Wimbledon top 10

Comme il n’y a pas que le foot dans la vie, je vous ressers mon top 10 sur Wimbledon. Certes, le tennis y est beaucoup moins important que les fraises ou les personnalités dans la Royal Box, mais des gens s’agitent en short après des balles aussi, sur le gazon, au lieu de boire leur pimm’s tranquillement comme des êtres civilisés. Enfin bref, voilà un top 10, non pas des joueurs, des matchs légendaires ou des tenues des invitées de la Royal Box, mais des anecdotes qui m’amusent.

10-Wimbledon, on n’y va pas pour le tennis donc, mais pour les fraises et la crème. Chaque année, 28 tonnes de fraises sont englouties accompagnées de 7000 litres de crème. On ne va pas se laisser abattre.


9-Virginia Wade est la dernière anglaise à avoir remporté Wimbledon, en 1977 pour le jubilé de la reine en plus, ça c’est du patriotisme. C’est d’ailleurs la dernière fois que Lizzie y met les pieds et remet le trophée. Il faut dire qu’il y a peu de chance que les joueurs acceptent de s’habiller comme la reine pour recevoir la coupe, alors que Virginia n’a pas hésité à sortir son joli gilet aussi rose comme la tenue de Lizzie, elle.


Source

8- On ne plaisante pas avec l’étiquette à Wimbledon, les joueurs doivent notamment être en blanc de la tête aux pieds, semelles comprises, ce qui a valu un rappel à l’ordre à Roger Federer qui avait des chaussures blanches certes, mais à semelles oranges le petit rebelle. Ce code vestimentaire strict n’amuse pas vraiment les joueurs étrangers, Agassy a même boycotté Wimbledon pendant deux ans à cause de ça. Mais bon, le seul joueur à avoir été exclus du tournois depuis sa création pour mauvaise conduite, c’est l’anglais Tim Henman. En 1995, de colère il lance une balle n’importe où, et blesse une ramasseuse de balle. Et le seul joueur à avoir reçu une amende pour avoir juré sur les court de Wimbledon, c’est Andy Murray. Bref, ils nous ennuient avec leur code strict mais ce sont bien les britanniques qui se comportent le plus mal!

7 -Le match professionnel le plus long de toute l’histoire du tennis a eu lieu sur le gazon de Wimbledon. C’est assez connu, ce malheureux  Mahut a fini par perdre contre Isner en trois jours. Et donc, l’événement a droit à une plaque commémorative, comme celles apposées sur les maisons des célébrités historiques. C’est gentil pour Isner, pas sûre que Mahut apprécie.

6-Wimbledon est le plus vieux tournoi de tennis du monde. Mais quand le club a été créé en 1868, c’était pour jouer au croquet.


5-Les sportifs de maintenant sont des chochottes (je ne parle même pas du poids des balles de tennis, qui ferait bien rigoler les joueurs de croquet). Jusqu’au 1975, il n’y avait pas de chaise sur les courts de Wimbledon, les joueurs ne pouvaient pas s’assoir au changement de côté.

4-Un certain Thomas Saint Leger Gould, en plus d’avoir un nom à rallonge a eu la joie d’être finaliste de Wimbledon en 1879. Malheureusement, il perd contre John Hartley qui a pourtant un nom banal. Ça le vexe probablement puisqu’il se reconvertit comme assassin. Il est condamné au bagne en 1907 pour le meurtre d’une danoise alors qu’il avait habillement caché son corps dans une valise. On ne dira jamais assez combien la reconversion, c’est un problème pour les sportifs de haut niveau.

3-Avant Andy Murray, Fred Perry a été le dernier britannique à remporter le tournoi en 1934 et 1936. Mais un des juges arbitres de l’époque a préféré offrir la bouteille de champagne du vainqueur (à l’époque, on encourageait l’alcoolisme chez les sportifs) à son adversaire, l’australien Crawford parce qu’il le trouvait meilleur malgré sa défaite. Au moins, les anglais n’étaient pas chauvins.


2-L’ameriain Jeff Tarango n’a pas été exclus, mais il s’est un chouïa énervé après l’arbitre en 1995, tant et si bien qu’il a quitté le court de lui-même, en plein match, dégouté. Il était persuadé que l’arbitre trichait en faveur de son adversaire. D’ailleurs, la femme de Tarango partageait son avis, puisqu’elle est allée gifler l’arbitre juste après. Femme de tennisman, c’est stressant.

