Projet 52: bizarre

Pour le thème choisi par Ma’ cette semaine, je vous amène à Londres. Il n’y a qu’à Londres que le bizarre, l’excentrique, le saugrenu est aussi à l’aise, c’est une des raisons pour laquelle j’adore cette ville et son atmosphère. À Londres, vous pouvez vous habiller comme vous voulez, avoir les cheveux verts, roses, bleus ou les trois, tout le monde s’en fiche, c’est même banal. Mais bon, je n’ai jamais osé photographier les gens dans la rue…alors je reste dans le bizarre, mais le bizarre chic, avec une boutique de vêtements à Spitafields (c’est un marché), à la décoration très travaillée certes mais originale. Ces rangées de machines coudre singer donne un petit côté bizarre que j’aime bien.

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Friday Feelings #187

Je ne veux pas casser l’ambiance, mais je suis bien obligée d’expliquer pourquoi je ne poste les états d’esprit de Zenopia et Postman que maintenant. Les commémorations du centenaire de l’armistice de la première guerre mondiale ont commencé dans notre village, très marqué comme tout le Nord Pas de Calais, et on a été désigné traducteurs volontaires pour accueillir les familles des soldats anglais qui étaient logés par les habitants. Certains ne sont jamais repartis, et je ne dis pas ça que à cause du cimetière militaire britannique du village, mais deux ou trois sont restés après la guerre. Forcément, 4 ans chez l’habitant, ça crée des liens! Enfin bref, j’étais occupée ce matin. Et terriblement émue aussi. Mais je n’ai pas pu m’empêcher de me demander combien parmi ces descendants de soldats qui vont venir dans les prochains jours, ont voté brexit? Combien s’assoient sur le sacrifice de leurs aïeuls et se moquent de l’amitié et de la paix entre les pays européens?…c’était ma minute philosophico-pschittt. Ce n’est pas ma faute, je viens de me taper des discours officiels à n’en plus finir, ça déteint.

Fatigue: ça va. Prête pour la rentrée.

Humeur: refroidie. Non mais, c’est bien gentil de se congratuler parce qu’au moins il ne pleut pas, mais on se gèle!

Condition physique: surtout que si j’avais perdu un orteil (de froid), comme ça par mégarde, devant le monument aux morts, ça aurait fait désordre. C’est vrai, Halloween est fini, un peu de tenue…

Estomac: ça va, vous n’êtes pas à table?

Esprit: remonté!

Boulot: il va falloir reprendre les pinceaux…youpidoo. Objectif du mois: deuxième couche dans la chambre de GeekAdo. Et rideaux à faire….c’est sympa les grandes fenêtres, les plafonds de 3m40, les portes démesurées, mais c’est pas standard. Il faut faire soi même. Avec ma dextérité légendaire et mon sens des proportions innées, ça va être comique, de faire des ourlets…si je me plante une aiguille dans la cuisse, ou que je m’embroche un œil, je vous dis. Bon d’accord, soyons honnête, quand je me planterai une aiguille…

Culture: en même temps, les documentaires sur la première guerre mondiale, c’est peut-être d’actualité, régionalistes et intéressants, mais ça plombe bien l’atmosphère aussi. Je commence à saturer.

Avis perso: quand on vous dit, dans le même paragraphe, qu’il n’y aura pas de nouvelles mesures sur le droit au travail des européens en UK et que ces nouvelles mesures seront annoncées plus tard, c’est bien qu’on se fout du monde, non?

Message perso: c’était absolument hiiii! Si, si, ça fait du sens…

Loulous: L’Ado, qui est un pauvre petit, passe le week-end à Rome avec l’association Erasmus de l’université. C’est effroyable, la visite de la basilique Saint-Pierre est prévue à 7 heures! Ben oui, c’est normal…non, mais coin Maman, attends, à 7 heures du matin! Oui, j’avais compris et c’est normal. Tu t’attendais à quoi, une after party dans le Vatican? GeekAdo qui se passionne pour l’histoire, a été vivement intéressé par les commémorations. Mais plus encore par la visite chez le boucher, après…KnightyDiva a commencé à hiberner et ne voit pas du tout pourquoi il faut retourner au collège avant le printemps. PrincesseChipie est débordé eà faire des œuvres à paillettes en attendant noël. Ça va être long. Wizzboy est perplexe, les drapeaux, c’est parce qu’on est encore champion du monde? Il va y avoir M’Bappé?

