Friday Feelings #204

Sérieusement, c’est le 204eme épisode des états d’esprit de Zenopia et Postman et je n’ai toujours pas d’intro récurrente. Ça devient ridicule…

Fatigue: ahah, je suis écroulée comme un éléphant de mer disco (pour la coiffure) échoué sur le canapé.

Humeur: mrrrrouph

Condition physique: humide. C’est le déluge. Si ça continue, on va devoir aller à l’école avec des palmes et un tuba (pas l’instrument de musique, le truc pour plonger, on ne parle plus de disco…euh, il y a des tubas dans le disco? Ça va m’intriguer, tiens. Je sens que je m’éparpille).

Esprit: atterré, ce qui est très mauvais pour un esprit. C’est plutôt vaporeux et voletant d’habitude, non?

Culture: j’ai l’énergie d’une palourde comateuse…à part deux ou trois recherches sur la maison du petit requin (je vous raconterai), je n’ai rien fait de culturel. C’est d’un terne tout ça…

Boulot: vous connaissez la fille, un chouïa coincée et pas mal asociale qui a du mal avec les gens et qui après avoir été trésorière de l’association des parents d’élèves, secrétaire de l’association des français et trésorière encore d’une autre association avait juré de ne plus jamais, jamais faire partie d’un bureau associatif? Ahaha. Bon au moins, j’ai échappé à trésorière, c’est déjà ça. Et puis, ça se passera peut-être mieux en France qu’en Angleterre..

Avis perso: Zaza a des pouvoirs magiques, je ne vois que ça pour expliquer qu’elle arrive encore à enfumer comme ça son parlement. Il reste 4 semaines avant le 29 mars et le brexit, et les anglais continuent à négocier avec eux-mêmes sans tenir compte de l’avis de Bruxelles, c’est remarquable.

Message perso: bon courage, on pense à vous

Loulous: L’Ado est un étudiant débordé et consciencieux. C’est à dire qu’il prépare ses prochaines vacances là…il a encore l’intention de voyager en bus, ça devrait à peine lui prendre 18 heures. GeekAdo fait sauvetage en piscine en sport. C’est le fils de sa mère. Il flotte. Impossible de plonger. C’est pas gagné donc. C’est décidé, KnightyDiva devient MangaGirl. C’est elle qui a choisi, j’espère que ça ne sera pas trop confus. PrincesseChipie est dégoûtée, ses converses à paillettes sont déjà trop petites. Par contre, ça y est, la charmante enfant fait la même pointure que moi. Elle m’a déjà piqué mes bottines roses. On ne touche pas à mes docs! WizzBoy fait Pierre et le loup a l’école, ça l’enchante. Il veut donc faire de la flûte traversière maintenant, pour la seule raison qu’il est très fier d’arriver à le prononcer correctement.

Divers: j’ai vérifié, merci Google! Il y a bien du tuba dans le disco. Ça me perturbait…bon alors, je n’aime ni le disco ni le tuba, mais il fallait bien régler cette question essentielle, non? Bon par contre, et la flûte traversière? Est ce qu’il y a de la flûte traversière dans le disco? Est ce que le disco est traversant? Je m’épuise moi-même…

Amitié: il faut qu’on s’organise pour se voir à Lille.

Love: il compte les jours avant ses vacances. Il ne mettra pas les pieds en Angleterre autour du 29.

Penser à : poster mes cartes! Je suis très contente de recevoir des cartes des copines, je choisis avec soin celles pour leur répondre, je les écris en m’appliquant (j’ai une écriture manuscrite de mouche sous acide), je colle bien mon petit timbre dessus, je les mets dans mon sac pour aller les poster…et je les y retrouve 3 semaines plus tard.

Courses: notre chasse au carrelage continue, on n’a toujours pas trouvé (on est large, les travaux commencent lundi), mais on a réduit le choix entre eux modèles. Il y a donc de grandes chances que ce soit un troisième totalement différent auquel on n’a pas encore pensé.

Sortie: je veux bien aller chercher des gaufres, mais pas plus. Il pleut.

Envie de: soleil

Pic: le jardin est tout printanier, mais il pleut trop pour en profiter!

