Sunny Monday #36

On continue avec les chats pour le rendez-vous de Bernie. Après Cacahuète et Zoe la semaine dernière, il faut bien que je vous montre l’autre membre de la famille: Luna. C’était le clone parfait de sa mère Zoe, tout comme Cacahuete était celui du papa Casper, le chat des voisins. Ce charmant matou qui avait pris sur lui d’accueillir la petite nouvelle du quartier, on ne se méfiait pas. Zoe était tout chaton. C’était mignon, ils passaient des heures tous les deux assis côté à côté sur la murette…oui, ben c’était un pervers en fait, ce Casper! Du coup, on a gardé Cacahuète et Luna est partie vivre à côté dès qu’elle a été sevrée, qu’il assume un peu ses responsabilités paternelles, non mais. D’après nos voisins (qui ne savaient plus comment s’excuser des errements de leur chat), elle ne ressemblait à Zoe que physiquement, parce qu’elle était aussi sympathique que son frère mais beaucoup plus calme. Ils ont déménagé peu de temps après, et on a perdu la trace de Luna. Alors, on a gardé les photos!

Bonne semaine à tous!

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La phrase de la semaine #6

La citation de la semaine nous vient d’une maman, tante, cousine, ou nounou je ne sais pas, qui s’épanchait philosophiquement devant le portail de l’école de Wizzboy vendredi. C’est d’une poésie remarquable, d’un lyrisme fou, c’est juste beau. Voilà. Sans compter que c’est tout à fait vrai. Déjà une semaine d’école finie. Ou pour reprendre les mots bouleversants de cette artiste de la réthorique:

Elle a eu la délicatesse de s’exprimer avec la conviction d’une poissonnière à la criée, l’assemblée qui attendaient la sortie des élèves en a bien profité. Certains se sont écartés subrepticement en se pinçant mentalement le nez (si, si…), comme si notre poétesse émettait effectivement des relents de poissonnière. D’autres ont plus ou moins réussi à réprimer un sourire moqueur ou ravi…quoique, je me demande finalement si je n’étais pas la seule, pour le sourire ravi. Ça m’a beaucoup plu. Je ne sais pas ce que je préfère: l’expression que je ne connaissais pas, ou la désapprobation très claire qu’elle a provoqué chez une partie des parents coincés. C’était très drôle. Visiblement, on ne torche pas les semaines en public comme ça, ça ne se fait pas. Les autres mamans (ou tantes, ou cousines ou nounous, je ne sais toujours pas) n’approuvent pas du tout, alors que cette brave femme ne faisait que constater que le temps passe vite finalement. C’est un thème récurrent en littérature, non?

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Projet 52: sur le sol

Le thème de cette semaine pour le projet de Ma’ m’a fait chercher longtemps…j’allais me résoudre à prendre en photo le parquet de notre salon ou le carrelage de la cuisine quand j’ai décidé de refaire un tour sur les archives. Et là, je tombe sur une photo de GeekAdo dans sa période judoka, plaquant un adversaire sur le sol. Ça aurait été parfait, sauf qu’on voit bien la tête d’ailleurs hilare, de mon gamin. Mais ça m’a donné une idée, bon sang mais c’est bien sûr! Et hop, les JO de Londres, le judo, Teddy Riner et le souvenir d’une PrincesseChipie toute petite agitant de toutes ses forces son drapeau et hurlant Teddyner, Teddyner! Un grand moment…on en a vu des adversaires de Riner finir sur le sol ce jour là!

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Friday Feelings #179

Bon, je renonce, je n’arriverai jamais à trouver une intro récurrente pour les états d’esprit de Zenopia et Postman. En plus, ça m’empêcherait d’expliquer encore une fois pourquoi je ne suis pas franchement en avance. Mon billet sur la paperasse scolaire a été repris sur le Huffpost, et j’ai des échanges colorés avec des enseignants qui se sentent personnellement agressés. C’était forcément eux, nominativement que je visais, c’est évident. Je me demande bien pourquoi la majorité des profs qui m’ont répondu ne réagissent pas comme ça, tiens…c’est curieux que eux ne pensent pas que je les critique. Je sens que ça va encore plus énervé les premiers tout ça…bref, j’arrête de répondre, aux acariâtres comme gentils, aimables et constructifs, parce que sinon, je n’arriverai jamais à poster mes états d’esprits avant ce soir.