1-Le tennis en tant que sport (et non en tant qu’excuse pour manger des fraises)  n’est pas vraiment populaire en Angleterre (d’ailleurs Murray, depuis qu’il perd, est redevenu juste écossais. Alors que quand il a gagné le tournoi, il était britannique). Il suffit pratiquement de ramasser une raquette par terre pour se retrouver classé parmi les 20 premiers joueurs anglais. Je ne plaisante pas (enfin pas beaucoup). En 1878, un anglais s’ennuie pendant ses vacances, ça peut arriver. Désœuvré, il décide pour rire de s’inscrire à Wimbledon, bien qu’il n’ait pratiquement jamais joué au tennis. Et donc Franck Hadow remporte le tournoi et invente le lob par la même occasion. Et bon,  toutes bonnes chose sont une fin, à commencer par ses vacances. Il repart à ses activités habituelles et ne joue donc plus jamais au tennis.

Publié dans Les tops 10 | Tagué , , , , | 38 commentaires

Les grandes vacances

Ça y est tous les enfants (en tout cas les miens) sont en vacances. En grandes vacances. C’est une première. PrincesseChipie n’en revenait pas hier soir, tu te rends compte deux mois de vancances, non mais deux mois quoi! Elle a eu quand même une petite pensée pour ses copines anglaises qui ont encore trois semaines …décidément, l’école en France c’est fun!

Source

Je vous rassure, en Angleterre, les écoliers ne font pas grand chose en juillet, entre les school fêtes, les sports days, les spectacles et toutes les sorties scolaires possibles et imaginables pour meubler un peu…mais gamins comme enseignants n’en peuvent plus. Les examens sont finis, les bulletins remplis, on a chaud, on s’ennuie. On est crevé, c’est loooong…sans compter que du coup, les familles ne peuvent partir qu’en août et par un hasard total, les prix des transports, des locations et de tout ce qui a un rapport avec les vacances augmentent exponentiellement justement en août, c’est fou ça. Et comme ça coute aussi très cher de faire manquer l’école à ses gamins (dans notre comté, c’était £100 par enfant, par parent et par jour. Ça décourage vite), beaucoup ne peuvent pas partir du tout… tout ça pour aller s’ennuyer à l’école en juillet. On n’a pas encore fini les cours qu’il faut commander les uniformes pour septembre, c’est déprimant (cela dit, je découvre les joies des listes de fournitures scolaires ici, c’est pas mal ausssi). Mais ce mois d’août de vacances, on l’attend avec impatience, on commence à compter les jours dès le mois de mai…

Alors avoir officiellement deux mois de vacances d’été pour les enfants, c’est une agréable découverte. Ils sont ravis. Certes GeekAdo ne fiche rien depuis trois bonnes semaines, son lycée étant centre d’examens. Ça aurait été la même chose au collège anglais, sauf qu’il aurait dû passer les terribles GCSE. Bref, il apprécie. Pour les trois autres, les vacances commençaient donc hier soir. Ils ne s’en remettent pas, KnightyDiva a vérifié plusieurs fois le calendrier scolaire quand on est arrivé. On a vraiment deux mois de vacances, for real? J’avais la même incrédulité mais dans l’autre sens, devant notre premier emploi du temps anglais…le 25 juillet? C’est une coquille, vous voulez dire le 25 juin, non? Ah, non. Bon. J’ai longtemps entretenu le mythe des deux mois d’été sans école en France, auprès de mes enfants mais aussi de mes élèves anglais qui étaient d’un coup très jaloux de leurs collègues français. Mes gamins sont très contents de pouvoir enfin tester. Mais si c’est leurs premières grandes vacances à la française…c’est aussi les miennes en tant que maman! A peine une journée et je me demande déjà comment je vais les occuper pendant deux mois. Ça va être loooong….

En tout cas pour fêter ça, Wizzboy a fait une grasse matinée aussi inattendue que bienvenue, il s’est levé à 7h30! Ce qui est très tard par lui. Ça commence très bien ces grandes vacances…

Publié dans société, vie de famille | Tagué , , , , , , | 27 commentaires

Petit bilan de notre nouvelle vie

Ça fait un peu plus de 5 mois qu’on est « rentré » en France, à cause du brexit. Je mets toujours des guillemets parce que ce qu’on avait envisagé, c’est à dire une découverte complète de la vie à la française après 21 ans ailleurs, est bien ce qui se passe. On parle la langue d’accord, mais c’est un peu une nouvelle expatriation, on doit tout apprendre. Et j’insiste aussi, si on a quitté l’Angleterre, c’est uniquement dû au brexit. Je ne peux pas ne pas en parler puisque c’est la seule raison qui nous a fait changer de vie…on en était arrivé à un point où ça nous semblait la seule chose à faire, mais pas de gaité de cœur. Bon, par contre si je fais un premier bilan après une durée qui ne rime à rien (généralement, on attend, 6 mois, un an…en tout cas un compte rond), ça prouve bien que j’ai déjà retrouvé mon esprit tordu et mes idées saugrenues, c’est positif, non?