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Thursday thunder throwback: parenting inequality

Il y a 3 ans, j’expliquais que j’avais reçu un commentaire qui me suggérait un sujet un Thursday thunder. J’ai donc découvert ici, grâce à un message sur FB, un billet formidable d’une maman qui résume très bien ma pensée et que je ne peux que vous recommander (désolée, c’est en anglais). Elle parle du « default parent », non pas le parent mal fichu ou pas très futé, mais celui qui assume tout par défaut. Celui que l’école appelle quand l’enfant est malade, celui qui doit savoir tout sur tout concernant l’enfant …bref la mère. Comme le dit l’auteur, son mari est un papa formidable et elle ne cherche pas à relancer une quelconque guerre des sexes.

Source ça m’amuse…

On est bien d’accord, Marichéri aussi est un papa merveilleux. Mais bon, c’est sûr qu’il ne sait pas comment s’appellent les institutrices de ses enfants, ou à quoi ressemble la School nurse. Il ne connait pas leurs emplois du temps, ne suit pas les rendez-vous chez le médecin, ne sait pas où sont les chaussettes de sport,  ne se tape pas les spectacles scolaires et tout ça. Mais pas parce qu’il est le papa, parce qu’on s’est assis un jour pour prendre une décision quand L’Ado avait juste quelques semaines,  après avoir découvert avec stupeur que ça allait nous coûter un bras de le faire garder. Ça allait exactement nous coûter le salaire de l’un ou de l’autre. La logique économique de la chose étant limitée (surtout qu’on ne risquait pas d’avoir un deuxième enfant à ce prix là!),  on a donc décidé ensemble qu’un de nous resterait à la maison. On n’a jamais  dit que ce serait moi parce que je suis la maman. Les crèches qu’on avait visitées nous avaient fait peur aussi…On a vraiment considéré le problème le plus rationnellement possible. Marichéri avait des possibilités très sérieuses de promotion, immédiates. Pas moi. J’avais bien  une jolie offre d’emploi, bien mieux payée mais loin. Très loin. Avec des horaires decallés. Pas pratique du tout…bref, sur le moment, on a pensé que ça faisait du sens. Donc, pour en revenir au début, je suis devenue la « default Parent » (pas besoin de rester à la maison pour ça d’ailleurs) mais parce qu’on l’a décidé. Ça aurait pu être Marichéri.

Et c’est là que je voulais en venir, et vous allez voir, ça va m’énerver! Quand Toddler 5 était à l’hôpital et que Marichéri passait la nuit avec lui  c’était un super héros (je le pense aussi, mais ce n’est pas le propos. Ni la raison d’ailleurs), les infirmières étaient béates  d’admiration devant un tel dévouement. Quand j’étais là, c’était juste la moindre des choses. Ben quoi, je suis la maman, c’est normal. Quand il amène un des enfants chez l’opticien, il est presque applaudi par la réceptionniste. C’est phénoménal de s’occuper aussi bien de ses enfants quand même! Quand c’est moi, ben quoi? C’est la moindre des choses. Vous en voulez encore? La seule et unique fois où Marichéri a été à une réunion parents teachers, il a eu un café (imbuvable, et toc!), tellement l’institutrice était impressionnée par une aussi grande conscience paternelle. Je peux crèver la bouche ouverte à attendre des heures dans le couloir, je n’aurais pas droit à un verre d’eau, parce que quand c’est moi, c’est la moindre des choses de venir aux réunions, je suis la mère, c’est normal de suivre la scolarité de mes enfants. Les rares papas au foyer qui viennent chercher leurs enfants à l’école au milieu d’une marée de mamans sont regardés comme des êtres mythiques. Ils restent à la maison pour les enfants, c’est tout simplement beau. Les mamans au foyer ?…ben oui, et alors? C’est la moindre des choses! Je pourrais continuer comme ça pendant longtemps… Ça m’exaspère, d’autant plus que ce sont des femmes, des mamans qui font ce genre de réflexions. Non mais, ça va pas? Vous avez bu quoi? Vous ne voulez pas vous flageller aussi, tant qu’on y est? Non, ce n’est pas extraordinaire qu’un parent s’occupe de son enfant. Non, ce n’est pas non plus la moindre des choses qu’un parent le fasse. Tout de suite, quand on remplace papa et maman  par parent, l’imbécilité illogique de ces jugements sexistes ressort bien, non? 

Pourquoi est-ce que certaines femmes tiennent absolument à se tirer une balle dans le pied et en entrainant avec elles toutes les autres qui n’en demandaient pas tant? Après tout, si ça les amuse de se dévaloriser systématiquement, c’est leur problème, elles ne sont pas obligées de généraliser  non plus. La société (je deteste employer ce terme passe-partout, mais je n’ai pas trouvé mieux…) cantonne déjà les mamans dans le rôle du default parent, si on en rajoute nous-même une couche, on n’est pas prêtes de faire avancer les choses!  Cela dit, j’ai comme un doute devant ces adeptes de la parentalité à deux vitesses. Parce que je trouve ça aussi très méprisant pour les papas…ils sont tout à fait capables de s’occuper  leurs gamins aussi, ils n’attendent pas d’être applaudis. 

