Sunny Monday 2020 #7

On est toujours en violet pour le rendez vous de Bernie, et ça manque de soleil aujourd’hui. La tempête Ciara se déchaîne, tout comme les présentateurs météos français qui m’écorchent les oreilles à chaque fois qu’ils essaient de prononcer son nom (c’est K-iara, pas S-iara). J’ai quand même profité d’un tour d’inspection dans le jardin entre deux bourrasques pour photographier de courageuses petites fleurs violettes qui se cramponnent comme elles peuvent.

Bonne semaine à tous, ne vous envolez pas!

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La phrase de la semaine #49

La phrase de la semaine a été récoltée par la maman de Marichéri. Non, je ne suis pas une horrible tortionnaire qui fait bosser toute la famille, elle était volontaire! C’est à dire qu’elle était tellement surprise par la sortie d’une lingère croisée dans l’hôtel où elle et le papa de Marichéri séjournaient, qu’elle me l’a gentiment offerte pour cette rubrique (la sortie, pas la lingère):

Depuis, on s’interroge. Est-ce un terme technique hôtelier, pour désigné les gens qui ont l’audace de rester une deuxième nuit? Est-ce plutôt une expression régionale? Si il y a des spécialistes ch’ti du tourisme dans l’assistance, n’hésitez pas à nous faire part de vos lumières. En tout cas, la maman de Marichéri a rassuré cette brave dame, une fois qu’elle a compris, oui, c’était bien elle la recouche.

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Projet 52: grain (s)

Comme on est en plein déluge, j’ai bien pensé photographier la pluie pour illustrer le thème choisi cette semaine par Ma’, mais on a dépassé le stade du petit grain. Et puis j’avais envie de quelque chose de mignon et primesautier, pour égayer un peu cette journée particulièrement grisâtre. Alors, je me suis décidée pour cette petite chèvre qui vient brouter des grains dans la main de MangaGirl. On ne sait pas laquelle des deux étaient la plus ravie.

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Friday Feelings #253

Ces états d’esprit vont être un peu moins maussades que la semaine dernière, mais pas trop non plus. Je ne veux pas revenir sur les images des célébrations en UK, dont certaines m’ont glacée par leur ressemblance avec celles qu’on trouve dans les livres d’histoire traitant de l’Allemagne des années 30. Sans parler des frexiters potentiels qui se sont congratulés sans savoir de quoi ils parlent, enfermés fièrement dans leur idéologie pourrie et leur haine de tout, absolument tout ce qui n’est pas eux. Youpidoo donc.

Fatigue: ça se maintient…

Humeur: pareil. Au moins, je suis constante.

Condition physique: complètement frigorifiée. Quand je vois GeekAdo qui se balade en t-shirt avec un vague petit blouson par dessus, espèce d’anglais! Même déguisée en yourte, tellement j’ai d’épaisseurs des vêtements dessus, je grelotte à côté.

Esprit: il va toujours moyen…l’état du monde le déprime.

Estomac: forcément, pour équilibrer, il se dévoue… et puis c’est bien connu, pour lutter contre le froid, il n’y a rien de tel que le gras, non? Et le chocolat, évidemment.

Culture: je suis joie, j’ai enfin réussi à dénicher un livre, la maison de Monet qui est en rupture de stock depuis à peu près une éternité. Par contre, je n’ai trouvé que la traduction française (ça a été écrit en anglais, par Heide Michels), mais comme ce sont les photos qui m’intéressaient, ça n’est pas gênant. J’adore Monet depuis mes cours d’art (je ne faisais pas de sport le mercredi après midi, je passais plutôt des heures dans la poussière de fusain et les vapeurs de térébenthine, c’est ce qui a dû me monter au cerveau). Le prof avait une approche originale de l’apprentissage de la peinture à l’huile: on a fait des faux. C’est comme ça qu’un “pont d’Argenteuil » trône chez mes parents, identique au vrai qui se trouve au musée d’Orsay. J’en ai gardé une passion totale pour Monet.

