Sports Day


Pendant que les petits écoliers français se dorent déjà au soleil des grandes vacances, ici l’école continue. Les vacances d’été ne durent que 6 semaines et commencent fin juillet. La première année, quand nous avons reçu le calendrier scolaire, j’ai cru à une erreur : ils devaient sûrement vouloir dire 23 juin, pas 23 juillet!

Mais tous les examens sont finis, les bulletins scolaires remplis, il fait beau…les dernières semaines ne sont pas follement studieuses. Et parmi la multitude d’activités, du mini safari aux visites de temples bouddhistes organisées par des enseignants aussi impatients de partir en vacances que leurs élèves, il y a les incontournables « sports days ».

Dans le secondaire, c’est généralement à huis clos, sans les parents. Par contre en primaire, c’est un des événements de l’année auquel les parents se doivent de participer. Ici, les parents sont non seulement bienvenus à l’école, mais ils s’impliquent directement dans sa gestion. J’y reviendrai plus longuement pour la rentrée, en septembre.

On commence par une séance d’échauffement, en musique. Une des institutrices fait se trémousser tous les charmants bambins, et invite les parents à participer, sur la danse des canards, the bird song en V.O. L’organisation varie un peu d’une école à l’autre, mais on retrouve toujours les mêmes épreuves. Sous l’oeil admiratif des parents, les enfants lancent avec plus ou moins de bonheur divers objets, de la balle en mousse pour les petits au javelot pour les plus grands…généralement, les premiers de la classe lancent avec une grâce désarmante la balle derrière eux. Si il s’agit de vos enfants, la journée peut virer à l’humiliation permanente. Ou vous risquez de passer pour une mère ignoble si vous ne pouvez pas vous empêcher de rire aux mésaventures de votre progéniture. Certains parents se croient aux JO et investissent beaucoup dans la course en sac de leur fils ou le triple saut de leur fille. D’autres préfèrent se concentrer sur la buvette et applaudir mollement à intervalles réguliers.

Les courses sont le grand moment de la journée, ouvertes à tous. Il y a la toddlers race, pour les petits frères et sœurs pas encore scolarisés. C’est surtout sportif pour les organisateurs: il faut rassembler les petits, il y a ceux qui pleurent, ceux qui partent avant le départ, ceux qui veulent bien courir, mais en sens inverse, ceux qui veulent absolument rester assis au milieu du parcours…les 2 ou 3 qui décident de faire demi tour parce qu’ils ont vu une fleur, ou un chien, et celui qui zigzague au milieu en poursuivant un papillon….Si par hasard un des enfants parvient à franchir la ligne d’arrivée, il est bruyamment applaudi et déclaré vainqueur devant l’assemblée en délire. Mais comme ils sont encore petits, pour ne pas faire de jaloux, on remet un prix à tous. On assiste alors au spectacle des enseignants courant après les enfants pour essayer de le leur donner. Pour se remettre de ces émotions devant les parents hilares qui les ont regardés se débattre et se ridiculiser toute la matinée, les institutrices se vengent en proposant ensuite la mothers race et la très attendue fathers race.

Tout à coup, des gens civilisés se transforment en gamins. Il y a même des papas qui se sont entraînés plusieurs semaines, et ont investi dans des chaussures de sport. Les discussions amusées sur les règles en cas de faux départ dégénèrent très vite au bout du troisième, on sent la tension montée et il faut toute l’expérience des institutrices pour calmer tout le monde. Parfois un incident peut perturber la course : un papa qui était en tête, tombe en plein milieu. Emoi dans l’assistance, et discours de réconfort du gagnant…ce n’est rien, l’année derniere, il y avait eu contreverse un papa accusant un autre de l’avoir poussé. Je précise qu’il s’agit d’adultes responsables, mais certains n’hésitent pas à prendre un jour de congés pour participer et les 3 premiers affichent fièrement à la boutonnière leurs autocollants ( first, second, third) tout le reste de la journée, pour le plus grand plaisir de leurs enfants.

Et il faudra recommencer l’année prochaine, toujours dans la joie et la bonne humeur!

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