My favorite Times of the day

C’est un défi liste de ma copine Cécile de Zenopia. Et quand je dis défi, je suis en plein dedans. Enfin non, là je suis dans l’avion qui nous ramène en Angleterre. Si j’avais répondu en mode vacances, ça aurait été facile. Mes moments préférés de la journée, c’était toute la journée. Par contre, en mode routine anglaise alors là…on va prendre une journée normale d’école pour voir.


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Mon moment préféré, sans hésitation c’est quand Marichéri rentre. Déjà, parce qu’il arrive tard et que j’ai faim. Bon d’accord, quand il arrive vraiment tard, style 21 heures, je ne l’attends pas pour manger. Faut pas pousser non plus. Mais généralement je me dévoue  le fais. Voilà, ça fait smugged married et tout ça, mais bon, si justement on s’est marié, c’est bien parce qu’on est content de passer du temps ensemble. Donc, j’apprécie quand il rentre. Voilà….pff, si j’avais su que ça serait gênant et personnel comme ça, je n’aurais même pas commencer cette liste. En plus, je n’ai déjà plus rien, c’est dire comme je suis naturellement guillerette. 

J’aimais bien aller chercher WizzBoy à la preschool l’année dernière. Enfin non, mais j’aimais le moment où il sortait comme une fusée et se jetait sur moi.  Il commençait toujours par me dire qu’il ne savait pas du tout ce qu’il  avait fait avant de me raconter en détails pas toujours très clairs. Et on avait un peu de temps juste tous les deux à la maison. Je suis très contente de retrouver PrincesseChipie à la sortie de l’école aussi. Elle déboule toujours couettes au vent, grand sourire et enclenche direct sur le compte-rendu par le menu de toute sa journée, qui était super. Tout est super. Youpi. 

J’aime bien voir arriver GeekAdo et PrincesseDiva dans l’allée aussi. L’un est raide et marche au pas, l’autre sautille autour mais en essayant d’avoir l’air cool, tu vois. Ils font semblant de ne pas se connaître jusque devant le porche, où ils se disputent pour passer en premier. 

J’aime bien le matin (enfin non, je déteste me lever) quand Penny me saute littéralement dessus devant la machine à café pour faire un câlin. Cette bestiole est très affectueuse. Elle saute sur le plan de travail, discrète et silencieuse et s’approche subrepticement. Et hop. Elle se jette sur mon épaule en ronronnant comme un hydravion enrhumé. 

J’aime bien les petites respirations, les petits moments de calme, les petites bulles de rires…ce n’est pas à un moment précis de la journée c’est imprévu, bref, mais agréable. 

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Sunny Monday #31

Nouveau mois, nouvelle couleur pour le rendez-vous de Bernie. Pour août, on passe au bleu. Ça tombe bien, du bleu et du soleil, j’en ai encore jusqu’à demain. 

Le ciel de Rome est bleu, il fait 40 degrés et le soleil est à fond. C’est en face du Quirinal, mais le ciel est le même dans toute la ville. Pas la moindre trace de nuage…J’appréhende le retour en Angleterre, et pas seulement à cause de la météo pourrie. 

Bonne semaine à tous! 

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Why I hate airports top 10

J’ai la flemme de chercher qui a dit ce n’est pas l’arrivée qui compte, c’est le voyage. Non mais, ça va pas? Le voyage?!? Autant j’adore découvrir ailleurs, autant je hais farouchement les transports. Mais il y a pire. Quand on prend l’avion, il y a aussi le pré-transport, c’est à dire les deux heures (quand on a de la chance) avant de pouvoir monter dans l’avion pour attendre encore une éternité, enfermée comme une sardine hystérique sans bouger, sur le tarmac. Il faut vraiment que j’aime arriver ailleurs pour surmonter mes angoisses aéroportuaires.