Boulot: en parlant de peinture, le plafond du bureau est au point mort…

Avis perso: humain, c’est surfait, je veux être chat. Les chats s’en foutent de la couleur de poil de leurs congénères. Ils méprisent tout le monde indifféremment.

Message perso: hiiiiiiiiiii! Si,si, c’est très clair pour la personne concernée. Vous voyez que je n’exagère pas avec cette histoire de vapeur de térébenthine, je suis sûre que c’est toxique! Bref, ce n’est pas entièrement de ma faute si je suis bizarre…non?

Loulous: L’Ado va passer rapidement par Paris ce week end, enfin, par le stade de France, il va voir le rugby! Je ne suis pas jalouse du tout. Du tout. Même en rajoutant l’aller-retour en Eurostar, c’est moins cher que d’aller à Wembley, sans compter qu’il voulait plutôt voir jouer la France. GeekAdo a été aux portes ouvertes de l’université de Lille. Ça y est, il a sa liste complète pour parcoursup, c’est un premier pas. J’en stresse déjà, lui beaucoup moins. MangaGirl a été bombardée assistante de cours en anglais pour les petits de quatrième, elle en est très contente. PrincesseChipie est partie à l’école ce matin avec un pétard sur la tête, un pull mauve à pompons, un pantalon argenté, des tennis roses à paillettes avec des rubans à la place des lacets, et une doudoune à fourrure violette: elle devient sobre. Wizzboy a suivi le rugby, il trouve ça charmant, surtout les mêlées. J’ai marqué des points le week end dernier, quand j’ai appris à ses copains et lui à se faire des passes avec un vrai ballon de rugby. Ses potes étaient vivement impressionnés, et lui très fier.

Divers: c’est un temps à raclette…

Amitié: et allez hop, encore un hiiiiiiiii

Love: alors que lui, il a raté une grande carrière de rugbyman, pour de bêtes raisons géographiques. La première fois que je les ai amenés dans mon Sud-Ouest natal, lui, ses 6m02 et sa carrure, il a failli provoqué une émeute chez les recruteurs. Sérieusement, il n’avait jamais vu un match avant de me rencontrer et maintenant, il est encore plus acharné que moi. Je suis très fière de lui.

Penser à : arrêter de regarder les news, vraiment.

Courses: j’ai ramené des tulipes du marché, Marcel a essayé de les bouffer. Je n’ai pas compris.

Sortie: on a été à un salon du livre la semaine dernière, on a rencontré des gens passionnants.

Envie de: chaleur! Et vacances aussi, tant qu’à faire.

Pic: Capucine maîtrise l’art du camouflage. Là, elle fait la poule, c’est frappant de ressemblance.

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Thursday thunder : the queen’s English and a foreign accent

Ça n’a pas loupé, les célébrations des brexiters ont donné lieu à un déferlement de comportements racistes et xénophobes. Sûrs de leur impunité maintenant qu’ils pensent avoir gagné, ces braves gens se déchaînent. Un sombre cretin a eu l’idée de placarder un avis dans un immeuble de logements sociaux proclamant qu’à partir de maintenant, il faut obligatoirement parler anglais et uniquement anglais, et même l’anglais de la reine, le queen’s English pour vivre là.

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Je passe sur le fait que sa prose était bourrée de fautes. Les locaux n’ayant pas eu de cours de grammaire pendant plusieurs générations, les migrants maîtrisent souvent l’anglais mieux qu’eux. C’est du vécu, j’ai même dû expliquer les subtilités de l’apostrophe et du possessif à une instit de primaire, c’est dire! Ça m’étonnerait aussi que la personne qui a écrit ça, parle avec le même accent que Lizzie, surtout au fin fond du Suffolk. Mais passons. Ce n’est qu’un incident de plus dans une longue série qui fait que beaucoup d’origine étrangère ont maintenant peur de parler leur langue maternelle en public, voire de parler tout court, même en anglais, à cause de leur accent. Là aussi, c’est du vécu…je n’osais même plus dire bonjour! Parce que tous les jours ou presque les journaux en UK rapportent des aggressions physiques parfois mortelles contre des personnes qui ont eu le malheur de ne pas parler anglais, entre elles, dans les transports en commun, dans la rue, avec leurs enfants…c’est terrifiant et ça crée un climat de paranoïa difficile à supporter pour les étrangers en U.K.