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What not to say to a French person top 10

Je sais, j’aurais dû écrire ça avant, quand on était encore en Angleterre. Ça ne fait pas trop de sens maintenant qu’on est en France…Mais récemment en UK, il y a eu une série d’articles et de vidéos amusantes sur ce qu’il ne faut pas dire sous peine de les vexer horriblement, à des européens de l’est ou à des britanniques d’origines indiennes…j’ai pensé qu’il fallait aussi qu’on parle des français, après tout, il y en a beaucoup en UK! Alors pour mes amis anglais qui me lisent…enfin non, pas pour eux, ils savent déjà, mais on se comprend:

10- « vous mangez des grenouilles et des escargots.  » Ce n’est même pas une question, c’est une affirmation. Alors soyons clairs, je préfère bouffer du gigot bouilli à la menthe à tous les repas plutôt que de manger des escargots. Je n’ai jamais avalé de grenouille de ma vie non plus, et je n’ai l’intention d’essayer ni l’un ni l’autre. Sinon, on parle du haggis, de la stargazy pie avec ses têtes de poissons morts qui dépassent, des anguilles gélifiées et de votre Marmite? Non mais.

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9-« Vous connaissez le camping de ploucdu-les-flots, il est calme? Et les horaires de la boulangerie de trifouilly-sur-mer? » Ahah. Ce n’est pas parce qu’on est français qu’on connaît tout les coins paumés où vous allez en vacances! La France fait 643 801 km² (merci Google), je n’en ai pas visité la moitié. Sinon, puisque vous êtes de Plymouth, vous pouvez me conseiller un coffee shop à Newcastle? Non? Alors fichez-moi la paix avec vos campings normands, je viens des landes et je déteste le camping.

8- Dans le même ordre d’idée géographique: « tu viens de quel quartier de Paris? »….rhaa, je répète la France, c’est grand, il y a une vie civilisée, avec l’électricité et même l’eau courante hors de Paris! Et les français sont susceptibles, ça les vexe autant quand on croit qu’ils viennent de Paris quand ils sont Lillois, Nantais, Bordelais, Marseillais ou d’un bled paumé que si vous prenez un Mancunian (de Manchester) pour un londonien.

7- « le français est si romantique »…oui enfin là, j’étais en train de jurer comme un charretier mais bon…

6- Dans le même ordre d’idée: « les français sont à la fois les plus romantiques du monde et les moins fidèles » . C’est pas un chouïa contradictoire? Non, le pays tout entier de s’arrête pas une heure tous les soirs à 17h pour qu’on puisse sauter sur son collègue de bureau. Prenez du bromure, ça vous fera du bien et lâchez-nous avec vos clichés.

5- » vous portez pas un béret? » Ah ben ça alors, j’ai dû l’oublier en sortant de chez moi, merci de me prévenir, je retourne vite le chercher, et je prendrai aussi ma marinière, ma baguette sous le bras et mon collier de gousses d’ail. Ou pas.

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4-  » vous êtes sûre que vous êtes française, vous êtes pas un peu grosse? » et ma main dans la gueule, ça fait assez français? (Oui, c’est du vécu). C’est gentil de croire que toutes les françaises sont naturellement minces, vivent d’eau fraîche et de cigarettes, et portent en permanence du rouge à lèvre écarlate, mais en fait non, c’est vexant.

3-« les enfants français mangent des légumes, sont bien élevés et travaillent bien à l’école parce que les parents français sont très stricts ». Bien sûr et on les nourrit au pain sec et à l’eau de pluie jusqu’à 18 ans. Sinon, on voit bien que vous ne connaissez pas Wizzboy…

2- je suis obligée de mentionner le classique et immonde « voulez-vous coucher avec moi ce soir » ahah. Ça a l’air tellement WTF, mais c’est vrai (c’est aussi du vécu, malheureusement). Il y a toujours des connards décérébrés qui croient drôle quand ils se rendent compte qu’il y a une française à proximité, de se vanter qu’ils parlent un peu français. Et ça ne loupe jamais, ils balancent invariablement « voulez-vous coucher avec moi ce soir ». Ce n’est pas de l’humour, connard, c’est du harcèlement. Sinon, il y a la version special couple à laquelle Marichéri et moi avons eu droit une fois: « vous voulez faire un karaoké ( alors déjà, non), vous devez faire tout le temps  » je t’aime moi non plus » non?  » Non.