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10- déjà, pourquoi les aéroports se débrouillent tous pour avoir un système de routes d’accès impossible? Il faut tourner 4 fois autour dont trois dans le sens inverse des aiguilles d’une montre, reculer de trois cases, passer un tour, foncer droit devant par surprise, retourner en arrière, mais en crabe…non mais, ça fait trente ans qu’on a le nez dessus cet aéroport, c’est par où l’entrée?

9- si on a de la chance, on arrive par hasard à trouver l’entrée d’un parking….à 15 kilomètres du terminal. Il faut se taper un trekking à travers tout à fois des marais, un désert de poussière et une jungle impénétrable, en se coltinant une tonne de bagages pour réussir à rejoindre un bâtiment. C’est ballot d’ailleurs parce que ce n’est pas le bon. 

8-je passe sur la signalétique innovante des aéroports, qui est un pur bonheur. De toute façon, je m’en moque, mon avion ne décollera jamais  à l’heure prévue, ni à celle affichée alors…j’ai largement le temps de faire tout le tour pour trouver ma porte d’embarquement. C’est facile, il suffit de procéder par élimination, en notant toutes celles indiquées pour mon vol un peu partout. La bonne, c’est celle qui n’est affichée nulle part. Si il y en a deux, c’est l’autre, celle où je ne vais pas je veux dire.

7- oh, j’allais oublier l’enregistrement, ce pur moment de communion avec les autres voyageurs. Les 3 millions de voyageurs qui veulent prendre le même vol que moi et font la queue depuis 6 heures. Du matin. De hier matin. Il y a bien sûr une colonnie de vacances de sales morveux hurleurs charmants scouts,  le club du sixième âge de trifouilly les oies, qui discute problème de santé purulent en détails et à tue tête, un groupe de musiciens folkloriques avec leurs instruments qui décident de mettre l’ambiance, des familles qui se disputent, qui perdent un gamin ou qui entame un pique-nique au milieu. Il y a  ceux qui soutiennent que leur semi remorque rempli d’enclumes est un bagage à main, celui qui veut voyager avec son pingouin de compagnie, celle qui s’est trompé de file mais refuse de bouger de là tant qu’on a pas appelé un responsable, ceux qui ne parlent aucune langue connue ni des employés ni des autres voyageurs et ne comprennent absolument pas qu’il faut donner leur passeport…si ça se trouve, ils n’ont jamais pris l’avion de leur vie (peut-être qu’ils voyagent en soucoupe volante d’habitude? Ça expliquerait leur langue mystérieuse). Rhaaa…j’ai juste envie de laisser tomber et rentrer chez moi. 

6-pour éviter ça, on peut évidemment s’enregistrer tout seul chez soi à l’avance… ça permet…euh, ben rien. Ça permet juste de sauter une case mais de se retrouver directement dans la même file d’attente qu’au dessus pour les contrôles de sécurité. Alors soyons clairs, si quelqu’un a eu l’idée d’aggresser un employé de la sécurité en le mordant au mollet, ça n’est pas un terroriste. Non, c’est juste un malheureux voyageur innocent, rendu fou par 36 heures d’attentes, au milieu d’une foule sauvage pour atteindre les portiques. Où il a bippé, alors qu’il finit en pagne. Et bien je suis de tout cœur avec lui. 

5-les portiques de sécurité donc, qu’on atteint en apnée (en tout cas moi…sinon je vais hurler ma haine farouche de l’espèce humaine en générale et de l’abruti derrière en particulier, celui qui me colle son sac pointu dans les chevilles depuis 4 heures en essayant de gagner un demi centimètre), je bippe. C’est un don. Du temps où il fallait enlever chaussures et bijoux, je me suis retrouvé en robe d’été et petite culotte, c’est tout, et j’ai bippé. Tant que j’y suis, je tiens à dire publiquement que si un agent de sécurité aéroportuaire me lit, je le hais et qu’il dégage fissa de chez moi. Parce que des contrôles et des portiques de sécurité, il n’y en a pas que dans les aéroports, et ailleurs, on n’est pas traité comme du bétail. Ailleurs, les agents ne sont pas bornés, hargneux, débiles et ne se vengent pas de leur misère sexuelle en pourrissant la vie des voyageurs. Je rappelle qu’on est des clients. Si on n’avait pas payé pour être là, tu n’aurais pas de job, connard. Je dis ça amicalement bien sûr. 