On ne parle pas sa langue maternelle en public pour narguer qui que ce soit, mais parce que c’est naturel. Quand on répond au téléphone à nos familles ou nos amis compatriotes, quand on parle à nos enfants à qui on essaie d’ailleurs d’apprendre notre langue d’origine…il ne me serait jamais venu à l’idée de parler anglais à Marichéri en public si la conversation n’incluait que nous. Ça aurait juste sonné bizarre, faux, contraint. Pareil entre amies francophones ou avec les enfants à la sortie de l’école si il n’y avait que nous. Après tout, ce sont des conversations privées, pourquoi le raciste à côté veut absolument qu’on les ait en anglais, en quoi ça le concerne? Et pourquoi prend-il ces mots étrangers qui ne lui sont pas destinés comme une attaque? J’avais l’habitude de répondre aux mamans qui faisaient faussement mine de s’inquiéter que je parle français à Wizzboy: « lui, à 2 ans est parfaitement bilingue, et vous, vous parlez combien de langues couramment? « Ça les calmait.

Ce que ces xénophobes oublient, c’est qu’on parle plusieurs langues, c’est qu’on a fait l’effort d’apprendre la leur, en plus de la nôtre. Si on parle anglais avec un accent étranger, c’est un signe d’intégration justement, pas l’inverse! Si on parle sa langue maternelle dans un échange privé, ça ne veut pas dire non plus qu’on ne sait pas passer instantanément à une autre langue si le besoin s’en fait sentir. Maintenant que je suis en France, il m’est arrivé de capter deux ou trois conversations dans une autre langue, ça fait partie du bruit de fond au marché ou dans le bus. La seule raison pour laquelle je tends l’oreille, c’est que j’espère toujours rencontrer des anglophones (ça n’a marché qu’une fois jusqu’à présent). Sinon, franchement, je ne vois pas…mais j’ai remarqué aussi que ça défrise certains. On n’est pas en Brexitland, on ne parle pas d’agression, mais de regards insistants, d’attitudes qui laissent soupçonner une certaine méfiance. Je trouve ça sidérant. Pour moi, quelqu’un qui parle une autre langue dans la rue, c’est quelqu’un qui a une histoire, des choses à m’apprendre, c’est quelqu’un que j’ai instinctivement envie de rencontrer. Je ne comprends pas qu’on puisse se sentir agresser par un accent, des sonorités étrangères ou des mots qui de toute façon, ne nous sont pas destinés.

Pour en revenir à l’incident du début, et sans vouloir verser à mon tour dans les clichés, j’aimerais bien savoir si cet anglais fan de l’accent de Lizzie fait l’effort de parler espagnol quand il va en vacances à Insolacion-y-cervezas? Je dis ça comme ça…oui je suis méchante mais they started it.

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Les clichés sont fourbes

Je parle souvent des clichés sur les français en Angleterre, et ceux sur les anglais vus de France. Ils me font rire parfois, ils m’énervent assez souvent, et ils me dégoûtent profondément quand ils versent ni plus ni moins dans la xénophobie. Cela dit, j’ai une réaction beaucoup plus épidermique face aux clichés sur les irlandais perpétués par les anglais. Il faut dire qu’il y a un certain passif historique entre ces deux pays, et qu’il n’y a que quelques décennies, on trouvait encore des affiches à l’entrée des pubs, des magasins, voire de certains logements proclamant « no irish, pas d’irlandais». A vomir donc. En ma qualité de pondeuse de trois irlandais, ça m’a toujours défrisé. Mais je n’ai jamais pensé qu’il y avait des clichés anti irlandais en France, au contraire. J’ai toujours eu l’impression que les irlandais étaient plutôt appréciés ici. L’Ado, en sa qualité de Franco-irlandais n’a pas la même analyse.