1- « les français sont tous des lâches, vous avez capitulé devant Hitler ». Non mais seriously?!? Vous pensez que j’ai quel âge exactement? Ça va pas mieux non? Il serait peut être temps de passer à autre chose. Mais si vous insistez, avec vos clichés pseudo historiques, et pour rester dans la deuxième guerre mondiale, question débandade, votre fameux Dunkirk spirit, c’était pas mal aussi dans le style sauve-qui-peut en laissant nos petits copains belges et français crever sur place pour qu’on est le temps de fuir ( je ne critique pas, entre rester pour se faire massacrer ou s’enfuir, j’aurais fait pareil). Vous en voulez encore des références historiques moisies ou c’est bon, on peut s’abstenir? Non mais.

Bon cela dit, vu ce que j’entends ces derniers mois depuis qu’on est en France, il y a largement matière à faire la même chose dans l’autre sens. Ça vous dit pour la semaine prochaine, un top 10 de ce qu’il ne faut pas dire à un anglais?

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Le British Tag

Oh, un nouveau tag, ça tombe bien, j’adore jouer! Il s’agit cette fois d’évaluer son degrés de Britishness en répondant à 12 questions, c’est très scientifique. Comme ça m’amuse de mélanger l’anglais et le français (il m’en faut peu), ce tag est fait pour moi et je laisse les questions en VO par paresse pour le fun, merci Kari ( sans compter que ça fait deux fois que je reçois des tags de blogueuses anglaises, je suis toute émue). Alors, on va savoir à quel point je suis devenue British. Ou pas.

1-How many cups of tea do you have a day? How many sugars?

Ah, ça commence fort…zéro. Je bois zéro tasse de thé par jour. Je ne bois jamais de thé. J’ai passé 21 ans en Irlande et en Angleterre à faire de la résistance, cramponnée à ma cup of coffee. Pourtant, que ce soit les irlandais ou les anglais, ils consomment le thé par hectolitre, quotidiennement, à toute heure et en toute circonstance. Une visite? On offre un thé. Un moment de fatigue, une bonne nouvelle, un bobo, un truc à fêter, un chagrin? Prenez un thé. Ben pas moi…ça m’a valu des tentatives d’empoisonnement au café soluble par des copines qui voulaient bien faire et en gardaient un paquet au fond d’un placard juste pour la française, mais je n’ai pas cédé. Par vengeance contre, j’ai investi dans une kettle, une infâme bouilloire électrique en plastique blanc pour leur faire du thé quand elles venaient. C’est juste qu’une fois sur deux, j’oubliais d’acheter du thé…bref le thé n’est pas ma cup of tea. Ahaha.

2. Favourite part of your roast?

J’imagine qu’on parle du Sunday roast, le repas traditionnel du dimanche midi, auquel j’ai eu droit en tout et pour tout une fois, c’est dire si la tradition, on s’assoit dessus en fait. Ça tombe bien d’ailleurs, parce que le rôti bouilli a effectivement la consistance d’un siège, à la fois dur et mou et les Yorkshire puddings sont d’une fadeur à faire pâlir d’envie des endives bouillies. Les pommes de terre, ça va, ça passe à peu près. Mais bon franchement, ce que je préfère du Sunday roast, c’est quand il n’y en a pas. Voilà. Juste deux questions et on se demande ce que j’ai bien pu faire à rester si longtemps en Angleterre…

3. Favourite dunking biscuit?

Ah, ça ne va pas s’arranger avec cette question…comme dit en 1, je ne bois pas de thé, je n’ai donc pas de biscuit favori à tremper dedans. En plus, la seule chose que je trempe dans mon café, c’est un croissant très français. Ou un spéculoos très belge. A la limite, un chocolat suisse…ça ne va pas le faire. Mais par contre, je voue une passion folle aux shortbreads, ces biscuits sablés, au beurre avec du beurre et encore un peu de beurre, ça rattrape, non? Et j’adore les scones aussi. Ça y est, c’est pas malin, j’ai faim.

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4. Favourite quintessentially British pastime?

