Thursday thunder: je ne fais pas colo!

Les vacances scolaires approchent et avec elles, les bons conseils de gens bien intentionnés et qui n’ont probablement pas d’enfant eux-même, mais qui savent que ça existe, pour occuper les nôtres. D’enfants je veux dire. Je viens de tomber sur un article qui me promet 55 activités qui vont amuser petits et grands. Ah.

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Alors déjà, on parle bien de vacances? Non parce que faire 55 activités, c’est à dire prévoir un planning et une organisation démentielle pour caser tout ça, ça n’a pas l’air particulièrement agréable. Ni faisable d’ailleurs, mais je dois manquer d’imagination. Enfin bref, qu’est-ce qu’on y trouve dans cette liste: « faire de la glace à la banane tous ensembles». Bon, si je dis qu’il y a des enfants qui aiment pas les bananes, j’en connais, on va encore m’accuser d’être de mauvaise foi. Mais plus sérieusement, je n’ai pas l’intention de passer l’été à nettoyer les dégâts et repeindre ma cuisine tous les 4 matins, ni d’investir dans une glacière industrielle. Ça commence fort.

On continue: « aller voir un film en plein air. » Et je le trouve où, ce film en plein air? Vous croyez qu’on a ça, à la campagne? Ensuite, il faut « aller au parc »….aaaah, je m’en doutais. C’est donc une liste d’occupations pour enfants citadins uniquement. Parce que non seulement le seul endroit qu’on peut qualifier de parc ici, est plus petit que notre jardin, mais il n’y a que des parterres de fleurs. Ça n’amuse pas les enfants qui peuvent par contre courir dans les champs, mais ça n’est pas sur la liste. Ah non pardon, je retire ce que je disais sur les citadins, puisqu’on enchaine avec « construire un parcours d’obstacle dans le jardin ». WTF?!? Si j’avais le temps, la capacité manuelle et les moyens pour construire le genre de réalisations gigantesques qui illustre l’article, je ferais autre chose que détruire mon jardin pour le transformer en école de dressage pour enfants! Je ne veux pas critiquer, mais je n’ai encore rien trouvé qui soit amusant ni pour les grands et ni pour les petits, dans cette liste…

« Jouer au Frisbee »…bon, là, ça reste facile. Sauf que les filles détestent, Wizzboy ne trouve pas ça assez sportif, et je suis légèrement maladroite, bref, ça n’amuse personne chez nous. Clairement, on s’y prend mal. « Faire une vidéo TikTok » mais bien sûr. Je sens que je vais devenir grossière d’ici peu. « Aller à la plage », c’est pratique pour ceux qui vivent en montagne. Quant aux autres, heureusement qu’un journaliste leur dit d’y aller, ils n’y auraient pas pensé tous seuls. « Aller marcher dans la forêt et noter sur un carnet chaque insecte que vous verrez »…Wizzboy n’a pas l’intention de faire de devoirs pendant les vacances, ça ira merci et je n’aime pas particulièrement les insectes, ça rampe, ça vole, ça pique, c’est vicieux….rhaa ça y est, rien que d’en parler, j’ai l’impression de me faire envahir par une armée de fourmis! « Aller demander à un agriculteur amical (c’est dit comme ça) si vous pouvez participer aux travaux de la ferme ». J’en ris encore. J’imagine très bien la tête des agriculteurs locaux… « regarder des vidéos de chats sur YouTube ». On sent que l’auteur est payé au mot et commence à être à court d’idée.

Sinon, on peut arrêter de prendre les parents pour des animateurs de colo et les enfants pour des idiots, incapables de s’occuper seuls, de paresser et de simplement profiter de leurs vacances sans subir les marronniers des rédactions en mal d’inspiration à l’approche de l’été.