Amitié: je disais donc hiiiii. Il faut qu’on organise absolument quelque chose aux prochaines vacances.

Love: il n’a strictement aucun sens de l’orientation en temps normal et une mémoire très sélective. Il a donc recommandé un restaurant à Rome à son fils, en refaisant le trajet depuis l’appartement où on était en vacances il y a quand même 18 mois, sur street view, sans se planter. Je suis impressionnée.

Penser à : ahaha, je n’ai pas oublié cette rubrique qui m’échappe toujours d’habitude!

Courses: on est donc passé chez le boucher. GeekAdo (qui a été désigné porteur) a été impressionné par la quantité de nourriture qu’on a ramenée, t’es sûre qu’on a pas pris trop? Sûre. D’ailleurs, une heure après devant son assiette, il a trouvé qu’il n’y en avait pas assez.

Sortie: il fait froooooooid!

Envie de: chaleur

Pic: le fleuriste sur le marché vendait des fleurs de choux. Ça m’a beaucoup plu.

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un bref retour en Brexitland

La semaine dernière, Marichéri passait 4 jours à Londres pour le boulot (il y va toutes les semaines, pour 2, 3 ou 4 jours) et je l’ai accompagné. Pour la première fois depuis fin janvier, quand on a déménagé, je suis revenue en Brexitland. Ça fait plusieurs jours que j’essaie de faire le tri entre les émotions contradictoires provoquées par ce bref retour. C’était très curieux d’être une touriste dans un pays qui était encore mon « chez moi pour toujours » il y a quelque mois. Mais, si j’en avais encore besoin, les dernières news (merci encore pour vos partages hier, le gouvernement a démenti la mesure. Mais ce n’est pas clair du tout, dans le même paragraphe, ils disent que rien ne changera, qu’il n’y aura pas de nouvelles règles et que les nouvelles règles seront connues plus tard, c’est sûr que ça rassure…), je disais les dernières news ont fini de me convaincre qu’on a pris la bonne decision en quittant brexitland.

J’étais à la fois absolument ravie de passer du temps avec Maricheri sans les enfants, de revoir des amis et de profiter de Londres, et très stressée à l’idée de remettre les pieds en Angleterre. On ne peut pas dire que nos derniers mois de vie là-bas étaient particulièrement guillerets, j’ai eu peur de retomber automatiquement dans les angoisses qui me bouffaient avant qu’on parte. Mais à part deux ou trois fois (Comme quand je suis allée machinalement voir quand partait le prochain train pour Colchester en sortant du métro à Liverpool Street Station…ça m’a pris quelques secondes pour réaliser, et je ne sais pas si j’étais soulagée ou en colère. Un peu des deux en fait. Ce n’est plus mon train), j’ai bien senti que je n’étais que de passage. Ce qui est bizarre aussi d’ailleurs. Très bizarre. J’ai parlé anglais automatiquement, sans m’en rendre compte, ouf, mais mon accent français est bien ressorti. J’ai retrouvé mon petit circuit habituel, vers Hamley’s ( the magasin de jouets de Londres). J’ai pesté contre les touristes qui encombrent les trottoirs et j’ai aidé des allemands paumés dans le métro. Mais j’ai aussi pris des photos, acheté des souvenirs, visité les marchés bourrés presque exclusivement de touristes. De touristes comme moi. Je me suis baladé le nez au vent avec Maricheri, on n’a pas couru pour attraper notre train, on a mangé au restau sans se presser…