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Déjà, il est assez choqué de la multitude de pubs pseudo irlandais qu’on trouve dans le moindre bled paumé de France. Effectivement, ils n’ont d’irlandais que l’enseigne, en mauvais anglais en plus. Je n’y avais jamais rien vu de mal, c’est plutôt sympa non? Ben non, l’Irlande, c’est pas Disneyland-pour-ivrognes non plus. L’Ado n’a pas tout à fait tort. Toutes ces irisheries de pacotille ont beau partir d’une sympathie envers l’Irlande, elles donnent quand même une image simpliste, voire arriérée, très restrictive, pour ne pas dire alcoolique de ce pays. L’Ado a aussi eu le bonheur de découvrir « les lacs du Connemara » (la chanson, pas le county autour de Galway-qui se prononce gÔalway d’ailleurs) en fréquentant des étudiants français en erasmus. Il est outré. Sérieusement. C’est normal de bramer que tous les irlandais sont des cretins consanguins toujours bourrés et totalement débiles? C’est quoi cette chanson à la con? Devant son indignation, je me suis précipitée sur Google pour trouver les paroles, je n’en avais qu’une vague idée mais ça ne m’avait jamais choquée. L’Ado n’apprécie pas trop non plus les images de « meilleurs supporters du monde » qu’on prête aux irlandais à chaque tournois international de foot ou rugby. Bien sûr, il est persuadé qu’effectivement les supporters irlandais, en majorité (précision importante), sont bien les plus sympas, mais il trouve qu’on en parle de façon extrêmement stéréotypée et condescendante, style ils sont bien gentils avec leur folklore un peu bébête…là encore, je n’avais jamais vu les choses comme ça avant que L’Ado en parle.

On pourrait simplement croire que L’ado est susceptible, mais justement, il ne l’est pas. Comme quoi, tout est subjectif, et on peut vexer des gens sans le vouloir en propageant des clichés qu’on croit innocents. Sauf que les clichés ne le sont jamais tout à fait, innocents. Je me dis que L’Ado a raison: évidemment, les clichés qu’on véhicule en France sur l’Irlande et les irlandais sont beaucoup plus positifs que ceux sur les anglais. Mais ils sont tout aussi réducteurs, caricaturaux et au final un peu racistes. Non, on ne peut pas mettre tous les ressortissants d’un même pays dans la même case, aussi jolie soit-elle, avoir le même passeport que son voisin ne veut pas dire avoir la même personnalité stéréotypée. C’est totalement idiot de penser que tous les gens nés dans un pays quelconque sont identiques, et répondent automatiquement à deux ou trois traits de caractères simplistes. Comme dit L’Ado, faut arrêter avec ça, les irlandais, on n’est pas les concons trop sympas et toujours bourrés de l’Europe non plus. Vous trouvez ça drôle d’être représenté par des anglo-saxons meme bien attentionnés comme portant systématiquement une baguette sous le bras, un béret et un collier d’ail? Ben c’est pareil pour les irlandais! Ce ne sont pas de sympathiques leprechauns roux dansant la gigue et buvant des Guinness en continu.

Décidément les clichés, c’est le mal, même quand ils veulent être gentils. Le cliché est fourbe et toujours xénophobe, même si il ne l’assume pas. Vous ne me croyez pas? Vous pensez que L’Ado exagère? Alors, comme je vis pas loin de la Belgique maintenant, si on parlait un peu des clichés qui pullulent de chaque côté de la frontière sur le pays d’à’cote ? …et voilà, L’Ado a bien raison, à bas les clichés.