Source

Le départ a été douloureux, je regrette toujours notre for ever home anglaise. Je me sens toujours en décalage, je compare constamment avec l’Angleterre (celle d’avant le brexit). Je sais qu’il est très difficile de comprendre ce que le brexit représente pour beaucoup d’européens, le choc émotionnel et psychologique que cela a été. Le stress, l’anxiété, la dépression …je ne suis pas la seule qui avait l’impression de devenir folle. J’avais des crises de panique à la simple idée de sortir de chez moi, de croiser des gens. Je n’osais plus ouvrir la bouche de peur que mon accent étranger me trahisse. Je ne pouvais plus croiser quelqu’un, dans la rue, le train, au supermarché sans me demander si c’était un brexiter ou pas. En même temps, vu où on vivait, il y avait 2 chances sur 3 que ce soit effectivement un brexiter. Je ne me reconnaissais plus. C’est épuisant, rongeant, glaçant…et je ne suis pas la seule. Le nhs rapporte que le nombre d’européens souffrant de troubles dûs à l’anxiété à exploser depuis le référendum. Des associations proposent des aides psychologiques gratuites…et beaucoup d’européens font comme nous: ils partent. Entre 100 et 150 000 ont déjà quitté volontairement la Grande-Bretagne près des deux tiers restants y pensent. La presse a même qualifié le phénomène de brexodus, on fuit le brexit.

Mais on ne recommence pas une vie ailleurs comme ça, sur un claquement de doigt, même si c’est dans son pays d’origine. Il a fallu « liquider » matériellement et émotionnellement notre vie en Angleterre et affronter les joies du « retour ». Déjà, on s’est vite rendu compte qu’on n’avait pas de coup d’essai quant à notre point de chute, vu qu’il fallait acheter de suite. Il est quasi impossible pour un français rentrant de l’étranger de se loger en France. Que ce soit les bailleurs privés ou institutionnels, les agences immobilières ou les particuliers en passant par les banques et organismes de crédit, tous demandent des fiches d’imposition françaises. Peu importe qu’on propose de régler à l’avance deux ans de loyer, qu’on ait des garanties en béton, ça ne sert à rien…il fallait aussi trouver une école pouvant accueillir nos petits anglophones, une école bilangue ou avec une section européenne. Voilà comment on s’est trouvé dans la maison du petit requin, une maison charmante mais où tout est à refaire (avec les travaux et les mauvaises surprises qu’une rénovation complète d’une maison ancienne qui n’a pas été entretenue impliquent) dans un coin où on ne connaît rien ni personne. On a dû laisser L’Ado en logement étudiant à Londres. Maricheri y passe toujours la moitié de la semaine, il y reste deux ou trois nuits, on en est réduit à passer la soirée sur Skype pour se parler. Dit comme ça, ça ne donne pas forcément envie…

Mais Maricheri est aussi avec nous, à la maison l’autre moitié de la semaine…lui qui passait trois heures par jour dans les transports, qui ne voyait pas les enfants (ils n’étaient pas levés quand il partait et déjà couchés quand il rentrait) peut même les amener à l’école pour la première fois. Il connaît leurs enseignants! Il n’est plus épuisé le week-end et profite à fond. Les enfants et moi aussi. Et on a du temps juste pour nous, une première depuis des années, quand ils sont à l’école. On va au marché (grande source de joie pour des ex expats!), au restaurant, on se balade…enfin, on se baladera quand la rénovation aura avancé. Mais là aussi, il y a du bon. On voulait un challenge, un projet, une aventure, quelque chose qui nous donne envie et la maison du petit requin remplit très bien son rôle. On galère un peu avec l’administration (et les travaux), mais on est charmé par la gentillesse et l’accueil des gens et on découvre avec notre curiosité retrouvée notre nouvel environment. Je n’ai plus peur de sortir, les enfants, après les insultes xenophobes et l’ostracisme en brexitland, se sont très bien adaptés (ils nous ont bluffés!) et sont ravis. On revit. Bon par contre, évidemment je continue à me prendre la tête et à stresser comme une puce hystérique à la moindre occasion, mais c’est mon état normal. Par exemple là, je suis crevée…je n’ai pas dormi de la nuit en pensant qu’une colonie de chauves souris s’était coincée dans un conduit de cheminée. Après investigation ce matin, j’ai trouvé…une fourmi. La routine quoi…et ça fait du bien de retrouver une routine!