Fatigue: rhaaa…je dirais bien que l’école commence très tôt le matin, mais je vais encore me faire tomber dessus par un instit ou deux qui prendront ça comme une critique de leur éthique personnelle ou quelque chose comme ça.

Estomac: multi caffeiné. C’est une arnaque, ça ne marche pas.

Condition physique: flasque

Esprit: ça fait un moment que j’essaie de trouver un moyen subtil d’amener une blague sans qu’elle tombe de manière incongrue mais je n’y arrive pas, alors tant pis, j’y vais quand même. Esprit: d’Eloi. Voilà…je sais, j’ai honte. Presque.

Humeur: somnolente

Culture: c’est le vide total. C’est la faute de L’Ado qui m’oblige à relire sa prose en italien alors que je ne parle pas l’italien. Ça m’épuise, je ne peux rien faire d’autre. Cela dit, j’en profite pour présenter mes plus plates excuses à ma sœur que j’ai contrainte à me faire réviser du russe alors qu’elle faisait anglais et espagnol. Au moins, avec l’italien, je reconnais l’alphabet et j’apprends des choses captivantes. Vous saviez que trampoline se dit tampolino en italien? Et que c’est une variante à peu près similaire dans une bonne vingtaine de langues (merci Google translate, pour une fois) sauf en espéranto? On y a presque passé la soirée, L’Ado et moi, on s’est éclaté comme des fous à essayer de dire trampoline dans toutes les langues. Tout va bien, on est parfaitement sains d’esprit… Et donc, trampoline se dit saltotabulo en espéranto. J’aime beaucoup.

Avis perso: bon, je ne suis pas sûre de pouvoir caser saltotabulo facilement dans une conversation. Mais ça fait déjà deux fois que je le replace dans un même billet, c’est pas mal.

Message perso: à la semaine prochaine!

Loulous: L’Ado qui est épuisé après trois mois de vacances se prépare donc à partir à Bologne. D’ailleurs, si quelqu’un a une chambre d’étudiant à louer sur place, ça nous intéresse. C’est très bien de faire une double licence avec deux langues, et donc 4 mois en Erasmus d’un côté, 4 mois de l’autre mais les logements étudiants se louent à l’année universitaire à Bologne. C’est un problème. L’Ado qui est très attaché à son petit confort (sérieusement, cet enfant n’a aucun sens de l’aventure, mentalement, il a l’âge d’être mon grand-père parfois), va vite se lasser de l’auberge de jeunesse. GeekAdo souuuuuffre. Rhaaa. Il porte sur lui toute la misère du monde. Il survit, stoïque face à la haine du corps enseignant tout entier (ça me rappelle quelqu’un, tiens), une charge de travail digne d’un forçat et les errements des planificateurs urbains qui ne font rien qu’à détourner les lignes de bus pour l’ennuyer personnellement. Bref, sa rentrée s’est bien passée. Celle de KnightyDiva aussi. Non mais tu vois quoi, non mais c’est nul, mais ça va, quoi, tu vois. Effectivement je vois très bien…PrincesseChipie a déjà entrepris de manager sa nouvelle instit. Elle va prendre en charge directement l’anglais, un peu de sérieux (cela dit, ça a plutôt l’air de soulager l’instit) mais les maths, ça ne va pas du tout, il faut tout réorganiser. Heureusement, la pauvre femme était prévenue et savait à quoi s’attendre. Elle est très polie aussi, elle m’a dit que c’est toujours très agréable d’avoir une élève comme PrincesseChipie. Analyse de la gamine: c’est parce que je commence en douceur pour la première semaine. Charmante enfant. WizzBoy est ravi: sa nouvelle classe est à l’étage, visiblement, c’est important. Il ne nous a pas raconté grand chose de plus. On a tout juste droit à une critique gastronomique détaillée des menus de la cantine et au nombre de fois où il va aux toilettes, je ne sais pas si c’est lié.

