On repart au Mexique, comme le nom de cette charmante ville à moins de 100 kilomètres à l’est de Mexico, le laisse deviner. C’est encore une des destinations qu’on peut faire facilement en bus et dans la journée depuis la capitale, c’était dans mon budget. Tlaxcala est très sympathique, d’autant plus que c’est une ville coloniale, comme Puebla, elle n’a pas été construite sur des ruines, puisqu’avant l’arrivé des conquistadores, le coin était assez désert.
Comme toutes les villes coloniales, Tlaxcala a été organisée autour d’une place centrale qui accueille le palais de gouvernement local, mais elle est surtout connue pour ses églises. Les conquistadores avaient décidé de faire de Tlaxcala le centre de l’évangélisation des aztèques, qui n’en demandaient pas tant, et ils ont construit en conséquence. Le palais de justice par exemple, se trouve dans l’ancienne chapelle royale des indiens qui date de 1528 (le bâtiment rose sur la premier photo à gauche).
Mais ce que j’ai préféré et de loin, à Tlaxcala, c’est le monastère San Francisco, le tout premier construit au Mexique (en 1525). Il est absolument charmant et les familles y viennent pour pique niquer.
Mais on peut aussi aller voir, si on n’a pas peur de faire la montée à pied, la très baroque Basilique que de la Virgen d’Ocotlan. J’avoue que j’ai bien aimé la visite, mais surtout pour le point de vue sur la ville, parce que bon, le baroque espagnol, c’est vraiment chargé.
Et si on n’en peut vraiment plus, on peut aussi tenter de rejoindre la plaza centrale en taxi et non, je n’ai pas l’intention de me faire arnaquer juste parce que je suis touriste et que j’ai mal aux pieds! Non mais. Mais à part un léger échange du vues qui m’a permis de tester l’étendue de mon vocabulaire, avec un chauffeur de taxi peu scrupuleux, je garde un très bon souvenir de Tlaxcala et j’en profite pour faire un petit coucou à une copine qui comprendra. C’était la minute nostalgie avec la photo volontairement floue (pour une fois!) qui va avec…
Comme on est toujours en rose pour le défi de Bernie, j’ai bravé le déluge et je suis retournée dans le jardin. Je n’avais pas réalisé combien on avait de fleurs roses! Je ne sais toujours pas ce que c’est, mais je les trouve mignonnes.
Pour le thème choisi cette semaine par Ma’. Je vous amène à Paris. Marichéri est très grand, mais il a quand même fallu qu’il monte au deuxième étage de la Tour Eiffel pour prendre cette vue de La Défense. J’aime beaucoup le mélange d’architectures, avec la géométrie impeccable du palais de Chaillot devant.
Le vendredi, c’est états d’esprit (imaginés par ma copine Zenopia)
Fatigue: euh…
Condition physique: trempée. Non seulement il fait un temps pourri, mais le déluge augmente toujours quand il faut amener ou aller chercher Wizzboy à l’école. La météo se moque de moi, je ne vois que ça.
Humeur: grognon donc.
Esprit: fumeux, ou plutôt brumeux.
Estomac: caféiné et chocolaté, il faut ça!
Culture: Alors donc, Marichéri a racheté une batterie, électronique certes, mais il fait quand même taper dessus et ça s’entend très bien dans toute la maison. Voilà. L’Ado, GeekAdo et WizzBoy sont vivement intéressés. Marichéri a donc pensé que ça serait une chouette activité familiale de tous apprendre en même temps, youpidoo. Mais si, c’est culturel d’apprendre à jouer d’un instrument de musique…oui ben, faire du mime aussi, ils ne veulent pas essayer ça plutôt? Rhaaaa.
Boulot: c’est le calme plat, ça me va.
Avis perso: l’aquarelle, ça peut être sympa aussi, comme activité artistique familiale, je dis ça comme ça.
Message perso: promis, je t’appelle la semaine prochaine.
