Projet 52: quand il pleut

Alors là, on peut dire que Ma’ a choisi un thème qui me parle. Certes, je n’aime pas la pluie, mais j’ai tendance à vivre dans des endroits connus pour leur taux d’humidité: j’ai fait ma prépa au pays basque, j’ai été étudiante à Dunkerque, j’ai vécu la saison des pluies au Mexique, on a passé 11 ans en Angleterre, on vit aujourd’hui dans le Pas de Calais…mais tout ça, c’est ridicule, niveau pluviométrie, comparé à l’Irlande. Je l’ai déjà raconté, mais on est arrivé en octobre (en 1996, ouch!), il pleuvait. Non stop. Ça s’est arrêté en mai. Voilà. C’est très vert l’Irlande, mais on comprend vite pourquoi. Même cet été, où on a été aussi surpris que les locaux des quelques jours de plein soleil qu’on a eus, il n’y avait aucun risque de sécheresse. Bref, quand il pleut, ça me fait forcément penser à l’Irlande, je mets donc une photo prise depuis un très joli cottage, en plein mois d’août au nord ouest de Dublin.

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Friday Feelings #386

Le vendredi c’est états d’esprit, imaginés par ma copine Zenopia .

Fatigue: bof

Condition physique: froid, chaud, froid, chaud…

Humeur: c’est officiel, c’est l’automne.

Esprit: enrhumé, au propre comme au figuré. D’ailleurs, j’aurais peut être dû mettre ça dans condition physique, c’est dire si j’ai l’esprit clair.

Boulot: ça n’avance pas

Culture: avec des années de retard, dûes au fait que je n’étais pas en France et que je ne savais même pas que ça existait, j’ai vu l’auberge espagnole. Apparemment, ça a beaucoup marqué ici. Ah. Alors je ne dis pas, c’est tout à fait ça, je me suis totalement reconnue: les étudiants tête à claque nombrilistes de partout, les rencontres bizarres, la découverte (très limitée et artificielle, la vie étudiante, c’est pas la vraie vie) d’un autre pays, les anecdotes fumeuses et les beuveries, le retour crève-coeur où on se sent bizarre et décalé, tout ça, c’est très bien décrit, je m’y suis revue. Mais c’est quoi l’idée en fait? Pourquoi ce film? Ça aurait dû me rendre nostalgique, ça m’a juste vaguement agacée, c’est tout. Clairement, il y a un truc qui m’échappe, c’est frustrant…ou alors je suis devenue trop anglaise culturellement, parce que je ne vois pas.

Avis perso: peut être que la caricature de l’anglais bien lourd, ça m’a refroidie aussi…

Message perso: tu es libre pour Skype?

Loulous: L’Adulte est diplômé brillamment! Et comme il ne veut pas faire de doctorat, ça y est, celui là est fini. Champagne! GeekAdo se renseigne justement pour partir en Erasmus, avec tous mes encouragements, parce qu’en vrai, c’est génial, d’aller dans un autre pays quand on est encore étudiant. Mangagirl est soudainement ravie d’avoir un bac à préparer: c’est grâce à ça que les terminales sont dispensées de participer au cross de l’école (qui va donc de la maternelle au lycée, même les petits courent un peu). Princessechipie, qui va devoir se taper 2 kilomètres en soufflant, trouve ça scandaleux: on devrait dispenser aussi ceux qui préparent le brevet! Wizzboy doit faire 500 mètres et la classe s’entraîne. Selon ses récits, l’odyssée à côté, c’est du pipi de chat, mais il en est très content.

Divers: Gladys et Millicent se disputent en ce moment. Millicent veut absolument piquer la place de Gladys pour pondre. Elle a l’air de penser qu’on ne peut pondre que là, mais ça contrarie beaucoup sa copine.

Amitié: bon courage pour le voyage scolaire!

Love: il essaie de restaurer un vieux magnétophone à bandes de son année de naissance, pour le fun.

Penser à: réserver pour la semaine prochaine

Envie de: réserver pour la semaine prochaine. C’est logique non?