Alors tout n’est pas parfait, loin de là. Cette nouvelle vie, on ne l’a pas vraiment choisie. En tout cas, on ne l’imaginait pas il y a deux ans. On a encore beaucoup à faire, et je ne parle pas que des rénovations, pour s’y sentir vraiment à l’aise. Mais on progresse. On est de plus en plus persuadé d’avoir pris la bonne décision. On regrettera toujours notre Angleterre d’avant. Mais on est soulagé d’avoir quitté brexitland et depuis quelques temps (c’est un agréable bonus) heureux de découvrir notre nouvelle vie.

Publié dans société, vie de famille | Tagué , , , , , , | 26 commentaires

Sunny Monday #27

Pour débuter le mois abricot du défi de Bernie, je vous amène à Rome, place d’Espagne. Sous un soleil écrasant, les façades déclinent toutes les couleurs de l’abricot, du tout juste teinté au très, très mûr.

Bonne semaine à tous, à commencer par Zenopia, qui comprendra pourquoi.

Publié dans Tourisme | Tagué , , , | 7 commentaires

Régionalismes top 10

Puisque maintenant, Marichéri est le biloute de notre primeur, le pote en ch’ti, j’ai pensé à faire un top 10 sur les régionalismes différents entre mon sud-ouest natal et le ch’nord. A côté de ça, les faux-amis du français à l’anglais et vice versa, c’est du pipi de chat. Je ne parlerai évidemment pas des chocolatines, parce qu’il n’y a pas de débat. Ce n’est pas parce que les trois quart de la France (y compris ce parisien de Marichéri) disent n’importe quoi et confondent avec un pain au chocolat (allez y, mettez un bout de chocolat dans votre pain, pour voir si ça ressemble à une chocolatine…) que je vais céder. Non mais. Bon cela dit, je suis novice dans le Nord, je ne maîtrise pas encore, je me suis faite aider par Google et le ch’ti pour les nuls ( sur la photo). Je préviens aussi les ayatollah du régionalisme d’un côté comme de l’autre qui voudraient me tomber dessus parce qu’ils trouvent à redire, c’est juste un top 10 pour s’amuser, pas un lexique sérieux ou une étude universitaire sur les spécificités linguistes. Et si vous m’ennuyez, même si je les ai rangées au dessus, je n’hésiterai pas à dégainer l’arme lourde les chocolatines!

10- Je me suis faite avoir la première fois, il y a très longtemps, alors que je faisais mes courses dans supermarché dunkerquois quand j’étais étudiante. J’ai demandé à la caissière éberluée une poche. Elle n’avait que des sachets. Ou pour les gens situés entre le ch’nord et le sud ouest (j’en connais…) des sacs plastiques.

9-donc maintenant, Marichéri est joyeusement accueilli au marché par un tonitruant salut biloute . C’est assez familier et amical. En gros, c’est salut mon couillon. J’en profite pour rappeler que couillon n’est absolument pas grossier dans le Sud Ouest, c’est affectueux. D’ailleurs vous connaissez peut être cette inénarrable blague du Sud Ouest: qu’est ce qui est vert, pousse sur les arbres, tombe à l’automne, commence par F et finit par N? Une feuille con. C’est là que je me dis que quitte à faire dans le chauvinisme régionaliste et linguistique, j’aurais dû me contenter de parler de chocolatine…

8-justement, puisqu’on est en plein dans le language élégant quoique fleuri, il semblerait que le boubourse nordique soit aussi affectueux que le con gascon. J’insiste, ça n’a pas du tout la même connotation dans le Sud Ouest que dans le reste de la France.

7-chez moi, on n’utilise rarement une serpillère, on lui préfère une gueille. Alors que dans le Nord, on a des wassingues. Curieusement, le résultat est le même, j’ai essayé.

