Friday Feelings #274

Oui bon, je sais, je ne suis toujours pas en avance pour les états d’esprit (sur une idée de la merveilleuse Zenopia), alors que l’école à la maison est finie. Mais justement, l’école à l’école est finie aussi, les enfants sont tous en vacances depuis mardi soir. Du coup, je tape trois mots par ci par là, entre deux préparations de petits dej, vu qu’ils ne sont pas fichus de se lever tous en même temps et qu’il ne s’agit pas de confondre le café de l’un, le chocolat de l’autre et le saucisson à l’ail de L’Ado …et je ne parle même pas des chats!

Fatigue: va-can-ces…c’est à dire que je n’ai pas une minute à moi, mais ça va.

Humeur: ça va aussi, ça me surprend moi-même.

Condition physique: on m’a dit cette semaine que j’avais maigri…en même temps, c’est très relatif, j’ai des réserves.

Esprit: ça ne s’arrange pas de ce côté là…merci à tous ceux qui ont confirmé mes impressions sur la procrastination!

Boulot: après des annulations en série, c’est parti pour un nouveau projet municipal qui m’enthousiasme! Sérieusement, je suis à fond, au point de soûler un peu ( beaucoup) mes malheureux co organisateurs.

Culture: pleine d’espoir, je me suis dit qu’on pourrait retourner au Louvre Lens, maintenant qu’il a réouvert. Il y a une nouvel expo qui a l’air très sympathique. Ahaha, c’est donc limité à 5 personnes à la fois. On est 7. Voilà, voilà…

Avis perso: passer de pays en pays pour arriver à destination en contournant les interdictions de voyager à cause du coronavirus, c’est bien irresponsable, non? Et le faire en étant le père d’un premier ministre qui gère la crise en dépit du bon sens, c’est carrément du foutage de gueule. Bref, la quarantaine et les restrictions en Angleterre, c’est pour les ploucs, la populace, les gens aussi connus sous le nom d’électeurs, pas pour la famille de Boris Johnson.

Message perso: joyeux anniversaire, un tout petit peu en retard!

Loulous: L’Ado intrigue pour aller récupérer sa guitare électrique à Londres. On est moyennement enthousiasmé, et pas que à cause des conditions sanitaires en Grande-Bretagne. La guitare et ses cris déchirants ne nous manquent pas du tout. GeekAdo attend les résultats du bac. Il était complètement serein jusqu’à présent, vu qu’on connaît pratiquement le résultat (on a reçu son dossier), mais à l’approche de la date, il reprend ses habitudes et se remet à stresser, on ne voit pas pourquoi. Et si son dossier prend feu spontanément pendant que le jury l’examine? Ou si il est bouffé par une attaque de sauterelles? C’est sûr, je n’y avais pas pensé…quel grand calme pas du tout hystérique, ce GeekAdo, c’est bien le fils de sa mère, tiens. MangaGirl est en va-can-ces. Le premier qui essaie de la réveiller avant midi se fera mordre. Sauf si il y a du chocolat, bien sûr…c’est bien la fille de sa mère, tiens. PrincesseChipie est désespérée, elle a déjà attaqué et pratiquement fini son premier cahier de vacances. Elle compte les jours avant la rentrée. Wizzboy a décidé de monter un duo de vocalises avec Marcel. Ils ne se produisent que la nuit. C’est un problème.

Divers: j’ai désherbé le potager. Je répète pour la famille qui me lit et ne va pas y croire: j’ai desherbé le potager. Non, ce n’est pas un message codé. J’ai vraiment un potager (planté par les enfants, mais ça compte quand même, dans l’ancien bassin du petit requin). Et je le désherbe. Ne me cachez rien, ça y est, je deviens enfin adulte, c’est ça?

Amitié: on va peut être tenter de se voir avant septembre, mais je ne garantis rien.

Love: le télétravail, c’est cool, mais vivement les vacances quand même!

Penser à: commander les livres de Wizzboy pour la rentrée. Cette fois, on n’a pas pu rendre ceux de cette année, forcément.

Sorties: franchement, je ne vois pas ce qu’on peut visiter. Je sais bien que les musées et autres monuments font ce qu’ils peuvent avec les conditions sanitaires, mais ça devient difficile d’être une famille nombreuse.

Envie de : vraies vacances. Ça se fera peut-être en août.

Pic: on a même des groseilliers derrière les tomates…et je n’arrive pas à croire que c’est bien moi qui écris ça.

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Thursday thunder : sleepwalking into a brexit wall

J’ai hésité à parler (encore) du brexit, parce que tout le monde s’en fout, à commencer par les principaux intéressés…mais c’est justement ce qui me met hors de moi. Depuis mardi minuit, c’est officiel, il n’y aura pas d’extension de la transition entre l’UE et le Royaume-Uni. Ça signifie que accord ou pas accord, le 31 décembre, toutes les mesures transitoires de sortie de l’UE prennent fin. Le Royaume Uni sera dehors, définitivement.

