ennuie. On est crevé, c’est loooong…sans compter que du coup, les familles ne peuvent partir qu’en août et par un hasard total, les prix des transports, des locations et de tout ce qui a un rapport avec les vacances augmentent exponentiellement justement en août, c’est fou ça. Et comme ça coute aussi très cher de faire manquer l’école à ses gamins (dans notre comté, c’était £100 par enfant, par parent et par jour. Ça décourage vite), beaucoup ne peuvent pas partir du tout… tout ça pour aller s’ennuyer à l’école en juillet. On n’a pas encore fini les cours qu’il faut commander les uniformes pour septembre, c’est déprimant (cela dit, je découvre les joies des listes de fournitures scolaires ici, c’est pas mal ausssi). Mais ce mois d’août de vacances, on l’attend avec impatience, on commence à compter les jours dès le mois de mai…

Alors avoir officiellement deux mois de vacances d’été pour les enfants, c’est une agréable découverte. Ils sont ravis. Certes GeekAdo ne fiche rien depuis trois bonnes semaines, son lycée étant centre d’examens. Ça aurait été la même chose au collège anglais, sauf qu’il aurait dû passer les terribles GCSE. Bref, il apprécie. Pour les trois autres, les vacances commençaient donc hier soir. Ils ne s’en remettent pas, KnightyDiva a vérifié plusieurs fois le calendrier scolaire quand on est arrivé. On a vraiment deux mois de vacances, for real? J’avais la même incrédulité mais dans l’autre sens, devant notre premier emploi du temps anglais…le 25 juillet? C’est une coquille, vous voulez dire le 25 juin, non? Ah, non. Bon. J’ai longtemps entretenu le mythe des deux mois d’été sans école en France, auprès de mes enfants mais aussi de mes élèves anglais qui étaient d’un coup très jaloux de leurs collègues français. Mes gamins sont très contents de pouvoir enfin tester. Mais si c’est leurs premières grandes vacances à la française…c’est aussi les miennes en tant que maman! A peine une journée et je me demande déjà comment je vais les occuper pendant deux mois. Ça va être loooong….

En tout cas pour fêter ça, Wizzboy a fait une grasse matinée aussi inattendue que bienvenue, il s’est levé à 7h30! Ce qui est très tard par lui. Ça commence très bien ces grandes vacances…

Publié dans société, vie de famille | Tagué , , , , , , | 27 commentaires

Petit bilan de notre nouvelle vie

Ça fait un peu plus de 5 mois qu’on est « rentré » en France, à cause du brexit. Je mets toujours des guillemets parce que ce qu’on avait envisagé, c’est à dire une découverte complète de la vie à la française après 21 ans ailleurs, est bien ce qui se passe. On parle la langue d’accord, mais c’est un peu une nouvelle expatriation, on doit tout apprendre. Et j’insiste aussi, si on a quitté l’Angleterre, c’est uniquement dû au brexit. Je ne peux pas ne pas en parler puisque c’est la seule raison qui nous a fait changer de vie…on en était arrivé à un point où ça nous semblait la seule chose à faire, mais pas de gaité de cœur. Bon, par contre si je fais un premier bilan après une durée qui ne rime à rien (généralement, on attend, 6 mois, un an…en tout cas un compte rond), ça prouve bien que j’ai déjà retrouvé mon esprit tordu et mes idées saugrenues, c’est positif, non?

Source

Le départ a été douloureux, je regrette toujours notre for ever home anglaise. Je me sens toujours en décalage, je compare constamment avec l’Angleterre (celle d’avant le brexit). Je sais qu’il est très difficile de comprendre ce que le brexit représente pour beaucoup d’européens, le choc émotionnel et psychologique que cela a été. Le stress, l’anxiété, la dépression …je ne suis pas la seule qui avait l’impression de devenir folle. J’avais des crises de panique à la simple idée de sortir de chez moi, de croiser des gens. Je n’osais plus ouvrir la bouche de peur que mon accent étranger me trahisse. Je ne pouvais plus croiser quelqu’un, dans la rue, le train, au supermarché sans me demander si c’était un brexiter ou pas. En même temps, vu où on vivait, il y avait 2 chances sur 3 que ce soit effectivement un brexiter. Je ne me reconnaissais plus. C’est épuisant, rongeant, glaçant…et je ne suis pas la seule. Le nhs rapporte que le nombre d’européens souffrant de troubles dûs à l’anxiété à exploser depuis le référendum. Des associations proposent des aides psychologiques gratuites…et beaucoup d’européens font comme nous: ils partent. Entre 100 et 150 000 ont déjà quitté volontairement la Grande-Bretagne près des deux tiers restants y pensent. La presse a même qualifié le phénomène de brexodus, on fuit le brexit.

