Quintessential English Summer top 10

Comme on est en plein travaux, je ressors un billet actualisé, développé et modifié, sur ce que doit être l’été en Angleterre (sans pandémie bien sûr). Soyons clairs, l’été anglais est un mythe, y compris pour les anglais, non pas qu’il fasse toujours un temps pourri (c’est ouvert à discussion, quand il fait 20 et que mes enfants ont chaud, je maintiens que le fond de l’air reste glacial…) mais parce que les anglais ont une idée très précise (et très désuète) de ce que doit être un été réussi. C’est comme pour Noël, qui prend des proportions mythologiques, on ne rigole pas avec l’English Summer.

10-Les anglais sont fans des barbecues et les picnics (écrit à l’anglaise, pour faire authentique): dès qu’il arrête de pleuvoir, ils font cramer des tas de victuailles innocentes. Les autodafés de saucisses, burgers et autres répandent leurs odeurs prenantes dans toutes les banlieues, c’est un enchantement, surtout pour les asthmatiques. En version froide, on a donc les picnics. L’important étant d’être au plus près de sa voiture, ou mieux carrément dedans. Si. J’ai souvenir d’une très jolie promenade en bord de mer, avec les gens garés devant le panorama et dévorant leur cornish pasties (des espèces de chaussons à la viande) sans sortir de leur véhicule…

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9-Les étés anglais se doivent aussi d’être parsemés de parties, en extérieur pour mieux profiter du déluge beau temps: mariage, garden party et autre. A cause de Marichéri, qui fréquente des tas de gens un peu prétentieux posh au boulot, on a subi une garden party très chic, avec tenue de soirée obligatoire, un 31 août. Il gelait pratiquement. J’ai fini en Schtroumpfette, bleue de froid, les chaussures à talons irrémédiablement coincées dans la boue qui congelait.

8-Les sandwichs aux concombres, partout, tout le temps, en continu. Ils sont indispensables pour une garden party réussie, comme les bounties (les guirlandes en tissu) et les espèces d’auvents (gazebo quand il n’y a que le toit, ou marquee quand il y a des parois, qui ne servent à rien contre le froid, c’est une ruse.) Mais on en trouve aussi au picnics, aux goûters, aux repas…c’est une invasion concombresque.

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7- Les reenactment: le moindre manoir, la plus petite ruine se doit d’organiser en été (c’est ballot quand l’évènement célèbre a eu lieu en hiver) une reconstitution historico-culturelle. Je vous ai déjà parlé des tournois de chevaliers et des batailles médiévales mais ça va des légions romaines au blitz. Et attention, les anglais font ça sérieusement, pendant un reenactment, tout doit être authentique, même les conditions d’hygiène. C’est charmant pour le spectateur, mais je ne me vois pas vivre sous une tente moyenâgeuse, avec la marmite pour faire la tambouille pendant des jours…parce qu’il ne s’agit pas de figurants, mais de passionnés, ils se logent, se nourrissent, s’habillent exactement comme à l’époque recréée.

 Ça, c’est une photo de Marichéri. Je veux dire qu’il a pris la photo, pas qu’il est dessus. Il se déguise rarement en boîte de conserve, de tout façon, il n’y a pas sa taille (6m08).

6-Si par hasard on n’a pas de vague monument sous la main, ou qu’il ne s’est rien passé dans son coin paumé pendant la guerre civile, on peut quand même s’amuser en été, en organisant une fête de village. C’est une sorte de garden party géante (il y a des sandwiches aux concombres), en plus populaire avec des stands payants, voire des forains. Il y a des complétions captivantes: la plus grosse tomate, le meilleur cheese cake, le plus bel épouvantail, on s’eclate. Il y aussi des jeux, des danses folkloriques (comme sur la photo, c’est un maypole) et tout ce genre de chose.

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5-Pour supporter toutes ses festivités désopilantes se désaltérer vue la chaleur torride de l’été, les anglais boivent du pimm’s et des cocktails divers…ça c’est la version officielle et chic. En vrai, on croise surtout des gens chargeant leur charriot de supermarché comme des semi-remorque à coup de packs de bières géants. Je préfère le pimm’s, c’est mon côté posh assumé (il faut dire aussi que je n’aime pas la bière…). En plus, on mange des fraises à la crème quand on boit du pimm’s, alors qu’avec la bière, c’est plutôt des fish and chips. Bref, le pimm’s est excellent pour la santé, puisqu’il permet de manger des fruits. CQFD.