4-on passe ensuite au marathon saumonien (parce qu’on est entouré de gens qui galopent comme des dératés dans la même direction, comme des saumons qui remontent bêtement une rivière sans savoir pourquoi), le marathon donc pour rejoindre l’embarquement, on a déjà 3 heures de retard, c’est à dire 5 d’avance par rapport à l’avion, pas la peine de s’affoler. Mais les gens s’affolent quand même et détalent en entraînant tout (dont moi) sur leur passage pour traverser au galop les brumes épaisses et étouffantes du duty free où les odeurs lourdes et écœurantes d’une centaine de parfums se mêlent à celles d’alcools divers, où les relents de sueurs se marient à ceux de faux cafés et spécialités locales…ça y est je me sens mal. Rhaaa…c’est fini, je ne veux plus aller ailleurs. Au secours, laissez-moi rentrer chez moi, j’étouffe. 

3-On arrive par miracle devant la porte d’embarquement, on va pouvoir se poser un peu et souffler…pas du tout. Parce que la foule est toujours là. Vous savez, les musiciens folkloriques, les martiens paumés, les débris maladifs, et l’autre crétin, avec son sac pointu?  Ils décident de faire la queue, alors que l’embarquement n’a pas commencé. À la limite, c’est leur problème,  si ça les amuse…sauf qu’ils enjambent les sièges, on ne peut même plus s’assoir. Ils poussent, tirent, tanguent, foncent…vous voyez, une mêlée de rugby? Et bien, c’est du pipi de chat à côté. Et je fais le ballon. 

2-Evidemment, comme seul un type venu par hasard parce qu’il a vu de la lumière, aurait pu arriver jusque là, on nous redemande avec l’aimabilité d’un chien enragé qui s’est coincé la queue dans un tapis roulant d’aéroport,  nos cartes d’embarquement et nos passeports. C’est vrai ça, si jamais on avait changé d’identité entre l’enregistrement, les contrôles de sécurité ou le duty free? La preuve, quand je suis arrivée dans l’aéroport, il y a 9 heures 56, j’étais juste une fille contente de partir  en vacances. Depuis je suis devenue une boule de nerfs prête à scalper à coup de petites cuillères en plastique le premier agent de sécurité aéroportuaire qui osera m’approcher à moins de 10 mètres. 

1-mais surtout, surtout, ce qui rend tout ça absolument insupportable, c’est l’incapacité génétique de tous les employés qu’on croise dans un aéroport à sourire. On ne leur demande pas d’être hilare, mais au minimum poli. Non mais. 

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Project 52 season 3 #31

Cette semaine, c’est estival. Ça tombe bien, Ma’, on a chaud! Et on apprécie. On profite de la chaleur et du soleil romain avant de retrouver notre été anglais particulièrement pourri cette année. Il a plu en continu tout le mois de juillet et fait 15. Je rappelle que l’année dernière, on était en Irlande pour nos vacances estivales…bref, la canicule romaine, on apprécie! Et pourtant, ce n’est pas ça que je vais vous montrer. 


L’été sur le bassin d’Arcachon! Si je ne me suis pas plantée en programmant mon billet évidement…je vous laisse, j’ai Rome. 

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Friday Feelings #123

L’épisode romain des etats d’esprit du vendredi de Zenopia et Postman… je vous préviens je suis de très bonne humeur, ça risque  de changer l’ambiance par rapport à d’habitude! 

Fatigue: pfff…même pas peur! Youpidoo. 