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La sortie scolaire: l’interview

Hier, pour la première fois depuis plus d’un an, WizzBoy et ses petits camarades avaient une sortie scolaire. L’état d’excitation du troupeau des élèves était à son comble et bizarrement inversement proportionnel à celui de fatigue de leur malheureuse instit. Ça a commencé fort, elle n’arrivait pas à les compter avant de monter dans le bus, parce qu’un ou deux, ou quinze avaient décidé de courir en rond autour des autres et n’arrêtaient pas de changer de place. On ne dira jamais à quel point enseignant en primaire, c’est un sacerdoce…

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Wizzboy a donc passé la journée dans un parc éducatif sur la préhistoire, les gaulois, ce genre de chose. On l’a récupéré à 19 heures, encore plus énergique et excité que le matin. L’instit avait vieilli de 15 ans en une journée (sérieusement, elle a toute mon admiration), et les parents accompagnateurs avaient l’air d’avoir pris la décision de ne plus avoir d’enfant. Jamais. Alors Wizzboy, c’était bien?

-ouiii, j’ai appris à faire du feu, yeah!

-aaaah, c’est très bien. Euh…tu as appris autre chose?

-j’ai mangé tous mes sandwiches! Et pour faire du feu, il faut frotter des cailloux et ça fait des étincelles et…

-d’accord. Mais à part ça, tu as vu quoi?

-j’ai pas fini mes carottes, passque c’est berk, les carottes, et les cailloux pour faire du feu, ça s’appelle des filex, et ça fait des étincelles!

Bon, on reste calme, il n’a probablement pas vraiment appris à faire du feu. Je vais tenter une autre approche.

-tu as vu des huttes comme au temps des gaulois? (J’ai lu la brochure quand il a fallu donner l’autorisation parentale pour la sortie. Je n’y ai vu nulle part que les enfants apprendraient à faire du feu) .

-ouiii, c’est trop stylé, ils faisaient du feu au milieu, avec des brinmilles, le monsieur nous a montré! Avec des filex et tu les frottes et après tu mets de la paille dessus et après ça fait des grosses flammes et..

-ahaha, mais tu as vu comme les gens vivaient au temps des gaulois?

-ouiii, et j’ai fini tous mes gâteaux et un monsieur nous a montré comment fabriquer une petite épée de gaulois!

-mais c’est très bien ça…(ça reste dangereux, mais il ne risque pas de trouver du fer fondu à la maison, on devrait être tranquille).

-d’abord, il faut faire du feu, j’ai tout compris….je peux te montrer si tu veux?

Rhaaa, mais c’est quoi cet endroit enfin? Un centre de formation des pyromanes? Une école pour apprenti incendiaire?

-et puis, on a vu comment faire des poteries, c’est facile, il faut de la boue et faire du feu, et puis on a vu comment ils mangeaient, en faisant cuire des bêtes sur du feu, et puis ils faisaient des bijoux, avec une sorte de métal tout mou et un gros marteau et du feu et…

Bref Wizzboy s’est éclaté. J’ai caché les allumettes dès qu’on est rentré et Marichéri a mis ses briquets sous clé. On ne sait jamais. Wizzboy est maintenant persuadé que les gaulois ne faisaient rien qu’à faire cramer tout ce qu’ils voyaient, par plaisir. D’ailleurs, quand les grands lui ont demandé au repas ce qu’il avait fait, pendant sa sortie scolaire, ça n’a pas loupé. Il a hurlé, ravi: on a fait du feu! Tout va bien.

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Mardi Tourisme: Trim

Juste pour le plaisir de revoir des photos d’Irlande, je vous ramène à Trim cette semaine. Trim, la ville est dans le county Meath au nord ouest de Dublin et elle est dominé par des ruines imposantes. Trim Castle est au bord de la rivière Boyne et c’est le plus grand château fort normand d’Irlande…oui, parce qu’il a été construit en 1172 (et les années qui suivent, déjà à l’époque, on ne pouvait pas faire confiance aux entrepreneurs pour tenir les délais d’un chantier) par des anglo-normands, des envahisseurs forcément, pas par des locaux. Trim a été donné à Hugh de Lacey par Henry II, qui ne se gênait pas pour distribuer des terres irlandaises. Ça a vivement contrarié un chef local dont je ne résiste pas à mettre le nom par plaisir, Ruaidrí Ua Conchobair. Si. Ça c’est du nom qui claque! Le petit Ruaidrí a même attaqué le château, taïaut. Et donc c’est pour éviter de se prendre une intrusion d’irlandais énervés sur les remparts tous les 4 matins que le fils de Hugh, Walter a décidé de reconstruire en plus grand. Résultat, c’est immense et ça a pu servir de décor pour certaines scènes dans Braveheart. De là à dire qu’en fait Ruaidrí était pote avec Mel Gibson, ou qu’il voulait se reconvertir comme chef décorateur à hollywood …je sens que je m’éloigne dangereusement du sujet.