On a quand même été à Colchester, et j’ai demandé à Maricheri de ne pas passer dans notre ancien village, devant notre ancienne maison. Je ne pouvais pas. On avait promis aux enfants de ramener des tas de choses, il a donc fallu aller dans nos magasins habituels. Ça a été un mélange de familiarité confortable et de gêne, l’impression de se glisser naturellement dans nos petites habitudes et celle d’être en décalage complet. On est même allé faire des provisions dans notre ancien supermarché. Dit comme ça, ça n’a l’air de rien, mais je n’arrivais plus à y mettre les pieds avant qu’on parte. La simple idée d’aller faire mes courses, de devoir croiser des gens me plongeait dans des crises d’angoisses glaçantes. Je n’arrivais plus à sortir sans avoir peur, sans me torturer le cerveau à me demander pour chaque personne que je croisais si elle faisait partie de ceux qui veulent nous foutre dehors, nous considèrent comme des sous-citoyens, des vermines, de ceux qui agressent les européens. C’est épuisant. Et bien là, rien. Ça m’a fait tout bizarre. Plus d’angoisse, plus ce poids qui me tétanisait. J’étais tellement agréablement surprise que j’ai failli dire bonjour à tous les passants: youpidoo, vous ne me faites plus peur! Je m’en fiche, je ne suis que de passage, vous pouvez penser ce que vous voulez des européens, on n’habite plus ici, vous ne pouvez plus influencer sur notre vie. C’est pratiquement jubilatoire. J’ai même eu pitié. Regarde Marichéri, ces pauvres gens qui sont obligés de faire des stocks de nourriture et de médicaments en cas de no deal, si c’est pas malheureux…sauf que mes amis aussi font des stocks, sauf qu’eux sont coincés en Brexitland, et j’ai beau être infiniment soulagée d’y échapper, je suis toujours, voire même plus en colère après l’imbécilité sans nom, le nationalisme puant et la xénophobie triomphante qui plongent un pays que j’aimais tant dans la folie du brexit.

Chaque jour qui passe amène une nouvelle désolante ou terrifiante, même en étant en France. On n’a toujours aucune garantie pour la suite des études de L’Ado. Le boulot de Marichéri est toujours à Londres. On s’inquiète beaucoup pour nos amis. Mais si ce bref retour a été parfois contradictoire émotionnellement, il m’a confirmé dans mon soulagement d’être parti. Personne ne pourra dire à nos enfants qu’ils n’ont pas le droit d’être là, on ne pourra pas restreindre leur avenir parce que leurs parents ou eux mêmes ne sont pas nés au bon endroit, et ça, ça n’a pas de prix.

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brexit nightmare

Le 31 octobre, je devrais écrire un billet sur Halloween. J’avais la ferme intention de le faire. Seulement je n’ai pas le cœur à ça. Parmi la montagne de commentaires indignés que ma défense d’Halloween a provoqué ici ou sur le huffpost, quelqu’un s’est moqué ironiquement, je cite : » il y en a qui ont de vrais combats ». Et bien oui, justement. Malheureusement, je sais bien que cette personne, qui trouve intelligent de critiquer sans voir plus loin que le titre, un billet humoristique ne prendra pas la peine de lire quand je parle sérieusement d’un sujet qui me touche. Parce que tout le monde s’en fout, du brexit et du sort des sales expats qui n’avaient qu’à pas partir. Alors que je suis terrorisée (même en étant à l’abris maintenant), par ce qui se passe juste de l’autre côté de la Manche pendant que le monde regarde ailleurs. On ne parle plus d’Halloween, là ça fait vraiment peur. Hier, la ministre britannique de l’immigration, parce que oui, il y a une ministre de l’immigration à Londres, était devant la commission parlementaire sur le brexit, et ce qu’elle a dit m’a effaré, tout comme ça a plongé dans une angoisse aiguë des millions de personnes.