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Je sens que ce n’est pas clair….le brexit a bien eu lieu, mais sur le papier. Dans les faits, vu que grâce aux caprices des brexiters, les deux parties n’avaient réussi à se mettre d’accord sur à peu près rien, on avait décidé d’une période de transition, extensible à la demande de Londres pendant laquelle rien ne bougeait. Ça laissait le temps de se mettre d’accord pour définir par exemple les modalités des futurs échanges commerciaux et financiers, les formalités de douanes, l’avenir des accords de paix en Irlande du Nord, et accessoirement le sort des 5 millions de gens qui n’ont pas eu le droit de voter pour le référendum, les européens en UK et les britanniques en UE (pour ceux installés depuis plus de 15 ans). Je passe sur toute la partie purement britannico-britannique, parce que c’est bien gentil de dire qu’on ne veut plus des normes européennes, de la convention européenne des droits de l’homme, des standards écologiques et j’en passe, mais on met quoi à la place? Parce que là, concrètement, si on enlève tout ce qui a été voté depuis 40 ans, il n’y a rien dans le droit britannique. On s’est donc laissé le temps de trouver une solution, ouf tout va bien. Ou pas.

Depuis que le brexit est acté, les négociations ont donc continué, malgré la pandémie, avec un succès pétaradant, puisque tout ce qu’on a réussi à faire, c’est effacer les maigres points d’accord du premier withdrawal agreement. C’est à dire qu’au lieu d’avancer, on a reculé. C’est là qu’on voit toute l’efficacité de Boris Johnson et sa clique qui ont rejeté en bloc ce qu’ils avaient approuvé, et même parfois exigé trois semaines avant, avec une constance dans l’imbécilité obtuse qui fait plaisir à voir. Barnier, le négociateur européen, a été d’une patience admirable, digne d’une nounou expérimentée face à un troupeau de sales gosses aussi stupides que capricieux. Il s’est juste permis de rappeler que bon, vu la catastrophe qui se précise, ça serait peut-être une bonne idée que les brexiters décérébrés demandent une extension là, histoire de pouvoir continuer à au moins importer de quoi bouffer. Et bien non! Les brexiters sont des cons finis des être fiers et libres qui refusent d’obéir à un sale européen qui essaie juste qu’ils ne crèvent pas tous seuls, sur leur île (dans le même ordre d’idée, ces génies ont refusé de participer à la lutte européenne coordonnée contre le coronavirus, résultat, ils sont le pays le plus touché, et de loin!).

Alors voilà, il n’y a toujours pas l’ombre du soupçon du début du commencement de la moindre avancée en vue d’un accord éventuel. Rien. Les brexiters foncent allègrement vers un no deal brexit le 31 décembre, par leur propre entêtement, et personne n’en a dit mot dans les médias britanniques. En pleine pandémie, ils ne savent pas comment ils vont continuer à importer des médicaments, mais c’est pas grave. En pleine crise économique démentielle, ils ne savent pas comment ils vont pouvoir exporter, investir, recruter les personnels indispensables (notamment dans la santé, mais pas que)…mais c’est pas grave. On a le temps de voir, c’est dans 6 mois. Ahah. Pendant ce temps, côté européen, on se prépare, comme l’a dit Angela Merkel hier, et on sera prêt. Si ça les amuse après tout, ces brexiters, de suicider leur pays, c’est leur problème. Tout va bien en Brexitland, on fonce en chantant dans le mur, et tout le monde s’en fout.

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Apprendre moyennement l’histoire anglaise en s’amusant, épisode 29

Je continue encore un peu à massacrer l’histoire anglaise. On en avait fini des georgiens, au début du dix-neuvième siècle, et on allait parler de la petite Alexandrina, une Royal subalterne qui va faire parler d’elle…

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Alors donc la petite Alexandrina Victoria nait le 24 Mai 1819 et franchement à l’époque, elle a autant de chance de devenir reine que patineuse sur glace ou plongeuse à la cantine de Buckingham. C’est sa cousine la princesse Charlotte qui est la vedette et se prépare à monter sur le trône. Avant d’aller plus loin et pour faire plus simple, on va anticiper et appeler Alexandrina par son pseudo, à savoir Victoria tout court. Bon, c’est sûr, c’est difficile à prononcer :l’ère alexandrinienne-victorienne. La morale alexandrienne-victorienne. Le musée Alexandrina-Victoria and Albert…On peut comprendre qu’elle raccourcisse son nom, pour faire cool. Vicky (c’est elle qui a commencé, je ne vois pas pourquoi je ne l’aiderais pas. Vicky, c’est encore plus court, comme nom), Vicky donc est la fille du 4eme fils du roi en activité, George III. Bref, c’est un peu comme si aujourd’hui le Viscount Severn (wizzzz! « Viscount Severn and the Prisoner of Azkaban », « Viscount Severn et le temple maudit »….bon, j’arrête. Allez, une dernière: « Viscount Serven contre attaque »), le fils du prince Edward, lui même troisième fils de Lizzie, était le futur roi. Ce serait ballot, alors que la presse nous bassine tous les jours avec George, le rejeton de William-and-Kate. Mais bon, à cette époque, ça tombait comme des mouches chez les Royals, ou ça ne savait pas se reproduire correctement, et hop, Victoria devient reine à 18 ans, sans prévenir.