Demander pardon. Je fais ça comme une vraie anglaise, je demande pardon quand on me bouscule, quand on me claque une porte à la figure (pas plus tard que ce matin), quand on me pique la place dans une file d’attente, quand on me marche sur les pieds, une pro! Pour ce qui est de faire la queue…je fais ça bien, en respectant le personnel Space des autres (et j’ai beaucoup de mal avec les cohues infâmes à la française maintenant) mais je déteste attendre, donc ça ne m’amuse pas autant que les anglais.

5. Favourite word?

Fluffy. C’est mignon, doux, un peu ridicule mais pas trop. J’aime bien fluffy.

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6. Cockney rhyme slang?

Non mais vraiment, il faut arrêter avec ça! C’est comme l’argot de titi parisien, le patois des quartiers londoniens, c’est folklorique mais c’est tout.

7. Favourite sweet?

Un classique: les fudges, de préférence au beurre salé. Je me remettais juste de la question 3 et voilà que ça me reprend.

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8. What would your pub be called?

The weird cow. La vache bizarre. Ça sonne bien non? Ou alors The fluffy pinecone. Ooh, j’adore cette question, j’ai plein d’idées. The jumping Chewbacca. The curly duck. Vous croyez que j’ai enfin trouvé ma vocation, baptiseuse de pubs?

9. No.1 British person?

En ce moment, je hurle de rire en suivant les tweets de J.K. Rowling. Elle est écossaise, mais ça compte encore pour l’instant. Sinon j’aime bien les suffragettes.

10. Favourite shop / Restaurant?

Je suis obligée de passer en ligne là, puisque je ne fais pas mes courses de l’autre côté de la Manche tous les 4 matins depuis qu’on est en France. Alors, je dirais notonthehightstreet.com. On y trouve de tout, fait par des artisans ou venant de petites boutiques.

11. What British song pops into your head?

Karma Chameleon, là de suite je ne sais pas pourquoi…ahah, je sens que j’ai bien eue les habitués qui s’attendaient à last Christmas, non?

12. Marmite?

Hate it! Pour ceux qui ont la chance de ne pas connaître la Marmite (à prononcer à l’anglaise, marmaït), c’est une chose visqueuse et répugnante qu’on peut tartiner sur des toasts mais on n’est pas obligé non plus. La Marmite, c’est le Nutella des anglais, mais avec de la levure de bière à la place des noisettes. C’est totalement immonde. Même les anglais sont divisés sur la comestibilité de cette substance abjecte. La Marmite est rentrée dans le dictionnaire grâce à son slogan, qui a le mérite de la lucidité: love It or hate it (aimer la ou détester la). Quand on parle de quelque chose qui provoque ce genre de réaction tranchée en Angleterre, on cite le marmite effect. Sérieusement j’insiste, mais c’est absolument infâme.

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Je ne taggue personne, mais n’hésitez pas si ça vous tente.

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Sunny Monday #8

Pour cette dernière semaine avec les animaux de compagnie pour le défi de Bernie, je suis obligée de mettre Capucine. Je ne voudrais pas qu’elle soit jalouse de Penny! Enfin, encore plus qu’elle ne l’est déjà. On ne peut pas dite que nos deux poilues s’entendent…Capucine méprise cette bestiole, Capucine est au dessus de ça, et Capucine est très occupée, elle est même débordée. Il faut la laisser tranquille…

Bonne semaine à tous!

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La phrase de la semaine #23

Marichéri refusant d’avoir une vache, et comme je suis très raisonnable, je cherche depuis un moment un autre animal à adopter, dans ma grande passion Marie-Antoinettesque pour les animaux de la ferme propres sur eux et bien peignés. J’ai renoncé aux poules devant les descriptions apocalyptiques de leurs défections qu’a faites Marichéri. Je suis revenue à ma deuxième idée (après la vache): des canards. Je me suis renseignée, il faut en prendre deux, c’est très affectueux, ça répond à son nom, ça ramène la balle comme un chien, ça gambade en liberté toute la journée et notre jardin est largement assez grand. Ça a besoin d’un abri pour le soir uniquement et c’est beaucoup plus propre qu’une poule. On ne sait pas quoi faire du bassin du petit requin (un précédent propriétaire avait un requin nain domestique, c’est bien ce que je disais au début, je suis très raisonnable), et paf, on y colle les canard, problème réglé. C’est imparable. Mais Marichéri a contre attaqué:

Parce que justement, les couches pour canards, ça existe! Si. Je suis joie. Marichéri boude dans le bureau…de la part de quelqu’un qui a failli adopter un lapin le mois dernier sous prétexte qu’il l’avait regardé, je trouve ça mesquin. Bon, le seul problème, ce sont les chattes. On n’a pas pris le lapin à cause d’elles, Capucine l’aurait bouffé et Penny aurait eu peur. Je ne suis pas sûre qu’elles réagissent mieux face à un canard. On en est là de nos réflexions animalières. To be continued then…

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Projet 52: nuit

Je continue avec les photos parisiennes pour le thème choisi par Ma’ cette semaine. J’ai déjà dit que je n’étais pas particulièrement fan de la Tour Eiffel, à l’inverse de Wizzboy. Franchement, je trouve ça très peu esthétique, sauf de nuit. Autant la Tour Eiffel de jour m’indiffère, autant je reconnais qu’elle est sympa de nuit, toute éclairée.

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Friday Feelings #203

J’ai essayé, mais vraiment, c’est impossible de commencer les états d’esprit de Zenopia et Postman plus tôt pendant les vacances scolaires.

Fatigue: c’est toujours comme ça: avant les vacances scolaires, je suis fatiguée d’être réveillée par mon téléphone à 6h et de transporter mon troupeau de gamins toute la journée, j’attends qu’elles arrivent avec impatience. Et pendant les vacances scolaires, je suis fatiguée d’être réveillée délicatement d’un tonitruant « mamaaaan, c’est le maaaatin!  » à 6h et d’amuser mon troupeau de gamins toute la journée, j’attends qu’elles finissent avec impatience. Bref, je ne suis pas patiente. Je me fatigue toute seule.

Humeur: brumeuse

Condition physique: embrumée. Je suis impatiente, mais logique. Parfois.

Estomac: le café, c’est la vie.

Esprit: pschiiiiit!

Boulot: rien de particulier, par contre, les travaux reprennent bientôt dans la maison du petit requin. Youpidoo.

Culture: Je continue à me renseigner sur l’histoire locale. Certes, le siècle dernier a surtout été marqué par les guerres et la mine, mais pas que. J’ai appris avec ravissement que dans les années 30, la société colombophile du village a été verbalisée par la maréchaussée parce que ses volatiles avaient déréglé l’horloge du beffroi de la ville voisine et que ça a été un événement tonitruant. J’adore.

Avis perso: 5 semaines. Il reste 5 semaines pour trouver une solution pour le brexit. Je sais, ça n’a pas l’air d’un avis, mais c’est parce que je veux rester polie.

Message perso: vive Skype!

Loulous: L’Ado a déjà couvert les essentiels culturels à Madrid, les incontournables, les indispensables…bref, il est allé voir le stade du réal Madrid et celui de l’Atletico. Et tu as été au Prado? Euh, non, mais j’irais, hein…Bon. GeekAdo bûche. Il a des annales. Il stresse. Il partage son stress. Ça va être long d’ici le bac de français…KnigthyDiva hésite entre MangaDiva ou simplement MangaGirl pour son nouveau pseudo, c’est sobre mais descriptif. PrincesseChipie s’est éclatée avec sa copine d’Angleterre, elles ont même fait un sleepover (soirée pyjama?) et elles ont donc joué à truth or dare (la vérité ou un gage). PrincesseChipie a hurlé à la fenêtre, en pleine nuit : I love unicorns! C’est là qu’on est content de ne pas avoir de voisin direct. Par contre, ça a réveillé le coq un peu plus loin…Wizzboy était très content de revoir sa Tata (c’est un surnom), et il a pleuré quand nos invitées sont reparties. Je dis ça négligemment, sans insister lourdement pour qu’elles reviennent très vite…

Amitié: c’était absolument génial de vous voir! On vous attend pour les prochaines vacances ( c’est toujours subtil, pas insistant du tout, non? )

Love: il songe à monter un trafic de paupiettes trans Manche avec la complicité du boucher.

Penser à : donner son bain à Penny, qui n’est pas fichue de se laver toute seule. Penny est un chat, je précise pour ceux qui ne savent pas.

Divers: en 1937, la population a manifesté contre je cite  » les bruits insolites » qui venait de la centrale électrique que la compagnie des mines avait installée dans le village en 1911. Ça m’intrigue. Qu’est-ce qu’il a bien pu se passer soudainement dans cette centrale en 1937? Surtout que c’était insolite!

Courses: Wizzboy a acheté tout seul (avec moi à côté) ses cartes de foot. Il était très content, il a donné un de ses sous à la buraliste et bien, elle lui en a rendu un autre! C’est fou quand même.

Envie de: printemps!