6-pour rester dans le même thème, la première fois que j’ai hurlé aimablement demandé « marche pas dans le bourrier » à Maricheri, il a été un tantinet interloqué. Je passais le balai, et je faisais évidemment allusion au petit tas de saletés que j’étais en train de ramasser. Alors que si on avait déjà été installé dans le Nord, je lui aurais sûrement dit de ne pas marcher dans le crapet.

5-d’après Google (qui est mon ami) dans le ch’nord on dit à l’arovoyure, là où dans le Sud Ouest, on lancera plutôt un retentissant Adishatz. Il semblerait qu’on puisse se contenter d’au revoir entre les deux…

4-mon grand-père parlait souvent de son unique petit-fils (au milieu d’une troupe de petites-filles) en disant « mon drôle » alors que si il avait été Ch’ti, ça aurait été « min tiot ».

3-je ne résiste pas au plaisir de replacer une expression Ch’ti que je viens de découvrir et qui m’a enthousiasmée (je l’ai déjà casée dans un autre billet, tellement elle m’a plu): une moule cuite. Soit un caoueque. Mes enfants m’informent que un pauvre débile, ça le fait aussi…

2- certes, il fait toujours un temps radieux dans le Sud Ouest, mais parfois, rarement que plau a faysses. Alors que de temps en temps dans le Nord, il fait plus que dracher, il va querre des cats pourris. Ou il pleut à verse.

1- je termine logiquement par une interjection gasconne qui pourrait beaucoup me servir si un ch’ti essaie d’entamer la conversation dans sa langue: quésaco? Ce à quoi il risque de me repondre en local: kok te toule? Ou plus sobrement en français: quoi?

Publié dans Les tops 10 | Tagué , , , , , , , | 13 commentaires

Project 52 #26

Pour cette semaine, Ma’ a choisi bulle…j’ai eu du mal, et puis j’ai trouvé un canard qui laisse un sillage de bulles.

Publié dans tag | Tagué , , | 7 commentaires

Friday Feelings #169

Je n’ai aucune idée d’intro, et de toute façon tout le monde connaît maintenant les états d’esprit de Zenopia et Postman, alors c’est parti directement. Hop.

Fatigue: ça va…plus que trois jours de levers à l’aube et c’est les vacances scolaires. On va enfin pouvoir..euh, se lever à l’aube, grâce à Wizzboy.

Humeur: ensoleillée

Condition physique: bronzante, mais avec un chapeau.

Estomac: il n’y a pas à dire, le marché, c’est génial.

Esprit: en mode pré vacances

Boulot: bon, il va peut être falloir se remettre à la peinture…j’ai fait une pause our cause de visite familiale et les portes n’en ont pas profité pour se pendre toutes seules, c’est un scandale.

Culture: fooooot! Ce n’est pas une incitation à aller voir moi billet d’hier…

Avis perso: Zaza tenant par mégarde le maillot de la Belgique, avant le match Belgique vs England, avec les chefs d’état et de gouvernement européens autour se foutant ouvertement d’elle, c’était un grand moment comique. On en est là à Bruxelles, les négociations sur le brexit sert d’intermède amusant entre deux discussions sérieuses sur des sujets qui préoccupent autrement les européens. Ça met en confiance.

Message perso: courage pour lundi, ça va aller ❤️

Loulous: L’Ado est absolument débordé avec la coupe du monde et voilà que Wimbledon commence lundi…il est épuisé. Et ne se bouge pas trop pour trouver des élèves. GeekAdo s’est pris d’une passion soudaine et inattendu pour Rembrandt. Cet enfant est fun. KnightyDiva trouve scandaleux d’avoir école alors que les deux grands sont en vacances, c’est trop injuste. PrincesseChipie a kermesse demain. Pile pendant le match. Comme elle est sympa, elle a autorisé L’Ado à ne pas venir l’applaudir. Wizzboy ne se remet pas de son extraordinaire performance artistique, il nous l’a rejoué toute la semaine, armé d’une guitare en carton.

Divers: l’école commence à s’inquiéter pour la participation à la kermesse d’ailleurs…on a déjà reçu trois e-mails nous assurant qu’il y aura un écran pour voir le match dans la cantine, au milieu des merguez et des bières. Je suis joie. J’adore le foot certes, mais je reste asociale et le côté noces et banquets des supporters alcoolisés, ce n’est pas mon truc. Déjà, je n’aime pas la bière, ce qui a toujours fait beaucoup pour ma vie sociale partout où je suis passée: Dunkerque, le Mexique (avec la corona), l’Irlande, l’Angleterre et maintenant, à nouveau le Nord pas de calais…il n’y a pas à dire, je sais choisir.