Elle a été élevée par sa mère, la très allemande Victoria of Saxe-Coburg Saalfled. Tout ça pour dire que je ne vois pas pourquoi les brexiters s’agacent d’entendre un léger accent étranger dans la rue, parce que c’est du pipi de chat comparé à l’accent germanique à couper à la hache (un couteau n’aurait pas suffit) de Victoria. Ça commence mal. Victoria ne sait pas trop quoi faire, à part prendre des pauses que la morale euh…victorienne réprouve sur ses portraits. Elle a les cheveux défaits, shocking! Et on voit son épaule, espèce de petite (1m50) dévergondée. Sérieusement, un de ses portaits a fait scandale. Heureusement, on la marie très vite à Albert, qui prend les choses en main, c’est une image. Parce que cette pauvre Victoria n’avait strictement aucune idée de son rôle, c’est bien gentil d’être reine, mais quand on n’a aucun pouvoir à part celui d’inaugurer des machines à vapeur (Qu’est-ce qu’on s’amusait, pchitt), c’est pas facile de laisser une trace dans l’histoire (alors que pour les machines à vapeur, c’est de la rigolade). Donc, Albert se charge de gérer la boutique, tout en lui faisant 9 gamins, il faut bien s’occuper. Bon, la qualité de certains laisse à désirer, il y en a même qui sont franchement idiots, mais aussi la consanguinité, c’est moyen pour fabriquer des gosses en bon état. Parce que Albert est quand même le cousin germain (je ne dis pas ça pour insister lourdement sur les origines allemandes des Royals ) de Victoria, espèces de petits débauchés, et après ça vient nous faire la morale (victorienne)!

On va s’arrêter là pour aujourd’hui, la vie débridée de Victoria mérite bien deux épisodes, sans parler de toute l’époque victorienne, où les anglais se sont bien amusés, sauf les trois quart de la population, mais bon, si on commence à se soucier du sort des ouvriers aussi…ah ben si, justement, mais on verra une autre fois!

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Le cadeau pour la maîtresse

Dernier jour d’école pour Wizzboy aujourd’hui (les autres aussi, mais je ne vais pas faire de cadeau à chaque prof non plus…), il est parti ce matin tout fier avec un paquet pour la maîtresse. Parce qu’il faut faire un cadeau de fin d’année. On sent une compétition féroce entre les parents d’élèves. Ceux qui n’apportent rien risquent la lapidation, ou presque. Et le jury des mamans qui se tordent le cou pour voir ce qu’il y a dans votre paquet ou pour lire la marque, est sans pitié. Ahah. Rien que ça, ça me dégoûte de participer…

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Avant d’aller plus loin, je précise que j’ai enseigné en Angleterre, le français à des primaires. Certains parents qui fayotaient, probablement francophiles, tenaient à m’inclure dans la tournée des cadeaux obligés de fin d’année aux instits. Alors soyons clairs, ça part probablement d’une bonne intention, mais ce n’est pas toujours une réussite. Sérieusement, je n’ai jamais eu besoin de 57 mugs « best teacher » (plusieurs par an, ça monte vite), de 183 bougies parfumées (je suis allergique), ou de 3729 crayons personnalisés. Vraiment. Quand aux réalisations maison de ces charmants bambins, comment dire sans vexer personne? Vous voyez les bricolages immondes cadeaux charmants que vous subissez chaque année pour la fête des mères? Et bien, multipliez par le nombre d’élèves, ça vous donnera une idée de ma joie. Oh, un trentième collier de nouilles, ah non pardon, c’est un porte clé, tressé avec les orteils par le petit Kevin-Rambo lui-même. Et un magnifique vide-poche en papier très mâché pour ne pas dire vomi, et peint avec les oreilles par Belinda-Harmony…Bon d’accord, je suis un peu de mauvaise foi. Les œuvres pondus par les élèves, leurs dessins, leurs bricolages, leurs cartes me faisaient vraiment plaisir, même si je ne les ai pas gardés (déjà que je ne garde pas tous les monceaux de dessins de mes propres enfants, une douzaine de conteneurs n’y suffirait pas). Mais soyons honnêtes, ce qui me ravissait vraiment, et je ne suis pas la seule (on comparait nos butins en salle des profs), c’est tout ce qui est comestible ou buvable. En plus, à la différence des mugs en terre pas cuite façonnés avec les rotules par Batman-Johnny, ça n’encombre pas.