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Bayham Old Abbey

Un nouveau mardi tourisme en Angleterre…il faut en profiter pendant que le brexit est en période de transition, on peut encore y entrer comme avant, simplement avec une carte d’identité. Je vous amène donc à Bayham Old Abbey, qui comme son nom l’indique est une ancienne abbaye. C’est un peu à l’écart des circuits touristiques, donc pas très fréquenté, alors que c’est charmant.

Les ruines de Bayham Abbey, qui date du treizième siècle sont à la frontière entre le Sussex et le Kent, près de Tunbridge, au sud de Londres. Le monastère a été fondé en 1207 par Robert de Tumehan (un migrant français) qui l’avait baptisé Beaulieu parce que c’est très bucolique, il y a même une rivière pas loin, mais les locaux n’ont jamais été fichus de prononcer le nom correctement. Ça a évolué en Begham puis finalement Bayham. On est loin du Beaulieu de départ.

Henry VIII, encore lui, étant passé par là, l’abbaye est tombée en ruines qui ont été incluses dans le domaine de Bayham mansion. On en serait resté là si un sombre crétin paysagiste, Humpfry Repton n’avait pas décidé au dix-huitième d’en faire une attraction romantique dans le parc du domaine. Il a détruit un peu plus l’abbaye, pour qu’elle fasse plus délabrée, il ne faut pas chercher… Cela dit, c’est ce massacre qui a permis de conserver l’abbaye, quand beaucoup ont tout simplement été détruites pour récupérer les pierres ou le terrain. Les restes que ce brave monsieur a bien voulu nous laisser sont très impressionnants.

Les propriétaires, la famille Pratt, vivaient dans Bayham House, qu’on aperçoit sur une des photos, considéraient donc les ruines de l’abbaye comme un vulgaire nain de jardin. Heureusement, English Héritage a repris les choses en mains en 1967 et Bayham Old Abbey se visite aujourd’hui pour la modique somme de £0. C’est gratuit, on se demande vraiment pourquoi c’est aussi désert, mais c’est agréable!

Bref, n’hésitez pas à faire un petit détour et à vous arrêter à Bayham Old Abbey si vous allez à Londres, c’est pratiquement sur la route en venant de Douvres. Et c’est vrai que Repton n’avait pas tout à fait tort, c’est assez romantique finalement.

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Sunny Monday 2020 #6

Nouveau mois, nouvelle couleur: Bernie nous propose de passer un mois de février en violet. Il a beau faire relativement doux, on n’a pas encore de fleur dans le jardin, je suis donc allée dans les archives pour trouver ça. Mes fleurs sauvages sont en plein dans le thème, violet foncé, violet vif, violet bleuté, violet rosé, il y a de tout.

Bonne semaine à tous!

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Projet 52: bouton (s)

Il y a beaucoup de choses (et de gens) qui me donnent des boutons en ce moment, mais je ne crois pas que Ma‘ pensait à ça en choisissant le thème. En manque total d’inspiration, j’ai demandé à Marichéri. Des boutons? Tu en veux combien?…euh…je sais pas. Et hop, il m’a envoyé une photo avec plein de boutons, lumineux en plus. Quand on appuie dessus, ça met en route des tas de trucs musicaux. Bref, il a pris en photo un petit coin de son bureau, et une toute petite partie de ses jouets. Marichéri, à fond dans le thème, a proposé de continuer, des boutons comme ça, il en a encore plein d’autres! Ça ira, merci…