Il y a également une Abbaye Augustine un tout petit peu plus loin, en sortant de la ville, de l’autre côté de la Boyne. Il faut passer un petit pont charmant et on peut se garer devant le pub. J’adore ce pub! C’est la quintessence du pub irlandais de campagne, on dirait presque une attraction posée là juste pour les touristes, mais pas du tout. D’ailleurs, ces touristes ignares qui se bousculent dans le château  négligent les ruines de St Mary’s Abbey,  alors qu’elle est non seulement très jolie, mais elle aurait été fondée par Saint Patrick lui-même, ce qui n’est pas donné à la première abbaye venue quand même! 


On habitait tout près, on amenait tous nos visiteurs de France à Trim. Le château était en rénovation qu’on a quitté l’Irlande, mais la première fois qu’on l’a visité, c’était encore à moitié sauvage. On rentrait là dedans comme dans un moulin à l’équilibre très précaire, les ruines menaçaient de s’écrouler. Il y avait aussi une certaine végétation un peu envahissante, et des corbeaux dodus qui voletaient en haut du donjon. On pouvait grimper partout et se faufiler entre les éboulements dans le moindre recoin des tours. Aujourd’hui Trim Castle est remarquablement sécurisé et aménagé, mais je trouve que ça a un peu perdu en pittoresque du coup. Bon, évidemment on ne risque plus de se prendre une tour sur la tête, c’est un progrès. Et le donjon de Trim reste toujours aussi impressionnant, encore plus sous le soleil!

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Sunny Monday # 24

On se promène toujours dans la rue pour le défi de Bernie ce mois-ci, et je vous amène à Colchester, la capitale du borough council (un peu comme une communauté de communes) dont nous dépendions. Colchester s’enorgueillit d’être la plus vieille ville d’Anglerre, puisqu’elle a été la première capitale lorsque les romains ont colonisé le pays. Mais elle était aussi très active au moyen âge, et il en reste des traces, notamment cette rue couverte, le Lion’s Walk, bordée par des pubs bien sûr et des petites boutiques charmantes. C’était un de mes endroits préférés et j’y ai amené tous nos visiteurs de France.

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Projet 52: cœur

J’avoue que je n’avais aucune inspiration pour le thème choisi par Ma’ cette semaine. Je regardais mollement les photos dans mon téléphone en cherchant l’inspiration, surtout parce que je suis coincée à l’entraînement de rugby de Wizzboy, et c’est long. Très long. Tout est bon pour passer le temps, je trouverai bien une photo en rentrant mais ça m’occupe…bref, je ronchonnais dans mon coin quand je suis tombée sur non pas un mais plusieurs cœurs. Youpidoo! Mais si, regardez l’ombre de la rambarde.C’est à Fontevraud et en plein dans le thème.

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Friday Feelings #322

Le vendredi, c’est états d’esprit (imaginés par ma copine Zenopia).

Fatigue: pas plus que la semaine dernière, mais pas moins non plus.

Condition physique: bronzée des pieds. C’est à dire que j’ai enfin sorti les sandales d’été, et que j’ai déjà les marques des lanières. Sinon, je ne suis ni anglaise ni inconsciente, je ne vais pas volontairement me faire cramer en plein soleil pour rougir comme une crevette pas fraîche.

Humeur : ah ben tiens, vu ce que je viens d’écrire au-dessus, il semblerait que je sois ronchon. Je ne m’en étais même pas rendu compte. Ou alors, c’est juste que je manque de café, forcément, ça me contrarie. Je vais y remédier et je reviens de suite.

Esprit: caféiné, et hop! Ça va de suite mieux.

Estomac: ah mince, j’aurais dû échanger les rubriques…

Boulot: ça se bouge un peu.

Culture: grâce à L’Ado, je me plonge dans la littérature indigéniste sud américaine et soyons clairs, j’ai hâte d’en sortir. Je ne dis pas, c’est sûrement captivant, mais bon, l’impossibilité de réconcilier le marxisme révolutionnaire avec l’aspiration des peuples amérindiens et les dépressions littéraires qui s’en suivent ne m’inspirent pas du tout. Heureusement, ce n’est pas moi qui dois écrire un mémoire là-dessus, il faut juste que je relise. Par contre, je refuse de ne serait-ce que jeter un œil sur les passages en quechua. Non mais.