Mais on ne recommence pas une vie ailleurs comme ça, sur un claquement de doigt, même si c’est dans son pays d’origine. Il a fallu « liquider » matériellement et émotionnellement notre vie en Angleterre et affronter les joies du « retour ». Déjà, on s’est vite rendu compte qu’on n’avait pas de coup d’essai quant à notre point de chute, vu qu’il fallait acheter de suite. Il est quasi impossible pour un français rentrant de l’étranger de se loger en France. Que ce soit les bailleurs privés ou institutionnels, les agences immobilières ou les particuliers en passant par les banques et organismes de crédit, tous demandent des fiches d’imposition françaises. Peu importe qu’on propose de régler à l’avance deux ans de loyer, qu’on ait des garanties en béton, ça ne sert à rien…il fallait aussi trouver une école pouvant accueillir nos petits anglophones, une école bilangue ou avec une section européenne. Voilà comment on s’est trouvé dans la maison du petit requin, une maison charmante mais où tout est à refaire (avec les travaux et les mauvaises surprises qu’une rénovation complète d’une maison ancienne qui n’a pas été entretenue impliquent) dans un coin où on ne connaît rien ni personne. On a dû laisser L’Ado en logement étudiant à Londres. Maricheri y passe toujours la moitié de la semaine, il y reste deux ou trois nuits, on en est réduit à passer la soirée sur Skype pour se parler. Dit comme ça, ça ne donne pas forcément envie…

Mais Maricheri est aussi avec nous, à la maison l’autre moitié de la semaine…lui qui passait trois heures par jour dans les transports, qui ne voyait pas les enfants (ils n’étaient pas levés quand il partait et déjà couchés quand il rentrait) peut même les amener à l’école pour la première fois. Il connaît leurs enseignants! Il n’est plus épuisé le week-end et profite à fond. Les enfants et moi aussi. Et on a du temps juste pour nous, une première depuis des années, quand ils sont à l’école. On va au marché (grande source de joie pour des ex expats!), au restaurant, on se balade…enfin, on se baladera quand la rénovation aura avancé. Mais là aussi, il y a du bon. On voulait un challenge, un projet, une aventure, quelque chose qui nous donne envie et la maison du petit requin remplit très bien son rôle. On galère un peu avec l’administration (et les travaux), mais on est charmé par la gentillesse et l’accueil des gens et on découvre avec notre curiosité retrouvée notre nouvel environment. Je n’ai plus peur de sortir, les enfants, après les insultes xenophobes et l’ostracisme en brexitland, se sont très bien adaptés (ils nous ont bluffés!) et sont ravis. On revit. Bon par contre, évidemment je continue à me prendre la tête et à stresser comme une puce hystérique à la moindre occasion, mais c’est mon état normal. Par exemple là, je suis crevée…je n’ai pas dormi de la nuit en pensant qu’une colonie de chauves souris s’était coincée dans un conduit de cheminée. Après investigation ce matin, j’ai trouvé…une fourmi. La routine quoi…et ça fait du bien de retrouver une routine!

Alors tout n’est pas parfait, loin de là. Cette nouvelle vie, on ne l’a pas vraiment choisie. En tout cas, on ne l’imaginait pas il y a deux ans. On a encore beaucoup à faire, et je ne parle pas que des rénovations, pour s’y sentir vraiment à l’aise. Mais on progresse. On est de plus en plus persuadé d’avoir pris la bonne décision. On regrettera toujours notre Angleterre d’avant. Mais on est soulagé d’avoir quitté brexitland et depuis quelques temps (c’est un agréable bonus) heureux de découvrir notre nouvelle vie.

Publié dans société, vie de famille | Tagué , , , , , , | 27 commentaires

Sunny Monday #27

Pour débuter le mois abricot du défi de Bernie, je vous amène à Rome, place d’Espagne. Sous un soleil écrasant, les façades déclinent toutes les couleurs de l’abricot, du tout juste teinté au très, très mûr.

Bonne semaine à tous, à commencer par Zenopia, qui comprendra pourquoi.