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4-Pour éliminer les vapeurs d’alcool, c’est bien de faire du sport. L’été anglais a ses sports de reference: le tennis de Wimbledon (c’est un sport de spectateurs, quel idée de s’agiter en short avec une raquette, alors qu’on peut rester tranquillement dans les gradins pour manger des fraises et boire du pimm’s…je sens que je m’egare encore), le cricket aux règles aussi hermétiques que la durée des matchs, le croquet (si, si, il y a même un championnat) et le lawn bowling (une sorte de pétanque locale).

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3-L’Eton mess: ce n’est pas une allusion au gouvernement britannique actuel, c’est un dessert estival. Ça ressemble furieusement à des fraises Melba, et c’est très bon. Je vous mets une photo de BBCgoodfood, vous avez la recette en cliquant sur le lien.

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2- Les unes des journaux: pour qu’en été anglais soit réussi, il faut qu’au moins une fois, toutes les unes de journaux en même temps mentionnent qu’il fait exceptionnellement plus chaud pour la journée, (et uniquement pour la journée) dans un bled anglais quelconque que dans un coin à l’autre bout du monde, réputé pour son climat. On oubliera de préciser que le coin en question est dans l’hémisphère sud et donc en plein hiver. Ou, si on compare avec l’Espagne ou la Grèce, que c’est le seul jour de l’année où la température est meilleure en Angleterre que la-bas. Et encore, pas dans toute l’Angleterre. Mais c’est pas grave, cette bizarrerie météorologique éphémère ravit les locaux.

1- La tenue, ou plutôt l’absence de tenue. C’est bien simple, dès qu’il fait plus de 15 degrés, les anglais éprouvent le besoin de se balader en public en sous vêtement ou presque. Je n’ai jamais compris. Il m’est arrivé de croiser des tas de types torses nus, rouge pétant à cause d’une chaleur toute relative et en pleine ville, alors que j’avais encore une petite veste. Ou une grosse. Bref les anglais passent l’été pratiquement en nudistes, affalés dans les parcs, sur les trottoirs, dans les rayons des supermarchés…et c’est perturbant, pas qu’esthétiquement parlant.

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Mardi Tourisme: Renescure

En attendant les vacances, on continue nos explorations de la région, encore dans département à côté, le Nord, cette semaine. Je vous amène dans un autre village patrimoine, au nord de Saint Omer, en plus, il fait beau! Renescure est charmant et il porte bien son surnom de « village des tourelles » (bien qu’il soit loin de la plage…désolée pour la blague, c’est pour Marichéri, grand fan de Kaamelott).

On commence par le château de Philippe de Commynes, construit en 1290 mais remanié en 1469. Il n’en reste plus que cette tour, magnifique et convertie en mairie et une partie du lac artificiel qui entourait les remparts. C’est très tranquille et vert, on croise même une cane promenant ses canetons qui ont ravi Wizzboy.

On continue à pied jusqu’à la grand place avec l’église au fond. Elle présente la particularité d’être montée à l’envers. C’est à dire que l’église de l’Assomption, érigée au douzième siècle menaçait de s’écrouler et qu’on a décidé, en 1929, d’abattre l’ancien chœur en ruine et d’en construire un nouveau à l’autre bout du bâtiment pour sauver ce qui pouvait l’être.

En sortant du cimetière du côté de l’ancien chœur, on arrive au Castel de Zuthove, château du XV siècle et ses dépendances du XIXeme. C’est adorable, en plein cœur du village et pourtant très bucolique.

Un peu plus loin, on peut voir une dernière tourelle, dans une maison bourgeoise qu’on doit aux Bonduelle (oui, ceux des petits pois). Le village est petit, calme et agréable, on peut sans problème se balader dans les rues, admirer l’ancien presbytère, l’école du dix-neuvième, et le soleil qui fait briller les briquettes flamandes!

On a donc beaucoup apprécié la visite de Renescure, même si Wizzboy trouve que la mairie devrait distribuer des canetons aux visiteurs.

