Cette semaine, on a fait des découvertes gastronomiques. J’ai raté la photo, mais je voulais montrer les petits pains ronds sur le plateau derrière les troncs décoratifs: ce sont des mini faluches (petit pain rond et blanc typique du Nord). C’est la première fois que j’en vois sous ce format, et c’est une réussite.
On a aussi testé nos connaissances des senteurs d’un cellier du moyen âge. Wizzboy a bluffé tout le monde en identifiant l’odeur du jambon du premier coup.
Et puis cette semaine, j’ai reçu les exemplaires de mon deuxième roman, ça fait quelque chose! (pour ceux que ça intéresse, il est disponible ici). Mes petits doigts boudinés, c’est pour cacher subtilement mon vrai nom, alors que bon…
Heureusement que j’ai vérifié chez elle ce que Ma’ avait mis pour illustrer le thème qu’elle a choisi cette semaine: j’ai eu la même idée. Du coup, j’ai cherché autre chose. Une correspondance, ça appelle bien un correspondant, non? Par exemple au téléphone? Bref, j’ai préféré une correspondance téléphonique, mais d’un autre âge. Il s’agit d’une authentique cabine publique qui se trouvait dans l’ancienne poste centrale de Gand, aujourd’hui transformée en hôtel.
Le vendredi c’est états d’esprit imaginés, par ma copine Zenopia
Fatigue: le réveil a sonné très tôt cette semaine, en ressenti.
Condition physique: détrempée. Mais on ne va pas se plaindre, c’est bien pire de l’autre côté du department.
Humeur: brumeuse.
Esprit: je ne sais pas si il veut faire passer un message ou quelque chose comme ça, mais mon correcteur d’orthographe a mis : serpentins. C’est mystérieux.
Estomac: le café, avec cette météo, c’est pratiquement médicinal, non?
Boulot: alors voilà, j’ai écrit un nouveau roman…disponible sur Amazon, sous mon vrai nom pour ceux qui ne le connaissent pas encore, et intitulé: les drôles de 36 (c’est pour l’année 1936, pas la pointure de chaussure)
Culture: il faut vraiment que j’arrête les documentaires historiques avec pseudo reconstitutions mal jouées au milieu, ça m’horripile.
Avis perso: réservé. C’est à dire que je réserve mon avis sur Hazebrouck, dont je ne connais que la gare (du temps où j’étais étudiante et où je faisais régulièrement Paris Dunkerque). On y va tout à l’heure, et donc 30 ans après, je vais voir à quoi ressemble le reste de la ville.
Message perso: à tout de suite!
Loulous: L’Adulte est en vacances à Istanbul et il nous envoie des photos de chats. GeekAdo est émerveillé par l’efficacité de l’admin de l’université qui a réussi à programmer deux cours en même temps. Mangagirl hésite à aller à la cérémonie de remise du bac. Clairement, le lycée, c’est dépassé. Princessechipie est ravie de ne pas avoir d’évaluation en sport ce trimestre, ça fait toujours baisser sa moyenne. Wizzboy est très sociable, ça commence à devenir lassant, toutes ces fêtes d’anniversaire, tous les week-ends.
Amitié: bonne reprise!
Love: il a eu la surprise de recevoir, comme tous les passagers du train, une alerte en passant à Calais, à propos des inondations. Visiblement, tous les téléphones qui se mettent à biper bizarrement en même temps dans un wagon, ça surprend.
Penser à: finir les cadeaux de noël, je suis en retard cette année.
Envie de: comme la semaine dernière, un peu moins de pluie, ça serait pas mal.