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Friday Feelings #252

Je vous préviens de suite, ces états d’esprit ne vont pas être joyeux. Je me sens ramenée à ce vendredi de juin 2016 qui a boulversé nos vies… voilà, on y est: brexit day. Alors on ne vit plus en Angleterre, mais c’est justement à cause de ce brexit que de sombres abrutis célèbrent aujourd’hui. Je n’arrive pas à faire complètement le deuil de notre ancienne vie, pré brexit et ça m’empêche toujours de me sentir chez moi ici. Aujourd’hui, j’ai mal pour mes amis en UK, j’ai mal à mes idéaux, parce que le brexit, c’est la victoire de la xénophobie, du repli sur soi, de l’intolérance et j’ai mal à mon humanité aussi, quand je vois le déferlement de bêtises crasses qui s’étalent complaisamment en Angleterre…du fermier qui fête la « libération  » de la Grande-Bretagne mais qui se demande comment il va faire pour embaucher des saisonniers maintenant, de l’hôtelier qui crie victoire mais qui comptait sur les subventions européennes pour refaire la route qui mène à son établissement, de l’ouvrier qui est extatique mais qui vient de perdre son boulot parce que sa boite étrangère déménage, du retraité anglais en Espagne qui hurle de joie mais ne va plus avoir droit de se faire soigner…personne ne voit le rapport, personne ne comprend qu’il s’est tiré une balle dans le pied, ils sont juste délirants de bonheur à l’idée de pouvoir enfin dégager de leur île tous les étrangers. Je vais vomir. Comment peut-on être aussi stupide? Et fier de l’être? Comme disait Desproges  » je me heurte parfois à une telle incompréhension de la part de mes contemporains qu’un épouvantable doute m’étreint : suis-je bien de cette planète? » . Je suis non seulement en pleine nostalgie personnelle, mais aussi terrifiée jusqu’au plus profond de moi par cet étalage de racisme, par ce triomphe du populisme, par ces tentations fascistes célébrées complaisamment et ce que ça dit de l’état du monde. Bref, je vais moyen…

Fatigue: sans commentaire.

Condition physique: j’ai froid, mais c’est dans la tête.

Humeur: sombre

Esprit: pareil. Pire…

Estomac: noué.

Boulot: bureau, quel bureau?

Culture: actualité commémorative oblige, j’ai regardé beaucoup de documentaires cette semaines. Au milieu de ces commémorations de la libération des camps de concentration, est-ce qu’on a entendu les avertissements des survivants?

Avis perso: voir l’introduction. Le monde actuel est fou, il me fait peur, et ça va bien au delà du brexit.

Message perso: à tout à l’heure.

Loulous: triste jour pour L’Ado qui est à Londres. Il commence doucement à se faire à l’idée que ce sont ses derniers mois en Angleterre…GeekAdo est en plein parcoursup. Il sait ce qu’il veut, c’est déjà beaucoup par rapport à ses copains. Le problème c’est qu’il est têtu, il ne veut pas mettre d’autres choix pour assurer ses arrières. Je savais bien que ça allait finir par me stresser aussi, cette histoire…MangaGirl est inquiète pour une camarade de classe d’origine chinoise, ce n’est pas vraiment une copine, mais les gens sont tellement bêtes maman…si elle voit que personne ne s’assoit à côté d’elle, elle ira. Elle sait ce que c’est, d’être mise à l’écart à cause de ses origines, de subir la bêtise et les préjugés des autres. Pareil pour PrincesseChipie, qui a également un camarade d’origine asiatique dans sa classe. Je suis à la fois désolée que mes enfants « sachent ce que c’est » (c’est aussi pour ça qu’on est parti de Brexitland), et extrêmement fière d’elles. Je trouve ça aussi atterrant qu’on en arrive là, mais bon je ne reviens pas encore une fois sur mon intro et sur la connerie humaine. Wizzboy est loin de tout ça. Grand moment: il a fait un bisou à son amoureuse! Mais pas sur la bouche quand même, c’est beurk…

Divers: tiens, je devrais relire Desproges, ça me changeait les idées…

Amitié: merci de vos messages

Love: c’est lui qui a raison, il le dit tout le temps: les gens (pas nous, pas vous, les autres!) sont cons.

Penser à : rien. Fermement.

Courses: beurre, lait, farine, œufs…on va faire des crêpes. Wizzboy ne sait pas exactement pourquoi, mais la maîtresse a dit que c’est la fête des crêpes dimanche, je ne vais pas y couper. Il veut aider.

Sorties: dimanche sûrement

Envie de: pffff…

Pic: souvenirs, souvenirs…

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