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Sunny Monday #29

Pour célébrer comme il se doit le « freedom day » que subissent mes amis en UK (et je pense très fort à vous), j’ai trouvé dans les archives photos de Marichéri un fou médiéval qui m’a paru approprié. En plus, il est en rouge, c’est donc parfait pour le thème du défi de Bernieshoot. La photo a été prise lors de la reconstitution annuelle de Hedingham castle, que nous n’avons jamais manquée en 10 ans.

Bonne semaine à tous!

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Projet 52: fruits

J’ai hésité pour le thème choisi par Ma’ cette semaine, j’ai failli ruse avec des fruits de mer, mais finalement, je garde la photo prise exprès par Marichéri dimanche dernier. Pour une fois qu’on s’organise! on était donc à Esquelbecq, adorable village des Flandres françaises (jen ai parlé mardi), avec son magnifique château qui lui même a un verger. On y arrive, à nos fruits! Bon par contre, Marichéri a choisi un poirier, ce n’est pas ce que je préfère, mais ça ira quand même.

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Friday Feelings #327

Le vendredi (de vacances scolaires), c’est états d’esprit (en retard), imaginés par ma copine Zenopia.

Fatigue: toujours sans commentaire, je ne voudrais pas être grossière.

Humeur: so, so comme on dit en anglais .

Condition physique: on m’avait promis du soleil…il est où?!? Oui, c’est une condition physique, le manque de soleil.

Esprit: c’est pareil, il s’étiole, il a besoin de soleil aussi.

Estomac: lui, ça va toujours.

Culture: Wizzboy vient de découvrir les Pokemons. Ce n’est pas le degrés zéro de la culture, là, on plonge dans le négatif.

Boulot: je crois que je vais carrément sauter cette rubrique pour l’été, ça sera mieux.

Avis perso: je suis à deux doigts de mettre les décos d’Halloween là. Oui, je râle encore sur la météo. Promis j’arrête!

Message perso: j’espère que l’eau a arrêté de monter, courage! j’en profite aussi pour envoyer le même message à tous les autres belges qui passeraient par là.

Loulous: L’Ado est proche du but, plus qu’une soixante de kilomètres avec Santiago. Il a même reçu une coquille officielle et tout, il était très fier. Il a aussitôt fait une photo pour nous la montrer. Juste avant de la laisser tomber et de la casser. GeekAdo, inspiré par les exploits sportifs de son frère, s’est mis au vélo. C’est un scandale, il y a un buisson qui a déboulé de nulle part, sans clignotant, et qui lui a barré la route. Quel chauffard alors, ce buisson. GeekAdo va bien à part quelques égratignures et le buisson aussi. MangaGirl et PrincesseChipie ont adoré le feu d’artifices. Les airs blasés de la grande ont disparu à coup de « hiiiiii, c’est joliiiii » qui nous ont beaucoup surpris, on n’est plus habitué à autant d’enthousiasme de la part d’une ado mi goth, mi emo, mi artiste maudite. PrincesseChipie était à fond avant que ça commence, elle a donc poussé des cris de joie en ultrasons, mais avec elle, on s’y attend. Wizzboy lui n’a pas eu peur. Enfin, il a répété qu’il n’avait pas peur en boucle, en me broyant la main, en se crachant derrière GeekAdo puis planqué dans la voiture avec son père qui faisait des photos artistiques, artistiquement en biais appuyé sur une portière, pour faire de l’art. Si. Enfin bref, Wizzboy n’a pas eu peur. Voilà.

Divers: réflexion matinale de notre pharmacien, qui est très sympathique: « les gens qui m’appellent depuis quatre jours en exigeant d’être vaccinés parce que ils sont prioritaires, ils étaient où quand je jetais des doses parce que personne ne voulait se faire vacciner? » Excellente question.

Amitié: je le répète, mais bon courage. Xxx

Love: ça y est, il ne compte plus les semaines avant les vacances, mais les jours, ça se rapproche!

Penser à: vérifier la météo pour dimanche. Non, je ne râle pas, mais je préfère un pique-nique au sec que sous la pluie.

Sortie: on doit donc continuer nos explorations locales ce week-end, après le succès de notre sortie à Esquelbecq que je recommande vivement à tous ceux qui passeraient dans le Nord.

Courses: notre boucher reste ouvert tout l’été, c’est une bonne nouvelle.

Envie de: seriously?!?