Humeur: excellente. Je ne sais pas si ça se sent? 

Condition physique: on fait des kilomètres, sous la chaleur et je pete la forme. 

Estomac: comblé. 

Boulot: c’est quoi ça? 

Culture: on baigne dedans. Attendez, je vais vous mettre une photo, ça sera plus simple.

Avis perso: Rome, c’est beau. Voilà, c’est sobre comme avis, mais sincère. 

Message perso: je t’appelle quand on rentre. 

Loulous: aucune nouvelle de L’Ado, mais cette fois, c’est nous qui n’appelons pas. Il nous en veut d’être aller à Rome sans lui. Ben en même temps, l’année prochaine ou celle d’après, il va passer un semestre en Italie…il faudra qu’on lui rendre visite, tiens, pour le soutenir moralement. GeekAdo reste cool sous la chaleur. Et blanc. Ce gamin ne prend jamais le soleil alors que PrincesseDiva était déjà toute bronzée à peine sortie de l’avion. Elle prend des photos aussi. Elle a beau râler en continu, en pré-teen professionnelle, elle est impressionnée. PrincesseChipie est en admiration béate devant tout. En même temps, elle est  toujours comme ça…elle a quand même été deçue qu’il n’y ait pas de lions dans le Colisée, pour la vérité historique bien sûr. WizzBoy ne voit toujours pas l’intérêt d’aller visiter tous ces trucs tout cassés. Sans parler des églises, ça commence à bien faire. C’est bon, il a bien vu qu’il y avait une mummy et un bébé partout…PrincesseDiva lui a expliqué, mais non, c’est Marie et Jesus! Celui de Christmas? Il y a des cadeaux? C’est confus tout ça. 

Divers: alors je ne sais pas si je fois être vexée ou pas, mais tout le monde nous prend pour des américains. C’était pareil quand Marichéri et moi étions venus sans les enfants. Visiblement, on parle trop bien anglais pour des français ou alors les gens disent ça pour être polis… c’est raté. 

Amitié: merci! 

Love: il essaie de parler italien. Alors qu’il ne l’a jamais appris. C’est un bel effort. 

Courses: il faudrait ramène des souvenirs…grande question, on prend quelque chose pour L’Ado ou pas? Ok il râle, mais il vient bientôt, alors….

Sortie: ça n’arrête pas. Demain, on va au Vatican. À mon avis, les enfants vont adorer la crypte, mais uniquement à cause de la température. 

Pic: je vous en mets une autre alors…

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Nap time in Rome

Je tape d’un doigt sur mon téléphone, affalée sur le canapé dans un appartement romain. On n’entend que les légers ronflements des enfants, (et les vrombissements de fusée asthmatique de Marichéri), la ville est terrassée de chaleur…et j’adore. Sérieusement, il va falloir me traîner de force pour me faire monter dans l’avion du retour. 


L’immeuble est tout calme. On est dans une ruelle étroite et pavée près du Vatican, où les voitures ne passent pas mais les Vespa oui. Sauf à cette heure-ci. Tout est plongé dans une torpeur moite et silencieuse. On entend juste le bruit des grillons qui s’éclatent sous le soleil de plomb dans le patio…ça m’a donné l’envie de les rejoindre. Le bâtiment date du dix-septième siècle, d’après l’agence. Même les cloisons internes font un mètre d’épaisseur, alors il n’y a pas de problème, les murs extérieurs protègent bien de la chaleur. N’empêche, quand on ouvre la vieille porte en bois, pour descendre l’escalier en marbre désuet et vieillissant, presque incongru, on se prend une bouffée de chaleur épaisse et terrassante…et j’adore. On peut presque la goûter. Tout le monde dort et je pousse la grille brûlante du patio. Il n’y a que moi, les grillons fous qui se déchaînent, un malheureux chat qui n’en peut pas, et la végétation qui brille de chaud…je ne dois pas être normale. Il est sensé faire 45 à l’ombre d’après la météo. Mais il n’y a pas d’ombre. Et je suis ravie. J’adore l’heure de la sieste, tout est tellement calme, englué par la torpeur du soleil… il faudrait que je rentre, mais je suis si bien là, à fondre doucement, à profiter du silence brûlant, des couleurs folles, des odeurs de chaud… Je ne dois pas être normale. Même les locaux dorment. 