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Caroline Nokes, cette ministre zélée de Zaza, la grande sorcière du brexit, a décidé de suivre les traces de sa chef. Vous savez Zaza qui, quand elle était ministre de l’intérieur avait fait détruire la base de données recensant les enfants jamaïcains (entre autres), entrés légalement sur le territoire britannique dans les années 50 et 60 avec leurs parents, invités par l’état pour aider à reconstruire le pays? Comme ça, Zaza a pu soudainement exiger qu’ils prouvent leur statut migratoire 60 ans plus tard, alors qu’elle avait effacé elle-même la preuve qu’elle leur demandait de fournir. Et des dizaines et des dizaines de retraités se sont retrouvés à la rue, privés de logement, d’allocations, de retraites, d’accès aux soins…Zaza a poussé jusqu’à en expulser vers des pays qu’ils ne connaissaient même pas. Le scandale (Windrush scandal, on en a parlé un peu en France) a éclaté après les premiers morts. Et bien la petite Caroline a trouvé moyen de faire mieux que Zaza, puisqu’elle s’attaque elle, à 3,6 millions de personnes d’un coup. Cette brave fasciste femme a expliqué benoîtement aux parlementaires abasourdis, déjà qu’ils lui faisaient perdre un temps précieux à lui poser des questions, mais surtout qu’à partir d’avril 2019, les employeurs devront vérifier que leurs salariés européens ont bien le droit de travailler en Grande-Bretagne, pour les différencier des nouveaux arrivants. Comment les européens qui sont installés en UK légalement je le rappelle, vont s’y prendre pour prouver ça ? La ministre a répondu sans rire: en fournissant un document qui n’existe pas. Voilà.

La sidération des députés n’est rien comparée à l’horreur et la colère ressenties par les européens (l’audition de cette sombre conne xénophobe était télévisée) devant autant d’ignominies. Les parlementaires ont insisté: comment faire concrètement? elle s’en fout. Les députés n’ont pas lâché l’affaire: elle y réfléchira, si elle trouve, elle leur répondra par écrit plus tard, peut-être. C’est tout. Dans les faits, les européens vont devoir faire une demande de settle status, payante bien sûr, et qui peut être refusée pour avoir le droit de rester dans le pays, dans leur propres foyers. Le gouvernement a déjà annoncé qu’il n’y aura pas de document papier, juste une base de données (encore une…) et qu’on attribuera simplement un numéro à ceux admis à rester (on ne parle pas encore de le leur tatouer..oui, j’assume le point Godwin). La mesure, testée sur quelques dossiers faciles en ce moment, commencera donc en même temps que le brexit et le gouvernement d’un optimisme béat, affirme qu’il aura traité 3,6 millions de dossiers en deux ans (ne cherchez pas, c’est impossible, les prévisions les plus généreuses parlent de dizaines d’années). Mais il faudra que les européens dès le premier avril 2019 (ce n’est pas une blague ), alors qu’on commencera à peine à examiner les premières demandes de settle status, prouvent qu’ils ont le droit d’être là. Sans que l’état n’ait encore statué sur leur sort. Et en présentant un document qui n’existe pas et que l’état ne leur donnera pas de toute façon. Kafka n’avait aucune imagination en fait…

Les députés ont essayé de faire comprendre toute l’absurdité de la mesure à la ministre, mais ce n’est pas son problème. Les employeurs, qu’on transforme en police de l’immigration, ne vont-ils pas simplement refuser d’embaucher des européens plutôt que de risquer des amendes substantielles si ils ne remplissent pas une tâche impossible? Peut-être, c’est à eux de voir, ça n’empêchera pas Caroline de dormir. Les européens installés légalement depuis des années, voire des décennies, travaillant, payant des impôts, parfois avec des conjoints et des enfants britanniques et à qui l’état donnera peut-être le droit de rester d’ici deux ans, risquent donc de tout perdre le premier avril prochain. Leur boulot, mais aussi leurs allocations, leurs logements, leurs droits à la santé, et comme les windrush children avant eux, ils peuvent se retrouver en centre de détention, se faire expulser (parce que tout est lié). Les députés étaient effondrés. Moi aussi. Des centaines de milliers d’européens devant leurs écrans aussi. Sans ce mystérieux document fantôme qui j’insiste, n’existe pas et n’existera pas, les européens font quoi, à partir d’avril? Ça fait deux ans et demi que le cauchemar a commencé, qu’on se bat sans relâche, qu’on essaie d’y croire, et que chaque petit pas accompli, chaque progrès, chaque espoir est détruit sans ménagement par ce gouvernement de xenophobes incapables.