Amitié: ça va le faire!

Love: il compte les jours avant ses vacances. Moi aussi.

Courses: j’ai trouvé un brocanteur…il va falloir aller voir.

Envie de: une piscine dans le jardin…c’est le soleil qui me monte au cerveau, ça va passer. Parce que bon, pour 3 semaines par an…ou alors on recycle le bassin du requin?

Sortie: peinture!

Pic: youpidoo…

Publié dans vie de famille | Tagué , , , , , , | 16 commentaires

Thursday Thunder: les femmes, le foot et les publicitaires

J’adore le foot, depuis toute petite (moins que le rugby certes, mais je ne suis pas sectaire). J’ai applaudi mon père sur tous les terrains de division perdue de notre department. J’ai suivi avec passion et ma maman totalement déchaînée, les aventures de l’équipe de France depuis un certain match contre l’Allemagne dont la simple évocation fait encore pleurer des tas de gens. J’ai co-organisé le tournoi de foot de mon lycée, j’y ai plus ou moins coatché l’équipe de ma classe, si on peut qualifier mes hurlements hautement techniques (cours, mais cours, passe….noooon pas là!) de coatching. Aujourd’hui, je regarde toujours le foot. Je suis tous les matchs de la coupe du monde avec ma fille qui a pleuré à chaudes larmes il y a deux ans pour la finale perdue de l’euro…bref toutes ces pubs qui se croient drôles alors qu’elles sont juste désespérément sexistes sur les femmes et la coupe du monde, ça m’énerve un chouïa.

Source

Selon ces professionnels du marketing, les pauvres petites femmes dépérissent, hagardes, abandonnées, délaissées pendant toute la coupe du monde. Il faut vite les sauver, en leur vendant n’importe quelle merde, rose de préférence du rêve. C’est sûr, aucune, absolument aucune ne peut avoir de envie de regarder un match, ou alors c’est juste pour admirer les mollets des joueurs ou leur coupe de cheveux, pas leurs dribbles ou leurs reprises de volées (en même temps, de ce côté, avec l’équipe de France, on est tranquille, vu comme ils jouent…). De toutes façons, c’est évident, les femmes n’y connaissent rien en foot, alors …non mais, la règle du hors jeu, c’est pas de la physique quantique non plus, connard! Les publicitaires à la vivacité d’esprit d’une moule cuite et au sexisme préhistorique commencent très légèrement à m’agacer. Je passe sur la pub russe qui incitait les femmes à coucher avec le premier cretin venu sachant taper dans un ballon dans le seul but de se reproduire pour gagner un burger, ou la pub mexicaine pour des petites culottes vibrantes reliées aux matchs pour que les femmes puissent enfin connaître l’extase pendant la coupe du monde. A ce niveau, c’est psychiatrique…

Non mais je suis de mauvaise foi aussi, les publicitaires ne prennent pas que les femmes pour de pauvres connes juste bonnes à faire la vaisselle en rêvant d’une nouvelle manucure. Ils traitent aussi les hommes de débiles profonds incapables de faire autre chose que de boire de la bière affalés comme des éléphants de mer alcooliques en bramant devant leur télé. C’est beau quand même cette vision du couple: une oie permanentée et un porc dégénéré incapable de penser à autre chose qu’à son équipe favorite, bref une paire de lobotomisés coincés dans les années cinquante. C’est triste pour les publicitaires en fait, ils ne doivent pas rigoler tous les jours. Ils doivent aussi être célibataires depuis pas mal de temps…et avec des idées comme ça, ça risque de durer. Ou alors le problème, c’est justement qu’il n’y a que ça qui dure chez eux…oops, je tombe à leur niveau (pour ceux qui n’ont pas compris mes sous entendus subtils et pas du tout graveleux, je n’expliquerai pas. Ma maman et la maman de Marichéri me lisent. Marichéri aussi mais lui, ça le fait rire).

Et puis franchement, pour des gens qui se croient malins en se moquant des femmes et du foot, ils ne doivent pas souvent aller au stade, ces génies du marketing. Parce que si ils y mettaient les pieds, ils verraient non seulement des équipes féminines qui pourraient donner des leçons à leurs collègues masculins (un exemple au hasard: à l’olympique lyonnais), et des femmes plein les tribunes, y compris pour cette coupe du monde. Alors, les pubs sexistes et le foot, ça suffit, espèces de sombres néandertaliens anachroniques!