Loulous: L’Ado est primo vacciné, il en est très content. Il nous a prévenu: dès qu’il a la deuxième dose, il file à Madrid chez des amis. GeekAdo ne l’est pas encore. Vacciné je veux dire. MangaGirl est débordée, elle est en distanciel cette semaine et c’est pénible d’avoir sa mère sur le dos tout le temps, ahaha. PrincesseChipie a tourné autour de la batterie, l’air curieux, mais finalement, elle est retournée faire des équations, mes tympans sont très fiers d’elle. Entre l’école, le foot, la batterie, le rugby, WizzBoy s’ennuie. Il va se mettre à la natation maintenant. A mon avis, j’ai pris trop de café pendant la grossesse, je ne vois que ça…
Divers: c’est un bien beau mois de novembre tiens…
Amitié: finalement, on va attendre encore pour le resto en terrasse à Lille, parce que là, ça risque d’être un peu humide.
Love: toujours pas de weekend férié pour lui cette fois, mais la semaine prochaine pour le whitsun bank holiday. Il pourra narguer les enfants.
Penser à : passer chez la véto pour actualiser le carnet de santé de Marcel. Il était tellement hystérique pour son vaccin qu’on a oublié de le noter. Marcel est très sociable et sympathisé avec tous les humains qu’il croise, sauf la véto. Il a bien vu, celle-là, c’est une vicieuse qui lui plante des aiguilles dans le cou ou essaie de lui prendre la température, c’est pas des manières!
Courses: faites, à la nage ou presque. Mais j’arrête de me plaindre de la mèteo, ça va définir lassant.
Envie de: vacances au soleil! L’Ado ne voudra jamais m’amener à Madrid avec lui…
Sortie: ben non, maintenant qu’on peut, on risque de s’envoler si on met un orteil dehors. Grrr. Vous avez vu comme je n’ai pas parlé de la pluie battante?
Pic: Marcel a compris, il hiberne. Il a bien raison.
Il y avait longtemps que je n’avais pas parlé du brexit…mais cette fois, même la presse europeenne en parle enfin. Pas trop non plus, certes mais il faut dire que là, les brexiters se sont vraiment surpassés et que ça a fini par faire des vaguelettes jusqu’ici.
Des dizaines d’européens ont été arrêtés à la frontière ces dernières semaines, menottés, placés en centre de détention pendant plusieurs heures voire plusieurs jours, privés de contact avec leur famille mais aussi de leurs traitements médicaux quand ils en avaient un, en attendant, je cite d’être déportés. Ces pauvres gens venaient d’Espagne, d’Italie, de France, d’Allemagne ou d’ailleurs. Ils n’avaient pas de visa, mais ce n’est pas obligatoire pour les touristes, et ça a suffit à quelques douaniers zélés pour les arrêter à l’aéroport et les traiter comme des criminels. Certains venaient pour passer un entretien d’embauche, c’est prévu pas le withdrawal agreement (l’accord de divorce entre Londres et Bruxelles), ils en ont tout à fait le droit, sans visa ni permis, puisqu’il faut le demander après. Ils ont quand même fini en prison (detention center officiellement, mais c’est ce qu’on leur a dit et la différence est purement sémantique), leurs affaires personnelles y compris leurs téléphones confisquées, impossible de prévenir qui que ce soit pendant au moins 24 heures, même pas leur ambassade (ce qui est contraire au droit international, mais depuis quand ça gêne un brexiter?). Les familles venues attendre leurs amis à l’aéroport n’ont eu aucune explication non plus, comment imaginer que la petite cousine d’Italie a été arrêtée à la descente de l’avion? Pour ceux qui pensent encore que j’exagère, vous trouverez des articles en anglais ici et là, la presse européenne, notamment en Italie et en Espagne en a aussi parlé (la photo vient d’un article de El Pais, il suffit de cliquer sur le lien en source).