Quand on vivait en Angleterre, je parlais tous les ans des poppies, des coquelicots en papier ou en tissu, mis en vente en novembre par la British legion pour commémorer les deux guerres mondiales et pour aider les familles de vétérans. C’est là si ça vous intéresse. J’ai porté un poppy à la boutonnière tous les mois de novembre, pendant des années, je trouvais ça très bien. Je rappelle que le poppy n’est pas du tout militariste ou nationaliste au départ, mais juste caritatif. C’est tout. Et puis, le brexit est arrivé, et l’extrême droite, les nationalistes et tous les brexiters ont subitement décidé qu’ils étaient les grands maîtres des poppies. Je ne vois absolument pas le rapport mais c’est pas grave, si ces gens là avaient un soupçon de logique, ça se saurait. C’est sûr, personne n’est mieux placé que les brexiters pour honorer la mémoire des millions de soldats massacrés dans les tranchées par la faute de gouvernements européens incapables et agressifs, pas fichus de s’entendre entre eux. D’ailleurs les brexiters sont prêts à déclarer la guerre à la France à cause d’une poignée de poissons. Surtout ne pas chercher à comprendre…
Avec toute la tolérance qui caractérise ces grands patriotes, ils ont décrété que ceux qui n’en portent pas sont évidement des traîtres. Rien que ça. Ça ne loupe pas, les politiques et animateurs télé ont tous leur poppy, plus il est gros mieux ça passe. Il est évident aussi pour ces pacifistes à géométrie variable, que seuls les soldats britanniques méritent d’être honorés. De toute façon, les autres, c’était des étrangers alors…Du coup, comme beaucoup d’européens en UK et d’anglais écœurés par ce détournement, je m’étais mise à porter un poppy blanc. Le poppy blanc est antimilitariste et pacifiste tout en étant respectueux de la mémoire de toutes les victimes de guerre, soldats et civils, de toutes nationalités, et ça énerve les brexiters. Les premiers poppies blancs ont été vendus au profit du Women’s Guild dès 1933, avec comme slogan « plus jamais la guerre ». Ça me parait légèrement plus approprié, non? Le meilleur moyen d’honorer la mémoire des millions et millions de victimes de la première guerre mondiale (et des suivantes) n’est certainement pas de remettre au goût du jour les discours nationalistes qui les ont mené à la mort, mais de se souvenir de l’absurdité sans nom qui a conduit à de tels massacres. On n’honore pas la mémoire des défunts en encensant l’arme du crime.
Contrairement à GeekAdo, je ne vais pas à Lille très souvent. Mais contrairement à lui, je passe toujours prendre des gaufres chez Meert (pour ceux qui ne connaissent pas, c’est une institution locale et gastronomique) quand j’y vais. Il y a toujours un monde démentiel et une file d’attente jusqu’à l’extérieur. Ça n’a pas loupé cette fois-ci, mais la vendeuse à la caisse prenait quand même le temps de discuter poliment avec les clients pendant que son collègue empaquetait les gaufres. La dame devant moi a donc eu droit à cette remarque météorologique pertinente:
C’est pas faux. Manque de chance, je n’ai pas pu entendre la réponse, c’était à mon tour de dire ce que je voulais. Et rien non plus quand j’ai payé, la vendeuse m’a juste demandé si je voulais un ticket de caisse. Je suis un peu jalouse…
Avant de commencer, il faut que je reconnaisse que j’ai fait un copié collé du nom. A part ça, cette forteresse du XII ième siècle, perchée à 755 mètres au dessus de la plaine d’Alsace, est très impressionnante.
Le château a été remanié un nombre incalculable de fois, la dernière avant la première guerre mondiale, par Guillaume II qui voulait en faire un symbole de sa présence en Alsace. Si on en juge par le nombre de touristes allemands, il n’a pas tout à fait raté son coup. Cela dit, si les touristes se pressent au haut Koenigsbourg, c’estbien parce que Guillame a décidé d’une restauration grandiose, mais aussi de l’acquisition de collections diverses et variées, dont des poêles en céramiques époustouflants, qui font que l’intérieur est aussi impressionnant que l’extérieur, mais avec un petit côté Disneyland du moyen âge (qui ne m’a pas déplu du tout, soyons clairs).
Effectivement, le château du Haut Koenigsbourg n’est pas, ou plutôt n’est plus une forteresse médiévale, mais la vision qu’on avait en 1900 du moyen âge. Il y a un petit côté Violet le Duc, même si ce n’est évidemment pas lui qui est responsable de la restauration, mais son pendant allemand, Bodo Ebhardt. Il a quand même permis de relever le château, qui tombait en ruines et de le préserver. Ebhardt a essayé autant que possible de concilier sa vérité historique et les ambitions de Guillaume, pour faire aujourd’hui du château une attraction touristique qui attire beaucoup, mais vraiment beaucoup de gens de partout.
Franchement, le site est impressionnant, le château aussi et je conseille la visite, mais peut être pas un quinze août…C’est à dire quand arrivant à l’ouverture, et en ayant nos billets à l’avance, on a dû laisser la voiture à presque un kilomètre, en bas de la pente. Clairement, les premiers bâtisseurs du chateau avaient bien prévu leur coup, ça ne donne pas du tout envie de monter à l’assaut. Bref, prévoyez des chaussures de marche pour aller au Haut Koenisbourg, mais il vaut la peine, et pas uniquement pour la vue.
Le thème choisi par Ma’ est en plein dans l’actualité. Mais comme les tempêtes, le vent et la pluie sont un chouïa lassants j’ai bien cherché pour trouver quelque chose de plus sympathique: un double arc en ciel. Il fait bien ça pour patienter jusqu’au retour d’une météo plus clémente .