Forte de mes expériences de récipiendaire semi-consentante de cadeaux de fin d’année, j’ai toujours essayé d’épargner les instits de mes enfants (encore plus quand je bossais avec!). Déjà que sur le principe, je ne suis donc pas forcément pour le cadeau obligé…il y a vraiment des fois où j’ai « oublié », ooops, suis-je étourdie. Il y en a d’autres où je suis très reconnaissante, et je le montre, comme pour l’instit de year 1 de GeekAdo, qui a fait un travail remarquable avec un petit garçon qui est passé en quelque mois de cas désespéré à premier de la classe. Lui s’est vu offrir des bouteilles de Bordeaux. D’après la rumeur en salle des profs (j’y étais), ce jour-là, il a gagné le concours du meilleur cadeau de fin d’année ever. Et il a refusé d’échanger ou de faire goûter. Ça a fait des jaloux surtout que les autres années, il a fallu que les enseignants de mes enfants se contentent de sablés, fabriqués et survendus par mes filles qui présentaient ça comme des « typical French cookies », dans des bocaux en verre style French vintage. Cela dit, ça marchait, ça a toujours plu. Nos cookies étaient dévorés aussitôt (toujours pendant la foire d’échange aux cadeaux en salle des profs) et les bocaux gardés (j’en ai revu des années après dans les cuisines de copines instits). Simple, efficace, comestible, pas cher et pas encombrant.

Mais bon, ce qui passait très bien en Angleterre, en jouant sur le côté frenchie, ça ne va plus maintenant. Et je le répète, je ne suis pas fan du côté obligatoire de la chose. Il y a des enseignants à qui je n’ai pas spécialement envie de dire merci pour n’avoir fait que leur boulot, et encore. Mais il y en a d’autres…cette année, je suis particulièrement impressionnée par l’instit de Wizzboy qui a fait un travail remarquable pendant le confinement. Je crois que beaucoup de parents ne se rendent pas compte de tout le boulot qu’il y a eu derrière, pour assurer la continuité pédagogique comme elle l’a fait, tellement elle a rendu les choses faciles. En tant qu’ancienne enseignante, je suis béate d’admiration. Je ne reviendrais pas non plus sur les classes sur zoom qui ont fait vieillir cette pauvre femme de 40 ans.

Alors, j’ai dévalisé une épicerie fine hier, en prenant soin de ne pas oublier la confiture de Tiptree, dans l’Essex. Wizzboy était très content, il va pouvoir expliquer à sa maîtresse que ça vient d’où il est né. Que du comestible, rien d’encombrant. J’espère que ça passera le verdict de la salle des profs, parce que cette fois, c’est offert avec joie et non par obligation.

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Sunny Monday #27

Pour cette dernière semaine en outre-mer pour le défi de Bernie, je continue mon thème dans le thème: après l’Atlantique, le Pacifique, la Manche et la Méditerranée, je devais terminer par la mer d’Irlande. Niveau couleur, ce n’est pas trop ça, on est plus dans les gris dans les bleus avec cette vue sur la baie de Dublin, sauf peut être les montagnes au fond.

Bonne semaine à tous!

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Projet 52: caché

Je ne savais pas trop quoi mettre pour le thème choisi par Ma’ cette semaine, mais heureusement, Marcel a tenu à participer. Ce chat s’incruste de plus en plus, ça sera bientôt de blog de Marcel…enfin bref, il est caché, et il en est très fier.

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Friday Feelings #273

Je ne suis pas vraiment en retard pour mes états d’esprit (sur une idée de la génialissime Zenopia ), c’est juste qu’on a profité d’avoir déposé les enfants à l’école pour traîner un peu, juste à deux…ça fait un bien fou!

Fatigue: pas plus que ca

Humeur: six jours d’école, c’est peu quand même…

Condition physique: flasque, mais je le vis bien

Esprit: pschiiiit

Estomac: les fraises du jardin lui ont beaucoup plu

Boulot: no comment. La procrastination, c’est un signe d’intelligence, non?

Culture: débat passionné hier avec L’Ado sur les théories de Chomsky. Par contre, son œuvre manque cruellement de précision sur l’influence d’un verre (ou deux pour L’Ado) dans le débat linguistique. Je dis ça comme ça…qu’est-ce qu’on s’amuse. Le pire, c’est qu’on arrive à s’engueuler alors qu’on est entièrement d’accord.

Avis perso: 43 230 d’après le gouvernement, 67 500 minimum d’après les autorités sanitaires. C’est le nombre de victimes du coronavirus en UK, pour une population équivalente à la France, et le premier ministre se congratule sur sa gestion fabuleuse de la crise. Cette épidémie aura malheureusement illustré à quel point les dirigeants populistes sont dangereux et irresponsables.

Message perso: tu es libre pour Skyper la semaine prochaine?

Message perso 2: merci d’être venu examiner nos murs mystérieux dans le jardin, et merci pour le « trésor », Wizzboy a amené les pièces à l’école pour monter à sa classe!