Pic: je le rappelle, parce que c’est important, WizzBoy n’a pas eu peur

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Thursday thunder: Les travaux, épisode 2

Je sentais bien qu’on allait en reparler, de ces travaux dans la rue, et que ça finirait par me contrarier. Je ne parle pas du bruit, qui n’a jamais rêvé d’être réveillé par le doux chant des marteaux piqueurs dès 7 heures du mat? Non, ça, ça passe encore (c’est même du pipi de chat comparé aux cris de joie de Wizzboy, excité quotidiennement par une nouvelle journée de vacances à des heures indues). Je ne fais pas non plus allusion aux légers problèmes de circulation, puisqu’après tout, on peut toujours sortir de chez nous en voiture, c’est juste qu’on ne peut plus rentrer. Non, vraiment, ce qui m’a hérissé, c’est une discussion avec le chef de chantier. Enfin discussion, c’est une image…

Je rappelle qu’il s’agit de mettre le tout à l’égout dans notre rue, et qu’il faut donc prévoir des embranchements. Il se trouve qu’on voulait que les ouvriers passent par le parking à côté de chez nous plutôt que devant chez nous, et que la mairie était à fond pour notre idée qui permettait d’économiser une bonne quinzaine de mètres de tranchée. Le chef de chantier (payé lui par le department, si j’ai bien compris), est venu voir. Déjà, il était contrarié, puisqu’un de nos voisin a eu le toupet de lui expliquer juste avant que non, ça ne l’arrangeait pas d’avoir une canalisation au milieu de son salon. Bref, le chef de chantier n’était pas franchement porté au dialogue quand il a fini par arriver chez nous. Et comme je suis d’une patience rare (vraiment très rare) et d’une tolérance relative, l’échange a été difficile. Je veux bien qu’on n’ait pas forcément besoin de maîtriser les rudiments du langage (sujet-verbe-complement par exemple, plutôt que Verbe mal conjugué-Verbe mal conjugué-sujet qui n’a rien à voir avec la phrase), pour creuser des tranchées, mais ça aide pour s’expliquer avec les riverains, qui je le rappelle sont aussi des contribuables et donc, paient la facture. Non mais.

Après vingt minutes de dialogue de sourds, il est ressorti que ce qu’on demandait n’était pas possible parce qu’il faudrait passer par dessus d’autres canalisations pour ça, et il ne peut pas. Je vous résume l’échange, j’ai pris la peine de mettre ses réponses en ordre intelligible.

-Euh…c’est à dire que pour faire le branchement devant chez nous, vous devez aussi passer par dessus ces mêmes canalisations.

-Non mais, c’est pas possible par le parking, à cause des autres canalisations.

-okiii, j’ai bien compris, mais ça revient au même si vous passez sur le trottoir…

-c’est à cause des autres canalisations.

-oui, d’accord, mais vos autres canalisations, elles sont aussi devant chez nous, vous allez aussi passer dessus.

-c’est pas moi qui les ai mises, c’est les autres canalisations, on peut pas dessus pour aller jusqu’au parking.

Je reste calme, je respire, ça va bien se passer. C’est probablement moi qui m’exprime mal. Je reprends.

– les autres canalisations remontent toute la rue, devant chaque maison et le parking, donc vous allez passer dessus pour chaque embranchement de ce côté de la rue. Qu’est-ce que ça change que vous le fassiez au niveau du parking ou devant chez nous?

Là, je reconnais que c’est ma faute, clairement, mes phares étaient trop longues. Je l’ai perdu autour du dixième mot, à peu près. J’ai préféré arrêter là, de peur de lui faire bouffer ses canalisations, mais pour aider bien sûr, dans l’espoir que ça lui ouvre l’esprit. Il faut vraiment que j’arrête de vouloir parler à des gens, je suis pas faire pour ça et ça me rend encore plus asociale (et j’ai l’air d’un affreuse snob en plus, c’est pas malin). Grrr!

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Happy Bastille day

Franchement, le 14 juillet en France, à part les feux d’artifices, c’est moins fun qu’à l’étranger, en tant qu’expat français. Il semblerait que le monde entier soit décidé à célébrer « Bastille day » et attende qu’on en fasse autant. Au Mexique, la réception à l’ambassade (avec du vrai camembert!) à laquelle j’ai eu la joie de participer (pour le camembert donc), était un événement mondain rassemblant plus de locaux que de français et les premiers connaissaient les paroles de La Marseillaise, à la différence des seconds. En Angleterre, on n’est pas encore en vacances scolaires et quand j’étais encore prof, j’avais droit à une journée très spéciale à l’école. Ça commençait par de retentissants « happy bastille Day » en arrivant le matin. Ça m’avait inspiré un billet que je ressors plus ou moins pour l’occasion.