Le vendredi c’est états d’esprit, imaginés par ma copine Zenopia
Fatigue: la tempête, c’est bruyant!
Condition physique: arrimée. C’est à dire qu’on a réussi à ne pas s’envoler.
Humeur: beaucoup plus calme que la météo, mais c’est à cause d’elle! Ben oui, après une nuit à très peu dormir à cause de la tempête, je suis un peu crevée et donc assez amorphe. Ça ne devrait pas durer.
Esprit: a bien fêté Halloween
Estomac: s’est beaucoup inquiété d’une coupure d’électricité pendant la tempête, mais elle a été heureusement de courte durée. C’est là que je me dis que c’est bien sympa, le tout électrique (y compris en cuisine) mais pas toujours.
Boulot: je crayonne toujours autant, ça avance.
Culture: de la betterave. Je veux dire que j’ai beaucoup appris sur la passion du Nord pas de Calais pour la culture des betteraves. Je ne la partage pas.
Avis perso: les betteraves, c’est pas des gens comme nous.
Message perso: bon retour!
Loulous: L’Adulte est sur le départ, il part en vacances, ça y est! GeekAdo fait son anglais et se balade en short en pleine tempête. Espèce de dangereux réchauffé! Mangagirl cherche déjà un job d’été, on ne l’arrête plus! Princessechipie attaque les bricolages de noël et elle est désespérée par la disparition programmée des paillettes (pour ceux qui ne sont pas investis comme elle par le sujet: la commission européenne a interdit la vente de paillettes qui sont très polluantes). Wizzboy se remet de sa déception rugbystique en se plongeant…dans le top 14, c’est à dire le championnat de rugby. Et pourquoi on va jamais voir des matchs, hein? Parce qu’on vit dans le Pas de Calais mon chéri.
Amitié: de trente ans et c’est parti pour durer!
Love: son train a été annulé, il n’a pas pu aller à Londres comme prévu. Et bien, ça ne lui a pas manqué!
Penser à : vérifier le contenu du cartable de Wizzboy avant la rentrée, Marcel a décidé d’y dormir.
Envie de: une météo moins ébouriffante peut être?
Pic: Capucine, qui nous tient personnellement responsable du mauvais temps, boude sur son radiateur.
Quand Nestor est arrivé, il y a deux mois, c’était une boule de plumes indéterminée: impossible de savoir si c’était une poule ou un coq. Apparemment, ça se voit chez les poussins et bien sûr à l’âge adulte, mais pas entre deux, c’est à dire que Nestor entrait à peine dans l’adolescence quand il a débarqué chez nous. Je précise que c’est un silkie, un coq de soie et quand on l’a eu, c’était une touffe de plumes toute ronde, tenant dans les mains de Maricheri avec un bec et deux petites pattes qui dépassaient.
Et bien, Nestor l’affirme: l’adolescence des gallinacés, c’est un peu comme celle des humains, c’est une période difficile où la basse cour ne comprend rien à rien, et c’est trop injuste, tu vois quoi. À l’adolescence, c’est clair qu’on se cherche, mais ce n’est pas une raison pour être moqué bêtement par d’autres volatiles qui sont trop pas stylés. Nestor s’est d’abord pris pour un canard, suscitant l’interrogation des canes qui ne vouaient pas jouer avec lui. Heureusement, les crises d’ado sont intenses, mais brèves, chez les coqs de soie en tout cas. Il a fini par comprendre qu’il n’est pas un canard, après avoir tenté de cancaner pendant des jours. De toute façon, la basse-cour ne comprend rien à son art, il a le droit de s’exprimer d’abord, hein! Et c’est son choix si ses cocoricos sont tout éraillés, c’est pas du tout parce qu’il n’y arrive pas. Non mais c’est vrai quoi.
Un ado, ça fait aussi des effets de mode: Nestor qui est noir et brun, à soudainement trois plumes blanches sur la queue. C’est peut-être gothique, chez les coqs? Ou Emo? ou c’est l’équivalent d’une poussée d’acné? Avec la tempête qui souffle aujourd’hui, on se rend compte aussi que Nestor a beau faire l’adulte, il n’est pas du tout sorti de l’adolescence. Il joue au grand, au chef un peu macho, en mode « c’est moi le roi de la basse-cour et hop, les poules, vous allez voir », mais à la moindre rafale de vent, il court se réfugier sous les ailes maternelles de Millicent, stoïque au milieu de la tempête. Elle en a vu d’autres. « Au secours, mummy il y a du vent! » Il fait beaucoup moins son malin, Nestor, ce matin! Un vrai ado.