Loulous: je disais donc hier à quel point je suis fière de L’Ado et j’ai honte (oui, enfin, pas trop non plus) de l’avoir engueulé quand il m’a dit qu’il n’avait fait que 3 demandes de masters hyper sélectives. Il va donc intégrer La Sorbonne pour son master. Sortir d’UCL avec un double first, ça a visiblement aidé. Il faut en profiter, les universités anglaises chutent dans tous les classements à l’approche d’un brexit dur. En tout cas, L’Ado est ravi et nous avec. GeekAdo attend lui, les résultats du bac dans une sérénité totale, ce qui n’est pas habituel, mais on a reçu son dossier. Le suspens est limité. Pour un grand stressé comme lui, la situation est idéale. Il aura échappé aux GCSE anglais (on a déménagé juste avant) et donc au bac. En fait, il n’a jamais passé un seul examen de sa vie. Il en est content. MangaGirl continue à faire semblant de ne pas vouloir aller au collège, mais elle n’arrive pas bien à cacher son plaisir de revoir ses potes. PrincesseChipie par contre, se laisse aller à fond à sa joie d’être repartie au collège. Elle a épuisé sa prof de math en deux jours, la pauvre femme a fini par avouer devant toute la classe (on se comprend, ils sont 13), qu’elle n’en pouvait plus, elle n’arrive pas à suivre. Wizzboy est tout heureux d’avoir retrouvé les copains et la maîtresse. Il a commencé à ramener ses œuvres de l’année: t’as vu, t’as vu maman, c’est une sulketure! C’est très joli mon chéri, c’est un avion? Ben non, c’est un chat, c’est Marcel! Aaaah….

Divers: plutôt d’été…oui je sais, j’ai honte tellement c’est nul. C’est la météo qui me monte au cerveau. Dès qu’il fait plus de trente, je suis joie, avec L’Ado et Wizzboy, pendant que le reste de la famille se liquéfie lamentablement. Cela dit, MangaGirl qui a aussi hérité de mon côté sudiste, fait preuve d’une mauvaise foi pétaradante à vouloir faire son anglaise alors qu’elle n’est pas crédible du tout, contrairement à Marichéri, GeekAdo et PrincesseChipie qui sont roses fluos et abattus par la température.

Amitié: FB m’en a rappelé d’anciennes cette semaine…le brexit aura vraiment été un révélateur.

Love: il a collé un ventilateur directement sur l’ordinateur, depuis ça va mieux. Il réfléchit à comment bosser depuis la piscine, c’est juste un problème de wifi…

Penser à: quelque chose, n’importe quoi, ça serait déjà un progrès parce que là clairement, j’ai la motivation d’une tortue comateuse avant un sprint.

Envie de: continuité météorologique…c’est raté, la pluie arrive. Beuh.

Courses: faites…non parce qu’il y a des limites, on a beau être en mode pré vacances paresseuses, on ne rigole pas avec l’approvisionnement.

Sorties: ça dépendra beaucoup de la météo.

Pic: je disais donc…c’est la faute de L’Ado et de sa maîtrise, cheers!

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Throwback Thursday thunder : don’t tell me to calm down

Depuis deux jours, je poste sur FB des billets ou des commentaires d’il y a 4 ans, c’est à dire, datant du référendum sur le brexit. Beaucoup ne comprennent pas que je ne sois pas passée à autre chose alors qu’on est parti. Ils me reprochent de radoter…c’est curieux d’ailleurs, parce que j’ai justement l’impression de ne plus focaliser autant. Déjà parce qu’effectivement, on est parti mais surtout parce que j’ai élargi mon champ d’indignations. C’est à dire que je n’encaisse toujours pas le brexit, mais que je vomis tout ce qu’il représente, en UK et ailleurs, ce qu’il illustre de l’état d’un monde qui se ferme aux autres et d’une haine qui anime une partie de notre société. Ce qui est curieux aussi, c’est que dès le lendemain du référendum, certains trouvaient déjà que je devais me calmer, comme quoi, ils sont aussi entêtés que moi. Du coup, je leur ressors la même réponse, celle d’il y a 4 ans.

Déjà il suffit de me dire d’arrêter, de ne pas en faire tout un plat, de me calmer pour que ça m’énerve encore plus. Je ne supporte pas qu’on me dise ce que je dois faire en temps normal, alors quand je suis déjà dans une colère froide, me demander de rester calme, c’est aussi efficace que d’appuyer sur le bouton d’un lance missile en croyant que c’est la touche pause de sa télé. Ça explose. Vous croyez que je m’énerve par plaisir, pour passer le temps ou juste pour vous contrarier? Ou que vous avez des pouvoirs magiques: il suffit que vous prononciez ‘calme’ trois fois comme dans Beetlejuice (oui, j’ai grandi dans les eighties) et hop, tout se calme instantanément…Il faudrait essayer avec la paix dans le monde alors, et tout ce genre de chose, ça peut être intéressant.