Divers: on a passé la journée d’hier au jurassique, c’est à dire sans électricité et donc sans wifi. Ça ne m’a pas fait rire, mais ça y est, on a de magnifiques radiateurs électriques partout et ils marchent! Je n’ai pas du tout pleurer de voir partir la cuve à fioul qui devait dater elle aussi, du jurassique. Reste à évacuer l’antique chaudière. La maison du petit requin plonge en pleine modernité, juste quand on apprend qu’elle a au moins une vingtaine d’années de plus que ce qu’on croyait (J’étais très septique, mais les analyses briquetières du plâtrier s’avèrent exactes, comme quoi…).

Amitié: le paquet!!! Oopsy daisy… (c’est très clair pour l’amie en question)

Love: il a eu une semaine pénible au boulot, du coup il « travaille » à la maison avec encore plus d’enthousiasme que d’habitude.

Courses: faites, toujours au marché

Sortie: rien de prévu cette semaine, mais le week end prochain est chargé.

Envie de: grasse matinée

Pic: bon d’accord, c’est juste du chauffage, mais on en est très content…entre ça et l’isolation, on ne va plus se geler dans la maison. Du coup, les travaux commencent lundi dans l’extension, enfin la partie au fond où était le cabinet du docteur du petit requin. On va savoir si la cave continue bien par là, et ça nous aidera peut être à comprendre ce qu’il y a sous le bureau.

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Thursday Thunder: les familles nombreuses, ce cliché

Il y a des gens merveilleux qui prennent la peine de me lire régulièrement (vous avez toute ma reconnaissance éternelle. Et mon admiration aussi, vu que je me tape moi même sur les nerfs la plupart du temps). A force, ces personnes adorables finissent par connaître mes lubies et paf, elles m’envoient des articles qui les ont fait penser à moi et mes colères du jeudi. C’est très gentil, je suis toute émue. Je vais évidemment me faire un plaisir de piquer une crise (et si d’autres ont des liens à m’envoyer, n’hésitez pas, j’adore m’énerver toute seule faire œuvre de pédagogie comme ça). Il s’agit encore une fois d’un article de Madame Figaro qui se spécialise dans la régurgitation paresseuse de clichés qui ont le don de m’exaspérer (ils avaient fait une série sur les femmes expats que j’avais adorée. Ou pas). Le titre de la chose est tout choupinou, je cite: « les familles nombreuses représentent pour moi un conte de fée » . Non, mais wtf?!?

Source

L’article, enfin, si on peut qualifier d’article cette lénifiante interview publicitaire d’une starlette quelconque qui vomit péniblement le texte pondu par le service communication de la boîte qui paie l’utilisation de son nom et de sa notoriété éphémère pour vendre des cosmétiques, des sous vêtements ou des laxatifs, je ne sais plus, à un public d’apprenties poufiasses facilement impressionnables, l’article donc (vous voyez que je peux être gentille: ça fait deux fois que je qualifie d’article cette bouillie marketing indigeste) ne traite absolument pas des familles nombreuses. Ah. L’interviewée balance juste la phrase qui sert de titre tout à la fin de ce chef d’œuvre journalistique. C’est tout. Vous allez me dire, c’est déjà ça, si elle s’était répandue davantage sur les familles nombreuses, vu la qualité de l’entretien au dessus de cette conclusion qui tombe complètement par hasard (en même temps, quand le seul propos d’un interviewé est : »achetez mes produits », j’imagine bien que c’est difficile de tourner ça en article phare du journalisme d’investigation), je me serais encore plus énervée. D’accord, mais quel génie éditorial a pensé que c’était une bonne idée de titre, surtout que ça n’a rien à voir avec le sujet? Balancer un cliché bien niais sur les familles nombreuses, ça fait vendre? Vraiment?