Avis perso: justement, puisqu’on parle de ça, je trouve que les brexiters ont atteint un niveau de comique dont je ne les aurais jamais cru capables. Ces braves gens prennent sur eux de huer leur propre équipe de foot, sous prétexte que les joueurs s’agenouillent avant les matchs, pour lutter contre le racisme. On ne la fait pas aux brexiters, ils sont plus malins que ça, ils savent bien que c’est en fait une manœuvre subtile de la part des joueurs pour promouvoir le marxisme. Si. Ça a même fait la une des tabloïds. J’en ris encore.

Message perso: merci.

Loulous: L’Ado s’éclate (voir rubrique culture) et il est contagieux. GeekAdo est formel, il n’est pas devenu magnétique après sa première dose de vaccin. Pour un geek comme lui, c’est une déception. MangaGirl est déjà en vacances, le lycée est centre d’examens, et protocole sanitaire oblige, il ne peut plus y avoir cours. Elle en est très contente. PrincesseChipie est soulagée, le collège ne ferme que quelques jours, pour le brevet, mais les cours reprennent après, ouf. Wizzboy, en plus d’être un grand sportif puisqu’il veut à la fois jouer au PSG, en foot, et être international de rugby, s’intéresse aux dinosaures. Il se verrait bien archéologue, entre deux matchs. GeekAdo est ravi de cet intérêt soudain et il lui a passé tous les livres qu’il avait à son âge. Wizzboy a bien étudié la chose, surtout les hommes préhistoriques et il a même élaboré une théorie révolutionnaire sur les peintures rupestres: en fait, les traces de main sur les murs des grottes, c’est juste parce qu’ils avaient de pas serviette pour s’essuyer. Voilà.

Divers: vacances réservées. Hiiii. Bon, c’est dans trèèès longtemps, en août, mais quand même. Hiiii.

Amitié : ❤

Love: il est encore plus excité que moi pour les vacances, et il faut le faire.

Penser à : faire réviser la poésie de fête des pères à Wizzboy, il n’y a aucune raison que je sois la seule à souffrir (celle de fête des mères était un chef d’œuvre).

Envie de: hiiii.

Course: une virée familiale chez l’opticien s’impose, pour équiper toute notre famille de bigleux de lunettes de soleil de vue. Et oui, les deux qui font leur malin à y voir correctement (jusqu’à présent, on en a connu d’autres qui croyaient y voir et paf, ils ont des lunettes maintenant) peuvent en avoir aussi.

Sortie: tout dépendra de la météo. C’est à dire qu’il faut qui fasse beau mais pas trop non plus, sinon tout est bondé de mutants respirant par le menton (vu comme ils portent leur masque, c’est la seule explication possible, non?)

Pic: on n’y croyait plus, mais les fraises arrivent enfin dans le jardin!

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Thursday Thunder: la serpillère

Une pub pour un ustensile tout nouveau, fabuleux, merveilleux, miraculeux pour nettoyer, c’est à dire globalement, pour une serpillère mais avec un manche rose, fait scandale en Angleterre. Il se trouve que cette pub ne montre que des témoignages de dindes décérébrées femmes, affichant un sourire béat grâce à leur serpillère magique, et pas d’homme. Des associations ont porté la chose devant l’organisme de régulation de la publicité pour sexisme, puisqu’elle sous-entend que seules des femmes peuvent passer la serpillère. Effectivement. Mais ce n’est pas le seul problème. Cette merveilleuse publicité est plus complexe que ça, et elle rajoute encore des couches dans le sexisme.

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Déjà, le fait de laisser supposer que les femmes prennent leur pied à faire le ménage, c’est remarquable. Sérieusement, à en croire l’air hilare de ses pauvres filles, c’est carrément orgasmique. C’est fou quand même, qu’une serpillère fasse cet effet là…Heureusement que les autres membres du foyer qui sont évoqués mais pas nommés, mais on sent de suite que ça doit être une tripoté de gamins et un mari (vu la modernité de la pub, je ne vois pas d’autre choix) prennent sur eux de tout salir en continu et de traiter leur mère/épouse comme une bonniche, ça lui permet de nettoyer derrière, puisqu’elle « adooooore ça ». En tout cas, c’est ce qu’elle clame, toujours avec un grand sourire ravi. Je vais mordre.