Mais les brexiters ne s’attaquent pas qu’aux européens qui osent venir en touristes, il s’agit aussi de terroriser ceux qui sont déjà installés. Ceux qui sont en Angleterre depuis des décennies et qui ont même acquis depuis longtemps la nationalité britannique, il ne faudrait pas que ces sales migrants se croient chez eux pour autant. Le ministère de l’intérieur de l’immonde Priti Patel, celle qui fait passer sa prédécesseur Theresa May pour Mary Poppins et Orban pour un bisounours, a pris sur lui d’écrire à tous ces gens pour leur annoncer qu’eux et leur famille allaient perdre tous leurs droits d’ici la fin du mois si ils ne déposaient une demande de permis de séjour. Alors que donc ils sont déjà naturalisés depuis 40, 50 ou même 60 ans! Des personnes âgées, voire très âgées et parfois malades, vivant légalement au Royaume-Uni depuis toujours, mariés à des britanniques, devenus britanniques avant même naissance de la sinistre ministre pour certains, ayant des enfants et des petits enfants britanniques, ont été absolument terrorisés, pour rien, ou juste comme ça, pour le plaisir, par une administration qui n’est même pas foutue de savoir qui a quel passeport, qui vit où et quelles sont ses propres règles, mais qui est prête à tout, y compris l’illégalité (un britannique naturalisé ou pas, n’a pas besoin d’un permis de séjour pour vivre chez lui, ses petits enfants encore moins), pour humilier et terrifier ceux qui ont eu l’audace de naître ailleurs. Encore une fois, je mets un lien pour ceux qui ne me croient pas ici .
Et pendant de temps, la seule chose qui fait chouiner les anglais, ce n’est pas les horreurs perpétrées en leur nom par leur gouvernement, mais le fait que pour pouvoir venir en vacances en France ou en Europe, ils vont devoir maintenant se conformer aux règles pour les ressortissants non communitaires. Ben oui, c’est vous qui avez voulu, et nous au moins, on ne vous flanque pas en centre de détention, on vous demande juste de remplir un formulaire. Get over it, you voted for it. Welcome to Brexitland.
Ce qui est quand même positif dans la période qu’on traverse, c’est l’annulation de tous les spectacles scolaires. Pour la deuxième année consécutive, j’ai la joie de ne pas aller voir la superproduction du collège, puisqu’il n’y en a donc pas, et j’en suis extrêmement ravie. Pour ceux qui ne comprendraient pas mon soulagement (et je suis sûre que tous les parents d’élèves sont d’accord avec moi), je ressors le récit du dernier spectacle scolaire que j’ai dû subir. Rien qu’à le relire, j’en frémis.
Je pensais naïvement avant d’arriver en France que niveau spectacles scolaires, j’avais tout vu. Avec 5 gamins passés plus ou moins longtemps par le système anglais, où on se tape des spectacles tous les 4 matins, je suis une pro. J’ai eu droit à une trentaine de Xmas plays (parce qu’il m’est arrivé d’en avoir 3 la même année, la joie d’avoir 5 enfants d’âges très différents), autant de Xmas concerts, une bonne dizaine de Easter plays, une vingtaine de spectacles de chorale, plus une dizaine de ceux de la chorale en langue des signes, sans compter aussi les harvest festivals tous les ans, les spectacles de la kermesse et les spectacles de classe, pour chacun des gamins donc et une fois par trimestre. Sérieusement, j’ai passé plus de temps à l’école pour assister à des représentations de mes enfants qu’à enseigner (alors que j’étais prof de français). Tout ça pour dire que je me croyais entraînée, je n’appréhendais pas particulièrement le spectacle du collège avec MangaGirl hier soir. J’aurais dû.
Déjà, l’horaire m’a un peu contrariée au départ, un mardi soir de 20 à 23 heures. Non seulement MangaGirl a cours le mercredi matin, mais trois heures de teen-agers jouant sur scène? Seriously? Non mais il y a d’autres trucs, tu verras. Effectivement, j’ai vu. Par contre, le cadre était très bien, c’était au théâtre municipal de la ville. Il est charmant, mais un peu loin de notre bled paumé, j’ai donc pris la peine de commander un taxi pour 23 heures avant de partir et de confier un Wizzboy surexcité à GeekAdo, un peu stressé. Hop, c’est parti pour le spectacle du collège. MangaGirl jouait le rôle de composition de la cousine anglaise, avec de vrais mots d’anglais dedans, qu’elle a d’ailleurs dû écrire elle-même, la prof ne savait pas. C’est là que je me dis que ma fille est très bien élevée, d’autres à sa place en auraient sûrement profiter pour caser deux ou trois injures en anglais, ni vu ni connu. Je sais qu’au bout de deux heures de spectacle, ça me démangeait…enfin bref, j’ai eu peur dès l’entrée, quand on m’a donné un programme à faire passer guerre et paix pour une liste de course sur un post it. C’est quoi tout ça? Il y en a pour trois heures ou trois jours?