Bon, avant d’aller plus loin je dois préciser que le « vous » plus haut est générique. Parce que je ne m’adresse pas à vous qui lisez et dont les messages, les conseils et les commentaires ces derniers jours m’ont beaucoup touchée. Vous, je vous remercie du fond du coeur… Et je reviens au vous générique de l’intro. Je comprends bien que vu de France, l’état émotionnel dans lequel se trouvent plongés bien malgré eux les expats au lendemain du brexit, est difficile à comprendre (surtout que certains trouvent que c’est bien fait pour nous). On se sent trahi. Pire, on a l’impression d’avoir perdu un ami très cher, quelqu’un en qui on avait confiance, qu’on aimait profondément, qu’on admirait malgré ses défaut. Ou grâce à eux d’ailleurs. Cet ami n’est plus. Pendant que les politiciens cyniques sombrent jour après jour dans le grotesque, pendant que Bruxelles exige que le Royaume Uni dégage, pendant que des incapables à qui je ne confierai pas l’organisation d’une kermesse de quartier vont décider de notre avenir, nous on est en deuil. En deuil de nos illusions, de notre futur tel qu’on s’appliquait à le construire, de l’avenir que l’on avait choisi pour nos enfants. En deuil de notre Angleterre perdue. Bien sûr on ne va pas nous jeter dehors (mais on s’est bien senti poussé vers la sortie quand même), les choses se calmeront et la vie reprendra sûrement comme avant. En apparence. Le choc pour nous est émotionnel. Laissez-nous pleurer en paix, on viendra raisonner avec vous plus tard!

Je suis comme ça pour tout. Je ne parle plus de Brexit, mais de manière générale. Il y a peut-être des gens que ça calme quand on leur dit ‘tu exagères, ça va passer.’ Personnellement, ça décuple mon énervement ou ma tristesse. Ça va merci, je ne suis pas totalement décérébrée, tous les arguments en faveur de votre fameux calme, je les connais. Et alors? Il n’y a pas de place pour l’émotion? En plus franchement demander à quelqu’un en plein crise de nerfs de se calmer, c’est lui dire qu’il n’a aucune raison valable de se mettre dans cet état. Ça revient à lui dire qu’en plus, il est donc débile. C’est sûr, ça aide. C’est comme le petit copain de « calme toi », le célèbre « ça pourrait être pire » …alors là, on arrive dans du lourd. « Ça pourrait être pire »…donc vous dites à quelqu’un qui va déjà mal que sa situation peut encore s’aggraver. Ça, c’est rassurant! Ah non, pardon, vous vouliez dire qu’il ne faut pas s’en faire puisqu’il y a des personnes dans des situations bien pires…non mais WTF, quel genre d’égoïste pathologique trouve du réconfort dans le malheur des autres? 

Chacun son truc. Je ne trouve pas ça sain de garder ses émotions enfermées au plus profond de soi. Je ne dis pas que je ne sais pas me maîtriser en public ou devant mes enfants, mais que j’ai parfois besoin que ça sorte d’une façon ou d’une autre pour passer à la suite. Par exemple là, et j’en reviens au Brexit, ça me ferait un bien fou si je croisais Boris Johnson dans la rue. Vous savez le type qui a fait campagne pour le leave, juste pour devenir premier ministre et qui a ensuite reconnu qu’il avait menti sur toute la ligne? Celui qui a permis au Brexit de gagner? Bref, là maintenant je serais très contente de voir Boris Johnson et ses brexiters. Je suis sûre que ça me calmerait…où est ma kalachnikov?

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Apprendre moyennement l’histoire anglaise en s’amusant, épisode 28

A la demande générale ou presque, je continue encore un peu. On en était aux géorgiens, c’est à dire la fin du dix-huitième et le début du dix-neuvième, et bien, on va y rester encore un peu, tellement on s’est amusé à cette période. Les anglais ont vu l’agitation révolutionnaire française d’un mauvais oeil (c’est une expression, Nelson est pas encore entré en scène, il va arriver). Ça les inquiète vivement, et si c’était contagieux?

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Effectivement, en 1795, un groupe d’au moins 200 000 manifestants, même pas nobles ni députés (c’est à dire les révolutionnaires habituels en Angleterre), pour ne pas dire des pèquenots, s’en prend directement à un convoi transportant Georges III en hurlant « pas de roi, pas de guerre, pas de famine et pas de Pitt (le premier ministre) ». On commence à paniquer sérieusement dans les rang du gouvernement et de la classe dirigeante. En 1797, voilà qu’une partie de la Royal Navy se mutine, pour faire sa révolutionnaire aussi. On déporte les apprentis perturbateurs d’ordre établi en Australie à tour de bras, les tribunaux sont débordés, ça exécute à tout va. On ne sait plus où donner de la tête. Littéralement, vu le nombre de mises à mort. Surtout que galvanisés par les idées révolutionnaires françaises, les irlandais s’en mêlent aussi. Ils en profitent pour se révolter, avec bien sûr l’aide des français qui n’ont que ça à faire en 1798. Ils sont une fois de plus réprimés dans un bain de sang, les anglais durcissent les règles d’occupation et c’est raté pour cette fois pour l’indépendance de l’Irlande. Ces révoltes ne laissent qu’une rancœur exacerbée des deux côtés de la mer d’Irlande qui donnera toute la mesure de sa capacité à nuire 40 ans plus tard, parce que la, ça va bien comme ça, les anglais ont autre chose à faire.