Je continue à faire ce que je peux à mon petit niveau. Des européens extraordinaires de patience et de résilience se battent tous les jours, pour que tous puissent juste continuer à mener normalement leur vie en Grande Bretagne. D’autres ont préféré prendre les devants. Ça n’empêche pas, au contraire, d’essayer d’alerter nos pays d’origine. Comme eux, Maricheri et moi avons décidé, il y a un an que ce n’était plus tenable. On a quitté notre forever home, bouleversé la vie de nos enfants et notre quotidien familial, et ce n’est pas facile tous les jours (ceux où Maricheri reste à Londres…), on a abandonné tout ce qu’on avait construit, la vie qu’on voulait mener, une partie de nos idéaux aussi…ce sont plus de 150 000 européens qui sont déjà partis. Est-ce que la seule solution en avril prochain, sera d’en faire autant pour 3,6 millions de personnes? Welcome to brexit Britain.

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Halloween superstitions and traditions top 10

Le grand jour approche, et je récidive en ressortant un petit top 10 qui devrait faire plaisir à tous les grincheux qui se déchaînent depuis que le huffpost a partagé très gentiment ma défense d’halloween. Quoique, vu que la plupart n’ont pas lu plus loin que le titre, ça m’étonnerait qu’ils prennent la peine de lire un autre billet…en cas où, j’en profite pour rappeler que je ne laisse jamais passer de commentaire injurieux, inutile d’insister. Mais revenons à Halloween, je vais encore devoir me justifier. Oui, J’adore les druides et autres gentils illuminés qui s’agitent. Je ne partage pas du tout leur folie douce, mais je trouve extrêmement  sympathique qu’ils s’y adonnent avec autant d’enthousiasme. J’ai un faible pour les originaux. J’ai aussi vécu 10 ans en Irlande. J’aime profondément ce pays et je rappelle que contrairement à ce que croient certains, c’est là qu’est né Halloween, il y a plusieurs millénaires. Bref, j’adore cette fête et je passe tous les mois d’octobre à essayer de partager ma passion halloweenesque. Ça m’amuse beaucoup.

10- Orange et noir, les couleurs d’Halloween. Ça n’a rien à voir avec les citrouilles, surtout qu’au départ on creusait des navets (j’explique en 2). Halloween, c’est la fête des esprits et des morts, d’où le noir mais aussi la celebration de l’automne et de la fin des travaux des champs et des récoltes, ce qui nous donne le orange. Bref, Halloween, c’est très agricole.

9-Les chats noirs…on met souvent des silhouettes de chats noirs en décoration pour Halloween (j’en découpe bêtement dans du canson noir). Ils ne sont pas sensés porter malheur au contraire. Ce sont les compagnons des sorcières (si, si, du coup je me pose des questions à cause de Penny….si ça se trouve on est tous devenus sorciers dans la maison depuis qu’elle est là, c’est juste qu’on ne le sait pas), mais si on croise un chat noir pour Halloween, c’est bon signe, on va avoir un truc sympa dans notre vie. On ne sait pas quoi, mais c’est pas grave puisque ça va être bien.


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8-Par contre, si le soir d’halloween une chauve souris vole trois fois autour de votre maison (si elle est bourrée, ou qu’elle attend son tour pour atterrir, comme les avions à Heathrow-C’est du vécu), c’est mauvais signe, elle annonce la mort de quelqu’un. Encore une fois , on ne sait pas qui, mais ça doit être un proche de la chauve souris, sinon je ne vois pas pourquoi elle s’affolerait comme ça à tourner en rond bêtement. Si la chauve souris rentre carrément chez vous, c’est beaucoup plus rigolo. Ça veut évidement dire que vous avez un fantôme à domicile. C’est même lui qui laisse rentrer cette brave bête, le petit coquin.

