Je n’arrive pas à me mettre dans l’ambiance de Noël, malgré une maison décorée pratiquement du sol au plafond…ou plutôt si, je suis parfaitement dans l’ambiance de Noël française, terne et pour ainsi dire inexistante, et ça ne m’amuse pas du tout. La frénésie hystérique anglaise à l’approche du 25 décembre me manque beaucoup.

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Il y a bien des illuminations, mais les maisons décorées sont rares et d’une sobriété désolante. Certes, je n’ai jamais transformé mon front garden en winter wonderland à faire passer le phare le plus puissant du monde pour une lueur falote, mais mes voisins anglais le faisaient, et j’adorais. Personne ne se promène avec un bonnet de noël dans la rue depuis trois semaines, pas de bouches d’oreilles qui clignotent au portail de l’école, pas de serres têtes qui chantent…si on le fait, c’est pour un pot de noël ou quelque chose comme ça, ironiquement et juste pour un instant. Alors qu’en Angleterre, on est accoutré tous les jours de décembre comme ça. Pas d’impatience non plus à attendre les pubs de Noël qui sont de véritables petits courts métrages en Angleterre. Pas de course à la meilleure chanson pop de noël de l’année (tiens, je vais replacer laaaast chrtismaaas). Pas de super mums qui se congratulent depuis septembre d’avoir déjà préparé leur xmas pudding…enfin non, ça ne me manque pas, ça. Mais il n’y a aucune ambiance, malgré les marchés de noël. Tout est terne, ennuyeux, routinier…l’explosion de kitsch anglaise, l’impatience joyeuse, même la pression d’avoir un noël parfait, me manquent.
Je ne parle même pas de l’école, c’est désolant! Je sais bien que je me suis plainte pendant des années des xmas fairs, xmas plays, xmas concerts…mais qu’est ce qu’ils me manquent aujourd’hui ! Les petits anglais ne fichent rien en décembre, mais ils s’éclatent. Ici…rien. Voilà. Comme mes enfants sont dans une école catho, on a quand même droit à des chants chez les petits. C’est tout, rien au collège ou au lycée. Et encore, on ne parle pas de superproduction grandiose comme en Angleterre (la scène du spectacle de noël de Love actually, ce n’est pas exagéré, ça se passe comme ca): dix minutes à se geler dans la cours, sans mise en scène, sans effet lumineux, sans scénario extravagant, sans costumes délirants, avec les gamins serrés en rangs qui marmonnent petit papa Noël. Beuh. C’était tellement tristounet, j’en aurais pleuré, mais j’ai eu peur de me faire remarquer au milieu des autres parents eux, qui étaient ravis. Clairement, je ne suis pas intégrée.
J’ai eu un moment d’espoir l’année dernière, un « marché de noël » était prévu après les chants. J’ai été très déçue. Pas d’animation, pas de sono qui crache à fond du Cliff Richards chante noël dans chaque classe, pas d’ambiance, pas de jeux. Juste des réalisations de l’association des parents d’élèves, même pas des bricolages faits par les enfants donc, sur 4 tables de cantine poussées contre un mur. Ah. Rendez moi les tornades de festivités des xmas fairs anglaises, quand toute l’école est noyée pendant des heures sous des tonnes de paillettes, quand tout monde participe, entre ateliers et jeux….ça c’est de la xmas fair! Et ça rapporte sûrement plus au PTA (parents teachers association) que les trois cartes en pliage et les deux arrangements floraux de leurs collègues français! D’accord, je ne survivais à tout ça qu’en gobant des painkillers, des nurofen comme des smarties (surtout quand je faisais partie de l’organisation et que j’y étais coincée pendant toute la journée), mais mes enfants, comme leurs copains anglais, étaient à fond pendant un mois, ça c’est du noël qui compte. Ici…pfff.
Bon, soyons honnêtes, nos menus de noël se sont grandement améliorés depuis qu’on est en France, c’est vrai. Mais ça ne suffit pas à me faire oublier les noëls anglais. I miss English Christmas so very much, it’s boring here. Allez, on ne se laisse pas abattre, hop tous en chœur: 🎶laaaast christmaaaaas.