Les anglais étaient toujours déçus quand je leur disais qu’on ne fait rien de particulier, le 14 juillet est un jour comme les autres, surtout quand il y a école. Alors qu’ils s’attendent visiblement à ce que je leur confie le secret de quelques coutumes très folkloriques. Pour une famille française, on ne fait vraiment aucun effort pour bastille Day : même pas de rosette tricolore à la boutonnière, pas de mini guillotine, pas de barrette tricolore dans les cheveux, pas le moindre bonnet phrygien (sérieusement, pourquoi je me déguiserais en schtroumphette juste parce que c’est le 14 juillet?). Quand je leur dis qu’en plus, personne ne dit « Bastille day » en France, ça les achève…enfin bref, je me suis demandée, pré brexit bien sûr, ce que c’était pour eux, d’être français en Angleterre?

-être français en Angleterre, c’est…parler français , en public. Ou anglais mais avec un accent à couper au couteau (ou à la guillotine, pour rester dans le festif). C’est donc voir de parfaits inconnus se retourner sur son passage. Ils dévisagent comme des bêtes curieuses ces francophones, ou au contraire leur sautent dessus parce qu’ils adôôôrent la France, et que forcément, on veut absolument tout savoir de leurs dernières vacances en Charentes. J’ai bien dit que c’était pré brexit….parce que post brexit, les réactions sont un chouïa moins amicales, voir franchement hostiles.

-d’ailleurs, j’en ai déjà parlé, les anglais vont souvent en vacances de l’autre côté de la Manche (bon là, c’est pré pandémie…et pré brexit aussi, mais ils ne l’ont pas encore compris: la frontiere fermée, ça empêche peut être les sales européens de rentrer chez vous mais ça vous empêche aussi de sortir, morons). Par contre, on passe forcément pour des parisiens (euh, non, je viens des Landes…Lhaillandeuh? Non, en deux mots, les-Landes…ah, et c’est près de Paris ?) mais qui connaissent quand même tous les coins paumés de France (bon d’accord, je viens des Landes, mais il y a des coins paumés ailleurs aussi!). J’ai fait des progrès fulgurants en géographie française en Angleterre. Je suis capable de placer pas moins d’une centaine de camping sur la carte. Pour quelqu’un qui déteste le camping et ne voit pas l’intérêt d’une carte alors que Google map sur l’iPhone, c’est très bien, il faut le faire.

-toujours pour rester dans les langues, et je continue à le faire, je suis pire que Super Mum et ses cours privés de mandarin. Quand mon gamin s’étale dans la cours et arrive en pleurant, le bras ensanglanté en braillant « mamaaaan, j’a fait mal » , j’éprouve encore le besoin de corriger son français avant de le consoler « non, on dit: je me suis fait mal ».

– les collègues, les voisins, les amis anglais viennent toujours demander conseil aux français de service pour trouver de l’authentique fromage, ou n’importe quel produit comestible. Et le pire, c’est que justement, on avait une filière secrète pour faire passer du camembert fermier. Par le petit neveu d’une voisine de la grand mère d’une expat que rencontré lors de la mise en place d’un réseau d’importation clandestine de rillettes…

-être français en Angleterre, c’est aussi s’offusquer quand la conversation dégénère dans des clichés honteux sur les français qui seraient tous des râleurs. C’est scandaleux, hors de question de laisser passer ces insultes infâmes, c’est limite de la xénophobie (aaah, si j’avais su à l’époque, comment ça allait dégénérer…) Ah mince, c’est moi qui ai lancé le sujet. Sh*t! C’est râlant quand même…(Et oui, je parle aussi comme un charretier en anglais, mais il paraît qu’avec l’accent français, c’est so chic)

-dans la série cliché, il y en a qui sont agréables: en tant que française, j’étais sensée avoir un sens innée de la mode et être impeccable même en portant un drap avec trois trous (pour la tête et les bras, pas trois trous au hasard). C’est tellement ancré dans les mentalités qu’il n’y a pas besoin de faire le moindre effort. J’aurais pu débarquer à l’école en schtroumpfette justement, c’était pareil (D’ailleurs, j’étais plutôt une Boden Mum à l’école, l’archétype de la maman anglaise middle class qui s’habille chez Boden donc. Et pourtant on n’arrêtait pas de me demander si j’achètais mes vêtements en France. Mais enfin, vous avez les mêmes!)