7-Les candied apples: les pommes au caramel. Quand les chretiens se sont appropriés Halloween, ils y ont aussi rajouté une tradition romaine, on ne va pas se gêner. Il se trouve qu’à l’automne, les romains fêtaient Pamona, la déesse des arbres fruitiers (c’est précis, les dieux secondaires sont très spécialisés, Pamona n’avait pas intérêt à faire sa maligne et à se mêler d’ autres végétaux, sinon ça aurait été un bazar pas possible). Enfin bref, on mangeait des pommes décorées. Et bien on continue pour Halloween. Quitte à christianiser les fêtes païennes, autant en mélanger plusieurs à la fois, ça fait gagner du temps.


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6-On reste dans les pommes avec le apple bobbing. On  met des pommes dans un récipient plein d’eau et on les attrape avec les dents (ou on se noie, c’est très festif). Au moyen âge, on pensait que le premier à attraper une pomme serait le premier à se marier. J’espère que seuls des célibataires jouaient…et pas des gens fiancés entre eux parce que, à moins d’attraper une pomme simultanément, certains auraient pu mal le prendre quand même. Aujourd’hui on s’en fiche. Ce sont les enfants qui jouent et ils ne sont pas pressés de savoir si le apple bobbing a raison ou pas.

5-La sorcière et son chaudron, c’est un classique des décorations d’halloween. Rien de sinistre au départ, enfin pour les celtes préhistoriques, qui devaient être fun, parce que c’est un chouïa gore quand même…ce n’était pas une sorcière, mais une sorte de déesse mère, vieille mais sympa qui gardait gentiment dans son chaudron les âmes qui attendaient d’être réincarnées. En fait, elle rendait service, en n’hésitant pas à prêter sa batterie de cuisine pour recueillir des âmes qui se tapaient l’incruste, espèces de petits squatters.


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4-Les déguisements: pour le 31 octobre, des espèces de passages comme de vulgaires portillons s’ouvraient pour laisser passer les Aos sí, les mauvais esprits qui se retrouvaient comme ça, l’air de rien, au milieu des gens normaux. C’est traître quand même un mauvais esprit, ça voit une porte ouverte et hop, ça se jette dans le monde des vivants, sans même avoir été invité. Quel malappris! Du coup, on essayait de leur faire peur en se déguisant soi-même en esprit encore plus méchant, c’est parfaitement logique.

3-Les bonbons: c’est encore grâce aux mauvais esprits. Finalement, heureusement qu’ils sont là, parce que sans les déguisements et les bonbons, Halloween serait moins sympa. On déposait des offrandes pour amadouer les mauvais esprits et pour qu’ils retournent soigner leurs indigestions de sucre chez eux. Tant qu’on y était (chez les celtes, on est comme ça, on ne va pas gacher une fête juste pour un truc, autant s’en servir à fond), on célébrait les ancêtres, surtout qu’on ne sait jamais, si ça se trouve, ils sont peut-être devenus des esprits eux-même, autant essayer de leur faire plaisir…les esprits des morts étaient donc très gentiment invités à participer aux festivités. On faisait des repas pas possibles, dans la joie, la bonne humeur et les vapeurs des ancêtres.

2-Les Jack o lantern: Les celtes préhistoriques creusaient déjà des légumes, des racines comme les betteraves et y façonnaient des têtes monstreuses pour faire fuir les mauvais esprits lors du Samhain. Ces figures légumières ne s’appellaient pas encore Jack o’ Lantern, et elles n’étaient pas éclairées. Les irlandais émigrés en Amérique ont ensuite découvert avec joie qu’il était beaucoup plus facile de creuser ces espèces de gros légumes ronds et oranges et depuis, on ne s’embête plus, les Jack o lantern sont faites avec des citrouilles.


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1-Les bonfires, les feux de joie sur les greens, places des villages, c’est ce qui m’a fait aimer Halloween en Irlande. Au départ, pour shamain ( il y a plusieurs écritures possibles), les celtes allumaient de grands feux  pour faire fuir les ignobles Aos sí, encore eux, et purifier l’atmosphère afin de survivre à l’hiver, qui ne devait pas être comique en Irlande il y a deux ou trois millénaires. Même avec la télé, des mois de pluie et de froid, avec la nuit qui tombe juste après le repas de midi, c’est déprimant, alors j’imagine bien que dans les tumulus (tumuli?) funéraires de New Grange, ça ne devait pas être réjouissant. Aujourd’hui, les irlandais continuent à faire des bonfires pour Halloween, tout un village ou un quartier se retrouve,  il y a des feux d’artifices, des enfants qui jouent partout, des bonbons, des boissons, des rires, du partage et de la joie. Halloween c’est ça pour moi, un grand moment de convivialité et fête collective.