C’était pareil lorsque j’étais en Andalousie (j’y ai passé un été en stage quand j’étais étudiante)…et la chaleur écrasante, dans le désert près de Huelva, à l’ouest de Séville, on sait très bien faire aussi. À l’heure de la sieste, quand tout le monde dormait, je montais sur la terrasse. Je devais être la seule éveillée et je me gorgeais de chaleur…je vous rassure, je ne suis pas inconsciente. Je me mets à l’ombre si il y en a. Je bois des hectolitres d’eau, par heure. Je luis de crème solaire et je ne me balade pas à moitié indécente en sous-vêtements comme la première anglaise venue (au contraire, j’ai même un t-shirt à manches 3/4, mais blanc). Je ne quitte jamais mon chapeau. Je bouge un minimum. Je n’ai jamais attrapé le moindre coup de soleil. C’est juste que je suis bien en pleine canicule, la vraie. Celle qui est sèche, presque métallique. Quand on sent la végétation roussir sous le soleil, quand le ciel est blanc de chaleur à midi puis bleu profond quand le soleil se calme. C’est ce qui me manque le plus en Angleterre. L’odeur de l’été et le bleu du ciel. Pas le bleu pâle qu’on y a parfois. C’est joli aussi, mais ce n’est pas l’été pour moi. Alors que là, avec le thermomètre au bord de l’explosion, je suis bien pendant que tout se liquéfie autour. Évidemment, je suis en vacances, je n’ai rien à faire et ce n’est que pour une semaine. C’est facile. Mais je profite à fond. Marichéri dit que je suis différente au soleil, plus détendue. Et pas seulement parce que c’est les vacances. C’était pareil au Mexique, et pourtant je travaillais, je prenais le métro, je vivais normalement…mais avec la chaleur. En fait, je me sens bien à partir de 40 degrés…je ne suis pas normale. 

 Ça dort toujours béatement. Je devrais faire pareil au lieu tapoter mes petites considérations sans intérêt. C’est l’heure de la sieste, il fait chaud et tout est calme. Le retour va vraiment être difficile.  

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Flying with kids

On est en vacances à Rome, ça fait rêver. D’ailleurs je reconnais que j’ai l’impression de rêver depuis qu’on est là. Ça va être difficile de me faire repartir. Déjà, il fait beau et chaud. C’est bien simple, il fait à peu près le double en degrés qu’en Angleterre. Les gens sont charmants, même les douaniers ou les chauffeurs de taxi, cest dire. Dès qu’ils comprennent qu’on est français, ils nous adressent d’encore plus grands sourires. Aaah, on croyait que vous étiez anglais ou américains, c’est mieux français! Je n’en reviens pas que ce soit tout à coup souhaitable de ne pas être anglaise (Même si c’est regrettable pour les anglais, mais bon…). Il y a des drapeaux européens qui flottent partout et ça n’a pas l’air de provoquer plus d’indignation que ça…et puis bon, c’est Rome. C’est juste sublime. On connaît, mais on n’était jamais venu avec les enfants. Ça fait une certaine différence. Dès le départ.


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On a donc pris l’avion avec 4 gamins, puisqu’on a logiquement attendu que le seul qui parle couramment italien ne soit pas avec nous pour nous décider à les amener à Rome. Évidemment, impossible d’être tous ensembles dans l’avion. Marichéri ne rentre pas dans un siège normal. Lui et ses 6m08 se sont pliés loin devant pendant que GeekAdo encastrait ses 4m02 derrière moi, moitié dans l’allée, moitié sur les genoux du voisin, moitié sur le crâne de sa sœur. L’éloignement de Marichéri, qu’on voyait pourtant bien dépasser de la marée de têtes devant nous, a déclenché les premières réclamations:

– Mamaaaan, on a perdu papaaaa. 