Ça veut dire quoi « les familles nombreuses »? On est toutes pareilles, telle une masse indéfinissable d’utérus sur pattes parce qu’on a pondu plus de 3 fois, c’est ça? Et pourquoi un conte de fée? Certes, je devrais être contente pour une fois qu’on ne nous accuse pas de courir après les allocs, de ruiner la planète ou de juste narguer volontairement et par pure méchanceté celles qui ne peuvent pas avoir d’enfant (ou ne veulent pas, mais ce genre de détail ne rentre pas dans la logique des donneurs de leçon professionnels). Mais je trouve ça extrêmement condescendant. Une famille nombreuse, ce n’est pas un coucher de soleil à Venise ou un bébé panda qui fait des bulles. On n’est pas mignon, on n’est pas tout chou et on n’est pas là pour servir de « conte de fée » à une décérébrée qui ne sait pas quoi dire. On est des gens comme les autres, des familles normales, juste avec un peu plus d’enfants que la moyenne. Ça ne fait pas de nous des curiosités. On ne se donne pas en spectacle pour faire plaisir aux fans de la petite maison dans la prairie ou autres niaiseries du même acabit, dont les fantasmes de familles nombreuses sont aussi navrants que déconnectés de la réalité.

Je sais bien que la pauvre journaliste qui a péniblement essayé de rendre un tant soit peu lisible cet exercice publicitaire imposé n’y est pour rien. Mais vraiment, Madame Figaro (ou Figaro Madame, je ne sais jamais), ça serait sympa de nous lâcher un peu, vu que ce n’est pas la première fois que vous vous en prenez avec autant de subtilité aux familles nombreuses. Tenez, pour rester dans l’argument économique qui a l’air de vous servir de ligne éditoriale: une famille nombreuse, par définition, ça veut dire plusieurs enfants, donc plusieurs futurs abonnés potentiels. C’est ballot de les insulter dès le plus jeune âge, ça risque d’impacter négativement sur votre circulation future, quand ils seront adultes et vous éviteront comme la peste en souvenir des clichés imbéciles que vous aurez publiés sur leur famille pendant leur enfance. Alors, si vous ne le faites pas pour nous, pensez au moins à votre avenir, et allez trouver vos contes de fées ailleurs, merci.

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One year ago…

Et voilà, un deuxième billet de rentrée, alors que je me moquais bêtement hier. Il se trouve que grâce à FB qui n’oublie jamais rien, je me suis rendue compte que j’avais bien posté une photo de rentrée il y a un an. Pas pour la tenue, puisque c’était l’uniforme, mais parce que je pensais encore naïvement que c’était notre dernière « première »rentrée. La dernière fois qu’un de mes enfants rentrait à l’école. Il n’y pas de maternelle en Angleterre, c’est directement le primaire à 4 ans révolus (c’est à dire qu’il faut que l’enfant ait eu 4 ans avant le 1er Septembre). C’était la première fois que Wizzboy enfilait un uniforme d’écolier, il était tout fier.

Et puis voilà, un an après, je sais qu’il y aura d’autres premières rentrées. Wizzboy n’a plus d’uniforme, il n’est plus en primaire. Heureusement, comme il est dans une école privée très compréhensive, il a pu continuer ses apprentissages de primaire tout juste débutés en anglais. On aurait pu lui faire sauter une classse, pour garder le cours de sa scolarité anglaise mais il refusait de « speak la France ». Aujourd’hui, il est dans la classe qui correspond à sa tranche d’âge en France, et c’est très bien comme ça. Je l’ai déjà expliqué, les classes d’âge se font par année scolaire en Angleterre, pas par année calendaire comme en France, il y a donc un décalage pour les enfants nés en début ou en fin d’année entre les deux pays. Ce qui ne perturbe absolument pas Wizzboy. Il était juste déçu lundi que quelques gamins dans sa nouvelle classe, soient plus vieux que lui, mais il s’en fiche parce que de toute façon, il est plus tall. Et toc. On dit grand Wizzboy, pas tall. Nooon, y sont plussss grands que moi passs que leur zanniversaire c’est avant le mien, mais y sont plussss petits que moi. Y sont petits comme ça (en me montrant ses genoux. Il suit les traces de Maricheri et ses 6m08, certes mais je crois qu’il a aussi hérité du sens de l’exagération de sa mère).