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Sunny Monday #43

Pour cette dernière semaine en rose pour le défi de Bernie, on reste à Londres. Je vous amène à Carnaby Road voir les illuminations bleues certes, mais aussi roses! Ouf, je suis dans le thème…

Bonne semaine à tous!

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La phrase de la semaine #13

J’ai ramené pleins de citations de Londres, j’ai vraiment hésité. Le convive à la table à côté au restaurant qui parlait de lignes parallèles en faisant le signe d’angle droit à failli avoir l’honneur de la phrase de la semaine, mais j’ai préféré quelqu’un de plus sympathique. Dans le tube, le métro londonien aux heures de pointe dans les gares importantes, il y a un annonceur sur le quai, avec son petit micro. Ces braves gens sont là pour aider bien sûr, mais aussi pour détendre l’atmosphère. J’ai beaucoup aimé celui qui nous a dit:

Bon, évidemment, il l’a dit en anglais: look up from your phones and talk to real people, use your words. Il avait commencé par dire à la foule compacte d’avancer dans les rames pour faire de la place aux gens qui voulaient y monter. Et si ça ne suffit pas, il a donc conseillé à ceux qui voulaient entrer dans les wagons de demander aux autres de se pousser en levant le nez de leur téléphone et en leur adressant carrément la parole. À Londres, dans le métro. C’est révolutionnaire, parler comme ça aux inconnus avec qui on voyage. C’est limite rebelle. L’annonceur était très content de lui en tout cas, ça s’entendait au ton amusé de sa voix. Il l’a replacé probablement toutes les trois minutes à chaque nouveau train, mais c’est pas grave, ça m’a plu. Comme quoi, il en faut peu pour égayer le métro aux heures de pointes.

Bon cela dit, je n’ai pas parlé aux vrais gens dans la rame avec des mots. Parce que, même si la moitié de Londres vient d’ailleurs, avec un accent étranger, ce n’est pas être convivial. C’est prendre le risque de se faire insulter ou frapper. Mais bon, j’ai quand même apprécié l’effort.

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Projet 52: secret

Cette semaine, Ma’ m’a vraiment posé une colle. Aucune idée de secret photographique…finalement, comme toujours dans ces cas là, j’ai trouvé dans les archives. Je vous amène à l’arboretum de Marks Hall, j’en ai déjà parlé plusieurs fois, c’était juste à côté de chez nous.  Il s’agit des anciens jardins et des forêts d’un manoir tudor aujourd’hui disparu, Merkshall. Marks Hall a été réquisitionné pendant la deuxième guerre mondiale et servait de base aérienne. Il reste des bunkers cachés, pour ne pas dire secrets. Déjà pendant la guerre, ils essayaient de se faire discrets, histoire de ne pas être trop bombardés. Ça ne s’est pas arrangé depuis, la végétation aidant. On trouve comme ça en se promenant dans les bois de Marks Hall, au détour d’un sentier, une entrée secrète à un bunker tout aussi secret. En sa qualité de possible futur archéologue (il a des doutes depuis quelques temps, ça n’a pas l’air bien payé…), GeekAdo a toujours pris sur lui d’enquêter….

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Friday Feelings #186

Le blog reprend, directement avec les états d’esprit de Zenopia et Postman. Je ne voulais pas vous abandonner, mais déjà que je fais plein de fautes sur l’iPad, ce n’est même pas la peine que j’essaie de taper quelque chose d’intelligible sur le téléphone. On est rentré de Londres hier soir, malgré les efforts d’eurotunnel pour nous laisser coincés pile entre nos deux pays. Enfin bref, c’est parti!