Publié dans Tourisme | Tagué , , , | 7 commentaires

Régionalismes top 10

Puisque maintenant, Marichéri est le biloute de notre primeur, le pote en ch’ti, j’ai pensé à faire un top 10 sur les régionalismes différents entre mon sud-ouest natal et le ch’nord. A côté de ça, les faux-amis du français à l’anglais et vice versa, c’est du pipi de chat. Je ne parlerai évidemment pas des chocolatines, parce qu’il n’y a pas de débat. Ce n’est pas parce que les trois quart de la France (y compris ce parisien de Marichéri) disent n’importe quoi et confondent avec un pain au chocolat (allez y, mettez un bout de chocolat dans votre pain, pour voir si ça ressemble à une chocolatine…) que je vais céder. Non mais. Bon cela dit, je suis novice dans le Nord, je ne maîtrise pas encore, je me suis faite aider par Google et le ch’ti pour les nuls ( sur la photo). Je préviens aussi les ayatollah du régionalisme d’un côté comme de l’autre qui voudraient me tomber dessus parce qu’ils trouvent à redire, c’est juste un top 10 pour s’amuser, pas un lexique sérieux ou une étude universitaire sur les spécificités linguistes. Et si vous m’ennuyez, même si je les ai rangées au dessus, je n’hésiterai pas à dégainer l’arme lourde les chocolatines!

10- Je me suis faite avoir la première fois, il y a très longtemps, alors que je faisais mes courses dans supermarché dunkerquois quand j’étais étudiante. J’ai demandé à la caissière éberluée une poche. Elle n’avait que des sachets. Ou pour les gens situés entre le ch’nord et le sud ouest (j’en connais…) des sacs plastiques.

9-donc maintenant, Marichéri est joyeusement accueilli au marché par un tonitruant salut biloute . C’est assez familier et amical. En gros, c’est salut mon couillon. J’en profite pour rappeler que couillon n’est absolument pas grossier dans le Sud Ouest, c’est affectueux. D’ailleurs vous connaissez peut être cette inénarrable blague du Sud Ouest: qu’est ce qui est vert, pousse sur les arbres, tombe à l’automne, commence par F et finit par N? Une feuille con. C’est là que je me dis que quitte à faire dans le chauvinisme régionaliste et linguistique, j’aurais dû me contenter de parler de chocolatine…

8-justement, puisqu’on est en plein dans le language élégant quoique fleuri, il semblerait que le boubourse nordique soit aussi affectueux que le con gascon. J’insiste, ça n’a pas du tout la même connotation dans le Sud Ouest que dans le reste de la France.

7-chez moi, on n’utilise rarement une serpillère, on lui préfère une gueille. Alors que dans le Nord, on a des wassingues. Curieusement, le résultat est le même, j’ai essayé.

6-pour rester dans le même thème, la première fois que j’ai hurlé aimablement demandé « marche pas dans le bourrier » à Maricheri, il a été un tantinet interloqué. Je passais le balai, et je faisais évidemment allusion au petit tas de saletés que j’étais en train de ramasser. Alors que si on avait déjà été installé dans le Nord, je lui aurais sûrement dit de ne pas marcher dans le crapet.

5-d’après Google (qui est mon ami) dans le ch’nord on dit à l’arovoyure, là où dans le Sud Ouest, on lancera plutôt un retentissant Adishatz. Il semblerait qu’on puisse se contenter d’au revoir entre les deux…

4-mon grand-père parlait souvent de son unique petit-fils (au milieu d’une troupe de petites-filles) en disant « mon drôle » alors que si il avait été Ch’ti, ça aurait été « min tiot ».

3-je ne résiste pas au plaisir de replacer une expression Ch’ti que je viens de découvrir et qui m’a enthousiasmée (je l’ai déjà casée dans un autre billet, tellement elle m’a plu): une moule cuite. Soit un caoueque. Mes enfants m’informent que un pauvre débile, ça le fait aussi…

2- certes, il fait toujours un temps radieux dans le Sud Ouest, mais parfois, rarement que plau a faysses. Alors que de temps en temps dans le Nord, il fait plus que dracher, il va querre des cats pourris. Ou il pleut à verse.

1- je termine logiquement par une interjection gasconne qui pourrait beaucoup me servir si un ch’ti essaie d’entamer la conversation dans sa langue: quésaco? Ce à quoi il risque de me repondre en local: kok te toule? Ou plus sobrement en français: quoi?

Publié dans Les tops 10 | Tagué , , , , , , , | 13 commentaires

Project 52 #26

Pour cette semaine, Ma’ a choisi bulle…j’ai eu du mal, et puis j’ai trouvé un canard qui laisse un sillage de bulles.

Publié dans tag | Tagué , , | 7 commentaires