-Non, il est devant.

-mais-euh, mamaaaaan, comment on va faire sans Papa quand l’avion va tomber?

Ahaha. Pas de soucis, l’avion ne va pas tomber. Vu que ça fait une heure qu’on est coincé dedans sur le tarmac sans avoir bougé d’un demi millimètre, les risques de chute sont très limités. Du coup, WizzBoy a enchaîné:

-Mamaaaaan, are we there yet?

-L’avion n’est pas encore parti mon chéri. 

-Why?

– Je sais pas. 

-…

-Mamaaaan, l’avion va tomber? 

-are we falling down? Yeah!!! 

Je reste calme. Tout va bien. La preuve, on a fini par décoller, par surprise, juste quand une hôtesse  annonçait qu’on en avait encore pour une autre heure d’attente. Hurlements de terreur des filles, et cris de joie suraiguës de WizzBoy, ça y est le n’airplane va tomber! Charmant bambin.  Je vous passe le bébé qui pleure (en même temps, ça couvrait les bruits de ma tribu, c’était très bien), le groupe de demeurés congénitaux bourrés (et probablement brexiters) partis pour un enterrement de vie de garçon et les sommes démentielles qu’il a fallu verser d’urgence pour un muffin au chocolat. Parce que WizzBoy s’est mis à hurler quand il a vu le chariot des hôtesses. On l’affame. On ne le nourrit jamais. On est de vrais bourreaux d’enfants alors que ce pauvre petit est au bord de l’inanition. En plus, ça serait bête de ne pas manger un muffin en attendant que l’avion tombe. 

-ça suffit, l’avion ne va pas tomber, eat your gold-plated muffin! 

-Are we there yet?

– mais oui bien sûr, c’est juste que le pilote préfère rester en l’air encore deux heures, pour le fun. 

-are we falling down?

Au bord de l’infanticide, j’ai décidé d’aller aux toilettes, principalement parce que mes enfants n’y étaient pas. Marichéri s’est plié comme il a pu à côté d’eux (Papa vient parce que l’avion va tomber? ). Évidemment,  il y avait une file d’attente d’à peu près  25 km. Et c’est pile quand je suis arrivée devant qu’il y a eu des turbulences (en plus de celles de mes enfants je veux dire) et que j’ai dû repartir tout de suite m’assoir, dans la joie.  

– Ça y est, l’avion tombe?

– Noooon! L’avion ne va PAS tomber. 

-Le n’airplane is falling!…are we there yet? 

– mamaaaan, j’ai faim, soif, envie de faire pipi, perdu mon iPad (rayez la métion inutile). Fais quelque chose! Nooooow! 

GeekAdo, qui est limite agoraphobe n’en pouvait plus d’être enfermé comme ça avec des gens. Il était au bord du malaise, on aurait dit sa mère. PrincesseDiva boudait. PrincesseChipie commentait les mouvements de l’aile.  

-oh, mamaaaan, regarde, l’aile s’est cassée!

-quoi?!?

-yeah, the n’airplane is falling down!!!

-une dernière fois, nÔÔÔn, l’avion ne va pas tomber.

-…

– the n’airplane is falling, now

Non, il atterrit. Les ivrognes infâmes derrière ont bêtement applaudi, mais pas WizzBoy, il était très déçu. Alors soyons clairs, ce n’est pas que je sois trouillarde (je suis pire) et que j’aie peur en avion, mais le prochain qui s’avise de parler d’un n’airplane qui tombe, il rentre en Angleterre à la nage! Non mais.   