Sorties: c’est captivant, on doit choisir du carrelage, on a vraiment une vie trépidante.

Pic: ça arrive, ça arrive…

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Thursday Thunder: NON

Juste après le brexit et l’explosion des attaques racistes et xénophobes en Grande Bretagne, juste après l’élection de Trump et l’étalage au grand jour des groupes neo nazis, les RS, (en tout cas, les forums et sites que je suis) se sont interrogés: d’un côté, on cherchait à comprendre, à trouver des causes économiques ou sociologiques à ce déferlement de haine et de violence, et d’un autre, certains ont dit stop. On arrête d’être gentil, on arrête de trouver des excuses. Non, quelques soient les malheurs, les souffrances ou la détresse réelle des gens qui se sont fait embrigader là-dedans, leurs actes ne sont pas acceptables, c’est tout. Les défenseurs de cette tendance expliquaient que les liberals (au sens Anglo-saxon, qui n’a strictement rien à voir avec le sens français, c’est même plutôt son contraire) ont perdu la bataille parce qu’ils vivent encore dans un monde de bisounours où on peut discuter calmement de tout avec tous, alors que ces gens ( les brexiters, les pro trump, l’alt-right) s’en foutent allègrement. Notre façon de réagir est anachronique dans un monde où les fake news et la haine règnent. Le temps des discussions ad nauseam et des grandes thèses philosophico-sociologiques sur ces pauvres petits racistes, xénophobes, homophobes, antisémites (ne rayez pas la mention inutile, il n’y en a pas), est passé. Finies les excuses. Il faut juste dire non. Sans fioriture, sans explication, sans « mais… ». Non.

Je ne sais pas si ce débat est arrivé en France, mais il revient régulièrement dans les cercles anti trump et anti brexit. Il ne s’agit pas de nier que ces gens sont manipulés, qu’on leur ment, qu’on les endoctrine, qu’ils sont le jouet plus ou moins consentant des pires populistes. Il ne s’agit pas non plus de nier leurs problèmes, leurs difficultés, leur misère sociale…mais à la limite, confronté à leurs actes, on s’en fout. Ce n’est pas le propos. Un acte raciste est raciste quelque soit celui qui le perpétue. C’est tout. Il faut arrêter de dire ah ben oui, bouh c’est méchant de faire un salut nazi, mais le pauvre petit qui a fait ça, il est au chômage et puis il a eu des problèmes à l’école et il ne se rend pas compte et il faut le comprendre…Non. Juste non. Déjà, c’est effroyablement méprisant pour les gens qui comme lui, ont des difficultés dans la vie, ça n’empêche pas d’avoir un cerveau, d’être tolérant, d’être ouvert. Face à de tels actes, il faut dire non sans concession. On dit non aux actes, pas aux personnes. Mais on ne cherche plus d’excuse. Pas de compromis. Parce que ça devient vite de la compromission. Il faut arrêter d’être tolérant avec les intolérants. Il faut se lever et dire non.

Le débat a fait rage entre liberals (toujours au sens anglo-saxons, je ne sais pas exactement comment traduire) et il continue. Je me suis posée beaucoup de questions. Est-ce qu’il ne faut pas continuer à écouter, dialoguer, tenter d’expliquer? Mais dialoguer avec qui, ils ne nous écoutent pas. Est-ce qu’on ne devient pas aussi fermé que ceux qu’on combat? Est-ce que ça changera quelque chose? Il ne s’agit pas de ne pas éduquer, au contraire, mais de ne jamais être complaisant. Devant le déferlement immonde de haine qui s’affiche fièrement, devant l’antisémitisme assumé, devant le populisme, le fascisme, la montée des horreurs qu’on croyait passées, j’ai fait mon choix. Devant l’urgence à réagir, je me contrefous de savoir comment ou pourquoi. Je dis non. Juste non.

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Si on était en année bissextile…

Je sais ce n’est pas le cas, mais comme j’ai de la visite d’angleterre (et j’en suis très, très contente!), je ressors un billet sur les leap year proposals, les demandes en mariage des années bissextiles. Si. Tous les 4 ans, comme le rapportent certains journaux français en parlant des coutumes anglaises teeeellement fun, c’est le jour où traditionnellement les femmes pouvaient faire des demandes en mariage. Oui. En Irlande donc. Ce n’est absolument pas une coutume anglaise. Je ne citerai pas l’article, pour ne pas leur faire honte, mais bon ça se vérifie quand même facilement ce genre de choses. Chers apprentis journalistes n’oubliez pas, Google est votre ami.