Pic: Marcel monte la garde

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Throwback Thursday thunder : misanthropie et confettis

Il y a vraiment des jours où j’hésite à prendre le clavier. Beaucoup. Je ne sais plus quoi écrire ni pourquoi. Pandémie, guerre, brexit, Trump, guerre, Poutine, pandémie, guerre…Est-ce que je cède à la panique, ou est-ce que je continue dans le léger, à essayer de (me) faire sourire, parce que ça ne sert à rien de se morfondre non plus? Je ne sais pas. J’ai envie de ne plus rien voir, rien entendre, rien savoir (de l’actualité) et de me blottir dans ma bulle familiale, de ne plus mettre le nez, même virtuellement, dehors où on croise des gens.

Source

Le problème, c’est que je suis de plus en plus misanthrope. Oui, j’y vais carrément, pas la peine de se cacher derrière des euphémismes et autres « asociale contrariée ». Mais en même temps, j’aime parler aux gens, découvrir, rencontrer, échanger. Je suis d’un côté, persuadée comme Marichéri que « les gens sont cons » et de l’autre que tout le monde, même le pire des cretins, a au fond de lui (très profond parfois, il faut vraiment chercher) quelque chose d’intéressant ou de surprenant à dire. Pourtant je passe ma vie sur les RS (par obligation, pas par plaisir, pour une association de défense des Européens en UK) et c’est pas beau à voir. C’est même à vomir, c’est terrifiant tellement ça suinte de bêtise crasse, d’intolérance et d’inhumanité. C’est pas mieux dans les médias où l’on tend complaisamment micros et caméra à ceux qui dégoulinent de haine, de mauvaise foi, d’incompétence, de récupération politique, de complotisme, de racourcis, de populisme, et de conneries toutes plus grosses les unes que les autres. Et ça continue IRL. L’égoïsme, le nombrilisme, l’incapacité à se remettre en cause, l’abêtissement total, l’absence assumée de réflexion. Cons et fiers de l’être, cons et le criant sur les toits, cons et menaçant tous ceux qui osent ne pas penser comme eux. Rhaaa. C’est pas possible, les gens sont de plus en plus cons ou c’est moi qui suis de plus en plus intolérante et misanthrope? 

À côté de ça, je me délecte des petites bulles de conversations anodines entendues dans la rue. Je ramène à la maison, la moindre anecdote glanée au détour d’une discussion, comme une petite friandise. Marichéri, écoute ça! Je lui rapporte les derniers potins du village, des anecdotes, des petites histoires… Il s’en fout totalement, mais mon enthousiasme l’amuse. Je suis tout excitée d’en savoir plus sur l’histoire locale, sur les traditions mais aussi sur la vie des gens. J’ai gardé un côté expat qui découvre un nouveau mode de vie et j’adore ça. Un rien m’intéresse. Par exemple, pourquoi la fête de l’ail? Pourquoi cette rue a été baptisée comme ça? Pourquoi un fricandeau mais une fricadelle (ça se mange)? J’ai des tas de questions et les réponses chargées d’anecdotes de mes voisins me ravissent. Mais on est loin de l’actualité et des sujets qui fâchent. J’esquive les conversations quand ça commence à partir en vrille. Parce que ça part immanquablement en vrille. Je suis en plein émerveillement sur les pigeons voyageurs (grande tradition locale toujours vivace) et paf, les confettis s’évaporent et la conversation dérape. Le charmant vieux monsieur avec ses oiseaux, se transforme aigri abruti de complots débiles au détour d’une simple phrase. Et ma misanthropie qui s’était éclipsée un instant, revient en force me gâcher la vie. Ah ben, j’avais pas vu l’heure, allez je vous laisse , au revoir cher voisin, et je cours me réfugier dans ma bulle, loin des gens.

Je sais que je suis privilégiée. Que j’ai une chance folle et que ces gens qui me hérissent, n’ont simplement pas eu la même vie que moi. Ils n’y sont pour rien. Mais ça n’excuse pas tout, tout le monde a un cerveau et le droit de s’en servir. Je sais aussi que je suis ridicule à me plaindre de l’intolérance des autres alors que je n’ai plus aucune patience (Déjà que je n’en avais pas beaucoup au départ). Je retourne dans ma bulle, avec mes chats, mes enfants et Marichéri. C’est lui qui a raison. Il a une autre maxime, en plus de « les gens sont cons ». Il dit aussi : « ce n’est pas que j’aime pas les gens, c’est que je n’en ai pas besoin ». Il le vit très bien, et je vais bien finir par y arriver aussi, en me forçant un peu…