Publié dans Les colères | Tagué , , , , | 11 commentaires

Le Louvre de Lens

Comme on a de la visite, on a momentanément lâché les pinceaux et autres ponceuses pour faire un peu de tourisme. On a profité que les plus jeunes (surtout Wizzboy) aient encore école pour aller au Louvre Lens sans eux. Wizzboy et les musées ne sont pas exactement copains et les filles y sont déjà allées en sortie scolaire, justement. On n’est pas des monstres, on ne veut pas priver nos enfants de culture, mais juste pouvoir visiter sans que Wizzboy refasse la déco.

Alors déjà au premier abord, le L’ouvres Lens n’est pas engageant. C’est une ruse, c’est passionnant à l’intérieur, mais franchement, l’extérieur ne donne pas envie…et encore, j’ai choisi la photo la plus guillerette.

Photo prise par L’Ado

A l’intérieur, on est accueilli par une architecture mi blockaus mi toilette publique mi parking soviétique, mais c’est très bien conçu. Et on se rend vite compte de l’intérêt du bâtiment, la mise en scène des œuvres est remarquable et la lumière parfaite. Franchement, c’est une joie, comparé à certaines scénographies de musées surchargées, sombres et mal pensées. Là, tout est clair, parfaitement mis en valeur, et agréable.

Photo prise par GeekAdo

Il y a des salles pour les expositions temporaires et la galerie du temps, où on navigue au gré des oeuvres sur 5000 ans d’histoire…je devrais me proposer pour réécrire leur brochure tiens, avec des phrases comme ça. Tout au moins leur brochure en anglais, qui est incompréhensible. C’est dommage, mais Google translate, ça ne le fait pas… c’est d’autant plus bête que franchement, le Louvres ne s’est pas fichu de Lens. Pour avoir déjà visité un musée qui récupérait les restes de la Tate Modern, j’avais un peu peur, mais j’ai eu tort. Il y a de « vraies » œuvres au Louvre Lens, certaines très connues, dans la section antique et mais aussi après, (dans le désordre: Rembrandt, Raphaël, le Greco, Rubens, Murillo…).

Photo prise par GeekAdo

On y voit même des gisants! J’adore la sculpture médiévale et les gisants…à ma demande expresse, L’Ado qui m’a traité de folle nécro-esthète (il fait literature européenne, entre autres, ça lui monte au cerveau) a consenti à faire une photo pour la copine Ma‘ qui partage ma passion pour les gisants. En plus, c’est une duchesse bretonne, Blanche de Champagne, épouse de Jean premier de Bretagne.

Photo (mal) prise par L’Ado

Grande originalité du Louvre Lens, on peut visiter les coulisses! C’est une excellente initiative, on descend au sous sol et on arrive dans une grande salle, avec des panneaux interactifs et des vidéos qui expliquent des tas de choses comme la restauration des tableaux (il y a très longtemps lorsque je ne savais pas ce que je voulais faire que je serais grande, ça m’avait tenté…je ne sais toujours pas, mais bon…) on peut voir les œuvres conservées dans les rayonnages des réserves par une grande baie vitrée, ça permet de voir l’envers du décor.

Source

Enfin bref, ça nous a tellement plu qu’on envisage même d’y retourner avec Wizzboy, c’est dire. GeekAdo qui s’est découvert une passion pour Rembrandt, essaie déjà de le préparer en lui disant qu’il y a de très vieux jouets… euh, il ne faudrait pas que Wizzboy y touche…ça va être fun, mais on retourna au Louvre Lens!

Photo prise par GeekAdo pour Wizzboy

Publié dans Tourisme | Tagué , , , , , , | 19 commentaires

Kermesse vs school fete

On a eu droit à notre première kermesse française samedi dernier (on recommence samedi prochain) dans la joie, la bonne humeur et les effluves de merguez. Rien que ça, c’est un changement par rapport aux school fetes (sans accent) anglaises, qui se passaient dans la joie, la bonne humeur mais les effluves de burgers. Mais il y a d’autres différences.