Mais ce n’est pas tout: figurez-vous que les femmes doivent récurer en permanence pour, je cite « Ne plus avoir honte des traces de calcaire quand une connaissance, un visiteur, une amie vient inspecter leur cuisine ». Ah. Voilà autre chose. Qui a des amies qui font ça? Et vous n’avez jamais pensé à leur faire bouffer la serpillère avant de les flanquer définitivement dehors? Quelle personne saine d’esprit va s’introduire chez les gens pour examiner des traces de calcaire? Sinon, je ne savais pas qu’on était responsable, en tant que genre, de la composition de l’eau qui sort de nos robinets. On ne me dit rien…Que celles qui se lèvent la nuit pour aller subrepticement glisser du calcaire dans les nappes phréatiques se dénoncent! Vous croyez qu’on peut tenter une action de groupe contre Veolia qui ne nous verse pas un centime de dividende alors que c’est nous qui faisons tout le boulot, grâce à nos ovaires ou un truc comme ça? Je sens que je m’emporte.

Et bien sûr, la pub porte le coup final: cette serpillère est le cadeau idéal, d’ailleurs une des séquences montre une femme toute fière d’annoncer qu’elle en a offert une à sa mère. Alors je ne sais pas quel genre de relation elle entretient avec sa maman, c’est beau d’être aussi libre que ça, mais vu que la serpillère est présentée pratiquement comme un sextoy au début, est-ce bien normal? Plus sérieusement, est-ce bien normal d’insister sur le fait que l’esprit bonniche doit se transmettre entre mères et filles? Non parce que j’ai raté l’éducation de mes enfants dans ce cas, filles comme garçons savent très bien que ce serait extrêmement dangereux de me donner une serpillère en cadeau. Dangereux pour eux je veux dire. Sinon, filles comme garçons savent s’en servir, ça n’amuse ni les uns ni les autres (ni moi), et ils n’attendent pas que je nettoie derrière eux.

On en est donc encore là, en 2021. La pub en question a bien été retirée. Mais personne dans la chaîne décisionnelle n’a rien trouvé à y redire avant qu’elle ait le temps d’arriver sur les écrans. C’est consternant.

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Le recensement dépense et citronnade

MangaGirl commence à sérieusement vieillir grandir, voilà qu’elle a dû faire la queue à la mairie ce matin, au milieu d’une petite douzaine d’ados aussi enthousiastes et réveillés qu’elle pour le recensement militaire. Elle était joie. Surtout quand l’ordinateur a confondu et a sorti la fiche de GeekAdo. Alors, c’est effectivement le même nom de famille, la même adresse et le même lieu de naissance (« étranger, loin, ailleurs, bizarre, c’est quoi ces gens qui sont nés n’importe où mais sont français quand même, hum? »), mais la ressemblance s’arrête là. Déjà, elle est beaucoup moins barbue…je sens que je m’éparpille. Je voulais dire que MangaGirl a été épuisée par le recensement, elle n’est pas du tout impatiente d’aller faire la journée défense et citoyenneté. Ses deux grands frères l’ont prévenue, c’est d’un ennui mortel. GeekAdo y a eu droit en France, mais L’Ado a eu le plaisir de se traîner l’ambassade juste pour ça et j’en avais déjà parler. Du coup je ressors ses aventures, enfin nos aventures, puisqu’à cette lointaine époque, il avait eu peur d’aller à Londres seul (alors que maintenant, il est prêt à faire le tour du monde, en bus pour être écolo, sans nous en informer).

MangaGirl n’avait pas du tout cette tête réjouie. Du tout.

J’ai donc eu la joie immense d’accompagner L’Ado à l’ambassade, pour sa journée citoyenneté et défense, ou l’inverse. Ça n’existait pas quand j’ai quitté la France, je ne savais pas du tout ce que c’était. Lui non plus, et il n’avait aucune envie d’y aller. En plus, pas de chance, l’ambassade en organise une tous les trente six du mois, il faut que ça tombe sur lui (apparemment, il était le plus jeune). La journée s’est apparentée à un heptathlon, ce fut épique.