La première impression s’est confirmée dès le lever de rideau (à l’heure, je précise parce que c’est à peu près le seul point positif). Non seulement les élèves participaient au spectacle, mais les profs aussi. J’étais restée sur « jesus reviens » pour les écoles cathos, ça a évolué. Ça n’aurait pas dû. Fumigènes, jeux de lumières, guitare électrique qui hurle horrifiée d’être martyrisée par un prof de maths qui revit sa jeunesse ratée, allez, on se lève tous et on chante…euh, c’est pas possible, je suis tombée dans une secte évangéliste ou quoi? De toute façon, je ne connais pas cette chanson, ce qui n’a pas l’air d’être le cas pour le reste de la salle qui reconnaît aux premières paroles. Allons, soyons clair, je n’ai rien contre Johnny Hallyday. En plus, j’admets qu’en tant que belge, c’est pratiquement un local ici. Mais quand j’ai quitté la France, il était plus ringard et sujet à plaisanterie (dans les guignols) que chanteur culte. J’en suis restée à ça et je le vis très bien. Sérieusement, j’ai failli bondir sur scène, déjà pour libérer cette malheureuse guitare dont le supplice en public faisait pitié, et pour aller récupérer ma fille en coulisse et fuir au plus vite. Au secours.
La suite a été sur le même mode. Honnêtement, je n’arrive toujours pas à comprendre ce que j’ai vu exactement. Il n’y avait aucune trame, aucun scénario, aucune logique. Par contre il y avait beaucoup d’incidents techniques. Plus que de numéros en fait. La salle, qui se crispait de plus en plus, est partie dans de grands rires un peu nerveux, quand les micros se sont coupés sur scène mais allumés en coulisse et qu’on a entendu les profs s’engueuler derrière le rideau. On aurait dit une kermesse sous acide. Il y a eu des numéros de danses, enfin des ados se dandinant sur scènes avec des airs inspirés de poules constipées, des acrobates faisant de grandes envolées mais au ras du sol, des chants, avec soliste mi castafiore mi chèvre bêlante, une prof de musique menant sa chorale comme Woopie Golberg (j’ai bien aimé, au moins, c’était fun), des reprises du gendarme de Saint-Tropez (après Johnny, ça a fini de m’achever. Ok , je suis snob culturellement, j’assume, surtout que je n’étais clairement pas la seule dans la salle). Enfin bref, un bordel infâme de tout et n’importe quoi, mal préparé, mal répété et mal conçu. Au milieu de tout ça, MangaGirl et deux camarades assuraient les transitions. Visiblement tous les numéros illustraient leur imagination…ah. Je doute que des gamins de 14/15 ans s’imaginent en Louis de Funès, mais bon. MangaGirl était la caution internationale, qui a permis aux profs de massacrer du David Bowie, aux gamines « danseuses » de sautiller sur les Beatles, aux apprentis chanteuses de roucouler bizarrement et en yaourt à défaut d’être en mesure, sur du Amy Winehouse et à un troupeau de pauvres gosses de faire des mimes déguisés en Charlie chaplin. La prestation de ma fille a été remarquée, déjà parce qu’elle a pris des cours de théâtre en Angleterre, et qu’elle a donc appris à projeter sa voix, ce que les profs organisateurs ont oublié d’enseigner à ses petits camarades, qu’on n’entendait absolument pas, et parce qu’elle a suscité de grandes interrogations de la part des gens à côté de moi: vous croyez qu’elle est vraiment anglaise ou qu’elle fait semblant d’avoir un accent? Non mais elle doit être anglaise, on comprend rien à ce qu’elle dit en anglais. C’est un signe qui ne trompe pas.