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La phrase du mercredi #38

Comme les enfants ne sortent pas tous à la même heure (c’est apparement pour éviter les contacts à cause du Covid, c’est raté), il y a toujours un attroupement devant l’école. Les élèves qui ont des frères et sœurs encore en classe attendent avec les parents et jouent, sautent, courent et discutent. Ça nous a permis d’entendre cette remarque très pertinente hier:

C’est une très bonne idée. Quand Wizzboy est enfin sorti, je lui en ai parlé, il est convaincu aussi. C’est vrai ça, c’est quoi cette école qui prend du temps sur les heures de jeux, hum? En plus, on sent la gamine consciencieuse: elle ne veut pas supprimer l’école, juste rétablir rapport temps libre/travail plus équitable. Maricheri songe à élargir l’idée d’ailleurs, pourquoi se limiter à l’école?

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Promenade Dublinoise

Je vous amène faire un dernier petit tour à Dublin, jusqu’à notre prochaine visite. Cette ville et toute l’Irlande occupe une place importante dans notre vie: c’est là qu’on a commencé notre vie adulte, qu’on s’est marié, qu’on est devenu parents, qu’on a vécu pendant 10 ans. On commence notre balade par la Liffey bien sûr.

On retourne dans Grafton Street, la rue piétonne et commerçante qui va jusqu’à St Stephen’s green. On y trouve brown Thomas, grand magasin emblématique, le bewley’s café, et sur le côté, la galerie marchande de Powercout house. C’est dans grafton street qu’on a acheté ma bague de fiançailles et nos alliances. On est retourné dans la même bijouterie, et quand on a expliqué, il a fallu serrer la main à tout le monde, on y serait encore si on n’avait pas dit qu’on voulait aussi retrouver un restaurant qui nous rappelait des souvenirs.

On a joué aux vrais touristes et on est allé voir la statue un chouïa sexiste de Molly Malone et les pubs bien sur. On a toujours eu un problème avec les pubs : Maricheri ne boit pratiquement pas d’alcool et je déteste la bière en général et la Guinness en particulier. On avait beaucoup ri à cette blague d’un comique irlandais qui ne buvait pas et à qui on demandait « mais tu fais quoi du coup? »: I remember things! Cela dit, je conseille le Snake’s bite, c’est très dublinois aussi: bière blonde, cidre et liqueur de cassis.

On s’est baladé dans les rues, on a été jusqu’a Merrion square et ses maisons géorgiennes aux portes colorées typiques aussi, mais c’était pour revoir le national maternity hospital à Holles Street où L’Ado et GeekAdo sont nés.

On a flâné dans St stephens green, qu’on n’avait jamais vu sous autant de soleil. On s’est demandé pourquoi Michael Collins avait une tête de poisson, et on a ri devant un poste de la Garda, la police locale: tu te souviens quand on savait pas le prononcer, Ahaha? (Ça se dit gardi).

On a bien vu et visité quand c’était possible, les églises, les bâtiments officiels, la banque d’Irlande…bref, on a profité à fond de ce retour de quelques jours, avec la ferme intention de revenir très vite. Après tout, on connaît aussi bien le chemin que le chauffeur de taxi qui nous a trouvé curieux: c’est pas commun, des touristes qui lui indiquent la route. Ben non, mais on ne sera jamais tout à fait des touristes à Dublin,

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Ma semaine en images #22

La semaine passée, l’automne est arrivé, et la pluie commence déjà à effacer les décorations estivales sur les pavés du nord.

D’ailleurs, Marcel entame une reconversion professionnelle: il fait essuie glace maintenant.

Cette semaine passée, j’ai pris de l’avance. C’est mon côté anglais. Et on n’y touche pas pour l’instant. J’ai rangé tout ça dans les placards avant de ressortir les bricolages pour les prochaines vacances, ça occupera Wizzboy et Princessechipie.

Bonne semaine à tous!