Fatigue: le centre de Londres, c’est très sympathique, très vivant. Y compris à 3 heures du mat. Ahaha. Bref, les beuglements de dégénérés alcoolisés toute la nuit (à Camden en plus, pas dans un quartier pourri), ça m’a moyennement amusée.

Humeur: sinon, ça va.

Condition physique: rhaaa, il faisait beau. J’ai donc eu l’idée saugrenue avant-hier de me déplacer à pied, pour profiter. Dans tout Londres. Erreur grave, je n’ai plus de jambe. Ça m’a permis de me déplacer en rampant hier…

Estomac: on a trouvé un restaurant italien à Londres sans pizza ni pâte, très, très bien. On a eu une pensé émue pour L’Ado, qui lui mange du curry anglais en Italie.

Esprit: j’ai ramené une tonne de bonbons et décos d’halloween, plus une nouvelle cuillère à creuser (j’ai perdu l’ancienne dans le déménagement), avec des crans pour éviscérer les citrouilles. On est prêt, bouh!

Culture: le tourisme dans un endroit qu’on connaît, c’est culturel?

Boulot: j’ai toute une cave à décorer pour Halloween.

Avis perso: je me fous du sort des Brexiters, qu’ils crèvent dans leur haine de l’autre et leurs délires d’empire si ça les amuse, mais que les autres aussi soient obligés de faire des stocks de nourriture et de médicaments pour leur permettre d’assouvir leur nationalisme suicidaire, ça me révolte. J’ai très peur pour mes amis en brexitland. Ça me fend le cœur.

Message perso: une robe de noël verte, ça t’intéresse toujours? 😉

Loulous: L’Ado s’acclimate, malgré l’absence de marmite (cette immonde spécialité british): il va aux matchs de foot de Bologne, c’est bon signe. GeekAdo est sorti, dehors dans la vraie vie avec des vrais potes mêmes pas virtuels. Je n’en reviens pas. Lui non plus, vu que je l’ai pratiquement poussé dehors quand il a demandé la permission. Je ne peux que l’encourager si il se décoince un peu. KnightyDiva profite à fond des vacances en se levant à midi. PrincesseChipie a managé ses grands parents pendant 4 jours, elle en est très contente. Wizzboy, le charmant bambin, s’est jeté sur moi hier soir. Mon bébééé! Z’ai été sage, il est où mon cadeau? Même pas bonjour donc, petit ingrat.

Divers: c’était quand même très curieux (c’est un euphémisme) de me retrouver en touriste dans ce qui devait être mon chez moi pour toujours il n’y a encore que quelques mois. J’en reparlerai, mais j’ai besoin de digérer un peu. C’était un mélange d’émotions parfois contradictoires.

Amitié: c’était génial, même si je n’ai pas pu voir tout le monde! Et puis lundi aussi (hiiiii)

Love: j’ai pu aller le chercher à l’école au boulot, on a beaucoup aimé tous les deux.

Penser à : arrêter d’oublier cette rubrique, ça devient ridicule.

Courses: On a ramené un conifère en plastique de 2m40, les douaniers n’ont pas bronché (on sait bien qu’il y en a ici aussi, mais les prix ne sont pas du tout les mêmes).

Sortie: pas plus que ça.

Envie de : vraies vacances avec Marichéri

Pic: merci C. pour les stickers! je me suis dit que quitte à retourner à Colchester (mais pas dans notre village, je n’ai pas pu, c’était trop dur), il fallait bien que je laisse de petits souvenirs un peu partout, surtout qu’il n’y en avait pas, à la différence de Londres. Même Maricheri a joué…on en a juste gardé un pour ramener aux enfants que ça a beaucoup amusé. J’étais très contente jusqu’à ce que la maman de Marichéri me demande de traduire.

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Sunny Monday #42

Je suis un peu en retard pour le rendez vous rose de Bernie, mais le blog est en pause pour quelques jours. Je profite de Londres en touriste, avec Maricheri. C’est très curieux…il y a encore quelques mois, l’Angleterre était chez moi et aujourd’hui je ne fais plus qu’y passer…enfin bref, voilà du rose sous le soleil londonien à Covent Garden.

Bonne semaine à tous!

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