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Grand Hotel Britannia

Ce qui est sympa avec les trolls, c’est qu’on ne s’ennuie jamais. Dernièrement, je suis tombée sur un raciste à moitié analphabète un charmant brexiter qui tenait absolument à expliquer aux sales migrants européens que non, on n’est pas chez nous ici. On est tout au plus comme à l’hôtel, et on a juste à la fermer ou à dégager….ah ben je suis désolée, mon petit pote mais si on suit ta logorrhée verbale xénophobe  ton raisonnement, au contraire, on a tous les droits dans ton hôtel Britannia. The customer is always right et toutes cette sortes de choses, tu vois? D’ailleurs, j’aimerais bien poser une réclamation, où est le service client? Ça ne va pas du tout!


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Déjà, ça n’a rien à voir avec ce qu’on nous avait promis, c’est une arnaque complète. Je ne sais pas ce qui me retient de faire un procès pour publicité mensongère, c’est dire. Le grand hôtel Britannia se vante d’être multiculturel, tolèrant et anti discrimination. C’est marqué sur les documents officiels la brochure. Ben c’est raté. Je ne dis pas, la déco a été très bien faite, à première vue quand on arrive, on ne remarque rien. On y croit. Mais il ne suffit pas de flanquer un joli papier peint sur les lézardes pour empêcher les relents racistes d’enfumer les hôtes (c’est à dire les européens, les clients, ceux qui paient des impôts  pour être là). On a beau repeindre autant qu’on veut sur la moisissure xénophobe, elle ressort toujours, de plus en plus même. D’ailleurs dernièrement, le service de maintenance ne se donne même plus la peine d’essayer de masquer la décrépitude du bâtiment. Ça tombe en ruine. Franchement, il y a peut-être encore quelques beaux restes, mais ça n’est pas ce qu’on attend d’une grande démocratie occidentale d’un hôtel de qualité. 

Je ne reviendrai pas sur la restauration, on mange de plus en plus mal. Mais bon, le grand hôtel britannia n’a jamais été connu pour sa gastronomie non plus. Par contre, augmenter les prix du restaurant de 20% alors que le choix et la qualité baissent, j’appelle ça du vol. Carrément. Mais c’est comme tout le reste, le service client est déplorable depuis le changement de direction. C’est bruyant, le personnel est agressif, pas du tout accueillant et totalement incompétent. On découvre toujours de nouveaux suppléments payants qui n’étaient pas sur la brochure quand on est arrivé. Les réservations s’égarent mysterieusement, même quand on a prépayé. Les conditions sanitaires se dégradent, je crois même qu’il n’y a plus d’infirmerie dans l’hôtel. On nous annonce également des coupures d’électricité intempestives. À ce prix là, c’est inadmissible. Hôtel Britannia est aussi de plus en plus isolé, ça deviendra bientôt très compliqué d’en partir pour aller se balader sur le continent. C’est embêtant. Impossible non plus de réserver à parti de 2019 et après.

Le grand Hôtel Britannia est hors de prix vu la qualité du service, qui est nulle. Les chambres sont petites, et pas moyen d’en changer. C’est paumé dans un coin humide et isolé aux confins des terres civilisées  de l’Europe. Niveau propreté, tolérance tout ça, alors là, c’est carrément crade. Il est possible qu’on y dorme pas trop mal, mais pour ça, il faudrait déjà qu’on arrive à s’endormir, ce qui est infaisable du à l’incompétence du personnel. Quant au service, je préfère ne pas en parler, je pourrais être grossière. Bref, je ne conseille le grand hôtel  britannia à personne. Si je pouvais être remboursée (non parce qu’un séjour gratuit, ça ne va pas le faire. On ne me l’a pas proposé d’ailleurs…) , je serai ravie d’en partir. 