Première épreuve: tirer du lit un ado à 5 heures du mat, un samedi matin. Il faut déjà rentrer dans sa chambre, en poussant les vêtements de la vieille roulés en boule devant la porte, éviter d’écraser la chatte, qui dort sur le blazer (d’uniforme scolaire) hors de prix jeté au pied du bureau, louvoyer péniblement jusqu’au lit en évitant les obstacles répartis sur le sol: les reliefs du goûter de minuit, l’iPhone et un cactus (L’Ado a eu une période jardinier, il y a longtemps, il ne reste qu’un cactus famélique, mais aux épines très pointues). On peut ensuite se pencher délicatement sur l’enfant endormi, et lui murmurer tendrement à l’oreille « mais tu vas te lever, espèce de feignasse, ça fait trois fois que ton réveil sonne! ». Devant l’absence de réaction, une seule solution, Marichéri a sorti sa trompette. La chatte a eu peur. On va pouvoir emmener le blazer au pressing (pour ceux qui ne suivent pas, la chatte est incontinente quand elle est stressée).

Deuxième épreuve: les transports, la première partie se passe bien, le train pour Londres est désert, L’Ado s’assoit même en face de moi, écouteurs vissés sur les oreilles, faut pas rigoler non plus, il ne va quand même pas me parler en public. Du coup, je me suis bêtement relâchée…ce fut une erreur. Car la deuxième partie, dans le métro a été beaucoup plus difficile. L’Ado n’a jamais pris le métro seul, et surtout, il n’est pas particulièrement attentif à ce qu’il fait. Essayez donc de ne pas perdre un gamin qui refuse de marcher à moins de vingt mètre de vous dans les couloirs du tube londonien, au milieu de la foule! La prochaine fois, je ne veux rien savoir, je l’habille en orange fluo, avec un gyrophare sur la tête.

Troisième épreuve: rentrer dans l’ambassade, avec une petite échappée de parents prévoyants et leur progéniture pour se rendre compte que ce n’était pas là qu’on devait aller mais de l’autre côté du pâté de maison, à l’institut français. Jurons divers et bilingues de l’assemblée qui repart. On a été rejoint par le peloton devant les grilles fermées de l’institut. La convocation indiquant que les ados devaient se présenter impérativement avant 8h30, les portes sont restées fermées jusqu’à 8h40. Ça m’a permis de lier connaissance avec des compatriotes venant de Sheffield, dans le Nord de l’Angleterre, ravis d’avoir du prendre une journée de congés pour faire le trajet la veille et de se taper une nuit à l’hôtel pour la journée défense et civilité. Et encore, ils n’ont pas eu à se plaindre, les ordinateurs du consulat ayant buggué, certaines convocations ne sont pas passées, et plusieurs gamins ont été refoulés. C’est évident, ils étaient là pour le plaisir, espèces de petits resquilleurs, tiens! 

Quatrième épreuve : les boutiques….bon, il fallait bien que je m’occupe un peu en attendant L’Ado, non?

Cinquième épreuve: l’attente…parce que personne n’a su nous dire à quelle heure la journée dépense défense et cirage finissait, je suis repartie à l’institut, où une bonne trentaine de parents patientaient. Nous avons tous demandé à quelle heure ouvrait le bistro (c’est le nom de la cafèteria, ce n’est pas qu’on voulait absolument s’alcooliser-quoique ça aurait aidé!). Réponse 11h…il était 11h20 et c’était fermé, bien que les serveurs soient attablés à ne rien faire à l’intérieur. Dans ces cas là, il y a toujours une grande gueulepersonne bien intentionnée, pour protester, au nom de tous les autres, qui commençaient à perdre patience. Je me suis donc faite hurlée dessus par un des serveurs, pour lui avoir poliment fait remarquer que c’était toujours fermé…et non, ce n’est pas moi qui lui ai demandé si il se croyait de l’autre côté de la Manche, pour parler comme ça à des clients. La fronde montant parmi les parents, le bistrot a ouvert.