Bref, j’en étais à hésiter à foutre le feu à la salle ou feindre un malaise après avoir bouffé le programme quand la lumière s’est rallumée, au grand soulagement de tous les pauvres parents prisonniers comme moi. Ouf, c’est fini. C’est même fini un peu en avance, il n’est pas tout à fait 23 heures. J’ai échangé un grand sourire avec la dame à côté de moi alors qu’on ne s’était pas regardé de la soirée. On était ravie. On a vite désenchanté. C’était juste l’entracte, à la moitié du spectacle qui finalement finira à minuit trente. Au mieux. Ahaha. J’ai été prise d’une soudaine envie de pleurer. J’ai un taxi réservé pour 23h, je fais quoi? Sans compter que je suis au bord de m’immoler par le feu rien qu’à l’idée de subir encore trois heures de spectacle. La dame à côté, qui devenait rapidement ma meilleure amie, m’a prise en pitié:
-nous, on s’en va, ça suffit comme ça.
– je peux pas, ma fille est dans le spectacle…
-la notre aussi, on va la récupérer derrière, en coulisse. Ils nous ont fait le même coup l’année dernière. Venez, je vais vous montrer.
Effectivement, il y avait un troupeau de parents à la limite de l’émeute qui ont pris d’assaut l’entrée des artistes pour attraper leurs gosses et partir au plus vite. J’ai récupéré une MangaGirl crevée et effondrée par le manque de professionnalisme du spectacle (elle a des ambitions), ravie de rentrer se coucher. Il y avait embrouillage sur le parking pour sortir. Au moins, je me dis que je ne suis pas si bizarre que ça, plus de la moitié des parents ont eu la même idée que moi et ont fui. Renseignement pris, à la fin du spectacle, non pas à minuit trente mais à une heure du mat, il restait 25 personnes. Je crois que l’année prochaine, je vais encourager MangaGirl à faire uniquement dessin. Ça devrait passer.
Aujourd’hui, c’est L’Ado qui nous emmène en balade, et oui, j’ai bien dû faire un copié/collé. Székesfehérvár est en Hongrie, à une soixantaine de kilomètre au sud ouest de Budapest, et c’est la capitale régionale de la Transdanubie. Mais c’est surtout l’ancienne capitale royale des Magyars.
C’est le roi Étienne Ier qui décide d’y installer son palais en 1016. Székesfehérvár (franchement, sans ce copié/collé, je ne m’en sortirais pas) reste le siège du pouvoir jusqu’à ce que Budapest l’éclipse au seizième siècle, mais elle garde une place importante dans la vie officielle jusqu’à l’occupation turque. Cela dit, je ne vais pas recopier tout Wikipedia non plus. Comme dit L’Ado, ça se voit bien que c’est historique, comme ville, il y a un magnifique château fort digne d’un décor de film. Voilà.
Pourtant le Château de Bory, du nom de son architecte et constructeur Jeno Bory, un original qui voulait juste faire un cadeau à sa femme, date du début du vingtième siècle et n’a rien à voir avec le passé royal de la ville, aussi impressionnant soit-il. Pour avoir une idée de l’histoire de Székesfehérvár, il faut se promener dans la vieille ville, admirer sa basilique toute jaune, déambuler dans les rues pavées, aller voir le palais épiscopal et l’orbe royale, tomber sur les ruines d’églises détruites…c’est charmant, un brin nostalgique et très coloré.
L’Ado vous recommande également l’équipe de foot locale au nom imprononçable, qu’il a applaudi pré pandémie dans son stade, l’arena Sóstó. Si. Il paraît aussi qu’il faut boire une bière dreher pour être encore plus plongé dans l’ambiance mais je me demande si L’Ado n’exagère pas un peu quand il parle d’immersion culturelle…
Je continue avec les fleurs roses du jardin pour le défi du mois de Bernie. Je ne sais toujours pas ce que c’est, mais je les trouve très sympathiques.