Enfin bref, la scolarité que je croyais toute tracée il y a un an, de Wizzboy a pris un tournant radical. Il se souvient à peine de sa school in England, il se rappelle très bien de Littlepote, son grand copain qui était déjà avec lui en nursery, mais c’est tout. Il ne sait déjà plus comment s’appelait son teacher. Il a toujours la photo de classe et l’immense œuvre que ces petits copains anglais lui ont données avant qu’il parte, il sait ce que c’est mais ne reconnaît plus les enfants (en prévision, j’avais noté les noms pour lui faire un souvenir pour plus tard). Maintenant, il speak très bien la France. Sa nouvelle institutrice m’a assuré hier, sans que je demande, qu’il parle aussi bien que ses camarades. Si elle n’avait pas su qu’il venait d’Angleterre, elle n’aurait jamais deviné. Bon, en même temps, elle m’a dit aussi qu’il était charmant, poli et attentif, du coup, j’ai comme un doute. Soit elle est vraiment très gentille, soit Wizzboy fait son timide, mais ça ne lui ressemble pas. Enfin bref, il va très bien. Je suis plus perturbée que lui. J’ai passé presque toute la scolarité de L’Ado à découvrir le système anglais, en étant clairement paumée la plus part du temps. Mais arrivée au cinquième, en ayant enseigner le français en primaire qui plus est, je maîtrisais. Je savais par quelles étapes devaient passer Wizzboy, de cette dernière première rentrée en Réception jusqu’au 6 th form et A levels à 18 ans. Je pouvais l’aider, le guider, l’accompagner dans ses futurs choix. Raté. On repart à zéro. Pendant qu’il apprend à speak la France, j’apprends à être parent d’élève en France. Ça me fait encore tout bizarre.

Il y a comme une certaine nostalgie à revoir cette photo qui n’a pourtant qu’un an…bon soyons honnête, j’ai versé une petite larme. Il y a comme ça des petites choses qui arrivent de manière intempestive pour me rappeler notre ancienne vie. J’ai encore du mal à digérer tout ça. Mais comme dirait PrincesseChipie, l’école en France, c’est super, il y a pas d’uniforme. Et surtout, elle n’a pas eu peur de rentrer cette fois, elle ne s’est pas demandé si son nom étranger allait susciter des moqueries, si on n’allait pas encore au mieux l’ostraciser au pire l’insulter à cause du lieu de naissance de ses parents. Et ça, ça aide très, très bien à surmonter un peu de nostalgie de temps en temps.

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Paperasse scolaire

On ne va pas couper au billet marronnier sur la rentrée…déjà, j’ai clairement raté ma vie de blogueuse: je n’ai pas posté les tenues de rentrée de mes enfants. J’étais trop occupée à vivre ma vraie vie de maman débordée un jour de rentrée pour penser à ce genre de chose. Sans compter qu’il y a un moment que je ne me préoccupe plus de ce que peuvent bien porter mes gamins, à part Wizzboy, du moment que c’est propre. Mais bon, pour cette rentrée, notre première rentrée officielle française, j’ai quand même des choses à dire. En tout cas, j’en ai eu à écrire. 4 fois les mêmes formulaires absconds, youpidoo, j’y ai passé la soirée. Je sais bien que c’est la même corvée pour tous les parents d’élèves en France, mais c’est nouveau pour moi. Soyons clairs, ça m’a déplu.