Il faut dire que les anglais et les français s’éclatent en ce début de dix neuvième siècle. Il faut laisser la place à Nelson et son pote Napoléon, qui sont un peu les Laurel et Hardy de l’histoire anglaise. Non, ça ne va pas, c’est vieux comme référence…Je reprends. Nelson qui avec son petit correspondant français Napoléon, forme un duo encore plus connu que William-and-Kate dans l’histoire anglaise. Mais avec moins de cheveux. Et ils ne se sont pas reproduits ensembles. En même temps, on ne leur a jamais demandé…ça ne va pas du tout, je ne suis pas concentrée. Bon je recommence. Le petit Horatio est né en 1758 et avec un prénom rigolo. Honnêtement, sans l’intervention de son copain Napoléon, il aurait juste été officier de marine, comme le capitaine Haddock, et personne ne se souviendrait de lui. Alors que là, Nelson est passé à postérité en se battant contre les français. Les guerres napoléoniennes ont aussi l’avantage de convertir les velléités révolutionnaires du peuple anglais en nationalisme convaincu, taïaut, on va défendre la patrie contre le méchant ennemi étranger plutôt que de renverser le gouvernement.

Nelson se jette dans la guerre à bras ouvert, littéralement, il y a laissé ses plus belles années, divers abats (dont un bras, d’où la blague en début de phrase, qu’est ce qu’on rit) en Espagne et un œil en Corse, quel petit étourdi bordélique et finalement la vie, en 1805 lors de la bataille de Trafalgar. Pour le remercier, on l’a couvert d’honneurs et on lui a construit un joli monument, une colonne à Londres, avec sa statue en haut. Faut pas avoir le vertige. Je ne m’étends pas sur Waterloo, Trafalgar et tout ça, c’est connu de l’autre côté de la Manche aussi. Ça occupe bien les anglais jusqu’en 1815, c’est toujours ça de pris. Ce que je n’ai jamais compris par contre, c’est que Napoléon qui suscite au mieux un bâillement d’ennui poli en France, fascine toujours les anglais. Il continue à les captiver, pour une raison qui m’échappe totalement. C’est quand même original pour un ennemi, un étranger, français de surcroît et un dictateur qui a mis à feu et à sang presque toute l’Europe.

Enfin bref, le dix neuvième siècle débute donc sous le règne de George III, avec les guerres napoléoniennes, une industrialisation pétaradante, les débuts du chemin de fer et un expansionnisme impérial. Les anglais sont tellement débordés, ils ne prêtent même pas attention à la naissance de la petite Alexandrina Victoria en 1819. C’est la fille du quatrième fils du roi, c’est dire si on s’en fiche. En 1820, George IV succède à papa, dans l’indifférence quasi générale. Il est remplacé en 1830 par son petit frère, audacieusement baptisé William. C’est une surprise après un siècle de George. On sent bien que l’ère géorgienne touche à sa fin. Malgré les guerres coloniale au Canada, les petites sauteries asiatiques à l’opium (la première guerre de l’opium a éclaté en 1839), les soubresauts irlandais, l’instauration du people charter en 1838 (on commence à parler de donner le droit de vote à tous, pas qu’aux riches…enfin à tous, on se comprend, à tous les hommes). On autorise enfin en 1829 les catholiques à siéger au parlement, si c’est pas gentil, mais on voit bien que ça se traine tout ça. Il faudrait peut être passer à la suite. Vous allez me dire (ou pas d’ailleurs), et la petite Alexandrina alors ? Justement, elle arrive.

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La reprise

Ça y est, youpidoo, les enfants sont tous repartis à l’école, sauf les deux grands, mais niveau sonore, ça va (L’Ado ayant été rapatrié en urgence, il a laissé sa guitare en Angleterre chez un pote. J’en suis contente). GeekAdo de son côté, n’a pratiquement plus rien à faire, finie l’école à la maison. Je suis joie. Tellement que ça ne m’a pas dérangé de me lever à l’aube (c’est à dire avant Wizzboy, qui pourtant tombe du lit à des heures indues), pour accompagner tout mon petit monde à l’école, avec l’aide précieuse de Marichéri, toujours en télétravail.