On pourrait penser qu’avec trois chats dans la maison, je n’aurais pas de problème pour illustrer le thème choisi par Ma’ cette semaine. Et bien, si! Impossible d’avoir les trois sur la même photo. Capucine refuse par principe de s’approcher de Penny qu’elle méprise profondément, et elle se méfie de l’énergie de Marcel. Soit il veut jouer, ce qui n’est pas digne d’elle, soit il veut faire des câlins et là franchement, elle prend ça pour une insulte. Marcel, qui est donc très affectueux, mais aussi très admiratif de l’expérience de Capucine (elle a 12 ans), a tendance à ignorer cette pauvre Penny, qui de tout façon ne sait pas jouer. Elle ne sait rien faire d’ailleurs, à part prendre la pose et encore. Marcel a parfois pitié et essaie de s’occuper d’elle, de la laver, de la faire réagir en essayant de jouer, mais Penny ne comprend pas…Tout ça pour dire que j’ai fait un montage, pour ne pas faire de jaloux. Dans l’ordre, Capucine alias the-gumpiest-cat-in-the-universe, Penny ou Penelope (ça se prononce Pen hélopy, elle est anglaise) le seul chat au monde avec un QI négatif d’après Marichéri, et Marcel le pot de colle ronronnant.
Le vendredi, c’est états d’esprit (imaginés par ma copine Zenopia).
Fatigue: pourquoi les chats veulent jouer la nuit?
Condition physique: vaccinée, d’une dose, c’est un début (et non, je n’ai pas un âge canonique, je rappelle que c’est ouvert au plus de 18 ans, non mais).
Humeur: chocolatée, c’est encore mieux.
Esprit: essaie d’apprendre la patience, ce n’est pas gagné.
Estomac: voir humeur.
Boulot: forcément pas débordée cette semaine, ça va bien avec ma motivation.
Culture: j’hésite à acheter le bouquin de Barnier sur les négociations du brexit. D’un côté, je suis curieuse de voir comment ça s’est passé de l’intérieur, de l’autre je soupçonne le pamphlet politique et ça ne me tente pas du tout. Si quelqu’un l’a lu et a un avis, ça m’intéresse.
Avis perso: les ponts de jours fériés à la française, c’est une excellente idée.
Message perso: joyeux anniversaire 🦄
Loulous: L’Ado est dégoûté, il avait trouvé THE job d’été parfait, mais il ne peut pas, ça ne colle pas avec ses dates de cours. Qui propose un stage qui empiète de plus d’un mois sur la rentrée universitaire, franchement? GeekAdo a enfin reçu des consignes de l’université: partiel en presentiel toute la semaine prochaine, il est moyennement enthousiaste, ça n’aide pas son niveau de stress. MangaGirl est une martyre, au moins, elle est retournée au lycée pour deux jours et demi et sera à nouveau en distanciel à partir de lundi. On ne se rend pas compte les efforts qu’elle a dû faire pour être à temps à l’arrêt de bus, sa vie est un enfer. J’en ris encore. PrincesseChipie est une grande sentimentale, ses copines l’ayant surprise avec une fête qui l’était aussi (surprise), elle en a pleuré de joie, c’est mignon. Wizzboy se prépare mentalement à tester le club de rugby local (j’ai été surprise, mais il semblerait que le rugby soit populaire chez les ch’tis, j’en suis ravie). On essaie de tempérer son enthousiasme. Vu sa carrure et sa détermination, j’ai peur qu’il défonce ses camarades. Ben oui, maman, comme Chabal, yeah!
Divers: on a provoqué un tel vent de panique chez la réceptionniste du centre de vaccination, où on a fait d’un coup chuter la moyenne d’âge de 80 ans, à peu près, qu’elle s’est inquiétée de savoir si j’étais enceinte. Ah non, quand même pas!
Amitié: on va pouvoir commencer à réfléchir à ce resto à Lille!
Love: il est dégoûté, pas de pont ni de jour férié pour lui…il se rattrape le dernier week end de Mai.
Penser à : passer à la pâtisserie. Il y a des priorités dans la vie (et un Pascalino triple chocolat qui est remarquable).
Courses: toujours accompagnée de Wizzboy (et son chariot) qui a battu son record de remontée de la rue chargé et qui tenait à le partager dans le z’internet de maman.
Sortie: j’hésite à remettre cette rubrique…
Envie de: ça va vous lasser, si je chouine encore à propos de la météo?
Pic: heureusement, il y a enfin des fleurs auxquelles je ne suis pas allergique dans le jardin et qui sentent bon. J’adore le lilas!