Alors donc, en Irlande (vraiment pas en Angleterre), la petite Brigid s’ennuie. Brigid qui est bien sûr de Kildare, à l’ouest de Dublin, un coin connu pour ses haras maintenant et l’élevage de chevaux, plutôt que celui de saintes qui périclite depuis Brigid, il faut bien le dire. Ce n’est toujours pas en Angleterre. Il  n’y avait pas beaucoup de distractions au 5eme siècle, et Brigid ne sait pas quoi faire. Et voila-t-il  pas qu’un certain Patrick, saint de son petit nom, débarque et hop, fait son intéressant à convertir tambour battant tout le pays au christianisme (c’est une image, je ne pense pas qu’il ait eu un bodhrán, un de ces tambours irlandais charmants, surtout quand ils sont silencieux). Ça met de l’animation et Brigid n’hésite pas aller voir Patrick (bon dit comme ça, et avec les tambours, ça fait carrément groupie qui va à un concert…je m’égare). Pour une raison obscure, Bridgid ne trouve rien à lui dire. Alors qu’ il y avait des choses à demander à ce bon Patrick pourtant. Comment il fait pour faire fuir les serpents (ça m’intéresse vivement)? Est-ce qu’il était dopé pour traverser comme ça la mer d’Irlande, deux fois de suite en plus parce que bon, c’est sportif? C’est quoi ce fétichisme du trèfle? Et cette passion pour la randonnée? 

Rien de tout ça, Brigid râle juste parce que c’est pénible quand même, de devoir attendre que les garçons se décident à faire leur demande en mariage, ils sont empotés, ça prend trente ans et on n’a pas que ça à faire, surtout vue l’espérance de vie au 5 eme siècle. En plus, il faut aller tresser des aiguilles de pins pour convertir les gens et passer à la postérité, pas rester bétement plantée à attendre que ces messieurs se lancent.  Du coup Patrick qui est très serviable, décréte qu’exceptionnellement tous les 4 ans, le 29 février, les femmes peuvent à leur tour faire des demandes en mariage. Et voilà. En Irlande donc. Des mauvaises langues prétendent que Brigid en aurait profité aussitôt, la petite coquine pour demander à Patrick de l’épouser. Je ne veux pas briser le romantisme, mais elle s’est pris un refus cinglant… En même temps, c’est une bonne chose, parce que selon les historiens, Brigid avait 9 ans à la mort de Patrick. 

 

 Source …pourtant, ils étaient mimi tous les deux, non? 

Comme il était quand même très sympathique, ce Patrick (je rappelle qu’il n’a pas hésité à donner son nom à une beuverie planétaire, tous les 17 mars), il décide aussi que les goujats qui refusent la demande en  mariage auront un gage et là dessus, il roule une pelle à Bridgid, pour la peine. Ou lui fait une petite bise sur la joue, les témoignages d’epoque sont confus. Après ça, des moines irlandais amènent cette charmante coutume avec eux (c’est pas lourd, niveau supplément de bandage, une coutume, ça passe) quand ils vont établir des succursales monastères en Écosse. Toujours rien à voir avec l’Angeterre. En 1288, les écossais précisent même dans une loi que le type bien embêté, qui n’est pas intéressé et refuse (ça peut arriver…) doit payer une robe et des gants à la demoiselle. C’est toujours ça de pris.  Si ça se trouve, il y a de petites malignes qui profitaient du 29 février pour refaire entierement leur garde-robes à peu de frais, à coup de demandes en mariage à tout ce qui bougeait pendant 24 heures. La légende, encore elle veut que cette charmante loi écossaise est été promulguée par la reine Margaret, célibataire et un peu aigrie. Ahaha. Margaret avait 5 ans en 1288. C’est plutôt une bonne chose, qu’elle ait été célibataire, non? La légende a vraiment l’esprit mal tourné. 

Enfin bref, des tas de gens en profitent en Irlande, mais aussi en Grande-Bretagne pour monter des opérations publicitaires au goût douteux tous les 4 ans, des sites de rencontres aux radios locales. C’est la joie,  youpidoo. Parce que c’est sûr, une femme n’est pas fichue de demander son copain en mariage toute seule, comme une grande et n’importe quel jour. Et le type rêve forcement que la chose est lieu en public et se retrouve sur  YouTube. Avec son air ahuri en gros plan et le logo de Télé Plouc. Finalement, on est bien content de ne pas être en année bissextile.

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