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Quand on a inscrit les enfants en janvier, on a effectivement rempli une tonne et demi (par gamin) de formulaires divers et répétitifs. Mais on était submergé par la paperasse administrative française de tous les côtés, c’est passé avec le reste. J’ai quand même été surprise que les mêmes établissements me redemandent de remplir à nouveau exactement tout ça, 6 mois après, pour la réinscription. Ok, il peut y avoir des bouleversements familiaux, mais sinon, ils s’attendent à quoi? Que les élèves changent subitement de date de naissance, comme ça, d’un coup? Ou d’identité? Ce ne serait pas plus simple de juste signaler les changements éventuels plutôt que de tout reprendre à zéro? Enfin bon, quelque part dans les entrailles informatiques des écoles, il y a absolument tous les détails de la vie de mes enfants, en plusieurs exemplaires. C’est bon, c’est fait. Et bien pas du tout. On recommence pour la rentrée, les enseignants prennent sur eux de tout redemander. C’est fou, en Angleterre, on avait des listes d’appel avant la rentrée, avec tous les renseignements vraiment utiles, c’est à dire principalement les allergies. Mais là, les pauvres profs français n’ont même pas l’air d’avoir eu accès aux noms de leurs élèves. Sans compter qu’ils veulent absolument tout savoir, parce que c’est évident, Wizzboy apprendra beaucoup mieux à faire des ronds si son instit sait dans quelle université va L’Ado ou quand tombe l’anniversaire de Marichéri.

J’ai dû recopier 4 fois notre adresse sur le recto d’un seul formulaire: adresse de l’élève, adresse de correspondance, adresse du père, adresse de la mère. Je sais bien qu’il y a des familles recomposées, mais si ni l’élève, ni le père, ni la mère ne vit à l’adresse de correspondance, il n’y a pas comme un problème? L’instit compte correspondre avec qui exactement, la grande tante Ursule? Un voisin? Un type au hasard? Et déjà, pourquoi l’instit veut notre adresse? Ce n’est pas à l’administration de l’école de nous contacter si besoin est? En fait, c’est ce qui me gêne vraiment dans cette débauche paperassière. Je suis peut-être devenue trop anglo-saxonne, j’admets que je suis en plein choc culturel, mais il n’y a pas de protection des données personnelles en France? C’est normal que la vie entière de notre famille soit scrutée comme ça par toute une école, et non pas le strict nécessaire juste par le secrétariat? Que notre vie se balade n’importe où sur des feuilles volantes en 25 exemplaires? En Angleterre, on ne rigole pas avec la confidentialité. Un enseignant ne se permettrait jamais ce genre d’inquisition, ça ne lui viendrait même pas à l’idée. Je n’ai jamais su autre chose de mes élèves que leur nom, leur date de naissance et les informations médicales essentielles si il y avait lieu, qui m’étaient partagée par l’administration scolaire, pas les parents. Après, si la famille veut informer de situations particulières qui peuvent avoir une influence directe sur les apprentissages de l’enfant, libre à elle d’en parler aux profs. Sinon, l’administration scolaire ne partage avec eux que ce qu’ils doivent vraiment savoir pour enseigner. Ça ne m’a jamais empêché d’expliquer à mes élèves comment dire « hello » en français de ne pas connaître le lieu de travail de leurs parents. Au contraire, je trouve même que ça aide à ne pas faire de différence entre les élèves, à ne pas les classer mentalement dans une catégorie sociale.

Bref, c’est la rentrée et je suis en mode ronchon. En plus, il pleut et c’est un scandale. Il doit bien y avoir un formulaire administratif à remplir en 50 exemplaires quelque part pour se plaindre de la météo, non?