Source

Les health and safety rules, ou règles de sécurité avec lesquelles on ne rigole pas en Angleterre, surtout quand elles sont absurdes (comme par exemple, faire enlever par des employés municipaux tous les fruits des marronniers pour qu’ils ne blessent pas les passants en tombant. C’est véridique): il y a un taux de parents au mètre carré dans la cour à ne pas dépasser. Visiblement, ça ne pose strictement aucun problème en France. On peut être entassé comme des sardines moites, coincés entre les tables et la sono, un pied dans les géraniums, l’autre sur les orteils du voisin, pour apercevoir une oreille de notre gamin sur scène, personne ne songe à nous laisser respirer faire évacuer. Par contre, il y avait un monsieur à l’air aimable d’un oursin en pleine crise d’urticaire à l’entrée (la seule issue…les directeurs d’école anglais en auraient des cauchemars) qui m’a aboyé dessus :

-« vot’ sac!

-euh, oui…c’est mon sac, j’en suis très contente… » il me veut quoi, cet espèce de malappris qui se prend pour un videur devant une maternelle?

-« non mais, vot’ sac!  » ben voilà qu’il s’énerve en plus…

-vous lui voulez quoi, à mon sac?

Bref, j’étais donc la seule à ne pas être au courant des consignes de sécurité. Qui sont aussi ridicules et inefficaces que les anglaises. Je ne veux pas me faire remarquer, mais on aurait très bien pu passer une Kalashnikov dans le panier des gâteaux (j’ai donné 3 gâteaux, presque tous faits maison), dans la poussette devant, dans le sac à dos du gamin à côté, la glacière du papi derrière…sérieusement, l’apprenti videur s’y prend très mal.

La nourriture donc: alors là, c’est du délire. Là où il y a un malheureux stands gâteaux et cupcakes et un barbecue unique en Angleterre et rien pour s’assoir, on a eu droit à deux barbecues, un exclusivement pour les merguez, et l’autre visiblement spécialisé en fumigènes, deux stands friteries, deux stands gâteaux, un stand sandwiches….sans compter la cantine, qui servait des repas complets. Il y avait donc des tables et des bancs dans toute la cour, impossible de circuler. On est aussi resté bouche bée devant l’immense buvette qui vendait de la bière. L’alcool est formellement interdit pendant les school fetes. L’Ado et GeekAdo que Wizzboy avait traînés de force, ont tout à coup trouvé la kermesse beaucoup plus sympathique.

Le spectacle: le seul espace libre qui ne faisait pas noces et banquets était occupé par une immense scène avec une sono de déments. Ça fait des semaines que Wizzboy répète artistiquement sa danse, il était surexcité. En Angleterre, il n’y a pas toujours de spectacle pour les school fete, loin de là, et même quand il y a des animations artistiques, ça reste relativement sobre. Pas de grand spectacle de fin d’année où toutes les classes passent une par une pendant trente ans. Mais c’est parce qu’on y a droit plusieurs fois pendant l’année. Je ne compte plus les harvest festivals, Xmas play, Xmas carols, Easter play, music assemblies et autres spectacles de classe que j’ai eu à subir où j’ai pu admirer mes enfants. Alors soyons clair, le spectacle de la kermesse est bruyant, interminable, bruyant, pas toujours gracieux, bruyant, vraiment pas mélodieux et bruyant, certes mais il a l’immense mérite d’être unique dans l’année scolaire. J’y gagne beaucoup. Sinon, Wizzboy s’est énergiquement trémoussé, presque en rythme au milieu de ses copains, il était très content de lui.

Les stands: avantage aux school fetes cette fois…enfin d’après les filles qui ont été très déçues: comme la kermesse était essentiellement dédiée à se nourrir, il n’y avait pratiquement aucun stand de jeux, à part quelques classiques. Pas de coconut throws, pas de pilori (où on peut jeter des éponges détrempées sur ses instits, c’est toujours un gros succès des school fêtes), pas de tombola aux bonbons, pas de magic jars…franchement, ça ne m’a pas manqué. On a pu embarquer Wizzboy dès sa descente de scène, il n’a pas protesté, vu qu’il n’y avait aucune activité débile amusante à faire.

On attend maintenant la kermesse de PrincesseChipie. Non mais, tu vas voir maman, chez les grands c’est plus fun, youpidoo. Maricheri, qui échappait toujours à tous les spectacles scolaires en Angleterre au prétexte fallacieux qu’il bossait, trouve que les kermesses perdent des points, à bêtement avoir lieu quand il est libre plutôt que pendant les heures d’école. En fait, on n’est pas tous du même avis, les enfants et nous dans notre grand match kermesses vs school fetes. Par contre je suis formelle, au niveau volume sonore, c’est l’égalité parfaite.

Publié dans société, vie de famille | Tagué , , , , , , | 24 commentaires