-toujours un cliché sympa: nos enfants français sont naturellement polis et bien élèvés. J’en ris encore. Eux aussi.

Comme je ne veux pas casser l’ambiance, je n’insisterais pas sur tous les clichés désagréables : les français sont des laches (à cause de la seconde guerre mondiale…WTF?!?), les français sont des obsédés lubriques (il a combien de gamins déjà, votre premier ministre…ah oui c’est vrai, personne ne sait, même pas lui!), les français fument comme des pompiers (je n’ai jamais touché une cigarette de ma vie, il faut que je rende mon passeport?) et j’en passe. Mais bon, happy bastille day!

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Mardi tourisme: Esquelbecq

Cette fois, on reste dans le Nord Pas de Calais, puisqu’on va à Esquelbecq, charmant village des Flandres, au sud de Dunkerque.

Esquelbecq est labellisé « village culture et patrimoine » et c’est adorable. En plein cœur des Flandres françaises, c’est un tout petit bourg, on arrive tout de suite sur la « grand » place. On tombe sur l’eglise de saint Folquin, qui était apparement le cousin de Charlemagne. La partie la plus ancienne date du dixième siècle, mais l’église a était remaniée plusieurs fois, dont la dernier en 1976 après qu’un incendie ait ravagé la toiture. Marichéri a fait prévue d’un self control admirable: il a résisté à la tentation d’essayer les orgues, mais ça l’a démangé.

Le village est aussi célèbre pour ses bouquinistes et sa nuit du livre, d’où son label village culturel. Il y a plusieurs étalages exterieurs et tout un tas de boutiques autour de la place (j’ai craqué, j’ai ramené notamment un magnifique exemplaire de Bécassine de 1927). Le village est tout mignon et très vert.

Esquelbecq est surtout connu grâce à son magnifique château. Dans sa forme actuelle, il date de 1606, mais il y a toujours eu une forteresse à cet endroit depuis le X siècle. Malheureusement, le château d’Esquelbecq a été occupé par les nazis pendant la guerre (on peut visiter leur bunker anti bombardement près du poulailler) et ils ont laissé l’intérieur dans un état épouvantable. Heureusement, l’extérieur est superbe.

Le château est réputé pour ses jardins qui sont très agréables. Ça nous a beaucoup rappelé les « walled garden » des manoirs Tudor anglais. Comme de l’autre côté de la Manche, avec exactement le même agencement, il y a le potager, le verger, la serre, des murs en briquettes ornés de niches, des parterres, des haies, et même un jardin « à l’anglaise » tout au fond.

Malgré la météo, on a adoré Esquelbecq et on est bien décidé à y revenir, presque uniquement pour revoir le paon blanc du château!

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Sunny Monday #28

Comme on est toujours en rouge pour le défi de Bernie et que j’ai envie de vacances (c’est ça le problème de partir en août…), je vous amène faire un tour au Pays Basque espagnol, à Getxo dans la banlieue de Bilbao. On y franchit l’estuaire du Nervion, à l’entrée du port, grâce au Puente de Viscaya , qui date de 1893 et est inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO pour sa grande originalité: on ne passe pas dessus, mais dessous. Une navette suspendue au raz de l’eau amène les voyageurs d’un côté à l’autre de ce pont transbordeur sans empêcher la circulation des bateaux. Et donc, en plus d’être une prouesse technologique, ce pont est rouge.

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Projet 52: sur l’herbe

Non seulement j’ai de suite eu une idée pour le thème choisi par Ma’ cette semaine, mais je n’ai pas non plus eu à attendre longtemps pour la réaliser. C’était facile, mais forcément, j’ai mis Marcel à contribution. Ça tombe bien, il est ravi de prendre la pause. Un chat sur l’herbe, un chat qui fait le fou dans l’herbe plutôt. Je suis persuadée qu’il en rajoute dès qu’on le prend en photo!

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