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Projet 52: autoportrait

J’ai vérifié, Ma avait déjà proposé ce thème en 2016, et je m’en étais tirée par une pirouette lamentable. Je ne vois d’autre solution cette fois: je vais devoir recommencer. Voici donc Pomdepin, forcément. Mais attention, j’ai réfléchi à la chose: déjà, j’ai rajouté mes lunettes puisque je suis tellement myope que je ne vois pas mes pieds sans. La pomme de pin est dans un pot à résine landais, qui vient d’un ancêtre (je ne sais plus, une ou deux fois arrière grand père). Il y a une vache à côté puisque je les collectionne en attendant d’en avoir une vraie. C’est sur fond bordeaux, parce que j’y suis née (à Bordeaux, pas sur le fond) et que notre maison a plein de couleurs. J’ai rajouté un petit fascicule chiné parce que j’adore les vieilleries, mais ce n’est pas n’importe quelle vieillerie: il s’agit des instructions données aux soldats britanniques débarquant en France en 1944. On a beau être français, toute notre vie d’adultes s’étant déroulée en Irlande et en Angleterre, on a un peu beaucoup été perdus en arrivant et nos enfants sont anglais. Voilà, comme quoi, ça n’est pas qu’une pirouette, il y a plus de moi dans cette photo que si j’avais juste montrer ma tête.

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Friday Feelings #385

Le vendredi c’est états d’esprit, imaginés par ma copine Zenopia.

Fatigue: c’est l’approche de l’automne qui m’endort comme ça, c’est la seule explication possible.

Condition physique: j’ai déjà commandé des collants de toutes les couleurs, c’est dire si je m’attends à me geler d’ici peu.

Humeur: automnale donc, et ça n’est pas une bonne chose.

Esprit: a la vivacité d’un mollusque comateux.

Boulot: heureusement, j’ai des tas d’idées de ce côté là. Pas forcément brillantes, mais bon…

Culture: je regarde mollement ce qu’on peut faire dans le coin pour les journées du patrimoine, mais pour l’instant, je n’ai rien trouvé qui m’enthousiasme. Je suis ronchon, je m’énerve moi même.

Avis perso: je n’ai rien dit sur la mort de Lizzie, et je vais continuer comme ça.

Message perso: bonnes vacances, profite bien!

Loulous: L’Ado/adulte daigne nous rendre visite ce week-end end, si il pouvait en profiter pour débarrasser une partie de son bazar (au hasard, sa collection de capsules de bouteilles de bière par exemple). GeekAdo a enfin repris les cours après de courtes vacances de plusieurs mois. Mangagirl est une vraie petite rebelle: elle est allée au lycée avec du vernis à ongle noir et elle était très contente. Princessechipie a décidé d’assumer sa personnalité de chatterbox, de boîte à paroles. Je ne sais pas quoi faire de cette information, mais comme elle a fait une annonce solennelle, ça a l’air important. Wizzboy a participé au World Clean Day avec l’école, mais il a trouvé ça scandaleux: c’est bien beau d’aller ramasser les déchets dans un parc, c’est super pour la planète, mais pourquoi il n’a pas été payé?

Divers: Marcel s’est coincé la tête dans un yaourt. Voilà, c’est tout mais je ne savais pas où caser cette information capitale. (Et le chat va bien, on l’a décoincé, le yaourt par contre…)

Amitié: tu es libre cet après midi?

Love: a donc un jour férié inattendu lundi

Penser à : je n’ai toujours pas regarder pour le restaurant!

Envie de: arrêter d’oublier des choses essentielles comme ça.

Pic: quand je dis que l’automne arrive, la chose fait pratiquement 10 centimètres de diamètre, à peu près! Ce monstre fongique a poussé près du poulailler, ça a fait peur à Gladys et Millicent.

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Thursday Thunder : tabloids are not a reliable source of information, FFS!

Depuis quelques jours, on parle beaucoup de l’Angleterre dans les médias français, à cause du décès d’Elizabeth II bien sûr. On pourrait penser que vu la couverture de l’événement, il est assez facile de ne pas raconter n’importe quoi et de donner des informations fiables au public français, à la différence de ce que certains médias ici font d’habitude lorsque ils parlent paresseusement de ce qui se passe de l’autre côté de la Manche. Et bien non, c’est toujours aussi affligeant.