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Sunny Monday #30

Dernier lundi en rouge pour le rendez vous de Bernie, et je passe en mode vacances. Pour quelques jours, je n’aurai pas beaucoup accès à internet, je ne pourrai pas forcément répondre aux commentaires (mais je les lirai) ni aller sur vos blogs (pour ceux qui en ont!), mais je le ferai au retour. J’ai préparé des billets qui devraient s’afficher si je ne me suis pas plantée, ce qui reste une probabilité très forte quand même, et je vais aussi essayer d’en écrire avec un doigt sur mon téléphone. Ils risquent d’être assez brefs…


Bonne semaine à tous, la notre sera romaine, mais je refuse de me déguiser.

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Weather slang top 10

Il pleut, il fait froid…c’est l’été. Et je sature. Heureusement les vacances sont imminentes et on devrait débarquer en pleine canicule. Ça va faire du bien de voir un peu de soleil. En attendant, comme j’étais aussi maussade que la météo par sa faute (si, si, ça fait du sens), j’ai eu l’idée de faire un top 10 avec des expressions pas toujours très polies mais très imagées qu’on utilise ici pour parler de la pluie du temps qu’il fait. Il y en a beaucoup d’autres, il paraît que les anglais ont une centaine de phrases toutes faites comme ça pour décrire la pluie la météo, mais j’ai choisi celles qui m’amusent le plus quand elles sont traduites littéralement. 


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10-It’s raining cats and dogs: il pleut des chats et des chiens. C’est connu, sinon je l’aurais mis après, je trouve ça très mignon et ça sert beaucoup. Je dis ça comme ça. Mais bon, il se trouve que justement il pleut des cordes, des chats, des chiens et des tombereaux d’eau pendant que j’écris.

9-All hallown summer: ou été indien..c’est juste pour montrer que je ne fais pas de mauvais esprit et que je ne vais pas parler que de la pluie. Mais c’est vraiment pour être sympa. 

8- It’s raining stairs rods: il pleut des barres d’escalier. De suite, on sent que c’est pas de la petite pluie qui mouille à peine. Ça ne rigole pas. 

7-An hurly burly: un orage. Qui ne rigole pas non plus. Je rappelle que je viens du sud-ouest. Quand on a un orage, ça tonne un bon coup et après il fait beau. Ben pas ici. En Angleterre, quand on a un orage, ça tonne un bon coup et après il continue à pleuvoir. 

6-A cow quaker: un Quaker vache? Une vache quaker? Pourquoi pas un bovin mormon? Un ruminant Amish?… je ne sais pas ce que les vaches et les quakers viennent faire là dedans, mais l’expression cow quaker désigne des giboulées de mars, mais en mai.

5-A lamb shower: une averse d’agneau, c’est toujours animalier, mais il ne faut pas confondre avec le précédent. Cette fois, c’est bien au mois de mars. J’ai vérifié, il n’y a pas un animal de la ferme par mois pour designer la pluie. Je suis déçue.

4- a cold cat’s nose: un nez de chat froid…parce que je sens qu’il faut que j’arrête avec la pluie. On va plutôt parler du vent. Plus précisément d’une bise glaciale soufflant du nord-ouest et uniquement du nord-ouest. C’est très précis. 

3-It’s taters in the mould: c’est des patates moisies…vous l’aurez compris c’est façon tout à fait logique et charmante de dire qu’il fait froid. Ou bien c’est débile (je ne vois pas le rapport entre des températures glaciales et des pommes de terre, moisies ou pas) et particulièrement vulgaire.

2- The old currant’s bun is out: on reste dans la classe et la distinction naturelle des cockneys londoniens avec le vieux chignon de groseille qui est dehors. Si. Tout ça pour dire qu’il fait soleil. Il fallait y penser. Ou pas. 

1-It’s brass monkey out: c’est singe en laiton dehors. C’est tout aussi vulgaire que les deux précédentes, mais ça me fait rire. C’est encore du cockney  et ça veut dire qu’il fait très froid. Je ne vois pas le rapport, mais c’est pas grave. 

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