Sixième épreuve: le bistro français, la perspective de prendre un vrai café, avec un vrai croissant a remis tout le monde de bonne humeur, même les parents anglophones….si vous voulez perdre un peu, je vous conseille le capuccino du bistrot de l’alliance française de Londres, plus efficace que tous les régimes à la mode. Après trois gorgée, j’étais malade pour la journée, je n’ai rien pu avaler d’autre. Apparemment, c’est de notoriété publique, mais je ne vais jamais à Londres.

Septième épreuve : le retour, je vous passe le jeu de cache cache dans le métro avec L’Ado. Il s’est encore assis en face de moi dans le train, mais sans les écouteurs: il voulait communiquer! Ça m’a achevé…le pauvre était tellement énervé après sa demi journée dépense et citronnade (il y avait un goûter à 10h), il voulait partager sa joie avec moi! J’en suis encore toute émue. Il faut savoir qu’une bonne moitié de la salle ne parlait pas un traître mot de français, et bien sûr, toute la matinée s’est déroulée en français. L’autre moitié a passé son temps à bailler et à jouer avec son téléphone. L’Ado était outré, on a osé lui demander si il voulait s’enrôler dans l’armée française, alors qu’il est en pleine période pacifico-crado!

On a fini épuisé, mais d’accord tous les deux…rien que pour ça, c’est un succès! Mais vraiment juste pour ça.

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Mardi tourisme : Vitoria Gasteiz

On repart loin du Pas de Calais cette semaine, puisqu’on va au Pays Basque espagnol grace aux photos de L’Ado. On part même dans la capitale de la région, au nom double, Vitoria pour les espagnols, Gasteiz pour les basques.

Ce n’est pas la ville la plus connue de la région, bien qu’elle en soit la capitale administrative, du coup, elle évite un peu les touristes et c’est une bonne chose. Son centre historique, notamment le quartier médiéval connu pour sa forme en amande sont très sympathiques. Vitoria Gasteiz (je mets les deux noms, je ne veux me fâcher avec personne) est occupée depuis la préhistoire, mais c’est Leovigild (oui, j’en parle juste pour le plaisir de caser son nom), roi Wisigoth qui l’a fortifiée en 581 pour résister aux basques. Après diverses péripéties géopolitiques, Sanche VI (de Navarre cette fois) développe la ville en 1181. C’est à dire qu’il avait surtout dans l’idée de construire des remparts et des fortifications capables de résister de l’autre côté, contre les castillans et leurs velléités d’expansion mais j’ai dit que je ne me fâcherai avec personne, on va arrêter avec les références historiques.

En même temps, ce n’est pas facile d’échapper à l’histoire dans cette ville. La cathédrale de Santa Maria date du XIV siècle, mais on trouve aussi des couvents, des églises gothiques, des anciens bâtiments administratifs, et je ne vais pas recommencer avec les histoires de basques et de pouvoir central et tout ça, ahaha. J’adore les basques, les castillans, et les hispano-basques qui sont tous des gens charmants et je ne vois pas pourquoi j’irai me mêler de leurs petits différents, voilà.

L’Ado conseille de tout simplement se balader dans les rues, d’aller faire un tour au stade de l’équipe de foot locale (attention, il y a un piège, elle s’appelle deportivo Alavès du nom de la province basque d’Alava dont Vitoria Gasteiz était déjà la capitale avant d’être promue siège administratif de toute la région), d’admirer la Gare Art Deco, d’aller prendre une cerveza en terrasse place d’Espagne, et de ne pas faire le malin devant la colonne commémorant la défaite française de 1813 (pour une fois que tout le monde dans le coin s’est mis d’accord pour se battre contre un même ennemi extérieur , il a fallu que ça tombe sur les français! ils avaient même invité des touristes britanniquesà participer, je sens que je résume un peu…).

Sinon Vitoria Gasteiz est aussi connue pour ses bonbons basques, les bien nommés vasquitos et sa tarte Gasteiz. L’Ado précise qu’il faut évidemment accompagner tout ça de Rioja. L’Ado est vraiment très culturel.

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Sunny Monday #23

Ce mois-ci, Bernie nous propose de déambuler dans la rue pour son défi. je vous amène à Saint Omer, dans une des vieilles ruelles près de la cathédrale et sous le soleil!

Bonne semaine à tous!

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