Je me suis demandée plusieurs fois depuis qu’on est rentré en France si quelqu’un dans les rédactions lit l’anglais, c’est pas possible de faire autant de raccourcis hasardeux, de contresens voire de non sens. Mais depuis la mort de cette pauvre Lizzie, je crois que j’ai compris que le problème n’est pas là. Il semblerait que les journalistes français prennent leurs infos directement des tabloïds, tout simplement. D’ailleurs certains ne s’en cachent pas, puisqu’ils citent nommément leurs sources, comme pour donner du crédit aux insanités qu’ils répètent benoîtement. Non, dire que quelque chose vient du Daily Mail, ça n’est pas un gage de qualité, au contraire! Même Wikipedia (depuis 2017 quand même) et plusieurs plateformes de recherches qui ne sont pourtant pas réputées pour leur zèle anti fake News, soit bannissent le Daily Mail, soit l’affichent avec un avertissement: « Proceed with caution: this website generally fails to
maintain basic standards of accuracy and accountability » . Et bien, ça n’arrête pas les médias français, qui rapportent comme faits accomplis et vérifiés tout ce que vomit le daily mail et présentent ça comme la réalité de la vie et de l’opinion publique en Angleterre.

Qu’est-ce qui peut passer par la tête d’un journaliste ou commentateur français pour reprendre sans vérifier, sans sourciller, sans se poser de questions, les élucubration d’un tabloïd? Depuis quand on fait confiance à des gens qui annoncent tous les deux jours que les extra-terrestres sont parmi nous, que Diana n’est pas vraiment morte ou qu’une « femme de 63 ans est tombée enceinte par la bouche en mangeant un calamar »? Comment peut on donner du crédit à des gens qui se vautrent dans le racisme, l’antisémitisme, le complotisme et l’appel à la violence? Des gens qui titrent « pourquoi c’est le moment de s’attaquer aux LGBT», « nous ne nous reposerons pas tant que tous les responsables des mesures (de confinement) contre la fausse pandémie ne seront pas en prison », « déportez les albanais maintenant! », « est ce que le réchauffement climatique existe? Pas vraiment », « des villes britanniques entières vivent sous la sharia » ou « les femmes deviennent enfin de bonnes cuisinières à 55 ans » et « les femmes ne sont vraiment capables que d’écouter des ragots ». Tous ces exemples sont véridiques, et je pourrais continuer longtemps. Mais ça ne choque pas les médias français. Du coup, pourquoi ne pas pousser pas la logique plus loin et prendre les délires des QAnons pour des News fiables (vous savez, ceux qui annoncent la résurrection imminente de Kennedy et que Lizzie n’est pas morte mais contrôle un réseau satanico-pedophile mondial?). C’est tout aussi crédible que le Daily Mail et pas plus manipulateur.

Bref, que ce soit sur la famille Royale, Lizzie, Charles and co ou sur n’importe quel sujet, les médias français sont au mieux ridicules par paresse, au pire vecteurs conscients de fake News quand ils traitent de l’Angleterre. C’est pourtant facile d’aller lire les médias anglais ( c’est pas ça qui manque: la BBC n’est pas parfaite, mais c’est quand même autre chose, the guardian, the FT, channel4, et j’en passe), les vrais, pas les tabloïds, ces torchons répugnants et dangereux.

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La phrase du mercredi #37

Pour une fois, ce n’est pas la phrase en elle même qui m’a interpellée, mais le contexte. Maricheri télétravaille à la maison une majorité du temps mais il se rend une fois par semaine à Londres. Il ne travaille pas au fin fond d’un marais, mais dans un building marbré, plein de mauvais goût dorures et moderne au beau milieu de la City. Il ne va pas à la cave (déjà, je ne sais pas si il y en a une), mais au xième étage, assez haut pour avoir une vue plongeante (qui me donne le vertige rien qu’en visio) sur Exchange Square. Il ne travaille pas dans un restaurant (allusion subtile au film Ratatouille) mais une institution financière qui brasse peut être des milliards, mais qui n’a pas compris l’utilité des chats. Donc ce matin, alors que Marichéri m’appelait pour me dire qu’il était bien arrivé, il a tourné son téléphone pour me montrer et a remarqué:

Voilà. C’est banal et il en a donc déjà croisé, qui se baladent tranquillement dans les bureaux. A ce stade, les ressources humaines vont bientôt leur donner un badge, ça sera plus simple pour circuler tranquillement… décidément, rien ne va plus, à Londres.

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