My own ABC # 61


Dernière semaine de T, je sens qu’on va bien s’amuser avec U. En attendant, 

T comme…

Turner: on commence fort et culturel. Ne vous faites aucune illusion, ça va vite se dégrader après Turner, mais je voulais le recaser parce que j’adore. Voilà. Le petit Joseph Mallord William Turner est né à Londres en 1775. Il commence à peindre très jeune, pour s’occuper parce qu’on l’envoie chez son oncle en rase campagne et qu’il s’ennuie. Pendant ce temps sa mère finit à l’asile. On pourrait penser que ça porte sur le moral de Turner et pourtant ses œuvres sont lumineuses. Il commence à rencontrer un petit succès, vivement encouragé par son père et part étudier en Italie et à Paris. Quand il rentre à Londres, il s’installe chez son père, et a une vie privée assez bizarre. Il abuse de substances rigolotes qui se snifent, il a peut être deux filles illégitimes, à la mort de son père, il emménage avec une veuve dont il se fait passer pour le mari (ça a un petit côté zombie) … c’est d’ailleurs chez elle qu’il finit par mourir en 1851 du choléra.  C’est pas réjouissant tout ça…mais sans vouloir être méchante avec Turner, ce qui compte ce n’est pas sa vie, c’est son œuvre. Et là, c’est sublime. Il est reconnu aujourd’hui comme le maître du romantisme anglais, mais il était assez controversé à l’époque. Ses coups de pinceau apparents, son usage des couleurs et surtout de la lumière sont résolument modernes et novateurs. Je pourrais en parler des heures, mais il va falloir passer à la suite sinon ça va être lassant.


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Tiara: je vous avais prévenu, le niveau culturel s’effondre. Pour une raison qui m’échappe, les Royals féminines passent leur temps à se flanquer sur le crâne ces espèces de chandeliers affalés. Du coup, la populace fait pareil. À 5 ans, je comprends (et encore) mais après? Les tiares pullulent sur la tête des mariées anglaises, des gamines fêtant leurs proms, au nouvel an, aux anniversaires, ou pour n’importe quelle activité sociale soit disant festive. C’est déjà moche quand c’est en diamants alors la tiare en plastique, c’est radieux. Comme il n’y a pas de petits  profits, les Royals profitent de cet engouement pour refiler des imitations à la boutique de Buckingham. Cette chose coûte £120. En plus, je suis sûre que ça marche très mal comme antenne satellite ou paratonnerre. 


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Trifle: le dessert d’été anglais par excellence. En plus c’est d’une telle simplicité à faire que je ne mets pas de recette. Ce serait ridicule. Vous prenez des biscuits, style biscuit à la cuillère, trempés dans un alcool ou un sirop, des fruits, de la crème anglaise et de la chantilly par dessus et voilà. Je ne dis pas, c’est très sympathique surtout quand il fait chaud. Mais déjà, il fait rarement chaud ici, et puis il faut arrêter de présenter ça comme de la grande cuisine. Cela dit la première mention du trifle dans un livre de cuisine date de  1585, avec de l’eau de rose. Forcément depuis, les anglais ont eu le temps tester toutes les combinaisons possibles et imaginables de fruits et d’alcools pour leurs trifles.  Mais je reconnais que ce n’est pas mauvais du tout.


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Take That: paf dans les tympans! C’est fou comme les T auront été musicaux. Quoique d’après Marichéri, on ne parle plus du tout de musique. C’est un boys band à géométrie variable qui a débuté à 5 dans les années 90 et qui s’est reformé à 4 il y a quelques années après avoir subi une ablation de Robbie William. Maintenant, ils ne sont plus que trois, ils vieillissent aussi. Ils ont bêtement paumé un membre orange en route et ils ne s’en sont pas rendu compte. Ils sont encore plus populaires qu’à leur début, il y a 25 ans puisque leur public de base est toujours là mais s’est reproduit. Les fans vont voir Take That en famille, mères et filles. C’est pas idiot, comme marketing. 


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Thick of it: une série télé satirique excellente de 4 saisons (entre 2005 et 2012), avec Peter Capaldi qui s’inspire de l’actualité politique britannique du moment, puisque on suit les méandres d’un ministère, avec le personnel politique au pouvoir, l’opposition, les hauts fonctionnaires et les conseillers en communication. Toute ressemblance avec des faits et des personnes ayant réellement existé est voulue, très bien construite et hilarante. La quatrième saison qui collait de très près à l’actualité et aux enquêtes parlementaires en cours est ma préférée. Il fallait oser! Dommage que les créateurs soient passés à autre chose parce qu’avec le brexit et notre gouvernement de clowns pathétiques,  il y aurait du matériel. Ou alors, ils se ridiculement déjà tellement tous seuls qu’il n’y a plus rien à caricaturer? 


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7 commentaires pour My own ABC # 61

  1. J’adore Turner aussi ! Et en vrai, c’est encore plus beaux qu’en photo !!

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  2. carrie4myself dit :

    J’adore le trifle!
    U comme…. U2! 😀

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  3. Mélina Bee dit :

    Oh Turner ❤ J'aime tellement ce qu'il fait, le Barbu n'aime pas, il le trouve trop mélancolique et triste! Le film est passé l'autre soir à la télé mais je me suis endormi, faut que je vois la fin même si je sais comment ça se termine…

    Et puis ça n'a rien à voir mais j'ai lu ton dernier article inspiré par Shakespeare mais je n'arrivais pas à le commenter depuis mon portable; je suis vraiment désolée. Je comprends, je ne sais absolument plus quoi faire, on ne peut plus vraiment faire grand chose… Et je suis désolée, encore! Il faut se méfier ce que les autres pays vont faire aussi…

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