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L’ambiance hier matin était électrique. PrincesseChipie était surexcitée. Elle a préparé son cartable dès que l’email du collège est tombé la semaine dernière. Elle a communiqué avec ses profs, réclamant notamment une interro en histoire et une en math, pour la plus grande joie de ses camarades qui vont être ravis de la retrouver. Elle a décoré ses masques. Elle a vérifié ses cahiers 25 fois. Par heure. Elle piaffait derrière la porte de notre chambre une heure et demi avant le départ. Rhaa, c’est quoi cette hystérique?!? J’ai besoin d’un café. Et là, j’ai failli tombé à la renverse, sur le chat et sous le choc: MangaGirl m’attendait aussi, prête à partir. La gamine qu’il faut tirer du lit à coup de verres d’eau d’habitude, celle qui se rendort à 3 minutes du passage du bus scolaire (qui lui, n’a pas repris), celle qui a battu le record de L’Ado en se levant un dimanche à 16h07. Celle surtout qui fait la tronche depuis qu’elle sait qu’elle doit répartir au collège pour une éternité infernale, c’est à dire une semaine et demi. Voilà qu’elle est toute prête et impatiente d’y aller. Elle s’est même coiffée! C’est pas possible, j’ai des hallucinations à cause de l’heure et du manque de caféine….mais non, Marichéri, qui est lui-même un dangereux matinal et avait déjà testé la machine à café, a confirmé: MangaGirl est vraiment toute prête à partir, en avance. La gamine allergique à l’école, l’ado en plein trip mi gothique, mi emo, mi artiste maudite, mi Chewbacca (pour l’éloquence), était impatiente d’y aller et pratiquement souriante.

Wizzboy a profité de ma confusion pour tenter de se faufiler discrètement sur le palier, sans que je remarque qu’il s’était habillé tout seul. Manque de chance, une fois remplie de caféine (merci Marichéri), j’ai vu. Le pantalon en velours en pleine canicule, la longue chaussette de foot blanche, la socquette rouge, le caleçon apparent et le t-shirt à l’envers…mais euh, mamaaaan. Des fois comme ça, je regrette l’Angleterre, enfin, les uniformes scolaires surtout. Heureusement, grâce à l’empressement inabituel de MangaGirl, j’ai eu tout le temps de négocier pendant une demi heure devant la penderie avec le gamin qui voulait être cool pour revoir ses potes. Ça a permis à PrincesseChipie de vérifier pour la 3500eme fois son cartable et celui de Wizzboy aussi, tant qu’à faire. Aux cris de banshee en pleine électrocution qui sont sortis de la chambre de MangaGirl, je soupçonne que les vérifications. de PrincesseChipie se sont arrêtées là. Bref, les trois gamins étaient impatients et ravis de retourner à l’école.

On a laissé les filles, masquées de frais et toutes contentes mais cool tu vois, quoi, en haut de la rue, parce que bon faut pas rigoler non plus, pas question d’arriver flanquées des parents. On est allé accompagner Wizzboy, qui trépignait à l’idée de revoir les copains. J’imagine que le protocole est plus ou moins le même partout. On lui avait expliqué avant, il n’a pas été du tout perturbé. Il a bien suivi les marques au sol, fait coucou aux copains à grand renfort de cris de joie suraiguës pour compenser la distanciation, et rejoint sa maîtresse en courant. Le soir, on a récupéré un petit garçon avec un grand sourire jusqu’aux oreilles. C’était trop mega génial l’école, en plus on a fait plein de jeux nouveaux et rigolos, sans se toucher mais super cool. Et puis, la classe elle est rigolote parce que la maîtresse a tout déménagé n’importe où et puis c’est rigolo, on est tout seul à table mais on se fait coucou pendant que la maîtresse regarde pas. Et puis c’est rigolo, on se lave les mains tout le temps et M. s’est tout mouillé son t-shirt, on a rigolé. Et la cantine, c’était rigolo. Bref, il semblerait qu’il a passé une bonne journée, à défaut d’avoir un vocabulaire varié. On est allé ensuite chercher les collégiennes, en faisant un détour par la boulangerie, prise d’assaut par les trois quart des camarades de Wizzboy aussi, ce qui a donné lieu à une nouvelle salve de hurlements ravis. Les deux gamines étaient toutes souriantes. C’est normal pour l’une, inédit pour l’autre. MangaGirl a râlé après les profs, l’organisation de la cantine, les profs, le port du masque, les profs…mais bon, petit sourire en coin timide, c’était bien quand même.

Alors voilà, ils n’ont pas fait grand chose, ils ne reprennent que pour quelques jours, mais c’est un succès retentissant, même pour la plus réticente des trois. Ça ne changera strictement rien à leur niveau scolaire, on n’en est plus là, mais ça leur fait du bien de reprendre une routine à peu près habituelle, de sortir, de revoir du monde, même pour une semaine et demi, c’est un retour partiel mais rassurant a une forme de vie normale. Et puis, franchement, l’école à la maison ne me manque pas, mais alors pas du tout. Aux enfants non plus.

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