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Sunny Monday #35

Pour ce nouveau mois, Bernie nous propose comme thème non plus une couleur, mais des chats. Capucine et Penelope (en anglais sans accent, dite aussi Penny) font régulièrement des apparitions ici, j’ai voulu changé un peu. Bien avant elles, on a eu un duo mère-fils, Zoe l’acariâtre et Cacahuète, très sympathique mais pas fini. Vraiment pas fini, Zoe était très jeune quand elle l’a eu et elle ne savait pas comment faire. Le pauvre Cacahuète a été privé d’oxygène au départ, il a fallu que Marichéri le libère de la poche des eaux et le réanime. On a toujours pensé que ces débuts difficiles étaient montés au cerveau de ce pauvre chat. Cacahuète se prenait pour un chien. Zoe ne nous tolérait que quand elle avait faim, et encore, alors que Cacahuète nous suivait partout en gambadant, y compris dans la rue. Il courrait après les voitures comme pour essayer de les attraper. Il jouait avec les ouvriers municipaux, un peu trop ça les dérangeait dans leur boulot. Il allait jouer au foot sur l’espace vert en face de chez nous avec les gamins du quartier qui sonnaient pour demander si Cacahuète pouvait sortir.

Ce n’est pas lui qui a attrapé une voiture mais l’inverse. Toute la rue était triste. On a découvert à ce moment là qu’il faisait la tournée des voisins tous les matins pour récupérer des friandises…tout le monde le connaissait et le trouvait marrant, ce chat qui se conduisait comme un chien.

J’aime bien cette photo, avec dehors Zoe et ses yeux brillants. Elle a un petit côté maléfique hautain qui lui ressemble beaucoup. Et de l’autre côté de la vitre, à l’intérieur avec nous, ce pataud de Cacahuète a l’air de se demander ce qui se passe.

Bonne semaine à tous!

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La phrase de la semaine #5

C’est notre première rentrée en France et j’ai découvert avec horreur les listes de fournitures toutes plus indispensables les unes que les autres pour assurer la réussite scolaire de ma progéniture : le cahier bleu moyens carreaux arrondis de 57 pages et demi, le crayon dur-tendre calibre 22, le classeur vert à rayure mauve écartement 3/4 à spirales convergentes et j’en passe. On se demande comment les enseignants et les élèves arrivent à quoi que ce soit en Angleterre, avec un modèle unique de cahier par gamin et par matière…enfin bref, comme je n’avais absolument pas l’intention de me traîner dehors avec ma liste de 253 pages de fournitures diverses et variées, j’ai commandé sur Amazon. Comme c’est arrivé au compte-goutte, le livreur est devenu un habitué. Et bien mardi, il m’a gratifié de la phrase de cette semaine:

Euh…j’ai un peu perdu (totalement par hasard) mais j’ai de la marge. J’ai un physique qui n’est pas exactement fluet, je passe rarement inaperçue (pour des raisons de volume donc, je préfère préciser). Comment a-t-il fait pour ne pas me voir alors que j’étais en face de lui? A la limite, si ça avait été une affirmation: « tiens, la porte s’ouvre il y a quelqu’un », mais non il m’a clairement posé la question. Je suis quoi, pour un livreur Amazon, si je ne rentre pas dans la catégorie des quelqu’uns? Un animal (si on peut choisir, je prends une vache mais avec des ailes) ? Un objet? Une ouverture automatique de porte? Enfin bref, je l’ai rassuré: il y avait bien quelqu’un et j’ai pris mon paquet. Mais je n’ai pas osé commander sur Amazon depuis, c’est angoissant tout ça.

Je précise que je ne me moque pas bêtement de ce pauvre livreur, ou des autres personnes précédemment cités (et à venir). On en fait tous, des phrases comme ça, moi la première. Le but de cette rubrique n’est pas de ridiculiser qui que ce soit, mais de cueillir toutes ces petites phrases comiques involontairement, absurdes, curieuses, saugrenues auxquelles on ne prête pas attention et qui pourtant rendent la vie un tout petit peu plus amusante l’espace d’un court instant.

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Projet 52: soir

Pour le thème choisi par Ma’ cette semaine, je vous amène sur une terrasse romaine, juste avant que le soir commence à tomber. J’aime beaucoup cette lumière si particulière, les ombres qui s’étalent et le soleil qui étincelle encore.

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